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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 16:33

Antonio Martínez López
1891-1936

Né le 8 avril 1891 à Almería, il fut baptisé deux jours plus tard. Son père était professeur.

En 1914, il fut ordonné prêtre. Très cultivé et intelligent, il passa en 1922 la licence de théologie à Grenade. Il fut quelques années professeur au Grand séminaire.

Les paroisses où il exerça son apostolat furent Gérgal, Almería, Lucainena de las Torres, Garrucha, Gádor. En 1928, il fut nommé curé à Serón. Il devait aussi faire la classe aux enfants, puisque l’une d’elle, plus tard, affirma que les heures de classe avec don Antonio étaient très agréables.

En outre, il prit à sa charge trois sœurs et un cousin.

Lors de la révolution de l’été 1936, sa première réaction fut de mettre en sûreté le Saint-Sacrement. Les miliciens l’expulsèrent de son presbytère et l’empêchèrent aussi de regagner Almería. Il trouva une pension à Tíjola, avec ses parents et ses sœurs. 

Le 28 septembre, les miliciens vinrent l’arrêter pour l’emmener à Serón. Ils le firent passer par les rues pour bien le montrer et avertir la population. Arrivés au Polvorín , ils l’obligèrent à creuser sa tombe ; et comme les miliciens de Serón refusaient de le fusiller, ils appelèrent en renfort ceux de Caniles. Au moment où le Prêtre leva la main pour bénir les bourreaux, on le frappa jusqu’à lui casser le bras.

Martyrisé le 29 septembre 1936 et béatifié en 2017, Antonio Martínez López sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 16:33

Abundio Martín Rodríguez
1908-1936

Né le 14 avril 1908 à Villaescusa de Ecla (Burgos), il entra chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

Il étudia au séminaire de Canet de Mar, à Château-Gombert (Bouches-du-Rhône), Barcelone et Logroño.

Il fit la profession en 1925 et fut ordonné prêtre en 1931.

Il aurait toujours désiré partir en pays de missions, mais il appartenait à la communauté du séminaire de Canet de Mar (Barcelone).

C’était un bon organiste. Il s’occupait du chant des petits séminaristes.

La communauté de Canet de Mar était formée de huit prêtres, quatre convers et six novices ; dix jeunes postulants étaient arrivés depuis quelques jours. Ces Religieux s’occupaient d’un collège qui comptait une soixantaine d’élèves. Le Supérieur, Vicente Casas, avait quatre-vingt-cinq ans.

Dès les élections de février 1936, le climat était déjà lourd, mais au mois de juillet, ce fut la véritable guerre civile. Le 20 juillet, les parents vinrent chercher leurs enfants. Le 21, l’église centrale de la ville partait en fumée. Tous les Religieux durent se changer et mettre des habits civils, les pauvres enfants en pleuraient. Des miliciens ne tardèrent pas à arriver pour déloger toute la communauté. Les Religieux durent aller au Comité pour être enregistrés, tandis que leur maison était entièrement saccagée. On leur déclara que les enfants étaient désormais sous la responsabilité du Comité. C’est à cause de la présence des enfants que l’on ne fusilla pas tout de suite les Religieux.

Le 3 août, un parent d’un membre du Comité, vint les avertir qu’il était de leur intérêt de fuir au plus vite. C’est à ce moment que la communauté se scinda en deux, et que se constitua le groupe des sept Religieux, quatre prêtres et trois frères convers, dont Abundio était le plus âgé.

De cachette en cachette, ils marchèrent beaucoup, évitant les routes, plusieurs fois reçus fraternellement et plusieurs jours par des habitants, et arrivèrent enfin devant Begudá, d’où ils pouvaient rejoindre et passer la frontière en une journée. C’était le 28 septembre.

Dans la matinée, ils frappèrent à une maison où ils furent d’abord bien reçus. Ils demandèrent à prendre quelque chose de chaud et à pouvoir faire sécher leurs habits, car il pleuvait beaucoup et repartirent vers midi.

Il semble qu’ils aient demandé leur chemin justement à quelqu’un qui appartenait au Comité. Et c’est au début de l’après-midi qu’ils furent arrêtés. On les fit marcher jusqu’à S.Juan de les Fonts, où ils arrivèrent vers vingt-deux heures. 

Au matin du 29 septembre, le Comité de l’endroit informa celui de Canet de Mar sur leur «prise». On ordonna à des gens de l’endroit de leur préparer le petit-déjeuner, puis le déjeuner ; des membres du Comité qui les surveillaient, se moquaient d’eux : Mangez ! Ça ne vous servira à rien !

