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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:03

Santiago Arriaga y Arrien

1903-1936

 

Santiago naquit le 22 novembre 1903 à Líbano de Arrieta (Biscaye, Espagne), aîné des enfants d’une belle famille paysanne.

Il entra en 1915 comme aspirant chez les Trinitaires à Algorta ; il commença le noviciat à Notre-Dame de l’Apparition (Cantabria), prit l’habit en 1919 et fit la première profession en 1920, avec le nom de Santiago de Jésus.

Ses études de philosophie commencèrent à Villanueva del Arzobispo (1920-1922) et s’achevèrent à l’Université Grégorienne de Rome (1922-1924), suivies des années de Théologie dans la même université (1924-1928) ; c’est à Rome qu’il fit aussi la profession solennelle en 1924. et qu’il reçut l’ordination sacerdotale en 1927.

Revenu en Espagne en 1928, il fut professeur des aspirants à Algorta, des philosophes à Belmonte (1930), puis des théologiens (1932) en même temps que des étudiants de Belmonte. On voit par là combien son enseignement était apprécié : il expliquait longuement, patiemment, sans perdre sa douceur fraternelle.

On se souvient aussi de sa belle voix quand il chantait à l’office.

Lors du soulèvement révolutionnaire de l’été 1936, les quatre Religieux trinitaires furent arrêtés. Ils passèrent la nuit du 30 juillet à prier, ils se confessèrent. Le 31 juillet, on les transporta à la prison de Cuenca, où ils restèrent jusqu’au 20 septembre. Ce jour-là, on les mit «en liberté», ce qui signifiait en réalité qu’on les laissait sortir de la prison, mais bien surveillés par d’autres miliciens qui pouvaient les capturer un peu plus tard.

C’est ce qui arriva. Des miliciens armés les arrêtèrent et les emmenèrent au lieu-dit Hacienda Vieja.

Les quatre Religieux trinitaires furent martyrisés aux portes du cimetière de Cuenca, le 24 septembre 1936 ; le père Santiago avait trente-trois ans moins deux mois.

Ces quatre Martyrs furent béatifiés en 2007.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

Esteban García García

1901-1936 

 

Esteban (Etienne) vit le jour le 28 novembre 1901 à El Manzano (Salamanque, Espagne), de pieux parents agriculteurs qui eurent trois autres garçons après lui, parmi lesquels Eliseo, qui mourra martyr la même année que son frère (voir au 19 novembre).

Esteban n’avait que neuf ans quand il fut orphelin de ses parents, de sorte qu’il fut accueilli chez des parents, où il sut se rendre utile dans divers travaux ; il commença le Petit séminaire à Cadix en 1914, mais sa petite santé l’empêcha de continuer, de sorte qu’il entra comme coadjuteur chez les Salésiens de Séville, où il apprit le métier de tailleur.

Après son service militaire, il entra en 1925 au noviciat de San José del Valle, où il fit profession en 1926.

Il fut une année aussi à Ronda, puis passa à Málaga en 1928, toujours comme tailleur.

En 1933, le 15 août, il fit la profession solennelle.

Discret, effacé, il accomplissait son travail sans parler, simplement, transmettant sa dévotion à Marie Auxiliatrice et à saint Joseph.

Lors de la guerre civile de juillet 1936, le collège de Málaga fut encerclé par des miliciens le 21 juillet. Prétextant que quelqu’un avait tiré depuis l’intérieur, ils l’envahirent à la recherche des «armes». N’en trouvant évidemment pas, ils emmenèrent les Salésiens à la «prison» improvisée, chez les Capucins, se livrant à toutes les exactions dans le collège et dans l’église.

Esteban crut sa dernière heure arrivée quand on le mit, avec les autres, face au mur de la cour. Le 22 juillet, on les emmena devant le Gouverneur ; celui-ci les savait innocents, mais craignit les menaces de la foule : il fit enfermer les Religieux dans la prison provinciale, leur promettant la liberté pour le lendemain.

