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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 18:55

Adolfo Martínez Sáez
1898-1936

Né le 23 juillet 1898 à Alhabia (Almería), il grandit avec sa mère et ses frères aînés à Pechina, après la mort de son père. 

Ce fut d’abord un Chrétien au sens fort du mot, toujours doux, aimable, serviable.

Il suivit les cours de Magistère à Almería tout en travaillant pour gagner sa vie.

Il appartenait à l’association de l’Adoration Nocturne. Il épousa en 1929 Carmen Gázquez Ferrer, qui mit au monde leur fils unique, Adolfo lui aussi, et mourut peu de temps après.

A Almería il fonda avec son frère un excellent collège chrétien. Lors de la persécution de 1936, on lui demanda de retirer le Crucifix de l’établissement ; sa réponse claire et nette fut : Pour me séparer du Christ, il faut d’abord qu’on passe sur mon corps ! 

Il fut alors arrêté, envoyé à la «prison» du couvent des Adoratrices, puis sur le bateau-prison Astoy Mendi.

Martyrisé le 26 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal) et béatifié en 2017, Adolfo Martínez Sáez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 septembre.

 

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 18:54

Jaime Calatrava Romero
1913-1936

Né le 20 décembre 1913 à Grenade, Jaime avait pour père Rafaél Calatrava Ros (v. ce même jour).

Dévôt marial comme son père, il ne manqua jamais de s’arrêter au sanctuaire de Notre-Dame de la Mer à Almeria.

Après ses études ches les Frères des Ecoles Chrétiennes, il passa la licence de droit à Grenade ; avocat, il travailla avec son père.

Il faisait partie, comme son père, de l’association de l’Adoration Nocturne, de l’Action Catholique ; il fonda l’Association des Etudiants Catholiques.

Il tenta une expérience chez les Dominicains d’Almagro, mais sa vocation n’était pas là : il se maria en février 1936 avec Elvira Enciso Reynaldo. 

Il fut arrêté en même temps que son père mis en prison puis sur le bateau-prison Astoy Mendi, dont il partagea le martyre. En effet, quand on appela son père, il s’avança spontanément pour rester avec lui. On voulait l’en empêcher, mais il insista.

Son épouse était enceinte de leur unique fils, mais il ne put le connaître, car il reçut la palme du martyre, en même temps que son père, à Pozo de Cantavieja (Tahal) le 26 septembre 1936.

Béatifié en 2017, Jaime Calatrava Romero sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 septembre.

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 07:27

Josep Capdevila Portet
1890-1936

Né le 2 août 1890 à Vic (Barcelone), il était l’aîné des huit enfants de José, un manœuvre, et María Ángela.

Ayant perçu très tôt la vocation sacerdotale, il entra au séminaire de Vic en 1900 et, en 1903 passa au postulat des Pères Clarétains à Barbastro. Apparemment, il redoubla la Première. En 1905 il commença le noviciat, fit la profession l’année suivante, puis étudia la philosophie à Cervera, ainsi que la théologie, qu’il acheva à Alagón, et fut ordonné prêtre en 1914.

Prêtre, il fut envoyé à Cervera pour prêcher. En novembre 1915, il fit un voyage à Vic, pour la première Communion de ses deux petits frère et sœur, Pepito et Carmina, qu’il ne connaissait pas encore.

Puis il fut à Berga, San Felio de Guixols, Tarragone, Selva del Campo. En 1931, il fut consulteur à Vic et, en 1934, supérieur de la maison de Sallent.

Excellent prédicateur, il publia aussi quelques écrits de dévotion mariale.

Du 20 au 27 juillet 1936, fuyant la maison de Sallent qui était fouillée par les miliciens, il passa de cachette en cachette, dormant même à la belle étoile, jusqu’à arriver à la maison de ses parents à Vic. 

En fin d’après-midi du 24 septembre, une patrouille vint enlever le p.Josep. Il tenta d’abord de sauter par une fenêtre, mais on le voyait et il se rendit. Sa mère tenta de l’approcher : on la bouscula à terre d’un coup de poing. Quand Josep dit à sa mère Adieu, au Ciel, un milicien répondit : Il n’y a pas de Ciel, et le Prêtre : Pour vous, il n’y en aura pas si vous ne vous convertissez pas.

