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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

 

Francisco Remón Játiva

1890-1936

 

Francisco vit le jour le 22 septembre 1890 à Caudé (Teruel, Espagne) et reçut prophétiquement au baptême le nom de saint François d’Assise, qu’il allait suivre toute sa vie.

En 1906, à seize ans, il entra au nouveau couvent des Franciscains de Granollers, mais accomplit son noviciat à Assise, où il se rendit avec le jeune Alfonso López (voir au 3 août) et où il fit la profession comme Frère convers.

Son séjour à Assise fut interrompu seulement en 1909-1911, quand il fut à Costacciaro.

Il fit la première profession en 1912, la solennelle en 1916.

Il passa presque toute sa vie religieuse (1914-1935) à Assise, comme sacristain de la basilique Saint-François, où il avait un don particulier pour construire la crêche de Noël.

En 1935, il fut envoyé à Granollers (Barcelone), comme sacristain et comme portier, occasionnellement aussi comme quêteur.

Le 19 juillet 1936, il se réfugia chez des amis de Granollers, le lendemain, il passa au couvent où était resté son frère Buenaventura ; ce dernier lui conseilla d’aller dans une autre famille, non loin de la gare de Granollers : il y passa une journée dans la prière et le quasi-silence, disant seulement qu’il allait peut-être souffrir el martyre, mais qu’il n’en était pas digne.

Le 20 au soir, il apprit que le couvent était en flammes.

Quelques jours après, il voulut rejoindre un endroit plus sûr, mais fut arrêté dans la rue.

En prison, il fut sauvagement battu, au point qu’on lui causa une hémorragie interne. Le Comité fut bien contraint de le faire soigner à l’hôpital, pour qu’il fût au moins lucide (!) au moment où on lui aurait fait connaître la sentence.

Dans cet hôpital, il rencontra le bon père Dionisio Vicente Ramos, auquel il se confessa.

Le 31 juillet, on les fit monter tous les deux dans le camion-fantôme.

Originaire du même pays, c’est aussi en compagnie de ce père Dionisio que Francisco fut fusillé le 31 juillet 1936 à Granollers, et béatifié en 2001.

Note. On trouve parfois la date du 30 juillet, peut-être parce que ce martyre a pu avoir lieu dans la nuit du 30 au 31, un peu avant ou après minuit.

 

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

 

Pere Tarrés i Claret

1905-1950

 

Pere naquit le 30 mai 1905 à Manresa (Barcelona, Catalogne en Espagne).

Ses parents sont Francesc Tarrés Puigdellívol et Carme Claret Masats, des croyants très pratiquants. Avant Pere, il y a deux filles : Francisca et María.

Pere est baptisé le 4 juin ; il sera confirmé en 1910 et fera sa Première Communion en 1913.

A cause du travail du papa, qui est mécanicien, la famille se déplace plusieurs fois, à Badalona, à Mataró, à Barcelone, de nouveau à Manresa, où Pere fait ses études chez les pères Jésuites.

Pere est un garçon joyeux, ouvert, affectueux chez lui, amant de la nature, mais aussi contemplatif, poète à ses heures.

Il aide souvent la pharmacien Josep Balaguer, qui l’encourage à continuer ses études. Il obtient une bourse pour arriver jusqu’au baccalauréat, au collège Saint-Ignace, puis grâce à quelques médecins qui l’aiment bien, il fréquente la faculté de médecine à Barcelone. 

En 1921, il fréquente l’oratoire de saint Filippo Neri et, de 1922 à 1936, il est fils spirituel du père Jaume Serra. De plus, il est membre de la Fédération Jeunes Chrétiens, montrant un profond zèle apostolique. La Fédération, que nous appelons en France l’Action Catholique, exige de ses membres la prière, l’étude et l’action. Pere reçoit diverses charges dans cette Fédération : pour lui, le secret de la vie spirituelle, c’est la dévotion à la Sainte Eucharistie et l’amour filial envers la Mère de Dieu.

1925 est l’année de la mort de son père ; peu après sa mère reste invalide après un accident.

En 1927, en accord avec son directeur spirituel, il fait à Noël le vœu de chasteté, à Monistrol de Calders.

