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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Simón Miguel Rodríguez

1912-1936

 

Simón naquit en ce monde le 23 novembre 1912 à Villalcampo (Zamora, Espagne) et baptisé le lendemain.

Il vint au noviciat franciscain de Chipiona, où il avait déjà deux oncles et où il reçut l’habit en 1928 ; il fit le noviciat à Lebrija (Séville), qu’il dut interrompre pendant quelques temps à cause des événements troubles de 1931, quand des couvents furent incendiés. Il ne fit donc la première profession qu’en 1932, la solennelle en 1935, comme Frère convers.

Il exerça ses brèves activités à Fuente Obejuna.

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Josefina Moscardó Montalvá

1880-1936

 

Cette sainte femme naquit le 10 avril 1880 à Alzira (Valencia, Espagne). Son frère, trésorier provincial d’une autre association catholique, fut aussi assassiné, en octobre 1936.

Elle grandit dans l’amour de Dieu et de l’Eglise, faisant activement partie de l’Action Catholique, mais aussi de toutes ces belles associations chrétiennes qui constituaient la vie de l’Eglise : l’Adoration nocturne, les Marie du Sanctuaire, la Propagation de la foi…

Toute consacrée à Dieu, elle resta célibataire.

Au moment de la révolution de juillet 1936, sa sœur Antonia fut arrêtée. Sans hésiter, elle alla se présenter et fut, pour cela, arrêtée à son tour.

En prison, elle fit tout son possible pour apporter de la consolation, du courage, aux autres prisonniers.

Elle avait annoncé qu’elle serait sans doute assassinée, et qu’elle mourrait en criant Vive le Christ Roi !

C’est ce qui arriva à Alzira le 22 septembre 1936 et Josefina fut béatifiée en 2001.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Félix Echevarría Gorostiaga

1893-1936

 

Félix naquit en ce monde le 15 juillet 1893 à Ceánuri (Biscaya, Espagne), dans une famille qui comptait six frères et sœurs ; trois d’entre eux furent franciscains, dont Félix et son frère Luis, qui moururent le même jour.

En 1904, Félix vint à Chipiona pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, puis il commença le noviciat : première profession en 1909, la solennelle en 1912, ordination sacerdotale en 1916.

Il exerça ses activités à Vélez Málaga et Lebrija ; en 1919, il fut nommé recteur et professeur, organiste et maître de chœur à Chipiona où, à partir de 1922, il sera vicaire du collège, directeur de la branche séculière franciscaine et responsable de la formation dogmatique et d’écriture sainte.

Après quelques autres distinations, il demanda à partir en mission et fut envoyé en 1933 au Maroc, d’où de vilaines fièvres l’obligèrent à revenir en Espagne ; il fut à Estepa puis à Fuente Obejuna (Cordoue), comme gardien (ou supérieur).

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

Tandis qu’on fusillait le père José dès le 21 et cinq autres au matin du 22, on s’acharna particulièrement sur le père gardien, Félix Echevarría.

On essaya par tous les moyens de le faire blasphémer, en lui envoyant deux bonnes raclées, en lui tirant deux balles dans les jambes, en lui enlevant les deux yeux, en lui coupant une oreille, puis la langue ; tous les efforts furent vains. Finalement, on lui envoya des coups de crosse de fusil sur la bouche et sur la tête. Le pauvre Martyr finit par expirer dans la matinée du 22 septembre 1936, tandis que ses Confrères étaient abattus au cimetière de Azuaga (Badajoz).

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007. Le père Félix, heureux de nom, devint ainsi Bienheureux dans le Ciel.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Francisco Carlés González

1894-1936

 

On trouve parfois Francisco avec le prénom de Jesús Francisco. Ce Jésus naquit en ce monde le 14 janvier 1894 à San Julián de Requeijo (Pontevedra, Espagne).

En 1909, il vint à Chipiona pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, puis il commença le noviciat : première profession en 1910, la solennelle en 1913, ordination sacerdotale en 1917.

Il exerça ses activités à Fuente Obejuna puis, à partir de 1920, fut envoyé en Terre Sainte : là, après avoir été à Jérusalem au Saint-Sépulcre, il fut envoyé à Alep (Syrie) pour y étudier l’arabe, langue qu’il parla comme le français et l’italien ;  il fut alors nommé coadjuteur à Knaje, puis à Alep, et supérieur à Er-Ram. En 1931, il revint près de Jérusalem comme curé pendant trois ans.

Revenu en Espagne, il fut à Chipiona, en 1934 et, en 1935, de nouveau à Fuente Obejuna.

