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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 07:40

Veronica Antal

1935-1958

 

Veronica naquit la veille de la fête de l’Immaculée Conception, le 7 décembre 1935, à Nisiporești (Roumanie), de Gheorghe et Evei, modestes parents cultivateurs et bons chrétiens, qui eurent ensuite trois autres enfants.

Dès le 8 décembre, Veronica reçut le baptême. On lui donna le prénom de sa tante paternelle, décédée très jeune. Le prêtre qui lui donna ce sacrement était un Religieux italien, nommé Felix Rafaelli, de l’Ordre des Frères Mineurs Conventuels.

Comme les parents travaillaient beaucoup aux champs, la petite fille fut élevée par sa grand-mère, Zarafina, qui lui enseigna l’amour de la Sainte Vierge.

Encore jeune, elle interrompit la fréquentation scolaire pour aider les parents dans la ferme.

Vers 1951, elle exprima son désir d’entrer dans la vie religieuse, mais ses parents s’y opposèrent : d’une part parce qu’ils ne pouvaient gérer la ferme sans elle, d’autre part parce que le climat politique rendait toute manifestation religieuse très difficile, la Roumanie étant alors sous le régime communiste soviétique.

Que fit alors la jeune fille ? Elle se consacra intérieurement au Christ, entra dans les rangs du Tiers-Ordre franciscain, ainsi que dans la Milice de l’Immaculée (fondée par s.Maximilien Kolbe v. 14 août), et partagea désormais son temps entre la prière, le travail domestique et l’enseignement du catéchisme aux enfants.

Elle découvrit bientôt la vie de la jeune martyre Marietta Goretti (v. 6 juillet), qui avait été canonisée en 1950 et dont on parlait beaucoup dans les milieux de l’Action Catholique. Veronica fut enthousiasmée par la mort héroïque de Marietta et disait à ses compagnes qu’en pareille situation, elle réagirait de la même façon. Dieu allait lui en donner l’occasion.

En 1958, elle fit le vœu privé de chasteté. Le 24 août, elle se rendit dans une paroisse proche pour recevoir le sacrement de confirmation.

A son retour, elle fut abordée à Hălăuceşti par un jeune homme mal intentionné, auquel elle résista de toutes ses forces. Le garçon la poignarda de quarante-deux coups de couteau. On retrouva Veronica deux jours plus tard, tenant son chapelet dans ses mains.

Veronica avait vingt-deux ans ; martyre de la chasteté, elle fut béatifiée en 2018 et sera commémorée dans le Martyrologe le 24 août.

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 10:15

Elisabeth Eppinger

1814-1867

 

Elisabeth naquit le 9 septembre 1814 à Niederbronn-les-Bains (Bas-Rhin), aînée des onze enfants de pieux et modestes agriculteurs.

On connaît bien les détails de la vie d’Elisabeth par le manuscrit qu’elle rédigea par obéissance au curé de Niederbronn ; c’est ce pasteur éclairé qui décela en elle des signes d’une vocation toute particulière.

Dès sa tendre enfance, Elisabeth se sentit poussée à la prière, à la sainteté. Très sensible à la Passion du Christ, à l’horreur du péché, elle demanda à Dieu de lui apprendre les moyens d’être sainte. Elle eut plusieurs fois une réponse intérieure qui lui disait : Je ne veux pas ta prière, mais ton obéissance ou aussi Je préfère ton obéissance à ta prière.

Son respect et son amour pour le prêtre et pour l’Eucharistie s’intensifièrent jusqu’à ce qu’elle put enfin recevoir la Communion. Elle avait alors treize ou quatorze ans.

A partir de cette date, Elisabeth fut portée encore davantage à prier et à se sanctifier. Ne pouvant communier que tous les quinze jours, elle pria le curé de lui permettre de communier plus souvent.

Elle allait à la messe aussi en semaine, et même une fois en désobéissant à ses parents ; elle en eut un tel remords, qu’elle s’en ouvrit à son confesseur et promit de ne jamais plus désobéir. D’autres fois, ses parents la trouvèrent très tard à prier à genoux par terre dans sa chambre, et le papa lui donna ordre d’aller au lit, par égard pour sa santé ; là encore, elle sut se mortifier en obéissant à l’ordre paternel.

Quand elle demanda au confesseur la permission de mettre une planche dans son lit, celui-ci l’autorisa à mettre seulement une paillasse, une planche les mercredi et vendredi. Mais peu après, le confesseur lui interdit toute mortification de ce genre.

