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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Antôn Nguyện Ɖích

1769-1838

 

Antôn Nguyện Ɖích vit le jour vers 1769 à Chi Long (Hanoi, Vietnam).

Ce laïc marié appartenait au vicariat du Tonkin occidental.

Il hébergea le prêtre Giacôbê Đỗ Mai Năm, et tous deux furent dénoncés par des domestiques de Antôn.

Ce dernier avait soixante-neuf ans et, de ce fait, ne devait pas être condamné à mort, mais la persécution visait à donner des exemples pour décourager la population à persévérer dans la foi chrétienne.

La sentence fut confirmée par édit royal le 11 août. 

Antôn fut décapité avec le père Giacôbê à Bảy Mẫu (Hanoi) le 12 août 1838.

Pour bien montrer le but que se proposait le roi, le mandarin proclama à l’aide d’un porte-voix, au moment du supplice : 

Venez tous assister à l’exécution des disciples de Jésus, si quelqu’un ose encore suivre cette religion, qu’il sache bien que le roi lui fera couper la tête comme à ces condamnés.

Antôn Nguyện Ɖích fut béatifié en 1900, et canonisé en 1988, cent-cinquante ans après sa mort.

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Gabriel Albiol Plou

1910-1936

Gabriel vit le jour le 23 avril 1910 à Peñiscola (Castellón, Espagne) et y fut baptisé et confirmé, mais on n’a pu consulter les registres, qui furent brûlés par les Rouges.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils.

Il commença le noviciat en 1928 ; il reçut l’habit avec le nom de Justino Gabriel.

Il fut catéchiste à Farnés, Voltregá (trois ans) et passa à Condal en 1933.

Dès le début de la révolution, le Frère chercha à se réfugier chez un ancien élève, mais la situation était trop difficile, aussi se décida-t-il à rejoindre sa famille à Madrid. Mais comme la situation n’y était pas meilleure, tous revinrent à Peñiscola.

En arrivant, quelqu’un reconnut le jeune Frère au milieu des siens. Le père de famille vint se présenter au Comité, assurant que sa famille allait rester seulement quelques jours dans le pays. Mais le chef des miliciens l’insulta : Allez, f… le camp, toi et ton fils curé !

La famille jugea bon de tenir caché Justino dans une dépendance. On lui porterait à manger. Pour dormir, il se construirait une petite cabane.

Mais un soir, Justino voulut venir à la maison, se croyant couvert par l’obscurité. Erreur ! Le 12 août, au soir, des miliciens vinrent le réclamer.

Le Frère s’était caché dans le grenier. Quand il comprit que les miliciens fouillaient dans tous les recoins de la maison, il vint au-devant d’eux en leur disant : Me voici.

Commença alors un des martyres les plus cruels qu’on ait lu dans la chronique de ces jours déjà si douloureux.

Ils emmenèrent le Frère à la prison du château dit du «Père Luna», puis l’emmenèrent au milieu de la plage, lui donnant force coups de baïonnettes tout en marchant. Ils lui coupèrent les oreilles et lui crevèrent les yeux. Quand il fut bien en sang, ils le poussèrent dans l’eau de mer, pour que le sel lui brûlat davantage encore ses plaies. Puis, le sortant de l’eau, ils lui coupèrent la langue ; l’ayant dévêtu, ils lui coupèrent les parties génitales. Ce n’était pas encore fini. Ils lui enfondèrent une baïonnette d’oreille à oreille, la passant par les plaies déjà ouvertes ; le Frère respirait encore un peu : ils lui enfoncèrent encore une autre baïonnette dans l’omoplate. Enfin, ils l‘achevèrent par balles. Ils jetèrent le corps dans la mer, mais les vagues le ramenèrent sur la plage.

On lui retrouva une balle dans la tête, une autre dans l’abdomen.

Frère Justino, martyrisé le 12 août 1936, fut béatifié en 2013.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Clarétains martyrs à Barbastro

† 1936

 

Le 20 juillet 1936 au soir, se présentèrent au couvent clarétain de Barbastro une soixantaine d’anarchistes, dont la mission officielle était de trouver les armes cachées chez les Religieux. N’en trouvant pas, ils mirent les Religieux aux arrêts. 

Le supérieur, le maître des novices et l’économe furent d’emblée conduits en prison. Les plus anciens ou les malades furent conduits dans un hôpital, les autres au collège des Piaristes. Deux d’entre eux, prêtres, réussirent à sauver la Sainte Eucharistie, en donnant la Communion aux membres de la communauté, et en cachant le reste dans une petite mallette, dissimulée dans les vêtements.

