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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 23:00

Juan Codera Marqués

1883-1936

 

Il vit le jour à Barbastro (Huesca, Espagne) le 25 mai 1883. 

Travaillant comme employé dans la maison salésienne de Sarriá, il demanda à y faire le noviciat de coadjuteur.

Il fit la profession en 1919 à Carabanchel Alto (Madrid), où il resta dix années, puis passa à Salamanque, et Madrid. En 1933, il revint à Carabanchel comme infirmier.

Le 20 juillet 1936 il fut arrêté avec les autres membres de la communauté. Lors du transfer des prisonniers aux écoles transformées en prison, il priait le chapelet : on le lui arracha des mains et, comme punition, on le frappa à coups de poings jusqu’à le faire tomber.

Après cette première épreuve, momentanément libre, il se réfugia dans une pension avec don Enrique Saiz, don Pablo Gracia et Tomás Gil de la Cal. 

Au matin du 25 septembre, il partit avec ce dernier visiter les autres Confrères prisonniers : ils devaient revenir le soir, espérant apporter aussi la nouvelle de l’entrée des troupes nationalistes dans Tolède. Au début de l’après-midi, ils firent encore une visite, et disparurent. On suppose que leurs visites répétées à la prison des autres Salésiens aient éveillé les soupçons des républicains et qu’ils aient été fusillés ce jour-même

On a donc établi leur dies natalis au 25 septembre 1936.

Don Juan Codera a été béatifié en 2007.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 23:00

 

 

José María Bengoa Aranguren

1890-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

 

Il était né le 19 juillet 1890 à Santa Águeda (Guipúzcoa), où son père travaillait au sanatorium.

Baptisé le lendemain, il reçut la Confirmation en 1896.

Excellent nageur, il sauva de la noyade un ami.

Après avoir étudié au collège des Passionistes de Bilbao, il commença en 1907 le noviciat à Angosto (Álava) et fit la profession en 1908, prenant le nom de Juan Pedro de Saint-Antoine.

Après ses Humanités à Corella, il étudia la philosophie au Mexique. Mais lors de la persécution, il fut emprisonné, puis expulsé du Mexique, et s’en vint avec ses Confrères à Chicago, où il étudia la théologie et reçut le sacerdoce (1916).

En 1918, il rentra en Espagne, pour prendre la direction des étudiants de Daimiel, mais dès 1920 il repartait au Mexique, nommé recteur à Toluca.

Il avait une puissante voix de basse, dont il se servait pour le chant liturgique, accompagné par l’excellent organiste, le père Nicéforo (voir la notice Vicente Diez Tejerina).

En 1923, il devait revenir en Espagne, pour être assistant à Corella, puis à Daimiel.

En 1928, il était nommé supérieur de la nouvelle maison de Saragosse, et prêcha avec fruits dans un quartier difficile de la ville.

Assistant à Daimiel, il écrivait en avril 1936 que la situation était devenue très difficile.

On aura lu dans la notice des Passionistes de Daimiel les événements du 21 juillet.

Dans un premier temps, le père Bengoa put se réfugier dans une pension de Ciudad Real, avec un Frère (Pedro Leoz Portillo). C’est de là qu’il envoya à Rome un télégramme (sans doute en latin) pour informer les Supérieurs du martyre de ses Compagnons : ce télégramme fut publié par l’Osservatore Romano le 20 août.

Le 25 septembre 1936, il fut arrêté avec son Compagnon ; tous deux furent fusillés à Carrión de Calatrava (environs de Ciudad Real) et jetés dans une fosse commune, dont on put retirer leurs restes plus tard.

Le père Juan Pedro, martyrisé le 25 septembre 1936, fut béatifié en 1989.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 23:00

Luis Huerta Lara

1905-1936

 

Luis était né le 21 juin 1905, en la fête de saint Luigi Gonzaga, dont il porta le nom, à Torrecilla del Monte (Burgos, Espagne), un des quatre garçons de Balbino et Lucía, paysans très chrétiens qui le firent baptiser le 24 juin. Il fut confirmé un an plus tard.

