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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:02

Antonio Lorca Muñoz
1885-1936

Né le 29 novembre 1885 à Zurgena (Almería) et baptisé dès le lendemain, Antonio fut très tôt orphelin de sa mère ; de ses deux sœurs, la plus jeune mourut peu après également. Le papa devait être aussi malade, car il ne pouvait travailler ; ce furent des oncle et tante qui s’occupèrent de leurs champs.

Antonio fréquenta le séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1910.

Les paroisses de son activité furent le sanctuaire marial de Tíjola, Taberno (1913), Tíjola (1916), Albox à partir de 1920 jusqu’à sa mort.

Malgré sa très mauvaise vue - il fut presque aveugle - il fut très actif et très apostolique. Il fonda un des premiers cercles d’Action Catholique du diocèse et restait longtemps dans le confessional, où les jeunes aimaient le retrouver.

Avec beaucoup de tristesse, il se vit obligé de retourner dans son pays, au moment de la persécution de 1936. Quand les révolutionnaires vinrent s’emparer le 1.septembre des cinq prêtres qui s’étaient refugiés là, ils ne prirent pas tout de suite don Antonio, en raison de sa maladie, mais ils revinrent tard le soir. Don Antonio mourut avant même d’arriver au Pozo de la Lagarta : on ne nous dit pas s’il mourut naturellement ou s’il fut abattu durant le trajet, mais il a été reconnu martyr.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Antonio Lorca Muñoz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:02

Tomás Galipienzo Pelarda
1897-1936

Né et baptisé le 6 mars 1897 à Cascante (Navarre), il fut confirmé en 1898, selon la coutume de l’époque.

Son père, Valentín, mourut en 1901 ; sa mère, Margarita, éleva son garçon et sa sœur très chrétiennement. Tomás était un modèle à l’école et manifesta très tôt sa vocation au sacerdoce.

En jouant à la pelote, il se fit une fracture du bras gauche, dont on va reparler un peu plus tard.

Il entra au postulat des Pères clarétains de Barbastro en 1908, commença le noviciat en 1912 à Cervera, où il étudia la philosophie et la théologie.

Au conseil de révision en vue du service militaire, il fut totalement réformé à cause de son bras gauche, mais aussi de sa mauvaise vue.

Il reçut les Ordres à Alagón, où il acheva la théologie, et fut ordonné prêtre à Saragosse en 1921.

Après la première année, il fut nommé professeur de latin et de géographie pour les élèves d’Alagón. En 1923, il fut envoyé prêcher à Cartagena. De là, chaque semaine, il partait en train à Torre Nueva, chez la Marquise de Fuente González, pour célébrer la Messe et enseigner le catéchisme aux enfants. Cela lui valait chaque fois mille pesetas !

Tombé malade à Cartagena, il fut nommé à un climat meilleur, à Requena (1928) et fut envoyé au Congrès Marial de Séville en 1929. La communauté de Requena fut dissoute dès le printemps 1936 et le p.Tomás partit à Játiva, où il dut retirer l’Eucharistie de l’église pour la sauver de la profanation.

L’arrestation et le martyre du père Tomás relèvent de l’incroyable. Il fut arrêté au soir du 11 août et passé en «jugement». A minuit, on l’emmena avec deux autres prêtres à Alboraya, à quelques kilomètres de Valencia. Le père Tomás dit aux bourreaux : Tuez-moi de face, comme un homme. Ils éteignirent le moteur et mirent en marche leur mitraillette. Instinctivement, le Père se roula à terre, de sorte que, dans la nuit, les bourreaux ne virent pas que les balles lui passaient au-dessus ; ils tirèrent pendant une vingtaine de minutes, durant lesquelles le Père se faufila dans l’herbe et alla s’appuyer un peu plus loin, observant ce qui se passait : en rallumant le moteur, les bourreaux ne virent que deux cadavres, ne trouvèrent pas le père Tomás et finirent par décider de revenir au matin.

Le père Tomás rejoignit la première maison qu’il aperçut, mais il tomba sur un communiste, qui le dénonça sans tarder. Mais il eut encore le temps de se réfugier dans une maison plus accueillante où on le cacha de telle façon que les miliciens ne le découvrirent pas quand ils vinrent fouiller la maison. Finalement, il put gagner Valencia en train et se réfugier à une adresse qu’on lui avait proposée. Mais c’est là que les miliciens le retrouvèrent, le 18 août à midi. Conduit au Comité, il fut reconnu par l’un d’eux : Cette fois-ci, tu ne pourras pas t’échapper.

