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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Domingo Sánchez Lázaro

1860-1936

 

Il vit le jour le 4 août 1860 à Puebla de Montalbán (Tolède, Espagne), en cette fête de saint Dominique, dont il porta le nom (on fêtait en effet saint Dominique le 4 août, aujourd’hui le 8 août).

A vingt ans, il perçut la vocation sacerdotale et se prépara à son ordination, qui eut lieu en 1888.

Il exerça le saint ministère dans son pays natal, puis à Archicollar y Camarenilla (1893), Los Carralbos et Illán de Vacas (1902), Puente del Arzobispo (1907), où il fut ensuite archiprêtre.

Le 24 juillet 1936, il sortait d’un enterrement, quand des miliciens vinrent lui intimer l’ordre de ne pas sortir dans la rue. Le lendemain, ils accrochèrent au clocher le drapeau rouge. 

Le 4 août 1936 - soixante-seizième anniversaire du prêtre - trois miliciens vinrent arrêter don Domingo et son vicaire, don Laureano. Ils furent en prison jusqu’au 12 août.

Ce jour-là, on les fit monter en camion avec deux autres prêtres : au volant se trouvait un homme du peuple, qu’on avait forcé à conduire le camion. Don Domingo le rassura : Ne vous en faites-pas, mon fils, je pars à la Maison du Père.

Au lieu-dit Puerto de San Vicente (Toledo), on allait les fusiller. Don Domingo leur dit : Attendez ! Ne me tuez pas tout de suite, que je vous bénisse d’abord. Puis : Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

Même les ennemis de l’Eglise avaient de l’admiration, de l’estime pour ce prêtre si bon.

Don Domingo mourut le 12 août 1936, et fut béatifié en 2007.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Manuel Basulto Jiménez

1869-1936

 

Ce fils de meunier naquit le 17 mai 1869 à Adanero (Ávila, Espagne) et fut ordonné prêtre en 1892.

Il passa la licence de droit à Valladolid et fut nommé chanoine honoraire à León et Madrid.

En 1909, il fut nommé évêque à Lugo.

En 1916, il reçut la charge de sénateur.

En 1919, il fut transféré au siège de Jaén.

Sa devise épiscopale était : Qui s’appuie sur Dieu, ne manque de rien.

Au début de la guerre civile de 1936, le gouverneur de Jaén conseilla maintes fois à l’évêque d’aller se réfugier à Ávila, où il aurait été en sécurité, mais le prélat préféra à chaque fois demeurer près de ses fidèles et partager leur sort.

Le 2 août 1936, il fut arrêté dans sa résidence épiscopale, en même temps que sa sœur Teresa et son mari Mariano, ainsi que le doyen de la cathédrale, le vicaire général. Les miliciens fouillèrent pour trouver des armes (?) et mirent la main sur des bons de trésor, qui devaient garantir l’entretien du clergé et des couvents. On obligea l’évêque à s’installer à la cave.

Le Front populaire délibéra sur la détention de l’évêque : il serait enfermé dans la cathédrale elle-même. L’évêque demanda à consommer le Saint-Sacrement, ce qu’on lui refusa.

Le lendemain, la radio annonça que Mgr Basulto avait été arrêté au moment où il cherchait à fuir, avec neuf millions de pesetas en poche.

La cathédrale était remplie de «prisonniers», plusieurs centaines, peut-être même plus de mille. On en fit deux groupes qui partirent les 11 et 12 août.

Mgr Basulto fit partie du groupe du 12 août 1936 : durant la nuit du 11 au 12, on les fit monter dans le train (le train de la mort) en direction de Alcalá de Henares (Madrid). Le train fut cependant bloqué à Vallecas (près de Madrid) et laissé à la merci de la foule en furie. Non loin de la colline Santa Catalina (Madrid), à l’endroit qu’on appelait le puits de Tonton Raymond, on fit passer les victimes par vingt-cinq sur un petit sentier en pente, où ils furent abattus par un jet croisé de mitrailleuses.

