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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 17:17

Maurilio Tobar González
1869-1936

Maurilio naquit et fut baptisé le 14 septembre 1869 à Tardajos (Burgos), en la fête de la Sainte Croix. Ses parents s’appelaient Manuel et Gregoria. On retrouvera son aîné, Saturnino, martyrisé le 23 octobre.

Il étudia à Las Quintanillas avec un prêtre puis au sanctuaire des Miracles (Orense).

Entré en 1885 dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), il fit la profession en 1887 et reçut toute sa formation à leur maison centrale de Madrid, où il fut ordonné prêtre en 1893.

Après dix années passées au collège d’Alcorisa, il fut envoyé à Cuba : à Santiago comme Supérieur, à Guantánamo comme curé, à La Havane encore un an, puis revint en Espagne en 1919, avec une santé assez délabrée. Il resta quatre années à Madrid, sortant peu et pour prêcher des retraites ; il eut à s’occuper de la province de Valencia pendant dix ans ; enfin, il fut nommé supérieur de la maison madrilène de la rue Lope de Vega, non loin du noviciat des Filles de la Charité.

Ayant dû quitter cette maison par la force, il trouva accueil très fraternel chez sa cousine, Julia, où il put survivre avec le p.Ponciano Nieto et son frère, fr. Saturnino. Ils célébraient la Messe et pouvaient ainsi faire parvenir l’Eucharistie aux Religieuses.

Le 23 septembre 1936, juste à midi de ce jour-là, les révolutionnaires vinrent tambouriner à la porte ; le frère Saturnino étant absent, ils s’emparèrent du p.Maurilio et du p.Ponciano qui était avec lui, ainsi que de Julia, la cousine du p.Maurilio - et disparurent. On ne sait à quel endroit précis furent fusillés les deux prêtres, mais on demeure persuadé qu’ils furent martyrisés avec la cousine l’après-midi même de ce 23 septembre : les deux Prêtres parce qu’ils étaient prêtres, la cousine parce qu’elle les avait hébergés.

Il semble que la date du 29 octobre, parfois indiquée, soit une erreur.

Martyrisé le 23 septembre 1936 à Madrid et béatifié en 2017, Maurilio Tobar González sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 septembre.

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 17:16

Ponciano Nieto Asensio
1875-1936

Ponciano naquit le 9 mars 1875 à Valverde del Campo (Valladolid), d’Eustasio et Felicidad, qui le firent baptiser le 15 mars suivant. 

Il étudia à Medina de Rioseco et entra en 1890 dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) ; il fit la profession le 10 mars 1893 (le lendemain de ses dix-huit ans) et fut ordonné prêtre en 1899.

On l’envoya à Alcorisa et Limpias ; puis à Cuba et au Mexique. C’est à lui qu’on doit l’histoire de la Congrégation lazariste au Mexique.

De retour en Espagne (1920), il se fixa à la maison de la rue Lope de Vega (Madrid).

Outre ses occupations sacerdotales, le père Ponciano écrivait beaucoup, car il était très cultivé. Historien de valeur, il savait parler français et pouvait traduire l’hébreu et le grec, l’allemand, l’anglais et l’italien. C’est ainsi qu’il devint directeur des revues L’Immaculée de la Médaille Miraculeuse et Annales de la Congrégation de la Mission et des Filles de la Charité. En 1934 parut son ouvrage important : Histoire des Filles de la Charité.

Ayant dû quitter cette maison par la force, il trouva accueil très fraternel chez la cousine du p.Maurilio Tobar, Julia, où il put survivre avec le p.Maurilio et son frère, Saturnino. Ils célébraient la Messe et pouvaient ainsi faire parvenir l’Eucharistie aux Religieuses.

Le 23 septembre 1936, juste à midi de ce jour-là, les révolutionnaires vinrent tambouriner à la porte ; le frère Saturnino étant absent, ils s’emparèrent du p.Maurilio et du p.Ponciano ainsi que de Julia - et disparurent. On ne sait à quel endroit précis furent fusillés les deux prêtres, mais on demeure persuadé qu’ils furent martyrisés avec la cousine l’après-midi même de ce 23 septembre : les deux Prêtres parce qu’ils étaient prêtres, la cousine parce qu’elle les avait hébergés.

Il semble que la date du 29 octobre, parfois indiquée, soit une erreur.

Martyrisé le 23 septembre 1936 à Madrid et béatifié en 2017, Ponciano Nieto Asensio sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 septembre.

