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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 23:00

Kim Im-i Theresia

(Gim Im-i Teresa)

1811-1846

 

Theresia était née en 1811 à Seoul, dans une famille catholique.

Petite, elle raffolait de lire les vies des Saints ; jeune fille, à dix-sept ans, elle décida de rester vierge et de se consacrer par amour de Dieu à servir les voisins, surtout ceux qui étaient dans le deuil ; elle assistait les mourants.

Mais ses proches et amis ne comprenaient pas pourquoi elle ne se mariait pas. Pour dissiper tout équivoque, elle prit du service dans le palais princier comme couturière, pendant trois ans, puis s’en vint vivre chez des parents ou des amis, en particulier chez la nourrice de Yi Mun-u.

Successivement, elle eut la joie et l’honneur de tenir la demeure du père Kim, en 1845.

Elle semblait s’attendre à une nouvelle vague de persécution, et s’en réjouissait. Elle affirma à sa sœur qu’elle suivrait le père Kim jusqu’à la mort, et qu’elle ne vivrait plus très lontemps encore.

La veille de son arrestation, le 9 juillet 1846, elle vint voir sa sœur, qui lui proposa de passer la nuit chez elle. Mais Theresia répondit qu’elle devait aller chez Hyŏn Carolus pour parler de choses importantes avec les responsables catholiques.

Le lendemain, 10 juillet 1846, Theresia fut arrêtée avec d’autres Compagnes chez Hyŏn Carolus (v. 19 septembre). Elles restèrent en prison pendant plus de deux mois, sans cesse torturées, toujours patientes, humbles, pleines d’amour fraternel, mais Theresia était de loin la plus courageuse, exhortant ses compagnes à ne pas fléchir et à rester fidèles.

Finalement, elle fut condamnée à être battue à mort, avec six autres Compagnons.

Certains affirment qu’ils furent étranglés ; d’autres qu’ils furent d’abord battus à mort, et que ceux qui résistaient encore furent successivement étranglés.

Le martyre eut lieu le 20 septembre 1846 à Seoul : Petrus, Laurentius et Susanna, battus à mort ; Iosephus, Theresia, Agatha et Catharina, étranglés.

Ils furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 23:00

Jean-Charles Cornay

1809-1837

 

Jean-Charles naquit le 27 février 1809 à Loudun (Vienne), de Jean-Baptiste et Françoise Mayaud ; il venait après Elisabeth et Olympe, et avant Eugène et Louise. C’est une famille de chrétiens pratiquants.

Il est baptisé le 3 mars suivant.

Il fait des études au collège Saint-Louis de Saumur, au Petit Séminaire des Jésuites de Montmorillon et au Grand Séminaire de Poitiers. C’est un élève régulier, humble, doux.

Il va recevoir les sept traditionnels ordres sacrés qui vont le conduire au Sacerdoce : après la tonsure, en 1828, il reçoit les quatre Ordres mineurs en 1829 (portier, exorciste, lecteur, acolyte), puis le sous-diaconat en 1830. Il pouvait être ordonné diacre et prêtre l’année suivante, mais un changement intervient dans sa marche spirituelle.

Avant de recevoir le Diaconat et d’être ordonné prêtre, il opte pour le Séminaire des Missions étrangères de Paris, ce qui contrarie passablement ses parents. Il écrit à sa mère : Laisse-moi seulement aller à Paris, j’aurai au moins trois ans à y rester et j’aurai là toutes les facilités d’examiner ma vocation, tous les moyens de m’y préparer si elle est véritable. 

Or 1830 est l’année de grands troubles à Paris : Hier, écrit-il encore, on a pénétré dans notre séminaire et l'on a affiché sept ou huit billets portant «Mort aux Jésuites de la rue du Bac», et un poignard comme signature.

Ces événements, en réalité, vont aider Jean-Charles à convaincre ses parents, auxquels il explique que, finalement, il y avait autant de risques à Paris qu’en Chine. Il persévère et reçoit, en secret d’ailleurs, le diaconat en 1831. Le 11 août 1831, il écrit encore : Je vous aime et je suis obligé de me séparer de vous peut-être pour toujours. Lundi dernier on m’a averti de me préparer à partir et c’est pour le 21 ; il faut que nous soyons arrivés à Bordeaux le 25. Il quitte la France pour la Chine, avant même d’être ordonné prêtre, car il remplace au pied levé un autre missionnaire empêché.

