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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:10

Nicolás de Mier Francisco

1903-1936

 

Nicolás naquit le 4 décembre 1903 à Redondo (Palencia, Espagne).

Il entra dans l’Ordre augustinien, professa en 1920 et fut ordonné prêtre en 1927.

Il enseigna au collège de Ceuta, puis à celui de Uclés, chargé de la formation des candidats au noviciat.

Les Religieux furent expulsés de leur maison de Uclés le 24 juillet 1936 et durent se réfugier chez des familles d’amis.

En compagnie du père Jacinto Martínez Ayuela, il chercha à gagner Cuenca en train, mais les miliciens leur trouvèrent une carte d’identité incomplète, et les firent mettre en prison à Cuenca où ils passèrent presque deux mois à encourager les autres prisonniers, à prier, à confesser.

Le père Nicolás reçut la couronne du martyre non loin du cimetière de Cuenca le 21 septembre 1936. Il avait presque trente-trois ans.

Il fut béatifié en 2007.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:08

Jacinto Martínez Ayuela

1882-1936

 

Jacinto naquit le 3 juillet 1882 à Celadilla del Río (Palencia, Espagne), de Damaso et Teresa, qui le firent baptiser trois jours plus tard.

Conscient de sa vocation à la vie religieuse, il étudia avec enthousiasme, surtout le latin.

Il entra dans l’Ordre augustinien à Valladolid en 1897, fit la première profession en 1898, la solennelle en 1901.

En 1902, il passa au monastère de Santa María de la Vid (Burgos) et fut ordonné prêtre en 1913.

Tout en enseignant en divers collèges de l’Ordre, il prépara et passa la licence de Philosophie et Lettres. 

A Santander, il fut directeur spirituel des étudiants ; à Ceuta, il fut professeur et secrétaire ; en 1930, il fut supérieur du séminaire de Uclés.

En 1933, il fut nommé commissaire de la sous-province du Brésil.

Il prit aussi le temps d’écrire des ouvrages de théologie morale (en particulier sur saint Alfonso de’ Liguori, voir au 1er août). Dans son Ordre, c’était une référence.

En 1936, il venait de revenir en Espagne quand se déclencha la révolution de juillet. Le 23 juillet devait se tenir le chapitre provincial à Salamanque ; dans l’attente, le père Jacinto voulut passer par son cher séminaire de Uclés, où il dut cependant s’arrêter quelques jours.

Le 27 juillet, il fut contraint de quitter le pays par les «autorités» ; dans la nuit du 27 au 28, il se dirigea vers Paredes, d’où il aurait rejoint Cuenca en train. Il fut arrêté en route par des miliciens qui jugèrent incomplète sa carte d’identité et l’envoyèrent en prison, où d’autres Confrères se trouvaient déjà et d’autres encore les rejoindraient.

C’est donc dans cette prison de Cuenca que le père Jacinto passa environ deux mois à prier, confesser, encourager les autres détenus.

Le 21 septembre il fut appelé, avec trois autres prêtres, pour être fusillé non loin du cimetière de la ville.

Il reçut donc la couronne du martyre le 21 septembre 1936 et fut béatifié en 2007.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

 

François Jaccard

1799-1838

 

Les parents de François étaient mariés depuis vingt ans ; quand enfin naquit François, le 6 septembre 1799, ils le regardèrent vraiment comme un signe du Seigneur.

L’enfant vint au monde à Onnion (Haute-Savoie).

Ses parents cherchèrent où lui faire donner une bonne formation : ce fut le petit séminaire Saint-François-de-Sales à Mélan. C’est là que le garçon entendit avec admiration (et envie) les récits des Annales de la Propagation de la Foi, qui racontaient le martyre des chrétiens persécutés en Extrême-Orient.

Puis François entra au Grand séminaire de Chambéry. Une fois ordonné acolyte, il voulut partir à Paris pour se préparer à partir en pays de mission.

Entré au séminaire des Missions Etrangères en 1821, il fut ordonné prêtre en 1823.

