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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 21:33

Josep Casals Badía
1891-1936

Né et baptisé le 8 février 1891 à Berga (Barcelone), Josep avait pour parents José et Antonia.

Il entra chez les Pères Clarétains de Cervera en 1910 et, après le noviciat, fit la profession comme frère convers en 1911.

C’est à Cervera qu’il passa presque toute sa vie religieuse. Dans cette grande communauté de plus de deux cents personnes, il accomplit sa mission de cuisinier et économe, chargé des provisions et des courses. En 1935, il passa à Vic.

Le 21 juillet 1936, il fut un des derniers à quitter la maison, juste après avoir caché l’image de la Très Sainte Vierge, et juste avant l’irruption des Rouges. Le 22 il s’occupa de fournir de quoi manger aux novices.

Le 23 il fut arrêté une première fois et conduit à la mairie, mais le maire le fit relâcher, avec la recommandation de ne pas circuler dans la rue.

Du 25 au 29 juillet, il fut envoyé par son Supérieur auprès de l’évêque qui se cachait par là.

Le 13 août, il rejoignit Le Vivet, où un autre Frère put lui obtenir un laisser-passer pour Berga, son pays natal. Il pensait partir le lendemain matin, mais il y eut une perquisition dans la nuit, et il reçut l’ordre de ne pas sortir de là où il se trouvait. Et on lui déchira son laisser-passer. Les jours passèrent.

Le 8 octobre, des miliciens de Vic arrivèrent : les Religieux étaient en train de prier le Rosaire avec la famille ; ils embarquèrent les pères Codinach et Codina et le frère Casals, en direction de la prison.

Le 11 octobre, la Generalidad annonça que le lendemain, 12 octobre, les comités cessaient, de sorte que celui de Vic s’occupa de «nettoyer» la prison.

Le 12 octobre 1936 au petit matin, on les emmena tous les trois sur la route Vic-Barcelone ; on retrouva le cadavre du Frère à hauteur de Manso Rosell, sur la route de Manlleu.

Béatifié en 2017, Josep Casals Badía sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 20:42

José María Ruano López
1888-1936

Né le 6 mai 1888 à Almería, il était le fils d’un humble ouvrier journalier. Ce dernier trouva un travail à l’Asile psychiatrique, tenu par les Filles de la Charité.

C’est par ces dernières que José fut gagné à la dévotion à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse et qu’il ressentit l’appel de Dieu.

Entré au séminaire diocésain en 1905, il fut ordonné prêtre en 1916.

Les paroisses de son activité sacerdotale furent Bayarque, Lucainena de las Torres, Bédar, Benahadux. Dans cette dernière localité, se trouvaient beaucoup d’ouvriers des mines de soufre, qui appartenaient aux partis de gauche. On molesta beaucoup le curé et son sacristain, en leur interdisant les processions, le son des cloches, en leur imposant des amendes, parfois même en les insultant à l’intérieur de l’église.

Don José fut arrêté dès le début de la persécution religieuse de l’été 1936. Chaque jour, on le soumettait à quelque torture. L’après-midi, on voulait lui extorquer des blasphèmes, lui faire répéter des chansons vulgaires, pour abattre sa résistance et sa volonté. Le 7 octobre, on le suspendit avec une corde autour du cou en lui infligeant une brutale flagellation. La passion de Notre-Seigneur recommençait…

Le 8 octobre 1936, on le jeta dans une voiture qui l’emmena sur la route de Murcia, à trois-cents mètres de Rioja. Sous les balles, il invoqua la Sainte Vierge.

Béatifié en 2017, José María Ruano López sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 8 octobre.

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 20:08

José Ruiz Berruezo
1901-1936

Né le 18 février 1901 à Vera (Almería), il fut baptisé six jours plus tard. Le prêtre qui le baptisa - Alfredo Almunia López, v. 18 octobre - eut l’inspiration, ce jour-là, de «prophétiser» que ce petit garçon serait prêtre. On va voir comment se réalisa cette prédiction.

