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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:47

Miquel de los Santos Rovira Font
1863-1936

Né le 22 mai 1863 à Vic, il perdit très tôt ses pieux parents, Miguel de los Santos Rovira et Filomena Font, de sorte qu’il fut élevé par des oncle et tante, qu’il considéra toujours comme ses seconds parents.

Il travailla à la fabrication de briques.

Toujours à Vic, il entra dans la congrégation des Pères Clarétains en 1880, y fit le noviciat et émit la profession en 1881.

A Solsona, il fut cordonnier ; à La Selva del Campo, il fut tailleur et menuisier ; à Lleida, cordonnier ; à Barbastro, peintre, menuisier et cordonnier ; en 1905, il alla à la maison de Gracia (Barcelone), qui fut détruite en 1909 pendant la Semaine tragique ; le temps que cette maison fût reconstruite, il séjourna à Sabadell et retourna à Gracia. 

Sa vue baissait, les médecins n’avaient pas le même avis sur ce qu’il fallait faire, de sorte que le Frère perdit complètement la vue. En plus, il prit une infection pulmonaire qui dura assez longtemps. Finalement, il fut transféré à Cervera, où il ne pouvait pratiquement plus rien faire, sinon prier.

Le frère Miquel eut une attention particulière pour les Reliques ; pour un cousin nommé José, il demanda une relique de s.Joseph (un morceau de son manteau ou un petit bout de son sépulcre) ; pour lui-même, une relique de s.Michel des Saints (v. 10 avril), le patron céleste de son père ; et encore une de s.Cyriaque (v. 29 septembre), pour le Frère Ciriaco qui l’assista si fidèlement pendant sa maladie. Mais nous ne savons pas s’il obtint gain de cause…

Ce bon Frère apprit à dominer son caractère un peu vif ; on l’aimait bien, même si un jugement un peu exagéré affirma qu’il était bon à tout faire ou bon à rien.

Le 21 juillet, il suivit ses Confrères âgés et malades à l’hôpital de Cervera, où tous se préparèrent intensément à recevoir le martyre.

Ils reçurent cette grâce le 18 octobre 1936 au cimetière de Cervera.

Béatifié en 2017, Miquel Rovira Font sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:46

Heraclio Matute Tobías
1867-1936

Né le 11 mars 1867 à Alesanco (Logroño), baptisé le 14, il était le fils de Román et Micaela, qui eurent aussi une fille, Rosa.

En 1873, Micaela mourut, et Román fut assassiné en 1874 ; on ne nous dit pas l’origine de ce meurtre, mais on sait que Román pardonna à l’assassin. Heraclio avait donc sept ans et fut hébergé chez sa tante maternelle ; on l’envoya garder les chèvres. Un autre oncle au contraire, le fit étudier à Alesanco, où le prêtre faisait l’école : Heraclio fut le premier et commença le latin.

Il entra au séminaire clarétain d’Alagón en 1881, passa à Barbastro pour le noviciat, fit la profession à Vic en 1884 et étudia la philosophie. Pour la théologie, il fut successivement envoyé, à cause de sa santé, à Cervera et Santo Domingo de la Calzada. Il fut ordonné prêtre en 1891.

Il fut envoyé à Calahorra, à Pampelune, à Ciudad Rodrigo (où il fut bibliothécaire), à Medina de Rioseco, à Ciudad Real. En 1901, il fut nommé Provincial pour la Castille et vint à Ségovie. En 1907, il fut Supérieur à Medina de Riosaco. Il passa encore par Calahorra et Bilbao avant d’être Supérieur à Zamora et à Tuy. En 1925, il fut nommé Supérieur pour la province de Castille, et résida à Bilbao.

Le p.Heraclio eut cette particularité rare, qu’on n’eut jamais rien à lui reprocher. En revanche, il eut toujours une mauvaise santé ; en particulier à cause de ses yeux, il eut la permission de célébrer par-cœur toujours la même Messe et de remplacer le Bréviaire par le rosaire, car il était devenu pratiquement aveugle.