 Le comité de Barbastro resta assez modéré jusqu’au 25 juillet, jour où arrivèrent plus de mille miliciens de Barcelone, auxquel on donna carte blanche pour détruire tout ce qui avait affaire avec le culte religieux, avec cet accord qu’ils n’auraient pas attenté à la vie des prisonniers. Mais arriva bientôt le chef anarchiste Buenaventura Durruti - que Dieu lui fasse miséricorde -, qui exigea de faire disparaître toutes les soutanes. et décida de la mort de l’évêque, qui était aussi prisonnier dans le couvent des Piaristes (Florentino Asensio Baroso).

A partir du 2 août furent exécutés peu à peu tous les Religieux de la communauté clarétaine, sans aucun jugement, et pour le simple fait d’être prêtres et religieux.

Les prêtres avaient entre trente et soixante ans, sauf le père Ortega García, tout récemment ordonné et qui avait vingt-quatre ans : ils prièrent pour leurs persécuteurs et se confessèrent réciproquement. 

Tous les clercs avaient entre vingt-et-un et vingt-cinq ans.

L’un d’eux écrivit ces mots : Puisque nous ne pouvons pas exercer le saint ministère sur cette terre, en travaillant pour la conversion des pécheurs, nous ferons comme sainte Thérèse : nous passerons notre ciel à faire du bien sur la terre.

Les détails que l’on connaît sur ces moments tragiques furent donnés par un des Clarétains, d’origine argentine, qui fut relâché le 12 août comme étranger.

Dans le «salon» des Piaristes, où étaient entassés tous les Clarétains, on n’entendait que le murmure de leurs prières. Ils purent recevoir l’Eucharistie en cachette, prier ensemble le bréviaire et le chapelet. 

Ils souffrirent beaucoup de la soif, car en ce mois d’août, on ne leur donnait pas à boire. Plusieurs fois, on fit devant eux le geste de les fusiller, et plus de quatre fois ils se donnèrent l’absolution, croyant leur dernière heure venue. 

On introduisit dans le salon des prostituées, menaçant les Religieux qu’ils seraient fusillés s’ils refusaient leurs avances. Mais aucun ne céda.

Certains purent faire passer en cachette quelques mots à leurs familles. L’un écrivit : Quand vous recevrez ces lignes, rendez grâces au Seigneur pour ce don si grand du martyre qu’il m’a accordé. Un autre : Comme Jésus-Christ expira sur la croix en pardonnant à ses ennemis, moi aussi je meurs martyr en leur pardonnant de tout mon cœur. Un autre encore : Ne pleurez pas pour moi ; Jésus me demande mon sang, et par amour pour Lui, je le verserai ; je serai martyr, je vais au ciel.

Le 12 août, un groupe de six Religieux fut appelé ; les mains liées derrière le dos, ils furent attachés ensemble deux à deux par les coudes ; le père Secundino leur donna l’absolution depuis sa place. Juste avant d’être fusillés, les Religieux furent encore une fois invités à apostasier pour retrouver la liberté. Sur leur refus, ils furent fusillés, quelques minutes avant 16 heures.

Les autres écrivirent alors une petite déclaration, réaffirmant qu’ils pardonnaient à leurs bourreaux, qu’ils offraient leur vie pour la conversion du monde ouvrier, pour le règne du Christ, pour leur congrégation et leurs familles.

A minuit, les miliciens entrèrent dans le salon. Les plus anciens Religieux avaient déjà été fusillés ; ceux qui restaient avaient moins de vingt-cinq ans. Vingt furent appelés, conduits dans un camion : ils chantaient et acclamaient le Christ Roi ; une demi-heure après de ce 13 août, on entendit les décharges, puis les coups de grâce.

Vingt autres furent appelés au matin du 15 août, fête de l’Assomption, anniversaire de la profession de la majeure partie d’entre eux. A leur tour, ils purent écrire quelques lignes où ils exprimaient leur joie de mourir pour le Christ, pour l’Eglise.

Le 18 furent fusillés les deux séminaristes qui se trouvaient à l’hôpital. Ils se confessèrent à un prêtre prisonnier comme eux, et furent conduits au martyre avec d’autres, sans autre forme de jugement.

Voici les noms de ces cinquante-et-un Martyrs, qui auront leur petite notice à part dès que possible. 