On le conduisit à la prison centrale de San Miguel ; il était absolument nu, sans chaussures, et tremblant de fièvre. Il y retrouva des amis, qui lui trouvèrent de quoi se couvrir.

Le 1. septembre à neuf heures du matin, on appela dix prisonniers, dont le père Tomás. On partit pour Paterna. Au moment de l’exécution, certains condamnés se mirent à courir et l’un d’eux put se sauver et raconter plus tard ce qu’il avait vécu. Le père Tomás, lui, fut abattu sur place.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Tomás Galipienzo Pelarda sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 17:58

José Peris Ramos
1869-1936

Né le 2 février 1869 à Vélez-Málaga (Málaga), il était le fils d’un écrivain d’origine vénézuélienne et fut baptisé le jour-même de sa naissance.

C’est en 1891 qu’il entra au Grand séminaire ; il fut ordonné prêtre en 1895.

D’abord vicaire à Berja, en 1906 il partit en Argentine où il exerça le ministère sacerdotal jusqu’en 1916. Revenu en Espagne, il fut nommé vicaire d’Adra, en même temps qu’il administrait aussi la paroisse de La Alquería ainsi qu’un autre sanctuaire marial.

Dès le début de la persécution de juillet 1936, on le soumit à divers mauvais traitements ; par exemple, on l’obligea à venir creuser les fosses pour enterrer d’autres victimes des miliciens, en particulier le prêtre Gregorio Martos Muñoz (v. 19 août).

Au même moment qu’on arrêtait le curé d’Adra, don Francisco Manzano Cruz, à minuit du 1. septembre 1936, on l’arrêta chez lui et, avec l’autre prêtre, on l’emmena à la Promenade d’Albuñol au lieu-dit La Herradura, où on les dévêtit, leur attacha les mains et les traîna à terre jusqu’à la mutilation de leurs corps, puis on les fusilla.

Martyrisé le 1.septembre 1936, béatifié en 2017, José Peris Ramos sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1.septembre.

 

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 17:57

Julián Villanueva Olza
1869-1936

Né le 11 septembre 1869 à Villanueva de Araquil (Navarre), il fut porté le jour-même à l’église pour être baptisé ; ses parents s’appelaient Mariano et Micaela ; le papa était un brave ouvrier.

On ne sait pas comment grandit Julián ; à vingt-huit ans, il entra au noviciat des Pères clarétains de Cervera (1897) et y fit la profession l’année suivante.

Excellent religieux, c’était aussi un excellent farceur. Et on lui confia la cuisine.

On eut besoin de lui dans des communautés d’Amérique latine ; en 1900, il était au Chili : Santiago, Antofagasta, Valparaíso, Curicó.

En 1921, il revint en Espagne : Cervera, Vic (1924), Solsona (1927), puis de nouveau à Vic et Solsona, où il fut alors cordonnier.

Au soir du 21 juillet 1936, puisqu’il fallait évacuer la maison sans attendre, le Frère se réfugia avec d’autres membres de la communauté dans une propriété d’amis, où une petite chapelle leur permettait de célébrer la Messe. Le Frère communiait chaque jour ; il priait le chapelet à genoux. Il se préparait au martyre. Avec d’autres Confrères, il rendait divers services dans la propriété. 

Les miliciens passèrent plusieurs fois ; vers la mi-août, ils détruisirent l’autel de la petite chapelle et brûlèrent crucifix et sainte images. A leurs questions, le frère Julián leur répondit : Je suis religieux, et de Navarre ; vous pouvez me tuer, je désire le martyre… Vous pouvez être certains que, en quarante années de vie religieuse, j’ai toujours vécu de mon travail et que je me suis gagné le pain… Et ces chaussures que je porte, c’est mon travail aussi.

Les miliciens repartirent, mais pour peu de temps. A la suite de ces événements, tous les Confrères se cachèrent dans les bois, le Frère Julián , à cause de son âge, resta dans la maison. C’est là qu’il fut arrêté dans la soirée du 1. septembre. Les miliciens le maltraitèrent à tel point que le Frère dut leur dire : Au nom de Dieu, ça suffit !