Vers seize heures, on fit sortir les Religieux, liés deux à deux, le dernier ayant les mains liées derrière le dos ; on réquisitionna un autobus, dont le chauffeur refusait de le conduire ; contraint de partir, il revint le soir et ne pouvait plus dormir après ce qu’il avait vu dans l’après-midi.

On partit jusqu’à un pont, le Pont de Ser, où l’on ordonna aux Religieux de se mettre de dos, mais l’un d’eux prit fortement la parole : Les peureux reçoivent les balles dans le dos ; mais nous ne sommes ni peureux ni criminels. Vous nous tuez parce que nous sommes Religieux. Vive… les balles tombèrent et l’on n’entendit pas la fin : …le Christ Roi ! 

A ces sept Martyrs, il faudrait honnêtement en ajouter un huitième, qui disparut totalement à un moment de leur fuite de Canet de Mar. Personne ne sut à quel moment, ni pourquoi ni comment. 

C’était le frère Román Heras de Arriba, né le 24 août 1914 à Velilla de Tarilonte, profès en 1931. Peut-être sera-t-il aussi nommé au Martyrologe, quoiqu’on n’ait jamais retrouvé son corps.

Martyrisé le 29 septembre 1936 à Pont de Ser (Serinyà, Girona) et béatifié en 2017, Abundio Martín Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain avec ses Compagnons au 29 septembre.

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 16:32

Antonio Arribas Hortigüela
1908-1936

Né le 29 avril 1908 à Cardeñadijo (Burgos), il entra chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

Il étudia au séminaire de Canet de Mar, à Château-Gombert (Bouches-du-Rhône), Barcelone et Logroño.

Il fit la profession en 1928 et fut ordonné prêtre en 1935.

Il appartenait à la communauté du séminaire de Canet de Mar (Barcelone), appelé La Pequeña Obra. C’était l’économe.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

C’est le père Antonio qui prit la parole au moment d’être fusillé : Les peureux reçoivent les balles dans le dos ; mais nous ne sommes ni peureux ni criminels. Vous nous tuez parce que nous sommes Religieux. Vive… les balles tombèrent et l’on n’entendit pas la fin : …le Christ Roi !

Martyrisé le 29 septembre 1936 à Pont de Ser (Serinyà, Girona) et béatifié en 2017, Antonio Arribas Hortigüela sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 16:31

José Vergara Echevarria
1908-1936

Né le 18 juin 1908 à Almándoz (Navarra), c’était un excellent joueur de pelote.

Admirateur de s.François Xavier (v. 3 décembre), il fit sa première profession en 1957  chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

Il fut ordonné prêtre en 1934, il était professeur au séminaire de Canet de Mar.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé le 29 septembre 1936 à Pont de Ser (Serinyá, Girona) et béatifié en 2017, José Vergara Echevarria sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembr.

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 16:31

Josep Oriol Isern Massó
1909-1936

Né le 16 juin 1909 à Vilanova i la Geltrú (Barcelone), il fit la profession en 1927 chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

Ordonné prêtre en 1933, il fut d’abord envoyé à Barcelone, puis à Canet de Mar pour enseigner.

En toute humilité, il se disait peu de chose. Il n’avait pas une bonne santé, mais savait souffrir sans se plaindre. 

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé le 29 septembre 1936 à Pont de Ser et béatifié en 2017, Josep Oriol Isern Massó sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 16:30

Gumersindo Gómez Rodrigo
1911-1936

Né le 15 octobre 1911 à Benuza (León), il entra chez les Missionnaires du Sacré-Cœur comme convers.

Il fit la profession en 1929, comme frère convers car il n’avait pas pu faire de bonnes études.

Ce jeune Frère, humble et serviable, appartenait à la communauté de Canet de Mar. Il s’occupait du jardin et des vaches.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé le 29 septembre 1936 et béatifié en 2017, Gumersindo Gómez Rodrigo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 16:29

José del Amo y del Amo
1916-1936

Né le 12 juin 1916 à Pumarejo de Tera (Zamora), il entra tout jeune encore chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

En 1934, il fit la profession comme frère convers. Il s’occupait du jardin et de la ferme.

Il était le plus jeune membre de la communauté de Canet de Mar : il avait vingt ans en 1936.

La fuite du groupe des Sept Martyrs de Canet de Mar est une véritable odyssée, résumée dans la notice du plus âgé d’entre eux, Abundio Martín Rodríguez.

