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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Pau Figuerola Rovira

1870-1936

 

Pau (Paul) naquit le 8 septembre 1870 à L’Espluga de Francolí (Conca de Barberá), et fut baptisé dès le lendemain.

La famille était assez aisée, mais il renonça volontairement à l’héritage pour répondre à l’appel de Dieu.

Il fut ordonné prêtre en 1893.

Ses nominations le conduisirent à Catilar, Forès et l’Espluga Calba.

Très humble, très doué, mais aussi très méditatif, il passait des heures la nuit devant le Saint Sacrement.

Lors de la révolution de 1936, il vint se réfugier chez une pieuse veuve, en défendant absolument qu’on niât sa condition sacerdotale si l’on venait le chercher. Disposé à se rendre, il attendait simplement le jour de pouvoir être martyr à son tour.

Le 12 août, des miliciens arrivèrent, demandant à voir Monsieur le Curé, promettant en outre de respecter sa vie, si on leur donnait une bonne somme d’argent.

A une heure de la nuit, ils revinrent. La dame appela le prêtre : Monsieur le Curé, ils vont vous martyriser ! - Adieu. On se reverra au Ciel. Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous !, répondit-il.

On l’emmena au carrefour de la route de l’Espluga Calba avec celle de Tarragona à Lleida, on prit la direction de Vinaixa et peu après on fit descendre le prêtre.

On le maltraita de façon horrible ; on lui tira dans les jambes, on lui coupa les parties génitales. Des voisins de Borges entendirent les cris durant la nuit. Le pauvre prêtre hurlait de douleur et redisait sa jaculatoire préférée : Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous !

Les assassins lui mirent dans la bouche le membre qu’ils avaient sectionné. Après l’avoir arrosé d’essence, sans trop savoir s’il était encore vivant ou mort, ils lui mirent le feu.

Don Pau Figuerola Rovira fut martyrisé le 12 août 1936, et fut béatifié en 2013.

 
 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Józef Stępniak

1912-1942

 

Il vit le jour le 3 janvier 1912 à Żdżary (Mazowieckie, Pologne), de Pavel et Ana Misztal, des parents agriculteurs, qui le firent baptiser dès le 4 janvier.

La maman mourut quand Józef était encore petit, et le papa se remaria.

Après l’école primaire, il fréquenta l’école secondaire à Lomza, tenue par les Capucins, durant laquelle il adhéra au Tiers-Ordre franciscain. Ce n’était pas le meilleur élève quant à ses résultats scolaires, mais il compensait ses lacunes par son travail acharné et sa bonne volonté.

C’était un bon camarade, enjoué, optimiste, avec «la tête un peu dans les nuages».

Après son baccalauréat, il entra chez les Pères Capucins de Nowe Miasto et commença le noviciat en 1931 ; il professa en 1932 avec le nom de Florian et fit la profession solennelle en 1935.

Il compléta ses études à l’université de Lublin et exerça déjà le saint ministère dans cette ville. Ordonné prêtre en 1938, il continua des études sur l’Ecriture Sainte à Lublin. Sur son image d’ordination, il avait fait écrire cette phrase de saint Paul : Nous sommes prêts à vous donner non seulement l’Evangile, mais aussi notre vie (cf. 1Th 2:8).

Quand la guerre éclata, il s’offrit courageusement pour remplacer les curés de paroisse qui se cachaient, en assumant les confessions et les funérailles.

Il fut arrêté par la Gestapo le 25 janvier 1940 et interné d’abord dans le château local, puis à Sachsenhausen le 18 juin 1940, ensuite au camp de concentration de Dachau à partir du 14 décembre de la même année, avec le numéro 22738.

Il y conserva sa bonne humeur contagieuse, et reçut le gentil surnom de soleil du camp. Lui qui avait une santé de fer et un fort appétit, fut complètement miné par le froid et la nourriture insuffisante et mauvaise.

En juillet 1942, il put être admis à ce qui pouvait s’appeler par euphémisme l’infirmerie du camp., où il put se remettre, mais fut admis, en tant que convalescent, dans le bloc des invalides, qui était en réalité l’antichambre de la mort. Là encore, le père Florian apportait une parole de douceur, de réconfort, à ces hommes condamnés. Il en partait chaque jour des dizaines, en fonction de la première lettre de leur nom de famille.