On lui proposa alors d’être directeur du séminaire, mais il refusa et demanda à partir pour des régions lointaines : il fut à Calcutta, à Chandernagor, à Macao, et finalement en Cochinchine (actuel Vietnam), en 1824, après seize mois de voyage.

Lors de son passage à Chandernagor, comme son séjour se prolongeait, il fit de l’apostolat avec un tel succès qu’on lui proposa d’être directeur de nouveau collège ; nouveau refus : François voulait partir «loin».

Arrivé à destination, il se mit à l’étude de la langue, qu’il pouvait déjà manier un an après.

Il était le troisième prêtre sur place, outre le père Taberd et le père Gagelin, ce dernier futur martyr également.

En 1827, il fut appelé à Hué pour servir d’interprète entre le roi et les représentants français : en réalité, le roi cherchait un prétexte pour se débarrasser des Occidentaux.

En attendant, François obtint de résider à Duong-son, une ville voisine, où il exerça le saint ministère, forma des séminaristes et fit des traductions.

A partir de 1830, on le calomnia, d’abord en l’accusant d’avoir conduit des chrétiens à piller les maisons, puis de prêcher une religion fausse.

Arrêté, torturé, il fut condamné à mort, mais le roi commua la sentence en l’enrôlement dans sa milice (mais qui ne fut pas appliqué). François fut assigné à résidence à Hué.

Il pouvait ainsi poursuivre ses activités, même discrètement. En 1832, il fut nommé provicaire, et évêque coadjuteur, ce qui lui donnait la mission d’aller visiter les missionnaires, français et italiens.

Or en 1833 mourut le premier mandarin, qui était favorable aux Chrétiens ; le roi se sentit libéré et promulgua le décret de persécution.

Le père Gagelin fut bientôt arrêté et échangea avec Mgr Jaccard toute une correspondance, avant d’être martyrisé en novembre 1833 et Mgr Jaccard fut juste après arrêté et condamné à mort ; encore une fois, la peine fut commuée, mais en détention illimitée dans la prison d’Aï-lao, où il resta deux années. 

Comme on relâchait peu à peu la surveillance, Mgr Jaccard put reprendre de l’apostolat : il convertit un pirate qui partageait sa captivité, il entra en rapports avec des Laotiens et commença à s’initier à leur langue.

Le roi voulut encore profiter de Mgr Jaccard pour convaincre les Chrétiens de Saïgon de se soumettre.

En 1835, on transféra l’évêque à la prison de Cam-lô, d’où il pouvait plus facilement communiquer, discrètement, avec les Chrétiens, tandis que le roi le chargeait de traduire beaucoup de textes et même d’enseigner le français à des jeunes gens.

Mgr Jaccard fut en relation avec Mgr Borie et Mgr Cuenot, eux aussi futurs martyrs. Ce dernier lui suggéra de profiter de sa situation pour s’enfuir, mais il refusa par crainte de représailles envers les fidèles.

En 1838, il fut transféré à Quẚng Tri, où on lui demanda encore d’apostasier. 

Dans cette prison, il retrouva un jeune séminariste, Tôma Trân vǎn Thiện, qui avait dix-huit ans. 

On le tortura encore, il subit les coups de rotin et les tenailles rougies au feu ; on le condamna une troisième fois à la peine de mort. La sentence confirmée par la cour royale disait : 

Le coupable Phan Van Kinh (c’était la traduction de ‘François Jaccard’) est un homme d’Europe, d’une race différente de la nôtre, qui s’est introduit dans ce royaume. Il a d’abord employé la religion perverse de Jésus pour tromper le peuple. Ayant été reconnu coupable de ce crime, nous lui avons fait grâce de la vie... Mais méprisant les lois, il a osé communiquer en secret avec les chrétiens et leur a donné les livres de sa fausse religion. Il est vrai que, mis à la question, il n’a pas voulu le reconnaître ; mais les dépositions des témoins en sont des preuves suffisantes ; ainsi le coupable Phan Van Kinh ne sera pas mis à mort d’une autre manière : il sera étranglé.

L’exécution eut lieu à Nhan-Biểu (Quẚng Tri, Cochinchine), le 21 septembre 1838 ; il venait d’avoir trente-neuf ans.