L’année 1928 est décisive : Pere a terminé le cycle de ses études de Médecine avec “mention extraordinaire”, et s’établit à Barcelone, où il ouvre avec un ami, Gerardo Manresa, un sanatorium sous le patronage de Notre-Dame-de-la-Merci.

 

Les deux sœurs de Pere entrent en religion chez les Sœurs Conceptionnistes.

La vie de Pere est empreinte de charité et de piété ; auprès des malades il est attentif, sans jamais perdre sa joie communicative.

En juillet 1936, il est en train de suivre les exercices spirituels à Monserrat, qui sont interrompus à cause du soulèvement national. Pere va courageusement demander aux autorités de protéger le monastère contre les exactions des manifestants.

Réfugié à Barcelone, il réussit à porter la Communion à ceux qui sont persécutés par les miliciens rouges, et échappe à une perquisition à son domicile.

En juin 1938, il doit s’enrôler comme médecin dans l’armée républicaine. Ce sera ses propres soldats qui demanderont de le promouvoir au grade de capitaine, tant il était courageux et dévoué pour eux.

Il prenait sur son temps libre pour étudier le latin et la philosophie, en vue de se préparer au sacerdoce, et ne perdait pas une occasion de manifester sa foi catholique.

En janvier 1939, il reprend ses activités médicales à Barcelone, ainsi que dans l’Action Catholique, et entre au séminaire de Barcelone en septembre.

Sa mère meurt en 1941 : c’est l’année où il reçoit les premières ordinations

 . Il est ordonné diacre, et enfin prêtre en 1942.

Il est vicaire à San Esteban de Sesrovires, puis l’évêque l’envoie faire sa licence de Théologie à l’université pontificale de Salamanque (1944).

Il est ensuite aumônier de l’Action Catholique : vice-directeur diocésain pour les jeunes, puis pour les jeunes filles de la paroisse de Saint Vincent de Sarriá, pour pour les Franciscaines de l’Immaculée Conception.

Ces multiples responsabilités ne lui ménagent pas les difficultés et les souffrances intérieures, qu’il domine par la charité, la prudence, la force intérieure. Comme il l’écrit dans son journal personnel, il est totalement immergé dans l’océan de l’apostolat, il en est profondément heureux.

Durant les vacances, il se rend au sanctuaire de la Vierge de Nuria (Gerona) à 2000 mètres d’altitude, où il reçoit de nombreux groupes de jeunes de l’Action Catholique.

Pere semble infatigable, et irremplaçable. A ses activités s’ajoutent successivement, de 1946 à 1949, l’assistance spirituelle à d’autres groupes : les oblats laïcs bénédictins (Monserrat), anciens chanteurs au monastère ; l’œuvre de la Visitation (pour l’assistance matérielle et spirituelle des malades pauvres) ; école catholique pour la formation sociale, de Barcelone ; confesseur au Séminaire ; délégué diocésain pour la Protection de la Femme ; hôpital des “Magdalenas”, où sont hospitalisées les femmes prostituées en phase terminale ; paroisse Saint-Anne de Barcelone.

En 1950, on lui diagnostique un lymphosarcome lymphoblastique. Il prend la nouvelle avec total abandon de soi à Dieu, offrant sa vie pour la sanctification des prêtres.

Il meurt dans sa propre clinique, le 31 août 1950.

Il sera béatifié en 2004.

 

 

 

1 L’Ordre de Notre-Dame de la Merci avait été fondé par saint Pedro Nolasco au XIIIe siècle. Saint Pedro Nolasco est fêté le 6 mai.

2 A l’époque, c’étaient la tonsure, puis les quatre Ordres mineurs (portier, lecteur, exorciste, acolyte), qui précédaient le Sous-Diaconat. Actuellement, ne sont conservés que les Ordres de lecteur et acolyte, précédant le Diaconat.

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

Pedro (Santiago) Vega Ponce

1902-1936

 

Il naquit le 26 juillet 1902 à Mayorga de Campos (Valladolid), fut baptisé le lendemain et confirmé en 1906.

De famille très pauvre, il dut travailler durement pour survivre, de sorte qu’il n’apprit pas même à lire.

Au contact avec les Dominicaines, il entendit l’appel de Dieu et demanda à être admis comme Frère convers à Corias, où il prit l’habit en 1935.

