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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:42

Pere Sadurní Raventós

1883-1936

 

Pere (Pierre) vit le jour le 22 avril 1883 à Vilanova i La Geltrú (Barcelone, Espagne).

Après avoir fréquenté le collège des Fils de la Sainte-Famille à Reus, il entra dans l’Institut en 1886, fit la première profession en 1900, la solennelle en 1903.

Il reçut les Ordres mineurs sur une période assez longue, sans qu’on en donne d’explication : maladie ? crise ? autres études ?

Ordonné prêtre en 1914, il fut toujours professeur de sciences, se montrant à la fois excellent professeur et pédagogue ; non seulement il enseignait, mais il communiquait aux élèves l’amour de l’étude. Il était au courant des dernières avancées de la science, et ses élèves l’interrogeaient volontiers.

Il enseigna presque toute sa vie au collège de Vilafranca del Penedés.

En 1936, le père Sadurní se trouvait au collège de Tremp, dont le père Juan Cuscó était supérieur. Au mois de juillet, les autorités obligèrent toute la communauté à évacuer le collège, qui fut transformé en hôpital. Le père Sadurní et le père Juan se réfugièrent dans un hôtel de Barcelone et, au début du mois d’août, voulurent rejoindre Esterri d’Aneu, dans l’espoir de passer en France, puis en Italie pour rejoindre Rome. Ils étaient avec un petit groupe d’autres personnes.

Après plusieurs heures, ils arrivèrent à Alós d’Isil, mais là les deux Pères durent faire une pause pour se reposer de leur longue marche à pied, laissant partir le reste du groupe.

C’est à ce moment qu’ils furent arrêtés par des miliciens qui les remirent au Comité d’Esterri d’Aneu ; de là, ils furent conduits à la prison de Lleida, où se trouvaient déjà quelque huit cents détenus.

Dans la nuit du 20 au 21 août 1936, les révolutionnaires firent sortir de cette prison plus de soixante-dix prêtres et religieux, dont nos deux pères, Juan et Pere, qui furent fusillés contre le mur du cimetière.

Le long du trajet, ils chantaient le Credo et le Salve Regina, acclamaient le Christ Roi.

Une fois fusillés et tombés dans la fosse commune au cri des hourras révolutionnaires, on les brûla à la chaux vive, pour libérer de la place pour les suivants.

Les deux pères, Juan et Pere, furent béatifiés en 2013.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:41

Juan Cuscó Oliver

1872-1936

 

Juan vit le jour le 6 mai 1872 à La Granada (Barcelone, Espagne), le jour où l’on fêtait alors le martyre de saint Jean Evangéliste devant la Porte Latine à Rome, ce qui explique le prénom qu’on lui donna au baptême. Ses parents étaient d’humbles ouvriers, qui eurent onze enfants.

Après avoir fréquenté le collège à Vilafranca del Penedès, il entra en 1891 dans l’Institut des Fils de la Sainte-Famille, commença le noviciat en 1892 et fit la première profession en 1894, la solennelle en 1897.

Ordonné prêtre en 1899, il reçut la responsabilité de l’éducation des enfants et des jeunes, dans différents établissements.

En 1936, le père Juan était supérieur à Tremp. Au mois de juillet, les autorités obligèrent toute la communauté à évacuer le collège, qui fut transformé en hôpital. Avec le père Saturní, le père Juan se réfugia dans un hôtel de Barcelone et, au début du mois d’août, ils voulurent rejoindre Esterrid’Aneu, dans l’espoir de passer en France, puis en Italie pour rejoindre Rome. Ils étaient avec un petit groupe d’autres personnes.

Après plusieurs heures, ils arrivèrent à Alós d’Isil, mais là les deux Pères durent faire une pause pour se reposer de leur longue marche à pied, laissant partir le reste du groupe.

C’est à ce moment qu’ils furent arrêtés par des miliciens qui les remirent au Comité d’Esterri d’Aneu ; de là, ils furent conduits à la prison de Lleida, où se trouvaient déjà quelque huit cents détenus.

Dans la nuit du 20 au 21 août 1936, les révolutionnaires firent sortir de cette prison plus de soixante-dix prêtres et religieux, dont nos deux pères, Juan et Saturní, qu’on devait en principe conduire à Barcelone ; en réalité, ils furent fusillés contre le mur du cimetière de Lleida.

