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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 23:00

Innocent V

1276

 

Né à Moûtiers en Savoie en 1225, Pierre fut d’abord chanoine de Tarentaise, d’où son nom habituel de Pierre de Tarentaise, plutôt que son vrai nom de Pierre de Champagny.

Dominicain, il reçoit en 1254 la mission de réorganiser une vieille abbaye bénédictine à Saint-Martin d’Ainay.

Il eut pour maître saint Thomas d’Aquin, auquel il succéda à Paris : cette charge lui valut le titre de Doctor Famosissimus.

Il nous reste de lui des Commentaires sur les quatre livres des Sentences.

Deux fois provincial de son ordre, archevêque de Lyon en 1272, cardinal-évêque d’Ostie en 1273, il se distingua au concile de Lyon de 1274 et prononça l’oraison funèbre de saint Bonaventure qui y mourut.

Succédant à Grégoire X en 1276, il fut couronné en février avec le nom d’Innocent V, et devait mourir cinq mois après. Il était le premier dominicain à avoir occupé le siège de Pierre.

Il aura occupé ce court pontificat à rétablir la paix entre Pierre et Jacques d’Aragon, entre Pise et Lucques, et au sein même du clergé de Viterbe. Il supplia Byzance de réaliser l’union décrétée au concile de Lyon peu auparavant.

Son culte ayant été reconnu en 1894, il est considéré comme Bienheureux, et mentionné au 22 juin dans le Martyrologe.

 

Il était le cent-quatre-vingt-cinquième pape, et eut pour successeur Adrien V.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie I
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 21:53

12e dimanche per annum - A

 

L’Eglise nous propose aujourd’hui des textes un peu difficiles, mystérieux parfois. Que l’Esprit-Saint veuille bien inspirer notre petite méditation et nous aider à entrer un peu plus loin dans le Mystère divin.

 

*       *       *

 

Six siècles avant Jésus-Christ, le prophète Jérémie «voit» la victoire du Juste et l’anéantissement des persécuteurs. Il parle sans doute du Christ souffrant sa passion, objet de la dérision de la foule menée par les Pharisiens. Il anticipe aussi les souffrances, parfois inouïes, des Martyrs au long des siècles.

A travers le Christ et tous les Martyrs, Jérémie exprime la douleur de toute l’humanité souffrante, qui attend la résurrection du Christ. 

Nous avons tous, dans notre cœur, cette aspiration à une société meilleure, à un monde sans injustice, à un futur où l’on ne se battra plus, où l’on ne connaîtra pas la douleur… Nous savons que ce ne sera pas pour cette vie terrestre, qui finira vite. Ce monde sans souffrance, ce sera pour la résurrection finale : alors nous goûterons la revanche du Fils de Dieu : sa victoire sur le mal.

La victoire du Christ n’en serait pas une si le mal et l’injustice devaient encore s’y retrouver. Il est évident que le mal en sera exclu, pour toujours. C’est pourquoi le Prophète parle d’une confusion éternelle pour les persécuteurs.

C’est le Sacrifice parfait du Christ qui nous a ouvert les portes du Ciel, fermées depuis la faute d’Adam, et nous a donné l’espérance d’y accéder. Alors, nous pourrons chanter le Seigneur, en participant à sa victoire définitive.

 

*       *       *

 

On ne répétera pas ici tout ce qui a été écrit lors du premier dimanche de Carême, où nous lisions le même extrait de l’épître de saint Paul aux Romains ; mais aujourd’hui il faudrait plutôt considérer l’idée que Paul veut développer à propos de la Loi et du péché.

Pour les interlocuteurs de Paul, il était facile de faire ce raisonnement : la Loi ne fut donnée à Moïse que plusieurs siècles après le péché d’Adam et d’Eve. Or, c’est selon la Loi que Moïse et les prêtres définissaient et sanctionnaient les péchés commis par les Israélites, en leur imposant telle “punition”, tel sacrifice à offrir pour leur purification. Donc, avant Moïse, rien ni personne n’était dans le péché.

L’Apôtre expose le problème autrement : la mort est bien apparue avant Moïse, et cette mort a frappé tous les vivants, depuis Adam. Il y avait donc bien déjà une Loi, celle de Dieu, inscrite dans le cœur de tous les hommes, et spécialement dans le cœur de Ses fidèles serviteurs. C’est de cette Loi que le Psalmiste chanta un jour : La Loi du Seigneur est parfaite, elle restaure l’âme… Les ordonnances du Seigneur sont droites, elles réjouissent le cœur, les commandements du Seigneur sont purs, ils éclairent les yeux (Ps 18:8-9).

Mais si grave, si importante qu’eût été cette faute de l’homme, plus importante encore est la Grâce que Dieu nous a accordée par Jésus-Christ ! Le premier homme, Adam, a engendré la mort dans toute sa descendance, mais le Nouvel Homme, Jésus, a redonné la Vie non seulement à tous ceux qui viendraient après Lui, mais aussi à tous ceux qui L’ont précédé et attendu. Saint Jean Chrysostome l’écrit dans une homélie sur la Croix : Cette mort-là {d’Adam} a condamné ceux qui sont nés après elle ; tandis que la mort de Celui-ci {du Christ} a ressuscité même ceux qui étaient nés avant lui… C’est par la Mort que nous sommes devenus immortels : telles sont les illustres victoires de la Croix !

 

*       *       *

 

Déjà cette espérance de la résurrection doit nous aider à dépasser l’appréhension de la souffrance et de la mort.

Dans ses conseils aux premiers apôtres, Jésus leur annonce délicatement qu’ils auront, certes, à souffrir, mais en les encourageant : Ne craignez pas ! Ce passage est un peu méconnu : il est pourtant très important sur deux points fondamentaux.

- D’abord, Jésus rappelle que nous sommes faits d’un corps et d’une âme, d’un élément physique naturel et d’un élément spirituel immortel ; autre est la vie du corps, autre est la vie de l’âme. Comme on se préoccupe de notre corps, de même nous devons nous préoccuper de notre âme, de la nourrir, de la sauver, de la donner à Dieu.

- Ensuite, Jésus fait bien la différence entre la mort physique et la mort spirituelle : perdre la vie du corps, même douloureusement (maladies, persécutions, accidents...) n’a pas la même importance que perdre la vie de l’âme : cette mort spirituelle, le péché, peut conduire “dans la géhenne”. 

La Géhenne (hébreux Gè-Hinnom) était un lieu proche de Jérusalem, maudit pour y avoir été le lieu de sacrifices d’enfants aux divinités païennes (voir Lv 18:21) et on y brûlait en permanence des déchets malodorants ; c’était donc le symbole du châtiment définitif des méchants. D’après cette parole divine de Jésus, il y a bien un Enfer, un lieu éloigné de Dieu, loin de la Lumière et de la Paix éternelles.

Mais Jésus ne veut pas décourager ses Apôtres : Vous valez bien plus que des moineaux ! Derrière ce qui pourra sembler une évidence, même un tantinet cocasse, Jésus nous rappelle que Dieu se préoccupe de chacun de nous, personnellement, dans les plus petits détails, jusque dans nos plus profondes pensées : même vos cheveux sont tous comptés, dit-Il. Là encore, il ne s’agit pas des cheveux matériels, mais de tout ce qui «pousse» dans notre tête, les pensées bonnes ou mauvaises, tout ce que nous n’extériorisons pas toujours par la parole, mais que Dieu «connaît».

Il est logique, devant la Vérité divine, que Jésus ne pourra se prononcer en faveur de ceux qui ne se seront pas prononcés en faveur de Lui devant les hommes ; mais à l’inverse de cette négativité, retenons bien Sa promesse : Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, je me prononcerai moi aussi pour lui devant mon Père.

 

*       *       *

 

Nous avons donc aujourd’hui pour notre méditation des textes fondamentaux : le rappel de Jésus sur l’Enfer et sur notre condition humaine constituée d’un corps et d’une âme ; et le texte de l’apôtre Paul sur lequel s’appuie notre foi catholique concernant le péché originel.

Ne soyons pas tentés de rejeter la vérité de la condamnation éternelle. Voyons plutôt quelle récompense nous attend pour notre fidèle amour de la Vérité. 

Prions. Demandons le don de la force à l’Esprit-Saint, pour dominer les peurs de la terre. Et disons avec ferveur les mots de la Prière du jour : 

 Fais-nous vivre à tout moment dans l’amour et le respect de ton saint Nom… 

12e dimanche per annum - A

 

L’Eglise nous propose aujourd’hui des textes un peu difficiles, mystérieux parfois. Que l’Esprit-Saint veuille bien inspirer notre petite méditation et nous aider à entrer un peu plus loin dans le Mystère divin.

 

*       *       *

 

Six siècles avant Jésus-Christ, le prophète Jérémie «voit» la victoire du Juste et l’anéantissement des persécuteurs. Il parle sans doute du Christ souffrant sa passion, objet de la dérision de la foule menée par les Pharisiens. Il anticipe aussi les souffrances, parfois inouïes, des Martyrs au long des siècles.

A travers le Christ et tous les Martyrs, Jérémie exprime la douleur de toute l’humanité souffrante, qui attend la résurrection du Christ. 

Nous avons tous, dans notre cœur, cette aspiration à une société meilleure, à un monde sans injustice, à un futur où l’on ne se battra plus, où l’on ne connaîtra pas la douleur… Nous savons que ce ne sera pas pour cette vie terrestre, qui finira vite. Ce monde sans souffrance, ce sera pour la résurrection finale : alors nous goûterons la revanche du Fils de Dieu : sa victoire sur le mal.

La victoire du Christ n’en serait pas une si le mal et l’injustice devaient encore s’y retrouver. Il est évident que le mal en sera exclu, pour toujours. C’est pourquoi le Prophète parle d’une confusion éternelle pour les persécuteurs.

C’est le Sacrifice parfait du Christ qui nous a ouvert les portes du Ciel, fermées depuis la faute d’Adam, et nous a donné l’espérance d’y accéder. Alors, nous pourrons chanter le Seigneur, en participant à sa victoire définitive.

 

*       *       *

 

On ne répétera pas ici tout ce qui a été écrit lors du premier dimanche de Carême, où nous lisions le même extrait de l’épître de saint Paul aux Romains ; mais aujourd’hui il faudrait plutôt considérer l’idée que Paul veut développer à propos de la Loi et du péché.