Les parents tenaient un magasin de chapeaux. Ils éduquèrent saintement leurs deux enfants, Manuel et José.

Le Vendredi Saint de 1904, le petit José - qui avait trois ans - se mit à pleurer et demanda un mouchoir pour aller essuyer le sang de Jésus. Plus tard, quand on ne le voyait pas à la maison, il suffisait d’aller à l’église, où on le trouvait en contemplation.

En 1914, il entra au Petit séminaire d’Almería, puis passa au Grand et fut ordonné prêtre en 1925.

Devant accomplir le service militaire, il fut nommé aumônier et partit au Maroc. De retour en 1931, il fut nommé curé de Polopos, puis Líjar (1935).

L’été 1936, il prenait un peu de vacances à Vera dans sa famille, lorsqu’il fut détenu une première fois, puis relâché. On l’arrêta à nouveau le 8 août. La famille tenta d’intervenir, mais la réponse du gouverneur aux miliciens fut : Faites de lui ce que vous voulez, c’est un curé. On l’obligea à travailler dans les rues du pays, en le maltraitant, en le fouettant pour faire rire les passants. Jamais le Prêtre ne se plaignit.

Au petit matin du 4 octobre 1936, on l’attacha pour le conduire sur la route de Vera à Garrucha. Il se mit à genoux et bénit ses bourreaux. Ces derniers, cependant, ne surent pas viser juste ; avec une lame de couteau, ils s’amusèrent alors à lui écorcher la peau du crâne à l’endroit de la tonsure ecclésiastique. Le Prêtre leur demanda encore une grâce : de ne rien dire à sa mère. Pour l’achever, ils lui enfoncèrent le crâne avec une grosse pierre.

Béatifié en 2017, José Ruiz Berruezo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 4 octobre.

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 17:18

Manuel Lucas Ibañez
1879-1936

Né le 11 juin 1879 à El Fondón (Almería), il fut baptisé trois jours plus tard.

Son frère aîné, Tristán, entra le premier au séminaire de Grenade ; il allait être ordonné diacre, quand il mourut du typhus. Manuel, en quelque sorte, prit sa place et fut ordonné prêtre en 1904.

Il fut nommé à Válor, Padules et Laujar ; en 1911, à Fuente Victoria et Benecid.

Son attention se portait à ses chers paroissiens paysans et les aidait volontiers dans leurs travaux ; on l’appelait le Curé-Ouvrier. A Noël, il n’hésitait pas à prélever sur son héritage de famille pour aider les plus pauvres.

Quand se déchaîna la persécution en 1936, on lui coupa toutes ses ressources, et même on l’expulsa de sa maison. Le 24 août, il mit en sécurité le Saint-Sacrement, à temps avant que son église fût incendiée, deux jours plus tard. Il put continuer de célébrer la Messe quotidienne chez les Dames Catéchistes de Fuente Victoria.

On l’arrêta une première fois ; en entrant dans la prison, il s’écria : Ave, María Purísima. Libéré quelques jours plus tard, il fut repris début octobre et conduit au bord du ravin des Caballos, à Berja. Il répétait des invocations à Notre-Dame des Anges, patronne du pays. Les bourreaux voulurent le forcer à blasphémer ; sur son refus, ils le jetèrent au sol, le torturèrent et le castrèrent, avant de le fusiller.

Martyrisé le 3 octobre 1936 et béatifié en 2017, Manuel Lucas Ibañez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 3 octobre.

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 17:18

Eleuterio Castillo Gómez
1903-1936

Né le 18 octobre 1903 à Marmellar de Arriba (Burgos), il était le troisième des enfants de Santiago et Emiliana.

En 1915, il étudia à l’Ecole Apostolique des Lazaristes (Vincentiens) de Tardajos, puis à Madrid en 1919 pour le noviciat. Il étudia la philosophiei à Hortaleza (Madrid) et fit la profession en 1921. Il étudia la théologie à Cuenca et fut ordonné prêtre en 1928.