C’est pour être opéré de la cataracte à Barcelone qu’il devait prendre le train en mai-juin 1936, mais le voyage fut renvoyé plusieurs fois : le Père eut un rhume, puis en juillet il y eut l’assassinat de José Calvo Sotelo, puis on lui dit qu’il lui manquait une photographie, puis les trains s’arrêtèrent… Finalement, il demeura à Cervera.

Le 21 juillet, toute la communauté fut évacuée de là ; les malades furent hospitalisés : le père Heraclio en était. Tous s’attendaient au martyre et l’attente dura presque trois mois. Le Père était calme et résigné ; il passait beaucoup de temps en adoration devant l’armoire où l’on tenait dissimulé le Saint-Sacrement et cherchait à donner courage aux autres, tout en suggérant aux plus jeunes de s’enfuir, si c’était possible, pour le bien de la communauté clarétaine.

Le 17 octobre à vingt-trois heures trente, des miliciens vinrent enlever les Prêtres. Le p.Heraclio remit à une Sœur son crucifix. Quelques minutes plus tard, on entendit des coups de feu provenant du cimetière ; le p.Heraclio tomba en criant, joyeux, Vive le Christ Roi.

Le lendemain ou le surlendemain revint la Supérieure de l’hôpital, qui était allée à Barcelone pour arranger l’hospitalisation du p.Heraclio ; mais en arrivant à Cervera, elle dut apprendre la mort du Prêtre.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, Heraclio Matute Tobías sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:45

Lluís Jové Pach
1872-1936

Il naquit et fut baptisé le 1er février 1872, et confirmé la même année à Lleida où habitaient ses pieux parents Narciso José et María.

En 1883, il commença ses Humanités au séminaire diocésain de Lleida et, en 1886, passa à celui des Clarétains de Barbastro. Après le noviciat et la profession (1887), il fit la philosophie et la théologie à Cervera.

Il n’avait pas encore été ordonné prêtre, que déjà il enseignait aux externes de Ségovie (1895) ; il fut ordonné le 29 février 1896.

Il reçut de nombreuses missions et dut changer beaucoup de résidence : Calahorra, Pampelune, Calahorra, La Selva del Campo, Solsona, Sabadell, Barcelone, La Selva del Campo, San Feliu de Guixols, Barcelone, Játiva, Calatayud, Sallent, Tarragona, Calatayud, Saragosse, Sabadell, enfin Cervera.

A La Selva del Campo, il organisa l’Association de la Jeunesse Catholique ; c’est sans doute à Cervera qu’il resta le plus de temps : trois années.

Pour s’être vu confier tant de postes, il devait avoir une bonne constitution, mais les dernières années, fatigué par tant de déplacements, il demanda à passer quelque temps dans sa famille ; il n’obtint de réponse ni du Supérieur ni du Nonce apostolique, auquel il s’était adressé en désespoir de cause… Dieu allait lui accorder un autre Repos, mais après une dernière épreuve, décisive celle-là : le martyre.

Le 21 juillet, la communauté de Cervera dut se disperser par ordre des «autorités» marxistes et le Père se retrouva à l’hôpital, avec les autres malades. Cette situation dura jusqu’au 17 octobre.

Ce soir-là, trois miliciens vinrent à vingt-trois heures trente chercher les missionnaires pour les transporter à une maison de Barcelone. Ils dormaient. Les plus jeunes aidèrent les plus anciens à se déplacer. Tout le monde monta dans un camion qui partit non pas vers Barcelone, mais vers le cimetière.

Ils tombèrent sous les balles à minuit un quart du 18 octobre 1936, en criant, non pas A mort le Christ Roi,  comme on le leur proposait, mais Vive le Christ Roi !

Ensuite les miliciens «arrosèrent» l’événement et se moquaient : Ce qu’ils sont têtus ! Il n’y en a pas eu un seul qui ait pu dire ce qu’on leur demandait de dire. Ce qu’ils sont bêtes : ils vont mourir et ils crient Vive le Christ Roi !, et ils demandent encore du temps pour prier.

Béatifié en 2017, Lluís Jové Pach sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:44

Josep Ros Nadal
1876-1936

Né le 14 octobre 1876 à Artesa de Lleida de Francisco et Francisca, il fut baptisé dès le lendemain et confirmé l’année suivante.