Pour les interlocuteurs de Paul, il était facile de faire ce raisonnement : la Loi ne fut donnée à Moïse que plusieurs siècles après le péché d’Adam et d’Eve. Or, c’est selon la Loi que Moïse et les prêtres définissaient et sanctionnaient les péchés commis par les Israélites, en leur imposant telle “punition”, tel sacrifice à offrir pour leur purification. Donc, avant Moïse, rien ni personne n’était dans le péché.

L’Apôtre expose le problème autrement : la mort est bien apparue avant Moïse, et cette mort a frappé tous les vivants, depuis Adam. Il y avait donc bien déjà une Loi, celle de Dieu, inscrite dans le cœur de tous les hommes, et spécialement dans le cœur de Ses fidèles serviteurs. C’est de cette Loi que le Psalmiste chanta un jour : La Loi du Seigneur est parfaite, elle restaure l’âme… Les ordonnances du Seigneur sont droites, elles réjouissent le cœur, les commandements du Seigneur sont purs, ils éclairent les yeux (Ps 18:8-9).

Mais si grave, si importante qu’eût été cette faute de l’homme, plus importante encore est la Grâce que Dieu nous a accordée par Jésus-Christ ! Le premier homme, Adam, a engendré la mort dans toute sa descendance, mais le Nouvel Homme, Jésus, a redonné la Vie non seulement à tous ceux qui viendraient après Lui, mais aussi à tous ceux qui L’ont précédé et attendu. Saint Jean Chrysostome l’écrit dans une homélie sur la Croix : Cette mort-là {d’Adam} a condamné ceux qui sont nés après elle ; tandis que la mort de Celui-ci {du Christ} a ressuscité même ceux qui étaient nés avant lui… C’est par la Mort que nous sommes devenus immortels : telles sont les illustres victoires de la Croix !

 

*       *       *

 

Déjà cette espérance de la résurrection doit nous aider à dépasser l’appréhension de la souffrance et de la mort.

Dans ses conseils aux premiers apôtres, Jésus leur annonce délicatement qu’ils auront, certes, à souffrir, mais en les encourageant : Ne craignez pas ! Ce passage est un peu méconnu : il est pourtant très important sur deux points fondamentaux.

- D’abord, Jésus rappelle que nous sommes faits d’un corps et d’une âme, d’un élément physique naturel et d’un élément spirituel immortel ; autre est la vie du corps, autre est la vie de l’âme. Comme on se préoccupe de notre corps, de même nous devons nous préoccuper de notre âme, de la nourrir, de la sauver, de la donner à Dieu.

- Ensuite, Jésus fait bien la différence entre la mort physique et la mort spirituelle : perdre la vie du corps, même douloureusement (maladies, persécutions, accidents...) n’a pas la même importance que perdre la vie de l’âme : cette mort spirituelle, le péché, peut conduire “dans la géhenne”. 

La Géhenne (hébreux Gè-Hinnom) était un lieu proche de Jérusalem, maudit pour y avoir été le lieu de sacrifices d’enfants aux divinités païennes (voir Lv 18:21) et on y brûlait en permanence des déchets malodorants ; c’était donc le symbole du châtiment définitif des méchants. D’après cette parole divine de Jésus, il y a bien un Enfer, un lieu éloigné de Dieu, loin de la Lumière et de la Paix éternelles.

Mais Jésus ne veut pas décourager ses Apôtres : Vous valez bien plus que des moineaux ! Derrière ce qui pourra sembler une évidence, même un tantinet cocasse, Jésus nous rappelle que Dieu se préoccupe de chacun de nous, personnellement, dans les plus petits détails, jusque dans nos plus profondes pensées : même vos cheveux sont tous comptés, dit-Il. Là encore, il ne s’agit pas des cheveux matériels, mais de tout ce qui «pousse» dans notre tête, les pensées bonnes ou mauvaises, tout ce que nous n’extériorisons pas toujours par la parole, mais que Dieu «connaît».

Il est logique, devant la Vérité divine, que Jésus ne pourra se prononcer en faveur de ceux qui ne se seront pas prononcés en faveur de Lui devant les hommes ; mais à l’inverse de cette négativité, retenons bien Sa promesse : Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, je me prononcerai moi aussi pour lui devant mon Père.

 

*       *       *

 

Nous avons donc aujourd’hui pour notre méditation des textes fondamentaux : le rappel de Jésus sur l’Enfer et sur notre condition humaine constituée d’un corps et d’une âme ; et le texte de l’apôtre Paul sur lequel s’appuie notre foi catholique concernant le péché originel.

Ne soyons pas tentés de rejeter la vérité de la condamnation éternelle. Voyons plutôt quelle récompense nous attend pour notre fidèle amour de la Vérité. 

Prions. Demandons le don de la force à l’Esprit-Saint, pour dominer les peurs de la terre. Et disons avec ferveur les mots de la Prière du jour : 

Fais-nous vivre à tout moment dans l’amour et le respect de ton saint Nom…

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 23:00

Terentius (Tertios)

1er siècle

 

Ce personnage pourrait bien être le Tertios qui rédigea la lettre aux Romains de saint Paul : 

Moi, Tertios, qui ai écrit cette lettre, je vous salue dans le Seigneur (Ro 16:22).

Les ménées grecs en font un successeur de saint Sosipater, évêque à Iconium (voir au 28 avril), où il serait mort martyr.

Le nom même, grec, de Tertios serait ensuite devenu Terentius en latin.

 

Saint Terentius-Tertios était autrefois mentionné le 21 juin au Martyrologe.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 23:00

Jacques Morelle-Dupas

1754-1795

 

Une des victimes des pontons de La Rochelle.

L’abbé Morelle-Dupas était né à Ruffec (Charente), le 10 novembre 1754.

Prêtre, il appartenait au diocèse de Poitiers et exerçait justement à Ruffec.

Ayant refusé de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé, il fut pris dans la rafle générale des prêtres réfractaires et condamné à l’exil en Guyane.

Les bateaux ne quittèrent cependant pas La Rochelle et les prêtres furent entassés dans des conditions humaines indescriptibles à bord de navires négriers, où même des médecins furent horrifiés par ce qu’ils y virent lors d’une inspection.

L’abbé Morelle-Dupas mourut à bord du Deux Associés, le 21 juin 1794.

 

Il fait partie des Martyrs de la Révolution, béatifiés en 1995.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 23:00

 

21 JUIN

 

I.

S Terentius, évêque à Iconium et martyr ; il serait ce Tertios qui écrivit sous la dictée de s. Paul l’épître aux Romains. 

? S Cyriaque, martyr en Afrique.

S Ursicène, évêque à Pavie.

III.

S Martin, évêque à Tongres, apôtre en Hesbaye.

IV.

Ste Démétrie, romaine, sœur de ste Bibiane, morte de peur devant le juge.

S Alban (Aubain), martyr à Mayence, patron de Namur.

VI.

S Pélade (Palladius), évêque à Embrun.

VII.

S Meven, moine gallois venu en Armorique, fondateur d'une abbaye à Gaël. 

VIII.

S Engelmond, anglo-saxon, compagnon de s. Willibrord en Frise.

S Leufroy, abbé fondateur à La Croix-Saint-Ouen.

IX.

S Raoul, évêque à Bourges, le premier qui eut le titre de patriarche des Aquitaines et des Narbonnaises ; il encouragea la communion quotidienne. 

XII.

S Raymond, chanoine à Toulouse, évêque à Barbastro après la reconquête sur les Arabes. 

XIV.

B Tommaso Cursini de Orvieto, des Servites de Marie, mystique.

XVI.

S Luigi Gonzaga, page de plusieurs cours, jésuite à Rome ;  il contracta la peste après avoir porté un malade trouvé dans la rue et mourut à vingt-trois ans ; patron de la jeunesse chrétienne.

XVII.

S John Rigby, laïc anglais martyr ; en s’entendant condamner à mort, il dit : “Je n’ai pas eu de meilleure nouvelle depuis ma naissance”, et à son bourreau : “Je te pardonne de bon cœur”; pendu, il fut éviscéré encore vivant.

XVIII.

B Jacques Morelle-Dupas, vicaire en Charente, martyr aux Pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XX.

S José Isabel Flores Varela (1866-1927), prêtre mexicain martyr, dénoncé par un camarade et égorgé ; béatifié en 1992, canonisé en 2000, fêté avec ses compagnons le 21 mai.

Terentius (Tertios)

1er siècle

 

Ce personnage pourrait bien être le Tertios qui rédigea la lettre aux Romains de saint Paul : 

Moi, Tertios, qui ai écrit cette lettre, je vous salue dans le Seigneur (Ro 16:22).

Les ménées grecs en font un successeur de saint Sosipater, évêque à Iconium (voir au 28 avril), où il serait mort martyr.

Le nom même, grec, de Tertios serait ensuite devenu Terentius en latin.

Saint Terentius-Tertios était autrefois mentionné le 21 juin au Martyrologe.

 

 

Meven de Gaël

540-617

 

Meven (Mewen, Meen) était natif du Pays de Galles.

Il est difficile d’avoir des informations certaines sur lui.

Il aurait été à l’école de s.Samson (v.28 juillet), que d’aucuns supposaient être l’oncle de Meven ; il lui enseigna la voie de la vie monastique, d’abord en Cornouaille puis en Armorique, à Dol, où il resta après la mort de Samson.

Un riche seigneur nommé Caduon; conquis par sa parole évangélique, lui offrit des terrains pour y construire un monastère. Avec la permission de l’abbé de Dol, Meven partit avec quelques compagnons.

Vers 600, le monastère s’éleva à l’endroit qui serait aujourd’hui Saint-Jean-de-Gaël, car le monastère fut dédié à s.Jean-Baptiste (v. 24 juin et 29 août) ; la sainteté de cette nouvelle communauté fit que l’abbaye fut florissante et devint un village, qui prit plus tard le nom de Saint-Méen.

Meven fit le pèlerinage à Rome et s’arrêta en divers endroits, guérissant par-ci, faisant jaillir une source par-là. 

Il aurait aussi fondé le monastère de Monopalm près d’Angers, résidant alternativement là et à Gaël.

C’est à Gaël qu’il mourut, le 21 juin 617.

Le monastère, plusieurs fois détruit, reconstruit, devint une abbaye bénédictine, plus tard un couvent de lazaristes ; les bâtiments furent évidemment confisqués en 1790 ; au 19e siècle il s’y fonda un petit séminaire et, au 20e, l’église servit d’église paroissiale.