Elisabeth raconte comment, travaillant aux champs, elle alternait le travail et la prière au point qu’elle réussissait, sans savoir pourquoi, à faire le travail de deux personnes.

En 1831, Elisabeth eut une sorte de maladie nerveuse pendant trois mois, suivie d’une maladie de poitrine qui dura près de trois ans. La souffrance l’empêchait de parler. Seul un petit crucifix qu’elle pressait dans ses mains et sur ses lèvres la soulageait un peu.

La maladie prit fin vers 1834, et Elisabeth jouit d’une santé assez bonne jusqu’en 1841. Durant cette période, elle eut la joie d’entrer dans le Tiers-Ordre franciscain, avec d’autres compagnes de sa paroisse. Elle eut l’inspiration de pratiquer trois moyens de se sanctifier davantage : parler peu et seulement par nécessité, ne pas écouter les conversations inutiles, dominer les regards de curiosité. Son confesseur l’approuva fortement.

A nouveau malade, vers 1846 Elisabeth vécut des extases remarquables, durant lesquelles elle eut la vision de Jésus-Christ. Son entourage s’en aperçut et Elisabeth devint l’Extatique de Niederbronn. Elle s’ouvrira toujours de ses expériences et de ses combats intérieurs au curé de Niederbronn, Jean-David Reichard, qui en informa à son tour l’évêque de Strasbourg. Le Prélat comme le Curé eurent la certitude de la destinée particulière réservée à Elisabeth.

Elle songea un moment à rejoindre la communauté des Sœurs de Ribeauvillé, une communauté alors récente qui s’occupait de l’instruction gratuite des jeunes filles. Mais bientôt Elisabeth ressentit l’inspiration de venir en aide aux détresses des corps et des cœurs, aux souffrances multiples des hommes. Ainsi naquit en 1849 l’Institut des Sœurs du Saint-Sauveur, qu’on a généralement appelées les Sœurs de Niederbronn. Elisabeth prit alors le nom d’un Saint qu’elle estimait particulièrement : Alphonse-Maria de Liguori (v. 1er août) et fut nommée Supérieure.

Beaucoup de communautés s’ouvrirent en Europe centrale, dans cet esprit d’apporter du soulagement aux malades dans leur propre maison, sans distinction de condition sociale ou de religion. Pendant les dix-huit années de sa présence à la tête de l’Institut, Mère Alphonse-Maria transmit son désir de faire reconnaître l’amour du Christ Sauveur pour tous les hommes, à travers les gestes qui apaisent la souffrance et font renaître l’espérance.

Les Religieuses manifestèrent particulièrement leur zèle au moment de l’épidémie de choléra de 1854, ce qui leur valut une approbation impériale de Napoléon III.

L’Institut fut approuvé par le pape dès 1863 et reconnu de droit pontifical en 1866. A cette date, il y avait déjà une centaine de maisons et quelque sept cents Religieuses.

Mère Alphonse-Marie mourut peu après, le 31 juillet 1867. Elle fut béatifiée en 2018.

Des maisons de cet Institut se sont ouvertes en Argentine, en Angola.

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 20:24

Martín Salinas Cañizares
1895-1936

Né le 25 mai 1895 à Canjáyar (Almería) et baptisé six jours plus tard, il était le fils d’un policier (ou d’un concierge).

Il entra au séminaire d’Almería et fut introduit dans l’entourage proche de l’évêque, qui l’estimait beaucoup. En 1920, il fut ordonné prêtre.

Après avoir enseigné au séminaire, il fut envoyé en paroisse : au sanctuaire d’Almería d’abord (1923), puis il fut nommé chanoine de la cathédrale (1927). Il fut notaire durant le synode diocésain de 1929.

Le 22 juillet 1936, il pénétra courageusement dans la chapelle du collège lasallien pour en retirer le Saint-Sacrement, se déclarant ouvertement aumônier devant les miliciens qui l’insultaient et le maltraitaient. Le 1.septembre, un milicien - qui avait reçu de l’aide de ce Prêtre - vint fouiller chez lui pendant deux heures. Le Prêtre fut ensuite arrêté, mis en prison au commissariat et envoyé sur le bateau-prison Astoy Mendi.