D’après deux témoins qui survécurent, l’évêque tomba à genoux en criant : Seigneur, pardonne mes péchés et pardonne à mes assassins.

Teresa, la sœur de l’évêque, était la seule femme du convoi ; elle fut abattue par une femme de la milice qui lui tira à bout portant.

Une foule de badauds, estimée à deux mille personnes, assistait à l’horrible spectacle et se précipita sur les cadavres pour les dépouiller ou les profaner.

Mgr Basulto Jiménez fut béatifié en 2013.

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Wenceslao Clarís Vilaregut

1907-1936

 

Wenceslao vit le jour le 3 janvier 1907 à Olost de Llusanés (Barcelone, Espagne), de parents cultivateurs aisés, dont il reçut une excellente éducation chrétienne.

A quinze ans, il entra au petit séminaire de Vic, et accepta volontiers d’assister le papa d’un prêtre. 

Puis il entra chez les Clarétains à Vic et y fit la profession en 1927. 

Il commença l’étude de la théologie et fut ordonné sous-diacre. La maladie cependant l’empêcha de continuer et il demanda à rester chez les Clarétains comme Frère.

C’est ainsi qu’il fut à Barcelone, Alagón et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Avant de mourir, il laissa ce billet : 

Ouvriers, nous, les martyrs, nous mourons en vous aimant et en vous pardonnant. Nous sommes nombreux à avoir offert notre vie pour votre salut. Soyez-en certains : notre intérêt pour vous est sincère !

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 12 août 1936, parmi les «plus âgés» de la communauté, et fut béatifié en 1992.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

José Jordán Blecua

1906-1936

 

José vit le jour la 27 mai 1906 à Azlor (Huesca), onzième des douze enfants de Domingo et Crescencia.

Deux (ou trois) des filles de ce foyer furent Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul.

Il entra au Petit séminaire de Barbastro, au Grand de Lleida, et fut ordonné prêtre en 1932.

Homme vraiment évangélique, pieux, humble, obéissant, il exerça le saint ministère à Monzón, où le surprit la révolution de juillet 1936.

Peu avant de mourir, il put écrire quelques mots à son père : Je suis très content de souffrir ce martyre pour la cause du Christ… Je regretterais beaucoup de ne pas pouvoir mourir pour Lui.

Il subit ce martyre le 12 août 1936, à trente ans, après quatre années de sacerdoce, exprimant son pardon envers les assassins. Avec lui fut exécuté aussi son Confrère, Josep Nadal Guiu ; on les appelait les deux curés de Monzón.

Don José fut béatifié, ainsi que don Nadal, en 2013.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Dolores Barroso Villaseñor

1896-1936

 

Elle vit le jour le 14 octobre (on trouve aussi le 4 octobre, ou le 9 novembre) 1896 à Bonares (Huelva, Espagne), aînée des quatre enfants de Francisco et Francisca.

Paysans pauvres, ils se déplacèrent à Guadaira (Séville), pour confier les enfants aux grands-parents et permettre à la maman de faire des ménages. Mais le papa et deux enfants moururent bientôt de tuberculose, et le curé envoya les deux autres enfants chez les Filles de la Charité. 

Le dernier frère vivant mourut aussi peu avant d’être ordonné prêtre. Seule restait Dolores avec sa mère. Là encore, le bon curé se soucia que cette dame ne manquât de rien, pour laisser Dolores se consacrer.

Entrée chez les Filles de la Charité à Morón de la Frontera (Séville) en 1926, Dolores elle fut infirmière à Málaga et Leganés.

Elle avait le don particulier de comprendre les malades mentaux et de les entourer d’une affection spéciale.

Son dernier poste fut le collège de Leganés (Madrid).

On trouvera des détails sur les derniers moments de cette communauté dans la notice de María Asunción Mayoral Peña.

