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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 15:06

Ráfael Vinagre Torres Muñoz
1867-1936

Né le 24 octobre 1867 à Feria (Badajoz), de Ildefonso et Isabel, il étudia au séminaire de Badajoz, puis entra dans la Congrégation de S.Vincent de Paul (Vincentiens ou Lazaristes), à Madrid.

En 1891, il fut ordonné prêtre et enseigna trois ans au séminaire. Puis il fut envoyé trois ans aux Philippines.

De retour en Espagne, il fut à Alcorisa et, en 1899, fut missionnaire au Mexique pendant vingt-deux ans (Tlapan, Oajaca, Mexico, Puebla), où il connut la persécution liée au gouvernemnt laïc, raison pour laquelle on l’envoya à Cuba.

En 1926, de retour en Espagne, il fut à Ecija puis Séville ; enfin, lui et le p. Agapito Alcalde Garrido (v. 31 juillet) furent aumôniers à la maison de retraite des Filles de la Charité à Puig (Valencia) ; il y avait là plus de cent Religieuses, âgées et malades.

Le dimanche 26 juillet, on vint les arrêter tous les deux. Tandis que le p.Agapito était assassiné le 31 juillet, le p.Ráfael fut remis en liberté quelque temps, mais fut à nouveau arrêté le 18 août et tenu en prison.

Il reçut les balles ennemies le 11 septembre 1936, à Valencia.

Béatifié en 2017, Ráfael Vinagre Torres Muñoz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 11 septembre.

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 08:06

Fernando González Ros
1871-1936

Né le 12 août 1871 à Cuevas de Almanzora (Almería), il fut baptisé dès le lendemain.

Son père tenta de l’orienter vers la carrière des armes, mais Fernando préféra les armes du Christ et entra au séminaire d’Almería, où il fut ordonné prêtre en 1897. Il passa également le doctorat en théologie à Grenade.

Vicaire dans son pays, il fut aumônier des Filles de la Charité, puis travailla à Arboleas (1901), et Sorbas (1914). Dans ces deux paroisses, il institua le Centre Ouvrier de Saint-Joseph, pour aider les jeunes à compléter leurs études, et cela gratuitement.

Lors de l’installation de la République (1934), un médecin de l’endroit poussa un groupe de femmes à harceler le Curé, qui était déjà presque aveugle. Et bien que la population fût en général favorable à son Curé, un des parents de ce dernier réussit à le faire envoyer dans une ferme proche de Lubrín, où il put tout de même continuer à célébrer la Messe, loin de ses paroissiens.

Le 10 septembre 1936, trois miliciens vinrent l’arrêter, bien déçus de constater qu’on avait déjà dérobé au Prêtre tout ce qu’il avait, comme sa montre. Ils le poussèrent dans une voiture, direction Zurgena, à la carrière de Lubrín, où ils lui tirèrent plusieurs coups de feu, mais sans le tuer complètement. Le Prêtre continua de perdre son sang et mourut dans la soirée. En tombant, il disait à ses bourreaux : Que Dieu me pardonne, comme je vous pardonne.

Béatifié en 2017, Fernando González Ros sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 10 septembre.

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 09:35

José Flores Beltrán
1876-1936

Né le 18 février 1876  à Mojácar (Almería), José fut baptisé le lendemain.

En 1889 il entra au Petit séminaire, passa au Grand et fut ordonné prêtre en 1899.

En moins de quarante ans de sacerdoce, il sera nommé à huit postes : Vicar en 1901, Benizalón en 1905, San José de los Gázquez en 1909, Urrácal en 1910, Pulpí en 1912, Cuevas del Almanzora en 1916, Mojácar en 1928, où il s’occupa particulièrement de ses vieux parents, enfin Cuevas del Almanzora en 1935.

Ce curé était toujours prêt à recevoir, soit au presbytère, soit au confessionnal.

Le 8 septembre 1936, il reçut la visite du fils d’un de ses amis du pays, qui lui demndait de l’accompagner ; don José le suivit sans hésiter. La voiture partit pour Castillo où l’on passa la nuit ; le lendemain, on conduisit le Prêtre quelque part à Ballabona, où un milicien l’abattit d’un coup de feu dans la nuque.

Martyrisé le 9 septembre 1936 et béatifié en 2017, José Flores Beltrán sera mentionné ce jour-là dans le Martyrologe Romain.

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 09:35

 

Miguel Beato Sánchez

1911-1936

 

Beato (bienheureux), Miguel le fut de nature, mais aussi par la grâce de Dieu et le don de soi.