Au matin du 23, libres, les Salésiens se dispersèrent ; Esteban, un des derniers à sortir, fut apostrophé dans la rue par des miliciens, qui l’accusèrent d’être prêtre, d’après son allure ; sans mentir, Esteban nia qu’il était prêtre. Les miliciens le mirent en joue et le firent reconduire à la prison provinciale, où il resta deux mois.

Le 24 septembre, suite à un bombardement de l’aviation nationale, les prisonniers furent fait sortir. Esteban, avec son numéro 180, fut conduit avec d’autres au cimetière de San Rafael, où il fut assassiné. Avec lui se trouvait Rafael Rodríguez, un autre coadjuteur salésien, avec lequel il était lié d’une profonde amitié.

Il fut béatifié en 2007.

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

 

Antonio González

1593-1637

 

Né vers 1593 à León, il entra chez les Dominicains à dix-huit ans.

Après sa formation et son ordination sacerdotale, il fut au couvent de Piedrahita, comme professeur de théologie et prédicateur, car ses Supérieurs avaient noté sa brillante intelligence et ses capacités à enseigner.

Son désir d’annoncer l’Evangile le poussa à s’embarquer pour les Philippines avec d’autres Compagnons.

Ils arrivèrent à Manille en 1632 : à peine arrivé, il demanda à être envoyé au Japon. En attendant, il fut nommé supérieur du collège Saint-Thomas de Manille ; ensuite il sera recteur de l’Université de cette ville.

En 1636, il accompagna deux autres prêtres et deux laïcs en partance pour le Japon ; ils arrivèrent le 21 juin 1636 à Nagasaki.

Très rapidement, il fut arrêté, interrogé (malgré la maladie qu’il avait contractée durant le voyage), et torturé.

Une des premières tortures fut de le forcer à boire une grande quantité d’eau, qu’on lui faisait cracher en le frappant sur le ventre. Ne réussissant pas à le faire apostasier ni à détruire ou profaner les saintes images qu’il portait avec lui, les soldats le torturèrent davantage, n’aboutissant qu’à faire monter la fièvre du père Antonio, de sorte qu’ils durent le porter eux-mêmes en prison.

Le père Antonio González mourut d’épuisement dans cette prison, le 24 septembre 1637. On brûla son corps sur la colline sainte de Nagasaki. Les autres Compagnons furent décapités quelques jours après. 

Il fut béatifié en 1981, canonisé en 1987. 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

  

Celedonio Martínez Infante

1895-1936

 

Celedonio était né le 30 août 1895, à Acedillo (Burgos, Espagne), de Salustiano et Gregoria, des cultivateurs très chrétiens qui le firent baptiser le jour même.

Il entra en 1907 au collège des Frères Maristes à Arceniega et commença le noviciat à Las Avellanas en 1910 ; en 1911 il reçut l’habit et le nom de Fernando María ; un an après il faisait les premiers vœux et fera la profession perpétuelle en 1917 à Burgos.

Fernando María fut envoyé à Burgos (1913), Algemesí (1918), Cullera (1918), Madrid (1921), Tolède (1927), Gerona (1928). 

En 1930-1931, il était présent à Las Avellanas pour préparer la licence de Chimie, qu’il obtint à Valencia en 1932.

Puis il fut envoyé à Cordoue (1932) et Málaga en 1935.

En juillet 1936, il fallut quitter le collège, qui serait bientôt la proie des flammes. Les Frères se retrouvèrent à l’Hotel Imperio. Le 23 août 1936, il y fut arrêté avec le Frère Gúzman et mis en prison, au milieu des prisonniers de droit commun. 

Il était tellement imprégné de sa vocation d’enseignant que, une fois en prison, il s’occupait des autres prisonniers comme de ses élèves ; il leur écrivait, il intervenait auprès des autorités pour obtenir des permissions, il les consolait et leur donnait des conseils fraternels ; ce fut au point que les détenus l’appelaient le maître.

Pour la journée du 24 septembre 1936, deux versions s’affrontent. 

