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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Diodoro López Hernando

1888-1936

 

Diodoro était né le 27 septembre 1898 à Salguero de Juarros (Burgos, Espagne).

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, il reçut l’habit au noviciat de Bujedo en 1914, et prit le nom de Teodosio Rafael.

Ses études lui obtinrent le diplôme de catéchiste ainsi que le magistère, pour l’enseignement dans les écoles.

Il travailla à Mieres (Asturies), Melilla (territoire espagnol au Maroc), Griñon (1925) et Bujedo (1927), sans jamais s’arrêter d’étudier et d’approfondir ses connaissances.

En 1931, il fut nommé directeur à Puerto Real, puis en 1933 du collège de Consuegra (Tolède).

Le 21 juillet 1936, durant la Messe, les miliciens encerclèrent l’établissement, proférant insultes et menaces. Le célébrant et les Frères consommèrent les Saintes Espèces pour éviter toute profanation et allèrent se réfugier dans une maison voisine.

Déçus, les miliciens prirent aussi d’assaut cette maison. Les Frères se rendirent sans opposer résistance.

Ils furent conduits en prison, où ils prièrent en se préparant à leur mort certaine.

Ils furent fusillés à Boca del Congosto (Los Yébenes, Tolède), le 7 août 1936, devant les insultes grossières des bourreaux, auxquelles ils répondaient seulement Vive le Christ Roi !

Frère Teodosio a été béatifié en 2007.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Rafaél Severiano Rodríguez Navarro

1882-1936

 

Rafaél vit le jour le 8 novembre 1882 à Ronda (Málaga, Espagne), de José et María, qui le firent baptiser le 13, avec le beau nom de Rafaél Severiano de la Trinité.

Entré chez les Capucins à dix-neuf ans, il prit le nom de Pacifico.

Sa vocation n’était pas le sacerdoce ; il voulait servir les Religieux de la communauté.

Comme Frère convers, il fit le noviciat à Séville (1901), professa en 1902 et fit la profession solennelle en 1906.

Dans toutes ses activités, on admira son comportement fraternel et délicat, plein de bonnes manières.

Lors des hostilités à Antequera, il demanda la permission de quitter le monastère le 20 juillet 1936 pour visiter quelques bienfaiteurs ; il fut reçut avec grande charité, mais préféra revenir au couvent dès le lendemain. La famille lui proposait de rester, mais il répondit : Je m’en vais. Là où sont mes Frères, je dois être aussi. Pour moi, que soit faite la volonté de Dieu.

Ayant pleinement partagé les angoisses de sa communauté, il voulut absolument rejoindre la zone nationale pour trouver de l’aide ; le 3 août, il sauta par une fenêtre, atterrit dans le verger et commença à fuir. Mais il fut bien vite arrêté, conduit au poste, où on le garda quatre jours avec quelques autres prisonniers. Par la fenêtre, il entendit prononcer son nom et comprit que sa condamnation était décidée. Il se remit à la volonté de Dieu, pacifiquement, priant le chapelet et le petit Office de la Sainte Vierge.

Le 7 août 1936, on l’emmena dans la rue et, avant de monter dans le camion, il fut abattu sauvagement dans la rue.

Il a été béatifié en 2013.

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

 

Thomas Withaker

1611-1646

 

Fils de Thomas et Helen, Thomas était né vers 1611-1613 à Burnley (Lancashire), où son père, maître d’école, semble avoir adhéré au protestantisme.

Après un court séjour à Saint-Omer, et sur l’influence de la famille Towneley, il rejoignit le Collège anglais de Valladolid ; après son ordination, il fut envoyé en Angleterre de 1638 à 1643.

Il se présenta aussi sous le pseudonyme de Thomas Starkie.

Arrêté, il réussit à s’échapper pendant qu’on le conduisait au Château de Lancaster ; de nouveau saisi à Place Hall (Goosenargh), il fut enfermé le 7 août 1643 à Lancaster, où on lui imposa le confinement pendant six semaines. Il resta dans cette prison pendant trois ans : la guerre empêchait la tenue régulière des Assises.

Avant même son jugement, il se prépara à la mort par une retraite d’un mois.

Thomas était un homme timide, et la pensée de la mort l’effrayait. C’est pourquoi, jusqu’au pied du gibet, on lui proposa la liberté en échange de sa foi catholique, mais il ne céda jamais. Au représentant de la Couronne, il déclara : Agissez avec moi comme il vous plaît : je refuse absolument que ma peine soit commuée ou même annulée selon vos conditions ; puis il remit son âme dans les mains du Sauveur.

