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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:15

Juan Antonio López Pérez
1881-1936

Né le 19 septembre 1881 à Cantoria (Almería) et baptisé trois jours plus tard, il étudia à l’école de son pays, puis entra au séminaire d’Almería.

Ordonné prêtre en 1904, il eut des fonctions à la curie diocésaine mais, ayant dû subir une importante opération pour l’ablation d’un poumon, il revint dans son pays, où il fut successivement vicaire et curé. Son apostolat dura une trentaine années.

Lui aussi, il sentit arriver la tourmente révolutionnaire. Le jour de son anniversaire, en 1936, il reporta les Hosties du Saint-Sacrement à la maison et les consomma. Il avait aussi un crucifix que lui avait offert sa mère : il le donna à un séminariste qui partait au front : Garde-le, je n’ai pas envie qu’on le profane ici. Si le soldat devait mourir à la guerre, au moins le crucifix n’aurait pas été profané.

Le 22 septembre 1936, une voiture vint l’enlever et le conduisit à Albox. A l’endroit de la boutique El Guarducha, on le fit descendre pour le fusiller. L’assassin lui-même reconnut plus tard qu’il avait tué un Saint : don Juan Antonio mourut à genoux, pardonnant à ses bourreaux ; c’était le cinquante-cinquième anniversaire de son baptême.

Béatifié en 2017, Juan Antonio López Pérez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:14

Juan García Cervantes
1885-1936

Né le 16 mars 1885 à Garrucha (Almería), il fut baptisé deux jour plus tard ; son père était le maire du village ; Juan avait (au moins) un frère.

Après avoir reçu sa formation au Petit, puis au Grand Séminaires, Juan fut ordonné prêtre en 1910.

Les paroisses où il officia furent : Lubrín, Pulpí, Turre (1916), Cantoria. En 1924, il fut nommé vicaire à Garrucha. Proche des fidèles, il aidait particulièrement les jeunes dans leurs études et savait stimuler des vocations sacerdotales ou religieuses.

Quand explosa la persécution religieuse de l’été 1936, des parents l’invitèrent à les rejoindre à Barcelone, pensant qu’il y serait plus en sécurité (et ils se trompaient !) ; mais don Juan se rapprocha seulement d’Almería. C’est d’ailleurs là qu’il fut dénoncé et arrêté.

Après l’avoir conduit au couvent des Adoratrices, transformé en prison, on l’emmena de prison en prison. On voulut le forcer à blasphémer et à renier la Foi, en échange de quoi on lui aurait laissé la vie, mais le Prêtre répondit qu’il préférait rejoindre le But de sa vie : verser son sang pour défendre Celui en qui il avait toujours cru. Cela dura jusqu’au 22 septembre.

Ce jour-là, on l’appela : il recommanda au gardien de prison de porter ou de faire porter à son frère son vêtement, car c’était la seule chose qu’il pouvait lui donner. On le conduisit près du cimetière d’Almería, où il fut fusillé, tombant en pardonnant à ses bourreaux.

Béatifié en 2017, Juan García Cervantes sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:11

Ramón Rius Camps
1913-1936

Né le 26 janvier 1913 à Santa Fe (Lleida), il fut baptisé le 2 février suivant, fête de la Présentation du Seigneur au Temple ; son père, Jaime, était un ouvrier, sa mère s’appelait Josefa. Il eut quatre sœurs, dont deux furent carmélites, et il tenait l’avant-dernière place de la famille.

A quinze ans, en 1918, il entra au noviciat des Pères Clarétains de Vic et fit la profession comme frère convers. Il apprit très vite à être un bon cordonnier.

Il fut envoyé à Cervera. Ramón apprit à combattre son caractère irascible et fut un bon Religieux, pieux, travailleur et obéissant.

Cervera se trouvait à quelques kilomètres de Santa Fe, le domicile familial. Le 21 juillet 1936, à bicyclette, Ramón rejoignit les siens, accompagné par un parent, qui se disait lui-même communiste. Chez ses parents, se trouvait une de ses sœurs carmélites, souffrante. Ramón alla habiter d’abord chez sa sœur, Monserrat, tout en gardant le contact avec ses Supérieurs, qu’il allait voir à Cervera : il en revenait très affligé, ayant appris la tournure des événements. 