Il naquit le 10 avril 1911, à La Villa de Don Fadrique (Tolède, Espagne), avec un frère jumeau, Domingo, qui mourut à trois ans. Après eux naquirent cinq autres enfants : Juan et María Esperanza, qui moururent jeunes, María Teresa, María Dolores et Jesús, qui purent témoigner plus tard de la sainteté de leur aîné..

Les parents, Miguel et Andrea, étaient d’humbles travailleurs très chrétiens, craignant Dieu et aimant l’Eglise.

Miguel fut baptisé deux jours après sa naissance, et confirmé en 1916. Il reçut la Première communion en 1917. Dans son pays, on l’appelait Miguelillo. Il grandit dans la pratique des bonnes vertus, pieux, généreux ; jamais on ne le vit se battre avec ses camarades. Lui et ses sœurs firent partie de l’Alliance en Jésus par Marie, une congrégation laïque qui regroupait des jeunes vivant dans le monde.

Miguel imita bien vite le curé de la paroisse, en «disant la messe» à la maison. Il se mettait au cou deux bavettes d’enfant, une devant et une derrière, pour figurer la chasuble. Dans la famille, on souhaitait bien que Juan, l’aîné, devînt prêtre, mais il ne ressentait pas la vocation ; Miguel s'amusait à dire : Yo, bela, yo seré cura (Et ben, c’est moi qui serai curé).

Il entra au Petit séminaire de Tolède en 1923, passa au Grand, et acheva ses études avec d’excellentes appréciations : benemeritus et valde meritus. Il reçut les premiers ordres en décembre 1934, le sous-diaconat en juin 1935.

Il aurait pu être ordonné prêtre dès 1935, mais il dut passer par le conseil de révision : on lui trouva la poitrine rétrécie, et il fut réformé.

Il attendit patiemment le moment de l'ordination, tout en s’occupant dans la bibliothèque de l’archevêque. La providence fit qu’il fut ordonné prêtre le 11 avril 1936, lendemain de ses vingt-cinq ans. En même temps que lui furent ordonnés aussi deux prêtres qui moururent martyrs, mais qui appartiennent à une cause de béatification non encore achevée.

Don Miguel célébra sa première Messe en forme privée, sans chanter, car les temps étaient déjà difficiles.

Il fut nommé vicaire dans son pays natal, où la tension était déjà forte depuis la proclamation de la République en 1931 : il y avait eu des assassinats. Don Miguel cependant se lança dans l’apostolat avec plein de zèle, réunissant les jeunes de l’Action Catholique, parlant aux enfants, même s’ils étaient fils d’anarchistes.

Le 18 juillet 1936, l’église fut fermée. Don Miguel se renferma chez lui avec le Saint-Sacrement, que le curé avait réussi à extraire du tabernacle, profitant d’un moment d’inattention des miliciens. Pendant quelques jours, don Miguel put encore célébrer la Messe et donner les Sacrements aux fidèles, chez lui.

Le 3 août, on arrêta le curé, don Francisco López-Gasco y Fernández-Largo, qui fut assassiné le 9 août.

Don Miguel attendait son heure. Une de ses prières quotidiennes était, les bras en croix : v Seigneur, si tu as besoin de ma vie pour le salut de l’Espagne, je te la donne ; que je sois une victime, jamais un traître. Il se préparait à son martyre en lisant les vies des Martyrs. Avec grande joie, il s’exclamait : Regarde comme ils répondent à leurs bourreaux !

Une pieuse dame lui suggéra de ne pas porter la soutane et d’aller travailler dans les champs en civil. L’idée partait d’un bon sentiment, mais il répondit : Ma soutane, je ne m’en sépare pas, même s’il faut la colorer de mon sang ! Quelques jours après, cependant, il apprit que la soutane de son curé, martyr, était l’objet de moqueries infâmes, aussi retira-t-il la sienne, bien à contre-cœur.

Le 28 août, les miliciens mirent le feu à toutes les saintes images de l’église, en particulier celle du Christ, à laquelle on avait attribué une protection spéciale, dix ans plus tôt, quand on avait réussi à éteindre un feu de campagne qui menaçait les champs et les habitations. Les jours suivants, les miliciens exhibaient des morceaux de ces images et statues, pour s’en moquer encore.

Le 5 septembre, un milicien vint lui dire d’aller ramasser dans l’église les restes des images et statues pour les brûler. Il y alla, voyant dans cet acte, une façon de mettre fin aux profanations.

Le 6 septembre, des miliciens vinrent le chercher. Il ne devait pas revenir chez lui.

On l’enferma en prison, en le frappant continuellement pour lui faire abjurer sa foi, pour le faire blasphémer, mais il ne répondait que Vive le Christ Roi !

