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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Amancio Marín Mínguez

1908-1936

 

Il y a des Saints dont on dit parfois qu’ils n’ont rien fait de spécial, précisément parce qu’ils n’ont fait que de grandes choses pour Dieu, qui voit en profondeur ce que les hommes ne font qu’apercevoir de l’extérieur.

Amancio est de ceux-là.

Il naquit le 26 mars 1908 à Celada del Camino (Burgos, Espagne), de Miguel et María Candelas, qui le firent baptiser trois jours après. Il fut confirmé en 1910.

Ayant perçu l’appel de Dieu, il entra chez les Mercédaires à Lleida en 1921. Il fit le noviciat à San Ramón, où il reçut l’habit en 1923 et fit la profession en 1925.

Il montrait un grand intérêt à bien apprendre comment célébrer l’Office divin.

Il étudia la philosophie et la théologie à Poyo (Pontevedra), où il fit la profession solennelle en 1930. Il fut ordonné prêtre en 1931 à Tuy.

Comme beaucoup de Religieux, il fut envoyé en divers endroits : au couvent de Maiorque en 1932, à Lleida en 1933, à El Olivar en 1934 pour assister le curé de la paroisse d’Estercuel, à San Ramón en 1935, pour enseigner au collège.

Quand la révolution éclata en 1936, les Religieux durent laisser leur couvent au soir du 23 juillet. Amancio se réfugia chez un grand ami, le pharmacien de l’endroit, mais préféra repartir sans tarder, pour ne pas compromettre son ami et sa famille, et jugea opportun de rejoindre Burgos.

Un membre du comité de San Guim lui procura un passeport comme assistant de pharmacie, et le mit au train de Lleida, l’avertissant qu’il courait des risques à porter sous sa chemise un chapelet et des médailles. Mais il n’en fit rien. Quant à ce brave membre du comité, il fut dénoncé et mis en prison.

Amancio arriva à Lleida, y passa la nuit et continua son voyage. Le 25 juillet, il descendit à Binéfar et reçut l’hospitalité d’amis qu’il y connaissait. Voyant que sa présence provoquait des inquiétudes, il s’en alla ailleurs. A peine retiré dans sa chambre, il fut arrêté par des envoyés du Comité, qui l’avaient suivi dès son arrivée en gare. Ils l’emmenèrent au Comité, où il passa la nuit.

Le lendemain, ils revinrent fouiller chez les gens qui l’avaient reçu, puis conduisirent le Père à la mairie. Le chef lui proposa ciniquement : Si tu veux bien venir combattre avec nous, on te laisse en vie - Jamais je n’irai me battre pour les ennemis de mon Dieu, répondit-il.

L’après-midi, ils organisèrent dans les rues de Binéfar une procession burlesque, où la foule fut invitée à insulter le Religieux, lui sortir une quantité de calomnies et de sarcasmes vulgaires. On lui lia les mains derrière le dos et on lui accrocha dans les doigts des préservatifs. Amancio, quant à lui, gardait la tête basse, tranquille, silencieux.

A sept heures du soir, ils le conduisirent au cimetière. Amancio demanda cinq minutes : il fit le signe de la croix, se recueillit, bénit ses bourreaux et cria : Vive le Christ Roi ! Il tomba sous les balles.

Le chef en question, plus tard, révéla qu’il n’avait jamais vu quelqu’un de si détendu. Quelques secondes avant de l’abattre, il lui prit le pouls, qui était aussi régulier et normal que si rien ne se passait.

Un journal rouge de l’endroit écrivit le lendemain : A Binéfar, on a arrêté le fasciste Amancio Marín, qui avait trompé les Comités de San Guim et de Lleida. Ledit Amancio a été justicié.

On avait qualifié le père Amancio d’ordinaire : il n’avait apparemment rien fait de bien spécial, ce n’était pas un «grand» prédicateur, il n’a pas eu de charge particulière ; il fut vicaire de paroisse pendant un an et fit la classe aux gamins. 

 

Amancio fut un vrai Religieux : obéissant, humble, pieux. Après cinq années de sacerdoce, il reçut la couronne du martyre à vingt-huit ans, le 26 juillet 1936, et fut béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Vicente Burrel Enjuanes

1896-1936

 

Il était né le 28 décembre 1896 à Juseu (Huesca, Espagne), dans une famille aisée et très chrétienne.

Il entra dans la communauté bénédictine de El Pueyo, de la congrégation de Solesmes, comme frère convers (1921).

Il fit les premiers vœux en 1922, et les solennels en 1925.

Quoique humble frère, Vicente avait une culture au-dessus de l’habituelle, ayant passé le diplôme de Magistère ; il enseignait aux petits enfants.

Comme frère dans sa communauté, il sut rendre maints services, comme d’installer jusqu’à soixante-dix personnes au réfectoire, d’aider en cuisine ou de faire le cordonnier.

Lors de la révolution de juillet 1936, la communauté se dispersa. Vicente accompagna un autre frère, Lorenzo Santolaria, dans la famille de celui-ci à Torres de Alcanadre. 