Le 12 août 1942 arriva la lettre S ; ce fut le tour du père Florian Stępniak : ce jour-là il fut gazé et son corps fut incinéré. 

Le père Florian Stępniak a été béatifié en 1999.

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Buenaventura García Paredes Pallasá

1866-1936

 

De famille agricole, Buenaventura naquit le 19 avril 1866 et fut baptisé le jour-même, à Castañedo de Valdés (Luarca, Asturies).

Il eut un frère prêtre.

Après avoir gardé les troupeaux de ses parents, il fit l’école primaire dans son pays natal, puis à l’école d’un père dominicain.

Entré à l’école apostolique dominicaine de Corias, il y étudia deux ans avant de revenir chez lui pour sa santé.

Remis, il se dirigea vers l’école dominicaine de Ocaña (Tolède), où il fit la profession en 1884.

En 1887, on l’envoya successivement à Salamanque, Valencia et Madrid pour achever ses études en droit civil, en philosophie et en lettres.

Il fut ordonné prêtre à Ávila en 1891 et nommé professeur de droit politique et administratif à l’université de Manille.

Il dirigea le quotidien catholique Libertas.

En 1901, il fut prieur à Ávila et directeur du collège Santa María de Nieva (Ségovie) ; en 1910, il fut prieur de Ocaña, et élu provincial de Manille, où il resta sept années. Il y acquit les terrains nécessaires à la construction de la nouvelle université et fonda la revue Misiones Dominicanas.

Il fonda l’école apostolique de La Mejorada (Olmedo, Valladolid), développa la province jusqu’aux Etats-Unis (Rosaryville et New Orleans).

En 1917, il fut supérieur à Madrid, où il fit construire la nouvelle maison. Pendant neuf années, il se dédia à une intense activité apostolique et à la direction des âmes.

En 1926, contre son gré, malgré ses supplications où on le vit prostré à terre, il fut nommé maître général de l’Ordre dominicain, dont il ne conserva la charge que deux ans et demi.

C’est lui qui, alors, acquit les locaux pour l’université dominicaine de l’Angelicum à Rome.

Retiré à Ocaña à partir de 1929, il se trouvait à Madrid en juillet 1936.

Le 11 août, on l’arrêta et on le conduisit à la tchéka García de Paredes, d’où on rejoignit Fuencarral (Madrid), où il fut martyrisé le 12 août 1936, à un endroit appelé Valdesenderín del Encinar. Près de son corps, on retrouva son chapelet et son bréviaire.

 

Le père Buenaventura fut béatifié en 2007.


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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Joan Rofes Sancho

1876-1936

 

Né le 28 février 1876 à La Torre de Fontaubella (Catalogne, Espagne), Joan fut baptisé le jour même, et confirmé l’année suivante.

Il reçut sa formation sacerdotale au séminaire et fut ordonné prêtre en 1900.

Il exerça le saint ministère dans différentes paroisses : Ulldemolins, Borges del Camp, Poboleda, Torroja, Almoster, Figuerola, Farena, et finalement comme curé à Riudecanyes, pendant huit ans.

Saint prêtre et bon pasteur, il avait une façon très fraternelle de recevoir ou rencontrer ses confrères de Sacerdoce. Frugal, il s’imposait des mortifications dans sa nourriture.

En 1936, il était donc curé à Riudecanyes.

Les miliciens vinrent le chercher. Ils lui laissèrent le temps de consommer les Saintes Hosties du Tabernacle, puis le firent partir du village.

Il alla d’abord dans une cabane de campagne à Torre de Fontaubella, mais il rejoignit sa sœur Gertrudis. Elle se lamentait de savoir qu’on persécutait les prêtres. Et lui : Ils persécutent le Christ, rien d’étonnant qu’ils nous persécutent nous aussi.

Il alla se cacher dans un bois, un peu avant Colldejou, dans les environs de Fontaubella. Ils s’y retrouvèrent à quatre, avec don Antoni Nogués, don Ramon Martí et don Josep Sancho.

Le 12 août 1936, ils furent assassinés tous les quatre. 

 

Don Joan Rofes Sancho fut béatifié aussi en 2013.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Ramon Martí Amenós

1905-1936

 

Ramon (Raymond) naquit le jour de la fête de Tous les Saints, 1er novembre 1905, et fut baptisé deux jours après.