D’autres Clarétains le rejoignirent bientôt, ainsi que l’autre sœur carmélite ; la maison abritait alors cinq Clarétains et cinq Religieuses : cette situation comportait un grand risque ; quatre des Clarétains allèrent se réfugier ailleurs ; Ramón lui-même, apprenant avec tristesse le martyre de plusieurs de ses Confrères, chercha à rejoindre ses Supérieurs, mais c’était désormais impossible, aussi resta-t-il chez ses parents.

Les Religieuses l’invitèrent à partager leur vie «de communauté», mais il s’excusa en expliquant qu’il n’avait pas l’habitude d’être en compagnie des dames ; il se retirait pour prier et méditer ; sa lecture préférée était l’Imitation de Jésus-Christ. Dans la journée, il aidait sa mère dans les tâches domestiques, jusqu’à se faire des ampoules aux mains.

Un jour qu’il accompagnait sa mère à chercher du bois, celle-ci lui recommanda encore une fois de préférer la mort à renier la Foi : même beaucoup de ceux qui avaient renié leur Foi, furent ensuite martyrisés. Ramón la rassura.

Il s’habilla en paysan pour éviter d’attirer l’attention des révolutionnaires par son habit religieux. Bien lui en prit ! Un jour, des communistes arrivèrent dans le pays en voiture ; courut le bruit qu’ils venaient chercher Ramón : celui-ci passa derrière la maison et alla grimper à un grand pin, d’où il pouvait observer la situation ; il y resta assez longtemps, de sorte que les hommes, ne l’ayant pas trouvé, repartaient avec les phares allumés. Un des phares passa sur Ramón, qui se crut repéré ; en fait, ils ne l’avaient pas vu, mais lui, tout paniqué, descendit de son arbre pour fuir ailleurs et, en sautant, se fit tellement mal qu’il ne pouvait plus bouger. Ensuite, il réussit à ramper jusqu’à la maison et raconta l’épisode ; il ne s’était rien cassé.

On arriva au 31 août, fête de saint Raymond, son saint Patron. La maman prépara pour manger le plus beau poulet de la basse-cour, mais lui, discrètement, expliqua qu’il n’en prendrait pas, car ainsi était la Règle de sa Congrégation. Voilà une rigueur qui nous étonne, aujourd’hui.

Le 1. septembre, Ramón eut un pressentiment. Il invita ses sœurs à prier le chapelet avec leur mère et, le soir, leur dit : A demain, si Dieu le veut.

Dans la nuit, vers 2 heures du matin, quatorze communistes vinrent tambouriner à la porte pour une «inspection». Il fallut ouvrir, sinon ils fracassaient la porte. Ramón alla trouver sa mère, qui lui dit : Sois courageux ; si tu dois mourir, garde la Foi ; et lui : Maman, n’aie pas peur.

Désormais, Ramón allait se montrer ferme et courageux. Les communistes regardèrent ses mains, pour voir si elles avaient travaillé, et lui posèrent les questions classiques : Etait-il religieux ? Qui l’avait trompé pour entrer au couvent ? Qui étaient ses Supérieurs ? Ramón ne répondit pas sur cette dernière question, mais déclara qu’il était entré de plein gré dans la Congrégation. On fouilla partout pour trouver des armes. 

Au milieu de cris et de blasphèmes, on emmena Ramón pour une déclaration au Comité. La maman tenta de gagner du temps en proposant de préparer le café, son fils lui dit : Ce ne sera pas la peine. Les sœurs tentèrent avec la maman de les empêcher de partir, mais on les menaça : Seulement le curé. Pour les autres, on viendra plus tard. Tout cela avait duré environ deux heures.

La maman et la plus jeune sœur se décidèrent à rejoindre Cervera pour tenter de retrouver où était Ramón. Mais les communistes ne perdirent pas de temps : ils allèrent directement au cimetière de Cervera ; parmi eux se trouvait le jeune communiste qui avait dénoncé Ramón ; ils lui commandèrent : Toi qui l’as dénoncé, c’est toi qui va l’abattre. Honteux et tremblant, le malheureux garçon eut du mal à tirer et le frère Ramón souffrit beaucoup avant de recevoir enfin le coup de grâce.

Le frère Ramón fut ainsi martyrisé le 22 septembre 1936, à vingt-trois ans. Le jour de sa profession, ils étaient vingt-quatre novices : la moitié d’entre eux furent martyrisés (v. en particulier les 18 et 19 octobre).
Béatifié en 2017, Ramón Rius Camps sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:11

José Ardil Lázaro
1914-1936

Il naquit le 18 août 1914 à Cartagena et fut un exemple de la jeunesse catholique par son élan et son ardeur juvéniles et sa fidélité au Christ.