Il fut d’abord destiné au sanctuaire marial d’Orense en même temps que professeur au Petit séminaire. En 1933, il fut sous-directeur du séminaire vincentien de Madrid. En plus, il fréquenta l’université de Salamanque.

Il était petit de taille ; sa belle voix de ténor lui permettait de prêcher et de chanter fort bien, de sorte qu’on appréciait sa présence dans la liturgie. Une chose lui était fort désagréable : la duplicité ; par exemple, celle des ouvriers qui étaient de petits saints avec lui, et s’inscrivaient dans un parti de gauche…

Après les tristes élections du printemps 1936, on éloigna tous les jeunes étudiants d’Hortaleza à Burgos ; restaient les Religieux plus âgés. En juin, le p.Castillo célébra encore une Messe de Première Communion chez les Religieuses Salésiennes.

Le p.Castillo fut un des premiers arrêtés, le 21 juillet 1936. Il resta en prison à Madrid jusqu’au 22 août, lorsque la prison fut incendiée. Dans les premiers jours de septembre, son beau-frère, qui était garde civil, obtint sa libération et le reçut chez lui, mais comme un Comité révolutionnaire s’installa au même endroit, le Père dut s’enfuir dans une autre pension, où sa sœur Felisa venait lui rendre visite.

Le 22 septembre, des Milices Rouges vinrent arrêter le p.Castillo et le beau-frère. Le Père reconnut qu’il était prêtre et leur dit : Je ne vais pas avec vous, parce que vous n’avez aucune autorité ; j’irai à la Direction de Sécurité. La réponse, d’une vulgarité déconcertante fut : Tú lo que tienes es mucha caca, cuando no quieres venir, qu’on pourrait traduire : Toi (noter le tutoiement), si tu ne veux pas venir, tu ne seras qu’une grosse m… et ils le soulevèrent à deux pour l’emmener en «prison» - le couvent des Salésiennes, là où on l’avait vu en juin dernier. Felisa, elle, restait enfermée chez elle, avec ses quatre (ou six) enfants très jeunes.

Au petit matin du 3 octobre, ils firent sortir le p.Castillo et son beau-frère, les firent marcher jusque sous la fenêtre de Felisa, pour les assassiner.

Au moment d’être fusillé, le Père s’adressa aux bourreaux : N’oubliez pas que vous aussi vous mourrez, mais c’est nous qui serons vainqueurs.

Il allait avoir trente-trois ans.

Martyrisé le 3 octobre 1936 et béatifié en 2017, Eleuterio Castillo Gómez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 3 octobre.

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 21:13

Jesús Emilio Jaramillo Monsalve

1916-1989

Ce nouveau Jésus naquit le 14 février 1916 à Santo Domingo (Antioquia, Colombie).

Après ses études primaires, qu’il fit auprès de son curé, il entra à l’Institut des Missions Etrangères de Yarumal (IMEY), en 1929.

En 1936, il commença le noviciat dans le même Institut et, après les études de philoophie et de théologie, il fut ordonné prêtre en 1940.

Pour passer la licence de théologie, ne pouvant aller à Rome à cause de la guerre, il alla à Bogotá ; là-bas, il fut nommé aumônier de la prison des femmes.

En 1945, il allait être directeur spirituel au séminaire de Yarumal, mais il dut être maître des novices dans l’Institut IMEY. En 1950, on le nomma recteur du séminaire diocésain ; en 1956, il aura un successeur, et restera professeur ; en 1959, il fut nommé supérieur général de l’IMEY.

En 1962, il accompagna l’évêque au Concile Vatican II ; le Vatican le chargera d’examiner les problèmes de pays de mission en Afrique comme le Congo. En 1967, il fut sous-secrétaire de la Pastorale des Laîques pour la Conférence Episcopale de Colombie.

En 1970, il fut nommé Vicaire Apostolique de Arauca, et consacré évêque en 1971 ; quand Arauca fut érigé en diocèse, il en fut le premier évêque (1984). Sa devise épiscopale fut : Llega el Señor, Le Seigneur vient !