En 1928, il reçut l’onction sacerdotale qui en faisait un prêtre pour l’éternité.

Il fut nommé vicaire à Falset.

Ce fut un prêtre très zélé, très soumis à ses supérieurs, débordant d’initiatives excellentes pour susciter dans l’âme des jeunes l’enthousiasme d’appartenir à l’Eglise.

Sous son impulsion se développa donc le groupe des Jeunes Chrétiens de Catalogne, qui eurent les meilleures sections d’art dramatique et de cinéma du diocèse.

Il organisa en outre des conférences, des débats sur des sujets d’apologétique et de morale, qui eurent beaucoup de succès.

Par ailleurs, sur invitation de l’archiprêtre de Falset, il s’occupa de la formation culturelle des séminaristes de la paroisse.

Ce n’était pas un pur activisme. Don Ramon restait longuement en adoration devant le Saint Sacrement, méditant sur l’Evangile. Rien d’étonnant alors qu’il fût aussi un excellent directeur d’âmes.

Quand éclata la révolution, il pouvait très facilement se mettre quelque part en sécurité, mais il préféra rester aux côtés de l’archiprêtre, don Nogués, et de l’autre vicaire, don Josep Sancho.

Les longs détails de cette marche au martyre sont racontés dans la notice sur Antoni Nogués.

Pour les résumer, on dira ici qu’entre le 20 juillet et le 12 août, les trois prêtres (auquel s’en joindra un quatrième vers la fin), changèrent sept fois d’habitation ou de cachette, jusqu’à être découverts dans un bois, trempés par l’orage.

C’est là que les révolutionnaires les fusillèrent, les laissant sans sépulture pendant deux jours avant que le Comité les fît brûler en-dehors du bois.

Tous les quatre furent martyrisés le 12 août 1936, et béatifiés en 2013.

 

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Josep María Sancho Toda

1909-1936

 

Josep naquit le 20 mars 1909, lendemain de la fête de saint Joseph, dont il reçut le nom au Baptême, le 21 mars.

Enfant, il servit la Messe à la paroisse dès l’âge de six ans, et sut bientôt diriger la prière du Chapelet.

Rien d’étonnant qu’il soit entré au Petit séminaire à neuf ans, après qu’on ait put résoudre plusieurs problèmes d’ordre économique. Ses études furent excellentes.

En 1931, il reçut l’onction sacerdotale qui en faisait un prêtre pour l’éternité.

Il fut nommé vicaire à Arbeca, Vilallonga, et Falset. Il travailla aussi à la paroisse Saint-François de Tarragona.

Ce jeune prêtre, célèbre pour son invariable sourire, s’occupa spécialement de la catéchèse pour les enfants ; il fut directeur et maître d’école, dont les élèves conservèrent longtemps un excellent souvenir.

Il était simple, soumis à l’archiprêtre, don Nogués (futur martyr avec lui), et dévot de l’Eucharistie.

Quand éclata la révolution, il accompagna l’archiprêtre, don Nogués, et l’autre vicaire, don Ramon Martí Amenós dans toutes leurs péripéties.

Les longs détails de cette marche au martyre sont racontés dans la notice sur Antoni Nogués.

Pour les résumer, on dira ici qu’entre le 20 juillet et le 12 août, les trois prêtres (auquel s’en joindra un quatrième vers la fin), changèrent sept fois d’habitation ou de cachette, jusqu’à être découverts dans un bois, trempés par l’orage.

C’est là que les révolutionnaires les fusillèrent, les laissant sans sépulture pendant deux jours avant que le Comité les fît brûler en-dehors du bois.

 

Tous les quatre furent martyrisés le 12 août 1936, et béatifiés en 2013.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Antoni Noguès Martí

1876-1936

 

Don Antoni vit le jour le 20 janvier 1876 à Mont-roig del Camp, et fut baptisé le 22 janvier.

Après ses études de séminaire, il fut ordonné prêtre en 1900.

Il fut en poste à Vilabella, à Torre de Fontaubella, finalement à Falset, comme archiprêtre.

Son souci primordial était d’avoir une église bien propre, bien rangée, et de célébrer des offices avec une solennelle dignité.

Il ouvrait l’église tôt le matin, pour recevoir les fidèles qui désiraient se confesser avant la Messe.