- le 2 : les pères Munárriz Azcona, Díaz Nosti, Pérez Ramos ;

- le 12 : les pères Calvo Martínez, Cunill Padrós, Pavón Bueno, Sierra Ucar et les frères Claris Vilaregut et Chivirás Lacambra ;

- le 13 : le père Ortega García et les clercs Bandrés Jiménez, Brengaret Pujol, Calvo y Calvo, Capdevila Miró, Casadevall Puig, Codina Millas, Codinachs Tuneu, Dalmau Rosich, Echarri Vique, García Bernal, Llorente Martín, Novich Rabionet, Ormo Seró, Pigem Serra, Ruiz de Larrinaga García, Sánchez Munárriz, Torras Sais, Buil Lalueza, Miquel Garriga ;

- le 15 : les clercs Amorós Hernández, Badía Mateu, Baixeras Berenguer, Blasco Juan, Briega Morales, Castán Meseguer, Escalé Binefa, Figuero Beltrán, Illa Salvía, Lladó Teixidor, Martínez Jarauta, Masferrer Vila, Masip González, Pérez García, Riera Coromina, Ripoli Diego, Ros Florensa, Roura Farró, Sorribes Teixidor, Viela Ezcurdia ; 

- le 18 : les clercs Falgarona Vilanova et Viadaurreta Labra.

 

Tous ces Martyrs furent béatifiés en 1992.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Pierre Jarrige de la Morelie de Puyredon

1737-1794

 

Pierre était né le 19 avril 1737 à Saint-Yrieix (Haute-Vienne).

Prêtre du diocèse de Limoges.

Déporté avec tant d’autres prêtres de France, il fut entassé avec eux à bord du Deux-Associés, aux pontons de Rochefort. Le bateau était normalement destiné à la Guyane, mais ne partit jamais et les prêtres vécurent dans les cales du bâtiment, dans des conditions hygiéniques inimaginables.

Il mourut sur l’Ile d’Aix (où l’on se débarrassait des moribonds avant de les y enterrer), le 12 août 1794, et fut béatifié en 1995. 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Victoria Díez Bustos de Molina

1903–1936

 

Cette pieuse femme de l’Action Catholique espagnole était née le 11 novembre 1903 à Séville, fille unique de José et Victoria.

Le papa était employé et responsable d’un commerce à Séville.

Victoria fut préparée par les Carmélites à la Première communion. Elle avait beaucoup de dons artistiques et fréquenta l’Ecole des Arts, mais elle prépara surtout et obtint son diplôme de Maîtresse d’Ecole, tout cela à Séville.

Elle fit partie de l’Institut Thérésien qui venait de s’installer en 1925 à Séville ; cet institut voulait former des enseignants dans l’esprit de sainte Thérèse d’Ávila (voir au 15 octobre). Victoria y trouva sa voie. Elle passa des concours et fut destinée à Chelez (Badajoz), où en une seule année elle organisa la bibliothèque, combattit l’absentéisme des élèves, organisa des excursions, des chants et autres activités pour former tous ces enfants.

En 1928, elle fut nommée à Hornachuelos (Cordoue), où elle développa une intense activité au service de la société et de l’Eglise. En effet, en plus de ses responsabilités à l’école, elle organisa la catéchèse des enfants et l’Action Catholique, malgré les lois laïques de la Deuxième République qui interdisaient l’enseignement de la religion dans les écoles. Elle reprit ce qu’elle avait commencé à Chelez, multipliant les excursions, les cours de chant et de peinture, les cours du soir pour les femmes, organisant une bibliothèque. Elle avait encore du temps pour visiter des familles. Elle fut enfin élue Présidente du Conseil Local du Peuple.

Déjà avant la guerre civile, l’église fut incendiée (1934) ; elle s’employa, avec le curé, à la restaurer et la rouvrir au culte après plusieurs mois de travail. Malheureusement, l’église fut de nouveau saccagée aux premiers jours de la révolution de juillet 1936.

Le 20 juillet, on arrêta le curé. Le 11 août, on convoqua Victoria pour une déclaration au Comité : elle ne revint pas à la maison. Malgré toutes les interventions, on ne réussit pas à la faire libérer. 

Au matin du 12 août 1936, on la fit marcher avec dix-sept hommes à douze kilomètres de là ; les prisonniers n’en pouvaient plus, et c’est Victoria qui les encourageait : Courage ! En avant, le Christ nous attend.

Parvenus à une dépendance de propriété, ils furent soumis à une mascarade de jugement, au terme duquel ils furent tous condamnés à mort. On les exécuta au bord d’un puits de la Mina del Rincón.