Le long du trajet, ils chantaient le Credo et le Salve Regina, acclamaient le Christ Roi.

Une fois fusillés et tombés dans la fosse commune, on les brûla à la chaux vive, pour libérer de la place pour les suivants.

Les deux pères, Juan et Saturní, furent béatifiés en 2013.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:11

 

Luis Urbano Lanaspa

1882-1936

 

Né le 3 juin 1882 à Saragosse, il fréquenta les Piaristes de Saragosse, puis entra au Petit séminaire à quatorze ans, pour les études de philosophie.

En même temps, il fut sacristain chez les Dominicaines de Santa Inés.

En 1898, il prit l’habit des Dominicains à Padrón (La Coruña), puis fut envoyé aux couvents de Corias (Asturies) et San Esteban (Salamanque).

En 1906 il fut ordonné prêtre.

En même temps que ses études de théologie, il compléta sa science en devenant docteur ès sciences physiques à l’université de Madrid.

En 1912, chargé de restaurer la province d’Aragon, il s’installa à Valencia, où l’on put apprécier ses qualités de prédicateur, de professeur, de directeur des âmes, d’écrivain, et soutien des pauvres et des ouvriers.

Le voilà envoyé au Chili, au Pérou et en Equateur, comme Prédicateur Général de l’Ordre, avec le titre de Prédicateur de Sa Majesté.

Il reçut le titre de Maître en Théologie, il écrivit des articles où il préconisait saint Dominique comme modèle à suivre pour l’œcuménisme ; il fut à l’origine du collège Saint Joachim et de la Polyclinique Saint Vincent Ferrer.

Le père Urbano forma toute une génération de jeunes dominicains, enthousiastes de son enseignement et de ses qualités personnelles.

Revenu en Espagne, il ne se faisait aucune illusion sur le sort qui pouvait l’attendre, devant la montée de l’anti-cléricalisme ambiant.

Le 19 juillet 1936, il alla se réfugier chez des amis de l’Ordre. Le 23 juillet, il reçut les premières menaces.

Le 21 août au matin, il fut arrêté.

Après avoir tout donné, il reçut peu de récompense de ceux qu’il avait aidés, mais reçut la récompense divine : le martyre, qu’il subit le soir de ce même 21 août 1936, non loin de Cruz de Término (Valencia), où il reçut plusieurs balles.

Le père Urbano Lanaspa fut béatifié en 2001.

 

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

Giuse Ɖặng Ɖình Văn Viên

1787-1838

 

Giuse (Joseph) Ɖặng Văn Viên vit le jour vers 1787 à Tiên Chu (Hưng Yên, Vietnam), de parents très croyants.

Ce fut un prêtre du vicariat du Tonkin oriental. Il fut ordonné prêtre en 1824 et travailla avec ardeur parmi ses concitoyens, pendant quatorze ans.

Longtemps recherché, il fut arrêté le 1er août 1838, jour de l’exécution du père Đaminh Nguyện Văn Hạnh et de l’abbé Bênadô Võ Văn Duê. Il refusa énergiquement de faire connaître la cachette du père Hermosilla, que l’on poursuivait également.

Jugé le 3 août, il fut condamné à mort. 

L’exécution avait été programmée pour le 21 août. Au moment du supplice, le mandarin lui déclara :

Nous savons que vous ne méritez pas la mort et nous voudrions pouvoir vous sauver ; mais les ordres du roi ne permettent pas de le faire ; pardonnez-nous donc si nous sommes obligés de vous ôter la vie et ne nous imputez pas cette faute.

Le père Giuse Ɖặng Văn Viên fut décapité à Bảy Mẫu (Hanoi) le 21 août 1838, béatifié en 1900, et canonisé en 1988, cent-cinquante ans après sa mort.

Une fête commune célèbre tous les Martyrs du Vietnam, le 24 novembre.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

Jan Zembol

1905-1942

 

Il vit le jour le 7 septembre 1905 à Łętownia (Małopolskie, Pologne), troisième des dix (ou treize ?) enfants de Franciscek et Anna Radoniów.

Après l’école locale, il entra chez les Frères Mineurs Franciscains à Lviv comme Frère Convers en 1922, et y prit le nom de Brunon (Bruno).

Il fut envoyé en plusieurs couvents : Przemyśl, Stopnicy, Kęty, Włocław, Cracovie, Lviv, où on lui confia les charges de cuisinier, de quêteur, de jardinier et d’organiste.