A cause de la violence avec laquelle on l’attachait, don Martín ne put dominer sa douleur ; on lui répondit : Ne t’en fais pas, il n’y en a pas pour longtemps. Effectivement, on l’emmena le lendemain au Pozo de la Lagarta, pour le fusiller.

Martyrisé le 2. septembre et béatifié en 2017, Martín Salinas Cañizares sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 2. septembre.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 22:22

Lucien Botovasoa

1908-1947

 

Né en 1908 à Vohipeno (Madagascar SE), Lucien était l’aîné d’une grande fratrie de neuf frères et sœurs, enfants de Joseph Behandry et Philomène Neviantsoa (ou Neviasoa). Joseph était lui-même catholique depuis quelques années, les missionnaires étant arrivés à Vohipeno en 1899. Lucien reçut le baptême en 1922 - sa mère en 1925.

 

Excellent élève, Lucien fut envoyé chez les Jésuites de Fianarantsoa, dont il sortit premier. Revenu à Vohipeno, il y fut alors l’instituteur, à partir de 1928. Ses élèves l’appelleraient désormais Maître Lucien.

 

En 1930, il épousa une jeune fille de seize ans, Suzanne Soazana (apparemment, le nom de famille de cette jeune fille n’est que la transformation du prénom français). Suzanne était illettrée, mais bonne épouse fidèle  et mit au monde huit enfants, dont trois moururent en bas âge.

 

Lucien était un homme très actif. Il lisait beaucoup et étudiait toujours ; outre le malgache classique, il savait le français et le latin, l’allemand et l’anglais, le chinois ; il lisait des textes arabico-malgaches ; il jouait du clairon et de l’harmonium.

 

Instituteur hors pair, il enthousiasmait ses élèves, auxquels il lisait des Vies de Saints d’une façon si vivante qu’ils ne les oubliaient jamais. A l’église, il dirigeait la chorale. En-dehors de l’école, il rayonnait et amenait au baptême beaucoup de ses élèves.

 

Le curé, un bon père lazariste, tomba malheureusement dans l’alcoolisme ; Lucien continua de l’entourer et de l’aider, sans jamais en dire du mal. D’ailleurs, on ne vit jamais Lucien perdre son sourire.

 

En 1940, il fonda une petite fraternité d’esprit franciscain et s’engagea désormais dans la voie de la sanctification ; en dehors des heures d’enseignement à l’école, il s’habillait très pauvrement, la corde autour des reins ; il jeûnait les mercredi et vendredi ; il se relevait la nuit pour prier, et se levait dès quatre heures du matin pour aller adorer le Saint-Sacrement à l’église.

 

A partir de 1947, un courant indépendantiste essaya d’enrôler Lucien, qui refusait catégoriquement de s’occuper de politique. La Semaine Sainte, des massacres se déchaînèrent, les habitants s’enfuirent dans la forêt. Le mercredi de Pâques 9 avril 1947, Lucien revint dans la ville et rassembla ceux qu’il y trouva pour prier.

 

Le 17 avril, on convoqua Lucien au «clan» local ; il s’y attendait depuis longtemps et fit des adieux touchants à sa femme. Il refusa de s’enfuir, car sa fuite aurait déclenché des représailles contre sa femme et ses enfants - dont l’aîné avait quinze ans alors.

 

Au terme d’une longue discussion, durant laquelle Lucien répéta son net refus d’appartenir au groupe politique, il fut condamné à mort par le chef de clan.

 

En partant pour le lieu de l’exécution, Lucien prophétisa au chef des bourreaux qu’il mourrait chrétien.

 

Les bourreaux étaient de ses anciens élèves ; ils n’osaient le frapper ; c’est Lucien qui les exhorta à accomplir leur tâche ; il fut décapité au premier coup de hache.

 

Dix-sept ans plus tard, le chef des bourreaux se convertit effectivement sur son lit de mort, répétant : Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheur.

 

Martyrisé le 17 avril 1947, Lucien a été béatifié en 2018.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 22:21

Adèle de Batz de Trenquelléon

1789-1828

 

Adèle naquit dans le château familial de Trenquelléon à Feugarolles (Lot-et-Garonne) ; elle aura un petit frère.

Leur mère, née Marie-Ursule de Peyronnencq de Saint-Chamarand, descendait de saint Louis.

Leur père était le baron Charles de Batz de Trenquelléon, officier au régiment des Gardes françaises à Paris. Au moment des premières émeutes de la capitale en 1789, ce régiment se rangea aux côtés de la population parisienne, et fut immédiatement dissout. Par la suite, le baron Charles de Batz protégea la fugue de Louis XVI, et dut s’exiler.