Au vote pour l’admettre à la profession, il fut admis à l’unanimité, mais la Providence avait préparé autre chose pour le Frère : les événements ne lui laissèrent pas le temps de faire cette profession.

Lors de la révolution de 1936, le frère Pedro fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit mille tortures et vexations, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936. 

Lui qui n’avait pas pu étudier comme les autres, fut cependant leur Compagnon de martyre et de gloire dans le Ciel.

 

Il fut béatifié en 2007.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola

1915-1936

 

Il naquit le 11 juillet 1915 à Abadiano (Biscaye), fut baptisé le jour même et confirmé en 1919.

Durant son enfance, il se distinguait des autres garçons par sa piété. Ayant rencontré des Religieuses dominicaines, il entendit l’appel de Dieu.

Il entra à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya (Santander) en 1927, mais n’était pas vraiment fait pour les études ; aussi demanda-t-il à être admis comme Frère convers et fit la profession en 1934, à Salamanque.

Il fut envoyé à Corias, où il s’occupa (entre autres) du four à pain.

Ce fut un Frère exemplaire.

Lors de la révolution de 1936, le frère Cristóbal fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit mille tortures et vexations, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936. 

 

Il fut béatifié en 2007.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

Isidro Ordóñez Díez

1909-1936

 

Il naquit le 15 mai 1909 à Campohermoso (León), fut baptisé le lendemain et confirmé en 1914.

Il entra à l’école apostolique de Corias en 1920, fit la profession en 1926, étudia la philosophie avant de passer à Salamanque pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1932.

La première Messe, il la célébra au sanctuaire de Notre-Dame de Montesclaros (Santander), en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet).

Il acheva les études à Salamanque et fut nommé maître des novices assistant, et sacristain.

Il fut professeur à Corias, où il enseigna le latin, la rhétorique et l’histoire.

Lors de la révolution de 1936, le père Isidro fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit mille tortures et vexations, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936. Son cadavre fut jeté dans un puits de mine.

 

Il fut béatifié en 2007.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

José María Palacio Montes

1901-1936

 

Il naquit le 9 novembre 1901 à Bimenes (Asturies), et fut baptisé le lendemain.

Très jeune orphelin de père, il fut aidé par son grand-père qui l’inscrivit à onze ans à l’école apostolique de Corias.

Là, l’adolescent entra au noviciat. Il fit la profession en 1917 et étudia la philosophie avant de passer à Salamanque pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1925.

Il obtint le grade de lector en théologie.

Il enseigna à Las Caldas de Besaya, avant de faire le service militaire à Larache en 1926.

Il fut professeur à Corias puis à Salamanque ; il publia un Enchiridion sur la propriété, et des articles variés dans les revues dominicaines.

On l’envoya se reposer à Corias, où le surprit la révolution.

Lors de la révolution de 1936, le père José fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit des tortures indescriptibles, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936.

 

Il fut béatifié en 2007.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

Miguel Menéndez García

1885-1936

 

Il naquit le 29 juin 1885 à San Julián de Quintana (Belmonte, Asturies), et baptisé le 1er juillet.

Ce futur pasteur commença par garder les troupeaux.

Orphelin de père à deux ans, il fut aidé par un oncle prêtre qui l’inscrivit à quatorze ans, comme externe, à l’école apostolique de Corias.

Là, l’adolescent comprit sa vocation et, cette fois-ci contre l’avis de l’oncle en question, entra au noviciat. Il fit la profession en 1902, étudia la philosophie à Padrón (La Coruña) et la théologie à Salamanque, et fut ordonné prêtre en 1909.

Il enseigna à Vergara pendant douze années, y laissant le souvenir d’un excellent professeur.

En 1923, il fut maître des novices à Corias puis à Salamanque ; en 1929, il fut recteur à Vergara jusqu’en 1935, année où il passa à Corias comme professeur.

Lors de la révolution de 1936, le père Miguel fut fait prisonnier dans le couvent même, où il souffrit des tortures indescriptibles, de même qu’à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres pères le 19 août.

Il fut martyrisé à El Pinar de Lada (Sama de Langreo) le 31 août 1936.

 

Il fut béatifié en 2007.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

Ramón Nonato

1204-1240

 

Ramón Nonato (= Raymond non-né) vint au monde à Portell (Catalogne), de sorte qu’on devrait l’appeler, en catalan, Ramon Nonat. 