Dolores fut martyrisée le 12 août 1936 et béatifiée en 2013.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Nicasio Sierra Úcar

1890-1936

 

Nicasio vit le jour le 11 octobre 1890 à Cascante (Navarre, Espagne), dans une famille aussi nombreuse que très chrétienne.

Enfant de chœur, très tôt il parla de son désir d’être prêtre.

Après avoir fréquenté le collège des Clarétains en 1902 à Alagón, il entra au noviciat de Cervera et y fit la profession, avant de rejoindre Alagón, et fut ordonné prêtre en 1915.

Il fut professeur à Aranda de Duero, prédicateur à Calatayud, Cartagena et Barbastro.

En quittant le couvent, en août 1936, il réussit à dissimuler le Saint Sacrement dans sa petite valise, ce qui permit à tous les Confrères de recevoir l’Eucharistie chaque jour, en cachette bien sûr.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 12 août 1936, et fut béatifié en 1992.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Giacôbê Ɖỗ Mai Năm

1781-1838

 

Giacôbê (Jacques) vit le jour vers 1781 à Ɖông Biên (Thanh Hóa, Vietnam).

Ce fut un prêtre du vicariat du Tonkin occidental, ordonné en 1813.

Il errait de village en village, contraint de se cacher perpétuellement. La dénonciation se fit par deux domestiques de son hôte, Antôn Nguyện Ɖích.

Il fut arrêté avec deux laïcs, Antôn et Micae Nguyễn Huy My, dans le village de Vinh-Tri, le premier pour avoir hébergé le prêtre, le second pour avoir dissimulé chez lui les objets du culte.

La sentence fut celle-ci : 

Il nous paraît évident que c’est l’un des plus criminels apôtres des mauvaises doctrines et que sa cause n’a pas besoin de nouveaux éclaircissements ; en conséquence, nous le condamnons à avoir la tête tranchée, puis exposée au haut d’un poteau pour l’instruction de tous et l’extirpation de cette mauvaise doctrine.

La sentence fut confirmée par édit royal le 11 août. 

Le père Giacôbê fut décapité à Bảy Mẫu (Hanoi) le 12 août 1838.

Pour bien montrer le but que se proposait le roi, le mandarin proclama à l’aide d’un porte-voix, au moment du supplice : 

Venez tous assister à l’exécution des disciples de Jésus, si quelqu’un ose encore suivre cette religion, qu’il sache bien que le roi lui fera couper la tête comme à ces condamnés.

Le père Giacôbê fut béatifié en 1900, et canonisé en 1988, cent-cinquante ans après sa mort, avec Antôn Nguyện Dích et Micae Nguyễn Huy Mŷ. Leur fête commune est au 24 novembre.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

 

Charles Meehan

1645-1679

 

Charles Meehan (ou Mahoney) était né vers 1645 en Irlande. Il était un des quatre enfants de Nicholas The O’Meighan, qui reçurent leur éducation de leur oncle James, en religion frère Bonaventura, franciscain, gardien du collège Saint-Antoine de Louvain.

Après Louvain, les quatre garçons étudièrent au couvent franciscain de Drumahair, puis à Jamestown.

Charles était très brillant, et fut même professeur à Drumahair.

Il retourna à Louvain pour poursuivre d’autres études, et passa aussi quelque temps au Collège franciscain de Prague.

Il fut ordonné prêtre en 1671.

De retour en Irlande, il eut la permission de célébrer la Messe et de confesser, mais pas encore de prêcher, d’après le chapitre de Elphin (1672). Peu après, il fut envoyé en mission en Ecosse.

Peu après, lui arriva l’ordre de rejoindre encore une fois Louvain pour d’autres études (!).

En 1674, on l’envoya à Hammelburg (Germanie), pour étudier la théologie pendant deux années (il n’avait donc pas encore fait de théologie ou n’en avait pas fait assez avant son ordination, ce qui expliquerait pourquoi il n’avait pas encore le droit de prêcher.

