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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

León (Miguel) Zarragua Iturrízaga

1870-1936

 

León naquit en ce monde le 11 avril 1870 à Yurreta (Biscaye, Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au noviciat des Frères Mineurs franciscains de Chipiona en 1889 : première profession comme Frère convers, en 1890, la solennelle en 1893, prenant alors le nom de Miguel.

Après Regla, il exerça ses activités au Marroc pendant onze ans ; revenu en Espagne en 1915, il fut à Lebrija, puis Chipiona, où il se dépensa particulièrement au profit des victimes de la grippe espagnole en 1918 ; en 1919, il fut envoyé à Fuente Obejuna, comme sacristain.

Sa douceur et sa sérénité lui acquirent une réelle auréole de sainteté.

Il était le plus âgé de la communauté de Fuente Obejuna.

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

 

Augustinus Yu Chin-gil

1791-1839

 

Augustinus (Auguseutino) était né en 1791 à Jo Dong (Séoul, Corée sud), dans une famille d’importantes personnalités du gouvernement.

Homme de profonde réflexion, il cherchait la vérité, particulièrement les origines de l’Homme et devint un expert de bouddhisme et de taoïsme.

Il rencontra des Chrétiens, qui d’abord se méfièrent de lui. Il trouva un opuscule sur La vraie Doctrine de Dieu, écrit par le père jésuite Matteo Ricci, et son intérêt alla croissant, jusqu’à ce qu’enfin il put recevoir des explications complètes sur le Christianisme, lire d’autres livres et finalement voulut entrer dans l’Eglise.

Il rencontra Paulus Chŏng Ha-sang, avec lequel il collabora de toutes ses forces pour rétablir en Corée une hiérarchie ecclésiastique catholique.

Lors d’un voyage à Pékin, il fut baptisé par un missionnaire. 

Augustinus fut co-signataire de ces lettres envoyées par toute la petite communauté réunie autour de Paulus Chŏng Ha-sang, à l’évêque de Pékin et au pape à Rome, pour obtenir enfin des prêtres pour la Corée.

Entre temps, Augustinus prêchait et faisait beaucoup de conversions, mais il n’eut pas la consolation d’amener au Christ son épouse et ses filles. Ses fils se convertirent, et Petrus (Yu) fut martyrisé le 31 octobre 1839, étranglé, à l’âge de treize ans, devenant ainsi le plus jeune Martyr coréen.

Augustinus fut arrêté chez lui en juillet 1839. Ses parents cherchaient à le convaincre d’apostasier, mais il resta constant dans la foi, estimant bien plus important de sauver son âme que son corps, tout en regrettant la peine qu’ils en avaient pour lui.

Le chef de la police fut d’abord délicat envers lui. Il lui rappela sa condition de personnalité gouvernementale, du danger qu’il faisait courir aux siens ; il lui demandait de dire simplement où se cachaient les Catholiques avec leurs livres.

Augustinus resta ferme comme un roc. Il fut torturé par cinq fois, sa chair partait en lambeaux.

Il répondit au chef de la police que l’évêque et les missionnaires français étaient venus pour enseigner les Coréens sur Dieu et leur salut, que c’était lui qui avait amené l’évêque en Corée.

Puis le chef introduisit l’évêque en présence de Augustinus pour les interroger ensemble. 

Augustinus refusa de révéler les noms des responsables de l’Eglise coréenne et subit encore d’autres tortures, qu’il supporta patiemment, jusqu’à la décapitation à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 22 septembre 1839, en même temps que Paulus Chŏng Ha-sang.

Il fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.

Rappelons que la fête commune de tous les Martyrs de Corée est au 20 septembre.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Luis Echevarría Gorostiaga

1895-1936

 

Luis naquit en ce monde le 26 août 1895 à Ceánuri (Biscaya, Espagne), dans une famille qui comptait six frères et sœurs ; trois d’entre eux furent franciscains, dont Félix et Luis, qui moururent le même jour.

Luis fut baptisé le jour même de sa naissance, et confirmé à quatre ans. 

Il vint à Chipiona (Cadix) pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, puis il commença le noviciat : première profession en 1913, la solennelle en 1916, ordination sacerdotale en 1920.