Dans l’une, les prisonniers furent remis en liberté, sur pression de la foule ; le Frère allait sortir en même temps qu’eux, mais quelqu’un le reconnut : Celui-là, c’est un Frère Mariste. Le chef présent lui enleva sa veste et lui tira un premier coup, laissant aux militiens présents le «soin» de l’achever.

Dans l’autre, tous les prisonniers, y compris les Frères, furent entassés dans des camions et assassinés non loin de la prison.

Le Frère Félix Lorenzo fut béatifié en 2013.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

José María Ferrándiz Hernández

1879-1936

 

José naquit le 11 août 1879 à Campo de Mirra (Valencia, Espagne).

Très intelligent, il fréquenta le Collège de Vocations Ecclésiasiques à Valencia, puis le Collège Corpus Christi. Il passa le doctorat en Théologie.

Ordonné prêtre en 1904, il fut dans plusieurs paroisses : Jalón, Campo de Mirra, Benisivá ; puis Alberique (1912), où il fonda une œuvre sociale, El comedor de caridad (Le Mangeur de Charité) ; ensuite Denia, enfin Alcoy (1931). 

Le bien qu’il faisait l’avaient rendu tellement estimé de tous, que personne n’imaginait qu’on lui ferait le moindre mal. 

Le mal arriva cependant. Quand la guerre civile éclata en 1936, le curé fut expulsé de son presbytère et se réfugia dans l’hôtel du pays. Le 28 août, on vint l’arrêter ; conduit au Comité de Alcoy, on lui fit signer un papier de reconnaissance des biens appartenant à la paroisse.

Durant ces trois jours de détention, on le traita d’abord avec grand respect, sans lui causer la moindre difficulté. Puis on le remit en liberté.

Et voilà que le 24 septembre 1936, l’après-midi, un milicien vint l’inviter à se rendre au Comité. Une voiture l’attendait sur la place, avec d’autres miliciens : Montez, nous allons à Valencia. Le prêtre monta et, à Rotglá, ils le firent descendre.

Don José María demanda tout simplement : Lequel d’entre vous va me tuer ? L’un d’eux se désigna ; et don José : Bon, eh bien, moi, qui suis prêtre, je te bénis et je te pardonne.

Il y eut un moment de silence. Les miliciens remontèrent en voiture, disant à celui qui devait tirer : Si tu ne le tues pas, ils te tueront toi. Quelques secondes d’hésitation, les phares s’allumèrent, plusieurs balles, dont une à la nuque, blessèrent mortellement le prêtre martyr.

Don José María fut béatifié en 2001.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

Antonio Pancorbo López

1896-1936

 

La particularité de ce prêtre fut qu’il naquit à Málaga (10 octobre 1896) et que de Málaga il partit directement pour naître au ciel, par la grâce du martyre.

Il y fréquenta le collège salésien, qu’il acheva à Écija en 1914.

Novice à San José del Valle, il passera à Alcalá de Guadaíra.

La première profession aura lieu à Utrera (1917), puis il étudia la théologie à Cadix, où il fut ordonné prêtre en 1925.

Il fut à Utrera (1925-1927), Las Palmas de Gran Canarias (1927-1933), pour revenir à sa patrie, Málaga (1933-1936).

Ce fut un prêtre optimiste, joyeux, taquin ; il savait pardonner ou même «passer par-dessus» les petites choses pour encourager et avancer. Très attentif pour les malades. Maître pour la mise en scène. En un mot : vrai disciple de Don Bosco, leur Fondateur, qui les voulait toujours joyeux, contents, souriants.

Le collège fut pris d’assaut par les révolutionnaires dès le 21 juillet 1936. Alignés contre le mur, les Pères s’attendaient au coup de feu fatal, mais on les transporta à la «prison», l’ancien couvent des Capucins réquisitionné à cet effet.  