Il fit la profession solennelle en 1932.

A partir de 1933, il fut à Sądowej Wiszna et, à partir de 1937 à Chełm.

Lors du déclenchement de la guerre, il fut arrêté le 19 septembre 1939 et emprisonné au château de Lublin, avant d’être redirigé vers Sachsenhausen le 20 juin 1940, et à Dachau en décembre 1940.

En mars 1942, les autorités du camp le «punirent» en le jetant dans un bassin d’eau glacée ; il ne s’en remit pas.

Ses camarades de détention le surnommèrent ange de patience et de bonté.

A la suite des pénibles conditions de détention, il décéda le 21 août 1942 à Dachau (Allemagne).

Le Frère Bruno a été béatifié en 1999.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

Vidal García García

1916-1937

 

Vidal était né le 7 février 1916 à Cuadros (León, Espagne), benjamin des enfants de Cipriano et Saturnina, qui le firent ondoyer le jour-même par sa tante, car on craignait qu’il ne vivrait pas. Le Baptême lui donna et la grâce surnaturelle et la vie naturelle. Il fut confirmé en 1917.

A l’école comme au catéchisme paroissial, il fut montré comme modèle à ses camarades ; de ses frères et sœurs, il fut le plus attiré par l’étude.

Le jeune garçon avait un grand frère chez les Maristes : il entra à son tour au collège de Venta de Baños (Palencia) en 1928 ; il y fut si bon élève, qu’on l’envoya terminer ses études secondaires à Blancotte (Haute-Garonne, France) pour y apprendre le français.

En 1934 il commença le noviciat à Tuy ; il y reçut l’habit et le nom de Jorge Camilo ; un an après, il faisait les premiers vœux.

Sa première étape d’enseignement fut Madrid et devait être l’unique.

Le Frère Jorge Camilo n’eut pas le temps de faire sa profession solennelle : Dieu allait lui accorder une grâce plus glorieuse encore : le martyre.

Le 20 juillet 1936, quand éclata la révolution, le Frère Jorge se trouvait alité, malade du typhus. Sans pitié, les miliciens l’obligèrent à se lever et l’emmenèrent à la prison Modelo. En novembre, on le déplaça à celle de Porlier.

Début 1937, le Frère passa en jugement et fut laissé en liberté. Mais où aller ? Il commença par porter une lettre d’un codétenu à sa mère, laquelle alors le reçut comme son fils. Mais peu après, on le réquisitionna : il se retrouva prisonnier dans l’ancien collège des Pères Pauliniens à Hortaleza (Madrid) et engagé dans un bataillon de la Brigade Líster. C’est là que ses chefs se rendirent compte qu’il était Religieux et l’assassinèrent en exemple pour les autres dans la cour de cette prison. 

C’était le 21 août. Jorge avait vingt ans.

Il fut béatifié en 2013.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

 

Luis Urbano Lanaspa

1882-1936

 

 

 

Il naît le 3 juin 1882 et fait ses premières études chez les Pères des Ecoles Pies à Saragosse. A quatorze ans, il entre au Séminaire pour commencer ses études de philosophie, tout en étant sacristain dans l’église Sainte Agnès, tenue par les sœurs dominicaines.

 

Il prend l’habit dominicain le 30 octobre 1898 à Padrón (La Coruña) et étudie dans les couvents de Corias (Asturies) et Saint Etienne de Salamanque. Il sera ordonné prêtre le 22 septembre 1906.

 

En même temps que ses études théologiques, il poursuit celles des Sciences Physiques, et obtient le doctorat à l’université de Madrid.

 

En 1912, pour restaurer la Province d’Aragon, il vient à Valencia, où il déploie son activité avec la plus grande compétence, comme prédicateur, professeur, écrivain, directeur spirituel et promoteur des œuvres sociales.

 

Il s’embarque pour Santiago de Chili, pour le Pérou et l’Equateur pour être aux côtés du Légat pontifical, le Cardinal Juan Bautista Benlloch y Vivó. Il reçoit le titre de Prédicateur Général de l’Ordre dominicain, et les Rois d’Espagne lui accordent le titre de Prédicateur de sa Majesté. Il mérite le grade de Maître en Théologie. Parmi différentes publications, il écrit en 1914 sur l’œcuménisme, présentant saint Dominique comme modèle pour les œcuménistes. 

