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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 05:15

José Sánchez Medina
1900-1936

Il naquit le 3 août 1900 à Archena (Murcia), de José et Lucía, qui le firent baptiser le 6 août suivant.

La maman mourut dès 1902 ; la tante Rufina, une Religieuse, sœur de Lucía, éleva l’enfant maternellement, de concert avec son bon père.

Au terme de sa formation aux Petit puis au Grand séminaires, José fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut un an secrétaire de son évêque, puis il fut envoyé au sanctuaire marial de Cartagena, comme organiste et maître de chapelle.

Ses connaissances et compétences musicales et littéraires étaient vastes. Il écrivit plus d’une trentaine d’articles dans le journal El Eco de la Milagrosa, qu’il dirigeait, ainsi que de petites comédies théâtrales pour les enfants, à travers lesquelles il faisait passer l’enseignement du catéchisme.

Quand, en juillet 1936, le sanctuaire fut pris d’assaut et le curé arrêté, il ne lui resta plus que de se retrancher chez les siens à Archena, où le rejoignit bientôt la persécution.

Il fut contraint, avec d’autres prêtres, de participer à la construction d’une école, sous les regards moqueurs et méchants d’une foule laïcisante qui ne leur ménageait pas les insultes. Ces travaux s’achevèrent le 16 octobre. Don José alors se confessa à un autre prêtre, tout en travaillant. Il faisait bien.

Au soir de ce 16 occtobre 1936 en effet, deux miliciens se présentèrent chez le Prêtre et lui dirent d’aller recevoir son «salaire» ; il y alla, accompagné de son père et y retrouva deux autres prêtres et un laïque. En fait de «salaire», ils furent horriblement torturés et reçurent les balles des révolutionnaires, devant la boutique Picolo, au carrefour de la route d’Archena et de celle de Murcia-Madrid.

Le père de José demanda à mourir le premier, pour ne pas assister à la mort de son fils, mais les bourreaux firent exprès de le faire souffrir davantage en tuant d’abord le prêtre sous ses yeux.

Les autres prêtres fusillés ce jour-là ne font pas partie de la même cause de béatification.

Martyrisé le 17 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Sánchez Medina sera mentionné avec son père dans le Martyrologe Romain au 17 octobre.

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 21:19

Rafael Lluch Garín
1917-1936

Né le 18 février 1917 à Valencia (Espagne), il était le benjamin des six enfants de José, un professeur de mathématiques, et de María, qui donnèrent une excellente éducation à leurs enfants. Le papa mourut le 24 octobre 1918, précisément le jour où l’on fêtait alors l’archange s.Raphael.

Les deux frères aînés de Rafael s’appelaient Vicente et Santiago ; ce dernier, bon musicien, fut missionnaire en Amérique du Nord.

En 1928, la famille déménagea à Madrid, où fut fondée en 1931 l’Association de la Médaille Miraculeuse ; les trois garçons appartinrent à cette Association. Puis ils revinrent à Valencia en 1933.

Malgré la persécution qui se déchaîna en juillet 1936, Rafael conservait dans son portefeuille une image de la Sainte Vierge ; il en connaissait le danger, mais répondait qu’on lui enlèverait plutôt la vie que sa Mère. Quand il entendait les coups de fusils des miliciens qui abattaient leurs victimes, il disait : S’ils viennent me prendre, je mourrai en criant Vive le Christ Roi !

A partir du 20 juillet, il s’occupa de la pharmacie de son beau-frère, qui avait été arrêté. Au soir du 12 octobre, trois miliciens - deux garçons et une fille - vinrent inspecter la boutique. Ils prirent d’abord la bicyclette de Rafael - qui lui servait pour se déplacer, mais il ne protesta pas. Mais quand ils commencèrent à blasphémer et à vouloir arracher du mur l’image de la Sainte Vierge, Rafael intervint : ils pouvaient prendre ce qu’ils voulaient, mais pas le cadre de la Mère de Dieu. C’est alors que la fille demanda aux garçons : Et ce mec, là, vous le laissez ici ? Ils l’emmenèrent.