Le 22, à cause de la foule en furie, on les conduisit en camions de Gardes d’Assaut au Gouvernement Civil, où le Gouverneur, quoique persuadé de leur innocence, donna l’ordre de les mettre à la Prison provinciale, dans la «Brigade des Curés», où se trouvaient déjà tant de prêtres et religieux.

Au bout de cinq semaines, après les bombardements de Málaga par l’aviation, les révolutionnaires résolurent de se «venger» en exécutant les prêtres prisonniers par vagues successives.

Le 30 août au soir, don Antonio fut un des appelés. Un milicien voulut lui arracher sa médaille de la Vierge : Tant qu’à me faire mourir, laissez-moi mourir avec ma médaille, dit-il. L’autre la lui arracha tout de même avec violence et la jeta par-terre. Un autre Salésien la rammassa et la passa à don Antonio, qui se la remit sur la poitrine.

Puis la Providence «taquina» ce taquin de don Antonio : un gardien observa que don Antonio portait un pantalon trop court, et lui dit d’en mettre un autre (il se pourrait bien que ce fût un pantalon «écourté» à porter sous la soutane). Dans l’intervalle, le nombre des appelés fut complet et on laissa don Antonio.

On l’appela à nouveau le 24 septembre 1936, avec trois autres Salésiens ; ils furent fusillés au cimetière San Rafael. Don Antonio allait fêter son quarantième anniversaire une quinzaine de jours plus tard.

Il fut béatifié en 2007.

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

Luis de Erdoiza y Zamalloa

1891-1936

 

Luis naquit le 25 août 1891 à Amorebieta (Biscaye, Espagne), en la fête de saint Louis, dont il porta le nom.

En 1905, il entra comme aspirant chez les Trinitaires ; il prit l’habit en 1906 et fit la première profession en 1907, avec le nom de Luis de Saint-Michel-des-Saints (voir au 10 avril).

Après les études de philosophie à La Rambla, au vu de ses aptitudes intellectuelles, il fut envoyé à Rome où il passa le doctorat en Philosophie et en Théologie à l’Université Grégorienne (1910-1917), et la licence de Droit Canonique à l’Université de l’Angelicum (1917-1919).

C’est durant sa présence à Rome qu’il reçut l’ordination sacerdotale (1916).

On l’envoya ensuite au couvent des Trinitaires à Vienne (Autriche) de 1920 à 1925, où il apprit à parler allemand couramment.

En 1926, il revint en Espagne ; il fut un an à Algorta avant de passer à Cordoue comme maître des étudiants (1926-1929) ; il fut alors nommé supérieur du couvent de Belmonte (1929-1933) et, en 1936, fut élu Conseiller Provincial.

Le père Luis souffrit longtemps de sciatique, de rhumatisme et de varices ; sa jambe droite saignait souvent et abondamment et il ne pouvait quitter sa chambre.

D’autre part, on le savait un peu pointilleux sur le règlement, sur les rubriques, mais il était extrêmement prévenant pour les malades.

Lors du soulèvement révolutionnaire de l’été 1936, le père Luis fut véritablement mal-traité par les ennemis de l’Eglise, malgré sa santé. Il fut d’abord aux arrêts dans son propre couvent, puis on le fit marcher jusqu’à la mairie, sans cesse frappé à coups de poings ou de crosses de fusils ; il avançait comme il pouvait, avec sa canne. On le devançait en criant : Il y a un moineau qui est tombé, on va le pendre au réverbère de la place.

Les chefs discutaient de ce qu’ils allaient en faire. On alla jusqu’à proposer de le mettre nu contre ce réverbère et de l’y fusiller. 

Pendant ce temps, les miliciens continuaient à le frapper sans arrêt. L’un d’eux vint lui poser cette question insolente : Dis, c’est toi qui nous poursuivais l’autre jour avec ton pistolet, à Vallecas ? Ah, tu ne réponds pas, preuve que c’était bien toi. Des gens du peuple intervinrent quand même pour dire que le Père n’avait pas quitté Belmonte les jours passés.