Saint  Meven est commémoré le 21 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Leufroy d’Evreux

650-738

 

Leutfridus, en français Leufroy, né vers 650, était fils d’une famille d’Evreux, où il étudia, ainsi qu’à Chartres.

Rentré chez lui, il enseigna à des jeunes.

Un jour, il offrit un grand repas aux siens et, de nuit, quitta la maison pour se retirer dans une vie de prière et de contemplation.

Après plusieurs haltes, il s’arrêta auprès d’un célèbre solitaire, s.Sidonius (qu’on a traduit s.Saëns, v. 15 novembre), qui lui remit l’habit religieux. 

Leufroy se lia d’amitié avec l’évêque de Rouen, Ansbert (v. 9 février).

Revenu dans sa région, Leufroy s’arrêta au pays de Madrie, où il fonda un monastère, vers 690. Au même endroit, s.Ouen (v. 24 août) avait planté une croix, c’est pourquoi le monastère s’appela Croix-Saint-Ouen, plus tard Croix-Saint-Leufroy.

Leufroy fut abbé de son monastère pendant quarante-huit ans, nous dit la tradition. C’est de cette indication qu’on a déduit, approximativement, la date probable de sa naissance.

Saint Leufroy est commémoré le 21 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Raoul de Bourges

810-866

 

Raoul (en latin Radulphus, d’où aussi Rodolphe) était le fils de Raoul, comte de Cahors, et d’Aiga. Il avait une sœur nommée Immenana. Il naquit vers 810.

Tôt offert par ses parents comme oblat (823), Raoul reçut sa formation d’un certain Bertrand, peut-être l’abbé de Solignac.

Raoul fut, selon certains indices, moine (abbé ?) d’un monastère à Soissons.

En 841, il fut élevé sur le siège épiscopal de Bourges, devenant le quarante-septième évêque de cette ville.

Comme tel, il signa les actes de plusieurs conciles : Meaux (845), Savonnières (859), Tuzey (860), Pîtres (862 et 864).

Il fut le premier évêque de Bourges à être appelé par le pape patriarche des Aquitaines et des Narbonnaises.

Dans une Instruction pastorale qui traite de beaucoup de sujets concernant la pastorale, on y voit son encouragement à la communion quotidienne pour les fidèles.

Il s’occupa intensément de la vie monastique, fondant les abbayes de Dèvres, Beaulieu-sur-Dordogne, Végennes, Sarrazac (où fut abbesse sa sœur Immenana).

Il mourut le 21 juin 866.

L’abbaye fut pillée par les Huguenots, et détruite par les révolutionnaires. L’abbatiale resta église paroissiale.

Saint Raoul de Bourges est commémoré le 21 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Raimundo Guillermo de Barbastro

† 1126

 

On l’a dit originaire de Durban (Gers) ou d’Orban (Tarn), sans parler de sa famille. Faut-il l’appeler Raimundo ? Les Espagnols l’appellent Ramón.

Après avoir goûté au métier des armes, il entra au monastère augustinien Saint-Antoine de Frédoles, puis fut admis au chapitre de Saint-Sernin à Toulouse, dont il devint prieur en 1101.

En 1104, Raimundo fut appelé par le roi d’Aragon Pedro Ier pour le siège épiscopal de Barbastro, une ville du nord de l’Espagne récemment reprise aux Maures. Pour enseigner le peuple, le nouvel évêque s’efforça de réorganiser la vie ecclésiale, de construire des églises et d’en embellir les murs avec des fresques, dont beaucoup subsistent encore, par exemple à Alaón et Tahull.

A Barbastro était unie la ville de Roda avec son évêché. L’évêque portait le double titre de Barbastro et Roda. Or, comme l’évêque voisin d’Urgel ambitionnait d’annexer le diocèse de Roda au sien, Raimundo dut plaider sa cause à Rome, appuyé par l’archevêque de Barcelone, et obtint gain de cause.

Ensuite, après la prise de Lérida sur les Maures, cette ville fut à son tour l’objet de la rivalité entre l’évêque de Huesca et celui de Barbastro-Roda. Cette fois-ci, malgré la sentence de Rome, l’évêque de Huesca prit les armes et expulsa Raimundo de Barbastro, l’obligeant à se rabattre à Roda (1118). Il ne put jamais revenir à son siège principal de Barbastro.

Il continua cependant à administrer celui de Roda, conservant un style de vie austère, portant toujours le cilice. Il eut une attitude pleine de charité envers ses «ennemis», refusant d’utiliser les armes, pardonnant et priant.

Il accompagna le roi d’Aragon, Alfonso Ier dans son expédition contre les Maures à Málaga. De retour, il tomba malade et mourut le 21 juin 1126.

Les miracles qui eurent lieu à son tombeau, aboutirent à sa canonisation dès 1136.

 

 

Tommaso Cursini d’Orvieto

1290-1343

 

Tommaso vit le jour vers 1290 à Orvieto (Ombrie, Italie C), dans la noble famille Cursini. On a récemment corrigé l’orthographe de cette famille, bien connue dans cette ville, alors que les Corsini ne s’y trouvaient pas.

L’éducation que reçut Tommaso dans sa famille était très chrétienne. Parvenu à l’âge adulte, il pensa s’orienter vers la vie religieuse mais, n’en étant pas certain, se tourna intensément vers la Mère de Dieu. Marie lui apparut en songe par trois fois, l’invitant à rejoindre les Servites de Marie, présents à Orvieto.

Sans plus tarder, il se présenta au Prieur, lui demandant d’être simple convers. Le chapitre l’accepta à l’unanimité.

Humblement, Tommaso repoussa toujours les propositions qu’on lui fit d’accéder au sacerdoce. Il fut très heureux d’être chargé de faire la quête, une charge où l’on est toujours exposé aux sourires ou aux moqueries de la rue. Les habitants d’Orvieto et des environs le virent donc pendant très longtemps arpenter les ruelles et demander quelque chose pour les Pauvres du Christ.

Il portait toujours le cilice sous son habit ; quel que fût l’accueil qu’on lui réservait, il restait toujours souriant et patient, trouvant toujours une bonne parole pour consoler une âme triste, pour encourager, pour susciter la conversion.

Revenu au couvent, il passait son temps libre dans la méditation ou aussi dans une petite grotte isolée au fond du jardin, où il passait même parfois toute la nuit en contemplation. La grotte existe toujours.

Le pieux Frère consolateur, si connu des habitants, devint bientôt leur intercesseur dans toutes leurs nécessités ; des miracles, nombreux, se vérifièrent, dûment constatés et scrupuleusement consignés. Un des plus célèbres fut celui des figues fraîches trouvées en plein hiver dans le jardin, et que Tommaso porta à une femme enceinte qui en avait manifesté le fervent désir. Depuis, on l’appela Tommaso du figuier ; l’arbre fut en vie jusques vers 1810, quand les couvents furent supprimés par ordre impérial de Napoléon.

Quand le Frère Tommaso fut vaincu par la fatigue et la faiblesse, il se coucha. Il s’endormit dans le Seigneur le 21 juin 1343 (le onzième jour des calendes de juillet, donc pas le 23 juin comme on le trouve parfois).

Les miracles se multiplièrent aussi après la mort de Tommaso. Un des plus célèbres fut la libération miraculeuse d’un condamné à mort ; libéré une première fois miraculeusement, arrêté et condamné de nouveau, il promit de se convertir vraiment et, de nouveau libéré par une intervention céleste, eut désormais une vie honnête.

Tommaso fut bientôt honoré du titre de Bienheureux. Ce culte populaire fut approuvé en 1768.

Luigi Gonzaga

1568-1591

 

Ferrante Gonzaga et Marta de Tana Santena, issus de très illustres familles et profondément chrétiens eurent deux fils : Luigi et Rodolfo.

Luigi naquit près de Mantoue, au château de Castiglione le 9 mars 1568, et fut d’abord ondoyé - car la naissance avait été difficile - avant son baptême solennel le 20 avril.

De parents si pieux, Luigi reçut très tôt les plus belles qualités, d’abord de la piété, et ensuite de la lutte contre ses mauvais penchants : la colère, l’impatience, le mécontentement intérieur.

Le père le destinait à la carrière militaire, et lui avait fait faire un costume de soldat adapté à ses quatre ans ; Luigi fit un jour partir un coup d’une petite pièce de canon, dont le recul faillit le tuer ; son contact avec les soldats commençait à lui en apprendre aussi les façons et le jargon, mais il s’en repentit bientôt avec une honte extrême.

Envoyé à la cour de Florence, Luigi étudie le latin et le toscan. C’est à cette époque (vers 1578) que Luigi fait le vœu de chasteté perpétuelle : il n’a que dix ans.

De retour à Mantoue, il apprend à connaître la nouvelle Compagnie de Jésus, qu’on appellera les Jésuites. De passage par là, le cardinal Borromeo lui fait faire sa Première communion.

Sa culture lui permet de lire les Latins, surtout Sénèque. Il s’impose de très dures mortifications : chaînes à chien, molettes d’éperon, veilles nocturnes…

En 1581, son père étant grand-chambellan du roi d’Espagne, Luigi se trouve à la cour de Madrid comme page du prince héritier Diego. Il renonce aux leçons d’escrime et de danse que veut lui imposer son père.

Désirant par-dessus tout entrer dans la vie religieuse, il opte pour les Jésuites, surtout parce que dans cet ordre, il ne serait jamais chargé de quelque honneur ecclésiastique. Son père pourtant, mécontent de ce choix, lui fait visiter les cours et rencontrer des évêques pour tenter de le dissuader, mais en vain.

En 1585, il renonce à ses droits en faveur de son jeune frère, et se rend à Rome. Son père meurt alors, très chrétiennement, regrettant d’avoir trop longtemps mis d’opposition à la vocation de son fils.

Il prononce ses premiers vœux religieux en 1587, reçoit les ordres mineurs en 1588.

Durant la peste de 1590-1591 à Rome, il se dévoue dans le soin des malades ; en ayant trouvé un en chemin, il le charge sur ses épaules et contracte la maladie. Une extase lui annonce qu’il mourra au jour octave de la Fête-Dieu, donc le 20 juin.

Ce jour-là, il allait tellement mieux, qu’il ne put qu’avec peine obtenir le viatique. Il meurt vers minuit de ce 20 juin 1591 : il a vingt-trois ans.