Après trois jours de détention à Sollana, où ils cherchèrent en vain à le faire blasphémer, les miliciens allèrent le fusiller à Silla, le 15 octobre 1936.

Les miliciens eurent l’honnêteté de rapporter à la mère de Rafael son porte-feuille, où elle trouva ce petit billet : Ne pleure pas, maman, je veux que tu sois heureuse, parce que ton fils est très heureux. Je vais donner ma vie pour notre Dieu. Je t’attends au Ciel.

Béatifié en 2017 - un siècle après sa naissance -, Rafael Lluch Garín sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 15 octobre.

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 22:12

Félix Barrio y Barrio
1883-1936

Né le 8 mars 1883 à Villafranca Montes de Oca (Burgos), Félix était le cinquième des neuf enfants de Santiago, un ouvrier, et Florencia. Il reçut le baptême le 13 mars suivant, et la confirmation à six ans.

En 1895, il entra au collège des Clarétains de Santo Domingo de la Calzada, mais pour huit jours seulement : on l’envoya à la maison de Cervera, où il arriva à quatre heures du matin ; il avait douze ans, et fut très impressionné par cette immense maison qui abritait plus de deux-cents personnes.

Il étudia et apprit le métier de tailleur : c’est qu’il en fallait, des habits, pour toute cette communauté ! On admira la facilité avec laquelle il apprenait.

Cependant, après le postulat, il resta frère convers ; il fit la profession en 1899, en présence de ses parents, puis fut envoyé à Santo Domingo, où il fut jardinier. L’asthme dont il souffrait fit qu’on le remit à la couture. C’est à cause de sa santé d’ailleurs, qu’il fut envoyé successivement à Segovie, Calahorra, Baltar, Valmaseda, Castro Urdiales enfin. A l’occasion on lui confia aussi l’accueil ou encore l’infirmerie.

Ce Frère édifia partout la communauté où il se trouvait. Il était si détaché qu’il renonça même à quitter la maison pour aller fêter les noces d’or de ses parents. Il savait retenir sa langue et pour tout commentaire, répétait souvent : Que la volonté de Dieu soit faite.

Lors du déchaînement de la persécution, le Supérieur donna à tous la permission d’aller où mieux leur semblait pour tenter de survivre. Le Frère Félix fut de ceux qui préférèrent rester sur place dans le collège. C’était peut-être téméraire, mais ils purent s’y organiser jusqu’au 18 août, lorsque deux prêtres et Félix se serrèrent dans la cabane du jardinier ; ce dernier n’avait que ce qu’il portait sur lui, et des chaussures si abîmées que les Religieuses lui donnèrent les bottes de l’une d’elles.

On arrêta les trois Religieux le 13 octobre dans la matinée. Le Frère ne prononça pas un mot. Les deux prêtres et lui furent fusillés le 14 octobre 1936 à Torrelavega (Santander). Le visage du Frère fut tellement méconnaissable, qu’on ne le reconnut qu’aux initiales de ses habits (et aux fameuses bottes).

Béatifié en 2017, Félix Barrio y Barrio sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 octobre.

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 22:12

Joaquín Gelada Hugas
1881-1936

Né le 5 décembre, baptisé le 6 décembre 1881 à Olot (Girona), il y fut confirmé l’année suivante, avec son frère jumeau Jerónimo. Le père, Jerónimo, fabriquait des cordes ; la mère, Inés, travaillait courageusement pour tenir sa grande famille.

Joaquín travaillait bien à l’école ; à dix ans, il commença le latin. La même année passa dans le pays un père clarétain, qui suscita la vocation des deux jumeaux.

Ils entrèrent au postulat de Barbastro en 1892. Peu après, ils revinrent à la maison, Jerónimo pour sa santé, Joaquín «parce qu’il ne montrait pas de signes réels de vocation», dit-on. Ils continuèrent cependant leurs études avec un prêtre et firent la Première au séminaire de Gerona.

En 1897, Joaquín entra au noviciat de Cervera ; là encore on doutait un peu de sa vocation, mais il fit la profession en 1898, puis la philosophie et la théologie, pour finalement être ordonné prêtre en 1906. Il avait vingt-cinq ans, il allait en passer trente à enseigner.