Il fut condamné et exécuté avec John Woodcock et Edward Bamber. Il avait trente-trois ans (ou trente-cinq, suivant la date retenue pour sa naissance).

Son martyre eut lieu le 7 août 1646.

Thomas Whitaker a été béatifié, avec ses Compagnons, en 1987.

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Manuel Sancho Aguilar

1874-1936

 

Manuel vit le jour le 12 janvier 1874 à Castellote (Teruel, Espagne), de Manuel et Agustina.

A treize ans, il entra au collège des Mercédaires à El Olivar, où il reçut tout de suite, sur son insistance, l’habit religieux.

En 1889, il commença le noviciat à Lleida et fit la première profession en 1890.

En plus de ses études normales, il faisait aussi de la musique.

Ses études de philosophie furent promptement achevées, celles de théologie aussi, et il fit la profession solennelle en 1893.

Un jour, un des Pères lui dit : Frère Sancho, il faut que tu deviennes Frère Saint. Et le Frère de répondre : Je vous promets de faire tout ce que je pourrai pour le devenir, avec la grâce de Dieu. Il dut bien passer par différentes étapes, car une anecdote rappelle qu’il céda un jour à la faim et au caprice, allant chiper deux œufs dans le poulailler pour se les frire à la cuisine… avant de reconnaître sa faute et d’en demander humblement pardon.

En 1894, il acheva la théologie à Lleida et fut ordonné prêtre en 1897.

Il fut ensuite pendant seize années à Segre, comme professeur de plusieurs matières, y compris philosophie et théologie, mais aussi écrivant en prose et en vers (et il remporta plusieurs prix dans des concours), composant des messes à quatre voix… Il organisait une soirée théâtrale, mettait en musique un texte biblique, confessait, priait, tout cela avec une simplicité exemplaire et inaltérable.

En 1903, il fut nommé conseiller provincial, plusieurs fois confirmé jusqu’en 1919.

En 1909, il fut désormais à Barcelone, jusqu’en 1925, puis passa à El Puig, à Saragosse (1924), de nouveau à El Olivar (1925), toujours occupé, toujours au travail, à composer, à jardiner, à laver les habits… mais aussi se mortifiant, s’imposant la discipline, mangeant des herbes amères crues, priant des heures devant le Saint-Sacrement… Il répandait la dévotion au Sacré-Cœur

Il était si qualifié et connu que l’Ordre demanda au Supérieur général de lui conférer directement les grades de docteur en théologie et droit canonique. 

Tous le considéraient véritablement comme un Saint - mais hélas pas tous, car on ne sait quel avocat du diable réussit à le dénoncer au Saint-Siège, qui le suspendit pendant plusieurs années.

Quand on voulut ouvrir une maison en Belgique (1927), c’est le père Sancho qui fut choisi. Il contribua aussi à la solennité du 5e centenaire de la restauration de l’Ordre, à El Olivar, composant là encore une messe solennelle et publiant un magnifique ouvrage illustré de cent-quinze pages.

En 1933, le médecin lui imposa un temps de repos ; il put encore faire un aller-et-retour à Rome en 1934.

Arrivèrent les jours sanglants de la révolution : le père Sancho parlait de plus en plus souvent du martyre.

Le 25 juillet 1936, les Mercédaires fêtèrent saint Jacques à Crivillén ; le 1er août, le père Francisco fit une retraite avec les jeunes qui allaient recevoir l’habit. A El Olivar, on pria encore le chapelet : le 2 arrivèrent les bruits de la révolte rouge.

Le médecin vint suggérer aux Religieux d’évacuer la maison ; fraternellement, un des Religieux lui répondit : Adieu, mon fils, nous nous reverrons au Ciel.

La communauté se dispersa. Deux groupes partirent dès le 2 août au soir et le 3 au matin, pour Saragosse. Ceux qui restaient, le père Francisco et le père Manuel, avec des convers et des postulants, attendaient le retour de la voiture. 

Ils passèrent la journée du 3 à prier, à cacher les objets de culte. La voiture n’arriva que vers une heure du matin, car les Rouges étaient déjà à Oliete, et on ne pouvait presque pas circuler. Les Religieux décidèrent de partir à pied, chargeant les chevaux avec ce qu’ils pouvaient emporter, et guidés par un berger.