Il entra en 1918 au collège des Frères Maristes à Vic et commença le noviciat à Las Avellanas en 1920 ; en 1921 il reçut l’habit et le nom de Luis Fermín ; un an après il faisait les premiers vœux et devait faire la profession solennelle en 1927.

Il se trouva que le Frère était assez myope, raison pour laquelle ses supérieurs ne le destinèrent pas à l’enseignement. On ne voit pas bien quel inconvénient il pouvait y avoir à être un professeur myope, et surtout comment il n’y avait pas davantage de danger à le mettre à la cuisine, où il pouvait se tromper dans la quantité de sel, confondre le sel et le sucre, oublier l’eau ou l’huile sur le feu, etc.

Il reste que Luis Fermín fut envoyé en 1923 comme cuisinier à Vallejo de Orbó (Palencia) et comme jardinier à Las Avellanas.

Toutefois le Frère réitéra sa demande d’être enseignant. On l’envoya finalement à Barcelone (1925), puis de nouveau comme cuisinier à Centelles (1927), Palafrugell (1929), Arceniega (1929), Haro (1930) ; il revint à l’enseignement à Carrejo (1932), Arceniega de nouveau (1935).

Apparemment, il ne fut pas un mauvais professeur ! Comme cuisinier, il lui arriva souvent de se priver pour donner suffisamment à la communauté, quand la nourriture était trop restreinte (et c’était fréquent…)

En août 1936, des miliciens vinrent l’arrêter, le conduisirent à Bilbao et le firent monter sur le Cabo Quilates, en rade de Bilbao.

Il y fut assassiné, le 25 septembre 1936, jour qui fut retenu pour son dies natalis, quoique certains témoins aient affirmé que ce fut le 2 octobre.

Le Frère Luis Fermín fut béatifié en 2013.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 23:00

Tomás Gil de la Cal

1898-1936

 

Tomás vit le jour le 7 mars 1898 à Guzmán (Burgos, Espagne), de pieux parents dévots de la Mère de Dieu ; on priait régulièrement le chapelet en famille.

Fidèle à cette éducation, il n’hésitait pas à laisser ses camarades qui voulaient aller jouer, prétextant qu’il allait se confesser.

Entré comme domestique dans la maison des Salésiens de Carabanchel Alto, il sentit l’appel à être lui-même coadjuteur, mais les événements allaient précipiter la situation.

Il se sentait déjà faisant partie de la maison : quand les pères furent mis en prison, il n’hésita pas à accompagner le matin et le soir du 25 septembre 1936 le père Juan Codera, pour rendre visite aux prisonniers.

Tout ce qu’on sait du Père et de lui, c’est qu’ils disparurent ce soir-là.

On a établi ainsi la date de leur martyre au 25 septembre. 

Ils furent béatifiés en 2013.

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 23:00

 

Jesús Hita Miranda

1900-1936

 

Jesús (il n’est pas rare que les Espagnols portent ce nom), naquit le 17 avril 1900 à Calahorra (Rioja, Espagne).

Après deux années de séminaire, il entra chez les Marianistes dans le but d’y devenir prêtre.

En 1918 il fit la première profession. Quand vint l’heure de la solennelle, on lui fit savoir que, en raison d’une certaine tendance naturelle au bégaiement, on allait le destiner non pas au sacerdoce, mais à l’état de Frère, pour l’éducation des jeunes.

N’importe quel autre novice aurait sans doute quitté l’Ordre pour en rejoindre un autre où on l’aurait accepté comme prêtre. Jesús, lui, comme son divin Maître, se soumit : à partir de 1921 et jusqu’à sa mort, il enseigna de tout son cœur, transmettant son amour de Dieu et de Marie à la jeunesse qui l’écoutait. 

Ses mots d’ordre étaient : Etre saint, être utile, se donner.

Il fut successivement dans les collèges de Suances (Santander), Escoriaza (Guipúzcoa), Vitoria, Ciudad Real, Jerez de la Frontera, Madrid.

Mettant à profit ses moments libres, et sa première préparation intellectuelle, il obtint à l’Université de Saragosse la licence d’Histoire.