On exécuta avec lui Tôma.

Son corps put être récupéré par un Chrétien, Simon Phan Đắc Hòa, futur martyr, puis envoyé à Paris, où il repose au séminaire des Missions Etrangères.

François Jaccard fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988 ; tous ceux qu’on a nommés plus haut ont été canonisés avec lui, sauf Mgr Taberd, qui mourut à Calcutta en 1840.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

 

Iphigénie

1er siècle

 

L’histoire d’Iphigénie aurait été interpolée dans une passio légendaire de saint Matthieu.

Fille du roi d’Ethiopie Eglippus et de la reine Iphianassa, tous convertis par l’apôtre Matthieu, Iphigénie fut demandée en mariage par le nouveau prince, successeur du roi défunt. Mais elle refusa, s’étant déjà consacrée à Dieu et ayant déjà sous sa conduite près de deux cents vierges.

Sur le refus de Matthieu de faire céder Iphigénie, le prince fit égorger Matthieu.

Iphigénie fit don au clergé de toutes ses richesses pour l’édification d’une basilique et le soutien des pauvres.

Furieux, le prince tenta de faire intervenir des magiciens, mais c’est le prince qui se vit contraint de fuir.

Si cette histoire n’est qu’une invention, elle a inspiré une Religieuse française de prendre pour nom Iphigénie de Saint-Matthieu : cette Religieuse faisait partie des Sœurs de l’Adoration Perpétuelle du Très Saint Sacrement, qui fut guillotinée à Orange en 1794, et béatifiée (voir au 7 juillet).

Actuellement, «sainte» Iphigénie n’est pas mentionnée au Martyrologe.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

 

Pierre-Philibert Maubant

1803-1839

 

Pierre naquit à Vassy (Calvados) le 20 septembre 1803.

Après son ordination sacerdotale, il intégra les Missions Etrangères de Paris en 1831 et fut envoyé en Chine, d’où il fut volontaire pour aller évangéliser la Corée.

Il fut le premier missionnaire français à y entrer, habillé de deuil (ce qui lui permettait de couvrir sa tête et de passer inaperçu), et rejoignit Séoul en 1836, où quelques Chrétiens l’accueillirent avec enthousiasme.

Il commença par évangéliser et confesser en chinois, grâce à un interprète de confiance.

Mal nourri, mal logé et surtout exténué, il tomba malade et reçut les derniers Sacrements ; mais il guérit miraculeusement, trois mois plus tard et reprit son travail.

Avec le père Chastan qui le rejoignit, ils estimèrent le nombre des Chrétiens à six mille, car la communauté s’était déjà élargie depuis un demi-siècle. 

Ils établirent des missions, en des lieux retirés de la montagne, où ils établirent un catéchiste responsable.

Quelques chiffres pour la seule année 1837 : 1237 baptêmes, 2087 confessions, 1950 communions.

C’est le père Maubant qui proposa les trois candidats coréens pour le sacerdoce : Andreas Kim, Thomas Ch’oe Yang-ŏb, Franciscus Saverius Ch’oe Pang-je. Andreas fut le premier prêtre coréen. Les trois hommes étudièrent le latin avec le père Maubant, puis rejoignirent Macao pour y être préparés.

L’apostolat des missionnaires devint assez connu pour que les autorités s’en inquiétassent. On les rechercha.

Mgr Imbert fut arrêté le premier ; il enjoignit les pères Maubant et Chastan à se rendre spontanément, pour éviter des tracas aux communautés chrétiennes.

Avant de se livrer, les deux missionnaires firent un dernier rapport à Rome de leurs activités pour cette année 1839 : 10.000 catholiques ; 1.200 baptêmes ; 2.500 confirmations ; 4.500 confessions ; 4.000 communions ; 150 mariages ; 60 Onctions des Malades ; 600 catéchumènes.

Après avoir été interrogés, Mgr Imbert, le père Maubant et le père Chastan furent bastonnés pendant deux jours, puis condamnés à mort.