La plupart de ses reliques sont dans l’église saint Ignace de Rome.

Luigi Gonzaga fut béatifié en 1605, canonisé en 1726, et plusieurs fois proclamé Patron de la Jeunesse. L’Église le fête le 21 juin, jour où il est mentionné au Martyrologe.

Si le prénom Luigi est devenu Louis en français, son nom Gonzaga a aussi été repris pour le prénom Gonzague.

 

 

John Rigby

1570-1600

 

Laïc né vers 1570 à Harrocks Hall (Lancashire, Angleterre), il était le cinquième ou le sixième fils de Nicholas et Mary Breres de Preston.

S’étant trouvé au service de la fille (malade) de Edmund Huddleston, quand celle-ci fut accusée d’avoir renié la foi protestante, John fut contraint de reconnaître lui-même qu’il était catholique et fut enfermé à Newgate, le 13 février 1599 (ou 1600).

Le jour suivant, il signa une déclaration dans laquelle il reconnaissait avoir retrouvé la foi catholique grâce au Martyr John Jones (voir au 12 juillet), deux ou trois ans plus tôt, mais avait cessé de fréquenter l’église.

Il fut renvoyé à Newgate, jusqu’au 19 février, puis au White Lion. Le mercredi 4 mars suivant, on le traîna au tribunal où il put privément faire une déclaration de «conformité» (c’est-à-dire de reconnaissance de la religion «officielle»), et l’on déclara le lendemain qu’il s’était rendu. Mais on le laissa en prison.

Le 19 juin, de nouveau en face des juges, il nia toute allégeance et fut donc condamné. Sur le chemin vers la potence, un certain Captain Whitlock s’approcha et lui demanda s’il était marié, et il répondit : Je suis célibataire, et en plus, je suis vierge. Le capitaine lui demanda alors de prier pour lui.

Il fut martyrisé le 21 juin 1600 à St. Thomas Waterings (Londres), au même endroit où avait été exécuté s.John Jones deux ans plus tôt..

Ils furent tous deux béatifiés en 1929 et canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Jacques Morelle-Dupas

1754-1795

 

Une des victimes des pontons de La Rochelle.

L’abbé Morelle-Dupas était né à Ruffec (Charente), le 10 novembre 1754.

Prêtre, il appartenait au diocèse de Poitiers et exerçait justement à Ruffec.

Ayant refusé de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé, il fut pris dans la rafle générale des prêtres réfractaires et condamné à l’exil en Guyane.

Les bateaux ne quittèrent cependant pas La Rochelle et les prêtres furent entassés dans des conditions humaines indescriptibles à bord de navires négriers, où même des médecins furent horrifiés par ce qu’ils y virent lors d’une inspection.

L’abbé Morelle-Dupas mourut à bord du Deux Associés, le 21 juin 1794.

Il fait partie des Martyrs de la Révolution, béatifiés en 1995.

 

 

José Isabel Flores Varela

1866-1927

 

José Isabel était né à Santa Maria de la Paz, dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste de El Teúl de González Ortega (près Zacatecas, archidiocèse de Guadalajara, Mexique) le 28 novembre 1866. Ses parents étaient Vidal Flores et Sixta Varela.

Baptisé le lendemain-même, il reçut la Confirmation en 1868.

On sait peu de choses de son enfance. Il entra au séminaire de Guadalajara en 1887, où il fut parmi les meilleurs élèves.

En 1889, il fit partie de la Congrégation de la Très Pure Immaculée Conception et de Saint Luigi Gonzaga.

En 1894 il reçut les ordres mineurs, en 1895 le sous-diaconat, en 1896 le diaconat et la prêtrise. Il célébra sa première Messe le jour de l’Assomption, 15 août 1896.

Prêtre, il fut d’abord nommé à Tonalá, et résidait près la Chapelle du Sacré-Cœur. Dès novembre, il fut nommé chapelain à Matatlán, sur la paroisse de Zapotlanejo. Pendant vingt-six années il se montra pour tous le bon prêtre ouvert à tous, oublieux de soi-même, pauvre, plein de piété et de sagesse.

Le Père José Isabel se donna totalement à l’apostolat : il fonda l’Apostolat de la Prière et une Association des Filles de Marie, organisa la catéchèse pour les enfants et les adultes ; il visitait les malades et donnait les Sacrements. Il dota l’église de cloches, édifia un bel autel et érigea une grande statue du Sacré-Cœur, à qui l’église était dédiée.

Une grave infection à la mâchoire lui défigura la figure, ce qui l’obligea à porter la barbe et lui donna un air très respectable.

Durant la persécution, tandis que certains évêques et certains prêtres se regroupaient dans les villes, il préféra avec d’autres rester au milieu de son troupeau. Il fut dénoncé par un ancien séminariste, un camarade qu’il avait d’ailleurs protégé ; le chef tyrannique de Zapotlanejo, profondément anticlérical, le fit arrêter le 13 juin 1927, au moment où le père José Isabel se rendait vers une ferme pour y célébrer l’Eucharistie.

Fait prisonnier par un détachement de soixante-dix soldats, il fut contraint de descendre de sa monture et de marcher longtemps, sans égards pour ses soixante ans. Enfermé dans un endroit infect, il fut ligoté et maltraité. Le chef se moquait de lui et, en lui faisant entendre de la musique, il ajoutait : “Écoute cette belle musique ; si tu me dis que tu appliqueras les lois, je te mets en liberté.” Très calmement, le père José Isabel lui répondit : “Moi, je vais écouter au ciel une musique bien plus belle.”

Le père José Isabel appliquait le mot qu’il avait maintes fois exprimé : “Plutôt mourir que trahir Dieu.”

Inutilement, les paroissiens tentèrent d’obtenir la libération de leur curé. 

Au petit matin du 21 juin, quatre sous-officiers le conduisirent au cimetière de Zapotlanejo. On passa une corde à une branche d’arbre et autour de son cou, et on commença à le monter et à le redescendre. Pour augmenter la torture, on le suspendait jusqu’à la quasi-asphyxie ; cela recommença trois ou quatre fois, puis ils prirent leurs armes. 

Le bon prêtre leur dit : “Ce n’est pas comme ça que vous allez me tuer, mes enfants. Je vais vous dire comment il faut faire. Mais auparavant, je veux vous dire que, si l’un de vous a reçu de moi un sacrement, il ne doit pas se tacher les mains. Alors un des soldats, reconnaissant le prêtre qui l’avait baptisé, s’écria : “Lui, c’est mon parrain ; c’est lui qui m’a baptisé ; je n’y mets pas les mains”. Furieux, le chef du peloton abattit le soldat. Ensuite, mystérieusement, les soldats ne réussirent pas à faire feu sur le Père José Isabel, de sorte que l’un des assassins sortit un grand couteau et égorgea le courageux martyr. 

C’était au matin du 21 juin 1927.

Les agents fédéraux mirent le feu à toutes les statues, et, avec beaucoup d’efforts, réussirent à renverser la statue du Sacré-Cœur. La population alors se révolta et sombra dans une profonde tristesse.

Le père José Flores est l’un des vingt-cinq Martyrs mexicains béatifiés en 1992 et canonisés en 2000. Ces vingt-cinq Martyrs ont leur fête commune le 21 mai. 

Le bienheureux José Flores est mentionné au 21 juin dans le Martyrologe, le même jour que saint Luigi Gonzaga qu’il vénérait tant.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 23:00

José Isabel Flores Varela

1866-1927

 

José Isabel était né à Santa Maria de la Paz, dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste de El Teúl de González Ortega (près Zacatecas, archidiocèse de Guadalajara, Mexique) le 28 novembre 1866. Ses parents étaient Vidal Flores et Sixta Varela.

Baptisé le lendemain-même, il reçut la Confirmation en 1868.

On sait peu de choses de son enfance. Il entra au séminaire de Guadalajara en 1887, où il fut parmi les meilleurs élèves.

En 1889, il fit partie de la Congrégation de la Très Pure Immaculée Conception et de Saint Luigi Gonzaga.

En 1894 il reçut les ordres mineurs, en 1895 le sous-diaconat, en 1896 le diaconat et la prêtrise. Il célébra sa première Messe le jour de l’Assomption, 15 août 1896.

Prêtre, il fut d’abord nommé à Tonalá, et résidait près la Chapelle du Sacré-Cœur. Dès novembre, il fut nommé chapelain à Matatlán, sur la paroisse de Zapotlanejo. Pendant vingt-six années il se montra pour tous le bon prêtre ouvert à tous, oublieux de soi-même, pauvre, plein de piété et de sagesse.

Le Père José Isabel se donna totalement à l’apostolat : il fonda l’Apostolat de la Prière et une Association des Filles de Marie, organisa la catéchèse pour les enfants et les adultes ; il visitait les malades et donnait les Sacrements. Il dota l’église de cloches, édifia un bel autel et érigea une grande statue du Sacré-Cœur, à qui l’église était dédiée.

Une grave infection à la mâchoire lui défigura la figure, ce qui l’obligea à porter la barbe et lui donna un air très respectable.

Durant la persécution, tandis que certains évêques et certains prêtres se regroupaient dans les villes, il préféra avec d’autres rester au milieu de son troupeau. Il fut dénoncé par un ancien séminariste, un camarade qu’il avait d’ailleurs protégé ; le chef tyrannique de Zapotlanejo, profondément anticlérical, le fit arrêter le 13 juin 1927, au moment où le père José Isabel se rendait vers une ferme pour y célébrer l’Eucharistie.

Fait prisonnier par un détachement de soixante-dix soldats, il fut contraint de descendre de sa monture et de marcher longtemps, sans égards pour ses soixante ans. Enfermé dans un endroit infect, il fut ligoté et maltraité. Le chef se moquait de lui et, en lui faisant entendre de la musique, il ajoutait : “Écoute cette belle musique ; si tu me dis que tu appliqueras les lois, je te mets en liberté.” Très calmement, le père José Isabel lui répondit : “Moi, je vais écouter au ciel une musique bien plus belle.”

Le père José Isabel appliquait le mot qu’il avait maintes fois exprimé : “Plutôt mourir que trahir Dieu.”

Inutilement, les paroissiens tentèrent d’obtenir la libération de leur curé. 