Il exerça ses activités deux années à Chipiona puis à Puente Genil, où il fut directeur (1922-1923) ; en Terre Sainte pendant six ans, à Jérusalem puis à Nazaret, comme directeur du chœur ; de retour en Espagne en 1929, il fut à Vélez Málaga où il vécut les pénibles journées de 1931, quand furent incendiés plusieurs couvents et églises ; il dut abandonner le couvent et vint à Coín ; en 1933, il vint à Fuente Obejuna (Cordoue), comme vicaire chargé de la Jeunesse Antonienne et des Enfants de Marie ; il fonda là une bibliothèque populaire.

Il y avait dans ce couvent de Fuente Obejuna sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

Tandis qu’on fusillait le père José dès le 21, le 22 au matin on s’acharna particulièrement sur le père gardien, Félix Echevarría, le frère aîné de Luis ; dans la même matinée, les cinq autres, dont le père Luis, furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

 

Carlos Navarro Miquel

1911-1936

 

Né à Torrente (Valencia, Espagne) le 11 février 1911, Carlos était le dernier des quatre enfants de la famille.

Dès qu'il parla de sa vocation sacerdotale, ses parents n'hésitèrent pas à l'inscrire au petit séminaire de Valencia ;

A Noël de 1927, il se sentit appelé à entrer chez les Pères des Ecoles Pies, comme sa sœur aînée qui était déjà religieuse.

Il entra donc chez ces Religieux, où il se montra tout-à-fait dans son élément, bon frère, bon religieux, obéissant, aimable et joyeux.

En 1934, après le noviciat, il fit la profession, pREnant le nom de Carlos de la Vierge des Abandonnés.

En 1935, il fut ordonné sous-diacre, diacre et prêtre.

Il fut alors envoyé dans la communauté de Albacete, pour faire la classe aux enfants.

Au moment de la Révolution espagnole, la communauté dut se disperser. Carlos fut hébergé dans la famille d'un élève de l'école, qui l'appréciait beaucoup. On le suppliait de ne pas partir de là, mais il préféra rejoindre sa famille, où il arriva le 20 août.

Si sa famille était bien contente de le retrouver, on savait bien quel danger cela représentait en même temps pour chacun.

Le 12 septembre se présentèrent quelques miliciens, qui voulaient conduire Carlos au Comité. Les parents tentèrent d'expliquer que, depuis son retour à Albacete, ils n'avaient pas de nouvelles de lui (c'était un mensonge apparent : effectivement, ils n'avaient pas de « reçu de nouvelles » de Carlos, puisqu'ils le voyaient chaque jour).

Mais comme les miliciens voulaient alors emmener l'un des deux autres garçons à la place de Carlos, ce dernier descendit de l'étage et dit à son père : C'est moi qui dois y aller.

Au Comité, on le mit en prison, où les siens purent lui rendre visite et lui apporter de la nourriture. C'est lui qui redonnait courage à sa famille : Si je meurs pour le Christ, j'irai tout droit dans le Royaume des Cieux.

Le 22 septembre, à 2 heures du matin, on le fit sortir avec deux autres prêtres. Tous trois furent fusillés sur la route de Montserrat (Valencia).

Les bourreaux déclarèrent eux-mêmes combien les avaient frappés leur calme, leur foi, leur charité, tandis qu'eux, les bourreaux, en perdaient leur sérénité.

Il faut remarquer que le jeune père Carlos n'avait que vingt-cinq ans : ce fut l'unique Martyr de la communauté piariste de Albacete.

Martyrisé le 22 septembre 1936, Carlos fut béatifié en 1995.

 

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

 

 Esteban Cobo Sanz

1905-1936

 

Esteban (Etienne) naquit à Rábano (Valladolid, Espagne) le 21 novembre 1905.

En 1919 il entra chez les Salésiens à El Campello, puis fit le noviciat à Carabanchel Alto, où il fit la profession en 1925.

Après les études de philosophie, il fut envoyé à la maison madrilène de Ronda de Atocha (1927-1931), puis à celle de Carabanchel Alto pour les études de théologie (1931-1935).

Finalement, il fut au collège de Paseo de Extremadura, où le surprit la révolution.