Ils l’emmenèrent à une vingtaine de kilomètres de Solsona. Au moment de le fusiller, ils le déshabillèrent entièrement et lui firent creuser sa tombe. Le Frère put tout de même garder sur lui le chapelet et le reliquaire du Père Claret, leur Fondateur (v. 24 octobre). Il s’agenouilla, pria en pardonnant à ses bourreaux, et mourut de plusieurs balles dans la tête.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Julián Villanueva Olza sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 17:56

Juan José Egea Rodríguez
1876-1936

Il naquit le 9 novembre 1876 à Zurgena (Almería).

Entré au séminaire d’Almería en 1889, il fut ordonné prêtre en 1900.

Il exerça son sacerdoce à Cantoria et Vera, puis en 1907 il vint à Zurgena, où il resta jusqu’à la fin de ses jours. Il se déplaçait sur une petite ânesse.

Quand ses neveux furent orphelins, il s’en occupa paternellement. Les pauvres qui frappaient chez lui, repartaient toujours avec leur sac rempli de provisions.

Lors de la persécution religieuse de l’été 1936, il reçut des autorités civiles la prescription de ne plus exercer son ministère, mais il fit savoir que c’était là son devoir, si des fidèles lui demandaient le baptême pour un enfant ou s’ils voulaient se marier devant Dieu. 

On l’arrêta une première fois le 1.septembre au matin, et on le laissa rentrer. Mais le soir, on vint le chercher et ses proches ne le revirent plus. Il fut emmené avec d’autres prêtres au Pozo de la Lagarta, où on les fusilla ; ils tombèrent en criant Vive le Christ roi !

Martyrisé le 1. septembre 1936 et béatifié en 2017, Juan José Egea Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 17:55

Andrés Iniesta Egea
1877-1936

Né et baptisé le 13 janvier 1877 à Zurgena (Almería) dans une famille très croyante, il entra au séminaire de Murcia en 1887.

Il passa au Grand séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1903.

Les paroisses où il exerça son ministère furent Purchena, Turre, Serón (1907), Marchal de Lubrín (1912), Torrentes, Fuencaliente, Somontín (1929), et il retourna à Fuencaliente en 1935.

Très marial, il était aussi très généreux. Quand on l’invitait à la prudence en face des laïcistes, il répondait : Il ne faut pas être lâche ; j’aimerais bien être martyr.

Lors de la persécution, il resta habillé avec sa soutane, continua à célébrer la Messe chaque jour et à visiter les malades. Même les révolutionnaires du pays le respectaient.

Sa famille, cependant, pensa le mettre en sûreté en l’emmenant chez eux à Zurgena, le 27 juillet 1936. Il s’arrêta en chemin pour se confesser, à Alcóntar.

Il fut justement arrêté le 1. septembre suivant et fusillé au Pozo de la Lagarta avec quatre autres prêtres.

Martyrisé le 1. septembre 1936 et béatifié en 2017, Andrés Iniesta Egea sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 11:23

Anna Kolesárová

1928-1944

 

Anna vit le jour le 14 juillet 1928 à Vysoka nad Uhom (Michalovce District, Tchécoslovaquie), benjamine des trois enfants de Ján Kolesár (surnommé Hruška) et Anka Kušnirová ; les aînés étaient la demi-sœur Maria et le frère aîné Michal ; les informations ne précisent pas l’origine de cette «demi-sœur».

Les parents étaient de pieux paysans, fidèles à la pratique chrétienne.

Anna reçut le Baptême le 15 juillet.

Elle avait environ dix ans lorsque sa maman mourut. Anna se mit alors à assumer les tâches de la vie quotidienne familiale, humblement et efficacement ; on la voyait fréquemment à l’église, notamment à la messe matinale quotidienne.

Vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque l’armée soviétique passa dans cette région (qui était alors un territoire hongrois), les soldats s’installèrent dans le village, demandant à manger et à boire aux habitants. Le papa d’Anna, réfugié dans le sous-sol de la cuisine, pria sa fille de sortir pour donner quelque chose au soldat qui frappait à la porte. Mais quand Anna présenta au soldat un quignon de pain, l’homme - qui était déjà ivre - fit des avances à la jeune fille.

Sur le refus de cette dernière, le soldat fit sortir aussi le papa et le frère d’Anna, et devant eux, tira deux balles de son fusil automatique, dans la tête et la poitrine d’Anna.

Elle s’écroula en murmurant encore : Au-revoir, Papa ! Jésus, Marie, Joseph ! C’était le 22 novembre 1944, en le fête de sainte Cécile, vierge et martyre (v. ce jour). Anna, jeune vierge de seize ans, venait d’être à son tour martyrisée pour défendre sa virginité.