On poussa la profanation jusqu’à lui faire endosser la tunique du Nazareno de l’église, on lui aurait mis aussi une croix entre les bras, et on lui fit faire le Chemin de Croix dans l’église, le drapeau rouge autour de la poitrine.

On lui mit dans la bouche le canon d’un pistolet, qui lui provoqua un vomissement de sang ; on l’emmena dans une porcherie ; on voulut lui faire piétiner un crucifix, mais il refusa toujours. Un voisin de prison lui suggéra : Dis-leur ce qu’ils veulent ; Dieu sait bien que tu ne le dis que des lèvres. Et lui : Je ne peux pas !

Les bourreaux se sentaient terriblement vexés de voir ce jeune prêtre plus courageux qu’eux-mêmes. N’en pouvant plus de l’entendre répéter invariablement Vive le Christ Roi !, ils lui coupèrent la langue avec un couteau de boucher.

Le Martyr avait la bouche en sang, les dents tombaient, la langue coupée, le corps tout défait. On lui porta son repas du soir, assez loin de lui pour se moquer encore : Allez, appelle le Bon Dieu ! Pourquoi ne vient-il pas t’aider ?

Les bourreaux avouèrent plus tard qu’ils auraient bien voulu lui sauver la vie, mais qu'ils se virent "contraints" de le tuer, et qu’il mourut «seulement» pour n’avoir pas cédé.

Au soir du 8 septembre, ils lui dirent encore une fois de piétiner un crucifix. Sur son refus, un milicien lui donna un tel coup de poing qu’il tomba par-terre. 

Ici, les détails ne coïncident pas totalement. Selon une version, on lui donna tant de coups, qu’on le crut mort ; venus le lendemain matin, 9 septembre, pour l’enterrer, et s’apercevant qu’il vivait encore, les miliciens l’abattirent. Dans l’autre version, les miliciens ne revinrent qu’au matin du 10 septembre. S’apercevant qu’il murmurait encore Ah, mon Dieu !, ils lui déchargèrent une pluie de coups de bâtons, jusqu’à son dernier soupir. Alors ils l’emportèrent pour l’enterrer dans un coin de champ, laissant une de ses mains en-dehors : des chiens la dévorèrent. De fait, quand on exhuma le corps en 1939, la main du prêtre manquait. Le corps était couvert de plaies.

La date retenue pour la mort de don Miguel est le 10 septembre 1936 : il avait tout juste cinq mois de sacerdoce.

Don Miguel a été béatifié en 2007 : Beato de famille, il est maintenant Bienheureux au ciel.

  

Miguel Beato Sánchez

1911-1936

 

Miguel vit le jour le 10 avril 1911 à La Villa de Don Fadrique (Tolède, Espagne), troisième des sept enfants de Miguel et Andrea : Juan, Domingo (son jumeau), et María Esperanza moururent jeunes, María Teresa, María Dolores et Jesús purent témoigner plus tard de la sainteté de leur aîné.

Miguel fut baptisé le 12 avril, et confirmé en 1916. Il reçut la Première communion en 1917.

La famille était très pratiquante. Miguel (qu’on surnommait Miguelillo) et ses sœurs firent partie de l’Alliance en Jésus par Marie, une congrégation laïque qui regroupait des jeunes vivant dans le monde.

Miguel imita bien vite le curé de la paroisse, en «disant la messe» à la maison. Il se mettait au cou deux bavettes d’enfant, une devant et une derrière, pour figurer la chasuble. Dans la famille, on souhaitait que Juan, l’aîné, devînt prêtre, mais il ne ressentait pas la vocation, et Miguel répliquait : Yo, bela, yo seré cura (Et ben, c’est moi qui serai curé).

Fidèle au catéchisme, qu’il apprenait avec plaisir, il fuyait ses camarades qui se battaient, et, à la maison, faisait volontiers tout ce que sa mère lui demandait.

Miguel entra au Petit séminaire de Tolède dès 1923 et passa au Grand séminaire. Les appréciations sur sa conduite et ses études furent benemeritus et valde meritus. Il reçut donc les premiers ordres en décembre 1934, le sous-diaconat en juin 1935. Ses études étaient formellement achevées, et il devait recevoir l’ordination diaconale et sacerdotale, mais il dut faire le service militaire.

En réalité, il en fut exempté à cause de sa poitrine trop étroite, et il attendit ces ordinations patiemment, tout en s’occupant dans la bibliothèque de l’archevêque. Il fut ordonné diacre en mars 1936, et prêtre le 11 avril, lendemain de son vingt-cinquième anniversaire.

En même temps que lui furent ordonnés aussi deux prêtres qui moururent martyrs, qui appartiennent à une cause de béatification non encore achevée.