Au début, il croyait qu’on l’enverrait en pays de mission, en Amérique, mais sa première destination fut Burgos (1907), comme préfet des élèves externes ; en 1908, on l’expédia à Ségovie où, durant l’été, il eut à faire des répétitions à deux garçons qui avaient été recalés en juin ; il écrivait plaisamment à son frère jumeau qu’il devait les «rendre moins ânes». En 1909, on l’envoya à Valmaseda, comme professeur, une charge qui lui convenait très bien. En 1912, il fut à Santo Domingo de la Calzada, où on lui reconnut enfin ses excellentes qualités de pédagogue ; il y enseigna aussi le latin ; en 1921, il alla à Medina de Rioseco, pour arriver finalement en 1921 à Castro Urdiales.

L’élève à qui l’on reprochait son peu de piété, était devenu un prêtre assidu au devoir et passionné par l’enseignement. Les petits élèves l’appelaient gentiment El Abuelazo, le petit Grand-père ; il aimait beaucoup enseigner aux enfants pauvres.

Le 22 juillet 1936, il retrouva le p. Carrascal chez les Servantes de Jésus, où les rejoignit ensuite le frère Barrio. Le 13 octobre, il célébra la Messe pour la dernière fois. A onze heures, arriva une troupe de miliciens pour les arrêter. Le p. Joaquín voulait prendre quelque vêtement avec lui, et dut donner sa parole d’honneur qu’il revenait immédiatement. Puis il donna sa bénédiction aux Religieuses. Après avoir fouillé partout, le chef des miliciens lança : Nous avons pris les trois moineaux.

Comme on l’a vu pour le p. Isaac Carrascal, on les conduisit dans la «prison» des Clarisses, où on les confina dans le chœur de la chapelle.

Au petit matin du 14 octobre 1936, à une heure de la nuit, on réquisitionna un chauffeur pour conduire les trois Religieux avec trois miliciens, qui insultaient et frappaient les prisonniers ; ils tentaient aussi de les faire apostasier. Arrivés à l’endroit prévu, les miliciens firent descendre les Religieux et les autres prisonniers et ordonnèrent au chauffeur de continuer vers Santander : on l’abattrait s’il racontait quelque chose. Il n’avait pas fait cinq cents mètres, qu’il entendit des coups de feu. C’était au niveau de Torrelavega, sur la route entre Sierrapando et La Cavada.

Béatifié en 2017, Joaquín Gelada Hugas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 octobre.

 

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 22:11

Isaac Carrascal Mozo
1896-1936

Né le 11 avril 1896 à Castrillo de Don Juan (Palencia), il était un des nombreux enfants de Casto et Juliana, de bons travailleurs, qui le firent baptiser le 13 avril, et confirmer trois ans plus tard.

Isaac fut enfant de chœur, et bon élève au catéchisme. Quand il ressentit en lui l’appel de Dieu, il fit à pied le trajet de vingt kilomètres pour aller trouver un père clarétain et lui demander conseil. Ce dernier put facilement convaincre les parents de la vocation de leur fils. Le papa accompagna lui-même Isaac à Valmaseda, en 1910.

En 1914, Isaac passa au noviciat de Ségovie et fit la profession. Il fit ensuite la philosophie à Beire (Navarre) où on le nota meritissimus maior. En 1918, il alla à Santo Domingo de la Calzada pour la théologie ; il y fut aussi bibliothécaire. Il acheva la théologie à Ségovie et fut ordonné prêtre en 1923.

Peu avant cette date, mourut son père et deux sœurs, dont l’une laissait six enfants de un à douze ans. Isaac, à peine ordonné prêtre, put aller célébrer la Messe dans la communauté de Aranda de Duero, où la famille pouvait se rendre plus facilement. Puis il alla célébrer la «Première Messe» solennelle dans son pays.

On l’envoya d’abord enseigner la rhétorique et le latin à Ségovie, en même temps qu’il préparait le baccalauréat de philosophie. En 1926, il partit trois ans à Madrid pour préparer la licence de philosophie. Pendant cette période, mourut sa mère ainsi que de nombreux membres de la famille.