Dans ce nouveau diocèse, Mgr Jaramillo fut très actif. Il fonda des collèges pour susciter des vocations, pour former des ouvriers à l’idéal catholique, la coopérative COFAVI, l’hôpital de Saravena, qu’il plaça sous le patronage de Ricardo Pampuri (v. 1er mai).

Le 2 octobre 1989, il fut séquestré, torturé et assassiné par un comando de la guerilla.

Reconnu martyr, Mgr Jesús Emilio Jaramillo Monsalve fut béatifié en 2017 et sera commémoré le 2 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 21:12

José Fuentes Ballesteros

1885-1936

Né le 13 mai 1885 à Mojácar (Almería) et baptisé dès le lendemain, il était l’aîné de trois frères qui furent tous trois séminaristes ; Juan, cependant, mourut avant d’être ordonné prêtre.

Leur mère mourut quand ils étaient encore enfants ; c’est leur sœur aînée qui les «éleva».

Ayant étudié au séminaire diocésain d’Almería, José fut ordonné prêtre en 1909.

Il exerça le saint ministère à Turre, Filabres, Lubrín, où son jeune frère était curé.

Au moment de la persécution de l’été 1936, les deux frères durent se replier à leur pays natal, Mojácar, et trouvèrent un logement à Garrucha. Dénoncés et expulsés, il se réfugièrent dans une grotte. Là encore on les dénicha : les miliciens vinrent les déloger de là à coups de gourdins et les livrèrent au comité de Mojácar. Là, on les fit travailler jour et nuit à creuser une canalisation d’eau avec un pic. Ils avaient les mains en sang ;  une brave femme du pays vint les soigner.

Deux jours après, on fusilla les deux frères, José d’abord, puis Antonio.

Béatifié en 2017, José Fuentes Ballesteros sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 2 octobre.

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 21:11

Antonio Fuentes Ballesteros

1887-1936

Né le 2 novembre 1887 à Mojácar (Almería) et baptisé trois jours après, il était le deuxième de trois frères qui furent tous trois séminaristes ; Juan, cependant, mourut avant d’être ordonné prêtre.

Leur mère mourut quand ils étaient encore enfants ; c’est leur sœur aînée qui les «éleva».

Ayant étudié au séminaire diocésain d’Almería, Antonio fut ordonné prêtre en 1910.

Il passa la licence de théologie à Grenade, se mit dans les rangs de l’Union Apostolique Sacerdotale (1914) et exerça son ministère sacerdotal à Mojácar (1916), Bédar (1919), Lubrín (1927), où son frère aîné José le rejoignit.

Il vivait pauvrement, et trouvait encore le moyen d’aider les pauvres.

Au moment de la persécution de l’été 1936, les deux frères durent se replier à leur pays natal, Mojácar, et trouvèrent un logement à Garrucha. Dénoncés et expulsés, il se réfugièrent dans une grotte. Là encore on les dénicha : les miliciens vinrent les déloger de là à coups de gourdins et les livrèrent au comité de Mojácar. Là, on les fit travailler jour et nuit à creuser une canalisation d’eau avec un pic. Ils avaient les mains en sang ;  une brave femme du pays vint les soigner.

Deux jours après, on fusilla les deux frères ; d’abord don José, puis don Antonio. Quand ce dernier arriva à l’endroit où gisait son frère, il s’agenouilla, l’embrassa, et les bras grand ouverts il pardonna aux bourreaux.

C’était le 2 octobre 1936 à El Portazgo (Los Gallardos, Almería).

Béatifié en 2017, Antonio Fuentes Ballesteros sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 2 octobre.

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 20:33

Jean-Baptiste Fouque

1851-1926

 

Jean-Baptiste naquit le 19 septembre 1851 à Marseille (Bouches-du-Rhône), fils (unique ?) de Louis et Adèle Anne Remuzat, qui s’étaient mariés en octobre 1850.

Il étudia à l’école de Joseph-Marie Timon-David, un saint prêtre de l’époque.