Le 25 juillet, très tôt, il dut les quitter, habillé en pauvre paysan, seul, avec un sauf-conduit dans la poche et une chemise de rechange.

A neuf heures du matin, à Berbegal, on le reconnut, on l’enregistra, on lui détruisit le sauf-conduit, mais on le laissa continuer. Une heure après, à Fornillos, les gens l’accueillirent avec bonté et le maire lui-même lui donna à manger et le cacha. Le pauvre frère, timide de nature, était épuisé et triste.

Il repartit de Fornillo pour Fonz, avec un bon casse-croûte dans sa besace, espérant rejoindre là sa sœur mariée. En route, on l’accueillit dans des barraques de campagne, où il put se rafraîchir.

De la route, il aperçut l’incendie qui montait de El Pueyo, où l’église était la proie des flammes.

Il continua ainsi son chemin, parfois accompagné par de braves gens, et gagna Los Certales, en vue de Fonz, qu’il devait rejoindre en traversant le Rio Cinca.

Le 26 au matin, un brave homme lui montra où passer. Le Frère voulut le remercier en lui montrant les douze duros qu’il avait, ce qu’on avait pu lui donner en partant du monastère, mais le monsieur lui répondit : Vous n’avez besoin de dire à personne que vous avez cet argent-là.

Ensuite, il passa par deux autres barraques, où on lui donna à boire.

Au moment où il crut pouvoir traverser le Rio, arriva un camion de miliciens en direction de Barbastro ; ils s’arrêtèrent, vidèrent le balluchon du Frère et comprirent que c’était un Religieux : ils l’arrêtèrent.

Ils l’emmenèrent à Barbastro. Un passant l’aperçut avec les miliciens au pont de l’Amparo, tête basse, silencieux, pauvrement vêtu. Les miliciens le maltraitèrent sans compassion, remontèrent la côte du Rollo et lui dirent : Tu vois bien : avec ce que tu portes, tu ne peux pas nier qui tu es. - Je ne dis pas le contraire : je suis de El Pueyo, mais ne me frappez pas.

Ils le bousculèrent, lui firent monter la rue en se moquant de lui : Avance, nous allons te donner la communion.

Il passa devant le couvent des Capucines, arriva au promontoire de Santa Bárbara ; ils lui firent faire quelques pas et lui tirèrent dessus. Le Frère tomba, mort sur le coup.

Il était dix heures trente du matin, de ce 26 juillet 1936.

 

Le frère Vicente Burrel Enjuanes fut béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Josep María Jordá i Jordá

1884-1936

 

Il était né le 17 novembre 1884 à Tarragona (Espagne).

Bénédictin, il faisait partie de la communauté de Montserrat, probablement frère convers.

Actuellement, on ne sait pas en dire plus sur sa vie.

Au soir du 22 juillet 1936, les moines chantèrent une dernière fois les vêpres, puis commencèrent à se disperser, espérant échapper au massacre général qui se tramait. Ils emportèrent avec eux l’antique image de la Vierge Noire, vénérée dans leur église (la Moreneta). Personne ne fut attaqué à ce moment-là.

De toute la communauté, vingt-trois furent arrêtés et martyrisés. Certains de ceux qui échappèrent eurent cependant beaucoup à souffrir dans les difficultés, les déplacements nocturnes, les cachettes, les dangers d’être dénoncés. Certains purent rejoindre d’autres communautés à l’étranger. Le plus jeune des Martyrs avait dix-huit ans, le plus âgé quatre-vingt-deux.

 

Le père Josep María Jordá i Jordá reçut la palme du martyre à Pont Negre (Terragona) le 26 juillet 1936, et fut béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Pau Roselló Borgueres

1895-1936

 

Pau (Paul) était né le 9 mai 1895 à Vimbodí (Conca de Barberá en Catalogne, Espagne), de Pau et María, qui le firent baptiser trois jours plus tard.

Suivant le bon exemple de son curé et de son maître, il voulut entrer dans la vie ecclésiastique, mais le papa n’avait pas de quoi lui payer les études. Aussi, le curé s’offrit pour lui payer sa pension au séminaire, convainquant ainsi le papa à le laisser suivre sa vocation.

Durant les vacances, Pau préparait ses frères à la Première communion. A la maison, il se montrait pieux, effacé, sachant se dominer.

Il fut ordonné prêtre en 1921. 

Il devint féru de sciences naturelles, qu’il enseigna aux séminaristes de Tarragona. Il réussit à monter un émetteur d’ondes courtes, et fit une conférence où il anticipait ni plus ni moins la télévision (sans penser au mal qu’elle diffuserait plus tard, comme tous les moyens de communication). 

Mais il fut surtout un bon prêtre, ennemi acharné des critiques malveillantes.

Arriva le triste mois de juillet 1936. A Tarragona, le couvent de Sainte-Claire était en flammes. L’abbé Pau se dirigea, en soutane, vers le couvent de la Compagnie de Sainte-Thérèse, dont il était aussi aumônier, pour en retirer le Saint-Sacrement, qui pouvait être profané par les révolutionnaires. Les Religieuses lui demandèrent pourquoi il s’exposait ainsi, en soutane ; il répondit : Que voulez-vous qu’il m’arrive ? Qu’ils me tuent parce que je suis prêtre ? Eh bien, qu’ils me tuent avec ma soutane !