Fin juin 1936, quand déjà les révolutionnaires s’agitaient et menaçaient, Jesús fut envoyé à Ciudad Real pour un remplacement. En partant, il dit à des intimes : Qu’il arrive ce que Dieu veut ; si nous sommes martyrs, tant mieux.

A Ciudad Real, la situation était déjà en ébullition. Peu de jours après son arrivée, le collège fut occupé et Jesús dut se réfugier dans une pension de famille, avec d’autres Religieux, sur le conseil des Supérieurs.

A partir de ce moment-là, il se recueillit dans la prière et la pénitence, pensant au martyre qui s’approchait et dont il parlait souvent. Il supprima son matelas et dormait directement sur les lattes de son lit. Il priait souvent les bras en croix, parfois même de nuit. Il restait très calme et se confessait jusqu’à deux fois par semaine, préparant son âme à la rencontre avec Jésus.

Le 25 septembre, les miliciens firent irruption dans la pension pour arrêter tout ce qui s’y trouvait comme prêtres et religieux. Jesús suivit calmement ses bourreaux, saluant les propriétaires de la maison avec un ultime sourire. 

La nuit suivante, il fut abbattu avec deux Passionistes, à Carrión de Calatrava.

Il fut béatifié en 1995.

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 23:00

Pak Pong-son Magdalena

(Bak Bong-son Magdallena)

1796-1839

 

Magdalena était de famille non-chrétienne et habitait Seoul.

Elle épousa à quinze ans un païen et en eut deux filles.

Bientôt veuve, elle revint dans la maison de son père, dont la deuxième épouse, Kim Cecilia, attendait vivement Magdalena pour l’aider à adhérer au catholicisme. C’était alors en 1834, Magdalena avait déjà trente-neuf ans.

Elle alla vivre chez le frère de sa belle-mère, en dehors de Seoul. Il y vivait bien une douzaine de personnes pauvres, dont Magdalena s’occupa avec tant de douceur et de charité, qu’elle s’oubliait tout-à-fait elle-même ; tous ceux qui la voyaient admiraient comment elle faisait tout cela pour l’amour de Dieu. Magdalena attendait calmement l’heure de son arrestation.

Cette heure sonna. Après son arrestation, on la tortura plusieurs fois, et toujours elle résista, maintenant fermement sa foi et refusant encore plus fermement de révéler les noms des Chrétiens et leurs cachettes. On lui tordit les jambes, on la frappa violemment sur les tibias : l’unique chose qu’elle disait, était qu’elle voulait mourir pour Dieu.

Elle mourut effectivement pour Dieu, fidèle, humble et glorieuse Martyre.

Magdalena fut décapitée à la Petite Porte Ouest de Seoul, le 26 septembre 1839, avec huit autres Martyrs.

Béatifiée en 1925, elle fut canonisée en 1984.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 09:32

 

Anton Martin Slomšek

1800-1862

 

Anton naquit le 26 novembre 1800 au sein d’une famille de paysans dans le village de Slom (Ponikva, Šentjur, Slovénie).

A cette époque, la situation de l’enseignement en Slovénie était déplorable, suite à la politique du gouvernement autrichien, qui voulait supprimer la langue slovène, comme élément éventuellement subversif. Tout matériel d’enseignement ou de culture slovènes étaient rigoureusement interdits.

Anton, qui fut orphelin très jeune, étudia d’abord à l’école de son village, puis à l’école secondaire de Celje, où son professeur lui inculqua l’amour de la langue slovène et de la poésie. A l’issue de ses brillantes études, Anton fit la philosophie au lycée de Ljubljana, puis à Senju et Klagenfurt.

Par la suite, Anton Slomšek développa la langue et la culture de son pays avec autant de patience que de persévérance. 

Il entra au séminaire de Klagenfurt, où il fut ordonné prêtre en 1824.

Il exerça le ministère sacerdotal à Saint Laurent sur Bizeljskem puis à Vojnika, avant de devenir directeur spirituel au séminaire de Klagenfurt de 1829 à 1838. 

En 1838 il fut curé de Saldenhofen an der Drau.