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 13:50

José Santos Ortega
1882-1936

Né le 18 septembre 1882 à Rabé de las Calzadas (Burgos), José avait deux jeunes frères et deux sœurs ; les trois frères devinrent prêtres vincentiens, les deux sœurs Filles de la Charité : José, Francisco, Saturnino, Rufina et Eustasia. 

José reçut sa première formation justement chez les Filles de la Charité de son pays, puis au collège des Pères Lazaristes (ou Vincentiens) de Tardajos.

Entré à son tour dans la Congrégation des Lazaristes, il fit le noviciat à Madrid (1899), étudia la philosophie à Hortaleza et la théologie à Madrid ; il fut ordonné prêtre en 1908.

Il fut d’abord sous-directeur du noviciat, puis exerça son talent de missionnaire à Badajoz (1914), Tardajos (1917), Oviedo (1927), où il fut économe du séminaire.

En 1931, il dut être hospitalisé en asile psychiatrique à Leganés pour une grave affection cérébrale, dont il put se remettre. Ensuite il fut affecté à la basilique de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, rue García de Paredes.

Le père José avait un talent pour travailler le bois : il savait se faire menuisier ou fabriquer des chapelets ; bon photographe à l’occasion.

En 1936, devant le danger de la persécution, le p.José se réfugia à Madrid chez une cousine. Cependant, la concierge lui demanda de partir au plus vite, parce que sa présence dérangeait et pouvait même compromettre les voisins. La cousine alors, avec son mari, accompagnèrent le p.José au Comité du quartier, sollicitant la permission de le garder, puisqu’il était de leur famille ; l’autorisation fut refusée, mais le président du Comité feignit de les aider en faisant conduire le Père à une pension, où un jeune milicien allait l’accompagner. Ce dernier était un certain Chicharro que nous allons retrouver par la suite. Le p.José lui donna cinquante pesetas.

Les gens acceptèrent de laisser entrer le Père et, pendant les deux mois où il fut avec eux, finirent par sympathiser avec lui. Le p.José fit le catéchisme aux enfants, leur apprit à lire, pria avec eux, fit de petits travaux de menuiserie ; il sortait peu, soit pour aller manger ailleurs, soit pour aller se confesser à un autre Père. 

Le fameux Chicharro revint le voir une fois - pour lui demander encore cinquante pesetas. Il revint encore le 23 septembre vers midi, mais cette fois c’était pour l’emmener : une voiture les attendait dans la rue. Le p.José se montrait naïvement très heureux de le revoir, tandis que l’autre lui dit qu’il fallait seulement aller signer une déclaration.

Ils se dirigèrent vers Hortaleza, en face du bâtiment des Ballesteros où ils descendirent. La voiture alla se garer un peu plus loin, on fit faire quelques pas au p.José, et il reçut une décharge.

Pour une fois, l’histoire ne s’arrête pas à la mort du Martyr. Au printemps de 1940, on appela vers vingt-deux heures deux Pères vincentiens à leur maison de Madrid, pour aller assister un condamné à mort. C’était le fameux Chicharro, qui se confessa et communia avant de mourir. En quittant la prison, il embrassa le prêtre qui était venu l’assister à cette heure ultime.

Martyrisé le 23 septembre 1936 et béatifié en 2017, José Santos Ortega sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:17

Modesto Allepuz Vera
1906-1936

Né le 5 avril 1906 à Cartagena (Murcia), il était marié et père de deux enfants très jeunes. Il était employé dans l’entreprise Contrataciones e Industrias.

Membre de l’Action catholique et Secrétaire de l’Association des Enfants de Marie, il était toujours aux côtés des deux autres Martyrs, Enrique Pedro Gonzálvez Andreu et José Ardil Lázaro dans la défense courageuse de la Religion Chrétienne.

Quand commença la révolution de 1936, il chercha à s’installer dans un pays un peu éloigné, espérant épargner à sa famille la furie des ennemis de Dieu.

Les trois Amis furent arrêtés à leur domicile à la fin du mois d’août 1936, mis en prison et condamnés à mort après un jugement plus que sommaire. Un des plus graves griefs qu’on reprocha au groupe, est qu’ils étaient toujours ensemble.

Peu avant de mourir, ils se confessèrent ; ils chantèrent l’antienne mariale Salve, Regina ainsi que l’hymne de l’Association, pardonnèrent aux responsables de leur mort et, en quittant la prison, serrèrent dans leurs bras les gardiens en signe de pardon. Puis ils dirent à un autre détenu, qui devint prêtre plus tard : Que notre sang ne soit pas inutile.