Avant l’exécution, les bourreaux dénudèrent la poitrine des victimes, leur enfondèrent des flèches à travers les oreilles et leur aspergèrent le visage avant de les saupoudrer de chaux ; exposés au pilori, à genoux, ils furent achevés à coups de sabre à Saenamt’ŏ (Séoul), le 21 septembre 1839.

Le père Maubant avait «fêté» son trente-sixième anniversaire la veille de son exécution.

Leurs corps furent brûlés sur la montagne Samsŏngsan, et leurs cendres, plus tard, placées dans la crypte de la cathédrale de Myŏngdong (Séoul).

Ils furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

 

Laurent Marie Joseph Imbert

1797-1839

 

Laurent naquit à la ferme Bricart (Calas, Cabriès, Marignane, Bouches-du-Rhône) le 15 avril 1797 (ou le 23 mai 1796 ?). Ses prénoms étaient plus précisément Laurent Joseph Marius.

Il étudia à Aix-en-Provence, au pensionnat de la Retraite Chrétienne. Il fabriquait des chapelets pour payer ses vêtements et ses fournitures.

Après quelque temps au grand séminaire d’Aix, il entra dans la Société des Missions Etrangères de Paris en 1818 et fut ordonné prêtre en 1819 : il n’avait que vingt-deux ans, et bénéficia d’un indult pour son ordination.

Il s’embarqua pour la Chine en 1820, mais avant d’y arriver, il fit halte à Singapore, où il passe pour être le premier missionnaire qui y travailla. Arrivé à Pinan, il remplaça un professeur malade, pendant neuf mois. De Macao, il passa en Cochinchine et au Tonkin, où il travailla pendant deux ans.

Enfin il rejoignit la Chine en 1825 et y dirigea le séminaire de Moupin.

Il y fit connaître la lithographie, pour diffuser plus facilement le christianisme.

En 1836, il fut nommé Vicaire Apostolique de Corée avec le titre de Capsa en Byzacène et fut sacré au Seu-Tchouen : il était le premier évêque de cette région de Corée, cinquante-deux ans après la fondation de l’Eglise en Corée.

Sur place, il retrouva deux missionnaires français, les pères Maubant et Chastan ; entre l’arrivée du père Maubant et celle de Mgr Imbert (1836-1839), les Catholiques baptisés passèrent de six-mille à neuf-mille.

En trois mois, Mgr Imbert sut assez de coréen pour prêcher et confesser. Bien vite, Mgr Imbert dut se cacher pour échapper à la persécution. 

Voici le récit qu’il fit lui-même de son emploi du temps : 

Je ne demeure que deux jours dans chaque mission où je réunis les chrétiens, et avant que le jour paraisse, je passe dans une autre maison. Je souffre beaucoup de la faim, car, après s’être levé à deux heures et demie, attendre jusqu’à midi un mauvais et faible dîner d’une nourriture peu substantielle, sous un climat froid et sec, n’est pas chose facile. Après le dîner, je prends un peu de repos, puis je fais la classe de théologie à mes grands écoliers ; ensuite, j’entends quelques confessions jusqu’à la nuit. Je me couche à neuf heures, sur la terre couverte d’une natte et d’un tamis de laine de Tartarie ; en Corée, il n’y a ni lits, ni matelats. J’ai toujours, avec un corps faible et maladif, mené une vie laborieuse et fort occupée ; mais ici, je pense être parvenu au superlatif et au nec plus ultra du travail. Vous pensez bien qu’avec une vie si pénible nous ne craignons guère le coup de sabre qui doit la terminer.

Un Chrétien coréen, Andreas Son, l’hébergea.

Mais un vilain stratagème le fit découvrir. Un collaborateur de la police alla trouver un brave paysan chrétien, auquel il raconta que le gouvernement de Séoul avait décidé d’embrasser la religion chrétienne et qu’il fallait lui envoyer des missionnaires. Tout naïvement, le bon paysan indiqua à son interlocuteur l’adresse d’Andreas Son, qui hébergeait Mgr Imbert.