Après six mois de navigation sur le Cambacérès, il arrive à Macao. Il devait rejoindre la province chinoise du Sichuan, mais ses guides n’arrivent pas, de sorte qu’il va rester bloqué au Tonkin, où sévit la persécution.

Il fait le voyage à Hanoï trois ans plus tard, déguisé en chinois, pour y être ordonné prêtre, en 1834. C’est Mgr Joseph Havard qui l’ordonne, en secret.

Premier travail : apprendre l’annamite. Le père Jean-Charles se donne à l’exténuant travail apostolique, toujours calme, voire gai, malgré une santé qui décline vite.

Il était toujours promis à la mission chinoise, mais on fut dans l’impossibilité de lui fournir des guides sûrs ; il se résigna à rester au Tonkin, malgré la persécution. Il écrit : Nous sommes depuis trois mois dans une situation des plus sévères ; il ne reste pas sur pied une seule église ; on force les chrétiens à donner des billets d’apostasie ; on en veut aux prêtres du pays, et surtout à nous.

Sa santé continue de décliner, surtout sa vue. Il écrit à ses chers parents : Tous les jours mes yeux refusent de plus en plus à faire leur service. Je n’ai que trop à craindre d’être tout à fait aveugle dans moins de deux ou trois ans. S’il plaît à Dieu de me laisser au Tonkin, je souffrirai avec résignation jusqu’à ce qu’il me délivre des maux de cette vie, car le retour dans ma patrie est bien le dernier remède que je le prie d’employer.

Janvier 1837. Il répond à ses parents : J’ai reçu hier vos lettres de 1835. Pour vous répondre, il va falloir mettre ma tête et mes pauvres yeux à la torture. Il faut leur arracher jour par jour ces lignes ; encore suis-je obligé de leur donner relâche presque à chaque ligne pour les presser avec mes mains et comprimer par un bain d’eau froide l’ardeur qui les brûle. Il m’est impossible depuis longtemps d’ouvrir un livre et de soutenir une conversation… Me voilà donc devenu ermite et contemplatif au lieu de missionnaire.

Bientôt, sous la menace de la persécution, Jean-Charles se réfugie sur un radeau et même reprend quelques forces, durant cinq mois. Puis une dénonciation le fait arrêter (19 juin) et accuser d’être le chef d’une secte fausse et de fomenter la rébellion. Il est prisonnier, il subit la cangue et la cage. Torturé, il ne cesse de chanter : Après cinquante coups, on m’a délié. En arrivant à la prison, j’ai chanté le ‘Salve Regina’, le chant à la Vierge. Même les mandarins s’interrogent sur sa résistance intérieure.

La condamnation arrive : il sera taillé en pièces, les membres puis la tête coupés ; sa tête sera exposée trois jours, puis jetée au fleuve. 

Jean-Charles pardonne à son délateur.

La sentence est exécutée le 20 septembre 1837 : il est écartelé, décapité et démembré près de Son-Tây, non loin de Hanoï. Le bourreau lui arrache le foie et en mange un morceau pour devenir “courageux comme lui”.

Jean-Charles avait eu le temps d’écrire à ses parents quelques mots : Lorsque vous recevrez cette lettre, mon cher père, ma chère mère, ne vous affligez pas de ma mort; en consentant à mon départ, vous avez déjà fait la plus grande partie du sacrifice.

Jean-Charles Cornay sera béatifié en 1900, et canonisé en 1988, parmi les cent-dix-sept Martyrs du Viêt-Nam. 

Ces Martyrs sont fêtés ensemble le 24 novembre, mais saint Jean-Charles est mentionné à son dies natalis le 20 septembre au Martyrologe.

C’est le martyre de saint Jean-Charles qui enthousiasma le jeune Théophane Vénard et suscita sa vocation à aller, lui aussi, annoncer l’évangile en Extrême-Orient et y verser son sang, près d’un quart de siècle plus tard, en 1861 (voir au 2 février).