En 1844, il se déplaça à Sankt Andrä, où un chapitre de chanoines suivait la règle de Saint Augustin, et fut directeur de l’école diocésaine de Lavant.

En 1846, il fut curé à Celje, avant d’être nommé évêque à Lavant. Le siège épiscopal de Lavant était suffragant (dépendant) de l’archidiocèse de Salzburg, et Mgr Slomšek s’efforça avec succès de transférer ce siège à Maribor (1859), suffragant de Ljubljana. C‘est aujourd’hui un archidiocèse.

Excellent prédicateur, Mgr Slomšek fut un pasteur infatigable autant que modeste et discret.

S’appuyant sur la constitution de 1848 qui garantissait des droits nationaux, il réussit à obtenir une approbation officielle de réforme des écoles. Ainsi furent publiés une série de textes - plusieurs étant de sa propre main - qui furent le fondement de toute une réforme religieuse et éducative. Il écrivit aussi des chants, dont certains devinrent si populaires qu’encore aujourd’hui on les chante en diverses occasions.

Ensuite, il fonda un hebdomadaire, Drobtinice («les Miettes») où furent diffusés beaucoup d’articles sur tous les sujets, dans un style facilement abordable par toute la population.

L’étape suivante aurait dû être la réalisation d’un de ses rêves : l’établissement d’une société pour la diffusion de la littérature catholique, mais ce projet sembla appartenir au mouvement panslave, et fut donc étouffé dès son apparition. Cependant, quelques années plus tard, le projet fut repris et s’étendit : des livres furent édités par des maisons catholiques, parmi lesquelles la Hermagoras Society, la plus ancienne maison d’édition slovène. On estime à un million le nombre d’ouvrages qui furent ainsi diffusés.

La modestie, la délicatesse, la persévérance de cet évêque, furent appréciés de ses contemporains, jusqu’à l’étranger et même dans les milieux non-catholiques.

Mgr Slomšek mourut le 24 septembre 1862, et fut béatifié en 1999.

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:32

Josep María Vidal Segú

1912-1936

 

Josep vit le jour le 3 février 1912 à Secuits (Tarragona, Espagne), dans une famille qui connaissait l’appel de Dieu : il eut deux sœurs Religieuses, ainsi que deux tantes et deux oncles.

Dès l’âge de dix ans, il parlait de sa vocation ; il voulait partir pour les missions au milieu des Infidèles. Malgré ses dons peu développés pour l’étude, il persévéra.

Il entra à l’Ecole apostolique des Dominicains à Solsona, puis à Calanda, fit le noviciat à Valencia et, après les études nécessaires, fut ordonné prêtre, le Samedi Saint de 1936.

Dès lors, dans le contexte anti-clérical qu’on vivait déjà, la communauté dominicaine de Valencia dut se disperser et le père Josep fut accueilli par une pieuse famille de l’endroit. Il n’y resta que quelques jours, pour ne pas compromettre cette famille et vagabonda dans les rues de Valencia.

Après quelques péripéties, et grâce à un de ses frères, il réussit à rejoindre sa famille ; il se cacha dans une ferme de Piera (Barcelone) et travailla aux champs avec eux, entre autres aux vendanges ; mais là encore, il risquait d’être reconnu. Il restait serain : On m’a appris le chemin du martyre, disait-il.

Il fut sans doute dénoncé. Le 20 septembre 1936, on vint le chercher et on le mit en prison. Très calme, il n’avait qu’un souci : les risques que couraient les siens pour l’avoir caché ; mais il se rassurait en mettant toute sa confiance en Dieu.

Le 24 septembre, il fut fusillé. (Le Martyrologe le mentionne au 26 septembre).

Le père Josep, qui n’avait que vingt-quatre ans, et quelques mois de sacerdoce, fut béatifié en 2001.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:09

Rafael Rodríguez Mesa

1913-1936

 

Rafael vit le jour le 5 juillet 1913 à Ronda (Málaga, Espagne).

Orphelin de sa mère à quatre ans, il s’occupa bien vite des tâches domestiques, et sacrifia ainsi les études.