En 1797, Madame de Batz et ses deux enfants durent s’exiler à leur tour, en Espagne puis au Portugal, où les rejoindra le baron de Batz. En 1800, la famille put venir s’installer à San Sebastian, dans le Pays basque espagnol ; c’est là qu’Adèle reçut la Première communion, en 1801.

Ce fut pour Adèle un événement capital ; par la suite, elle notera avec grand enthousiasme les occasions où elle pourra recevoir l’Eucharistie : à cette époque, on n’avait pas coutume de communier fréquemment. Adèle parlait alors d’entrer au Carmel.

C’est aussi  en 1801 que la famille put regagner le château de Trenquelléon.

En 1803, Adèle reçut la Confirmation. Elle a quatorze ans, et c’est à cet âge qu’elle décide d’organiser un petit cercle d’amies, qu’elle appellera la Petite Société. Les membres s’engagent à une vie approfondie dans la prière et les sacrements, et à une activité missionnaire de charité et d’apostolat. L’association s’accroît, s’étend, recrute des prêtres. Adèle garde le lien avec tous par une intense correspondance. L’abbé Jean Larribeau deviendra le directeur spirituel d’Adèle.

En 1808, la Petite Société compte déjà une soixantaine de membres ; c’est alors qu’Adèle associe son groupe à celui de la Congrégation de l’Immaculée, fondée par le père Chaminade (v. 22 janvier), qui lui semblait avoir les mêmes idéaux et les mêmes buts.

C’est à cette période qu’Adèle, toujours guidée par l’abbé Larribeau, mais aussi par le père Chaminade, donnera naissance en 1816 à une nouvelle congrégation, les Filles de Marie Immaculée. Adèle prendra alors le nom religieux de Mère Marie de la Conception.

Les Religieuses, qu’on appela bientôt les Sœurs Marianistes, organisèrent un ouvroir, puis des classes gratuites pour les enfants pauvres ; des maisons s’ouvrirent ainsi à Tonneins, Condom, Bordeaux, Arbois.

Une de ses grandes amies fut la bienheureuse Emilie de Rodat (v. 19 septembre).

Adèle s’éteignit à cette vie le 10 janvier 1828, en s’exclamant Hosanna Filio David ! Hosanna au Fils de David !

La famille marianiste est vaste, ses membres sont ouverts à toutes les formes d’apostolat et sont présents dans de nombreux pays de tous les continents.

Adèle a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 10 janvier au Martyrologe.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 21:39

Maria Gargani

1892-1973

 

Maria naquit au soir du 23 décembre 1892, à Morra de Santis (Avellino, Latium, Italie C) ; elle était la benjamine des huit enfants de Rocco et Angiolina De Paola.

Le papa était un homme fort pieux et c’est lui qui se chargea de l’enseignement du catéchisme à ses enfants.

Maria fit son «école primaire» à la maison, puis chez son oncle à Avellino ; elle réussit sans peine son examen de maîtresse d’école en 1913.

Dans la région de Foggia, de 1913 à 1945, elle allait se donner entièrement à la formation des enfants du catéchisme pour les préparer à la Première communion. C’est durant cette période qu’elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain, ayant découvert en s.François d’Assise «le» Saint qui l’inspirait dans son amour pour Dieu.

Mais ce qui marqua très profondément Maria, à partir de 1916, ce fut la direction spirituelle qu’elle reçut du père Pio de Pietrelcina (v. 23 septembre). Jusqu’en 1915, Maria avait eu successivement deux pères spirituels, dont le second fut appelé à être aumônier militaire durant la guerre ; c’est ce dernier qui adressa Maria au père Pio. Il s’ensuivit une correspondance soutenue et l’on conserve plus d’une soixantaine de lettres que reçut Maria de ce Prêtre stigmatisé.

Dès 1934, Maria commença à réunir autour d’elle des jeunes filles qui étaient captivées par son amour de Dieu. Ce fut le début des Sœurs Apôtres du Sacré-Cœur, vivement encouragées par le père Pio, bientôt approuvées par l’évêque de Naples, où s’établit la maison-mère. Maria y fit sa profession en 1936, avec le nom religieux de Marie Crucifiée du Divin Amour.

Elle fit la profession perpétuelle en 1956.