 

 

 

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 23:00

  

Alonso de Orozco

1500-1591

 

D’origine noble, Alonso (Alphonse) naquit à Oropesa (Tolède, Espagne) le 17 octobre 1500.

Petit, il étudia la musique et fut servant de messe à la cathédrale de Tolède.

Il fit des études à Talavera de la Reina et à l’Université de Salamanque.

En 1520, saint Tomás de Villanueva (v. 22 septembre) l’incita à entrer dans l’Ordre de Saint-Augustin, ce qu’il fit.

En 1523 il fit la profession, et en 1527 reçut le sacerdoce.

De 1530 à 1537 il fut au couvent de Medina del Campo.

En 1538 il fut nommé prieur à Soria, en 1540 à Medina.

En 1541, il fut «définisseur» (c’est-à-dire provincial) pour l’Espagne tout entière.

En 1542, il fut prieur à Séville, en 1544 à Grenade et, à partir de 1545, visiteur pour l’Andalousie.

Pendant son priorat de Séville, il affirma avoir vu en songe la Vierge Marie, qui lui commandait d’écrire. Il écrivit en effet beaucoup, et fut un des premiers à le faire en castillan.

En 1549, il s’embarqua pour aller évangéliser au Mexique, mais dès les îles Canaries la maladie le força à revenir en Espagne.

En 1554, il fut prieur à Valladolid et Carlos V le nomma prédicateur à la cour. Aussi se déplaça-t-il à Madrid dès 1561, quand la cour s’y installa et vécut alors au couvent San Felipe el Real.

A la cour, il ne se présentait que lorsque sa mission officielle l’y appelait, et réussit à faire du bien non seulement à la noblesse, mais aussi à tout le personnel subalterne.

Il aurait voulu fuir ce monde de splendeurs, mais le roi Carlos V fit savoir qu’il ne voulait pas chasser les Saints de la cour. Il lui proposa des évêchés, même celui de Tolède, qu’il refusa énergiquement.

Il fonda beaucoup d’autres monastères. Parmi ceux-ci, on rappellera celui de moniales (franciscaines) de Sainte-Isabelle, en 1589.

Il mourut en odeur de sainteté, le 19 septembre 1591.

Il fut béatifié en 1882, et canonisé en 2002. 

Alonso de Orozco

1500-1591

 

D’origine noble, Alonso (Alphonse) naquit à Oropesa (Tolède, Espagne) le 17 octobre 1500.

Petit, il étudia la musique et fut servant de messe à la cathédrale de Tolède.

Il fit des études à Talavera de la Reina et à l’Université de Salamanque.

En 1520, saint Tomás de Villanueva (v. 22 septembre) l’incita à entrer dans l’Ordre de Saint-Augustin, ce qu’il fit.

En 1523 il fit la profession, et en 1527 reçut le sacerdoce.

De 1530 à 1537 il fut au couvent de Medina del Campo.

En 1538 il fut nommé prieur à Soria, en 1540 à Medina.

En 1541, il fut «définisseur» (c’est-à-dire provincial) pour l’Espagne tout entière.

En 1542, il fut prieur à Séville, en 1544 à Grenade et, à partir de 1545, visiteur pour l’Andalousie.

Pendant son priorat de Séville, il affirma avoir vu en songe la Vierge Marie, qui lui commandait d’écrire. Il écrivit en effet beaucoup, et fut un des premiers à le faire en castillan.

En 1549, il s’embarqua pour aller évangéliser au Mexique, mais dès les îles Canaries la maladie le força à revenir en Espagne.

En 1554, il fut prieur à Valladolid et Carlos V le nomma prédicateur à la cour. Aussi se déplaça-t-il à Madrid dès 1561, quand la cour s’y installa et vécut alors au couvent San Felipe el Real.

A la cour, il ne se présentait que lorsque sa mission officielle l’y appelait, et réussit à faire du bien non seulement à la noblesse, mais aussi à tout le personnel subalterne.

Il aurait voulu fuir ce monde de splendeurs, mais le roi Carlos V fit savoir qu’il ne voulait pas chasser les Saints de la cour. Il lui proposa des évêchés, même celui de Tolède, qu’il refusa énergiquement.