En 1929, il revint à Beire pour enseigner la philosophie ; cette même année, il prépara les examens d’Instituteur, qu’il passa avec succès à Saragosse.

En 1931, Isaac eut la joie de pouvoir aller imposer l’habit bénédictin à deux cousines, à Tórtoles de Esgueva ; l’année suivante, il les retrouva à nouveau pour leur profession. Il devait encore les revoir pour leur profession solennelle en 1935.

En 1933, il fut envoyé à Castro Urdiales comme directeur de collège et professeur.

En 1936, la situation devint très tendue, comme on sait. En juillet, il participa encore à un congrès de pédagogie à Santander ; il y avait aussi accompagné deux jeunes filles qui devaient recevoir la confirmation et entrer au noviciat. Au retour, des gens armés l’empêchèrent d’entrer au collège. Il dormit ailleurs et, le lendemain, trouva à se réfugier chez le jardinier des Servantes de Jésus. Il pouvait ainsi célébrer la Messe sans s’exposer dans la rue. Le 22 août, il fut rejoint par le p.Gelada et le fr.Barrio ; ils firent ainsi une petite communauté de prière et de méditation, rejoints à l’occasion par d’autres confrères.

Le 13 octobre 1936, vers onze heures, on emmena le Père en prison, au monastère des Clarisses réquisitionné à cet effet. L’après-midi, un milicien l’accompagna auprès de ses Confrères pour réclamer 150 pesetas pour chacun, ainsi que de quoi manger pour tous les trois, car ils devaient soi-disant les emmener à Santander : les miliciens prirent l’argent et la nourriture et ne leur donnèrent rien à manger, ni même à boire. Ensuite ils réclamèrent encore d’autres choses, mais le Père leur demanda : Pour quoi faire ? Pour nous tuer ?

On les ramena en «prison» et, de là, le lendemain 14 octobre, jusqu’à Torrelavega. Durant le trajet, on insultait et on battait le Père Isaac ; quand on l’invita à apostasier et à changer de vie, il répondit fermement : Ça, jamais. Plutôt mourir que faire ce que vous nous dites. Il fut fusillé avec d’autres et l’on retrouva son cadavre le long de la route de Sierrapando. 

Béatifié en 2017, Isaac Carrascal Mozo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 octobre.

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 18:43

Herminio Motos Torrecillas
1877-1936

Né le 9 et baptisé le 10 décembre 1877 à María (Almería), Herminio se prépara au sacerdoce au séminaire d’Almería. 

Il fut ordonné prêtre en 1901.

Il desservit les paroisses de María, de Saint-Sébastien d’Almería, de Vera. Au moment d’être nommé à Vera, il avait demandé : Envoyez-moi là où il y a un malade à assister, une personne triste à consoler, un pauvre à secourir. Dieu l’exauça en envoyant là une grave épidémie qui fit des morts ; il s’occupa tellement bien des malades, qu’il en reçut la croix-d’or de la Croix-Rouge espagnole, ainsi que plusieurs distinctions municipales.

En 1912, il revint à son pays, comme curé-archiprêtre. Il allait y rester presqu’un quart de siècle.

Une de ses grandes préoccupations était la question sociale : le travail et la condition des ouvriers. Il fonda un Syndicat Agricole Catholique et une petite fabrique d’espadrilles.

Dès janvier 1936, il sentit mûrir la révolte et put prédire à son évêque la persécution. Il ne se trompait pas : dès le 23 juillet, on le jetait hors de son presbytère et on l’expulsait même de María. On le retrouva dans une ferme proche où il se cachait et il déclara : J’ai offert ma vie pour le salut de mon pays. Et se mettant à genoux : Vous pouvez m’assassiner, je n’en peux plus ; mais je vous pardonne tous. 

Emmené dans un champ d’Alfahuara, il partagea se qu’il avait entre les miliciens et reçut la palme du martyre, le 13 octobre 1936.

Béatifié en 2017, Herminio Motos Torrecillas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 octobre.