Nouvel ordre de départ : on l’envoya à Rome en 1676, comme prédicateur et professeur au Collège Irlandais, après quoi il fut renvoyé en Irlande. Mais le bateau fit naufrage sur les côtes du Pays de Galles (1678), et Charles rejoignit à la nage la côte, vers Milford Haven.

Il était en train de traverser à pied le nord du Pays de Galles à la recherche d’un bateau pour rejoindre son pays, lorsqu’il fut arrêté : son «forfait» était qu’il ne parlait pas bien le gallois.

Là-dessus, on finit par apprendre qu’il était catholique, et même (!) prêtre ; il fut accusé de faire partie d’un complot papiste, le tristement fameux Titus Oates Plot.

On le confia à un gardien brutal et grossier, qui le battit et lui crachait dessus, lui demandant ironiquement : Dis la messe pour nous, curé ! 

Charles put s’échapper, mais fut très vite repris, et encore plus maltraité.

Interrogé, Charles expliqua que, durant toute sa permanence sur le sol anglais, il n’avait jamais pu célébrer la messe, qu’il était un sujet irlandais et ne cherchait qu’à regagner son pays après son naufrage. Il n’y avait plus de chefs d’accusation contre lui, mais la cour le jugea «coupable» et le condamna à mort.

En attendant la sentence, Charles fut mis en prison à Denbigh, où le conseil ne voulait pas payer son entretien. On l’envoya alors à Ruthin, où probablement il aurait pu être relâché.

Cependant, le Comte de Shaftsbury, profondément anti-catholique, disposa l’exécution rapide de Charles. On l’attacha à une claie de bois, traînée par un cheval jusqu’à la sortie de la ville. 

Parvenu devant la potence, le père Charles proclama son innocence, remercia ceux qui l’avaient soutenu, pardonna à ses bourreaux, et dit qu’il voulait prier pour la conversion du roi Charles II : ce dernier, en effet, revint au catholicisme sur son lit de mort, en 1685. 

L’exécution se fit selon le «protocole» anglais, par pendaison (interrompue), éviscération et écartèlement. On commença par extraire son cœur et ses intestins, pour les brûler devant la potence. On coupa la tête et les membres en morceaux, pour les jeter dans le fleuve. La tête fut repêchée et exposée sur une pique, avant d’être secrètement ensevelie.

C’était le 12 août 1679.

Le père Charles Meehan fut béatifié en 1987.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

José Pavón Bueno

1909-1936

 

José vit le jour le 19 janvier 1909 à Cartagena (Murcia, Espagne).

Après avoir fréquenté le collège des Clarétains à Cervera, il entra au noviciat de Vic, puis à Solsona et de nouveau à Cervera, et fut ordonné prêtre en 1934.

Titulaire d’un diplôme commercial, il fut envoyé à Játiva puis, quand cette maison fut fermée, il fut envoyé à Calatayud et Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Il reçut la palme du martyre à Barbastro le 12 août 1936, et fut béatifié en 1992.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Pere Cunill Padró

1903-1936

 

Pere (Pierre) vit le jour le 18 mars 1903 à Vic (Barcelone, Espagne).

Elève du collège mariste, il fut sacristain et servant de messe chez les moniales sacramentines.

Après avoir fréquenté le collège des Clarétains à Vic, il entra au noviciat de Cervera, et fut ordonné prêtre en 1927.

Il fut à Barcelone, Barbastro et Cervera.

Le 2 août 1933, son calme et sa présence d’esprit empêchèrent l’incendie de son couvent. Puis il rejoignit celui de Barbastro.

Le 2 août 1936, quand on emmena les supérieurs de la maison pour les fusiller, don Pere devint le supérieur de ceux qui restaient et réussit à protéger la vie des plus malades.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Il reçut à son tour la palme du martyre, à trente-trois ans, à Barbastro le 12 août 1936, et fut béatifié en 1992.

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