Il fonda beaucoup d’autres monastères. Parmi ceux-ci, on rappellera celui de moniales (franciscaines) de Sainte-Isabelle, en 1589.

Il mourut en odeur de sainteté, le 19 septembre 1591.

Il fut béatifié en 1882, et canonisé en 2002.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 23:00

  

María Encarnación de la Iglesia de Varo

1891-1936

 

María naquit le 25 mars 1891 à Cabra (Cordoue, Espagne), et reçut au baptême les noms de Marie et de l’Incarnation, puisqu’on fêtait ce jour-là l’Annonciation, et donc l’Incarnation du Christ.

Elle fut la première élève du nouveau collège des Piaristes en 1899.

Intelligente, appliquée, elle se fit remarquer par ses études sérieuses et son comportement excellent.

Elle entra chez les Religieuses des Ecoles Pies et fit la profession à Carabanchel (Madrid) avec le nom de María de Jésus.

Elle resta à Carabanchel de 1911 à 1918, à Santa Victoria (Cordoue) de 1918 à 1922, à Madrid de 1922 à 1936, et devint supérieure du collège de Carabanchel.

Le 19 juillet, la communauté jugea opportun de quitter la maison et de se réfugier où elles pouvaient, chez des parents ou des amis.

 

Mère María et six autres Compagnes trouvèrent un appartement, mais elles furent dénoncées.

A cinq heures du matin du 8 août, des miliciens vinrent les appeler à se présenter au Gouvernement Civil. Ne pouvant entrer toutes dans le véhicule, trois restèrent : María et deux autres pieuses femmes, anciennes élèves liées à la congrégation, Consuelo et Dolores Aguiar-Mella Díaz.

Le 19 septembre suivant, à neuf heures du matin, fut arrêtée dans la rue Dolores, d’origine uruguayenne, dont le frère était vice-consul à Madrid et fut immédiatement alerté. Entre temps, un milicien vint annoncer que si la Supérieure l’accompagnait, on délivrerait Dolores. María le suivit, accompagnée de Consuelo, la sœur de Dolores. Mais on ne revit plus ni Dolores, ni Consuelo, ni María, et toutes les démarches du brave vice-consul n’aboutirent à rien.

On retrouva les corps des trois Religieuses, complètement défigurées, sur la route qui conduisait en Andalousie. On ne les reconnut qu’à leur habit, et au bracelet diplomatique des deux Uruguayennes, dont le frère put récupérer les corps et les ensevelir chrétiennement au cimetière de Almudena.

Ce martyre eut donc lieu près de Madrid, le 19 septembre 1936.

María, et ses deux Compagnes, ont été béatifiées en 2001. 

María Encarnación de la Iglesia de Varo

1891-1936

 

María naquit le 25 mars 1891 à Cabra (Cordoue, Espagne), et reçut au baptême les noms de Marie et de l’Incarnation, puisqu’on fêtait ce jour-là l’Annonciation, et donc l’Incarnation du Christ.

Elle fut la première élève du nouveau collège des Piaristes en 1899.

Intelligente, appliquée, elle se fit remarquer par ses études sérieuses et son comportement excellent.

Elle entra chez les Religieuses des Ecoles Pies et fit la profession à Carabanchel (Madrid) avec le nom de María de Jésus.

Elle resta à Carabanchel de 1911 à 1918, à Santa Victoria (Cordoue) de 1918 à 1922, à Madrid de 1922 à 1936, et devint supérieure du collège de Carabanchel.

Le 19 juillet, la communauté jugea opportun de quitter la maison et de se réfugier où elles pouvaient, chez des parents ou des amis.

Mère María et six autres Compagnes trouvèrent un appartement, mais elles furent dénoncées.

A cinq heures du matin du 8 août, des miliciens vinrent les appeler à se présenter au Gouvernement Civil. Ne pouvant entrer toutes dans le véhicule, trois restèrent : María et deux autres pieuses femmes, anciennes élèves liées à la congrégation, Consuelo et Dolores Aguiar-Mella Díaz.