 

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 18:42

Joan Puig Serra
1879-1936

Joan naquit le 20 juillet 1879 à Sant Martí de Centelles (Barcelone) ; cette date allait être tristement historique, dans la mesure où un demi-siècle plus tard elle marquerait le début de la guerre civile et d’une atroce persécution dans le pays.

Joan commença le séminaire de Vic, puis entra dans la Congrégation de S.Vincent de Paul (Vincentiens) en 1899 à Madrid. Des études, il n’en avait pas fait beaucoup, mais il se mit avec ardeur au travail et fut ordonné prêtre en 1907.

A l’école apostolique de Bellpuig il fut professeur d’espagnol, de catalan, de grec, de géographie et d’histoire naturelle ; il prêcha à Maiorque et en Catalogne, dans le diocèse de La Seo de Urgel ; il fut directeur de la maison de Rialp, avant de l’être à Figueras en 1932.

Très dévôt du Sacré-Cœur, il l’était aussi de la Sainte Vierge et de S.Vincent de Paul, dont il publia des images avec une neuvaine.

Le père Joan répétait naïvement que, n’ayant jamais fait de mal à personne, on ne lui ferait jamais rien de mal à lui non plus, mais il se trompait. Le 19 juillet (veille de son anniversaire), la révolution éclata alors que toute la communauté - sauf lui et un autre - s’étaient rendue à Palma pour le centenaire de la fondation de la maison. Le p.Joan tenta de se réfugier chez les Filles de la Charité, mais il fut trahi par un milicien qui le connaissait. On l’y arrêta le 5 août 1936 dans la soirée et on l’emmena dans le vieux château de Figueras.

Il y resta jusqu’au treize octobre, dans une cellule du sous-sol qu’il partageait avec un prisonnier de droit commun ; ce dernier, peu à peu, changea d’attitude jusqu’à demander pardon pour sa mauvaise conduite. La nourriture du Père lui était portée par des amis, de la part des bonnes Religieuses. Des gens venaient le voir ; il les exhortait à pardonner aux ennemis. Les derniers temps de sa vie, il répétait souvent : Nous devons toujours nous préparer à mourir.

Au soir du 13 octobre 1936, des miliciens firent irruption dans le château, ouvrirent les portes des cellules et tirèrent sur tous les prisonniers. Outre le p.Joan, se trouvaient là aussi huit autres prêtres et quatre laïques, mais ces derniers ne se trouvent pas dans la même cause de béatification que le père Joan.

Béatifié en 2017, Joan Puig Serra sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 octobre.

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 21:35

Bartolomé Caparrós García
1872-1936

Né le 27 février 1872 à Vera (Almería), il fut baptisé le lendemain.

Entré au séminaire diocésain, il fut ordonné prêtre en 1895. Il eut neuf postes successifs : Albox, Pocicas, Olula del Río, Serón, Albox, Gádot pendant huit ans (1912-1920), Garrucha, Arboleas, enfin et de nouveau à Albox.

Très marial, il s’employa à faire couronner canoniquement la Vierge de Saliente, dont il fit restaurer le sanctuaire ainsi que le presbytère. Un tel rite comporte des démarches auprès de l’autorité diocésaire d’abord, pour reconnaître l’authenticité des miracles qui se sont produits à cet endroit, puis auprès des instances vaticanes, qui procèdent encore à d’autres enquêtes. Il y faut de la patience.

Il était haï des laïcistes. Dès le début de la révolution de juillet 1936, il eut à peine le temps de consommer les Hosties, qu’on venait l’arrêter le 26 juillet. On l’obligea à se déshabiller. On le laissa aller à Fiñana, où on l’arrêta pour de bon et on le conduisit à la prison d’Almería. 

Après maintes tortures dans la prison, il fut martyrisé le 12 octobre 1936 au cimetière d’Almería.

Béatifié en 2017, Bartolomé Caparrós García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

 

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 21:34

Joan Codinach Espinalt
1872-1936

Né et baptisé le 28 mai 1872 à Mura (Barcelone), il avait pour parents José, un fabricant, et Antonia.

Il éudia aux séminaires diocésains de Vic, puis de Barcelone pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1897. 