On conduisit le p.Josep à la mairie, puis en prison. Quand son père et sa sœur vinrent le voir, on ne le leur permit pas, et on leur dit qu’il n’avait besoin de rien. Evidemment…

A vingt-trois heures, on l’emmena sur la route entre Vic et Manlleu, où il fut fusillé, en même temps qu’un autre prêtre (lequel, faisant partie d’une autre liste de martyrs, n’a pas encore été béatifié).

Martyrisé le 25 septembre 1936 et béatifié en 2017, Josep Capdevila Portet sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 septembre.

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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 21:19

Ramón Roca Buscallà
1888-1936

Né le 15 mars 1888 à Alpens (Barcelone), il fut baptisé le lendemain et confirmé la même année, selon l’habitude de l’époque. Son père, Alfonso, était tailleur, sa mère s’appelait Mercedes. De leurs nombreux enfants, quatre furent de la congrégation des Missionnaires Clarétains : Ramón était l’aîné, Gonzalo était encore étudiant quand il mourut à vingt-six ans (1890-1916), Jaime fut aussi frère convers (1895-1980), le plus jeune, Alfonso, fut prêtre et mourut en Guinée Equatoriale (1897-1963). 

Ramón commença le noviciat en 1906 à Cervera, fit la profession l’année suivante et fut chargé de la couture : il avait appris le métier avec son père. Entre 1909 et 1930, il eut la même occupation à Solsona, puis revint à Cervera.

Les autorités civiles ayant donné l’ordre d’évacuer la maison, toute la communauté clarétaine de Cervera se dispersa le 21 juillet 1936.  Ramón fut un des derniers à partir, devant préparer pour chacun un habit laïc. En plus, avec un autre Convers, ils devaient accompagner les Religieux malades à l’hôpital ; pendant quelques jours, ils formèrent donc une petite communauté dans l’hôpital ; de cachette en cachette, Ramón rejoignit le 13 septembre Mas Claret, où il put enfin assister à une Messe et communier.

Il devait se cacher, puisqu’il n’avait pas l’autorisation de séjourner en cette localité ; il tenta de demander un visa pour rejoindre Barcelone, mais on le lui refusa.

Le 16 septembre, il rentrait à la maison avec son Compagnon, quand ils furent peut-être reconnus par quelqu’un qui les croisait. Le 18 on vint chercher le curé de Mas Claret, et en son absence on arrêta le frère Ramón ; on lui donna parole d’honneur qu’on ne lui ferait rien, mais il comprenait très bien ce qui lui arrivait. 

On lui fit subir un interrogatoire, puis on le fit passer par les rues jusqu’à la «prison» (un couvent de Religieuses réquisitionné), enfin on le conduisit à l’atelier de couture avant de le reconduire en prison, pour trois jours.

Le 24 septembre 1936, c’était la fête de Notre-Dame de la Merci. A un visiteur qu’il connaissait, le Frère dit : Aujourd’hui, je recevrai le martyre.

A vingt-trois heures trente de ce 24 septembre, on fit endosser à Ramón un habit neuf pour aller à Barcelone, mais on l’emmena au cimetière de Cervera. Du propre témoignage d’un milicien le Frère était très tranquille. Quand on lui dit de se mettre face au mur, il dit : On peut mourir aussi bien face au mur que dos au mur, et ajouta : Pour l’amour de Dieu, je vous pardonne tous. 

Martyrisé le 24 septembre 1936 et béatifié en 2017, Ramón Roca Buscallà sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 24 septembre.

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 17:17

Maurilio Tobar González
1869-1936

Maurilio naquit et fut baptisé le 14 septembre 1869 à Tardajos (Burgos), en la fête de la Sainte Croix. Ses parents s’appelaient Manuel et Gregoria. On retrouvera son aîné, Saturnino, martyrisé le 23 octobre.

Il étudia à Las Quintanillas avec un prêtre puis au sanctuaire des Miracles (Orense).