Le 19 septembre suivant, à neuf heures du matin, fut arrêtée dans la rue Dolores, d’origine uruguayenne, dont le frère était vice-consul à Madrid et fut immédiatement alerté. Entre temps, un milicien vint annoncer que si la Supérieure l’accompagnait, on délivrerait Dolores. María le suivit, accompagnée de Consuelo, la sœur de Dolores. Mais on ne revit plus ni Dolores, ni Consuelo, ni María, et toutes les démarches du brave vice-consul n’aboutirent à rien.

On retrouva les corps des trois Religieuses, complètement défigurées, sur la route qui conduisait en Andalousie. On ne les reconnut qu’à leur habit, et au bracelet diplomatique des deux Uruguayennes, dont le frère put récupérer les corps et les ensevelir chrétiennement au cimetière de Almudena.

Ce martyre eut donc lieu près de Madrid, le 19 septembre 1936.

María, et ses deux Compagnes, ont été béatifiées en 2001.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 23:00

Francisca Cualladó Baixauli

1890-1936

 

Cette pieuse laïque du diocèse de Valencia naquit le 3 décembre 1890 à Molino de San Isedro (Ruzafa, Valencia, Espagne), et reçut au baptême le nom du Saint du jour, François-Xavier.

Jeune encore, elle fut orpheline de son père. Couturière de son état, elle s’occupait de sa mère et son travail leur permettait de vivre.

Chrétienne fervente et habituée de l’Eucharistie et du chapelet quotidiens, elle fit partie du syndicat catholique féminin et s’engagea de toutes ses forces dans l’Action Catholique, par la catéchèse et les œuvres de charité, secourant les pauvres avec ses propres deniers.

Arrêtée à la mi-septembre, jetée en prison, elle mourut fusillée pour sa foi. On lui avait tranché la langue pour l’empêcher de crier sans arrêt Vive le Christ Roi  !

Ce martyre eut lieu à Torres de Espioca (Benifaió, Valencia), le 19 septembre 1936.

 

Francisca a été béatifiée en 2001.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 23:00

  

Dolores et Consuelo Aguiar-Mella Díaz

1897-1936

1898-1936

 

Dolores naquit le 29 mars 1897, Consuelo le 29 mars 1898, à Montevideo (Uruguay), de père espagnol et de mère uruguayenne.

Elles vinrent en Espagne où elles furent élèves du collège des Piaristes. Elles ne purent devenir religieuses, mais continuèrent à vivre dans le monde comme des religieuses, unies à Dieu et au service des autres.

Elles vivaient donc à Madrid, après leurs études chez les Mères Piaristes.

Le 19 juillet 1936, la communauté jugea opportun de quitter la maison et de se réfugier où elles pouvaient, chez des parents ou des amis.

Mère María, la supérieure, et six autres Compagnes, dont Dolores et sa sœur Consulo, trouvèrent un appartement, mais elles furent dénoncées.

A cinq heures du matin du 8 août, des miliciens vinrent les appeler à se présenter au Gouvernement Civil. Ne pouvant entrer toutes dans le véhicule, trois restèrent : María et les deux sœurs Aguiar-Mella Díaz, qui portaient le brassard diplomatique.

Le 19 septembre suivant, à neuf heures du matin, fut arrêtée dans la rue Dolores, dont le frère était vice-consul à Madrid et fut immédiatement alerté. Entre temps, un milicien vint annoncer que si la Supérieure l’accompagnait, on délivrerait Dolores. María le suivit, accompagnée de Consuelo, laquelle pensait que son brassard diplomatique la protégerait. Mais on ne revit plus ni Dolores, ni Consuelo, ni María, et toutes les démarches du brave vice-consul n’aboutirent à rien.

On retrouva les corps des trois Religieuses, complètement défigurées, sur la route qui conduisait en Andalousie. On ne les reconnut qu’à leur habit, et au brassard diplomatique des deux Uruguayennes, dont le frère put récupérer les corps et les ensevelir chrétiennement au cimetière de Almudena.

Ce triple assassinat eut de très fortes répercussions dans le monde entier, surtout en Uruguay, qui rompit les relations diplomatiques avec l’Espagne.

Ce martyre eut donc lieu près de Madrid, le 19 septembre 1936.