Le paysan arriva le premier, et informa l’évêque, qui comprit qu’on avait trompé le paysan. Mgr Imbert résolut de ne pas se cacher, pour éviter des ennuis à Andreas et aux autres Chrétiens. Le 10 août 1839, jour de la fête de son Patron, saint Laurent, Mgr Imbert se rendit lui-même au bureau de police. De là, il fut conduit à la prison de Séoul. De sa prison, il invita les deux autres prêtres français, Maubant et Chastan à se présenter spontanément à la police.

Après avoir été interrogés, Mgr Imbert et ses deux Compagnons furent bastonnés pendant deux jours, puis condamnés à mort.

Avant l’exécution, les bourreaux dénudèrent la poitrine des victimes, leur enfondèrent des flèches à travers les oreilles et leur aspergèrent le visage avant de les saupoudrer de chaux ; exposés au pilori, à genoux, ils furent achevés à coups de sabre à Saenamt’ŏ (Séoul), le 21 septembre 1839.

Leurs corps furent brûlés sur la montagne Samsŏngsan, et leurs cendres, plus tard, placées dans la crypte de la cathédrale de Myŏngdong (Séoul).

Ils furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

 

Tôma Trân Vǎn Thiện

1820-1838

 

Tôma Trân vǎn Thiện était né vers 1820 à Trung Quán (Quẚng Bình, Vietnam).

Séminariste, il fut arrêté et mis en prison à Quẚng Tri, où arriva bientôt Mgr Jaccard.

Voici le témoignage qu’écrivit Mgr Cuenot sur ce séminariste : 

Le jeune Thomas Thiên qui vient d’illustrer cette mission par sa mort glorieuse, était âgé de 18 ans… Il a suivi et servi le père Joseph Thô depuis l’âge de dix ans. M. Vialle lui a enseigné le latin pendant quelques mois et il venait d’arriver à Di-Loan par mon ordre pour être du petit établissement qu’y formait M. Candalh. Il ne vit qu’un seul instant ce cher confrère qui l’envoya se loger chez les chrétiens en attendant que les bruits de perquisition que l’on répandait déjà fussent éclaircis. Les soldats l’ayant rencontré deux jours après en faisant la perquisition à Di-Loan, le soupçonnèrent d’être écolier du Père et l’arrêtèrent. Je n’ai encore pu savoir jusqu’à quel excès les mandarins l’ont torturé pour le forcer à apostasier ; ce que je sais, c’est qu’il a été torturé et que de tous ceux qui ont été pris à cette occasion, il est le seul qui ait persévéré. Sa constance est d’autant plus admirable que les chrétiens de Di-Loan, pour le forcer à apostasier avec eux, refusèrent, dit-on, de partager avec lui la nourriture qu’on leur portait à tous en commun et lui reprochèrent d’être cause par son refus de la longueur de cette affaire...… Dans sa sentence il est qualifié de coadjuteur des maîtres de la religion et est condamné à mort pour n’avoir pas voulu consentir à abandonner cette religion. 

On le tortura encore, il subit les tenailles rougies au feu. Les mandarins lui demandaient : 

Comment peux-tu accepter ces souffrances et ne pas abandonner ta religion ?

- Dussé-je mourir, je n’y renoncerai jamais.

L’exécution eut lieu à Nhan-Biểu (Quẚng Tri, Cochinchine), le 21 septembre 1838, le même jour que Mgr Jaccard.

Comme ce dernier, Tôma fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

 

Jacques-Honoré Chastan

1803-1839

 

Jacques naquit à Marcoux (Alpes-de-Haute-Provence) le 7 octobre 1803.

C’était l’aîné des huit enfants d’un couple d’agriculteurs.

Il étudia à Digne, puis au petit séminaire d’Embrun en 1820, de nouveau à Digne en 1822.

En 1823, il entra au grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1826, à vingt-trois ans.

Après son ordination sacerdotale, il intégra sur sa demande les Missions Etrangères de Paris en 1827 et fut envoyé en Chine.

De Macao, il rejoignit Shanghai en 1834, mais ne put rejoindre la Corée et Séoul qu’en janvier 1837, et rencontra le père Maubant qui s’y trouvait depuis un an.