Au petit matin du 21 juin, quatre sous-officiers le conduisirent au cimetière de Zapotlanejo. On passa une corde à une branche d’arbre et autour de son cou, et on commença à le monter et à le redescendre. Pour augmenter la torture, on le suspendait jusqu’à la quasi-asphyxie ; cela recommença trois ou quatre fois, puis ils prirent leurs armes. 

Le bon prêtre leur dit : “Ce n’est pas comme ça que vous allez me tuer, mes enfants. Je vais vous dire comment il faut faire. Mais auparavant, je veux vous dire que, si l’un de vous a reçu de moi un sacrement, il ne doit pas se tacher les mains. Alors un des soldats, reconnaissant le prêtre qui l’avait baptisé, s’écria : “Lui, c’est mon parrain ; c’est lui qui m’a baptisé ; je n’y mets pas les mains”. Furieux, le chef du peloton abattit le soldat. Ensuite, mystérieusement, les soldats ne réussirent pas à faire feu sur le Père José Isabel, de sorte que l’un des assassins sortit un grand couteau et égorgea le courageux martyr. 

C’était au matin du 21 juin 1927.

Les agents fédéraux mirent le feu à toutes les statues, et, avec beaucoup d’efforts, réussirent à renverser la statue du Sacré-Cœur. La population alors se révolta et sombra dans une profonde tristesse.

Le père José Flores est l’un des vingt-cinq Martyrs mexicains béatifiés en 1992 et canonisés en 2000. Ces vingt-cinq Martyrs ont leur fête commune le 21 mai. 

 

Le bienheureux José Flores est mentionné au 21 juin dans le Martyrologe, le même jour que saint Luigi Gonzaga qu’il vénérait tant.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 23:00

Luigi Gonzaga

1568-1591

 

Ferrante Gonzaga et Marta de Tana Santena, issus de très illustres familles et profondément chrétiens eurent deux fils : Luigi et Rodolfo.

Luigi naquit près de Mantoue, au château de Castiglione le 9 mars 1568, et fut d’abord ondoyé - car la naissance avait été difficile - avant son baptême solennel le 20 avril.

De parents si pieux, Luigi reçut très tôt les plus belles qualités, d’abord de la piété, et ensuite de la lutte contre ses mauvais penchants : la colère, l’impatience, le mécontentement intérieur.

Le père le destinait à la carrière militaire, et lui avait fait faire un costume de soldat adapté à ses quatre ans ; Luigi fit un jour partir un coup d’une petite pièce de canon, dont le recul faillit le tuer ; son contact avec les soldats commençait à lui en apprendre aussi les façons et le jargon, mais il s’en repentit bientôt avec une honte extrême.

Envoyé à la cour de Florence, Luigi étudie le latin et le toscan. C’est à cette époque (vers 1578) que Luigi fait le vœu de chasteté perpétuelle : il n’a que dix ans.

De retour à Mantoue, il apprend à connaître la nouvelle Compagnie de Jésus, qu’on appellera les Jésuites. De passage par là, le cardinal Borromeo lui fait faire sa Première communion.

Sa culture lui permet de lire les Latins, surtout Sénèque. Il s’impose de très dures mortifications : chaînes à chien, molettes d’éperon, veilles nocturnes…

En 1581, son père étant grand-chambellan du roi d’Espagne, Luigi se trouve à la cour de Madrid comme page du prince héritier Diego. Il renonce aux leçons d’escrime et de danse que veut lui imposer son père.

Désirant par-dessus tout entrer dans la vie religieuse, il opte pour les Jésuites, surtout parce que dans cet ordre, il ne serait jamais chargé de quelque honneur ecclésiastique. Son père pourtant, mécontent de ce choix, lui fait visiter les cours et rencontrer des évêques pour tenter de le dissuader, mais en vain.

En 1585, il renonce à ses droits en faveur de son jeune frère, et se rend à Rome. Son père meurt alors, très chrétiennement, regrettant d’avoir trop longtemps mis d’opposition à la vocation de son fils.

Il prononce ses premiers vœux religieux en 1587, reçoit les ordres mineurs en 1588.

Durant la peste de 1590-1591 à Rome, il se dévoue dans le soin des malades ; en ayant trouvé un en chemin, il le charge sur ses épaules et contracte la maladie. Une extase lui annonce qu’il mourra au jour octave de la Fête-Dieu, donc le 20 juin.

Ce jour-là, il allait tellement mieux, qu’il ne put qu’avec peine obtenir le viatique. Il meurt vers minuit de ce 20 juin 1591 : il a vingt-trois ans.

La plupart de ses reliques sont dans l’église saint Ignace de Rome.

Luigi Gonzaga fut béatifié en 1605, canonisé en 1726, et plusieurs fois proclamé Patron de la Jeunesse. L’Église le fête le 21 juin, jour où il est mentionné au Martyrologe.

 

Si le prénom Luigi est devenu Louis en français, son nom Gonzaga a aussi été repris pour le prénom Gonzague.

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 23:00

Dermot O’Hurley

1530-1584

 

Les prénom et nom de cet évêque peuvent aussi prendre la forme Dermod ou Dermond, et en irlandais Diamaid Ó hUrthuile ; en gaélique : Diarmaid Ó hIarlatha.

Né vers 1530 à Lickadoon Castle (Lickadoon, Ballyneety, Limerick, Irlande), Dermot était fils de William, chef de clan et intendant de James FitzGerald, 14e comte de Desmond.

Comme tout le clan O’Hurley, Dermot descendait de Dál gCais, un des clans les plus distingués de l’histoire du Munster irlandais.

Dermot étudia avec des précepteurs, puis fut envoyé à Louvain (Belgique), où il fut reçu docteur en théologie (1551) et en droit, et ensuite enseigna la philosophie pendant quinze ans dans un des plus prestigieux collèges de Louvain.

Puis en 1574 il fut nommé professeur de droit canonique et civil à Reims, pendant quatre ans.

Après l’excommunication de la reine Elizabeth 1re, le pape nomma Dermot archevêque de Cashel, alors qu’il n’était encore qu’un laïc. Après sa consécration, il se lança dans sa mission en 1583, défrayant le danger qu’il courait.

Il trouva un capitaine complaisant pour le débarquer en Irlande, et il accosta à Holmpatrick Strand (Dublin) à l’automne 1583. Ses lettres furent d’ailleurs interceptées par des chasseurs de prêtres.

Le gouvernement de Dublin avait un système d’espionnage très au point, et l’on se mit tout de suite à rechercher l’archevêque. Celui-ci ne put jamais arriver à Cashel.

Mgr Dermot logea chez le baron Thomas Flemyng à Slane, d’où il pensait partir pour ses activités dans tout le territoire du clan O’Reilly. C’est à Slane qu’il fut reconnu.

Sous la pression et de sévères sanctions, on voulut contraindre Flemyng de faire arrêter l’archevêque, qui avait entre temps quitté Slane. On l’arrêta à Carrick-on-Suir (septembre 1583), alors qu’il était en compagnie d’un protestant, Thomas Butler, comte de Ormonde, lequel fut très offensé et affligé de cette arrestation : d’ailleurs, par la suite, il fit tout son possible pour libérer l’archevêque de ses bourreaux.

Malgré tout, l’archevêque se retrouva en prison au château de Dublin, le 8 octobre 1583.

On l’interrogea, on l’accusa de faire partie de l’Inquisition romaine. Il aurait cependant, paraît-il, continué de donner des leçons de Droit.

On le tortura horriblement, en enduisant ses jambes d’huile avant de les suspendre sur le feu. Malgré ces horribles douleurs, l’archevêque refusa d’adhérer au Protestantisme. 

D’après des documents, la reine n’était pas favorable à empêcher un jugement régulier selon la loi anglaise, mais on lui fit bientôt changer d’avis et elle approuva un jugement par un tribunal militaire, qui décida en une journée de condamner à mort l’archevêque.

Apprenant que le comte d’Ormonde allait arriver, et craignant que son influence pût sauver l’archevêque, le chancelier ordonna d’exécuter la sentence dès que possible.

Le 19 ou le 20 juin, tôt le matin, on emmena le prélat à l’extérieur de Dublin et il fut pendu à Hoggen Green. 

Dans ses dernières paroles, il dit entre autres : 

Qu’il soit bien connu parmi vous que je suis prêtre et même évêque, bien qu’indigne d’être investi d’une telle dignité sacrée. Et aussi qu’on n’a trouvé aucun grief à me reprocher qui méritât la peine de mort, sinon celui d’être prêtre, ce qui fait qu’on a procédé contre moi contre leurs propres lois…

Ce sont ses propres bourreaux qui laissèrent des documents sur les tortures et l’exécution que subit l’archevêque de Cashel.

Mgr Dermot O’Hurley fut béatifié en 1992. Le Martyrologe le mentionne le 20 juin.

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 23:00

 

20 JUIN

 

I.

S Novat, romain, frère des stes Pudentienne et Praxède.

IV.

S Méthode d’Olympe, évêque à Olympe puis à Tyr de Phénicie, grand écrivain.

S Macaire, évêque à Pétra en Palestine, exilé en Afrique à cause des ariens.

?

Ste Gemma, vierge et martyre en Saintonge.

S Latuin, évêque à Sées.

VI.

S Innocent, évêque au Mans.

VII.

S Gobain (Goban), irlandais, venu en Gaule où son église devint Saint-Gobain ; il fut assassiné par des brigands.

VIII.

S Bain, moine à Fontenelle, évêque à Thérouanne, puis abbé à Fontenelle.

X.

S Adalbert, moine de Saint-Maximin à Trèves, abbé à Wissemburg, premier évêque à  Magdeburg.

XII.

S Giovanni de Matera, fondateur d’une branche bénédictine à Pulsano.

XIV.

Bse Margareta Ebner, dominicaine mystique à Medingen (Bavière), béatifiée en 1979 (plus exactement, son culte fut confirmé à cette date).

XVI.

Bse Margaret Ball, veuve irlandaise, emprisonnée à soixante-dix ans, martyre.

B Dermot O’Hurley, évêque à Cashel, martyr, béatifié en 1992. 

XVII.

Bx Baltasar de Torres, Francisco Pacheco, et Giovanni Battista Zola, prêtres jésuites martyrs au Japon, avec les frères ou catéchistes Gaspar Sadamatsu, Vincentius Kaŭn, Paulus Shinsuke, Michaël Tōzō, Petrus Rinsei et Ioannes Kisaku.

Bx William Harcourt, Thomas Whitbread, Anthony Turner, John Fenwich, John Gavan, prêtres jésuites anglais martyrs à Tyburn.