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Francisco Vicente Edo

1903-1936

 

Francisco vit le jour le 31 juillet 1903 à Mosqueruela (Teruel, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1917.

Il commença le noviciat en 1919 à Hostalets et reçut l’habit avec le nom de Félix Adriano.

En 1920, il rejoignait le scholasticat à Bujedo. Après le scholasticat, il fut catéchiste à Roquetas et Tortosa en 1921.

En 1922, il arriva à Manlleu et, en 1925, il fut envoyé à Santa Madrona, puis San Feliu de Guixols et Bonanova.

Il fit le service militaire à Cuba : à Santiago et Guantánamo.

A son retour en Espagne, il réintégra Bonanova (1931), pour être finalement dirigé sur Tarragona en 1934.

L’été 1936, il fut envoyé avec le Frère Antonio Gil dans son pays, un peu pour prendre quelques jours de vacances, un peu aussi pour parler autour d’eux et éventuellement susciter des vocations.

Dès le début de la révolution, le Comité assassina les quatre prêtres de la paroisse, mirent le feu à l’église, détruisirent l’archive et s’acharnèrent sur tout ce qui avait odeur de religieux.

Ils vinrent à apprendre la présence des deux Frères, ainsi que d’un Frère carme. Ils les arrêtèrent tous les trois, leur demandèrent de l’argent pour «acheter» la liberté de circuler. Puis ils les mirent en prison pour de bon, le 8 septembre, obligeant les parents à leur porter à manger. Ils retirèrent aux Religieux tout ce qu’ils avaient avec eux, y compris l’appareil auditif du pauvre Frère Antonio Gil. 

Le 22 septembre 1936 au soir, des miliciens vinrent prendre les trois Religieux et les conduisirent au Pilar del Palio, pour les fusiller. Ils obligèrent les habitants de l’endroit à les enterrer sur place.

Les deux Frères avaient trente-trois ans.

 

Il ne semble pas que le Frère carme ait fait partie de la même cause que les Frères Antonio Gil et Adriano, qui ont été béatifiés en 2013.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Alejandro Gil Monforte

1903-1936

 

Alejandro vit le jour le 9 février 1903 à Mosqueruela (Teruel, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1916.

Il commença le noviciat en 1919 à Hostalets et reçut l’habit avec le nom de Antonio Gil.

En 1920, il rejoignait le scholasticat à Bujedo. Après le scholasticat, il fut catéchiste à Bonanova en 1921.

Quelques années après avoir commencé son activité didactique, il fut frappé par une surdité croissante, et dut suspendre l’enseignement.

Il fut alors dirigé sur Cambrils, où on lui confia diverses tâches pratiques, qu’il accomplit avec intelligence et habileté.

L’été 1936, il fut envoyé avec le Frère Félix Adriano dans son pays, un peu pour prendre quelques jours de vacances, un peu aussi pour parler autour d’eux et éventuellement susciter des vocations.

Dès le début de la révolution, le Comité assassina les quatre prêtres de la paroisse, mirent le feu à l’église, détruisirent l’archive et s’acharnèrent sur tout ce qui avait odeur de religieux.

Ils vinrent à apprendre la présence des deux Frères, ainsi que d’un Frère carme. Ils les arrêtèrent tous les trois, leur demandèrent de l’argent pour «acheter» la liberté de circuler. Puis ils les mirent en prison pour de bon, le 8 septembre, obligeant les parents à leur porter à manger. Ils retirèrent aux Religieux tout ce qu’ils avaient avec eux, y compris l’appareil auditif du pauvre Frère Antonio Gil. 

Le 22 septembre 1936 au soir, des miliciens vinrent prendre les trois Religieux et les conduisirent au Pilar del Palio, pour les fusiller. Ils obligèrent les habitants de l’endroit à les enterrer sur place.

Les deux Frères avaient trente-trois ans.

 

Il ne semble pas que le Frère carme ait fait partie de la même cause que les Frères Antonio Gil et Adriano, qui ont été béatifiés en 2013.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:34

Vicente Galbis Gironés

1910-1936

 

Il vit le jour le 9 septembre 1910 à Ontinyent (Valencia).

Il fréquenta le collège tenu par les Franciscains, où il fut remarqué par sa conduite exemplaire.

En 1922, il fut un des premiers de sa paroisse à faire partie de la Jeunesse Catholique, embryon de l’Action Catholique, dont il fut président et bibliothécaire.