Très humble de sa personne, don Noguès ne voulait jamais s’imposer ; s’il pensait faire quelque réforme, il demandait leur avis aux vicaires, et n’imposait jamais son opinion.

Il organisait la catéchèse des enfants avec grand soin ; chaque groupe avait son ou sa catéchiste.

Il ouvrit une école paroissiale.

En l’honneur du Saint-Sacrement, il institua la pratique des Jeudis eucharistiques et se préoccupa de susciter des vocations sacerdotales.

Il dirigeait personnellement des confréries : la Confrérie du Précieux Sang, celle de Saint-Vincent-de-Paul, sans oublier l’Action catholique. Il montra une grande dévotion à la patronne du pays, sainte Cándida (martyre romaine fêtée le 3 octobre).

Il étudiait et diffusait avec enthousiasme les documents du Saint-Siège.

La révolte menaçait, elle éclata en 1936. L’archiprêtre disait souvent : Quel bonheur j’aurais à mourir martyr. Mais quand même, j’aimerais bien voir la réaction des catholiques après cette persécution. Il ne devait pas la voir.

Le 20 juillet 1936, don Noguès et ses deux vicaires, don Ramon Martí et don Josep Sancho, trouvèrent refuge chez le maire. Ce dernier ayant été destitué le jour-même, les révolutionnaires conduisirent les prêtres chez l’organiste de la paroisse. Le lendemain matin, on les envoya dans une cabane du verger du même organiste ; quelques heures après, dans le verger d’un autre habitant : là, des paroissiens leur apportèrent à manger ; quand les révolutionnaires l’apprirent, ils les en empêchèrent. Les prêtres ne mangèrent rien pendant trois jours.

Ils vinrent habiter dans une ferme, puis don Josep proposa d’aller dans une propriété de ses parents : il fut convenu qu’ils leur porteraient de quoi manger à un endroit convenu et qu’ils n’auraient qu’à venir le prendre. Les prêtres se casèrent dans une petite grotte. C’est là que les rejoignit don Joan Rofes, qui s’était échappé de Riudecanyes. Le refuge où ils passaient la nuit était si petit qu’ils restèrent complètement trempés lors d’un orage.

Le 12 août, les révolutionnaires, une trentaine, vinrent chez M. Sancho, le père de don Josep, qu’ils obligèrent à aller jusqu’à cette ferme, puis ils l’emmenèrent. Quant à la mère, ils la menacèrent de mort si elle ne révélait pas où se trouvaient les prêtres : son jeune fils s’interposa en demandant d’être tué à la place de sa mère. N’arrivant à rien, ils se dirigèrent vers le bois proche de la ferme et, avec leurs chiens, retrouvèrent les quatre prêtres.

Les voyant, l’archiprêtre, don Noguès, demanda à être tué à la place des autres, qui étaient jeunes (il avait soixante ans et eux, la trentaine). Pour toute réponse, les révolutionnaires les assassinèrent sur place tous les quatre. C’était le 12 août 1936.

Pendant deux jours, les cadavres restèrent là, sans sépulture, jusqu’à ce que le Comité de Reus les fît brûler, en-dehors du bois.

 

Don Antoni Noguès Martí fut béatifié avec les trois autres prêtres en 2013.


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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Manuel Borrás Ferré

1880-1936

 

Il naquit le 9 septembre 1880 à La Canonja (Tarragona, Espagne) et fut baptisé trois jours après. Son père était pharmacien.

Il fréquenta le séminaire de Tarragona et reçut le sacerdoce en 1903.

A peine ordonné prêtre, il fut nommé notaire à la Curie épiscopale et membre du Tribunal métropolite. On le fit aussi chanoine de la cathédrale.

En 1910, il fut confesseur au séminaire et, en 1914, secrétaire privé puis vicaire général de l’évêque de Solsona.

En 1934, il fut nommé évêque auxiliaire de Tarragona.

A Tarragona, il développa surtout l’Adoration nocturne, la solennité de la Fête-Dieu, et porta toute son attention à la liturgie de la cathédrale. Il développa l’Action Catholique.

Il semble qu’on n’ait jamais rien eu à lui reprocher depuis l’enfance. Il célébrait la Sainte Messe avec une piété rare. Prudent, avisé, bon administrateur, courageux dans l’épreuve.