Victoria fut la dernière à être exécutée. On lui proposa encore la liberté, si elle acceptait de cesser de proclamer sa foi. Sa réponse fut : Je dis ce que je pense. Vive le Christ Roi ! Vive ma Mère ! On l’exécuta. Elle avait trente-trois ans.

Elle fut béatifiée en 1993.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Józef Straszewski

1885-1942

 

Il vit le jour le 18 janvier 1908 à Włocław (Kujawsko-Pomorskie, Pologne).

Après ses études, il étudia la philosophie à Plock, puis fut admis au Grand séminaire.

Ordonné prêtre en 1911, il fut sept mois vicaire à Rozprza, cinq ans à Borowna, où il remplit pratiquement la charge du curé, qui était très âgé. Il fut transféré à Krzepice, où il seconda aussi le vieux curé pendant quatre ans, puis fut nommé vicaire à la cathédrale de Włocław, en même temps que préfet de l’Ecole de commerce ; il fut enfin nommé premier curé de la nouvelle paroisse Saint-Stanislas de Włocław (1922), dont il géra la construction de l’église. Il y fonda aussi un cinéma.

Curé zélé, il se cultivait constamment : sa bibliothèque comptait un millier de titres.

Il fut nommé chanoine honoraire en 1937.

Il fut arrêté par la Gestapo dans la grande rafle du 7 novembre 1939. Emmené d’abord le 16 janvier 1940 à Inowrocławia puis Sachsenhausen, il fut conduit à Dachau le 25 avril 1941, avec le numéro 24545, où il subit avec ses confrères des mauvais traitements et des tortures physiques. Il devint un véritable squelette vivant.

Des témoins survivants ont attesté que l’abbé Józef ne se plaignit jamais. Il restait disponible pour entendre des confessions. 

Il fut «éliminé» (gazé) dans un groupe de prisonniers «inutiles», le 12 août 1942 et fut béatifié en 1999.

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Félix Pérez Portela

1895-1936

 

Félix vit le jour le 21 février 1895 à Adanero (Ávila, Espagne), de Miguel et Saturnina, des parents très chrétiens.

Il entra au Petit séminaire de Madrid en 1907 ; il allait entrer au Grand séminaire, à Rome, quand mourut sa chère maman. 

Félix resta toujours fidèle à sa vocation ; quand un proche insinua qu’il pourrait faire une carrière plus «rentable», Félix répondit franchement : Prêtre, et rien d’autre.

Il eut les meilleures notes au séminaire, mais ne s’en vantait jamais.

Il fit donc ses études sacerdotales à Rome au Collège Espagnol San José de 1913 à 1918, période durant laquelle il fut reçu docteur en théologie et en droit canonique à l’Université grégorienne.

C’est à Rome qu’il reçut l’ordination sacerdotale, des mains du cardinal Merry del Val.

De retour à Madrid, il fut aumônier des Franciscaines, puis dès 1920 curé à Cobeña, où il développa l’association des Filles de Marie. Cette même année, il fut appelé à être le secrétaire de l’évêque de Jaén, Mgr Basulto, lui aussi originaire de Adanero.

En 1935, il fut nommé Vicaire général du diocèse, et doyen du chapitre de la cathédrale. Il tint aussi des cours au séminaire et ne manqua jamais une adoration nocturne. Il sut très bien adapter son caractère catalan à l’esprit de l’Andalousie, où il fut très estimé.

En juillet 1936, comme on l’a vu dans la notice sur Mgr Basulto, il se trouvait avec ce dernier dans la résidence épiscopale lorsqu’une meute de miliciens envahit le bâtiment, obligeant le prélat et son vicaire général à se retirer dans la cave, avant de les enfermer le 2 août dans la cathédrale elle-même, où se retrouvèrent quelque six cents (et peut-être même beaucoup plus) prêtres et religieux.

Un ordre du directeur des prisons exigea de diminuer la quantité de prisonniers accumulés dans la cathédrale et d’en conduire quatre à cinq cents à Alcalá de Henares.

Il y eut une première expédition le 11 au soir, une autre le 12 août à une heure du matin, dont fit partie l’évêque, le vicaire général don Félix, ainsi que la sœur de l’évêque et son mari. 

Avant de quitter la cathédrale, don Félix faillit être séparé de l’évêque, mais il insista : Qu’il m’arrive ce qui arrivera à l’Evêque. Ils se donnèrent réciproquement l’absolution.

On entassa tout ce monde dans divers véhicules et, à la station de Espeluy, on les fit monter dans le train pour Alcalá de Henares.