Dieu permit qu’il fût très tôt orphelin de ses deux parents, qui étaient de bons chrétiens. Aussi fut-il engagé comme domestique chez les Frères Maristes de Lleida tout en faisant ses études classiques, pour passer ensuite une année à Barcelone en 1896.

Il entra dans la congrégaton des Pères Missionnaires Clarétains de Cervera en 1898, où il fit la profession l’année suivante comme frère convers. On lui confia la couture et la cuisine.

Josep avait une mauvaise vue, de naissance. C’était cependant un grand travailleur et il édifia tous les Confrères par sa grande disponibilité à faire n’importe quel travail.

Il fut d’abord à Cervera, puis Barbastro et Sabadell, toujours comme cuisinier. Puis il fut envoyé aux missions de Fernando Póo (Guinée Espagnole) en 1904 et fut à Annobón, où il se montra un vrai cuisinier professionnel. Mais en 1907, sa vue subit une nouvelle détérioration ; d’autres difficultés de santé l’obligèrent à revenir en Espagne.

Malgré tous les efforts de la médecine, on ne put empêcher la cécité totale. Le Frère supporta cette épreuve avec une résignation édifiante. Il aidait comme il pouvait à l’atelier de reliure ; il parcourait les couloirs en priant le chapelet. Il fut à Sabadell, puis à Cervera à partir de 1921.

Le 21 juillet 1936, il suivit les Confrères malades et âgés à l’hôpital de Cervera. On fit pour lui une demande de retour à son pays natal, mais la réponse mit trop de temps à parvenir.

Le frère Josep fut martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera.

Béatifié en 2017, Josep Ros Nadal sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:43

Joan Buxó Font
1879-1936

Né à Montcada, Barcelone, le 24 octobre 1879 (fête du Fondateur des Clarétains, Antonio María Claret), Joan fut baptisé le 28 suivant ; des neuf enfants du chirurgien José et de Catalina, cinq moururent en bas âge, les quatre autres entrèrent en religion : de ces quatre, Joan était l’aîné, les trois autres furent Religieuses.

Joan faillit lui aussi mourir en bas âge, à deux ans, mais il eut la «chance» d’être évacué chez un oncle de Centellas, de sorte qu’il échappa à la contagion.

Au catéchisme, à l’école, Joan était toujours le premier arrivé. C’est qu’il était aussi, à sa façon, quelque peu têtu et désobéissant, en tout cas volontaire, travailleur et fidèle à ses engagements.

Il reçut la Première communion à dix ans et entra au collège des Pères Piaristes de Sabadell. Quand il eut obtenu son baccalauréat (1895), il exprima le désir de devenir chirurgien comme son père ; en 1897, il fut interne à l’hôpital ; il obtint sa licence en médecine en 1902 et vint s’installer à Montcada.

Joan se montra toujours un homme sérieux, studieux ; il ne savait pas perdre de temps ; sa sobriété le fit surnommer par les camarades doctor castus ; il ne manquait jamais la prière quotidienne du chapelet ni la Messe ; il se fit tertiaire dominicain et refusa toutes les propositions de mariage dont on lui parla. En outre, il fut en enthousiaste défenseur de l’Espéranto, communiquant dans cette langue divers articles et participant à des congrès internationaux.

Peu à peu, mûrit sa vocation religieuse. En 1914, à trente-quatre ans, il entra au noviciat de Cervera et fit la profession en 1915. On admira l’humilité avec laquelle il sut se mettre au niveau des jeunes novices et accepter tant de changements dans son quotidien. Il fallut passer aux études de philosophie ; il s’y mit avec ardeur, avec un professeur uniquement pour lui. Puis il fit la théologie à Alagón et Cervera, pour enfin être ordonné prêtre en 1920.

Préférant l’intimité, il célébra sa première Messe dans la chapelle de l’infirmerie, près des malades. On lui confia l’enseignement de diverses matières, mais il continua à exercer l’art de la médecine, au profit des autres Religieux de la Congrégation ; d’autres médecins de Cervera préféraient être soignés par le p.Buxó. En outre, il fut un excellent confesseur, par sa clairvoyance psychologique des personnes.

Il se mortifia, refusant toujours de se plaindre du froid ou de la chaleur, de la fatigue physique ou de la perte de mémoire. Il portait un cilice.