Le 4, ils s’arrêtèrent dans les bois. On envoya deux des convers en reconnaissance vers Oliete. Comme ils ne revenaient pas, la nuit suivante on tenta d’aller au-devant d’eux : on découvrit leurs deux cadavres calcinés. La situation était claire.

Les survivants se préparèrent au martyre. Ils s’enfoncèrent dans la pinède, rejoignirent une maison d’amis qui leur donnèrent à manger quelque chose de chaud.

Le 6 août au matin, ils arrivèrent à La Codoñera ; on les guida vers Alcaine où, semblait-il, les Rouges n’étaient pas arrivés. De là, ils songeaient à gagner Muniesa, mais on le leur déconseilla. On leur proposait plutôt de passer la nuit sur place, mais les Religieux ne voulaient ni mettre en danger les familles, ni s’arrêter ; ils passèrent la nuit du 6 au 7 dans le bois.

Le 7, toujours convaincus que Muniesa était encore libre, ils se mirent en marche, dans l’espérance de célébrer la Messe à l’église, de communier pour le Premier vendredi du mois. Mais à huit heures du matin, leur tombèrent dessus les Rouges qui les fouillèrent de fond en comble. Les Religieux se présentèrent comme venant du couvent de El Olivar, s’offrirent d’eux-mêmes, demandant la liberté des jeunes qui étaient avec eux.

D’autres miliciens arrivèrent, dans un fracas d’insultes et de blasphèmes. Un chef désigna qui ferait partie du peloton. 

Les Religieux entonnèrent le Te Deum. Un des jeunes postulants, qui restait avec les Pères, fut écarté au dernier moment. C’est lui qui put raconter tous ces détails plus tard.

Les Pères pardonnèrent aux bourreaux. Ils tombèrent sous les balles, criant encore Vive le Christ roi !

Le père Francisco et le père Manuel furent béatifiés en 2013.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Joan Baptista Urgell Coma

1906-1936

Joan Baptista vit le jour le 5 octobre 1906 à Villalba de los Arcos (Tarragona, Espagne) et fut baptisé le 8.

A vingt ans, il entendit l’appel à la vie religieuse et demanda à entrer chez les Frères des Ecoles Chrétiennes.

Pour le «mettre à l’épreuve», on l’envoya quelques semaines au noviciat mineur, avec les plus jeunes. Juan Bautista s’y trouva tellement à l’aise, qu’on l’envoya sans hésiter au noviciat de Fortianell, où il commença le noviciat en 1926 ; il reçut l’habit avec le nom de Benet Joan et fit ensuite le scholasticat à Cambrils.

Il fut envoyé un an à San Feliu de Guixols, deux années à Sampedor, et quatre à Condal.

En 1934, il dut faire le service militaire, dans l’infanterie à Tarragona puis à Barcelone, avec suffisamment de liberté pour pouvoir rejoindre les communautés lasalliennes durant les journées de repos et pour la nuit.

L’été 1936, il fut en convalescence dans sa famille après une maladie assez grave. Mais sa famille était déjà sur les listes noires des révolutionnaires, bien avant le déclenchement de la révolution, de sorte que dès le 7 août des miliciens vinrent fouiller la maison.

A un moment donné, un milicien invectiva le Frère : Dis, jeune homme, pourquoi tu ne cries pas «Vive le Christ Roi» ? et lui : Vive… !

Il tomba sur place sous les balles, ainsi que son père et un de ses frères. C’était le 7 août 1936.

Benito Juan fut béatifié en 2013.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Antonia Adrover Martí

1888-1936

 

Antonia naquit le 22 juillet 1888 à San Roque (Cádiz, Espagne), aînée de trois autres garçons, dont le père travaillait dans la marine. Antonia fut baptisée le 27 juillet, et confirmée l’année suivante.

La famille fut à Vilanova i la Geltrú (Barcelone), Tortosa (Tarragona), Villajoyose (Alicante, de 1896 à 1915).

Ces enfants furent tôt orphelins de père et mère. Antonia fit partie des Filles de Marie et de la confraternité du Carmel.

En 1915, elle se fixa à Barcelone, comme couturière, et au service des Comtes de Güell.

En 1920, elle entra chez les Dominicaines de Sainte-Catherine-de-Sienne (aujourd’hui réunies aux Dominicaines Enseignantes de l’Immaculée) et fit la profession en 1922, avec le nom de María Rosa.

On lui confia les classes des petites filles, et l’office de sacristine. Excellente pédagogue, elle eut une influence durable sur toutes les élèves.