Il se réfugia chez sa sœur Cristina, qui habitait Madrid.

Là le rejoignit à son tour son jeune frère Federico ; dont il sera parlé par ailleurs.

Les deux frères organisèrent leur vie dans l'intimité et dans la piété, et fréquentant la Bibliothèque Nationale d'une part pour éviter les perquisitions à domicile, d'autre part pour continuer leurs études.

Durant ces journées tragiques, Esteban répétait souvent qu'il serait bien content si Dieu le choisissait comme Martyr, et que, si cela entrait dans les desseins de Dieu, qu'il donnerait volontiers sa vie pour Lui. Il disait aussi que les ennemis de l'Eglise ne savaient pas ce qu'ils faisaient (cf. Lc ) et qu'il fallait leur pardonner, parce qu'ils n'avaient reçu aucune éducation religieuse.

Le 22 septembre 1936 au matin, quatre miliciens firent irruption chez Madame Cristina Cobo et arrêtèrent les deux frères, Esteban et Federico, leur disant qu'ils avaient seulement à les conduire à la Direction Générale de Sécurité : en réalité, ils les conduisirent à la Porte de Hierro où ils les fusillèrent. 

On retrouva leurs cadavres au Dépôt Judiciaire de Santa Isabel.

Esteban fut béatifié en 2007. 

 

 

 

Esteban Cobo Sanz

1905-1936

 

Esteban (Etienne) naquit à Rábano (Valladolid, Espagne) le 21 novembre 1905.

En 1919 il entra chez les Salésiens à El Campello, puis fit le noviciat à Carabanchel Alto, où il fit la profession en 1925.

Après les études de philosophie, il fut envoyé à la maison madrilène de Ronda de Atocha (1927-1931), puis à celle de Carabanchel Alto pour les études de théologie (1931-1935).

Finalement, il fut au collège de Paseo de Extremadura, où le surprit la révolution.

Il se réfugia chez sa sœur Cristina, qui habitait Madrid.

Là le rejoignit à son tour son jeune frère Federico ; dont il sera parlé par ailleurs.

Les deux frères organisèrent leur vie dans l'intimité et dans la piété, et fréquentant la Bibliothèque Nationale d'une part pour éviter les perquisitions à domicile, d'autre part pour continuer leurs études.

Durant ces journées tragiques, Esteban répétait souvent qu'il serait bien content si Dieu le choisissait comme Martyr, et que, si cela entrait dans les desseins de Dieu, qu'il donnerait volontiers sa vie pour Lui. Il disait aussi que les ennemis de l'Eglise ne savaient pas ce qu'ils faisaient (cf. Lc 23:34) et qu'il fallait leur pardonner, parce qu'ils n'avaient reçu aucune éducation religieuse.

Le 22 septembre 1936 au matin, quatre miliciens firent irruption chez Madame Cristina Cobo et arrêtèrent les deux frères, Esteban et Federico, leur disant qu'ils avaient seulement à les conduire à la Direction Générale de Sécurité : en réalité, ils les conduisirent à la Porte de Hierro où ils les fusillèrent. 

On retrouva leurs cadavres au Dépôt Judiciaire de Santa Isabel.

Esteban fut béatifié en 2007.

 

 

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Ruperto Sáez de Ibarra y López de Arcaute

1914-1936

 

Ruperto naquit en ce monde le 25 mars 1914 à Hijona (Álava, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il entra chez les Franciscains comme postulant à Estepa (Séville), prit l’habit en 1931 avec le nom de Antonio.

Suite à l’incendie des couvents en 1931, son noviciat fut momentanément interrompu ; il put le reprendre et fit la première profession en 1932.

Envoyé à Chipiona, il y fit une partie des études de philosophie et de théologie. Joyeux et doué d’une belle voix, il fut cependant frappé par une maladie de la gorge qui lui fit interrompre ses études. Il fut envoyé faire sa convalescence à Fuente Obejuna. Il n’eut pas le temps de revenir à Chipiona pour y reprendre ses études en vue du sacerdoce. 

Il y avait dans ce couvent de Fuente Obejuna sept Religieux franciscains.

Antonio y était le plus jeune.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Antonio avait vingt-deux ans.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Germán Gozalbo Andreu

1913-1936

 

Il vit le jour le 30 août 1913 à Torrent (Valencia).