María, et ses deux Compagnes, ont été béatifiées en 2001.

Lors de la béatification, le pape confia à l’intercession des deux-cent trente-trois nouveaux Bienheureux, martyrs espagnols, la fin du terrorisme en Espagne, vivement applaudi par les vingt-cinq mille fidèles présents.

Dolores et Consuelo sont les premières Bienheureuses d’Uruguay. 

Dolores et Consuelo Aguiar-Mella Díaz

1897-1936/1898-1936

 

Dolores naquit le 29 mars 1897, Consuelo le 29 mars 1898, à Montevideo (Uruguay), de père espagnol et de mère uruguayenne.

Elles vinrent en Espagne où elles furent élèves du collège des Piaristes. Elles ne purent devenir religieuses, mais continuèrent à vivre dans le monde comme des religieuses, unies à Dieu et au service des autres.

Elles vivaient donc à Madrid, après leurs études chez les Mères Piaristes.

Le 19 juillet 1936, la communauté jugea opportun de quitter la maison et de se réfugier où elles pouvaient, chez des parents ou des amis.

Mère María, la supérieure, et six autres Compagnes, dont Dolores et sa sœur Consuelo, trouvèrent un appartement, mais elles furent dénoncées.

A cinq heures du matin du 8 août, des miliciens vinrent les appeler à se présenter au Gouvernement Civil. Ne pouvant entrer toutes dans le véhicule, trois restèrent : María et les deux sœurs Aguiar-Mella Díaz, qui portaient le brassard diplomatique.

Le 19 septembre suivant, à neuf heures du matin, fut arrêtée dans la rue Dolores, dont le frère était vice-consul à Madrid et fut immédiatement alerté. Entre temps, un milicien vint annoncer que si la Supérieure l’accompagnait, on délivrerait Dolores. María le suivit, accompagnée de Consuelo, laquelle pensait que son brassard diplomatique la protégerait. Mais on ne revit plus ni Dolores, ni Consuelo, ni María, et toutes les démarches du brave vice-consul n’aboutirent à rien.

On retrouva les corps des trois Religieuses, complètement défigurées, sur la route qui conduisait en Andalousie. On ne les reconnut qu’à leur habit, et au brassard diplomatique des deux Uruguayennes, dont le frère put récupérer les corps et les ensevelir chrétiennement au cimetière de Almudena.

Ce triple assassinat eut de très fortes répercussions dans le monde entier, surtout en Uruguay, qui rompit les relations diplomatiques avec l’Espagne.

Ce martyre eut donc lieu près de Madrid, le 19 septembre 1936.

María, et ses deux Compagnes, ont été béatifiées en 2001.

Lors de la béatification, le pape confia à l’intercession des deux-cent trente-trois nouveaux Bienheureux, martyrs espagnols, la fin du terrorisme en Espagne, vivement applaudi par les vingt-cinq mille fidèles présents.

Dolores et Consuelo sont les premières Bienheureuses d’Uruguay.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 23:00

Hyŏn Sŏng-mun Carolus

(Hyeon Seong-mun Garollu)

1797-1846

 

Carolus naquit à Seoul (Corée S) en 1797.

Son père mourut martyr en 1801, son épouse et ses enfants moururent en prison en 1839. Sa sœur, Benedicta, reçut aussi le martyre le 29 décembre 1839. Quelle famille héroïque !

Carolus mit toute sa vie au service de l’Eglise catholique. Le document du Saint-Siège atteste ses nombreuses contributions, ses éminentes vertus, sa personnalité chaleureuse, aimable et simple.

A l’éclosion de la persécution de 1838, Carolus pensa se dénoncer spontanément aux autorités, en témoignage de sa foi, mais les missionnaires le détournèrent vivement de cette pensée, en lui rappelant aussi la place importante qu’il avait pour assurer la vie de l’Eglise.

Avant son martyre, Mgr Imbert (v. 21 septembre) lui confia l’Eglise catholique coréenne, c’est dire à quel point l’Eglise avait confiance en ce Chrétien.

Carolus alors fit de nombreuses visites aux diverses missions catholiques, encourageant les fidèles, recueillant des offrandes pour aider les pauvres et organiser la vie spirituelle de la population.