Lors de la dispersion obligée de toute la communauté de Cervera le 21 juillet 1936, il gagna Barcelone, chez les Religieuses du Cœur Immaculé de Marie, puis revint à l’hôpital de Cervera lorsque ces dernières furent expulsées. On le nomma médecin de garde.

Comme on l’a vu à propos du p.Lluís Jové Pach (v. plus haut), les miliciens vinrent appeler les Pères au soir du 17 octobre. Parmi ces miliciens, il s’en trouvait un, ultra révolutionnaire, qui avait été soigné par le p.Buxó.

Celui-ci ne fut pas emmené tout de suite  ; une Religieuse vint l’avertir qu’elle avait entendu les coups de feu, et le p.Buxó lui dit : Que faire ? Ils sont martyrs. Dieu soit loué !

Une heure plus tard, on vint le chercher. Son ex-patient lui demanda : Où veux-tu que je te fasse la piqûre . - Où tu veux, répondit le Père ; ils parlaient bien sûr des coups de feu.

Martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera, béatifié en 2017, Joan Buxó Font sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:43


Francesc Canals Pascual
1891-1936

Né le 1er décembre 1891 à Sant Andreu de la Barca (Barcelone), il était l’aîné des cinq garçons de Rosendo et Rosa ; deux frères, dont Luis, le suivirent chez les Clarétains. Francesc fut baptisé le 6 décembre et confirmé en 1894.

A onze ans, il fit la demande, appuyée par ses parents, de stagiaire dans les bureaux du Gouverneur civil de Barcelone.

En 1916 cependant, il frappa à la porte du postulat clarétain de Cervera et commença le noviciat l’année suivante. Il en était extrêmement heureux et n’aurait pas donné sa place à un autre. En 1917, il fit la profession.

On le disait un peu flegmatique, sujet à des illusions, mais aussi discret, silencieux, humble. Continuellement il écrivait aux siens qu’il désirait uniquement plaire à Dieu, acquérir la sainteté. Il priait à haute voix, même en travaillant, soit avec le chapelet, soit en méditant le Chemin de Croix.

On le garda à Cervera, où il fut infirmier, menuisier, jardinier. Comme infirmier, il avait des attentions «maternelles».

De ses frères qui le retrouvèrent à Cervera, l’un, Luis, mourut en 1925. Cette année-là, Francesc se trouvait momentanément à Barcelone.

Comme on l’a vu pour d’autres Religieux de Cervera (v. Heraclio Matute et Evarist Bueria), la maison dut être abandonnée le 21 juillet 1936 ; Francesc se retrouva avec les malades à l’hôpital.

Francesc eut la possibilité de s’échapper et disparaître, mais il préféra rester auprès des malades.

Il fut emmené avec les deux autres ci-dessus et huit autres au soir du 17 octobre.

Martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera et béatifié en 2017, Francesc Canals Pascual sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:42

José Serrano Pastor
1899-1936

Né le 24 mars 1899 à Corella (Navarre) de Eugenio et Felicia, il fut baptisé le lendemain, et confirmé en 1901.

Dans cette famille, il y eut trois Religieux clarétains (Antonio, José et Jesús) et une Religieuse. Antonio mourut en 1991 au Chili, Jesús devint évêque à Panama et mourut en 1997 à quatre-vingt quinze ans.

José reçut sa formation avec Antonio à Alagón (Saragosse) et Barbastro, où il fut brillant, puis à Cervera, Alagón et Solsona pour la théologie ; il fut qualifié de Meritissimus Maior, et fut ordonné prêtre en 1923.

Le p.José fut frappé du Mal de Pot et en souffrit de façon toujours plus intense, sans jamais perdre son humour. On l’envoya en divers endroits, chaque fois dans l’espoir de l’aider à supporter sa maladie : Játiva, Solsona, Cervera, Barcelone. Trop malade, il fut soigné à Cervera, Tarragona et Lleida, enfin de retour à Cervera. 

A cause de sa maladie, il dut même être exempté du bréviaire, qu’il remplaça par la prière du Rosaire ; quand il célébrait la Messe, il utilisait toujours les mêmes textes, qu’il disait de mémoire.