On le destinait à sa paroisse natale, La Villa de Don Fadrique, comme vicaire. Le curé et son vicaire allaient bientôt verser leur sang.

Dans cette localité, la tension était déjà forte depuis la proclamation de la République en 1931.  Il y avait eu des assassinats. Don Miguel cependant se lança dans l’apostolat avec plein de zèle, réunissant les jeunes de l’Action Catholique, parlant aux enfants, même s’ils étaient fils d’anarchistes.

Le 18 juillet 1936, l’église fut fermée. Don Miguel se renferma chez lui avec le Saint-Sacrement, que le curé avait réussi à extraire du tabernacle, profitant d’un moment d’inattention des miliciens. Pendant quelques jours, don Miguel put encore célébrer la Messe et donner les Sacrements aux fidèles, chez lui.

Le 3 août, on arrêta le curé, don Francisco López-Gasco y Fernández-Largo, qui fut assassiné le 9 août.

Don Miguel attendait son heure. Chaque jour, il priait un Notre Père, qu’il achevait par cette jaculatoire : Que je sois une victime, mais jamais un traître. Les bras en croix, il répétait : Seigneur, si tu as besoin de ma vie pour le salut de l’Espagne, je te la donne ; que je sois une victime, jamais un traître.

Une pieuse femme du pays lui fit dire par ses frère et sœurs de ne pas porter la soutane en sortant de chez lui. Il répondit fermement : La soutane, je ne l’enlève pas, même si je dois la teindre de mon sang. Mais quand il apprit que les miliciens profanaient celle de son curé martyr, il la retira, avec douleur.

Le 28 août, les miliciens mirent le feu à toutes les saintes images de l’église, en particulier celle du Christ, à laquelle on avait attribué une protection spéciale, dix ans plus tôt, quand on avait réussi à éteindre un feu de campagne qui menaçait les champs et les habitations. Les jours suivants, les miliciens exhibaient des morceaux de ces images et statues, pour s’en moquer encore.

Le 5 septembre, un milicien vint convoquer don Miguel, qui le suivit sans rien dire. On l’emmena à l’église avec d’autres prêtres du pays, pour rammasser dans l’église les morceaux de statues, les charger dans un camion et aller les brûler. Ce faisant, don Miguel remerciait Dieu qu’ainsi les miliciens ne pourraient plus profaner ces saints objets. Il revint chez lui le soir.

Le 6 septembre, on vint l’arrêter pour de bon. L’interrogatoire fut pénible : don Miguel répliqua que Dieu existe, qu’il croyait en Dieu et, au lieu de blasphémer, répondit : Vive le Christ Roi !

On lui fit faire un véritable Chemin de Croix : avec un drapeau rouge autour de la poitrine, un morceau de colonne sur les épaules, on le fit marcher dans l’église ; il tomba à terre et on se moqua de lui. N’obtenant du prêtre que des Je suis croyant et Vive le Christ Roi toujours plus convaincus, ils le mirent dans la maison du Marquis de Mudela, transformée en prison.

Là, une double file de miliciens armés l’attendaient. Le chef recommença les mêmes questions, obtint les mêmes réponses ; il enfila dans la bouche du prêtre le canon de son pistolet, provoquant un vomissement de sang. On mit le prêtre dans la porcherie : les miliciens passaient le voir en le provoquant : Dis, tu es plus fort que nous ? On voulut lui faire piétiner un crucifix, on lui promit de le laisser en vie s’il acceptait seulement de faire ce qu’ils lui demandaient. Ils n’obtinrent qu’un refus répété et total.

Les miliciens se fatiguaient ; ils voyaient bien que ce jeune prêtre de vingt-cinq ans était plus courageux qu’ils ne le pensaient. Ils en vinrent à lui sectionner la langue avec un couteau de boucher.

Un autre prisonnier, feignant un étourderie, réussit à passer près de la cellule de don Miguel et lui lança : Miguel, répète ce qu’ils te disent ; Dieu sait bien que tu le diras des lèvres, mais pas du cœur. Et don Miguel : Je ne peux pas. Il avait la bouche pleine de sang, 

On lui apporta son repas, à l’opposé de la place qu’il occupait, en se moquant de lui, comme pour le Christ en croix : Allez, appelle ton Dieu, pourquoi ne vient-il pas t’aider ?

Les miliciens tenaient à le faire céder. Ce fut inutile. Ils se virent «obligés» de le tuer.

On arriva au 8 septembre, jour de la Nativité de Notre-Dame, on le sortit de la porcherie pour le conduire dans une autre pièce. Dans l’intervalle, on le frappait en l’insultant : Le type du Christ Roi. D’autres l’attendaient et voulaient le faire marcher sur un crucifix ; sur son refus, on l’envoya à  terre avec un coup de poing.