On les emmena au cimetière de Cartagena pour les fusiller. Au moment de mourir, ils se mirent au cou le 
ruban bleu et blanc de l’Association mariale, avec la Médaille Miraculeuse. On demanda à Modesto de se mettre face au mur, mais il répondit que ce n’était pas nécessaire. Il mourut en souriant.

Martyrisé le 22 septembre 1936 et béatifié en 2017, Modesto Allepuz Vera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

 

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:17

Enrique Pedro Gonzálvez Andreu
1910-1936

Né le 15 juillet 1910 à Cartagena (Murcia), il était clerc de notaire.

Membre de l’Action catholique et vice-président de l’Association des Enfants de Marie, il était toujours aux côtés des deux autres Martyrs, Modesto Allepuz Vera (v. plus haut) et José Ardil Lázaro dans la défense de la Religion Chrétienne.

Au moment de la révolution et de la persécution de l’été 1936, il se cacha d’abord chez des parents, mais en apprenant qu’on avait menacé sa mère, il se livra spontanément.

On a dit qu’au moment de mourir, iles trois Amis se mirent au cou le ruban de l’Association mariale, avec la Médaille Miraculeuse : la balle meurtrière qui tua Enrique traversa cette Médaille.

Martyrisé le 22 septembre 1936 et béatifié en 2017, Enrique Pedro Gonzálvez Andreu sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:15

Diego Morata Cano
1881-1936

Né le 29 mars 1881 à Vera (Almería), il avait pour père un humble cordonnier et pour mère une femme de ménage.

Diego aussi dut travailler comme domestique, tout en fréquentant le collège, avant d’entrer en 1891 au Grand séminaire. Ses études furent brillantes et, après avoir été ordonné prêtre en 1903, il passa la licence de théologie à Grenade.

Ce fut un prêtre extraordinairement actif. Il fut d’abord vicaire à Almería, où il fonda une petite école pour enseigner l’Evangile. En 1909, il fut curé de Bédar, où son zèle pour assister les victimes d’une épidémie de typhus fut récompensé officiellement. Par la suite, il eut diverses responsabilités importantes dans Almería même et fut nommé chanoine de la cathédrale en 1929, en même temps qu’il était l’aumônier de Religieuses.

Il fut arrêté dès le 1.août 1936 et si maltraité, qu’on dut l’envoyer à l’hôpital. Il avait refusé énergiquement de blasphémer, de sorte qu’on lui avait annoncé que, le jour où il sortirait de l’hôpital, on le ferait passer en jugement. L’infirmier tenta de lui prolonger son traitement pour le sauver, mais don Diego le «rassura» en lui affirmant qu’il se confiait au Bon Dieu.

Le lendemain de sa sortie, on le rencontra en train de prier le chapelet ; il reçut une première balle dans l’épaule, puis une dans la tête. Don Diego eut le temps de crier : Reine des Martyrs ! Seigneur, c’est pour Toi et je leur pardonne ! Ils ne savent pas ce qu’ils font ! (cf. Lc 23:34).

Ceux qui l’avaient abattu étaient vraiment acharnés. En arrivant au cimetière où ils le traînaient, ils l’insultaient encore : Allez, Morata, si je n’ai pas pu te tuer avant, je le fais maintenant ! Et au petit matin, ils racontaient : Plus on lui tirait dessus, plus il criait Vive le Christ Roi, cette canaille ! Au lieu de crier grâce, il nous pardonnait ! Et si on ne lui avait pas tiré dans la bouche, il ne se serait pas arrêté de crier.

Martyrisé le 22 septembre 1936 et béatifié en 2017, Diego Morata Cano sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

 

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:15

Juan Antonio López Pérez
1881-1936

Né le 19 septembre 1881 à Cantoria (Almería) et baptisé trois jours plus tard, il étudia à l’école de son pays, puis entra au séminaire d’Almería.

Ordonné prêtre en 1904, il eut des fonctions à la curie diocésaine mais, ayant dû subir une importante opération pour l’ablation d’un poumon, il revint dans son pays, où il fut successivement vicaire et curé. Son apostolat dura une trentaine années.