Membre de l’Association des Enfants de Marie, il alla à Murcia au début de la guerre civile de 1936, pensant s’éloigner du tumulte général.

Quand il apprit que sa sœur était arrêtée, il alla se constituer aux autorités, à la mi-août, et fut mis en prison. Il fut condamné à mort en même temps que Modesto Allepuz Vera et Enrique Pedro González Andreu (v. leurs notices).

Martyrisé le 22 septembre 1936 et béatifié en 2017, José Ardil Lázaro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 22:27

Andrés Molina Muñoz
1909-1936

Né et baptisé le 15 avril 1909 à Ogíjares (Grenade), il entra au collège tenu par les Pères Carmes de Cordoue.

Mais il souffrait déjà de rhumatismes et dut changer d’orientation : il entra au Petit séminaire de Grenade, en 1922. Après les études de philosophie et de théologie au Grand séminaire, il fut ordonné prêtre en 1933.

Les paroisses où il exerça son ministère sacerdotal, qui dura seulement trois ans, furent Instinción et Rágol.

Peu avant le déclenchement de la persécution, don Andrés alla trouver sa mère, Carmen, à l’occasion de la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet). C’était un jeudi, et la maman suggérait à son fils : Les choses vont mal, reste donc quelques jours encore, mais don Andrés répondit à sa mère : Dimanche, il faut que je sois avec mes fidèles, et puis je célébrerai la Saint-Jacques (le 25 juillet, ndlr).

A peine arrivé, il écrivit une lettre à sa mère pour lui décrire la situation : Ces pauvres gens - je leur pardonne de tout mon cœur - me disent que, si je veux avoir la vie sauve, je n’ai qu’à me marier ; sinon, ils me tueront… Et moi je leur ai répondu qu’ils pouvaient bien me tuer, mais que je ne veux pas renier notre sainte Religion.

Il fut bientôt arrêté et mis en prison. Le 20 septembre, on l’emmena dans un coin de Terque, appelé El Umbrión, où on le fusilla.

Don Andrés avait vingt-sept ans.

Martyrisé le 20 septembre 1936 et béatifié en 2017, Andrés Molina Muñoz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 20 septembre.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 21:54

Manuel Requejo Pérez

1872-1936

 

Né le 10 novembre 1872 à Aranda de Duero (Burgos), Manuel était le fils de Tomás et Cándida, qui le firent baptiser deux jours plus tard.

Il fut ordonné prêtre en 1895 et devint le secrétaire particulier de l’évêque.

En 1928, il renonça à toutes les charges qu’il avait dans le diocèse et, avec l’approbation de l’Evêque, entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens). Il en commença le noviciat à Paris, où il fit la profession en novembre 1930.

Son unique poste dans cette nouvelle famille fut la communauté de Fernández de la Hoz à Madrid, où il arriva juste après sa profession.

Au moment de l’insurrection républicaine de 1936, le p. Manuel se réfugia parmi les vieillards de la maison de retraite tenue par les Petites Sœurs des Pauvres, avec un autre Religieux, rédemptoriste, Antonio Girón González. Au début, les communistes ne molestèrent pas les Religieuses, dont la congrégation était d’origine française. Mais le 24 août, ils occupèrent la maison, exigèrent les clefs et soumirent toutes les personnes à de longs et pénibles interrogatoires.

Les deux Prêtres et la Sœur sacristine consommèrent les Hosties du Saint-Sacrement pour ne pas les laisser profaner.

Le 30 août vint le tour des deux Prêtres à être interrogés. Ils ne cachèrent pas leur caractère sacerdotal et furent immédiatement embarqués. Là où ils s’arrêtèrent, se trouvait un jeune de dix-sept ans en train de s’exercer au tir. On lui dit de tirer sur ces deux Prêtres pour qu’ils ne bougent pas. Le lendemain, on retrouva leurs cadavres près de Vicálvaro.

Martyrisé le 30 août 1936 et béatifié en 2017, Manuel Requejo Pérez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 août.

L’autre prêtre, faisant partie de la cause de béatification d’autres Rédemptoristes, sera béatifié avec eux prochainement.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 21:54

Melitón Martínez Gomez
1878-1936

Né le 10 mars 1878 à Jérez del Marquesado (Grenade), il fut baptisé le jour-même.