XIX.

Ste Caterina (Vincenza) Gerosa, fondatrice italienne de l'Institut de Marie-Enfant (Sœurs de la Charité), avec ste Bartolomea Capitanio.

 

Méthode d’Olympe

† vers 312

 

Ce saint Méthode est dit “d’Olympe”, parce que la tradition assure qu’il y fut évêque, s’appuyant sur un écrit de saint Jérôme. 

Ce dernier en effet dit dans le De viris illustribus, LXXXIII, qu’il fut évêque en la ville d’Olympe en Lycie, puis à Tyr en Phénicie. Il ajoute qu’il mourut martyr “à la fin de la dernière persécution”, donc vers 312.

La Lycie est une petite région au sud-est de l’Asie Mineure, actuelle Turquie d’Asie. C’est la patrie de saint Nicolas. La ville d’Olympe est maintenant un site archéologique complètement envahi par la végétation.

Notre saint Méthode fut donc évêque en cette ville. S’il est vrai qu’il mourut martyr, il fut peut-être martyrisé à Tyr, ville mentionnée par le même saint Jérôme. Des contemporains de Méthode ne nomment pas son nom parmi les évêques de Tyr. Reste que Méthode fut apparemment un écrivain prolixe, dont malheureusement on n’a pas conservé les textes dans leur état intégral.

On a de lui Le Banquet des dix Vierges, un dialogue imité du Banquet de Platon, dont les personnages sont dix jeunes filles, réunies dans le jardin de Vertu, dissertant sur la chasteté. Le texte se conclut sur une hymne acrostiche de vingt-quatre strophes, entonnée par l’une des convives en l’honneur des fiançailles du Christ et de son Eglise, de l’union d’Adam et Eve qui les préfigure, et des deux natures du Christ, une des façons d’interpréter le Cantique des Cantiques de la Bible. Chaque strophe s’achève par une acclamation solennelle : “Chaste pour te plaire, une lampe éclatante à la main, ô mon époux, je viens à toi.”

D’autres œuvres de Méthode ont été conservées partiellement en grec et en vieux-slave : un traité Sur le libre arbitre contre les positions des gnostiques ; Sur la Résurrection où Méthode réfute certaines spéculations d’Origène.

Quelques traités, plus courts, nous sont parvenus en vieux-slave : Sur la vie et l’action raisonnable ; Sur la discrimination des aliments ; Sur la lèpre ; Sur la sangsue (cf. Proverbes 30:15sq). 

D’autres écrits sont connus seulement par de courts fragments : Contre PorphyreContre OrigèneCommentaire sur la GenèseCommentaire sur le Cantique des CantiquesCommentaire sur le Livre de JobSur les martyrs.

Méthode était précédemment inséré par erreur au 18 septembre dans l’ancien Martyrologe. Adhérant aux habitudes de l’Eglise Orientale, l’actuelle édition du Martyrologe l’a rétabli au 20 juin.

 

 

Gobain, irlandais

† 670

 

Goban (ou Gobban, Gobhan) pouvait être Gobban Find mac Lugdach, un Irlandais : il y aurait huit Saints irlandais portant ce nom.

Celui dont on voudrait s’occuper ici vint se mettre à l’école de s.Fursy (v. 16 janvier), quand ce dernier était encore en Irlande, puis qu’il parcourait l’Est de l’Angleterre pour l’évangéliser. Gobain continua cette activité quand Fursy partit en Gaule.

Gobain rejoignit à son tour la Gaule : il aurait été en compagnie de Wasnon (ou Wasnulphus, v. 1er octobre), Algis, Eloque, Boélian et Momble, qu’on a supposés être ses frères, au moins au sens spirituel du mot. Il passa par l’abbaye de Laon, par celle de Corbie, enfin obtint du roi Clotaire III un terrain dans la forêt de Voas (Aisne).

Il y aurait fait jaillir une source en plantant son bâton en terre.

S’y étant établi, il vécut là quelque temps en ermite, jusqu’au moment où des brigands le décapitèrent, vers 670.

L’ermitage de Gobain donna lieu au développement d’une ville réputée pour son industrie : Saint-Gobain.

Saint Gobain est commémoré le 20 juin dans le Martyrologe Romain, où cependant il n’est pas question de la mort violente du Saint.

 

 

Giovanni Scalcione de Matera

1070-1139

 

Giovanni naquit vers 1070 à Matera (Italie S) dans une noble famille aisée, très chrétienne.

Encore adolescent, il échangea ses beaux habits contre ceux d’un mendiant et partit pour Tarante à la recherche d’une vie plus spirituelle. Rêvant d’érémitisme, il allait vagabonder pendant longtemps pour trouver la volonté de Dieu.

Il trouva d’abord à s’occuper de la basse-cour des moines basiliens de l’île San Pietro, en face de Tarante. Trop austère et indépendant, il fut renvoyé et il passa en Sicile, s’imposant des jeûnes et des macérations sévères. Revenu près de Tarante, à Ginosa, il eut une vision de saint Pierre l’invitant à restaurer une petite église délabrée ; une vilaine histoire de trésor soi-disant volé le fit mettre en prison, d’où le libéra un ange. Passant par Capoue, il entendit une voix qui l’invitait cette fois-ci à rejoindre saint Guglielmo (v. 25 juin) au mont Vergine ; puis, quand ce dernier se transféra ailleurs, Giovanni vint à Bari.

Mais désormais, Giovanni était dans la cinquantaine ; il ne s’enfermait plus dans le mutisme comme au début et se mit à prêcher, à appeler la population à se convertir. Des ecclésiastiques, jaloux de son «succès», le taxèrent d’hérésie. Giovanni quitta Bari et remonta vers le mont Gargan. Non loin de là, à Monte Sant’Angelo, il fonda un monastère.

Ce monastère de Pulsano compta plusieurs dizaines de moines, qui vivaient une règle de saint Benoît sévère, par exemple marchant pieds-nus. Cette Congrégation des Ermites de Pulsano devait essaimer à Foggia et en Dalmatie.

A Foggia, Giovanni fut l’abbé pendant dix ans. Il mourut là le 20 juin 1139 et fut canonisé en 1177.

 

 

Margareta Ebner

1291-1351

 

Margareta Ebner vit le jour vers 1291 à Donauwörth (Bavière, Allemagne S), dans une riche famille.

A quinze ans, elle entra chez les Dominicaines de Mödingen.

A partir de 1311, elle fut favorisée de visions qui la portèrent à une grande intimité avec Jésus Enfant ou Crucifié. Si elle eut parfois dans ses bras Jésus Bébé, qu’elle allaitait, elle eut aussi sur elle la marque du Crucifié, avec de douloureuses blessures qui lui arrachaient des cris et des larmes.

Elle fut frappée d’une pénible maladie qui la cloua au lit de 1312 à 1326.

Elle mourut le 20 juin 1351 à Mödingen, commémorée au Martyrologe à cette date, et son culte fut reconnu en 1979, ce qui équivaut à la béatification.

 

 

 

Margaret Ball

1515-1584

 

Le nom gaélique de Margaret Ball est Maighréad Ball (Nic Fheorais).

Cette laïque naquit vers 1515 à Cobskill (Skryne, Meath, Irlande), de Nicholas Bermingham. Ce dernier avait engagé son fermier quand ce dernier émigra d’Angleterre. Par la suite, la famille fut très active politiquement.

A seize ans, Margaret épousa Bartholomew Ball, de Dublin, dont la riche famille avait financé le pont qu’on appelle encore le Ballsbridge.

Le jeune couple s’installa à Ballygall House ; ils eurent dix enfants, dont cinq atteignirent l’âge adulte.

Tandis que Bartholomew fut élu Lord Mayor à Dublin en 1553, Margaret menait la vie d’une bonne maîtresse de maison, aisée, employant plusieurs domestiques, mais aussi organisant chez elle des classes pour les enfants.

A partir de 1558, sous le règne d’Elizabeth I, les Catholiques furent persécutés. Il était bien connu que Bartholomew Ball mettait à Dublin des maisons de refuge au service des évêques et des prêtres. Or, ce fut leur propre fils, Walter, qui ambitionnait la place de son père, qui dénonça sa mère, quand elle fut veuve.

Il commença par adopter la nouvelle «religion officielle» et fut nommé Commissaire aux Affaires Ecclésiastiques en 1577. La pauvre Margaret tenta de ramener son fils à la foi catholique, par exemple en organisant la visite d’un ami spécial pour lui (c’était le fameux évêque Dermot O’Hurley). Ce fut insuffisant.

En 1580, ayant obtenu la place si convoitée de Lord Mayor, Walter fit arrêter sa propre mère avec son chapelain ; la vieille maman souffrait d’arthrite et ne pouvait marcher, on la transporta sur une palette de bois et on les enferma au donjon de Castle. La famille protesta auprès de Walter, qui resta insensible et obstiné : Notre mère aurait dû déjà être exécutée, j’ai eu pitié d’elle. Elle pouvait bien, ajouta-t-il, repartir librement, elle n’avait qu’à faire le serment (le Oath of Supremacy, le Serment reconnaissant la suprématie du pouvoir royal sur celui du Pape).

Le second fils de Margaret, Nicholas, qui la défendait au contraire de tout son cœur, succéda à Walter comme Mayor de Dublin en 1582, mais le Commissaire était toujours Walter, qui fit tout pour contrecarrer les dispositions prises par Nicholas pour soulager (et libérer) leur mère. Nicholas ne put que rendre visite personnellement à Margaret, en lui apportant de bonnes choses pour la nourrir et la réchauffer.

La pauvre femme, toute recroquevillée à cause de l’arthrite, maltraitée dans son cachot humide et sombre, mourut prisonnière de son indigne fils, à soixante-neuf ans, un âge bien avancé pour cette époque, un jour non précisé de l’année 1584.

Le Martyrologe l’a placée au 20 juin, le même jour que l’évêque Dermot O’Hurley.

Elle fut béatifiée en 1992.

 

 

Dermot O’Hurley

1530-1584

 

Les prénom et nom de cet évêque peuvent aussi prendre la forme Dermod ou Dermond, et en irlandais Diamaid Ó hUrthuile ; en gaélique : Diarmaid Ó hIarlatha.

Né vers 1530 à Lickadoon Castle (Lickadoon, Ballyneety, Limerick, Irlande), Dermot était fils de William, chef de clan et intendant de James FitzGerald, 14e comte de Desmond.