Lui aussi, il sentit arriver la tourmente révolutionnaire. Le jour de son anniversaire, en 1936, il reporta les Hosties du Saint-Sacrement à la maison et les consomma. Il avait aussi un crucifix que lui avait offert sa mère : il le donna à un séminariste qui partait au front : Garde-le, je n’ai pas envie qu’on le profane ici. Si le soldat devait mourir à la guerre, au moins le crucifix n’aurait pas été profané.

Le 22 septembre 1936, une voiture vint l’enlever et le conduisit à Albox. A l’endroit de la boutique El Guarducha, on le fit descendre pour le fusiller. L’assassin lui-même reconnut plus tard qu’il avait tué un Saint : don Juan Antonio mourut à genoux, pardonnant à ses bourreaux ; c’était le cinquante-cinquième anniversaire de son baptême.

Béatifié en 2017, Juan Antonio López Pérez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:14

Juan García Cervantes
1885-1936

Né le 16 mars 1885 à Garrucha (Almería), il fut baptisé deux jour plus tard ; son père était le maire du village ; Juan avait (au moins) un frère.

Après avoir reçu sa formation au Petit, puis au Grand Séminaires, Juan fut ordonné prêtre en 1910.

Les paroisses où il officia furent : Lubrín, Pulpí, Turre (1916), Cantoria. En 1924, il fut nommé vicaire à Garrucha. Proche des fidèles, il aidait particulièrement les jeunes dans leurs études et savait stimuler des vocations sacerdotales ou religieuses.

Quand explosa la persécution religieuse de l’été 1936, des parents l’invitèrent à les rejoindre à Barcelone, pensant qu’il y serait plus en sécurité (et ils se trompaient !) ; mais don Juan se rapprocha seulement d’Almería. C’est d’ailleurs là qu’il fut dénoncé et arrêté.

Après l’avoir conduit au couvent des Adoratrices, transformé en prison, on l’emmena de prison en prison. On voulut le forcer à blasphémer et à renier la Foi, en échange de quoi on lui aurait laissé la vie, mais le Prêtre répondit qu’il préférait rejoindre le But de sa vie : verser son sang pour défendre Celui en qui il avait toujours cru. Cela dura jusqu’au 22 septembre.

Ce jour-là, on l’appela : il recommanda au gardien de prison de porter ou de faire porter à son frère son vêtement, car c’était la seule chose qu’il pouvait lui donner. On le conduisit près du cimetière d’Almería, où il fut fusillé, tombant en pardonnant à ses bourreaux.

Béatifié en 2017, Juan García Cervantes sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:11

Ramón Rius Camps
1913-1936

Né le 26 janvier 1913 à Santa Fe (Lleida), il fut baptisé le 2 février suivant, fête de la Présentation du Seigneur au Temple ; son père, Jaime, était un ouvrier, sa mère s’appelait Josefa. Il eut quatre sœurs, dont deux furent carmélites, et il tenait l’avant-dernière place de la famille.

A quinze ans, en 1918, il entra au noviciat des Pères Clarétains de Vic et fit la profession comme frère convers. Il apprit très vite à être un bon cordonnier.

Il fut envoyé à Cervera. Ramón apprit à combattre son caractère irascible et fut un bon Religieux, pieux, travailleur et obéissant.

Cervera se trouvait à quelques kilomètres de Santa Fe, le domicile familial. Le 21 juillet 1936, à bicyclette, Ramón rejoignit les siens, accompagné par un parent, qui se disait lui-même communiste. Chez ses parents, se trouvait une de ses sœurs carmélites, souffrante. Ramón alla habiter d’abord chez sa sœur, Monserrat, tout en gardant le contact avec ses Supérieurs, qu’il allait voir à Cervera : il en revenait très affligé, ayant appris la tournure des événements. 

D’autres Clarétains le rejoignirent bientôt, ainsi que l’autre sœur carmélite ; la maison abritait alors cinq Clarétains et cinq Religieuses : cette situation comportait un grand risque ; quatre des Clarétains allèrent se réfugier ailleurs ; Ramón lui-même, apprenant avec tristesse le martyre de plusieurs de ses Confrères, chercha à rejoindre ses Supérieurs, mais c’était désormais impossible, aussi resta-t-il chez ses parents.

Les Religieuses l’invitèrent à partager leur vie «de communauté», mais il s’excusa en expliquant qu’il n’avait pas l’habitude d’être en compagnie des dames ; il se retirait pour prier et méditer ; sa lecture préférée était l’Imitation de Jésus-Christ. Dans la journée, il aidait sa mère dans les tâches domestiques, jusqu’à se faire des ampoules aux mains.