Le 9 (ou le 10) au matin, on le croyait mort, mais on l’entendit encore souffler : Ah, mon Dieu ! On lui assena alors tant de coups de bâton, qu’il n’eut plus la force que de dire Ah, ma mère ! et expira.

Les bourreaux allèrent l’enterrer au lieu-dit La Veguilla, en laissant hors de terre sa main, avec le poing fermé, qui fut dévorée par les chiens. De fait, quand on exhuma le corps en 1939, la main du prêtre manquait. Le corps était couvert de plaies.

Don Miguel fut béatifié en 2007. Beato de famille, il est maintenant Bienheureux au ciel.

 

 

 

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:29

Josep Puig Bret
1860-1936

Né le 28 avril 1860 à Cistella (Girona) et baptisé le lendemain, Josep Juan Esteban était le fils de Francisco et María.

Après le Petit séminaire qu’il fit à Girona, il entra en 1879 au postulat des Pères clarétains à Thuir (Pyrénées Orientales, France), où il fit aussi son noviciat, achevé par la profession en 1880. Puis il alla à Gracia (Barcelone) pour la théologie.

Il reçut les Ordres entre 1881 et 1883. Pour être ordonné prêtre, il lui «manquait» sept mois aux vingt-quatre ans canoniques : il fallut avoir une dispense d’âge de la Congrégation vaticane.

En 1884, il fut envoyé au Mexique : professeur à Toluca, supérieur à Mexico, où il devait restaurer l’église de fond en comble. La situation en général n’était pas facile et le p.Josep souffrit beaucoup de calomnies diverses ; il fut transféré à Puebla de los Ángeles (1898), Orizaba (1900), où il supporta humblement encore bien des contradictions.

En 1903, il revint en Espagne : Vic, puis La Selva del Campo (1906), Barcelone : dans cette maison généralice, il s’occupa beaucoup des éditions clarétaines. Puis il reçut diverses missions à La Selva, à Sallent, à Solsona ; en 1933, il fut envoyé à Sabadell.

Dans cette localité, la persécution s’annonça dès 1934. A partir du 19 juillet 1936, les membres de la communauté se dispersèrent dans des maisons d’amis : le p.Josep se réfugia comme «vieillard» chez les Petites Sœurs des Pauvres, et c’est là qu’il fut arrêté le 4 août.

Tous les autres membres de la communauté furent arrêtés les uns après les autres et se retrouvèrent en prison, pendant un mois, reprenant en quelque sorte leur vie de communauté, au point que le p.Josep écrivait : Nous allons bien, on est un peu comme à la maison.

Le 4 septembre peu avant minuit, on fit sortir de la prison les trois prêtres clarétains sans beaucoup de ménagement et on les emmena sur la route de Castellar, où on les fusilla, au petit matin du 5 septembre 1936.

Béatifié en 2017, Josep Puig Bret sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 5 septembre.

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:28

Josep Clavería Mas
1875-1936

Il naquit le 29 août 1875 à Vic (Barcelone) ; on a perdu les dates de son baptême et de sa confirmation, car les registres paroissiaux ont été détruits lors de la révolution marxiste de 1936.

Il était un des six enfants d’un humble ouvrier, Segismundo, époux de Rosa.

Il entra comme frère convers chez les Pères clarétains en 1900, fit la profession en 1901 et fut sacristain à Cervera, puis à Sabadell (1913).

Il était resté «frère» à cause de sa difficulté à l’étude, mais il était très diligent pour rendre service.

Comme ceux de la communauté de Sabadell, il dut quitter la maison le 19 juillet 1936. Le 20, il put y retourner avec les autres pour la célébration de la Messe et tous repartirent dans leurs cachettes à midi. Le soir, il accompagna le p.Puig chez les Petites Sœurs des Pauvres. Ils y restèrent jusqu’au 4 août.

Ce jour-là dans la soirée, arrivèrent des miliciens pour les arrêter : Maintenant, on va vous conduire à un endroit où vous serez bien mieux qu’ici. C’était la prison, où ils retrouvèrent d’autres Confrères.

Au bout d’un mois, on vint les réveiller le 4 septembre peu avant minuit ; emmenés à la localité Terrasa, ils furent fusillés le 5 septembre 1936 vers 5 heures du matin.

Béatifié en 2017, Josep Clavería Mas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 5 septembre.