Trois autres Religieux trinitaires étaient arrêtés avec lui. Ils passèrent la nuit du 30 juillet à prier, ils se confessèrent. Le père Luis se mêlait spontanément aux autres prisonniers avec beaucoup d’attentions fraternelles, surtout lorsque l’un d’eux venait d’être assassiné.

Le 31 juillet, on les transporta à la prison de Cuenca, où ils restèrent jusqu’au 20 septembre. Ce jour-là, on les mit «en liberté», ce qui signifiait en réalité qu’on les laissait sortir de la prison, mais bien surveillés par d’autres miliciens qui pouvaient les capturer un peu plus tard.

C’est ce qui arriva. Des miliciens armés les arrêtèrent et les emmenèrent au lieu-dit Hacienda Vieja.

Les quatre Religieux trinitaires furent martyrisés aux portes du cimetière de Cuenca, le 24 septembre 1936, et furent béatifiés en 2007.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

José Ramón Pascual Ferrer Botella

1894-1936

 

José Ramón Pascual naquit le 9 novembre 1894 à Algemesí (Valencia, Espagne). Il est probable qu’on l’appelait couramment Pascual.

La famille, très chrétienne, s’installa en 1902 à Valencia, où l’enfant fréquenta les Ecoles Pies.

Il passa au Collège de Vocations Ecclésiasiques à Valencia, puis au Collège Corpus Christi.

Ordonné prêtre en 1913, il fut nommé à La Sarga, puis Algemesí, dans une église quasi abandonnée, où il dut remettre à peu près tout en place : autels, façade, sacristie, cloches, ornements. Tout ce travail, qu’il payait de sa poche, attira beaucoup de fidèles à l’église.

Il ouvrit une école du soir, entourait de mille attentions les jeunes, les exhortant à se rapprocher des sacrements au moins pour Pâques. Il s’occupa des pauvres, il paya des loyers et des vêtements pour ceux qui ne le pouvaient pas.

L’estime qu’on avait de lui était universelle… ou peut-être pas totale. 

On vint l’arrêter la nuit du 9 août 1936. Sa «prison» fut l’ancien monastère Fons Salutis. On lui fit faire des travaux manuels ; tandis que les prisonniers appréciaient sa présence, les révolutionnaires le prévinrent que tout le monde l’aimait, mais qu’il serait puni pour être prêtre.

Les prisonniers apprirent qu’ils seraient fusillés dans la nuit du 23 au 24 septembre 1936. Don José Ramón les invita à se confesser, à conserver leur calme et à affronter la mort dignement.

En montant dans la voiture, il exprima des paroles de pardon à l’égard des bourreaux.

Sur la route de Albalat de la Ribera, au lieu-dit Canets de Sueca, le prêtre fut fusillé. Avant de recevoir le coup de grâce, il eut encore la force de dire : Seigneur, ouvre-moi les portes du Ciel et aussi Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23:34).

Don José Ramón Pascual fut béatifié en 2001.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

Manuel Gómez Contioso

1877-1936

 

Manuel vit le jour le 13 mars 1877 à Moguer (Huelva, Espagne) dans une famille nombreuse d’humbles ouvriers.

Petit, il jouait déjà à célébrer la messe, mais il ne parla ouvertement de sa vocation qu’à dix-sept ans.

En 1894 il entra chez les Salésiens à Utrera, fit le noviciat à Sant Vicenç dels Horts (Barcelone), et professa en 1897.

Il passa ensuite à Sarriá, San Benito de Calatrava (Séville) et Utrera, avant de recevoir l’ordination sacerdotale (1903).

Les localités de son activité furent Utrera (1903) Málaga (1904-1917), où il fut aussi directeur à partir de 1911, Cordoue (1917-1922), Écija (1922-1928), Málaga (1929-1936).

La personnalité pieuse et délicate du père Manuel attira beaucoup d’autres vocations de sa région. Il avait un grand cœur, incapable de faire du mal à quiconque (et dont parfois on profita). Il donna un grand élan aux Coopérateurs et à l’archiconfrérie de Marie Auxiliatrice, ainsi qu’à l’association des Anciens Elèves, dont il présenta les statuts à l’autorité civile en 1917.