Un jour qu’il accompagnait sa mère à chercher du bois, celle-ci lui recommanda encore une fois de préférer la mort à renier la Foi : même beaucoup de ceux qui avaient renié leur Foi, furent ensuite martyrisés. Ramón la rassura.

Il s’habilla en paysan pour éviter d’attirer l’attention des révolutionnaires par son habit religieux. Bien lui en prit ! Un jour, des communistes arrivèrent dans le pays en voiture ; courut le bruit qu’ils venaient chercher Ramón : celui-ci passa derrière la maison et alla grimper à un grand pin, d’où il pouvait observer la situation ; il y resta assez longtemps, de sorte que les hommes, ne l’ayant pas trouvé, repartaient avec les phares allumés. Un des phares passa sur Ramón, qui se crut repéré ; en fait, ils ne l’avaient pas vu, mais lui, tout paniqué, descendit de son arbre pour fuir ailleurs et, en sautant, se fit tellement mal qu’il ne pouvait plus bouger. Ensuite, il réussit à ramper jusqu’à la maison et raconta l’épisode ; il ne s’était rien cassé.

On arriva au 31 août, fête de saint Raymond, son saint Patron. La maman prépara pour manger le plus beau poulet de la basse-cour, mais lui, discrètement, expliqua qu’il n’en prendrait pas, car ainsi était la Règle de sa Congrégation. Voilà une rigueur qui nous étonne, aujourd’hui.

Le 1. septembre, Ramón eut un pressentiment. Il invita ses sœurs à prier le chapelet avec leur mère et, le soir, leur dit : A demain, si Dieu le veut.

Dans la nuit, vers 2 heures du matin, quatorze communistes vinrent tambouriner à la porte pour une «inspection». Il fallut ouvrir, sinon ils fracassaient la porte. Ramón alla trouver sa mère, qui lui dit : Sois courageux ; si tu dois mourir, garde la Foi ; et lui : Maman, n’aie pas peur.

Désormais, Ramón allait se montrer ferme et courageux. Les communistes regardèrent ses mains, pour voir si elles avaient travaillé, et lui posèrent les questions classiques : Etait-il religieux ? Qui l’avait trompé pour entrer au couvent ? Qui étaient ses Supérieurs ? Ramón ne répondit pas sur cette dernière question, mais déclara qu’il était entré de plein gré dans la Congrégation. On fouilla partout pour trouver des armes. 

Au milieu de cris et de blasphèmes, on emmena Ramón pour une déclaration au Comité. La maman tenta de gagner du temps en proposant de préparer le café, son fils lui dit : Ce ne sera pas la peine. Les sœurs tentèrent avec la maman de les empêcher de partir, mais on les menaça : Seulement le curé. Pour les autres, on viendra plus tard. Tout cela avait duré environ deux heures.

La maman et la plus jeune sœur se décidèrent à rejoindre Cervera pour tenter de retrouver où était Ramón. Mais les communistes ne perdirent pas de temps : ils allèrent directement au cimetière de Cervera ; parmi eux se trouvait le jeune communiste qui avait dénoncé Ramón ; ils lui commandèrent : Toi qui l’as dénoncé, c’est toi qui va l’abattre. Honteux et tremblant, le malheureux garçon eut du mal à tirer et le frère Ramón souffrit beaucoup avant de recevoir enfin le coup de grâce.

Le frère Ramón fut ainsi martyrisé le 22 septembre 1936, à vingt-trois ans. Le jour de sa profession, ils étaient vingt-quatre novices : la moitié d’entre eux furent martyrisés (v. en particulier les 18 et 19 octobre).
Béatifié en 2017, Ramón Rius Camps sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:11

José Ardil Lázaro
1914-1936

Il naquit le 18 août 1914 à Cartagena et fut un exemple de la jeunesse catholique par son élan et son ardeur juvéniles et sa fidélité au Christ.

Membre de l’Association des Enfants de Marie, il alla à Murcia au début de la guerre civile de 1936, pensant s’éloigner du tumulte général.

Quand il apprit que sa sœur était arrêtée, il alla se constituer aux autorités, à la mi-août, et fut mis en prison. Il fut condamné à mort en même temps que Modesto Allepuz Vera et Enrique Pedro González Andreu (v. leurs notices).

Martyrisé le 22 septembre 1936 et béatifié en 2017, José Ardil Lázaro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 septembre.

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