Elle mourut à Naples le 23 mai 1973.

Le miracle qui fut examiné dès 1975 pour sa béatification, fut la guérison d’une femme italienne affectée d’un cancer généralisé. Guérie, celle-ci vécut encore trente année.

Les Religieuses appartenant aux Sœurs Apôtres du Sacré-Cœur, s’occupent de l’évangélisation des enfants, des pauvres, des marginalisés. Elles prêtent ainsi leur concours dans les paroisses. Elles sont présentes en Afrique (Burkina Faso, Bénin).

Maria Crocefissa a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 23 mai au Martyrologe.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 21:25

János Brenner

1931-1957

 

János est né le 17 décembre 1931 à Szombathely (Hongrie), dans une humble famille très chrétienne, où le chapelet et l’Eucharistie faisaient partie de la vie quotidienne.

Durant ses études, János eut l’occasion de jouer le rôle de s.Tarsicius, un jeune Martyr du troisième siècle qui fut mis à mort en voulant protéger l’Eucharistie qu’il portait à des prisonniers (v. 15 août). On va voir que cet épisode allait être prophétique pour János.

Après ses études, il entra en 1950 au noviciat cistercien de Zirc, où il prit le nom d’Anastase. Mais les autorités politiques interdirent les Ordres religieux, aussi, après une année de formation dans la clandestinité, János entra au séminaire diocésain et fut ordonné prêtre en juin 1955.

On se souvient peut-être que l’année 1956 fut le théâtre d’une importante révolte hongroise contre l’oppression soviétique. Par la suite, la répression communiste s’intensifia contre l’Eglise.

Courageusement, le jeune prêtre exerça son apostolat, apportant la douceur de l’évangile à tous, vieux et jeunes, pauvres et marginalisés, réconfortant par son bon sourire ceux qui avaient besoin de paix. Beaucoup furent attirés à l’Eglise par son apostolat, mais son zèle ne pouvait passer inaperçu et on le surveilla.

Une première fois, il échappa à un attentat, mais continua avec persévérance.

Un soir de décembre 1957, on l’appela pour administrer le Sacrement des Malades à un mourant et lui porter le Viatique ; en réalité, il reçut trente-deux coups de poignards et fut battu à mort.

Quand on retrouva son corps, on constata qu’il tenait fermement dans sa main la custode avec l’Hostie, pour protéger le Corps du Christ de la profanation, comme le fit s.Tarsicius.

Le jeune prêtre allait avoir vingt-six ans deux jours après son martyre. Il avait exercé le sacerdoce pendant à peine deux ans et demi.

János a été béatifié en 2018 et sera commémoré le 15 décembre au Martyrologe.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 19:06

Rosa Maria Sgorbati

1940-2006

 

Rosa naquit le 9 décembre 1940 à Gazzola (Emilie de Romagne, Italie E), benjamine des trois enfants de Carlo et Giovannina Vigilini. Elle reçut le baptême peu après.

En 1950, la famille s’installa à Milan, où le père espérait trouver du travail ; il mourut cependant l’année suivante.

Déjà, Rosa manifestait son désir de devenir missionnaire. Elle en reparla à sa mère vers 1956, mais la maman lui conseilla d’attendre ses vingt ans.

Effectivement, vers 1963, elle alla se former à Sanfrè (Piémont), chez les Sœurs de la Consolata, fondées par s.Giuseppe Allamano (v. 16 février), et prit le nom religieux de Leonella. Après le temps de postulat, elle fit le noviciat à Nepi. Elle fit la première profession en 1963.

En 1966, elle alla en Angleterre pour recevoir une formation d’infirmière ; en même temps, elle apprenait la langue anglaise, qu’elle parla couramment.

En 1970, Sœur Leonella fut envoyée au Kenya ; c’était son rêve ! Elle travailla d’abord au Consolata Hospital Mathari de Nyeri puis au Nazareth Hospital de Kiambu, près Nairobi. comme sage-femme et aida à l’accouchement de quelque quatre mille bébés. Elle ouvrit elle-même une petite école d’infirmières au Nkubu Hospital de Meru.

C’est en 1972 que Leonella fit la profession solennelle.

En 1993, elle fut nommée Supérieure provinciale des Sœurs du Kenya.