Il entra au séminaire à onze ans puis au Collège des Vocations de Valencia, grâce à une bourse d’études. Brillant élève, il fut ordonné le 16 juin 1936 (ou même le 14 juillet), certainement un peu plus tôt que prévu, à cause de la dangereuse situation anti-cléricale qui se présentait en Espagne.

Don Germán devait aller suivre quelques stages d’Action Catholique à Santander, mais la guerre civile l’en empêcha.

Tout jeune vicaire, il fut chargé par le curé de Torrent de la pastorale des malades et des mourants ; par sa jeunesse et sa rapidité, il pouvait mieux se dissimuler que le vieux curé. Et don Germán accomplit fidèlement sa mission jusqu’au 29 août.

Ce jour-là (fête de la décapitation de saint Jean-Baptiste), des miliciens se présentèrent chez ses parents, où il résidait alors, lui demandant de venir avec eux au Comité pour répondre à deux questions.

Il se trouve que deux jours auparavant, il avait dit à des jeunes qu’était de nouveau venue l’heure du martyre, et qu’il y était prêt.

En fait de deux questions,, le jeune prêtre fut transféré du Comité à la prison. La nuit du 21 au 22 septembre, un soi-disant juge le soumit à un pénible interrogatoire et le remit avec deux autres prêtres à des miliciens : ceux-ci commencèrent par les frapper avec une violence quasi mortelle puis, à coups de poings et de pieds les firent monter en voiture. Parvenus à la route de Montserrat, ils firent descendre les trois victimes, qui se donnèrent réciproquement l’absolution.

Ils furent fusillés aux premières heures du 22 septembre 1936 : don Germán allait avoir vingt-trois ans.

Il a été béatifié en 2001.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

 

Joseph Marchandon

1745-1794

 

Joseph était né le 21 août 1745 à Bénévent (Creuse).

Prêtre du diocèse de Limoges, il était curé de Marsac (Creuse).

Arrêté durant la vague révolutionnaire fanatique, il fut de ces centaines de prêtres qui, entassés à bord de deux navires négriers aux pontons de Rochefort, dans des conditions de détention on ne peut plus déplorables et honteuses, moururent de mauvais traitements, d’épidémies, d’épuisement, pour le seul délit d’avoir été prêtres et fidèles à l’Eglise.

L’abbé Marchandon mourut sur le Deux-Associés, le 22 septembre 1794, et fut béatifié en 1995.

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Federico Cobo Sanz

1919-1936

 

Federico naquit à Rábano (Valladolid, Espagne) le 16 novembre 1919. Il avait quatorze ans de moins que son aîné, Esteban, qui entra chez les Salésiens cette même année 1919.

En 1933 Federico entra à son tour chez les Salésiens à Carabanchel Alto.

Il n'avait que quatorze ans et n'eut que le temps de faire trois années d'études.

Au moment de la révolution, le séminaire fut pris d'assaut le 20 juillet 1936, et tous se replièrent dans le proche collège militaire Santa Bárbara. Le lendemain, 21 juillet, Madame Cristina Cobo, sa sœur aînée, vint le chercher pour venir chez elle, à Madrid, où elle avait déjà accueilli l'autre frère, Esteban.

Les deux frères organisèrent leur vie dans l'intimité et dans la piété, et fréquentant la Bibliothèque Nationale, d'une part pour éviter les perquisitions à domicile, d'autre part pour continuer leurs études.

Le 22 septembre 1936 au matin, quatre miliciens firent irruption chez Madame Cristina Cobo et arrêtèrent les deux frères, Esteban et Federico, leur disant qu'ils avaient seulement à les conduire à la Direction Générale de Sécurité : en réalité, ils les conduisirent à la Porte de Hierro où ils les fusillèrent. 

On retrouva leurs cadavres au Dépôt Judiciaire de Santa Isabel.

Federico n'avait pas dix-sept ans.

Comme son frère Esteban, il fut béatifié en 2007.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

 

Lorenzo Maurizio Belvisotti

1686-1770

 

Lorenzo Maurizio fut le quatrième des six enfants de Pier Paolo et Maria Elisabetta Balocco. Il naît le 5 juin 1686 à Santhià (province de Vercelli, Italie du Nord).