Lors de la révolution de 1936, il s’offrit spontanément pour protéger le cardinal-évêque de Tarragona. Quand on leur proposa des vêtements civils, il répondit : S’ils veulent nous tuer, qu’ils sachent qu’ils tuent Monsieur le Cardinal et son Evêque auxiliaire.

Le 21 juillet, on leur dit de quitter les lieux pour aller en un lieu de leur choix. Le Cardinal pensa au monastère de Poblet. Ils y furent confinés.

Le 23 juillet, une voiture de Barcelone s’arrêta et ses occupants appelèrent le Cardinal, qui partit avec eux, accompagné de son secrétaire particulier. Mgr Borrás voulut l’accompagner, mais le Cardinal lui dit de regagner Poblet et de faire ce qu’il pouvait pour les fidèles du diocèse.

Le gouvernement de Barcelone fut prévenu et dépêcha un député pour aller reprendre le Cardinal et l’évêque. Les deux voitures se croisèrent près de Montblanc : apparemment, la démarche du député fut sans résultat.

Mgr Borrás fut alors la proie des miliciens. On prétendit le «mettre en sûreté», dans une cachette plus sûre, mais le «protecteur» de l’évêque avertit le Comité d’Espluga, qui dépêcha une voiture dans les minutes suivantes. On le conduisit à la prison de Montblanc, avec l’interdiction de communiquer avec le Cardinal.

Dans cette prison, on prépara au matin du 24 une cellule pour le Cardinal et son secrétaire, et une autre le soir pour Mgr Borrás. Le 25, on fit sortir le Cardinal, qui demanda à partir avec l’évêque. On le lui refusa ; il partit pour Barcelone et, de là, gagna l’Italie.

Mgr Borrás passa les jours suivants dans la prière, avec les autres prêtres arrêtés comme lui ; ils priaient le bréviaire, le chapelet. L’évêque les encourageait. Il pardonnait à leurs bourreaux et répétait : Les pauvres, ils ne savent pas ce qu’ils font. Que Dieu soit béni ! Nous allons gagner le ciel !

L’après-midi du 12 août, il fut dans la cour de la prison avec les autres prêtres. Il les bénit et leur dit : Adieu ! Au ciel !

Il sortit de la prison calmement, en souriant. On le fit monter dans une camionnette et on le mit sur un sac de paille. On lui avait dit qu’on le conduisait au tribunal de Tarragona, mais on partit en direction de Valls, et l’on s’arrêta quelques kilomètres plus loin, avant le Coll de Lilla. Là, on le fit descendre, on lui fit faire quelques pas et on l’abattit, tandis que l’évêque bénissait ses bourreaux.

Ces derniers arrosèrent le corps du prélat avec de l’essence et y mirent le feu. Des habitants de Montblanc virent encore le cadavre brûler un peu plus tard. Depuis on n’a pas pu retrouver les restes de Mgr Borrás.

 

Il mourut en martyr le 12 août 1936, et fut béatifié en 2013.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

Carles Barrufet Tost

1888-1936

 

Carles (Charles) naquit le 9 avril 1888 à Selva del Camp (Camp de Tarragona, Espagne).

Il fréquenta le collège des Clarétains, et entendit l’appel de Dieu. Mais il fut davantage attiré par l’idéal du Carmel et du service fraternel : en 1907, il entra au noviciat des Carmes Déchaux de Tarragone, avec le nom de Carles de Jésus-Marie.

En 1912, il fit sa profession comme Frère convers et fut destiné au couvent de Barcelone, comme cuisinier, infirmier et portier. Il y restera toute sa vie.

Arriva la révolution de 1936 : il fallut quitter le couvent, vêtu en ouvrier ou en paysan, et trouver où se cacher. Un ami, que Carles avait aidé précédemment, lui rendit le service en lui fournissant un sauf-conduit, qui lui permit de rejoindre son pays natal, et revoir trois neveux dont il était tuteur. Ils lui proposèrent de rester chez eux, mais il voulut éviter de compromettre la famille par sa présence, et chercha refuge ailleurs.

Le 12 août, il fut repéré et arrêté.

On le fit monter dans un camion et, sur la route de Reus, près de Mas Vermell, on le fusilla.

 

Carles a été béatifié en 2013.


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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 23:00

 

 

Innocent XI

1676-1689

 

Benedetto Odescalchi naquit au sein d’une riche famille de Côme, le 16 mai 1611. 