 

De retour en Espagne, il promeut la fondation du collège Saint Joachim et la polyclinique de Saint Vincent Ferrer.  Il est très conscient de fonder toute son œuvre sociale seulement pour Dieu, tout en pensant et en disant souvent que, si la révolution se déchaîne, ils le tueront en l’écrasant comme un ver de terre.

 

Professeur et prédicateur de haut niveau, il forma toute une génération de jeunes dominicains mais aussi, comme prêtre, il rencontra toutes les classes sociales.

 

Quand la persécution se déchaîna, il n’eut pas honte de mendier dans la rue. Lui qui avait tant donné aux autres, en reçut cependant bien peu en retour. Mais Dieu devait lui donner la plus haute récompense : la palme du martyre.

 

Le soir du dimanche 19 juillet 1936, il quitte le couvent et va habiter au domicile de familles amies de la communauté. Le 23 juillet paraît le premier avertissement et une tentative de détention. Il est finalement arrêté en début de soirée du 21 août. Le soir même il est assassiné.

 

Ses  restes mortels reposent depuis 1942 dans la crypte à côté de l’autel de saint Dominique, dans la basilique Saint Vincent Ferrer de Valencia.

 

Luis Urbano Lanaspa a été béatifié en 2001 parmi deux-cent trente-trois Martyrs de cette sombre époque.

 

Le Martyrologe le mentionne au 25 août.

 

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

 

Victoire Rasoamanarivo

1848-1894

 

Victoire Rasoamanarivo (que l’on peut abréger en Rasoa, prononcer 'Rachou') naît à Antananarivo en 1848, fille de Rainandriantsilavo, officier du palais royal, et de Rambahinoro, qui a des liens avec la famille royale. 

Tandis que les Anglais avaient reconnu comme roi de Madagascar Radama 1er,  les protestants en profitèrent pour évangéliser. En 1838, ils réalisèrent l’exploit de traduire et d’imprimer en malgache la première Bible. 

Ensuite régna l’une des nombreuses femmes de Radama 1er, la cruelle Ranavalona 1ère, qui s’imposera par la terreur, persécutera les chrétiens (protestants), faisant des centaines de martyrs. Elle meurt en 1861. 

Son fils, Radama II lui succède et proclame la liberté religieuse. Il rappelle les missionnaires. Les jésuites et les sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny évangélisent les Hauts-Plateaux. Victoire est une des premières élèves des Religieuses ; baptisée en 1863, à 15 ans, elle reçoit son nom de Victoire. Elle fait la première communion et reçoit la confirmation l’année suivante, et se marie le 13 mai 1864 avec Radriaka, fils du Premier ministre, un bon militaire, mais malheureusement adonné à la boisson. 

Elle n’avait pas le désir de se marier, mais ses parents l’avaient promise à Radriaka. Elle se soumit, à seize ans.

Une compagne dit d’elle qu’elle pleurait à la lecture de la passion de Jésus et disait : Nous ne savions pas ces choses avant, parce que nous ne connaissions pas Dieu. Nous ferons le serment de ne jamais répéter ces coutumes que nous avions auparavant.

Le roi est assassiné dans une révolution de palais. Lui succède la reine Rasoherina. Elle règne très peu de temps. Vient la reine Ranavalona II qui se convertit au protestantisme. La famille de Victoire est largement protestante. Victoire subit des pressions pour passer à la Réforme. Mais elle résiste fermement.

En 1876, elle devient Présidente Fondatrice du Zanak’i Masina Maria (Groupe des Filles de Marie).

Son mari, Radriaka, est un prince débauché, un tyran domestique. Ils n’ont pas d’enfant. Victoire refusera de divorcer et lui restera fidèle. Son beau-père lui-même lui dit un jour: Soa ô ! Je te dis ma peine. Nous sommes bien au courant de la souffrance que tu supportes silencieusement. La reine et moi-même avons pensé faire rompre ton mariage avec Radriaka, mon fils. Elle lui répondit: Dada ô, cette affaire ne concerne que moi. Je la veux supporter. Pourquoi vous tracasser inutilement ? Ne savez-vous pas que Dieu nous a unis pour toujours ? Je ne divorcerai jamais ! 

Victoire passe jusqu’à trois heures en prière dans l’église, où elle puise la force de supporter les humiliations que lui inflige son mari. Jamais une plainte ; elle prie pour la conversion de Radriaka. 