Il travailla dans les paroisses d’Esparraguera, Llobregat, Badalona, San Juan de Gracia ; mais l’activité paroissiale ne le satisfaisait pas : il s’orienta vers les missionnaires clarétains.

Il fit un noviciat à Cervera et la profession en 1907. On le nomma coadjuteur du maître des novices.

En 1908, il fit partie de la deuxième expédition de Pères clarétains pour la Colombie, qui quitta Barcelone en décembre. En Colombie, de Sabanilla à Barranquilla et Cartagena, on arriva à Quibdó en février 1909.

De cette expédition, plusieurs moururent de maladies contractées sur place ; d’autres partirent à temps. Le père Codinach revint en Espagne très malade, et le resta tout le reste de sa vie.

En 1912, il fut envoyé à la communauté clarétaine de Berga, comme bibliothécaire, puis à Vic en 1915. Il publia des homélies, des poésies, des traductions, qui furent publiées dans la revue catalane Le Messager du Cœur de Jésus ainsi que dans La Festa Santificada, sous le pseudonyme de Joan de Mura.

Le 20 juillet, il partit du couvent avec d’autres ; le 24, ils fuent reçus dans une ferme, où ils priaient chaque jour le rosaire.

Le 13 août, eut lieu une perquisition ordonnée par les révolutionnaires de Taradell, qui ordonnèrent aux Prêtres de ne pas bouger de là, sous peine d’entraîner la mort des propriétaires. Le 8 octobre, on vint les prendre pour la prison de Vic. 

On fusilla le père Joan au petit matin du 12 octobre 1936 le long de la route Vic-Barcelone, au niveau de Malla.

Béatifié en 2017, Joan Codinach Espinalt sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

 

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 21:33

Miquel Codina Ventayol
1909-1936

Né le 8 novembre 1909 à Artés (Barcelone), il fut baptisé le 12 novembre et confirmé à trois ans ; ses parents étaient Antonio, un maçon, et María ; il avait un frère.

En 1921, il entra au postulat des Pères Clarétains de Vic, y fit le noviciat, puis la profession en 1926. Il étudia la philosophie à Solsona, la théologie à Cervera. Il fut extrêmement brillant. Avant même d’être ordonné prêtre, il publia des recensions dans des revues spécialisées, Ilustración del Clero et Palaestra Latina.

Après son ordination (1934), il fut professeur à Cervera, où il enseigna l’Introduction à la Sainte Ecriture.

A la fin de l’année scolaire 1936, il vint à Barcelone pour d’autres recensions et pour des questions concernant la langue grecque. Le 18 juillet, il eut juste le temps de prendre le dernier train pour Vic.

Le 21, la communauté se dispersa et Miquel se réfugia chez un chanoine de la cathédrale, qui lui fournit des vêtements civils. Le 22, il rejoignit La Serra de Taradell, où il retrouva d’autres Clarétains. Deux ou trois fois, il réussit à trouver un laisser-passer pour Vic ; il y alla le 13 août : là, il rencontra son père, qui lui déconseilla formellement de retourner à Artés ; il revint à Taradell. Ce même jour, il y eut une perquisition, au cours de laquelle Miquel se déclara étudiant et professeur ; on le laissa, mais on déchira son laisser-passer et on lui donna l’ordre de ne pas sortir de là, sinon les propriétaires le paieraient, et on lui montra un révolver en lui demandant ironiquement : Vous savez à quoi ça sert ?

Le père Miquel eut l’imprudence, du moins l’audace, de demander à son frère d’intervenir auprès de la Generalidad et du comité de Taradell pour lui obtenir un laisser-passer ; il était toujours optimiste, mais c’est pour cela qu’on finit par savoir qui étaient ces gens qui vivaient à Taradell. 

Le 8 octobre, des miliciens de Vic arrivèrent et embarquèrent les pères Codinach et Codina et le frère Casals, en direction de la prison.

Le 12 octobre 1936 on les emmena tous les trois à Malla, au carrefour de la route Vic-Barcelone et de celle pour Manresa, où ils furent fusillés.

Béatifié en 2017, Miquel Codina Ventayol sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

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