En 2001, nouvelle destination : Mogadiscio (Somalie), un pays agité par des groupes islamistes. Sœur Leonella y fonda une école de soins pour enfants et en devint la directrice. Les trente-deux premières élèves reçurent un diplôme de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Tout le monde aimait Sœur Leonella, cette Religieuse si dévouée, tout le monde sauf certains groupuscules qui lui en voulaient ; on savait qu’elle était en danger, mais elle répondait : Je me suis donnée au Seigneur, il peut faire de moi ce qu’il veut.

Après un court séjour au Kenya, elle revint en Somalie, rencontrant beaucoup de difficultés pour obtenir son visa des autorités islamiques. Elle put revenir à Mogadiscio le 13 septembre 2006.

Le drame se vérifia quatre jours plus tard, le 17 septembre 2006. En sortant de l’hôpital de Mogadiscio, Leonella fut abattue en pleine rue, avec son garde du corps, par deux hommes se réclamant d’un Tribunal islamique.

Portée à l’hôpital, Leonella y mourut quelques minutes après ; elle répétait : Je pardonne !

Nouvelle martyre, Leonella a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 17 septembre au Martyrologe.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:06

Agustín Navarro Iniesta
1902-1936

Né le 28 mai 1902 à Zurgena (Almería), il fut baptisé deux jours après ; il était le fils du maître d’école.

Entré au séminaire d’Almería en 1916, il passa à ceux de Murcia et Orihuela avant de revenir à Almería en 1924.

Ordonné prêtre en 1926, il exerça son apostolat sacerdotal successivement à Carboneras puis Sorbas (1929) ; il fut alors incardiné dans le diocèse de Madrid (1932) et fut à Mangirón, puis Carabanchel Bajo, avec la charge de chapelain du collège Santa Cruz.

Le 13 juillet 1936, il eut le courage de présider une prière pour l’enterrement de José Calvo Sotelo au cimetière de Madrid. Cet acte public ne pouvait pas ne pas avoir une résonance politique et toute la famille de don Agustín vint se réfugier (avec lui) à Zurgena.

Une première fois, le Prêtre y fut arrêté, puis relâché quelques heures après. Les républicains revinrent à la charge un mois plus tard. Le 1.septembre, c’est lui-même qui leur ouvrit. Il salua sa mère avec ces mots : Au Ciel ! Merci à Dieu qui me donne la grâce de mourir pour Lui.

Il fut emmené avec quatre autres prêtres au Pozo de la Lagarta, où ils furent fusillés.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Agustín Navarro Iniesta sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:04

Francisco Manzano Cruz
1881-1936

Né le 15 janvier 1881 à Adra (Almería), Francisco fut baptisé trois jours plus tard. Sa famille était si pauvre que, tant pour aller au séminaire d’Almería que lorsqu’il revenait au moment des vacances, il n’avait pas de quoi se payer un billet de train et parcourait à pied la cinquantaine de kilomètres qui séparaient les deux localités.

Il fut ordonné prêtre en 1909. Nommé vicaire à Alboloduy, il fut curé de Torre-Cardela (1910), puis dans sa propre paroisse natale, de 1911 à 1936.

Ses paroissiens l’estimaient beaucoup et lui donnèrent gentiment le surnom de Manzanico (Petit Manzano). Il conserva ses habitudes de pauvreté : lors de ses noces d’argent, on lui offrit une montre Longines en or, qu’il ne voulut jamais porter. De même, à l’encontre de ses confrères, il ne voulut jamais porter le camail (petit vêtement que les ecclésiastiques portaient souvent sur les épaules) ; il le trouvait excessif pour lui.
  
Au début de la persécution de juillet 1936, Madame Carmen Godoy (v. 1.janvier) lui fit parvenir de quoi voyager jusqu’à Madrid pour s’y réfugier ; il refusa poliment, expliquant que sa place était dans sa paroisse. Il continua de porter sa soutane.

A minuit du 1.septembre 1936, on vint l’arrêter chez lui. Il se laissa faire sans la moindre résistance. C’est son cousin qui, présent à ce moment-là, en perdit l’usage de la parole jusqu’à sa mort.

On emmena avec lui l’autre prêtre de la paroisse, José Peris Ramos, jusqu’à la Promenade d’Albuñol ; on les dévêtit, on leur attacha les mains et on les traîna à terre jusqu’à mutiler leurs corps, puis on les fusilla.

Martyrisé le 1.septembre 1936, Francisco Manzano Cruz a été béatifié en 2017 et sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1.septembre.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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