Anna avait pu se confesser et communier peu auparavant. L’enterrement se fit discrètement, sans la présence d’un prêtre. La messe fut célébrée seulement le 29 novembre.

Anna Kolesárová a été béatifiée en 2018.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 08:30

Carmen Elena Rendiles Martínez

1903-1977

 

Carmen naquit le 11 août 1903 à Caracas (Venezuela), au sein d’une famille nombreuse et profondément chrétienne. Les parents, Ramiro Antonio et Ana Antonia eurent sept enfants, dont Carmen était la troisième.

Elle reçut le baptême en septembre 1903, et la Confirmation en 1905 ; elle reçut la Première communion en 1911.

A cela s’ajoute ce trait important, tout-à-fait imprévu, que Carmen naquit sans le bras droit, une anomalie à laquelle il fallut remédier par une prothèse que Carmen porta toute sa vie.

Sa vocation religieuse s’épanouit dès l’âge de quinze ans. Ayant rencontré la Supérieure des Servantes de Jésus, en voyage au Venezuela, elle demanda à être admise. La paternité de cette congrégation remonte au bienheureux polonais Honorat de Biala (v. au 16 décembre, Florentyn Wacław Koźmiński).

Cette congrégation étant présente en France, Carmen fut envoyée dans la maison de Toulouse pour y recevoir sa formation ; elle reçut l’habit en 1927. Désormais elle s’appellera en religion María Carmen. Elle fit la première profession en 1929, la solennelle en 1932.

Revenue au Venezuela, elle deviendra maîtresse des novices ; en 1944, elle sera nommée Supérieure de la maison de Caracas. Sous son impulsion, les Servantes de Jésus se développèrent beaucoup dans le pays, au point qu’elles se constituèrent finalement en congrégation autonome : les Servantes de Jésus du Venezuela.

Carmen en fut nommée Supérieure, plusieurs fois réélue, de 1969 à 1977.

Très active, Carmen voyageait dans toutes les communautés, pour encourager les Religieuses. Elle-même donnait l’exemple en participant à toutes les tâches, sans jamais considérer son handicap comme une excuse pour moins travailler. A ce labeur quotidien, Carmen ajouta celui de l’enseignement du catéchisme aux enfants de Caracas.

Cette Religieuse infatigable laissait à sa mort une vingtaine de maisons et une centaine de Religieuses, au Venezuela et en Colombie.

Elle s’éteignit, vaincue par la grippe, le 9 mai 1977.

María Carmen Rendiles Martínez a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 9 mai au Martyrologe.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 08:22

Clara Fey

1815-1894

 

Clara naquit à Aix-la-Chapelle (Aachen, Allemagne) le 11 avril 1815, quatrième des cinq enfants des époux Ludwig et Katharina. On connaît le nom d’un de ses frères, Andreas, qui sera prêtre.

Ludwig, un riche industriel du textile, mourra d’un accident cardio-vasculaire en 1820.

Durant ses études, Clara fut fortement influencée par Luise Hensel, de même que certaines de ses camarades, comme Pauline von Malllinckrodt ou Franziska Schevier (v. 30 avril et 14 décembre). Clara se préoccupera très particulièrement de la condition des enfants de familles pauvres, des orphelins.

Vers 1835, Clara songea un moment à entrer chez les Carmélites, après avoir lu des pages de sainte Thérèse d’Avila (v. 15 octobre). Mais son directeur spirituel eut l’inspiration de lui faire lire alors des écrits de s.François de Sales, qui l’aidèrent à préciser son orientation.

Appuyée par son frère Andreas, entourée d’amis gagnés par sa parole et touchés par son exemple, Clara ouvrit en 1837 à Aix-la-Chapelle une école. C’était la première pierre d’une grande œuvre qui allait devenir, en 1844, la Congrégation du Pauvre Enfant-Jésus. Très vite de nombreux enfants purent ainsi recevoir une formation scolaire et un soutien social.

Dès 1848, la nouvelle congrégation fut approuvée par l’évêque de Cologne ; en 1868, le pape la reconnaissait comme institut de droit pontifical.

Les Religieuses porteraient désormais un habit noir - en signe de repentance - avec le scapulaire blanc comme chez les dominicains. Clara en sera la première Supérieure.

