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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

 

Carlo Domenico Cristofori

1631-1699

 

Carlo était né le 17 novembre 1631 à Villotta (Aviano, Pordenone, Italie nord-est), de Marco Pasquale et Rosa Zanoni, de bonnes conditions.

Après l’école d’Aviano, il étudia auprès de son oncle prêtre à San Leonardo puis, de 1643 à 1647, au collège des Jésuites de Gorizia.

Emu par les bruits concernant la Guerre de Candia (entre Venise et les Turcs à propos de l’île de Crète), il voulut se «rendre utile» en allant montrer sa foi en face des Musulmans, quitte à y subir le martyre.

Mais en attendant un navire, il fut hébergé chez les pères Capucins de Capodistria, où finalement il préféra quitter le monde.

Entré au noviciat de Conegliano en 1648, il fit la première profession en 1649, avec le nom de Marco d’Aviano.

En 1655, il fut ordonné prêtre ; en 1664, il fut habilité à prêcher.

En 1672 il fut élu gardien (supérieur) du couvent de Belluno, et en 1674 de celui d’Oderzo. Puis il se dédiera entièrement à la prédication, attirant les foules par ses grandes qualités de prédicateur.

En 1676, lors d’une prédication à Padoue, il donna sa bénédiction à une malade qui guérit instantanément : ce fut la confirmation de sa réputation de thaumaturge. Une autre guérison, du commandant en chef de l’armée autrichienne, lui valut une invitation à Vienne de la part de l’empereur Leopold 1er, dont il devint le conseiller spirituel et politique.

En 1683, sur la demande du pape, Marco convainquit l’empereur de reconstituer une Ligue contre les Turcs (Musulmans) qui menaçaient l’Europe. Marco put faire tomber les mutuelles suspicions entre les pays et cette Ligue fut constituée par l’Autriche-Hongrie, l’Espagne, le Portugal, la Pologne, ainsi que les républiques italiennes de Florence, Gênes et Venise. Il faut noter que le «très chrétien» roi de France (Louis XIV), refusa de s’allier et même souhaitait la défaite de Vienne pour accroître le prestige français en Europe, mais nombreux furent les Français qui rejoignirent les rangs de Venise.

Le père Marco réussit aussi à convaincre l’empereur de laisser son (traditionnel) rival polonais, Jan III, commander les troupes. 

Le siège de Vienne avait commencé le 14 juillet 1683. Les troupes chrétiennes devaient engager la bataille le 12 septembre. Auparavant, le père Marco célébra la Messe sur le Kahlenberg (au-dessus de Vienne), galvanisant toutes les troupes avec ses mots en partie latins, en partie italiens, en partie allemands.

La victoire de la Ligue fut totale. Elle fut l’occasion de la création de la fête du Saint Nom de Marie, que nous célébrons toujours le 12 septembre.

Mais la victoire n’avait pas éloigné la présence turque. Le pape demanda à Marco, dès 1684, de réunir à nouveau une ligue chrétienne. On reprit Buda en 1685.

Après la mort du pape (1689), on entama des négotiations interminables avec les Turcs, de sorte que l’armée chrétienne ne s’aventura pas au-delà de la Hongrie. En 1697, le duc de Savoie reprit l’initiative et l’armée turque fut définitivement battue près de Zenta. Le traité de paix fut signé à Carlowitz en 1699.

Le père Marco mourut alors, le 13 août 1699, et fut béatifié en 2003.

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

Teodoro Ruiz de Larrinaga García

1912-1936

 

Teodoro vit le jour le 9 novembre 1912 à Bargota (Navarra, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Alagón et fut ensuite envoyé à Cervera, Vic, Solsona, de nouveau à Cervera, et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Que ton Règne nous arrive !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté, à vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 1992.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

Josep Ormo Seró

1913-1936

 

Josep vit le jour le 18 août 1913 à Almatret (Lleida, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Barbastro et fut ensuite envoyé à Vic, Solsona, Cervera et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Vive l’Espagne catholique !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté, cinq jours avant ses vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 1992.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

Manuel Buil Lalueza

1914-1936

 

Manuel vit le jour le 31 août 1914 à Abizanda (Huesca, Espagne).

Il entra comme Frère convers chez les Clarétains et fit le noviciat à Vic. 

Il fut ensuite envoyé à Cervera et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Vive la Barbastro catholique !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, un des plus jeunes de la communauté, à dix-huit jours de ses vingt-deux ans.

Il fut béatifié en 1992.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

Juan Codinachs Tuneu

1914-1936

 

Juan vit le jour le 14 février 1914 à El Moli del Gener (Santa Eugenia de Berga, Barcelone, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Cervera, et fut ensuite envoyé à Vic, Solsona, Cervera et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Vive le Cœur de Marie !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté : il avait vingt-deux ans.