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:28

Joan Rafí Figuerola
1875-1936

Né le 30 octobre 1875 à Vilabella (Tarragona), il fut ondoyé par sa marraine le jour-même, car on le croyait en danger mortel ; les rites furent complétés dès le lendemain. Il s’appelait Joan Pedro Antonio. Ses parents, José et Rosa, étaient de bons chrétiens et eurent la grâce d’avoir quatre garçons prêtres, tous dans la congrégation des Clarétains : Pablo, Joan, Jaume, Ramón.

Joan entra dans la congrégation à Cervera (1900), où il retrouvait son frère Pablo - lequel allait partir au Chili. Novice (1901), Joan fit la profession comme frère convers. Il eut la charge de tailleur. Puis on l’envoya à Pamplona, Solsona, Barcelone (Gracia), San Feliu de Guixols, Tarragona, Cartagena, Gerona, Sabadell. Partout, il était chargé des vêtements, parfois aussi de la sacristie et de l’accueil.

En 1909 à Barcelone, il fut témoin de la Semaine Tragique, durant laquelle la maison et l’église furent détruites.

Le 19 juillet 1936, il dut comme tout le monde évacuer la maison et se réfugier chez l’habitant, une quinzaine de jours. Il se trouvait avec le frère Cardona.

Les miliciens se présentèrent le 4 août. On leur dit que ces deux personnes étaient des élèves des Missionnaires Clarétains et les miliciens prétendirent les reconduire chez eux, en fait ils les emmenèrent à la mairie, puis en prison, où se trouvaient déjà d’autres membres de la même communauté. Ils allaient rester là pendant un mois.

Comme on l’a dit pour d’autres prêtres, les prisonniers furent réveillés au soir du 4 septembre peu avant minuit et emmenés sans trop de ménagement à Tarrasa.

C’était le 5 septembre 1936 au petit matin.

Béatifié en 2017, Joan Rafí Figuerola sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 5 septembre.

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:27

Mateu Casals Mas
1883-1936

Né le 10 septembre 1883 à Bagá (Barcelone), il fut baptisé le lendemain avec les noms de Mateu Lorenz Josep. Il était l’avant-dernier des neuf enfants de Mateo et Dolores.

Cette pieuse maman infusa dans le cœur de son fils la dévotion à la Passion du Christ, à laquelle il resta fidèle, particulièrement durant les cérémonies de la Semaine Sainte. Mais la route de l’adolescent ne fut pas une trajectoire en ligne droite ; il connut ses «libertés» et prit le temps de travailler dans les champs et dans les bois, puis comme tisserand. Après la mort de sa mère (1897), il commença à se «convertir».

Il entra au séminaire de Solsona, grâce à la générosité de sa tante ; petit à petit, il prit conscience que sa vraie vocation le conduisait vers les Pères clarétains. Rejoindre la plus proche maison de cette Congrégation n’était pas facile : il fallut vaincre les oppositions de la famille, les moqueries des «amis», trouver un peu d’argent pour le voyage ; en outre, pour aller prendre le train à Ripoll (il n’avait encore jamais vu un train de sa vie), il fit neuf heures de marche à pied (près de quarante kiloomètres), pour arriver tard le soir à Vic. C’était en juillet 1902, il avait dix-neuf ans.

Il commença ainsi le noviciat ; sa conversion était profonde. Il fut sévère pour lui-même, pour son alimentation, et il s’offrit totalement à la Sainte Vierge Marie. Il avait de très bonnes dispositions morales et intellectuelles ; il dut cependant consulter un spécialiste de Barcelone, pour quelques «troubles» nocturnes. Mais il fut rassuré et fit la profession en août 1903.

Il fit les études de philosophie à Cervera, celles de théologie à Alagón, et fut finalement ordonné prêtre en 1911.

Ses insomnies et ses maux de tête ne l’abandonnèrent pas. Mais il fut fidèle à sa vocation. On l’envoya à Aranda de Duero, puis Alagón et Solsona (1913). En 1916, il fut professeur de théologie mystique, tout en travaillant activement au salut des âmes par la prédication en divers lieux.

En 1922, il fut supérieur de Sabadell, en 1930 à Cervera, puis Solsona, de nouveau Sabadell en 1934, où il vécut les premières persécutions républicaines. Lui qui avait connu ses hésitations, était désormais considéré comme un saint.

Le 19 juillet 1936, devant abandonner leur maison, les Religieux se dispersèrent chez des amis. Le 20 juillet, le p.Mateu célébra dans la chapelle des Petites Sœurs des Pauvres. Ceci dura jusqu’au 4 août : ce jour-là, on vint l’arrêter pour l’envoyer en prison. On suppose que les révolutionnaires eurent en mains la liste des adresses où se trouvaient les Religieux clarétains.