En août 1935, il fut à nouveau élu comme directeur à Málaga, malgré son âge, car son expérience et son tact le mettaient vraiment à la hauteur de cette responsabilité. La communauté comptait quatorze Salésiens (sept prêtres, deux clercs et cinq coadjuteurs), dont neuf allaient verser leur sang en 1936.

Dès le 18 juillet 1936, don Manuel invita les parents à vite venir chercher leurs enfants, et les Confrères à s’habiller en civil.

Le 20 juillet, il baptisa d’urgence un petit enfant moribond que lui amena une pauvre femme du pays.

Le 21, une foule de miliciens enragés s’amoncela devant le collège, demandant à fouiller et trouver les prétendues armes cachées. Don Manuel fit ouvrir les portes.

Les miliciens envahirent la maison, mettant les Religieux le long du mur, devant les pauvres élèves (une dizaine encore, qui attendaient leurs parents), en larmes. La maison fut totalement saccagée, les objets de piété profanés et détruits.

Les Religieux furent conduits en «prison» - le couvent des Capucins réquisitionné à cet effet, puis le Gouverneur, quoique conscient de leur innocence, les fit conduire à la prison provinciale pour les «protéger».

Le 23 août, quelques-uns furent relâchés. Don Manuel devait y rester encore un mois, durant lequel il fut d’abord soigné à l’infirmerie pour une affection intestinale.

Le 24 septembre, il y eut un appel de plus d’une centaine de prisonniers, qui allaient être exécutés. Les Salésiens furent appelés vers quinze heures, l’heure de la mort du Christ. 

L’exécution eut lieu contre les murs du cimetière de San Rafael de Málaga.

Don Manuel Gómez fut béatifié en 2007.

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

Perfecto Becerril Merino

1885-1936

 

Perfecto était né le 19 avril 1885, à Grijalba (Burgos, Espagne), de Antonio et Benita, des cultivateurs très chrétiens qui le firent baptiser le jour même. Il reçut la Première communion en 1893 et la Confirmation en 1895.

Il entra en 1898 au collège des Frères Maristes à Burgos et fut un des premiers espagnols à y faire le noviciat ; en 1901 il reçut l’habit et le nom de Gúzman ; il compléta sa formation à San Andrés de Palomar (Barcelone).

Gúzman fut envoyé à Murcia comme cuisinier, puis comme professeur. Puis il fut à Valencia, Pamplona, etc. En 1923 il fut au collège de Barcelone, et en 1924 sous-directeur, puis directeur du nouveau collège de Málaga.

A partir du 19 juillet 1936, le Frère Gúzman vécut la fin de son collège : les Frères durent s’enfuir dans les montagnes, d’où ils virent brûler leur maison ; il leur remit de l’argent et leur recommanda de se disperser discrètement.

Lui et le Frère Fernando María se réfugièrent non loin du collège, et furent arrêtés une première fois ; conduits au commissariat, ils furent laissés en liberté et rejoignirent l’Hotel Imperio, où se trouvaient d’autres Frères.

Le 23 août 1936, trois voitures arrivèrent au collège et l’on demanda les curés. Il n’y avait plus que trois Frères et les révolutionnaires enquêtèrent sur les autres ; ils interrogèrent les élèves, qui parlèrent naïvement de l’Hotel Imperio. Ainsi furent arrêtés les Frères Gúzman et Fernando, qui furent conduits au Comité, puis en prison, au milieu des prisonniers de droit commun. 

Pour la journée du 24 septembre, deux versions s’affrontent. 

Dans l’une, les prisonniers furent remis en liberté, sur pression de la foule, sauf les Frères.

Dans l’autre, tous les prisonniers, y compris les Frères, furent entassés dans des camions et assassinés non loin de la prison.

Il reste que le Frère Gúzman fut assassiné le 24 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2013.

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