Après avoir étudié chez les Jésuites, il commença le métier des armes, dit-on, mais le quitta après avoir été blessé à l’épaule d’un coup de mousquet.

Il fit donc des études de droit à Gênes, puis à Rome et à Naples, où il fut reçu docteur, et entra dans la cléricature à Rome.

Les papes le remarquèrent et lui confièrent diverses charges : protonotaire apostolique, gouverneur de Macerata, cardinal à trente-quatre ans, enfin légat papal à Ferrare.

A la mort de Clément X, il se passa presque deux mois avant que son successeur fût élu : ce fut notre Benedetto, qui prit le nom d’Innocent XI, en souvenir d’Innocent X  qui l’avait créé cardinal.

Le nouveau pape, deux-cent quarantième successeur de saint Pierre, fut très actif sur trois fronts : à l’intérieur du Vatican, dans les rapports avec les rois de France, et sur le plan doctrinal.

Au Vatican, il fallait retrouver un style plus simple : le pape, qui était lui-même austère, réduisit le train de vie des prélats, réclama une table plus sobre, proscrivit les carrosses somptueux, exigea des serviteurs laïques une conduite irréprochable ; il supprima le Collège des Vingt-Quatre secrétaires, trop dispendieux, et diminua les honoraires des prélats chargés d’étudier les béatifications et canonisations (on sait en effet que certaines causes n’aboutissaient pas, faute de “moyens” ; certains Ordres, plus fortunés, eurent plus de Saints que d’autres).

En France, il y eut le problème de la régale, ce droit octroyé parfois par Rome au souverain pour percevoir les revenus de certains sièges vacants. Louis XIV venait de proclamer que ce droit s’étendait à tous les évêchés systématiquement. Deux évêques s’opposèrent, à Pamiers et à Alet. Sur ordre du roi très chrétien, l’évêque de Montauban fut réduit à la mendicité, neuf chanoines privés de leur traitement et vingt-trois curés mis en prison.

Innocent ne céda pas ; il menaça le roi, qui céda un moment, mais se ressaisit ; les évêques firent semblant de se référer au Parlement pour n’avoir pas à trancher eux-mêmes. La question restait en suspens.

Là-dessus se greffa un autre problème : celui des franchises, ces immunités dont jouissaient les ambassadeurs accrédités à Rome. C’étaient des laissez-passer pour toutes sortes d’abus. Quand le pape voulut les supprimer, le roi de France fut piqué. Son ambassadeur prétendit passer outre, on en arriva presque à un débarquement de troupes françaises dans les États du pape, mais Louis XIV recula au dernier moment, car sa situation se gâtait en Europe et il pouvait y perdre encore du prestige. C’était juste avant la mort du Pape.

Un autre “conflit” politique opposa le pape Innocent XI, à la reine Christine de Suède cette fois-ci. Celle-ci s’était réfugiée à Rome après son abdication et son abjuration. Le pape jugea bon de lui faire retirer ses toilettes trop mondaines, mais aussi de faire saisir toutes les toilettes décolletées des blanchisseries. Quel travail il aurait aujourd’hui… Un autre incident fit que Christine se fâcha tellement contre le pape, que celui-ci lui retira la pension de douze mille écus dont elle jouissait. 

 

Au niveau doctrinal, le pape Innocent XI condamna la doctrine quiétiste de l’espagnol Molinos, religieux augustin.

Le pape Innocent XI fit appel au prestige du religieux capucin Marco d’Aviano pour convaincre l’empereur autrichien Leopold et les autres puissances à s’unir contre l’invasion des Turcs. La victoire de Vienne du 12 septembre 1683 fut ainsi à l’origine de la fête du Saint Nom de Marie.

Innocent XI mourut le 12 août 1689 (peu après la reine Christine), ayant eu un pontificat très actif de près de treize ans.

Un siècle après, la congrégation détenait déjà les pièces concernant deux-cent vingt-neuf miracles obtenus par l’intercession de ce pape. Cette fois-ci c’est Louis XV qui s’opposa à la béatification. Celle-ci se fit enfin, mais récemment, en 1956, et le pape Innocent XI est maintenant nommé dans le Martyrologe en date du 12 août.

Son successeur sera Alexandre VIII, qui put mettre un terme aux prétentions françaises de la régale.


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