De 1930 date cet incident qui se produisit dans le train, où un voyageur se permit d’insulter la Religion catholique et ses adeptes, qu’il fallait tous mettre à mort. Calmement, Vicente répondit : S’il en est ainsi, vous pouvez commencer par moi, car c’est pour moi le plus grand honneur d’être catholique.

Après son baccalauréat, il passa la licence de droit à Valencia, en 1933. Il vécut encore chez ses parents, s’occupant généreusement d’aider le pauvre et l’infirme.

Chaque jour, il priait le chapelet, et recevait l’Eucharistie. Etudiant, il fit partie de la Fédération des Etudiants catholiques ; il fit partie aussi d’autres associations chrétiennes, comme les Adorateurs nocturnes, l’Apostolat de la Prière, les Conférences Saint-Vincent-de-Paul, les catéchistes de paroisse.

Devenu avocat, il épousa le 5 septembre 1935 María Desamparados Bonastre Oltra et eut un fils, appelé lui aussi Vicente, qui naquit le 6 juillet 1936.

Vicente fut un homme intègre, qui chercha à imprégner toutes ses activités avec l’esprit de l’évangile, comme époux, comme père, comme avocat. Ayant eu à défendre les intérêts d’ouvriers catholiques, il était la cible principale des ennemis de Dieu.

Au moment de la révolution de 1936, dès qu’il apprenait qu’une église était en danger, il s’offrait pour aller y veiller. Il n’avait pas peur du danger, convaincu de n’avoir jamais rien fait de mal. 

Plusieurs églises furent cependant incendiées, des Caholiques emprisonnés. Menacé maintes fois, il reçut la proposition fallacieuse de se faire l’avocat des révolutionnaires, pour avoir la vie sauve ; sa réponse fut tranquillement ferme : Je ne pourrai jamais être avocat de ceux qui profanent les saintes images et dévalisent les églises. Sa maison fut plusieurs fois fouillée. On lui demanda de l’argent.

Il avait prévenu le concierge que, si on venait le chercher, il ne fallait opposer aucune résistance.

Le 21 septembre 1936 vers midi, on vint l’arrêter chez lui pour lui poser quelques questions au Comité. Après seulement deux heures, il fut sorti de là avec six autres jeunes, qui prièrent le chapelet durant le déplacement. Arrivés à Benisoda, au moment d’être fusillés, ils entonnèrent le Salve Regina et un dernier Vive le Christ Roi !

Vicente venait d’avoir vingt-six ans, et son petit garçon deux mois.

Il a été béatifié en 2001.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:23

José Vila Barri

1910-1936

 

Il naquit le 14 avril 1910 à Camprodón (Girona, Espagne), aîné et seul garçon de trois enfants qui, bientôt, seraient orphelins de père.

C’est ainsi que José fut admis au Collège des Orphelins de Vilatorta en 1921. Il put y compléter ce qui manquait à ses années de l’école primaire, puis il perçut peu à peu l’appel de Dieu et entra au collège des Fils de la Sainte Famille, à Blanes, en 1925.

Il prit l’habit en 1927 à Les Corts et commença le noviciat ; en 1928 il fit la première profession, pour poursuivre ensuite les études ecclésiastiques, toujours à Les Corts.

En 1935, il fit la profession perpétuelle : c’était la porte pour les Ordres. Cette même année, il reçut la tonsure, les Ordres mineurs (il y en avait quatre à l’époque), le sous-diaconat, et le diaconat en décembre. Il fut ordonné prêtre le 7 mars 1936, à Girona.

Par sa façon de parler, sa célébration de l’Eucharistie, ce jeune prêtre exprimait la haute conception qu’il avait de sa mission.

Quand la révolution éclata en juillet 1936, don José était déjà supérieur et préfet des étudiants en philosophie à Mosqueroles. Le curé et la radio informèrent la communauté des événements dans l’Espagne. Le jeudi 22 juillet, toute la communauté et les élèves durent abandonner le collège pour se réfugier ici ou là, chez des amis ou des parents. Don José fut le dernier à quitter les murs, s’étant d’abord préoccupé de chacun ; il put se procurer un seul sauf-conduit, qu’il donna à un Frère pour rejoindre Barcelone et se réfugier au consulat américain.

Au matin du 2 août, il partit à pied pour Vic, avec deux autres Confrères, et ils furent reçus chez sa sœur Isabel. Il put procurer un sauf-conduit aux deux Confrères pour Manresa, tandis qu’il demeurait chez sa sœur en attendant la suite des événements.

Le 20 septembre 1936, il fut arrêté, avec un autre prêtre, parent, qui se trouvait là aussi.