Dès le 18 juillet 1936, la communauté dut se disperser et les Religieuses furent accueillies par des familles parentes ou bienfaitrices.

Antonia (María Rosa) se retrouva avec sa consœur María Carmen Zaragoza i Zaragoza, priant toute la journée pour la conversion des persécuteurs de l’Eglise, et se préparant à l’heure du martyre.

Le 7 août, la prieure leur rendit visite et leur remit une certaine somme d’argent pour pouvoir rejoindre Valencia.

Le danger se faisant plus imminent, elles jugèrent bon de partir tout de suite et sortirent dans la rue. Mais on les arrêta peu après, on les conduisit par la route de Molins de Rei jusqu’à Vallirana (Barcelone), où on les fusilla dans le bois de Lladoner, au soir de ce 7 août 1936.

 

Elles furent béatifiées en 2007.


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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

María Carmen Zaragoza Zaragoza

1888-1936

 

María (del) Carmen naquit le 1er juin 1888 à Villajoyosa (Alicante, Espagne), fille d’un capitaine de la marine marchande. Elle fut baptisée le jour de sa naissance.

La famille fut à Santoña, San Vicente de la Barquera, Algorta, à Villajoyosa à partir de 1903, à Barcelone à partir de 1912.

María fut confirmée à San Vicente de la Barquera (1895) et fut du nombre des Filles de Marie à Villajoyosa. A Barcelone, elle occupait son temps à visiter les malades, les vieillards, les orphelins.

En 1916, elle entra chez les Dominicaines de Sainte-Catherine-de-Sienne (aujourd’hui réunies aux Dominicaines Enseignantes de l’Immaculée) et fit la profession en 1918.

On lui confia les classes des petits enfants, et l’office de portière.

Dès le 18 juillet 1936, la communauté dut se disperser et les Religieuses furent accueillies par des familles parentes ou bienfaitrices.

María Carmen se retrouva avec sa consœur Antonia (María Rosa) Adrover Martí, priant toute la journée pour la conversion des persécuteurs de l’Eglise, et se préparant à l’heure du martyre.

Le 7 août, la prieure leur rendit visite et leur remit une certaine somme d’argent pour pouvoir rejoindre Valencia.

Le danger se faisant plus imminent, elles jugèrent bon de partir tout de suite et sortirent dans la rue. Mais on les arrêta peu après, on les conduisit par la route de Molins de Rei jusqu’à Vallirana (Barcelone), où on les fusilla dans le bois de Lladoner, au soir de ce 7 août 1936.

 

Elles furent béatifiées en 2007.


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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Miguel de la Mora

1874-1927

 

Son nom complet est : Miguel de la Mora de la Mora, son père et sa mère portant le même nom de famille.

 

Il naquit le 19 juin 1874 (ou 1878) à Tecalitlán (Jalisco, diocèse de Colima). C’était le lieu d’origine du fameux Mariachi de Silvestre Vargas. Les parents de Miguel étaient José et Margarita.

 

Dès le lendemain il fut baptisé.

 

Il eut comme frères et sœurs Regino, Melesio, María, María du Refugio, et un demi-frère Pablo.

 

Durant son enfance, il s’occupa d’agriculture et d’élevage, et devint un bon cavalier.

 

Bientôt orphelin de père, il exprima son désir d’entrer au séminaire ; c’est son frère Regino qui l’aida à être inscrit et à faire ses études ecclésiastiques ; on ne sait rien de cette période, car les révolutionnaires détruisirent les archives du diocèse ; on sait juste qu’il fut ordonné prêtre en 1906. 

 

Il exerça le ministère sacerdotale à Tomatlán, puis à la cathédrale, puis en 1909 comme vicaire de Comala avec résidence dans l’exploitation de San Antonio, à Zapotitlán, et finalement fut membre du Chapitre de la cathédrale de Colima en 1912. En 1914 il fut nommé curé de Zapotitlán et en 1918, de nouveau à la cathédrale. En outre, il fut le directeur diocésain de l’Œuvre de la Propagation de la Foi, et aumônier du collège de jeunes filles “La Paz”C’était un prêtre humble, discret, ordonné, toujours plein de charité et disposé à rendre service.

 

Quand commença la persécution, Miguel fut arrêté mais remis en liberté sous caution, avec l’avertissement de suspendre son ministère.