Entré en 1885 dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), il fit la profession en 1887 et reçut toute sa formation à leur maison centrale de Madrid, où il fut ordonné prêtre en 1893.

Après dix années passées au collège d’Alcorisa, il fut envoyé à Cuba : à Santiago comme Supérieur, à Guantánamo comme curé, à La Havane encore un an, puis revint en Espagne en 1919, avec une santé assez délabrée. Il resta quatre années à Madrid, sortant peu et pour prêcher des retraites ; il eut à s’occuper de la province de Valencia pendant dix ans ; enfin, il fut nommé supérieur de la maison madrilène de la rue Lope de Vega, non loin du noviciat des Filles de la Charité.

Ayant dû quitter cette maison par la force, il trouva accueil très fraternel chez sa cousine, Julia, où il put survivre avec le p.Ponciano Nieto et son frère, fr. Saturnino. Ils célébraient la Messe et pouvaient ainsi faire parvenir l’Eucharistie aux Religieuses.

Le 23 septembre 1936, juste à midi de ce jour-là, les révolutionnaires vinrent tambouriner à la porte ; le frère Saturnino étant absent, ils s’emparèrent du p.Maurilio et du p.Ponciano qui était avec lui, ainsi que de Julia, la cousine du p.Maurilio - et disparurent. On ne sait à quel endroit précis furent fusillés les deux prêtres, mais on demeure persuadé qu’ils furent martyrisés avec la cousine l’après-midi même de ce 23 septembre : les deux Prêtres parce qu’ils étaient prêtres, la cousine parce qu’elle les avait hébergés.

Il semble que la date du 29 octobre, parfois indiquée, soit une erreur.

Martyrisé le 23 septembre 1936 à Madrid et béatifié en 2017, Maurilio Tobar González sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 septembre.

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 17:16

Ponciano Nieto Asensio
1875-1936

Ponciano naquit le 9 mars 1875 à Valverde del Campo (Valladolid), d’Eustasio et Felicidad, qui le firent baptiser le 15 mars suivant. 

Il étudia à Medina de Rioseco et entra en 1890 dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) ; il fit la profession le 10 mars 1893 (le lendemain de ses dix-huit ans) et fut ordonné prêtre en 1899.

On l’envoya à Alcorisa et Limpias ; puis à Cuba et au Mexique. C’est à lui qu’on doit l’histoire de la Congrégation lazariste au Mexique.

De retour en Espagne (1920), il se fixa à la maison de la rue Lope de Vega (Madrid).

Outre ses occupations sacerdotales, le père Ponciano écrivait beaucoup, car il était très cultivé. Historien de valeur, il savait parler français et pouvait traduire l’hébreu et le grec, l’allemand, l’anglais et l’italien. C’est ainsi qu’il devint directeur des revues L’Immaculée de la Médaille Miraculeuse et Annales de la Congrégation de la Mission et des Filles de la Charité. En 1934 parut son ouvrage important : Histoire des Filles de la Charité.

Ayant dû quitter cette maison par la force, il trouva accueil très fraternel chez la cousine du p.Maurilio Tobar, Julia, où il put survivre avec le p.Maurilio et son frère, Saturnino. Ils célébraient la Messe et pouvaient ainsi faire parvenir l’Eucharistie aux Religieuses.

Le 23 septembre 1936, juste à midi de ce jour-là, les révolutionnaires vinrent tambouriner à la porte ; le frère Saturnino étant absent, ils s’emparèrent du p.Maurilio et du p.Ponciano ainsi que de Julia - et disparurent. On ne sait à quel endroit précis furent fusillés les deux prêtres, mais on demeure persuadé qu’ils furent martyrisés avec la cousine l’après-midi même de ce 23 septembre : les deux Prêtres parce qu’ils étaient prêtres, la cousine parce qu’elle les avait hébergés.

Il semble que la date du 29 octobre, parfois indiquée, soit une erreur.

Martyrisé le 23 septembre 1936 à Madrid et béatifié en 2017, Ponciano Nieto Asensio sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 septembre.