Ce n’est que plusieurs jours après qu’Isabel apprit que les deux prêtres avaient été assassinés dans la nuit du 21 au 22 septembre.

Don José Vila Barri fut béatifié en 2013.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:21

Diego Hompanera París

1915-1936

 

Diego naquit le 13 novembre 1915 à Muñeca (Palencia, Espagne), de Gerardo et Teodora, qui le firent baptiser le lendemain, avec le nom de saint Diego (Dominique), un grand thaumaturge espagnol du 15e siècle qui était au calendrier ce jour-là.

Se sentant appelé au sacerdoce, il commença l’étude du latin avec son curé. Puis en 1930 il demanda à être reçu chez les Augustins à Guernica, mais devant les difficultés qu’il rencontrait, on lui suggéra tout simplement… de repartir chez lui.

Le jeune homme ne s’avoua pas vaincu. S’il ne pouvait pas faire d’études difficiles, il pouvait servir Dieu en se consacrant comme Frère convers : on accepta.

Ses confrères l’appelaient gentiment le petit saint, sans ironie, tant il était pieux et aimable.

Il fit donc le noviciat à Leganés, la profession en 1935, un court passage à Madrid, et fut envoyé à Málaga en septembre 1935.

Le 18 juillet 1936 commençait la triste révolution espagnole. Les six Religieux augustins passèrent la nuit sous les coups tirés par les révolutionnaires depuis la tour de la cathédrale.

Le 19, ils célébrèrent une dernière fois la messe et se dispersèrent chez des amis alentour.

Diego, avec un autre Père, trouva refuge chez la maman de trois anciens élèves, non loin du consulat allemand, mais ne put y rester qu’une nuit ; les jours suivants, il fut chez une autre dame, dont les relations lui permirent de passer indemne plusieurs fouilles et même de revenir d’une courte détention. Mais à la fin du mois d’août, ils furent arrêtés tous les deux et mis à la prison Trinidad, où Diego ne cacha pas sa condition de Religieux.

Deux semaines après, environ, on les changea de prison, et ils furent dans la prison provinciale, lui du côté des hommes, elle du côté des femmes. Ils ne purent plus se parler, tout juste s’apercevoir dans la cour, et communiquer par un médecin qui, quoique prisonnier lui aussi, circulait pour soigner les autres prisonniers.

C’est par ce dernier, que la Dame apprit le sort du Frère Diego : il fut fusillé le 21 septembre 1936 au Cimetière San Rafael. Il n’avait pas vingt-et-un ans.

Signalons qu’une des chapelles de la cathédrale de Málaga contient les restes des victimes de la persécution dans cette région : il y en a plus de deux mille, dont ceux de Diego.

Diego Hompanera París fut béatifié en 2007.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:18

José María Azurmendi Larrínaga

1870-1936

 

Note : on trouve comme nom de famille Azurmendi Larrínaga ou aussi Azurmendi Mugarza (Mugraza ?).

José naquit en ce monde le 18 août 1870 à Durango (Biscaya, Espagne) et fut tout de suite ondoyé ; il avait un frère jumeau, Agapito.

Les deux frères vinrent à Chipiona pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, mais Agapito n’y resta pas. José commença le noviciat : première profession en 1888, la solennelle en 1891, ordination sacerdotale en 1896.

Il commença ses activités à Regla, à cause de sa santé délicate. Deux ans après s’ouvrit un nouveau couvent franciscain à Fuente Obejuna et le père José en fut un des fondateurs. Il fut aussi en Terre Sainte (1900-1913), où il s’occupa des jeunes étudiants franciscains à Bethléem (1902) et des novices à Nazareth (1907). Puis il fut envoyé à Roseto, près d’Alexandrie (Egypte), pour s’occuper de l’hôpital, ainsi qu’à Damiette.

De retour en Espagne, il fut successivement à Chipiona, Puente Genil, Lebrija et Coín : il était dans cette dernière localité en 1931, et réussit à sauver une partie du matériel du couvent, lors de la révolte de mai et de l’incendie des couvents.

Puis il fut envoyé à Sanlúcar de Barrameda comme aumônier des Clarisses, puis à Lebrija, de nouveau Coín et Lebrija.

En juillet 1936, il eut la joie d’être envoyé à Fuente Obejuna (Cordoue).

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

La première victime fut le père José dès le 21 septembre à midi : comme on voulait le forcer à blasphémer et qu’on n’obtenait de lui que des Vive le Christ Roi !, on le fusilla sur place.

Les autres furent martyrisés le lendemain.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

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