Il fut béatifié en 1992.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

Ramón Novich Rabionet

1913-1936

 

Ramón (Raymond) vit le jour le 18 avril 1913 à La Cellera de Ter (Gerona, Espagne).

Il entra au collège des Clarétains de Cervera et fut ensuite envoyé à Barbastro, Vic, Solsona, de nouveau à Cervera, et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Peu avant de mourir, il signa une lettre commune écrite par les Martyrs clarétains à la Congrégation, ajoutant ces mots : Je voudrais passer mon ciel à faire du bien aux ouvriers.

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 13 août 1936, parmi les plus jeunes de la communauté : il avait vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 1992.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

Inocencio García Díez

1875-1936

 

Il était né à Alar del Rey (Palencia, Espagne) le 28 décembre 1875, en la fête des Saints Innocents, dont il reçut le prénom au Baptême, le 30 suivant.

Il eut une sœur carmélite, morte en odeur de sainteté.

Après l’école apostolique de Ocaña, il entra au noviciat des Dominicains et fit la profession en 1892.

Une fois ordonné diacre, il fut envoyé au Vietnam (1899), où il reçut l’ordination sacerdotale.

Six mois après, il partait pour les Philippines, au couvent dominicain de Manille, puis à celui de Tuguegarao, de 1903 à 1910, où il fut professeur et vicaire de paroisse.

En 1911, il revint en Espagne, fut à Ségovie jusqu’en 1917, directeur à Ocaña jusqu’en 1922, puis recteur à Ségovie. Enfin à Madrid en 1925.

D’ordinaire, on ne parle que des qualités éminentes des Religieux, qui sont toujours parfaits. Pour une fois, concernant le père Inocencio, on relève qu’il avait un caractère un peu fougueux, peut-être un peu brusque ; mais il était bon, travailleur, assidu au confessionnal et directeur spirituel avisé.

Le 19 juillet 1936, il se trouvait devant le couvent de Madrid que les révolutionnaires étaient en train de prendre d’assaut. Dans la précipitation, il se cogna fortement (ou on le frappa) et en fut bien endolori.

Apprenant qu’un Confrère était blessé, il vint le prendre pour le porter au sanatorium, où il resta près de lui trois jours. Dans cette clandestinité, il alla aussi secourir d’autres Religieux, calmement, disposé à offrir sa vie pour le Christ. 

Le 13 août, on le démasqua, on le conduisit à la tchéka Bellas Artes. On le fusilla dans le sous-sol.

 

Le père Inocencio fut béatifié en 2007.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

Luciano Reginaldo Hernández Ramírez

1909-1936

 

Luciano naquit le 7 janvier 1909, fut baptisé le lendemain et confirmé la même année, à San Miguel el Alto (Jalisco, Mexique).

Il fréquenta l’école paroissiale de son pays, l’école publique puis le collège apostolique San Juan de los Lagos (Jalisco). Il passa au séminaire de Guadalajara, mais la maison fut confisquée à la suite des lois laïques du gouvernement mexicain.

Un père dominicain le mit sur la voie de l’Ordre dominicain et l’aida à rejoindre l’Espagne pour y être formé.

Luciano fit la profession à Corias (Asturies) en 1927 ; c’est probablement à cette occasion qu’il prit le nom de Reginaldo.

Après les études de philosophie, il fit celles de théologie à Salamanque et fut ordonné prêtre en 1933.

Il collabora avec enthousiasme aux revues et aux cercles d’étudiants, il étudia les langues avec avidité. En outre, on lui connut des dons extraordinaires pour le dessin et la peinture. C’était un excellent religieux, très affable, joyeux, sachant aussi se mortifier, respectueux et obéissant, humble et serviable, avec une âme d’apôtre. Autant de qualités qui le mettaient hors du commun.

A Madrid, il commença l’étude du droit. Il écrivit un Enchiridion sur la famille, à la demande de l’Action Catholique, et en préparait un autre sur La guerre et la paix.

En juillet 1936, la communauté dut se dissoudre. Lui, il resta dans le couvent et tenta de se rapprocher de l’ambassade mexicaine, mais on lui ferma la porte au nez dès qu’on sut qu’il était prêtre. Aussi se réfugia-t-il chez une famille de sa connaissance, où il vécut ces jours d’angoisse dans la prière et la disponibilité à mourir pour la foi : il avait de bons exemples dans son pays, suite à la persécution des années 20, et il enviait ces glorieux martyrs (voir Cristóforo Magallanes au 21 mai).

On l’arrêta le 13 août 1936. Il déclara sans ambages : C’est moi le religieux mexicain que vous cherchez.

On l’emmena à la tchéka de Lista et il fut exécuté le jour-même.

 

Le père Hernández Ramírez fut béatifié en 2007.


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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

Pere Rofes Llauradó

1909-1936

 

Pere (Pierre) naquit le 31 mai 1909 à Tarragona (Catalogne, Espagne), de Pere et Antònia, qui le firent baptiser le 6 juin suivant. C’est en 1914 qu’il fut ensuite confirmé.