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 13:50

José Santos Ortega
1882-1936

Né le 18 septembre 1882 à Rabé de las Calzadas (Burgos), José avait deux jeunes frères et deux sœurs ; les trois frères devinrent prêtres vincentiens, les deux sœurs Filles de la Charité : José, Francisco, Saturnino, Rufina et Eustasia. 

José reçut sa première formation justement chez les Filles de la Charité de son pays, puis au collège des Pères Lazaristes (ou Vincentiens) de Tardajos.

Entré à son tour dans la Congrégation des Lazaristes, il fit le noviciat à Madrid (1899), étudia la philosophie à Hortaleza et la théologie à Madrid ; il fut ordonné prêtre en 1908.

Il fut d’abord sous-directeur du noviciat, puis exerça son talent de missionnaire à Badajoz (1914), Tardajos (1917), Oviedo (1927), où il fut économe du séminaire.

En 1931, il dut être hospitalisé en asile psychiatrique à Leganés pour une grave affection cérébrale, dont il put se remettre. Ensuite il fut affecté à la basilique de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, rue García de Paredes.

Le père José avait un talent pour travailler le bois : il savait se faire menuisier ou fabriquer des chapelets ; bon photographe à l’occasion.

En 1936, devant le danger de la persécution, le p.José se réfugia à Madrid chez une cousine. Cependant, la concierge lui demanda de partir au plus vite, parce que sa présence dérangeait et pouvait même compromettre les voisins. La cousine alors, avec son mari, accompagnèrent le p.José au Comité du quartier, sollicitant la permission de le garder, puisqu’il était de leur famille ; l’autorisation fut refusée, mais le président du Comité feignit de les aider en faisant conduire le Père à une pension, où un jeune milicien allait l’accompagner. Ce dernier était un certain Chicharro que nous allons retrouver par la suite. Le p.José lui donna cinquante pesetas.

Les gens acceptèrent de laisser entrer le Père et, pendant les deux mois où il fut avec eux, finirent par sympathiser avec lui. Le p.José fit le catéchisme aux enfants, leur apprit à lire, pria avec eux, fit de petits travaux de menuiserie ; il sortait peu, soit pour aller manger ailleurs, soit pour aller se confesser à un autre Père. 

Le fameux Chicharro revint le voir une fois - pour lui demander encore cinquante pesetas. Il revint encore le 23 septembre vers midi, mais cette fois c’était pour l’emmener : une voiture les attendait dans la rue. Le p.José se montrait naïvement très heureux de le revoir, tandis que l’autre lui dit qu’il fallait seulement aller signer une déclaration.

Ils se dirigèrent vers Hortaleza, en face du bâtiment des Ballesteros où ils descendirent. La voiture alla se garer un peu plus loin, on fit faire quelques pas au p.José, et il reçut une décharge.

Pour une fois, l’histoire ne s’arrête pas à la mort du Martyr. Au printemps de 1940, on appela vers vingt-deux heures deux Pères vincentiens à leur maison de Madrid, pour aller assister un condamné à mort. C’était le fameux Chicharro, qui se confessa et communia avant de mourir. En quittant la prison, il embrassa le prêtre qui était venu l’assister à cette heure ultime.

Martyrisé le 23 septembre 1936 et béatifié en 2017, José Santos Ortega sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:17

Modesto Allepuz Vera
1906-1936

Né le 5 avril 1906 à Cartagena (Murcia), il était marié et père de deux enfants très jeunes. Il était employé dans l’entreprise Contrataciones e Industrias.

Membre de l’Action catholique et Secrétaire de l’Association des Enfants de Marie, il était toujours aux côtés des deux autres Martyrs, Enrique Pedro Gonzálvez Andreu et José Ardil Lázaro dans la défense courageuse de la Religion Chrétienne.

Quand commença la révolution de 1936, il chercha à s’installer dans un pays un peu éloigné, espérant épargner à sa famille la furie des ennemis de Dieu.

Les trois Amis furent arrêtés à leur domicile à la fin du mois d’août 1936, mis en prison et condamnés à mort après un jugement plus que sommaire. Un des plus graves griefs qu’on reprocha au groupe, est qu’ils étaient toujours ensemble.