Grâce à un oncle prêtre, il entra chez les Salésiens à Málaga en 1926, où il apprit à lire et à écrire, jusqu’à devenir un excellent menuisier.

Sa piété le fit mettre à la présidence de la Compagnie Saint-Joseph. 

Il entendit l’appel de Dieu, commença le noviciat en 1932, et professa en 1933. On jugeait sa conduite morale et scolaire parfaite (óptima).

Après son service militaire, en 1934, il était destiné comme professeur aux Ecoles d’Artisans de San Bartolomé (Málaga).

Tout ce qu’il faisait, était par amour et pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Quand on lui demanda comment il allait se faire respecter, si jeune, il répondit : Ben, je ferai en sorte que par mon exemple, mon comportement, ma piété, on puisse dire : Celui-là, il est différent.

Quand la maison fut prise d’assaut en juillet 1936, il aurait pu sauter par une fenêtre et rejoindre inaperçu sa sœur Dolores à Málaga. Mais il préféra partager le sort de la communauté et resta dans le collège.

Le 21 juillet, donc, tous les membres de la communauté furent mis en prison, l’ancien couvent des Capucins réquisitionné à cet effet ; au moment de l’assaut, le Frère Rafael reçut un coup de fusil au visage, qui lui ouvrit le nez et la lèvre supérieure ; évanoui, il tomba la face contre terre et saignait abondamment. On le traînait comme un mort entre deux Confrères. 

Le 22 juillet, les Religieux furent transférés à la prison provinciale ; tandis que certains étaient libérés, Rafael resta incarcéré.

Le 24 septembre suivant, il fut un des appelés qui devaient être conduits au cimetière San Rafael de Málaga, où ils furent fusillés.

Don Rafael fut béatifié en 2007.

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:04

Juan Francisco Joya y Corralero

1898-1936

 

Juan Francisco naquit le 16 mai 1898 à Villarrubia de Santiago (Tolède, Espagne).

A seize ans, il vint à Madrid pour travailler dans une maison de combustibles. Cette maison était proche de l’église tenue par les Pères trinitaires ; il y allait volontiers pour ses dévotions, y prit goût et demanda à entrer dans la communauté.

Il entra en 1918 comme aspirant à Algorta ; il commença le noviciat et prit l’habit, avec le nom de Juan Francisco de la Vierge de Castellar (la Patronne de son pays natal)

En 1920, il fit la première profession, comme convers, puis fut envoyé à Santiago de Chile, et c’est là-bas qu’il fit la profession solennelle (1923).

Les voyages n’étaient pas finis : on l’envoya à Buenos Aires comme catéchiste, de là à Rome (1930-1932), puis il passa par Madrid et se retrouva à Belmonte.

Que fit le frère Juan Francisco ? Ce que font en général les frères convers : des activités manuelles au service de la communauté. Juan Francesco fut sacristain, portier, tailleur.

Mais il fut aussi un apôtre. Peu instruit intellectuellement, son humilité, son imagination et sa piété l’aidèrent à être un excellent pédagogue. Joyeux, le frère Juan Francisco fonda l’Association de la Très Sainte Trinité pour les enfants, ainsi que celle de l’Enfant-Jésus. Il composa un hymne et une neuvaine en l’honneur de sa chère Notre-Dame du Castellar, qui fut longtemps pratiquée à Villarrubia de Santiago.

Lors du soulèvement révolutionnaire de l’été 1936, les quatre Religieux trinitaires furent arrêtés. Ils passèrent la nuit du 30 juillet à prier, ils se confessèrent. Le 31 juillet, on les transporta à la prison de Cuenca, où ils restèrent jusqu’au 20 septembre. Ce jour-là, on les mit «en liberté», ce qui signifiait en réalité qu’on les laissait sortir de la prison, mais bien surveillés par d’autres miliciens qui pouvaient les capturer un peu plus tard.

C’est ce qui arriva. Des miliciens armés les arrêtèrent et les emmenèrent au lieu-dit Hacienda Vieja.

Les quatre Religieux trinitaires furent martyrisés aux portes du cimetière de Cuenca, le 24 septembre 1936, et furent béatifiés en 2007.

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