Au moment de sa naissance, la maman mourut ; le pauvre papa, qui ne voulait pas perdre à la fois son épouse et son enfant, demanda à un membre de la famille d’ouvrir avec son poignard le ventre de la mère défunte pour accueillir le nouveau-né : aussi Ramón fut appelé  “non-né” : il était né par césarienne.

Ce papa si éprouvé mais au caractère bien trempé, était allié aux maisons de Foix et de Cardone.

Ramón reçut l’ordination sacerdotale en 1222, c’est-à-dire à dix-huit ans, ce qui semble très précoce, mais arrivait quelquefois. Aujourd’hui, ce serait impossible.

Bouleversé par la misère dont il entendait parler, en particulier par le sort pénible des captifs aux mains des Musulmans, il entra dans le récent Ordre de la Merci, dit “des Mercédaires”.

Cet ordre, fondé par Pedro Nolasco (v. 6 mai), venait en aide aux Chrétiens prisonniers des Musulmans et réduits à l’esclavage. La règle voulait qu’ils prissent la place des esclaves chrétiens et tinssent lieu d’otages tant que l’argent de la rançon ne pouvait pas être rassemblé.

C’est ainsi que Ramón se livra lui-même à Alger : il donna toute sa fortune pour racheter de nombreux captifs, et quand il n’eut plus rien, il se livra en échange de quelques captifs esclaves. Il fut traité sans ménagements. Malgré tout, il eut quelque possibilité de se déplacer : il en profita pour encourager et évangéliser ses compagnons d’infortune, et même pour catéchiser et baptiser quelques Musulmans, ce qui pour les disciples de Mahomet, constitue un crime. Il méritait l’horrible supplice du pal, mais ceux à qui il servait de caution intervinrent pour lui.

Les geôliers le “punirent” donc d’abord en le fouettant, puis en lui perçant les lèvres avec un fer rouge et en y mettant un cadenas qu’on n’ouvrait que pour lui donner à manger, et dont seul le gouverneur possédait la clé, ce qui semblerait vouloir dire que Ramón ne mangeait pas souvent.

Malgré cette situation pénible, Ramón aurait bien préféré rester sur place avec ses compagnons d’infortune, mais le fondateur de son ordre put réunir la somme exigée pour la libération, et lui demandait de revenir en Espagne : il obéit.

Peu de temps après, le pape Grégoire IX voulait lui faire rencontrer le roi de France, Louis IX, futur saint Louis (v. 25 août) en vue de les associer dans la prochaine croisade. 

Le pape le nomma aussi cardinal, et désirait le faire venir auprès de lui ; pour autant Ramón ne changea rien dans sa façon de vivre et de se vêtir. Mais il mourut près de Barcelone sans avoir pu aller à Rome. 

C’était le 31 août 1240, jour où on le commémore au Martyrologe.

Ramón fut canonisé en 1657.

En souvenir des circonstances de sa naissance, il a été invoqué par les femmes enceintes et par les sages-femmes.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

 

Pere Tarrés i Claret

1905-1950

 

Pere naquit le 30 mai 1905 à Manresa (Barcelona, Catalogne en Espagne).

 

Ses parents sont Francesc Tarrés Puigdellívol et Carme Claret Masats, des croyants très pratiquants. Avant Pere, il y a deux filles : Francisca et María.

 

Pere est baptisé le 4 juin ; il sera confirmé en 1910 et fera sa Première Communion en 1913.

 

A cause du travail du papa, qui est mécanicien, la famille se déplace plusieurs fois, à Badalona, à Mataró, à Barcelone, de nouveau à Manresa, où Pere fait ses études chez les pères Jésuites.

 

Pere est un garçon joyeux, ouvert, affectueux chez lui, amant de la nature, mais aussi contemplatif, poète à ses heures.

 

Il aide souvent la pharmacien Josep Balaguer, qui l’encourage à continuer ses études. Il obtient une bourse pour arriver jusqu’au baccalauréat, au collège Saint-Ignace, puis grâce à quelques médecins qui l’aiment bien, il fréquente la faculté de médecine à Barcelone.  