Il se forma au séminaire de Guadix et fut ordonné prêtre en 1901. Il passa ensuite la licence de théologie à Grenade.

Il fut nommé curé de Fiñana pendant vingt-cinq ans, jusqu’à sa mort. Il y eut seulement une «absence» de trois années, qu’il passa à Galera (un nom de pays fort à propos pour illustrer ce moment de «galère») : une honteuse calomnie était arrivée aux oreilles de l’évêque, qui dut provéder à une enquête sérieuse. Au bout de trois ans, l’évêque conclut à l’innocence du Prêtre et le rétablit dans sa charge. Les paroissiens le reçurent avec grande démonstration de joie, y compris avec la musique de l’harmonie.

Don Melitón était si généreux que les samedis, une foule de pauvres gens faisaient la queue devant l’église pour recevoir quelque aumône du curé. Quand il visitait les malades, il leur laissait aussi quelque chose qu’il glissait sous l’oreiller.

Il sentait arriver la tourmente révolutionnaire. Quand ses proches lui proposèrent de revenir dans son pays, il refusa de quitter sa paroisse : J’irai au Ciel en versant mon sang pour le Christ.

Le 17 septembre, il fut arrêté en même temps que son vicaire, don Manuel Alcayde Pérez. On les fit passer sur la place centrale en se moquant d’eux, puis on les jeta en prison.

Le 18 septembre 1936 au petit matin, on les embarqua pour les conduire à la Côte de la Reine, où on les fusilla.

Martyrisé le 18 septembre 1936 à la Cuesta de la Reina et béatifié en 2017, Melitón Martínez Gomez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 septembre

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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 11:14

Joan María Alsina Ferrer
1874-1936

Né le 5 septembre 1874 à Seva (Barcelone), batisé le lendemain, il était un des neuf enfants de José, un manœuvre, et de Rosa.

Il entra au noviciat des Pères Clarétains de Cervera en 1899. Ce n’est pas facile de commencer des études de philosophie, et un noviciat à vingt-cinq ans ! Il persévéra, fit la profession en 1900.

Il étudia la théologie à Cervera et Alagón, surmontant vaillamment maintes difficultés. A partir de 1902, il reçut les Ordres mineurs, puis les Ordres majeurs, et fut ordonné prêtre en 1907, à trente-trois ans.

Après une année de préparation à Aranda de Duero, il fut envoyé à Cervera, puis Olesa de Montserrat, Barcelone (Gracia) en 1920, de nouveau à Cervera en 1921.

Le p.Joan avait pris des habitudes avant son noviciat ; il eut à lutter contre le tabac ; il fumait de nuit ; il prenait aussi des médicaments, des savons parfumés… Et puis, il était catalan et ne parlait presque pas l’espagnol ! Mais il était dévoué à la Congrégation. Il savait toucher les cœurs et recueillir des aumônes. Il avait un sens très haut de la liturgie : ce fut même sa matière d’enseignement. Il publia aussi de petites compositions littéraires, sous le pseudonyme-anagramme d’Alanis. Ses bonnes qualités l’aidaient à dépasser ses façons un peu gauches de paysan. On signala sa foi profonde, sa pratique fervente du chapelet (il en fabriquait de ses mains), et ses progrès.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Cervera. On devait rejoindre Solsona, mais on dut se replier sur San Ramón. Dans le groupe où se trouvait le p.Joan, se trouvait aussi le jeune Antoni Perich Comas (v. ce même jour). Arrivés le 24 à Castell de Santa María, ils furent visités par des miliciens, qui détachèrent les jeunes enfants du groupe ; ceux-ci durent certainement dire innocemment qu’ils suivaient les Pères ; de fait, le 25 juillet, des miliciens se présentèrent à la maison où les Pères s’étaient réfugiés et menacèrent les propriétaires. Les Pères cherchèrent alors à voyager séparément.

Le p.Alsina prit le train à San Guim pour Manresa. D’autres aussi, mais sans rester ensemble. Le policier du train les repéra et les arrêta tous, les livra au comité de gare suivant, qui les conduisit au comité central ; on les jeta en prison. C’est là qu’on retira au p.Alsina sa petite valise, qui contenait tout le matériel pour fabriquer des chapelets.