Peu avant de mourir, ils se confessèrent ; ils chantèrent l’antienne mariale Salve, Regina ainsi que l’hymne de l’Association, pardonnèrent aux responsables de leur mort et, en quittant la prison, serrèrent dans leurs bras les gardiens en signe de pardon. Puis ils dirent à un autre détenu, qui devint prêtre plus tard : Que notre sang ne soit pas inutile.

On les emmena au cimetière de Cartagena pour les fusiller. Au moment de mourir, ils se mirent au cou le 
ruban bleu et blanc de l’Association mariale, avec la Médaille Miraculeuse. On demanda à Modesto de se mettre face au mur, mais il répondit que ce n’était pas nécessaire. Il mourut en souriant.

Martyrisé le 22 septembre 1936 et béatifié en 2017, Modesto Allepuz Vera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

 

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:17

Enrique Pedro Gonzálvez Andreu
1910-1936

Né le 15 juillet 1910 à Cartagena (Murcia), il était clerc de notaire.

Membre de l’Action catholique et vice-président de l’Association des Enfants de Marie, il était toujours aux côtés des deux autres Martyrs, Modesto Allepuz Vera (v. plus haut) et José Ardil Lázaro dans la défense de la Religion Chrétienne.

Au moment de la révolution et de la persécution de l’été 1936, il se cacha d’abord chez des parents, mais en apprenant qu’on avait menacé sa mère, il se livra spontanément.

On a dit qu’au moment de mourir, iles trois Amis se mirent au cou le ruban de l’Association mariale, avec la Médaille Miraculeuse : la balle meurtrière qui tua Enrique traversa cette Médaille.

Martyrisé le 22 septembre 1936 et béatifié en 2017, Enrique Pedro Gonzálvez Andreu sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:15

Diego Morata Cano
1881-1936

Né le 29 mars 1881 à Vera (Almería), il avait pour père un humble cordonnier et pour mère une femme de ménage.

Diego aussi dut travailler comme domestique, tout en fréquentant le collège, avant d’entrer en 1891 au Grand séminaire. Ses études furent brillantes et, après avoir été ordonné prêtre en 1903, il passa la licence de théologie à Grenade.

Ce fut un prêtre extraordinairement actif. Il fut d’abord vicaire à Almería, où il fonda une petite école pour enseigner l’Evangile. En 1909, il fut curé de Bédar, où son zèle pour assister les victimes d’une épidémie de typhus fut récompensé officiellement. Par la suite, il eut diverses responsabilités importantes dans Almería même et fut nommé chanoine de la cathédrale en 1929, en même temps qu’il était l’aumônier de Religieuses.

Il fut arrêté dès le 1.août 1936 et si maltraité, qu’on dut l’envoyer à l’hôpital. Il avait refusé énergiquement de blasphémer, de sorte qu’on lui avait annoncé que, le jour où il sortirait de l’hôpital, on le ferait passer en jugement. L’infirmier tenta de lui prolonger son traitement pour le sauver, mais don Diego le «rassura» en lui affirmant qu’il se confiait au Bon Dieu.

Le lendemain de sa sortie, on le rencontra en train de prier le chapelet ; il reçut une première balle dans l’épaule, puis une dans la tête. Don Diego eut le temps de crier : Reine des Martyrs ! Seigneur, c’est pour Toi et je leur pardonne ! Ils ne savent pas ce qu’ils font ! (cf. Lc 23:34).

Ceux qui l’avaient abattu étaient vraiment acharnés. En arrivant au cimetière où ils le traînaient, ils l’insultaient encore : Allez, Morata, si je n’ai pas pu te tuer avant, je le fais maintenant ! Et au petit matin, ils racontaient : Plus on lui tirait dessus, plus il criait Vive le Christ Roi, cette canaille ! Au lieu de crier grâce, il nous pardonnait ! Et si on ne lui avait pas tiré dans la bouche, il ne se serait pas arrêté de crier.

Martyrisé le 22 septembre 1936 et béatifié en 2017, Diego Morata Cano sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

 

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