 

 

En 1921, il fréquente l’oratoire de saint Filippo Neri et, de 1922 à 1936, il est fils spirituel du père Jaume Serra. De plus, il est membre de la Fédération Jeunes Chrétiens, montrant un profond zèle apostolique. La Fédération, que nous appelons en France l’Action Catholique, exige de ses membres la prière, l’étude et l’action. Pere reçoit diverses charges dans cette Fédération : pour lui, le secret de la vie spirituelle, c’est la dévotion à la Sainte Eucharistie et l’amour filial envers la Mère de Dieu. 

 

1925 est l’année de la mort de son père ; peu après sa mère reste invalide après un accident. 

 

En 1927, en accord avec son directeur spirituel, il fait à Noël le vœu de chasteté, à Monistrol de Calders. 

 

L’année 1928 est décisive : Pere a terminé le cycle de ses études de Médecine avec “mention extraordinaire”, et s’établit à Barcelone, où il ouvre avec un ami, Gerardo Manresa, un sanatorium sous le patronage de Notre-Dame-de-la-Merci. (1) 

 

Les deux sœurs de Pere entrent en religion chez les Sœurs Conceptionnistes.

 

La vie de Pere est empreinte de charité et de piété ; auprès des malades il est attentif, sans jamais perdre sa joie communicative.

 

En juillet 1936, il est en train de suivre les exercices spirituels à Monserrat, qui sont interrompus à cause du soulèvement national. Pere va courageusement demander aux autorités de protéger le monastère contre les exactions des manifestants.

 

Réfugié à Barcelone, il réussit à porter la Communion à ceux qui sont persécutés par les miliciens rouges, et échappe à une perquisition à son domicile.

 

En juin 1938, il doit s’enrôler comme médecin dans l’armée républicaine. Ce sera ses propres soldats qui demanderont de le promouvoir au grade de capitaine, tant il était courageux et dévoué pour eux.

 

Il prenait sur son temps libre pour étudier le latin et la philosophie, en vue de se préparer au sacerdoce, et ne perdait pas une occasion de manifester sa foi catholique.

 

En janvier 1939, il reprend ses activités médicales à Barcelone, ainsi que dans l’Action Catholique, et entre au séminaire de Barcelone en septembre.

 

Sa mère meurt en 1941 : c’est l’année où il reçoit les premières ordinations (2). Il est ordonné diacre, et enfin prêtre en 1942.

 

Il est vicaire à San Esteban de Sesrovires, puis l’évêque l’envoie faire sa licence de Théologie à l’université pontificale de Salamanque (1944).

 

Il est ensuite aumônier de l’Action Catholique : vice-directeur diocésain pour les jeunes, puis pour les jeunes filles de la paroisse de Saint Vincent de Sarriá, pour pour les Franciscaines de l’Immaculée Conception.

 

Ces multiples responsabilités ne lui ménagent pas les difficultés et les souffrances intérieures, qu’il domine par la charité, la prudence, la force intérieure. Comme il l’écrit dans son journal personnel, il est totalement immergé dans l’océan de l’apostolat, il en est profondément heureux.

 

Durant les vacances, il se rend au sanctuaire de la Vierge de Nuria (Gerona) à 2000 mètres d’altitude, où il reçoit de nombreux groupes de jeunes de l’Action Catholique.

 

Pere semble infatigable, et irremplaçable. A ses activités s’ajoutent successivement, de 1946 à 1949, l’assistance spirituelle à d’autres groupes  : les oblats laïcs bénédictins (Monserrat), anciens chanteurs au monastère ; l’œuvre de la Visitation (pour l’assistance matérielle et spirituelle des malades pauvres) ; école catholique pour la formation sociale, de Barcelone ; confesseur au Séminaire ; délégué diocésain pour la Protection de la Femme ; hôpital des “Magdalenas”, où sont hospitalisées les femmes prostituées en phase terminale ; paroisse Saint-Anne de Barcelone.

En 1950, on lui diagnostique un lymphosarcome lymphoblastique. Il prend la nouvelle avec total abandon de soi à Dieu, offrant sa vie pour la sanctification des prêtres.

 

Il meurt dans sa propre clinique, le 31 août 1950.

 

Il sera béatifié en 2004.

 

(1)  L’Ordre de Notre-Dame de la Merci avait été fondé par saint Pedro Nolasco au XIIIe siècle. Saint Pedro Nolasco est fêté le 6 mai.