Il perd son papa à sept ans, sa mère le confie à un saint prêtre de la parenté, certain Bartolomeo Quallio, qui l’aide à découvrir peu à peu sa vocation sacerdotale.

Lorenzo Maurizio part à Vercelli pour sa formation philosophique et théologique.

Ordonné prêtre en 1710, il reçoit une place de chapelain-précepteur dans la noble famille des Avogadro, qui à l’époque ont le droit de le “nommer” aussi curé de la paroisse de Casanova Elvo, tandis qu’à Santhià il est aussi nommé chanoine-recteur de la collégiale.

Durant ces premières années de sacerdoce, il fait la connaissance d’un père jésuite, le père Cacciamala, qu’il seconde dans les missions populaires et qui va devenir son directeur spirituel.

Mais Lorenzo Maurizio veut davantage ; il renonce à ces nominations prometteuses et entre en 1716 chez les Capucins de Chieri (province de Turin), où il commence à trente ans un humble noviciat, dans l’espoir de partir un jour pour les missions. Il porte désormais le nom de Ignazio de Santhià. On admire son désir de perfection, son observance fidèle de la règle, spontanée et joyeuse. Il séjourne successivement dans les couvents de Saluzzo, Chieri et Turin.

En 1731, il est nommé maître des novices à Mondovì (province de Cuneo), où il reste treize ans. Son charisme attirera plus de cent-vingt nouveaux novices, dont certains moururent en odeur de sainteté. Entre autres, un de ses anciens novices, Bernardino Ignazio de la Vezza, parti au Congo, tomba gravement malade : le père Ignazio s’offrit spontanément à Dieu pour son “disciple” ; son humble prière fut celle-ci : Jésus-Christ, mon Seigneur, si vous désirez que le mal dont souffre ce bon ouvrier tombe sur moi qui suis un bon à rien, faites-le. Je l’accepte volontiers pour votre plus grande gloire. Le missionnaire guérit et reprit son apostolat, tandis que le père Ignazio dut renoncer à sa charge à cause des souffrances qu’il reçut alors.

Il fut nommé aumônier en chef des armées du roi de Sardaigne Carlo Emanuele III en guerre contre les forces franco-espagnoles (1745-1746). Il assista ainsi les soldats blessés ou contagieux dans les hôpitaux d’Asti, d’Alessandria et de Vinovo où les malades atteints de blessures très graves, les corps déchiquetés s’empilaient dans les salles. 

La guerre terminée, il rejoint le couvent du Mont des Capucins (Turin) où, toujours retranché dans sa profonde humilité, il partage son temps entre le couvent et la ville de Turin, prêchant, confessant, parcourant les rues pour rencontrer et réconforter les pauvres, les malades, malgré son âge et ses souffrances.

Le père Ignazio était un mystique, en même temps qu’un apôtre. S’il aimait le silence, le recueillement et les veilles prolongées devant le Saint Sacrement, il courait au service du prochain. Les prodiges, d’ailleurs, se multipliaient, car la prière d’Ignazio obtenait des grâces… On l’appelait le Saint du Mont, les autorités religieuses et officielles l’avaient en grande vénération.

L’humilité d’Ignazio était sa grande vertu. Ses actions, ses paroles, ses services dans les plus humbles tâches, toute sa vie était humilité.

Les deux dernières années de sa vie, qu’il passa à l’infirmerie, furent encore occupées à recevoir, à bénir, à conseiller, à confesser. Il était absorbé dans la contemplation du Crucifix.

Lui qui portait au baptême le nom de Maurizio, il s’éteignit le jour de la fête de son saint Patron, le 22 septembre 1770, chargé d’années et de mérites.

Sa sainteté et ses miracles l’avaient tellement rendu populaire, qu’un énorme concours de peuple se manifesta au moment de sa mort, au point que l’ont dut, pour éviter plus de confusion, célébrer les obsèques très tôt le matin.

Malgré les nombreux témoignages sur sa sainteté, à cause de divers événements, le saint père Ignazio attendit, humblement encore, jusqu’en 1966 pour être proclamé bienheureux.

 

 

 

 

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