Après vingt-quatre ans de ce calvaire, son mari, affaibli, est proche de la mort. Devant la patience, la tendresse et les prières de sa femme, Radriaka est touché. Il demande à devenir catholique. En l’absence de prêtres, Victoire elle-même lui donne le baptême, en mai 1888, avec le nom de Joseph. En effet, après la première guerre franco-malgache, en 1883, les missionnaires catholiques avaient été expulsés. 

Ils ne purent revenir qu’en 1886, constatant avec grand étonnement que la communauté catholique, malgré les tracasseries du gouvernement, s’était accrue. C’était le résultat de la persévérance de Victoire et du frère malgache Raphaël Rafiringa

 . Les prières n’avaient pas cessé. On se réunissait à l’église chaque dimanche. Et Victoire répétait les lectures de l’Évangile et catéchisait. Le nombre des chrétiens avait été multiplié par quatre !

Quand les églises furent fermées, Victoire monta au palais et en revint avec l’autorisation de faire rouvrir les églises. Le roi lui avait répondu : Il n’y a aucune loi qui interdise aux chrétiens de prier dans leurs églises. Les gardes s’excusèrent. Victoire, par sa haute noblesse et sa force de caractère, imposait le respect. Victoire, non seulement maintint la foi, mais encore se dévoua sans compter au service des pauvres, des malades et, en particulier, des lépreux. 

En toute sa vie, Victoire remporta la victoire du Bien sur le Mal.

Elle mourut d’une grave maladie le 21 août 1894 en disant son chapelet et en répétant: Neny ! Neny ! Neny ! (Prononcer Nen’), c'est-à-dire: Mère ! Mère ! Mère ! Victoire n’avait pu avoir d’enfants, mais elle était devenue la mère de tous les chrétiens malgaches.

Une année après sa mort, la France conquit Madagascar et exila Ranavalona III.  

Victoire fut béatifiée en 1989, presque un siècle après sa mort. Le Martyrologe la mentionne au 21 août.

1 Louis Rafaringa (Frère Raphaël, 1856-1919) est le premier Frère des Écoles Chrétiennes malgache ; béatifié en 2009, il est fêté le 19 mai.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:40

 

Louis-François Lebrun

1744-1794

 

Louis-François était né le 4 (ou le 9 ?) avril 1744 à Rouen (Seine Maritime). Son père était marchand pelletier, en même temps que trésorier de la paroisse Saint-Herbland, tout près de la cathédrale, mais se déplaça par la suite sur la paroisse Saint-Cande-le-Jeune.

Entré dans la congrégation bénédictine de Saint-Maur, Louis-François fit le noviciat à Saint-Martin de-Sées, et émit les vœux en 1763.

Selon les statuts de cette congrégation, le moine vivait de façon stable dans la province de la congrégation, tout en se déplaçant dans les différentes maisons de cette province.

Louis-François fut ainsi à Jumièges en 1771, où il fut ordonné diacre puis prêtre. 

En 1774, il était à Saint-Florentin de Bonneval, puis fut nommé prieur de Saint-Sulpice de Courbehaye (Chartres), dont il garda le titre jusqu’à la Révolution.

Successivement il fut au Bec-Hellouin (1775), prieur à Saint-Martin de Sées (1778), de Notre-Dame de Valmont (1779).

Redevenu simple moine en 1781, il fut à Valmont puis à Saint-Ouen de Rouen, enfin à Saint-Georges de Boscherville (1783).

Cette même année, il redevint prieur à Bonne-Nouvelle (Rouen), mais repartit à Saint-Ouen comme simple moine, et à Saint-Wandrille en 1788.

En 1790, Dom Lebrun n’avait pas à faire le serment, exigé seulement des curés et desservants nouvellement établis par le régime, mais on le lui demanda à partir de 1792. Il sera finalement passible de la déportation (sinon de la peine de mort, s’il se cachait).

Pour ne pas inquiéter sa sœur et son beau-frère qui l’ont hébergé, Dom Lebrun se dénonça.

Immédiatement arrêté, il fut interné à la maison commune de Saint-Vivien de Rouen (l’ancien grand séminaire), d’où il fut envoyé à Rochefort avec une soixantaine de prêtres. Ils partirent le 21 mars 1794, passent par Chartres, Tours, Poitiers, Rochefort : cinq-cents kilomètres en vingt jours, dormant dans des églises profanées ou des prisons.