A partir du 21 juillet 1936, il partagea le sort des autres membres de la Communauté, à l’hôpital de Cervera, jusqu’à la soirée du 17 octobre.

Martyrisé le 18 octobre 1936 au cimetièire de Cervera et béatifié en 2017, José Serrano Pastor sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:41

Isidro Juan Martínez
1899-1936

Né le 10 mai 1899 à Cartagena (Murcia), il était le fils de José et Josefa, qui le firent baptiser le 15 mai.

Laïc, il fut un des premiers membres de l’Association des Enfants de Marie dès sa création à Cartagena, en 1918, et dont il fut le vice-président (on a vu que Francisco Roselló Hernández en fut le président).

Avocat de métier, il épousa en 1924 Natividad Tamayo Manguero, qui donna naissance à trois enfants : José, Purificación et Isidro, lesquels en 1936 avaient respectivement onze, neuf et deux ans.

Arrêté le 1er août tandis qu’il dinait avec sa famille, Isidro eut tout juste le temps de dire à son fils aîné : Mon fils, ton père n’est pas arrêté pour avoir été un voleur, mais pour avoir été un honnête homme et un croyant ; il retrouva en prison Francisco Roselló Hernández (v. ce même jour).

Au moment de fusiller les condamnés, les miliciens leur «permirent» de crier A bas le Christ Roi, leur promettant la vie sauve, à quoi ils répondirent de tout leur cœur : Vive le Christ Roi !

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, Isidro Juan Martínez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:40

José Gómez de Haro
1899-1936

Né le 31 août 1899  à Vera (Almería), José fut baptisé par un autre futur martyr, don Alfredo Almunia López, qui l’orienta vers le séminaire d’Almería.

José eut le sort de devoir être amputé d’une jambe à la suite d’une maladie, et fut ainsi condamné à porter une prothèse orthopédique, qu’il supporta avec courage et sans perdre sa bonne humeur.

Il fut ordonné prêtre en 1924, et fut nommé à Tabernas, comme vicaire et aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cuevas del Almanzora, puis en 1925 à Vera, son pays natal.

Lors de l’insurrection révolutionnaire de 1936 et de la persécution qui s’ensuivit, il fut arrêté une première fois par les miliciens, qui le relâchèrent lorsque la famille leur versa une rançon de deux mille pesetas. Mais le Comité se prononça ensuite pour sa condamnation à mort. En pleine nuit du 18 octobre, neuf miliciens vinrent tambouriner à la porte de sa famille : la mère de don José refusait d’ouvrir, mais les miliciens enfoncèrent la porte et s’emparèrent du prêtre.

Ils l’emmenèrent près d’un pont d’Antas (Ballabona), et l’assassinèrent. Le même jour était assassiné don Alfredo, qui l’avait baptisé ; ils avaient quarante ans de différence sur terre, mais la même gloire dans le Ciel.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Gomez de Haro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 18:45

José Gómez de Haro
1899-1936

Né le 31 août 1899  à Vera (Almería), José fut baptisé par un autre futur martyr, don Alfredo Almunia López, qui l’orienta vers le séminaire d’Almería.

José eut le sort de devoir être amputé d’une jambe à la suite d’une maladie, et fut ainsi condamné à porter une prothèse orthopédique, qu’il supporta avec courage et sans perdre sa bonne humeur.

Il fut ordonné prêtre en 1924, et fut nommé à Tabernas, comme vicaire et aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cuevas del Almanzora, puis en 1925 à Vera, son pays natal.

Lors de l’insurrection révolutionnaire de 1936 et de la persécution qui s’ensuivit, il fut arrêté une première fois par les miliciens, qui le relâchèrent lorsque la famille leur versa une rançon de deux mille pesetas. Mais le Comité se prononça ensuite pour sa condamnation à mort. En pleine nuit du 18 octobre, neuf miliciens vinrent tambouriner à la porte de sa famille : la mère de don José refusait d’ouvrir, mais les miliciens enfoncèrent la porte et s’emparèrent du prêtre.

Ils l’emmenèrent près d’un pont d’Antas (Ballabona), et l’assassinèrent.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Gomez de Haro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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