A la fin de cette persécution, il fit publier et distribuer de courts récits sur les Martyrs et envoya des messagers jusqu’à Pékin pour établir des contacts avec les missionnaires. C’est ainsi qu’il accompagna le père Kim Andreas dans son périlleux voyage à Shanghai, sur sa petite barque de fortune en bois. A son retour à Séoul, il abrita chez lui le père Kim et se risqua même à le faire enregistrer sous son propre nom.

Après l’arrestation du père Kim, Carolus fut à son tour arrêté, ainsi que plusieurs autres femmes chrétiennes, le 10 juillet 1846.

En prison, Carolus continuait à exhorter ses compagnons chrétiens.

On dit qu’il fut durement torturé, certains affirment au contraire que la torture lui fut épargnée, mais tous savent qu’il fut condamné à mort.

Carolus fut décapité à Saenamt’ŏ, le 19 septembre 1846.

Il fut béatifié en 1925, et canonisé en 1984.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 23:00

 

Dolores et Consuelo Aguiar-Mella Díaz

1897-1936

1898-1936

 

Dolores naquit le 29 mars 1897, Consuelo le 29 mars 1898, à Montevideo (Uruguay), de père espagnol et de mère uruguayenne.

Elles vinrent en Espagne où elles furent élèves du collège des Piaristes. Elles ne purent devenir religieuses, mais continuèrent à vivre dans le monde comme des religieuses, unies à Dieu et au service des autres.

Elles vivaient donc à Madrid, après leurs études chez les Mères Piaristes.

Le 19 juillet 1936, la communauté jugea opportun de quitter la maison et de se réfugier où elles pouvaient, chez des parents ou des amis.

María et six autres Compagnes, dont Dolores et sa sœur Consulo, trouvèrent un appartement, mais elles furent dénoncées.

A cinq heures du matin du 8 août, des miliciens vinrent les appeler à se présenter au Gouvernement Civil. Ne pouvant entrer toutes dans le véhicule, trois restèrent : María et les deux sœurs Aguiar-Mella Díaz, qui portaient le brassard diplomatique.

Le 19 septembre suivant, à neuf heures du matin, fut arrêtée dans la rue Dolores, dont le frère était vice-consul à Madrid et fut immédiatement alerté. Entre temps, un milicien vint annoncer que si la Supérieure l’accompagnait, on délivrerait Dolores. María le suivit, accompagnée de Consuelo, laquelle pensait que son brassard diplomatique la protégerait. Mais on ne revit plus ni Dolores, ni Consuelo, ni María, et toutes les démarches du brave vice-consul n’aboutirent à rien.

On retrouva les corps des trois Religieuses, complètement défigurées, sur la route qui conduisait en Andalousie. On ne les reconnut qu’à leur habit, et au brassard diplomatique des deux Uruguayennes, dont le frère put récupérer les corps et les ensevelir chrétiennement au cimetière de Almudena.

Ce triple assassinat eut de très fortes répercussions dans le monde entier, surtout en Uruguay, qui rompit les relations diplomatiques avec l’Espagne.

Ce martyre eut donc lieu près de Madrid, le 19 septembre 1936.

María, et ses deux Compagnes, ont été béatifiées en 2001.

Lors de la béatification, le pape confia à l’intercession des deux-cent trente-trois nouveaux Bienheureux, martyrs espagnols, la fin du terrorisme en Espagne, vivement applaudi par les vingt-cinq mille fidèles présents.

Dolores et Consuelo sont les premières Bienheureuses d’Uruguay.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 23:00

 

Émilie de Rodat

1787-1852

 

Fille aînée de Jean-Louis, trésorier de France à Montauban, et d’Henriette de Pomayrols, Émilie naît le 6 septembre 1787, deux ans avant l’explosion de la Révolution française, au château de Druelle, près de Rodez (Aveyron, France).