D’abord enfermé sur le Borée, Dom Lebrun y fut privé des vingt-trois livres qu’il avait pris avec lui, puis se retrouva sur le Deux-Associés aux pontons de Rochefort.

Ce moine bénédictin était tout à la fois littérateur, peintre, mathématicien, aussi modeste qu’instruit, et aussi pieux que modeste.

La douceur et l’honnêteté de son caractère se peignaient dans toutes ses manières pleines d’urbanité et jusques dans les traits touchants de sa figure.

Il flotta longtemps entre la vie et la mort, au grand hôpital, et périt finalement au moment où, débarqué sur l’île Citoyenne, comme il l’avait désiré, il semblait devoir bientôt se rétablir, après avoir considérablement souffert et toujours avec une grande résignation.

Il rendit son âme à Dieu le 20 août 1794, et fut béatifié avec ses Compagnons en 1995.

 

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

 

Maria de Mattias

1805-1866

 

Née et baptisée le 4 février 1805 à Vallecorsa (Frosinone, Latium, Italie centrale), Maria était la seconde des sept enfants de Giovanni et Ottavia De Angelis, une famille aisée. Trois enfants moururent en bas âge ; les quatre autres étaient : Vincenza, Maria, Michel, Antonio.

Maria aimait écouter son père lui lire les belles histoires de l’Ecriture, le soir, jusqu’à ce qu’elle s’endormît. En outre, elle nourrissait une particulière dévotion pour le Précieux Sang du Christ, versé pour l’humanité entière.

Elle apprit à lire et à écrire, sans plus, et vécut dans les loisirs jusque vers seize ans. 

Elle fut confirmée à dix ans, et reçut la Première communion à onze : elle aurait désiré recevoir l’Eucharistie souvent, mais n’en eut la permission qu’une fois par mois.

Sa vie changea radicalement à partir de 1821, Tandis qu’elle se regardait dans son miroir, elle y vit tout d’un coup l’image de Notre-Dame, qui l’invitait. 

Maria se mit à lire, à dévorer tous les livres de piété qu’elle put trouver. Elle suivit une mission prêchée par Gaspare del Bufalo (voir au 28 décembre), et résolut de se donner à Dieu.

En 1834, elle fonda la congrégation des Sœurs Adoratrices du Sang du Christ, pour l’éducation des jeunes filles et la catéchèse.

Elle qui était de caractère plutôt timide et introvertie, devint une prédicatrice éloquente par le zèle qu’elle mettait à parler du salut des âmes ; on l’écoutait, on se convertissait ; son zèle se communiqua à d’autres jeunes filles.

En 1827, Maria fut encouragée par son directeur spirituel à vivre quelque temps parmi des religieuses trinitaires, pour connaître la vie communautaire. Elle y resta environ trois ans.

Après l’échec d’un essai de fondation à Norcia, Maria fut pressentie pour ouvrir une maison à Acuto. Pour elle, il ne s’agissait pas seulement d’ouvrir une école : elle envisageait une formation complète pour les jeunes filles ou les demoiselles (formation spirituelle, retraites…), pour préparer ces personnes à enseigner à leur tour.

Dès le début, Maria leur proposa une heure d’adoration quotidienne ; avec la permission du confesseur, elles pourraient communier chaque jour (une importante et courageuse innovation pour les temps) ; la dévotion du chapelet du Précieux Sang. On attendit longtemps encore pour décider si l’on émettrait des vœux. 

On se réunit de plus en plus nombreux dans la maison de Maria, une centaine de jeunes filles chaque soir, trois cents le dimanche. Toute cette population était sans prêtre, et avait besoin d’entendre parler de Dieu. Maria parlait d’un balcon, ou dressait une petite table sur la place.

Maria cependant souffrait de son asthme. Elle eut des moments de fièvre intense, qui l’épuisaient. Elle devait toutefois faire face à tous les problèmes qui se posaient : visiter les nouvelles maisons, trouver des ressources, faire face à la vague anticléricale qui soulevait l’Europe, apaiser les rivalités avec d’autres associations…

Le pape fit appel à cette congrégation pour diriger l’hospice Saint-Louis de Rome et l’école de Civitavecchia.

Maria mourut le 20 août 1866 : la congrégation comptait déjà soixante-dix communautés, en Italie surtout, mais aussi en Allemagne et en Angleterre.

Maria de Mattias fut béatifiée en 1950 et canonisée en 2003.

 

 

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