En 1876, il fut ordonné prêtre.

Il ne sera jamais curé : il sera toujours vicaire à la paroisse d’Auriol jusqu’en 1885, puis à La Major jusqu’à sa mort. Mais il mit toute son énergie au service de la Charité.

En 1888, il inaugura une Maison d’accueil, La Sainte Famille, pour les jeunes filles, confiée plus tard aux Religieuses Dominicaines de la Présentation de Tours.

En 1891, il fut chargé par le vicaire général de s’occuper des plus abandonnés, des orphelins et, en 1892, il ouvrit le premier berceau de l’Enfance délaissée, devenue ensuite la Maison des Saints Anges Gardiens, confiée aux Filles de la Charité.

En 1901, la Sainte Famille fut rattachée à la Protection de la Jeune Fille ; l’Abbé constitua alors le Comité des Dames Patronnesses de la Maison d’accueil : Les Amies du Foyer.

En 1903, il créa un restaurant féminin et une maison d’accueil pour les domestiques et employées sans famille à Marseille.

La même année, il rouvrit l’ancien Pensionnat des Dames de la Doctrine Chrétienne, à l’origine du Cours Saint Thomas d’Aquin.

En 1905, il créa l’œuvre de la Salette-Montval, pour les femmes âgées de condition modeste (le nom de Salette évoque Notre-Dame de la Salette, vénérée dans ce domaine de Montval).

En 1913, il établit l’œuvre de l’Enfance coupable à Saint Tronc, confiée aux prêtres de Saint-Pierre-aux-Liens, en faveur des jeunes adolescents en difficulté ; l’établissement devint l’œuvre de l’Enfance délaissée, gérée par une Association d’Aide à l’Enfance. L’association prend en charge actuellement plusieurs centaines d’enfants de 2 à 21 ans, au sein de neuf établissements. Les responsables mentionnent dans leurs statuts que aucune situation d’échec n’est irrémédiable ; il y a pour tout jeune un avenir où il pourra exprimer toutes les potentialités qu’il a en lui.

En 1917, dans l’hôpital installé par les Américains, l’abbé Fouque accueillit les enfants provenant des régions dévastées par la guerre. En 1921, il inaugura l’Hôpital Saint-Joseph, un établissement initialement dédié aux malades nécessiteux. Pour maintenir la gratuité de cet hôpital, l’Abbé Fouque réunit autour de lui un groupe de familles marseillaises qui lui apportèrent les subventions nécessaires.

Toujours en 1921, il ouvrit le Château Saint-Ange, en faveur des jeunes handicapés.

Epuisé par un labeur constant et tout entier dédié à la charité, l’abbé Fouque mourut le 5 décembre 1926, à soixante-quinze ans. On l’a surnommé le saint Vincent de Paul de Marseille (sur s.Vincent de Paul, v. 27 septembre).

On écrivit de lui : L’abbé FOUQUE est connu de tous : des croyants qui fréquentent assidûment l’église de La Palud, comme des incroyants qui voient en lui un homme à la bonté exceptionnelle, des pauvres auxquels il a consacré la majeure partie de son activité, comme des riches sans lesquels il aurait difficilement pu mener à bien ses projets d’assistance.

Il fut béatifié en 2018 et sera commémoré dans le Martyrologe le 5 décembre.

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 16:35

Jesús Moreno Ruiz
1915-1936

Il naquit le 13 janvier 1915 à Osorno (Palencia), mais la famille déménagea à Santander. 

Ce jeune Jésus entra chez les Missionnaires du Sacré-Cœur à douze ans.

Il fit sa profession comme frère convers en 1934 et vivait à Canet de Mar, où il était cuisinier. Joyeux et taquin, il faisait la joie des élèves, qui venaient volontiers l’entourer près de ses fourneaux.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé à vingt-et-un ans le 29 septembre 1936 à Pont de Ser et béatifié en 2017, Jesús Moreno Ruiz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

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  • : Le blog de samuelephrem
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