En prison, les Clarétains organisèrent leur prière commune ; des familiers venaient leur rendre visite ; à l’un qui proposait sa maison au p.Mateu pour sa sortie de prison, il répondit qu’il pressentait qu’il mourrait avant d’être libéré. 

En effet, au soir du 4 septembre, on vint sortir tous les prisonniers, quinze en tout, qu’on emmena sur la route près de la localité San Quirico de Tarrasa ; en chemin, les condamnés chantaient à tue-tête Vive le Christ Roi, Vive le Cœur Sacré de Jésus !. On les fusilla par groupes de quatre (trois pour le dernier groupe) au matin du 5 septembre 1936 vers cinq heures.

Béatifié en 2017, Mateu Casals Mas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 5 septembre.

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:26

Jaume Girón Puigmitjà
1887-1936

Né le 11 octobre 1887 à Sant Cristóbal las Fonts (Girona), il fut baptisé le lendemain même. Contrairement à l’habitude d’alors, il ne fut pas confirmé durant son enfance, à moins qu’on n’ait pas retrouvé son acte de confirmation : le fait est qu’il fut confirmé sous condition en 1917, à vingt ans.

Le père de Jaume, Pedro, était un simple journalier ; avec son épouse, Francisca, ils durent déménager à San Pedro de las Presas, puis Olot. Jaume eut deux frères. La maman mourut en 1899 et le papa se remaria.

Jaume entendit l’appel de Dieu pendant qu’il gardait le troupeau de son père. Il commença à étudier avec le maître d’école, mais apprit pratiquement tout seul. Il ne perdait pas un moment pour lire et étudier.

Il fut reçu au Petit séminaire d’El Collell comme externe, c’est-à-dire que, pour éviter la pension trop onéreuse du séminaire, il dormait dans une famille d’accueil en échange de divers services. Jaime fit cette vie pendant six années, cheminant  toujours à pied matin et soir. Excellent élève, il fut qualifié Meritissimus maior. 

En 1909, il fit son service militaire au Maroc. En 1912, on le voit au séminaire de Gerona, pour la théologie, toujours en «externe». Mais une conférence du p.Josep Puig le convainquit d’entrer chez les Clarétains. C’est ainsi qu’il arriva au noviciat de Cervera en 1915, à vingt-huit ans.

L’année se passa de façon convainquante, Jaume fit la profession en 1916 et put achever les études de thologie pour être ordonné prêtre en 1919, à trente-deux ans. Entre temps, on le mettait déjà au travail pour enseigner la Logique.

Sitôt après son ordination, il fut envoyé à Vic comme préfet des postulants, où on le vit bien souvent dans la bibliothèque, à lire d’autres livres encore pour approfondir ses connaissances. Déjà, il passait pour un «saint». Il fonda l’Association des Mères Chréitennes. Il aurait désiré aller en mission en Chine ou en Amérique, mais on avait besoin de lui en Espagne. 

Il fut préfet des étudiants en théologie à Cervera (1925-1927), puis à Barcelone : de là, on l’envoya en différents centres religieux de France et d’Allemagne, pour observer comment s’organisaient là-bas les retraites, puis il revint à Vic, où il fut supérieur (1928). Ses prédications étaient très suivies et il fallut les déplacer dans la cathédrale.

Le p.Jaume s’occupa de la nouvelle maison du noviciat. Il eut un pressentiment : il «voyait» que cette maison allait être profanée, que les ouvriers allaient se révolter, que lui, Jaume, serait assassiné, qu’on devrait aller à la Messe en cachette, que beaucoup de prêtres mourraient…

En 1930, il fut mal soigné pour un grave mal de dents, au point qu’il en resta malade du cœur ; maigre, il prit du poids et les jambes lui pesaient.

Il fut envoyé à Solsona (1931) puis Barcelone (1932), mais pas comme supérieur. Ses prédications tournaient beaucoup autour de la question sociale, qui le préoccupait. Dès 1934, il sentait venir la révolution et priait chaque jour à la messe pour celui qui devait être son bourreau ; ce sont là ses propres paroles.

Il fut si estimé, qu’il fut désigné comme représentant de toute la province au chapitre général de 1934.

En 1934, il fut nommé supérieur de la grande maison de Cervera, charge dont il se sentait absolument incapable. Dès le mois de mai 1936, les autorités civiles l’invitèrent à quitter la maison sans tarder. Lui s’ingéniait à envoyer à Andorre le maximum de personnes de la maison, en particulier les plus jeunes. On ne l’écoutait pas, il en était découragé.

Le 21 juillet 1936, la communauté fut expulsée. Le Père trouva à se réfugier à l’hôpital de Barcelone, où les Religieuses mirent deux salles à disposition des Clarétains. 