Il fut ordonné prêtre en 1932.

Il fut vicaire à Mont-roig (Baix Camp). Son activité préférée était d’être avec les humbles et les pauvres. Il s’occupa avec enthousiasme de la catéchèse des enfants et du patronage paroissial avec les jeunes.

Lors de la révolution de 1936, une de ses préoccupations fut de mettre en sécurité les archives paroissiales (les registres de baptême, de mariage et de funérailles).

Il intensifia beaucoup sa vie intérieure, dans la prière et la méditation.

Il fut convoqué à Reus pour être enregistré, avec son curé. Pendant qu’on interrogeait le curé, il manifesta son intérêt pour la machine à écrire de l’employé et lui dit : Comme ce serait bien si j’avais une machine comme celle-ci ! Et l’employé de lui répondre : Si tu en veux une, il faut être des nôtres. - Ça, jamais, répondit le jeune prêtre, certain que de toutes façons on allait le tuer.

La famille qui l’hébergeait chercha à obtenir un non-lieu pour l’abbé Pere, mais la réponse fut plutôt décourageante : Les choses se présentent très mal ; ce serait différent si au moins il épousait une nonne ou Marie Untel. Telle était la détermination des miliciens, de faire abandonner aux prêtres leur célibat ou de les tuer ; de toutes façons, de les supprimer.

Quand le prêtre fut informé de la réponse, il rétorqua : Vous voyez, ils ont déjà tout arrangé, eux !

Le 13 août au soir, on vint le chercher. Il répondit simplement : Eh bien, me voilà ! Il prit un petit moment, pour consommer les Saintes Hosties qu’il conservait puis, tout content et tranquille, rejoignit les miliciens. On lui lia les mains, on le fouilla. On lui trouva son chapelet, qu’on lui rendit.

Pendant qu’ils allaient chercher quelque autre victime, le prêtre prit congé de la famille et leur dit : Si vous ne me revoyez pas, adieu au Ciel !

En chemin, don Pere saluait gentiment les paroissiens qu’il voyait, et redonnait du courage à ses compagnons de sacrifice.

On arrêta un certain Joachim González, bon chrétien et père de famille, qui les salua en disant : Mes chères filles, nous ne nous verrons plus ! Et Pere, lui tapant sur l’épaule, lui dit : N’ayant pas peur, González, je suis là moi aussi ! Puis, avec un signe de tête bien compréhensible, il leur fit comprendre à tous qu’il les entraînait derrière lui pour aller tous se retrouver au Ciel.

Au Comité, on retrouva un autre laïc, Josep Pomés, pour lequel don Pere obtint la liberté. On lia les mains de don Pere avec celles de don Ramon Artiga Aragonès, et on les emmena, avec d’autres victimes. Don Pere leur donnait courage : Courage, nous allons vers la Lumière Eternelle, et eux, ils restent dans les ténèbres.

Près de Borges del Camp, ils abattirent les victimes par balles, sur la voie de chemin de fer. On les retrouva au cimetière de Reus : don Pere avait la tête complètement détruite.

C’était le 13 août 1936.

 

Don Pere fut béatifié en 2013.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 23:00

Ramón Artiga Aragonés

1880-1936

 

Il naquit le 10 octobre 1880 à Mont-roig del Camp (Baix Camp, Espagne), de Joan et María, qui le firent baptiser le jour même.

Ordonné prêtre en 1905, il exerça le saint ministère à Falset, Pla de Cabra, Figuerola del Camp, La Secuita, Puigdelfí et Puigpelat.

En 1936, il était curé à Vilaplana. Il voyait venir la révolte, et il s’offrit en victime.

Le 22 juillet au matin, il célébra pour la dernière fois à la paroisse. L’après-midi, il prit congé de la présidente de l’Action Catholique : C’est Dieu qui permet ces choses. Adieu ! Si nous ne nous revoyons pas : au Ciel !

Il mit en sûreté le Saint Sacrement et les objets sacrés du culte.

Il chercha à rejoindre Barcelone, mais on le lui refusa. Il se cacha, jusqu’au 5 août, jour où un neveu vint le prendre pour le conduire chez lui à Mont-roig. Là il vécut dans la prière, sans montrer aucun ressentiment contre les ennemis.

Le 13 août, des miliciens vinrent l’arrêter, avec le vicaire de Mont-roig, Pere Rofes. Le soir à vingt-et-une heures, avec cinq autres victimes, mains liées, on les mit dans un camion qui partit vers la route de Reus à Falset, à un kilomètre de Borges del Camp. Là, ils les fusillèrent.

Au moment de mourir, don Artiga cria encore : Vive le Christ Roi !

C’était le 13 août 1936.

 

Don Ramón Artiga Arragonés fut béatifié en 2013.

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