Comme tout le clan O’Hurley, Dermot descendait de Dál gCais, un des clans les plus distingués de l’histoire du Munster irlandais.

Dermot étudia avec des précepteurs, puis fut envoyé à Louvain (Belgique), où il fut reçu docteur en théologie (1551) et en droit, et ensuite enseigna la philosophie pendant quinze ans dans un des plus prestigieux collèges de Louvain.

Puis en 1574 il fut nommé professeur de droit canonique et civil à Reims, pendant quatre ans.

Après l’excommunication de la reine Elizabeth 1re, le pape nomma Dermot archevêque de Cashel, alors qu’il n’était encore qu’un laïc. Après sa consécration, il se lança dans sa mission en 1583, défrayant le danger qu’il courait.

Il trouva un capitaine complaisant pour le débarquer en Irlande, et il accosta à Holmpatrick Strand (Dublin) à l’automne 1583. Ses lettres furent d’ailleurs interceptées par des chasseurs de prêtres.

Le gouvernement de Dublin avait un système d’espionnage très au point, et l’on se mit tout de suite à rechercher l’archevêque. Celui-ci ne put jamais arriver à Cashel.

Mgr Dermot logea chez le baron Thomas Flemyng à Slane, d’où il pensait partir pour ses activités dans tout le territoire du clan O’Reilly. C’est à Slane qu’il fut reconnu.

Sous la pression et de sévères sanctions, on voulut contraindre Flemyng de faire arrêter l’archevêque, qui avait entre temps quitté Slane. On l’arrêta à Carrick-on-Suir (septembre 1583), alors qu’il était en compagnie d’un protestant, Thomas Butler, comte de Ormonde, lequel fut très offensé et affligé de cette arrestation : d’ailleurs, par la suite, il fit tout son possible pour libérer l’archevêque de ses bourreaux.

Malgré tout, l’archevêque se retrouva en prison au château de Dublin, le 8 octobre 1583.

On l’interrogea, on l’accusa de faire partie de l’Inquisition romaine. Il aurait cependant, paraît-il, continué de donner des leçons de Droit.

On le tortura horriblement, en enduisant ses jambes d’huile avant de les suspendre sur le feu. Malgré ces horribles douleurs, l’archevêque refusa d’adhérer au Protestantisme. 

D’après des documents, la reine n’était pas favorable à empêcher un jugement régulier selon la loi anglaise, mais on lui fit bientôt changer d’avis et elle approuva un jugement par un tribunal militaire, qui décida en une journée de condamner à mort l’archevêque.

Apprenant que le comte d’Ormonde allait arriver, et craignant que son influence pût sauver l’archevêque, le chancelier ordonna d’exécuter la sentence dès que possible.

Le 19 ou le 20 juin, tôt le matin, on emmena le prélat à l’extérieur de Dublin et il fut pendu à Hoggen Green. 

Dans ses dernières paroles, il dit entre autres : 

Qu’il soit bien connu parmi vous que je suis prêtre et même évêque, bien qu’indigne d’être investi d’une telle dignité sacrée. Et aussi qu’on n’a trouvé aucun grief à me reprocher qui méritât la peine de mort, sinon celui d’être prêtre, ce qui fait qu’on a procédé contre moi contre leurs propres lois…

Ce sont ses propres bourreaux qui laissèrent des documents sur les tortures et l’exécution que subit l’archevêque de Cashel.

Mgr Dermot O’Hurley fut béatifié en 1992. Le Martyrologe le mentionne le 20 juin.

 

 

Baltasar de Torres Arias

1563-1626

 

Il naquit le 14 décembre 1563 à Grenade (Espagne) dans une famille noble.

Son père étant gouverneur d’Ocaña, l’enfant l’y suivit et y fréquenta le collège des Pères jésuites.

Il entra dans la Compagnie de Jésus à seize ans, au noviciat de Navalcamero. Après la profession, il étudia la philosophie à Huete et fut envoyé enseigner la grammaire à Cuenca. Il étudia la théologie à Alcalá.

Il n’était encore que diacre, quand il partit pour le Japon, rejoint par trois autres Confrères japonais qui revenaient de Rome. C’est au Japon qu’il fut ordonné prêtre, en 1600.

Son apostolat l’envoya à Meaco (centre de l’actuelle Kyoto), Ōsaka…

A partir de 1614, la persécution l’obligea à agir clandestinement, pendant encore une douzaine d’années.

Le 15 mars 1626, il fut arrêté pendant qu’il célébrait la Messe. Neuf Jésuites se retrouvèrent ainsi en prison.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le père Baltasar fut béatifié en 1867.

 

 

Gaspar Sadamatsu

1565-1626

 

Il naquit vers 1565 à Hasami (Nagasaki, Japon).

C’était un homme cultivé et il fut un fidèle serviteur des Pères jésuites, comme frère convers et catéchiste, collaborant à leur apostolat pendant quarante ans.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Gaspar Sadamatsu fut béatifié en 1867.

 

 

Francisco Pacheco

1566-1626

 

Il naquit en 1566 à Ponte de Lima (Portugal) dans une famille noble.

Tout jeune, il fit le vœu d’être martyr. Etudiant à Lisbonne, il y rencontra quatre Japonais catholiques qui revenaient de Rome, où le Pape les avait reçus. Francisco décida de se dédier totalement aux missions du Japon.

Il entra ainsi dans la Compagnie de Jésus en 1586. Une fois terminées les études, il fut ordonné prêtre et ses Supérieurs l’envoyèrent donc au Japon, où il arriva en 1604.

Son apostolat fut fécond. Il devint le provincial des Jésuites et vicaire général du diocèse, habitant chez des Chrétiens de Kuchinotsu. Mais à partir de 1614, la persécution l’obligea à agir clandestinement. Il passa plus d’une année dans une cachette dont il ne sortait que la nuit.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le père Francisco fut béatifié en 1867.

 

 

Giovanni Battista Zola

1575-1626

 

Il naquit le 1er novembre 1575 à Brescia (Italie nord).

Il entra dans la Compagnie de Jésus et se proposa pour les missions étrangères.

Ordonné prêtre, il fut d’abord envoyé en Inde, en 1602, et il rejoignit le Japon en 1604.

A partir de 1614, la persécution l’obligea à se réfugier dans la région d’Arima pour continuer son activité apostolique. On sait qu’il demanda à deux confrères jésuites qui allaient au martyre, d’intercéder auprès de Dieu pour lui obtenir la grâce du martyre ; les deux le lui promirent par document écrit.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le père Giovanni Battista fut béatifié en 1867.

 

 

Vincentius Kaŭn

1579-1626

 

Il naquit vers 1579 en Corée.

A treize ans, il arriva au Japon, où il rencontra des Chrétiens, des Jésuites, au contact desquels il se convertit.

Il resta auprès des Pères jésuites et fit la profession. Excellent collaborateur, catéchiste zélé, il mit au service de la mission ses connaissances des langues coréenne, japonaise et chinoise.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Vincentius fut béatifié en 1867.

 

 

Paulus Shinsuke

1581-1626

 

Il naquit vers 1581 à Urada (Nagasaki, Japon).

Il fut un vaillant compagnon du père Provincial (Francisco Pacheco) dans ses courses apostoliques, et l’assista fidèlement comme catéchiste.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Paulus Shinsuke fut béatifié en 1867.

 

 

Michaël Tōzō

1588-1626

 

Il naquit vers 1588 à Chijiwa (Nagasaki, Etat d’Arima, Japon).

Il fut un vaillant compagnon des pères jésuites, notamment du père Baltazar Torrès dans ses courses apostoliques.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Michaël Tōzō fut béatifié en 1867.

 

 

Petrus Rinsei

1588-1626

 

Il naquit vers 1588 à Hachirao (Nagasaki, Japon).

On peut dire qu’il passa sa vie au milieu des Jésuites. Il fit la profession et fut le fidèle collaborateur des prêtres, les accompagnant où c’était nécessaire. C’était un fervent adversaire du paganisme.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626.

Le frère Petrus fut béatifié en 1867.

 

 

Ioannes Kisaku

1605-1626

 

Il naquit vers 1605 à Kuchinotsu (Nagasaki, Japon).

Il grandit chez les Pères jésuites et fit la profession. Excellent collaborateur, catéchiste zélé, il refusa absolument de se séparer des Pères lors de leur arrestation, alors qu’il aurait pu obtenir la liberté.

Il fut arrêté avec d’autres Chrétiens et mis en prison dans la forteresse de Ximabara, où il rejoignit huit autres Jésuites. Il y faisait très froid, et les gardiens reçurent même l’ordre de mieux les traiter.

Le 17 juin, les autorités décidèrent que leurs prisonniers devaient être brûlés vifs. Cette exécution advint à Nagasaki le 20 juin 1626 : Ioannes avait vingt-et-un ans (environ).

Le frère Ioannes fut béatifié en 1867.

 

 

 

William Barrow-Harcourt

1610-1679

 

Originaire du Lancashire, il était né en 1610 à Kirkham et portait en réalité le nom de Barrow. 

Après des études au collège des Jésuites de Saint-Omer, il entra chez les Jésuites en 1632, fut ordonné prêtre et retourna en Angleterre, en 1644, pour travailler clandestinement parmi les Catholiques persécutés. 

Il exerça ainsi son devoir pastoral à Londres pendant trente-cinq années, sous le nom de William Harcourt ou William Waring.

Il était supérieur des Jésuites lorsqu’il fut arrêté en 1678, accusé de faire partie du complot Titus Oate.

Enfermé dans la prison de Newgate, il fut jugé le 13 juin 1679, en même temps que d’autres pères jésuites : Thomas Whitbread, John Fenwick, John Gavan, Anthony Turner.

Des témoins à décharge furent systématiquement écartés, car, disait le juge, on ne pouvait donner crédit à des témoins catholiques. 

Les Pères jésuites furent tous condamnés à mort pour crime de haute trahison. Un spectateur osa exprimer son désappointement : “Un jury de Turcs aurait acquitté”.

On leur offrit la vie sauve s’ils révélaient les secrets de la conspiration, qu’ils ignoraient bien sûr.

Ils furent pendus, éviscérés et écartelés à Tyburn, le 20 juin 1679.

William a été béatifié en 1929.

 

 

Thomas Whitbread

1618-1679

 

Ce prêtre anglais était né dans l’Essex en 1618, et l’on ne sait rien de son enfance.