Dans la prison, le p.Alsina dirigeait et commentait la prière du chapelet. A quel moment précis on l’appela pour l’emmener au lieu de son exécution, on ne le sait précisément. Toujours est-il qu’on reconnut son cadavre à Castellvell del Vilar, le 16 septembre 1936, grâce… aux cigares qu’il portait dans sa poche. Il portait une blessure au cœur, signe qu’on l’avait fusillé, mais aussi il avait le crâne terriblement enfoncé, pour avoir sans doute reçu un formidable coup sur la tête, au point qu’on lui voyait la cervelle.

Martyrisé le 16 septembre 1936 et béatifié en 2017 - malgré le tabac ! -, Joan María Alsina Ferrer sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 16 septembre.

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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 11:13

Antonio Martínez García
1892-1936

Né le 29 janvier 1892 à Almería, Antonio fut baptisé dès le lendemain ; fils d’un humble foyer, il entra au Petit séminaire en 1905, puis au Grand séminaire ; il était si brillant dans ses études, qu’il pouvait aussi donner des leçons ou des répétitions aux autres séminaristes.

En 1916, il fut ordonné prêtre et exerça son apostolat à Tabernas, Níjar, Alcudia de Monteagud, et de nouveau à Tabernas. En 1918, lors de la fameuse épidémie européenne de grippe espagnole, il s’occupa des paroisses de Senés et Gádor, et revint à Tabernas en 1919 ; puis il fut curé à Senés, enfin à Viator à partir de 1927.

Prêtre, il se préoccupa beaucoup de la question sociale, tellement qu’on le nomma membre honoraire du syndicat de Velefique. En 1922 il fonda un syndicat et une caisse rurale à Senés. Quand la République le priva de toute assistance pécunière, il fonda une association pour aider sa marraine et ses deux cousins.

Quand explosa la persécution de l’été 1936, les révolutionnaires n’osèrent pas le molester, tant il était estimé de ses fidèles, mais il fut tout de même expulsé de Viator. On lui proposa de l’héberger dans une ferme voisine, où il pouvait se cacher, mais il exposait ainsi les propriétaires à des tribulations et préféra tenter de rejoindre les siens à Almería.

C’est justement à Almería qu’il fut trahi et arrêté le 16 septembre. On lui cracha au visage, comme à Notre-Seigneur, et on l’abattit près du pont du Río Andarax, à l’entrée de Viator.

Tous les paroissiens pleurèrent cet assassinat ; on voulait enterrer le Prêtre au cimetière, mais les miliciens s’y opposèrent.

Martyrisé le 16 septembre 1936 et béatifié en 2017, Antonio Martínez García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 16 septembre.

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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 11:12

Antoni Perich Comas
1911-1936

Né le 21 juin 1911 à San Jordi des Valls (Girona), Antoni fut baptisé le 9 juillet ; ses parents s’appelaient Juan et Carmen, c’étaient des paysans.

Après l’école du village, Antoni entra au postulat des Pères Clarétains à Cervera et à Vic. Il eut des difficultés dans l’étude à Cervera, à cause de douloureux maux de tête. Mais cela ne l’empêcha pas de commencer le noviciat à Vic (1927), qui s’acheva avec la profession l’année suivante.

Il fit la philosophie à Solsona, où on le proclama «docteur» pour ses excellents résultats, puis la théologie à Cervera ; c’était alors en 1931, peu après la proclamation de la Deuxième République, ouvertement anti-cléricale, et Antoni dut, comme ses Confrères, voyager sans l’habit religieux pour éviter des représailles.

Il fit là aussi de brillantes études, avec une facilité étonnante. Un de ses professeurs affirma qu’il ne l’avait jamais vu étudier, et qu’il passait son temps en classe à dessiner des caricatures.

De Cervera il passa à Barbastro (1935) et, après un court séjour à Lleida, retourna à Cervera. A cette date-là, il n’avait toujours pas reçu les Ordres majeurs. Malgré sa santé, ses maux de têtes et quelque nervosité, Antoni était une espérance pour la Congrégation.

Arriva la révolution et la persécution de juillet 1936. Le 21 juillet, la communauté se dispersa. Antoni partit pour Solsona, mais dut rejoindre San Ramón. Le 22, il arriva à Castell de Santa María avec d’autres Confrères. Le 27, dans le train de Manresa, il fut arrêté et mis en prison.

Le 16 septembre 1936, on le fit sortir de la prison et il fut fusillé. On retrouva son cadavre avec une balle dans le cœur.

Béatifié en 2017, Antoni Perich Comas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 16 septembre.

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