Très vite, les vocations se multiplièrent, jusqu’à atteindre six cents Religieuses, dans vingt-sept maisons de la Prusse. Mais le rigoureux Kulturkampf imprima un violent coup d’arrêt à cette expansion. Les Religieuses durent se replier à Simpelveld (Pays-Bas), et s’installèrent successivement en Angleterre, en Belgique et en France.

Lorsque les Sœurs purent revenir en Prusse, en 1887, Clara restera dans la maison de Simpelveld. C’est là qu’elle s’éteignit, le 8 mai 1894.

Clara a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 8 mai au Martyrologe.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 07:08

María Guggiari Echeverría

1925-1959

 

María Guggiari Echeverría est née le 12 janvier 1925 à Villarica (Paraguay), aînée d’une fratrie de sept enfants ; on connaît les noms de certains d’entre eux : Federico Augusto Ramón, María Teresa Arminda et Mañica González Raveti. Les parents s’appelaient Ramón et María Arminda.

Le papa appelait souvent son aînée Chiquitunga, intraduisible en français : «Toute petite Chérie», car María était toute menue.

Celle-ci fut baptisée en 1929 et reçut la Première Communion en 1937.

Tout cela s’est fait jusqu’à présent de façon «ordinaire», selon la coutume des familles chrétiennes. Mais María éprouvait le besoin de s’investir davantage ; en 1941, elle s’engagea de tout son cœur dans l’Action Catholique : elle avait alors seize ans, et les parents trouvaient son engagement exagéré. María persévérait, elle allait visiter et soulager des pauvres, des malades, des prisonniers, enseigner le catéchisme aux enfants.

María apparaissait à tout son entourage comme une fille joyeuse, sociable, serviable, modeste, simple. En octobre 1942 elle fit un vœu privé d’engagement dans l’apostolat, auquel elle ajouta celui de virginité.

En 1950, toute la famille s’installa dans la capitale, Asunción ; María y cherchait aussi du travail. Elle ne manqua pas de se rapprocher des rangs de l’Action Catholique, dont le responsable local était un jeune étudiant en médecine, Ángel Sauá, qui entretint avec elle une profonde amitié, très pure.

María en vint même à se demander si elle se marierait, tout en préférant la vie chaste : elle priait. Ángel, de son côté, sentit l’appel au sacerdoce et le lui dit en 1951. María décida d’apporter toute l’assistance dont aurait besoin Ángel, en particulier elle le cacha pour le protéger de son propre père, qui était musulman, et l’aida à partir à Madrid en 1952 pour achever ses études.

En novembre 1952, María se décida à entrer dans l’Ordre des Carmélites, mais rencontra momentanément l’opposition de ses parents. Elle intensifia son activité au sein de l’Action Catholique, dont elle devint responsable au niveau diocésain, en 1953. En 1955, elle reçut enfin l’habit au couvent des Carmélites, et prit le nom de María Felicia de Jésus Sacrement.

Elle maintint une correspondance assidue avec Ángel, désormais nouveau prêtre ; on en a conservé quarante-huit lettres. La vie contemplative ne signifie pas inactivité. La Supérieure du couvent décrivait ainsi María : Un grand esprit de sacrifice, charité et générosité, le tout enveloppé dans une grande douceur et une joie communicative, toujours vivante et joyeuse. María fit la première profession en 1956, pour une durée de trois ans.

En janvier 1959, cependant, la sœur de María mourut d’une hépatite virale ; María en ressentit elle aussi les premiers symptômes quelques jours plus tard et dut faire un séjour au sanatorium d’Asunción. S’étant apparemment reprise, elle revint au couvent mais, le Samedi Saint, 28 mars, elle eut une hémorragie et cracha du sang. Son frère, médecin, constata que l’hépatite avait évolué en purpura et qu’il ne pourrait malheureusement pas sauver sa sœur. Un mois plus tard, entourée de ses parents et frères et sœurs, elle demanda à la Mère Prieure, qui était présente aussi, de lui lire le poème de sainte Thérèse d’Avila (v. 15 octobre) : Je meurs de ne pas mourir ! A quatre heures du matin, elle sortit de son sommeil et murmura Jésus, je t’aime ! Quelle belle rencontre ! Vierge Marie ! Ce furent ses dernières paroles.

C’était le 28 avril 1959. Elle avait, pour ainsi dire, anticipé de quatre mois sa profession perpétuelle.

María Felicia Guggiari Echeverría a été béatifiée en 2018 ; elle est la première Bienheureuse du Paraguay ; elle sera commémorée le 28 avril au Martyrologe.

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