Mgr Imbert, qui arriva à la fin de cette année-là, organisa les missions de cette façon : le père Maubant travaillerait sur les provinces de l’est, et le père Chastan sur celles du sud.

Avec le père Maubant, ils estimèrent le nombre des Chrétiens à six mille, car la communauté s’était déjà élargie depuis un demi-siècle. 

Ils établirent des missions, en des lieux retirés de la montagne, où ils établirent un catéchiste responsable.

Quelques chiffres pour la seule année 1837 : 1237 baptêmes, 2087 confessions, 1950 communions.

Mgr Imbert fut arrêté le premier ; il enjoignit les pères Maubant et Chastan à se rendre spontanément, pour éviter des tracas aux communautés chrétiennes.

Avant de se livrer, les deux missionnaires firent un dernier rapport à Rome de leurs activités pour cette année 1839 : 10.000 catholiques ; 1.200 baptêmes ; 2.500 confirmations ; 4.500 confessions ; 4.000 communions ; 150 mariages ; 60 Onctions des Malades ; 600 catéchumènes.

Après avoir été interrogés, Mgr Imbert, le père Maubant et le père Chastan furent bastonnés pendant deux jours, puis condamnés à mort.

Avant l’exécution, les bourreaux dénudèrent la poitrine des victimes, leur enfondèrent des flèches à travers les oreilles et leur aspergèrent le visage avant de les saupoudrer de chaux ; exposés au pilori, à genoux, ils furent achevés à coups de sabre à Saenamt’ŏ (Séoul), le 21 septembre 1839.

Le père Chastan allait «fêter» son trente-sixième anniversaire.

Leurs corps furent brûlés sur la montagne Samsŏngsan, et leurs cendres, plus tard, placées dans la crypte de la cathédrale de Myŏngdong (Séoul).

Ils furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

 

Matthieu évangéliste

Ier siècle

 

 

Matthieu est le premier des quatre évangélistes du Nouveau Testament. Le nom de Matthieu signifie “don de Dieu”. Son nom et l’essentiel de sa personnalité nous apparaissent en divers passages évangéliques.

Lui-même raconte dans son écrit comment il fut appelé : 

Jésus vit en passant un homme assis au bureau de la douane ; son nom était Matthieu. Il lui dit : “Suis-moi”. Et, se levant, il le suivit (Mt 9:9).

Deux autres évangélistes, Marc et Luc, parlant du même épisode, lui donnent en revanche le nom de Lévi (Mc 2:15-17 ; Lc 5:27-28). Comme Paul qui s’appelait Saul avant sa conversion, Matthieu porta ce nom à partir de son appel, tandis que, employé à la douane, il portait le nom de Lévi.

Ces “douaniers” étaient mal vus, d’une part parce qu’ils travaillaient dans l’administration romaine, et d’autre part parce qu’ils “vivaient” de leur fonction, détournant des fonds par-ci par-là en profitant du change de la monnaie. Lévi était douanier à Capharnaüm, fils d’Alphée, assez instruit, contrairement aux autres apôtres qui étaient de simples pêcheurs. Il devait certainement parler ou au moins comprendre le grec et l’hébreu.

Lévi-Matthieu, donc, à peine appelé, quitte tout (précise Luc) et offre un bon repas à ses amis, autres “employés” comme lui, plus ou moins trafiquants, ingénieux à marchander n’importe quoi n’importe où avec n’importe qui. C’est ce qui vaut la critique des pharisiens présents, et la réponse sublime du Maître : Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez donc apprendre le sens de cette parole : C’est la miséricorde que je désire, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs (Mt 9:12-13).

Saint Matthieu est extrêmement modeste sur sa personne : lui-seul mentionne humblement qu’il est  “publicain” ; son évangile, écrit d’abord en araméen, vise surtout à montrer aux Juifs la réalisation des prophéties de l’Ancien Testament par la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

On ne peut donc pas douter qu’il ait exercé un apostolat important auprès des Juifs. Une certaine tradition mentionne une possible mission de Matthieu, après l’Ascension du Seigneur, en Ethiopie, où il aurait reçu le martyre, en 61. On parle aussi de la Perse.