Vers midi, le train fut littéralement assailli entre les stations de Vallecas et Villaverde par des miliciens, qui obligèrent les Gardes républicains à l’abandonner et dévièrent le train vers le lieu-dit Caseta del Tío Raimundo où, par groupes de vingtaines, tous les prisonniers furent fait passer entre trois mitrailleuses rapprochées. 

Don Félix aurait été un des derniers à tomber, ce 12 août 1936.

Il fut béatifié, avec son évêque, en 2013.

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Sebastián Calvo Martínez

1903-1936

 

Sebastián vit le jour le 20 janvier 1903 à Gumiel de Izán (Burgos, Espagne), en la fête de saint Sébastien, dont il porta le nom.

Après avoir fréquenté le collège des Clarétains à Barbastro, il entra au noviciat de Cervera, et fut ordonné prêtre en 1928.

Il fut professeur et prédicateur à Calatayud, Aranda de Duero et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Il reçut la palme du martyre, à trente-trois ans, à Barbastro le 12 août 1936, et fut béatifié en 1992.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Micae Nguyễn Huy My

1804-1838

 

Micae (Michel) Nguyễn Huy My vit le jour vers 1804 à Kẻ Vĩnh (Hanoi, Vietnam).

Ce laïc appartenait au vicariat du Tonkin occidental.

Il aida le prêtre Giacôbê Đỗ Mai Năm en dissimulant chez lui les objets du culte, et tous deux furent dénoncés par des domestiques de Antôn, l’hôte du prêtre et beau-père de Micae.

La sentence fut confirmée par édit royal le 11 août. 

Micae fut décapité avec le père Giacôbê et Antôn à Bảy Mẫu (Hanoi) le 12 août 1838.

Pour bien montrer le but que se proposait le roi, le mandarin proclama à l’aide d’un porte-voix, au moment du supplice : 

Venez tous assister à l’exécution des disciples de Jésus, si quelqu’un ose encore suivre cette religion, qu’il sache bien que le roi lui fera couper la tête comme à ces condamnés.

Micae Nguyễn Huy My fut béatifié en 1900, et canonisé en 1988, cent-cinquante ans après sa mort.

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

 Pedro José Cano Cebrián

1906-1936

 

Pedro vit le jour le 1er juin 1906 à Villalba de los Morales (Teruel, Espagne).

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) en 1922, et professa avec le nom de Aristides Marcos.

Il exerça son activité éducative et professorale à Barcelone (1923-1924), Santpedor (1924-1928), Sant Feliu de Guixols (1928-1929), Benicarló (1929-1931).

Après sa profession perpétuelle (1931), il fut à Manlleu (1931-1933) et finalement à Sant Feliu de Guixols.

S’étant réfugié chez la famille d’un autre Frère, il préféra leur éviter des ennuis et partir pour Barcelone où il demanda un sauf-conduit. On le repéra et on le suivit en-dehors de la ville (Barcelone ou Benicarló ?), où on l’assassina.

Il reçut la palme du martyre le 12 août 1936, à trente ans, et fut béatifié en 2013. 

 

Pedro José Cano Cebrián

1906-1936

 

Pedro vit le jour le 1er juin 1906 à Villalba de los Morales (Teruel, Espagne) et fut baptisé deux jours plus tard.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1919.

Il commença le noviciat en 1922 ; il reçut l’habit avec le nom de Arístides Marcos.

Il fut catéchiste à Santa Madrona (Barcelone), puis Santpedor (1924), San Feliu de Guixols (1928), Benicarló (1929) ; après la profession solennelle : Manlleu (1931), de nouveau San Feliu (1933).

Ce fut un Frère doux, humble, obéissant et pieux.

En 1936, les Frères purent obtenir un sauf-conduit pour rejoindre leurs familles, mais pas le Frère Arístides, car sa famille se trouvait au-delà du front. Il choisit d’aller à Benicarló, où il resta une journée chez les parents de son Confrère Rafael José, mais pour ne pas compromettre ces gens à cause des fouilles des révolutionnaires, il partit pour Barcelone.

Il fallait un sauf-conduit ; d’après les indications qu’il fournit, on comprit qu’il était Religieux, de sorte qu’après son départ, les miliciens le suivirent.

A un croisement, à Poads, ils l’abattirent, laissant là le cadavre. C’est une voiture de la Croix-Rouge qui le releva et on le marqua d’abord comme «inconnu».

Des témoins purent l’identifier : le Frère Arístides Marcos avait été martyrisé le 12 août 1936. 

Il fut béatifié en 2013.

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