 

Colima fut le premier état de la République Mexicaine où le gouvernement exigea l’inscription des prêtres pour leur concéder la licence d’exercer leur charge pastorale, en dehors de la hiérarchie ecclésiastique. L’évêque et ses prêtres protestèrent fièrement, affirmant qu’ils souffriraient n’importe quoi plutôt que de trahir leur foi et leur fidélité à l’Eglise. En particulier, l’évêque décida de fermer la cathédrale au culte public, pour ne pas exposer ses prêtres au danger de la persécution : trois mois plus tard, l’ensemble des évêques mexicains prenaient la même décision.

 

En réponse à cette fermeté, le gouvernement traqua les prêtres pour les bannir. Des amis invitèrent le père Miguel à quitter le secteur, mais il refusa, pour ne pas laisser Colima sans prêtre. 

 

Le général Flores harcela littéralement le père de la Mora, ainsi qu’un autre prêtre, José A.Carillo,  pour les amener à se mettre du côté de l’église officielle du gouvernement, contre la loyauté au Vatican. Le père Miguel, comme certains autres, se cacha pour continuer à aider les fidèles. Découvert, il fut menacé de prison à vie, s’il ne rétablissait pas le culte “officiel” à la cathédrale, contre les dispositions de l’évêque. Mais le père Miguel ne voulait pas agir contre la volonté de l’évêque ; devant la pression du gouvernement militaire, il préféra sortir de la ville.

 

Le Père décida de se retirer finalement dans le ranch de son frère à El Rincón del Tigre.

 

Déguisé en paysan, accompagné de son frère Regino et d’un autre prêtre, Cristiniano Sandoval, il se mit en route. A Cardona on déjeuna. Des gens de l’endroit le reconnurent et le dénoncèrent : Miguel fut arrêté avec ceux qui l’accompagnaient. Le père Cristiniano réussit à s’échapper, parce qu’on ne le connaissait pas comme prêtre. On les conduisit à pied à Colima ; le général Flores était furieux de voir le père de la Mora lui échapper : il le fit attacher dans l’écurie, debout au milieu de tout un fumier, avec ordre de le fusiller immédiatement. Quant à Regino, le frère du prêtre, il ne fut pas fusillé parce qu’il n’était pas prêtre.

 

Le père Miguel marcha en silence jusqu’à l’endroit qu’on lui montrait et, pour montrer sa foi et son amour pour la Sainte Vierge, sortit son chapelet et commença à le réciter. Il fut exécuté sous les yeux de son frère Regino.

 

Il tomba ainsi sous les balles, le chapelet à la main, premier prêtre du diocèse de Colima à souffrir le martyre, à cinquante-trois ans.

 

C’était le 7 août 1927, à midi.

 

On emporta son cadavre vers le cimetière municipal, où, semble-t-il, des parents réussirent à le récupérer pour lui donner rapidement une sépulture chrétienne. Quelques jours plus tard, le général Florès, sous prétexte de retirer l’argent oublié dans les vêtements du Père, le fit exhumer ; puis on le jeta dans la fosse commune, sans même le remettre dans le cercueil. Deux ans plus tard, on le transféra dans la cathédrale.

 

Le père Miguel de la Mora a été béatifié en 1992 et canonisé en 2000.

 

Il est commémoré au Martyrologe le 7 août. Une fête universelle célèbre ensemble tous les martyrs mexicains, le 21 mai.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Donatus d’Arezzo

† 362

 

Les documents ne sont pas unanimes sur les origines de Donatus, ni d’ailleurs sur ses derniers jours.

On le fait naître soit à Rome soit à Nicomédie.

Envoyé à Arezzo, il y fut ordonné prêtre par le premier évêque de cette ville, s.Satyrus (? 19 août), auquel ensuite il succéda, vers 350.

Donatus aurait guéri un petit enfant malade d’épilepsie. Mais surtout, lors d’une intrusion de païens dans l’église où il était en train de célébrer, ceux-ci brisèrent le précieux calice : Donatus ramassa les morceaux et recomposa le calice ; mais il manquait un morceau : il y versa tout de même le vin, consacra et donna la communion aux fidèles. Ce prodige entraîna la conversion de plusieurs dizaines de païens.

Un mois plus tard, Donatus mourait, vers 362 ; certains prétendent qu’il mourut martyr, ce qui ne fait pas l’unanimité.

En vertu du miracle cité plus haut, on invoque s.Donatus pour les épileptiques.

Saint Donatus d’Arezzo est commémoré le 7 août dans le Martyrologe Romain.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 23:00

 

Felicissimus et Agapitus

 † 258

 

Voir la notice de Xyste II.

 

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