La bienheureuse Anna Katharina Emmerick

 , qui était humainement complètement ignorante de ce qu’elle voyait en vision, dit ceci : 

Je vis André en Achaïe, et Matthieu dans une ville lointaine, où il était prisonnier, ainsi que plusieurs disciples et une soixantaine d’autres personnes. On avait mis dans les yeux de Matthieu un poison qui le faisait horriblement souffrir : ses yeux étaient rouges et gonflés ; cependant ils n’étaient pas perdus et il voyait encore. Cette ville était située en Ethiopie, au sud-est de Jérusalem, par-delà la mer Rouge, sur le bord d’un fleuve assez grand pour un pays de montagnes. Les habitants de la contrée étaient tout à fait noirs. André reçut dans une vision l’ordre de se rendre auprès de Matthieu. Il s’embarqua sans être connu, au milieu de beaucoup d’autres passagers, sur un vaisseau qui fit la traversée avec une rapidité extraordinaire. Il continua son voyage par terre, longeant alternativement les deux rives du fleuve qui baignait la ville. Il guérit Matthieu, fit tomber ses chaînes et celles de ses compagnons de captivité, et prêcha en ce lieu l’Evangile.

La visionnaire n’en dit pas plus sur Matthieu, et c’est bien regrettable. 

Il y aurait eu une invention (c’est-à-dire une découverte) du corps de Matthieu au Xe siècle, et sa translation à Salerno, au sud-ouest de Naples.

Diverses dates existent pour la fête de saint Matthieu. Dans le martyrologe romain, celle-ci est établie au 21 septembre.

 

 

 

1 Bienheureuse Anna Katharina Emmerick : fête le 9 février.

 

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

 

Jonas

Ve siècle avant Jésus-Christ (?)

 

 

 

Jonas est l’un des douze “Petits Prophètes”, le mot “petits” se référant à la brièveté de son Livre.

Jonas vivait probablement sur la terre d’Israël. Des hésitations ont surgi au sujet de sa mission. Si notre Jonas est celui dont il est question dans le livre des Rois (2R 14:25), il aurait donc vécu sous Jéroboam II,  huit siècles avant Jésus-Christ, à l’époque des deux autres prophètes Amos et Osée. Dans le livre des Rois, Jonas est présenté comme fils d’Amittaï, de Gat-Hépher.

Quoi qu’il en soit, Jonas est envoyé par Dieu à Ninive, ville remplie de péchés et qui doit être bientôt détruite.

Mais le prophète doute de sa mission, et cherche à s’embarquer dans la direction tout opposée, sur la Méditerranée.

Lors d’une tempête, les marins le jettent à l’eau pour conjurer le mauvais sort, et il est absorbé par un grand dragon.

Après trois jours et trois nuits, Jonas est rejeté par le dragon et, maintenant convaincu de la mission divine qu’il a reçue, rejoint Ninive.

Il prêche, il annonce la prochaine destruction de la ville : sa parole est tellement convaincante, que tous, du roi au dernier des habitants et même des animaux, font pénitence.

Dieu alors annule le châtiment de Ninive.

Ici, Jonas apparaît terriblement vexé : il a annoncé un châtiment au nom de Dieu, et le châtiment n’arrive pas ! 

Dieu lui fait comprendre que la justice se double aussi de miséricorde, et la ville de Ninive a obtenu cette miséricorde par la pénitence.

Jésus-Christ lui-même a présenté l’histoire de Jonas comme un “signe” de sa prochaine résurrection (Mt 16:4 ; Lc 11:29) : de même que Jonas a montré aux Ninivites la voie du salut, de même Jésus l’a montrée à ses contemporains qui, moins généreux que les Ninivites, ont refusé de s’y engager.

Jonas, dont l’aventure préfigure la mort et la résurrection de Jésus, a été très souvent illustré dans l’art primitif chrétien.

En Orient, “le saint et illustre prophète” est commémoré le 21 septembre, le même jour que l’apôtre saint Matthieu, tous deux mentionnés ce jour dans notre Martyrologe.

 

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