La petite fille est prise en charge par la grand-mère maternelle au château de Ginals. Plus tard, Émilie écrira elle-même que sa grand-mère lui apprit à aimer le Bon Dieu. Une grand-tante sut aussi lui apprendre à forger son petit caractère. Elle écrit : Étant petite, j’avais le défaut de bouder. J’allais me tapir dans l’embrasure d’une fenêtre. Alors ma grand-mère me disait : “Émilie, viens près de moi”. Quand je m’étais rendue à son ordre, elle ajoutait : “Regarde-moi, il faut rire”. Je faisais la revêche, mais elle persistait jusqu’à ce que je fusse décidée et que j’eusse repris mon air ordinaire.

A onze ans elle fit enfin sa Première Communion, dans la chapelle du château, après la tourmente révolutionnaire. Elle dira plus tard qu’elle s’était bien un peu ennuyée après sa communion, mais qu’elle y avait été bien préparée.

L’adolescence fut un moment douloureux dans l’évolution de la jeune fille. Une mission prêchée alors en 1804, lui permit de dissiper ses hésitations.

Émilie fréquenta quelque temps à Villefranche-de-Rouergue une sorte de “communauté” où vivaient différentes religieuses qui s’étaient retrouvées ensemble après la tourmente révolutionnaire. Sa grand-mère et sa tante s’y étaient aussi retirées. On parlait, on était pieux, on visitait les pauvres.

Émilie reçoit la Confirmation en 1805 et cherche à trouver sa voie dans la vie religieuse. Trois essais infructueux la laissent sur sa faim de dévouement, jusqu’à ce qu’en 1815 elle entende parler des Ursulines, dont les écoles gratuites pour petites filles avaient disparu. Émilie est soudain illuminée sur sa voie : elle va ouvrir une petite école, chez elle. Elle s’entourera de Consœurs pour donner le départ à une nouvelle congrégation, de la Sainte Famille. On instruira les petites filles, et on ira visiter les malades, les orphelins et les prisonniers.

Elle regroupe très vite beaucoup d’élèves, et doit plusieurs fois changer d’adresse, mais aussi elle fait l’objet de jalousies et de potins qui cherchent à la discréditer. Émilie persévéra avec une force d’âme peu commune. Elle finit par acquérir le couvent des Cordeliers, qui était abandonné.

Parmi les épreuves d’Émilie il faut parler du décès de plusieurs sœurs, emportées par la maladie, d’une crise interne à l’établissement, où l’on crut bon de subdiviser l’institut en deux branches, cloîtrée et non-cloîtrée, et aussi de la douloureuse épreuve physique qu’Émilie dut supporter à cause d’un polype au nez, qu’on lui opéra par trois fois.

Émilie subit surtout une épreuve très douloureuse, la nuit spirituelle, longue période (vingt années !) durant laquelle elle croyait avoir perdu la foi et l’espérance, et être condamnée. Par sa persévérance dans l’action charitable, elle put ne rien montrer de cette nuit à son entourage. Elle recouvra enfin la paix dans les dernières années de sa vie.

A la fin de sa vie, la Congrégation a déjà ouvert une quarantaine de maisons. Aujourd’hui, les religieuses sont plusieurs centaines.

Émilie de Rodat mourut le 19 septembre 1852 ; elle a été béatifiée en 1940, et canonisée en 1950. 

Son dies natalis est mentionné le 19 septembre au Martyrologe. 


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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 23:05

Justo Lerma Martínez

1886-1936

 

Il vit le jour le 12 novembre 1886 à Torrent (Valencia, Espagne), de bons parents chrétiens du Tiers-Ordre franciscain.

Petit, Justo fit partie de la Pieuse Union de Saint Antoine de Padoue. C’était un enfant vif, taquin, peu travailleur et joueur. La vie religieuse le changea totalement.

Il entra au noviciat des Capucins amigoniens (branche refondée par le père Amigó) en 1905, avec le nom de Francisco María.

Il fit la première profession en 1907 comme Frère Convers.

Il fut un excellent pédagogue auprès des jeunes délinquants, et en reçut expressément les félicitations des autorités académiques. 

La Fondation Caldeiro où il se trouvait, ayant été évacuée, il rejoignit son pays natal.

On ne tarda pas à le mettre en prison à Torrent.

Il fut exécuté à la Fuente de la Mantellina aux premières heures du 18 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2001.

 

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