Au mois d’août, le p.Jaume eut une grave crise de foie et resta au lit pendant deux semaines. Le 2 septembre, arriva la convocation du Père au Comité. On reparla d’une fuite pour Andorre. Il partit de l’hôpital le 3, à trois heures du matin, passa la nuit suivante dans une cabane à Torá puis, se croyant perdu, demanda son chemin à un pasteur - qui lui indiqua un mauvais chemin et alla immédiatement le dénoncer : on lui avait promis en effet qu’on le paierait suffisamment pour ses dénonciations, de sorte qu’il n’aurait plus à travailler… mais il ne reçut jamais une pièce de monnaie.

Le Père était donc en route ; il trouva bon accueil dans une ferme, mais ceux du Comité arrivèrent. On repartit pour Torá, où l’on fit la fête pour la prise du père Jaume. Ce dernier avait les pieds enflés et les chaussures toutes défaites. Il leur dit : Je suis un fils d’ouvrier, j’ai consacré ma vie aux ouvriers et vous, qui vous dites ouvriers, vous allez me tuer ? Certains furent touchés de cette déclaration, de sorte que la «sentence» de condamner à mort le Prêtre ne fut pas unanime. On l’emmena à la prison, en passant par tout le village pour bien le faire voir de tous, au milieu de moqueries, de blasphèmes, de coups. Le Père resta là de seize heures à une heure du matin.

C’est à ce moment que les miliciens décidèrent de le tuer ; certains voulaient le brûler vif, mais ils n’avaient pas assez d’essence. On le fit aller à pied de la prison au Comité ; on voulut réquisitionner un camion pour transporter le Père et les miliciens au lieu de l’exécution, mais le propriétaire du camion refusa et détacha un câble du moteur pour empêcher le camion de partir. Un autre monsieur refusa aussi de prêter sa voiture : comme on le menaçait d’être exécuté avec le Père, il se sentit contraint. Parvenu au cimetière de Castellfollit de Riubregós, ils l’obligèrent à éteindre les phares et à laisser allumé le moteur.

Il y avait là une vingtaine de miliciens. Le Père demanda à être fusillé de face. Il put aussi leur parler : Si vous me tuez, la moitié du pays portera le deuil pendant vingt ans… Ce que vous faites aujourd’hui, vous verrez qu’on vous le fera plus tard… Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23:34). Et en leur répétant qu’il leur pardonnait, la main sur le cœur : Allez, tirez droit ici ! Et en tombant : Vive le Christ Roi !

Des balles qu’il reçut, sept étaient mortelles. C’était le 5 septembre 1936 à deux heures du matin.

Béatifié en 2017, Jaume Girón Puigmitjà sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 5 septembre.

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 19:25

Josep Solé Maimó
1890-1936

Né le 21 août 1890 à Guardiolada (Lleida), il était le fils de Isidro et Rosa.

Il apprit le métier de maçon et, à vingt-cinq ans entra chez les Pères clarétains de Cervera comme frère convers (1915).

Après la profession, il resta à Cervera comme tailleur, cuisinier et maçon ; il fut ensuite à La Selva del Campo, de nouveau à Cervera, Solsona, de nouveau à La Selva comme infirmier, car beaucoup avaient pris la grippe. Finalement, il fut envoyé à Barcelone (1935).

C’était un Religieux très serviable en même temps que très méditatif. On l’aimait beaucoup.

Le 19 juillet 1936, il fallut abandonner la maison : il réussit à rejoindre la maison clarétaine de Sabadell avec un autre Père ; les membres de la communauté s’étaient déjà éparpillés, mais celui qui gardait encore la maison leur prépara de quoi manger ; ensuite, le Frère rejoignit le p.Clavería.

Le frère Josep était inconnu à Sabadell, mais il fallait rester prudent. Encore assez leste, il accrocha une corde et se laissa glisser dans la maison voisine, qui était vide. Il le fit chaque soir et «remontait» le matin pour passer la journée avec le p.Clavería, auquel il servait la Messe et qui lui donnait la Communion. Parfois, il restait toute la journée dans sa cachette, et on lui passait un plat avec la même corde.

La 4 août, contrôle. Les miliciens ne le connaissaient pas et il aurait pu s’échapper avec sa corde, mais en entendant son nom, il se présenta, le chapelet entre ses doigts, monta sans rien dire dans la voiture qui attendait devant la porte, et fut emmené à la prison, où se trouvaient les autres Membres.

Comme cela a été dit, on les appela au soir du 4 septembre et ils furent conduits à la localité Tarrasa, où ils furent fusillés à 5 heures du matin,  le 5 septembre 1936.

Béatifié en 2017, Josep Solé Maimó sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 5 septembre.

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