Il reçut sa formation à Saint-Omer et entra chez les Jésuites en 1635. 

Rentré en Angleterre en 1647, il y exerça sa mission pastorale pendant plus de trente années, principalement dans les régions de l’est, sous le pseudonyme de Harcourt.

Il fit sa profession solennelle en 1652.

Deux fois supérieur dans le district de Suffolk, une fois dans celui du Lincolnshire, il fut provincial en 1678 ; c’est en cette qualité qu’il vint visiter les catholiques anglais réfugiés en France. A Saint-Omer il rencontra un certain Titus Oates, qui, passé de l’anglicanisme au catholicisme, s’était montré assez instable déjà au collège anglais de Valladolid (Espagne) ; le Père Whitbread refusa son admission dans la Société des Jésuites. 

C’est justement peu après que fut inventé à Londres le fameux “complot Titus Oates”, qui accusait les Jésuites de comploter contre le roi pour rétablir le Catholicisme. 

Oates lui-même conduisit une quinzaine de soldats pour arrêter le Père Whitbread (avec le Père Mico, qui mourut en prison) à Londres le jour de la Saint-Michel (29 septembre 1678), mais il était si malade (il avait contracté la peste à Anvers) qu’on ne put le transporter à la prison de Newgate que trois mois plus tard. Là ils y retrouvèrent les Pères Fenwick et Ireland.

D’abord jugé avec les quatre autres pères jésuites de cette notice au tribunal de Old Bailey (17 décembre 1678), et bien que toutes les accusations contre eux fussent nulles, ils restèrent cependant en prison jusqu’au 13 juin 1679.

Cette fois-ci on les trouva coupables de haute trahison, accusation qui fit dire à un spectateur indigné qu’ “un jury de Turcs (les) aurait acquittés”.

Sur l’échafaud, quand ils avaient déjà la corde au cou, on leur proposa la vie sauve, s’ils révélaient les secrets de la conspiration, qu’ils ignoraient bien évidemment.

Après la pendaison, ils furent dépecés, écartelés. C’était le 20 juin 1679, jour où ils sont commémorés au Martyrologe.

Les restes des Martyrs furent ensevelis à Saint-Gilles-in-the-Fields.

Le Père Thomas Whitbread fut béatifié en 1929.

 

 

Anthony Turner

1628-1679

 

Anthony était né en 1628 à Melton Mowbray (Leicestershire), de parents protestants : son père était ministre du culte.

Après ses études à l’université de Cambridge, il se convertit au catholicisme et fit des études à Rome, d’ailleurs avec son frère.

Ayant demandé son admission parmi les Jésuites, il y fut formé dans les Flandres. Ordonné prêtre en 1661, il retourna en Angleterre et travailla à Worcester.

Quand éclata le fameux “Complot de Titus Oates”, les supérieurs d’Anthony lui conseillèrent vivement de quitter la région, raison pour laquelle il vint à Londres, dans l’espoir de rencontrer quelque Jésuite qui l’aurait aidé à payer son voyage pour quitter le pays. Mais il ne trouva personne. Il donna ses derniers deniers à un mendiant et alla se livrer de lui-même comme prêtre et comme Jésuite.

Arrêté quoique non inscrit sur la liste des recherchés, il fut enfermé à Newgate, où il retrouva d’autres Confrères ; avec eux il fut accusé de haute trahison, même si des témoins à décharge prouvèrent l’évidence de son innocence, mais la cour annonça qu’on ne pouvait recevoir le témoignage de Catholiques (voir plus haut, la notice de Thomas Whitbread).

Comme ses Compagnons, Anthony fut pendu à Tyburn le 20 juin 1679, puis dépecé et écartelé.

Il a été béatifié en 1929.

 

 

John Fenwick (Caldwell)

1628-1679

 

Ce prêtre, jésuite, naquit à Durham en 1628. Son vrai nom était Caldwell.

Quand il embrassa le catholicisme, ses parents le déhéritèrent.

En 1657 il vint à Saint-Omer où il reçut sa formation, entra dans la Compagnie de Jésus en 1656, et fut ordonné prêtre en 1664.

D’abord procureur au Collège de Saint-Omer, il fut envoyé en Angleterre en 1674, pour y travailler dans le secteur de Londres.

Au moment du “complot de Titus Oates”, il fut arrêté la nuit du 28 septembre 1678 avec d’autres Confrères : William Ireland et un assistant, John Grove. Tous trois furent incarcérés à Newgate, où ils subirent beaucoup de mauvais traitements. John Fenwick fut tellement meurtri par les chaines et les fers, qu’on envisagea de l’amputer. Mais les autorités s’y opposèrent, certaines que de toutes façons il allait bientôt être condamné et exécuté. 

Accusé de haute trahison en décembre, pour être un prêtre catholique et célébrer la Messe, il fut renvoyé en prison et de nouveau jugé le 13 juin 1679, avec quatre autres Confrères qui furent ensemble condamnés et suppliciés à Tyburn. 

Martyrisés le 20 juin 1679, ils sont commémorés ensemble au Martyrologe ce même jour.

Ils ont été béatifiés en 1929.

 

 

John Gavan

1640-1679

 

Né à Londres en 1640, John Gavan était d’une famille originaire de Norrington (Wiltshire) ; il avait étudié à Saint-Omer avant d’entrer dans l’Ordre des Jésuites en 1660.

Il acheva ses études à Rome et fut ordonné prêtre en 1670.

Revenu en Angleterre, il exerça dans le Staffordshire, une région majoritairement fidèle au catholicisme. C’était un prédicateur éloquent et efficace, qui soutint beaucoup les Catholiques.

 A l’occasion de ses vœux solennels, en la fête de l’Assomption, 15 août 1678, il y eut une grande fête à Boscobel, propriété de la famille Penderel qui avait aidé Charles II après la bataille de Worcester. Etaient présents aussi deux futurs Martyrs, le jésuite William Ireland et un certain Richard Gerard de Hilderstone. Après la cérémonie et le dîner, on visita le fameux Chêne Royal, où se cachait le Roi.

Dans le cadre du tristement fameux “Complot Titus Oates”, son nom ne fut pas tout de suite inscrit parmi ceux qui étaient recherchés, car Titus Oates ne le connaissait pas, mais dans un second temps, sa tête fut mise à prix pour une récompense de cinquante livres.

Sous un déguisement, il vint à Londres et chercha à gagner la Belgique, mais il fut arrêté le 29 janvier 1679, trahi par un espion qu’on dit être un prêtre apostat.

Durant le procès du 13 juin 1679, John Gavan semble avoir été le porte-parole des cinq accusés. Il démontra avec toute la clarté de l’évidence que les accusations étaient totalement infondées, mais les juges étaient gagnés à la thèse de la culpabilité et condamnèrent les cinq prêtres à la peine de mort (voir plus haut, la notice de Thomas Whitbread). 

Les cinq prêtres jésuites furent pendus, éviscérés et écartelés, le 20 juin 1679.

Ils furent béatifiés en 1929.

 

 

Caterina Vincenza Gerosa

1784-1847

 

Caterina naquit le 29 octobre 1784 à Lovere (Bergame, Lombardie, Italie nord), aînée des cinq filles de Gianantonio et Giacomina Macario, commerçants de fourrures, et ne fit pas d’autres études.

Elle grandit dans la foi, participant à la Messe quotidienne et servant dans la boutique. Bientôt moururent son père, ses sœurs, sa mère ; héritière, elle ouvrira sa maison aux pauvres.

Lors de l’invasion napoléonienne, Lovere passa de la République de Venise à l’empire français. Après l’Empereur de France, ce sera l’Empereur d’Autriche. La boutique ne fonctionnait plus. Caterina se mit à enseigner gratuitement à des filles pauvres, à assister des malades.

En 1824, avec Bartolomea Capitanio (voir au 26 juillet), elle ouvre un hôpital, modeste, puis en 1832 elles décident toutes deux de fonder un institut dont la mission serait d’assister les malades, d’instruire gratuitement les petites filles, recueillir les orphelins, épauler la jeunesse.

Le travail s’annonce immense, mais Bartolomea mourut de tuberculose dès 1833. La «communauté» se réduisit à Caterina ! Sans perdre de temps en larmes de deuil, tout de suite elle accueillit d’autres jeunes filles, vivant selon la règle de sainte Jeanne Antide Thouret (voir au 24 août).

En 1840, elles obtinrent l’approbation pontificale et s’appelèrent Sœurs de Marie Enfant. Caterina prit le nom de Vincenza. Leur Règle sera désormais celle écrite par Bartolomea avant sa mort, sous les conseils de Caterina.

Sept ans après, à la mort de Caterina Vincenza, les Sœurs étaient déjà cent soixante-et-onze. Elles sont aujourd’hui environ cinq mille, concentrées en Lombardie, dans le Trentino et le Veneto (Italie nord et nord-est).

Caterina-Vincenza Gerosa mourut le 20 juin 1847, fut béatifiée en 1926 et canonisée en 1950.

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 23:00

William Barrow-Harcourt

1610 - 1679

 

Originaire du Lancashire, il était né en 1610 à Kirkham et portait en réalité le nom de Barrow. 

Après des études au collège des Jésuites de Saint-Omer, il entra chez les Jésuites en 1632, fut ordonné prêtre et retourna en Angleterre, en 1644, pour travailler clandestinement parmi les Catholiques persécutés. 

Il exerça ainsi son devoir pastoral à Londres pendant trente-cinq années, sous le nom de William Harcourt ou William Waring.

Il était supérieur des Jésuites lorsqu’il fut arrêté en 1678, accusé de faire partie du complot Titus Oate.

Enfermé dans la prison de Newgate, il fut jugé le 13 juin 1679, en même temps que d’autres pères jésuites : Thomas Whitbread, John Fenwick, John Gavan, Anthony Turner.

Des témoins à décharge furent systématiquement écartés, car, disait le juge, on ne pouvait donner crédit à des témoins catholiques. 

Les Pères jésuites furent tous condamnés à mort pour crime de haute trahison. Un spectateur osa exprimer son désappointement : “Un jury de Turcs aurait acquitté”.

On leur offrit la vie sauve s’ils révélaient les secrets de la conspiration, qu’ils ignoraient bien sûr.

Ils furent pendus, éviscérés et écartelés à Tyburn, le 20 juin 1679.

 

William a été béatifié en 1929.


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