(2)  A l’époque, c’étaient la tonsure, puis les quatre Ordres mineurs (portier, lecteur, exorciste, acolyte), qui précédaient le Sous-Diaconat. Actuellement, ne sont conservés que les Ordres de lecteur et acolyte, précédant le Diaconat.

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 23:00

Joseph d’Arimathie
Nicodème
1er siècle

De ces deux saints personnages, l’Evangile n’est pas prolixe en détails.

Joseph était originaire d’Arimathie (Lc 23:51), ville de Judée qu’on a identifiée avec Ramatha, là où naquit le prophète Samuel.
D’après les indications fournies par les deux évangélistes Matthieu et Marc (Mt 27:57 et Mc 15:43), Joseph était un israélite fortuné, vertueux et juste, qui attendait sincèrement le royaume de Dieu. Il était membre du grand conseil, c’est-à-dire du Sanhédrin. 
Matthieu précise qu’il s’était fait disciple de Jésus. Mais il n’osait pas encore se déclarer comme tel. Toutefois, la mort de Jésus et toutes les circonstances douloureuses qui l’entourèrent, l’avaient profondément touché, de sorte que sa foi, son amour de la Vérité, lui inspirèrent l’acte courageux d’aller en personne trouver Pilate et lui demander de pouvoir ensevelir dignement Jésus.
Il s’était fait tailler un sépulcre dans le roc, non loin du Calvaire, mais ce sépulcre n’avait pas encore servi : c’est là que fut enseveli Jésus.
La certitude s’arrête ici. Qu’ensuite Joseph ait subi des vexations multiples de la part de ses coreligionnaires, n’a rien d’étonnant.
Un emprisonnement dans une tour sans fenêtres pour le faire mourir de faim, et dont il est délivré miraculeusement, un embarquement à destination de la Gaule, l’arrivée à Glastonbury en Angleterre, ne font pas partie des faits établis. D’autant plus que, une fois en Angleterre, on le retrouve enseveli à Jérusalem, d’où il est transféré à Moyenmoutier au temps de Charlemagne.
Comme rien n’est impossible à Dieu, on ne va pas se moquer de ces gestes admirables, jusqu’à ce que Dieu nous aide à y voir plus clair.

Nicodème, lui, avant de participer avec Joseph d’Arimathie à la sépulture du Seigneur, apparaît au début de la vie publique de Jésus, dans un long entretien qu’il a avec le Christ de nuit, abordant le Christ par une véritable profession de foi : Rabbi, nous le savons, tu es un Maître qui vient de la part de Dieu : personne ne peut accomplir les signes que tu accomplis, si Dieu n’est avec lui (Jn 3:2). 
Cette belle phrase évoque ce que diront plus tard les gardes en réponse aux Pharisiens : Jamais homme n’a parlé comme cet homme (Jn 7:46). C’est précisément après cette altercation que Nicodème objecte à ses confrères : Notre loi condamne-t-elle un homme sans qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il fait ? (ibid. 51).
La première rencontre de Nicodème avec Jésus donne au Sauveur l’occasion de parler de la nouvelle naissance, par l’eau et par l’Esprit (Jn 3:5), avec cette promesse pleine de miséricorde : Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui (ibid. 17).
Pendant que les Apôtres se cachaient, Nicodème se retrouve avec Joseph d’Arimathie au moment de l’ensevelissement de Jésus. Nicodème apporte un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres (Jn 19:39), soit une bonne quinzaine de kilogrammes actuels !
Nicodème, à son tour, dut souffrir de la part des Juifs, pour son attachement et son dévouement envers le divin Crucifié.
Le prêtre Lucien, en 415, découvrit ses reliques avec celles de saint Étienne ; relatant les faits, il allègue que Nicodème avait été baptisé par les apôtres Pierre et Jean, puis maltraité et chassé par les Juifs ; qu’il aurait échappé à la mort grâce à Gamaliel, qui était son proche parent et qui le cacha dans son domaine de Caphargamala.

Tandis que ni Joseph d’Arimathie ni Nicodème ne font l’objet d’un culte particulier en Orient, ces deux personnages sont maintenant associés dans une même mémoire, au 31 août du Martyrologe.

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