Martyrisé le 29 septembre 1936 et béatifié en 2017, José del Amo y del Amo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 septembre.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 20:38

Andrés Casinello Barroeta
1886-1936

Né le 23 août 1886 à Almería, Andrés était d’une famille d’avocats. 

Il fut ingénieur des Mines et exerça son métier à Vera, Linares et Almería.

En 1914, il épousa Serafina Cortés Barroeta, qui mit au monde sept enfants, dont deux moururent en bas âges ; Andrés les appelait les Anges de la famille. 

Son inspiration chrétienne était d’abord le Saint-Sacrement : il fut le président de l’association de l’Adoration Nocturne à partir de 1924 jusqu’à sa mort ; il lisait la Sainte Ecriture et avait toujours son chapelet à la main. Les évêques l’appréciaient : Mgr Martínez Noval lui confia en particulier la réalisation du monument au Sacré-Cœur : cette statue de cinq mètres de haut avait été installée solennellement en 1930 ; elle fut détruite et même fusillée lors de la révolte de 1936.

On comprend qu’un homme comme Andrés fut une des victimes de choix de la persécution religieuse de 1936. Andrés fut arrêté chez lui le 13 août par des miliciens qui prétendaient l’inviter à faire quelques déclarations. Andrés les suivit tout simplement, sans même saluer son épouse qu’il pensait retrouver quelques minutes plus tard. Mais il ne revint pas.

On le fit passer dans la «prison» du couvent des Adoratrices, puis à bord du bateau-prison Astoy Mendi, d’où il fut conduit avec trois autres Compagnons Adorateurs (v. ce même jour, Rafaél Calatrava Ros, Adolfo Martínez Sáez et Jaime Calatrava Romero) à Pozo de Cantavieja (Tahal) pour y être fusillé, un mois après ses cinquante ans.

Martyrisé le 26 septembre 1936 et béatifié en 2017, Andrés Casinello Barroeta sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 septembre.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 20:37

Ginés Céspedes Gerez
1901-1936

Né le 12 octobre 1901 à Garrucha (Almería), il fut baptisé quatre jours plus tard.

Il entendit très tôt l’appel de Dieu et eut une affectueuse dévotion envers la Mère de Dieu.

Son père le destinait à bien autre chose, mais Ginés tint à devenir prêtre ; il entra au Petit séminaire d’Almería en 1913, passa au Grand et fut ordonné prêtre en 1924.

Ses études de séminaire furent très brillantes ; il écrivait dans le journal La Independencia.

Il exerça son ministère sacerdotal à Níjar, puis à Fernán-Pérez jusqu’à sa mort. S’il ne fut pas chanoince de la cathédrale, il fut archiprêtre de Níjar dès 1932.

Lors de la persécution de l’été 1936, il se cacha. Mais ses parents ayant été menacés par les miliciens, il alla se présenter spontanément le 26 août ; arrêté immédiatement, il fut conduit sur le bateau-prison Astoy Mendi.

On lui proposa la liberté s’il acceptait de renoncer à son sacerdoce et de s’enrôler dans la propagande anti-religieuse. Sa réponse franche et courageuse fut son arrêt de mort : Si je devais naître vingt fois, je serais toujours prêtre.

Martyrisé le 26 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal) et béatifié en 2017, Ginés Céspedes Gerez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 septembre.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 18:56

Rafaél Calatrava Ros
1881-1936

Né le 9 août 1881 à Almería, il fut reçu docteur en droit à Grenade. Avocat unanimement respecté de ses collègues, il fut surtout un grand Chrétien, en toute simplicité.

Pratiquant convaincu, il priait la Sainte Vierge, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (canonisée depuis peu, v. 30 septembre), et appartenait à l’association de l’Adoration Nocturne.

En 1911, il épousa Carmen Romero Martínez ; ils eurent onze enfants, dont Jaime, qui allait mourir martyr comme lui.

Ils furent quatre laïcs appartenant à cette même association eucharistique, qui furent arrêtés et immolés ensemble, avec le prêtre don Ginés Céspedes Gerez (v. 26 septembre : Andrés Casinello Barroeta, Adolfo Martínez Sáez et Jaime Calatrava Romero). Ils partagèrent la prison «chez les Adoratrices», un couvent réquisitionné pour être prison, et sur le bateau-prison Astoy Mendi.

Martyrisé le 26 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal) et béatifié en 2017, Rafaél Calatrava Ros sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 septembre. On trouve aussi la date du 25 septembre, qui semble contredire la présence de Jaime aux côté de son père jusqu’au bout.

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