Le 26 juillet 1936 au soir, on vint l’arrêter pour le conduire au Comité, puis immédiatement sur la route de Reus, où on l’abattit en lui tirant à la tête et au cœur, avec son Confrère, don Miquel Vilatimó (voir sa notice, avec quelques autres détails).

 

Don Pau Roselló Borgueres a été béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Miquel Vilatimó Cosa

1888-1936

 

Miquel était né le 24 octobre 1888 à Vic (Osona, Catalogne, Espagne), de Climent et María, qui le firent baptiser dès le lendemain. 

Il fut confirmé l’année suivante et reçut en 1899 la Première communion.

La famille comptait neuf enfants, qui furent éduqués très chrétiennement. Miquel apprit à être bon et docile.

Après les Petit et Grand séminaires de Vic, il fut ordonné prêtre en 1913, et célébra sa première messe solennelle deux jours après à Montserrat.

L’évêque l’envoya poursuivre des études à l’université de Louvain ; le jeune prêtre était un étudiant acharné : en deux années, il passa la licence de théologie et le doctorat de philosophie.

Dès 1915, il était professeur de philosophie au séminaire de Vic.

En 1928, il fut nommé chanoine de la cathédrale de Tarragona, tout en restant professeur à Vic. 

En 1933, il fit un nouveau voyage d’études en Allemagne.

De caractère jovial et ouvert, érudit et doué, il publia des articles dans le périodique local La Croix et en d’autres revues, tint des conférences, publia des livres, dont un portait comme titre Le syndicalisme, erreurs et dangers.

Lors de le révolution de 1936, il habitait dans la maison canoniale. Apprenant qu’on saccageait la cathédrale, il envoya un employé récupérer l’unique exemplaire existant en Europe d’un livre inédit du Cardinal Mercier.

Avant d’aller se réfugier chez son confrère Pau Roselló, il prit congé d’un ami en lui disant : Si nous ne nous voyons plus, à Dieu, au ciel. Une fois chez don Roselló, il donna l’ordre exprès qu’on ne niât pas sa condition de prêtre, si on venait le chercher. Les deux prêtres menèrent une vie de prière, dont ils savaient qu’elle finirait par le martyre.

Chaque jour il allait donner la communion à des Religieuses de la Compagnie de Sainte-Thérèse, qui habitaient à un autre étage.

Arrivèrent les révolutionnaires, demandant à don Pau Roselló s’il était aumônier. Le prêtre répondit : Oui, mais pas que moi. Nous sommes deux, et si vous voulez quelque chose de nous, vous nous trouverez toujours ici.

Un groupe de miliciens se présenta au soir du 26 juillet, à l’heure du repas. Don Pau se présenta et fit venir don Miquel ; tous deux suivirent les miliciens, tranquilles et sereins, jusqu’au Comité et, de là, furent conduits en camion, jusqu’à la route de Reus. Les miliciens tenaient leurs fusils aux fenêtres du camion. 

A un certain moment, ils firent descendre les deux prêtres et les assassinèrent, par balles et chevrotines, comme l’indiqua le résultat de l’autopsie.

C’était le 26 juillet 1936.

Les deux prêtres, don Pau et don Miquel, furent béatifiés en 1936.

 

 

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Aleix Miquel Rossell

1882-1936

 

Aleix (Alexis) était né le 11 octobre 1882 à Pla de Santa María (Catalogne, Espagne).

Ordonné prêtre en 1906, il exerça le saint ministère à Solivella, Alforja, Constantí, Bellmunt del Priorat, Gratallops, Capafonts, Cerviá, Pira i la Masó, Riera de Gaiá.

On disait de lui qu’il avait des qualités extraordinaires, intellectuelles et artistiques. Il savait très bien faire chanter les enfants.

Lors de la révolution de 1936, il eut un pressentiment. Dès le 20 juillet, il alla trouver le confrère, don Dalmau, pour faire un confession générale, convaincu qu’il allait être martyrisé pour le Christ.

La nuit suivante, il alla se réfugier chez un autre confrère ; certains qu’ils allaient être assassinés, ils se confessèrent mutuellement.

Le 26 juillet 1936, se présentèrent deux miliciens à l’appartement où il s’était réfugié, pour l’emmener.

Le soir même, ils l’assassinèrent : don Aleix s’était bien préparé.

 

Il fut béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Masquef Ferrer

1872-1936

 

Il était né le 11 mai 1872 à Tarragona, de Antoni et Isabel.

En 1897, il fut ordonné prêtre.

Vicaire à L’Aleixar (Baix Camp), il suscita sept vocations religieuses.

Ce bon prêtre recevait chaque jour deux pauvres à sa table.

Très heureux d’être prêtre, il exprima plusieurs fois sa ferme volonté de ne jamais renier son état sacerdotal, même pour chanter la messe quelques jours de plus. 

Le 26 juillet 1936, la révolution faisait déjà son œuvre destructrice. On vint à sa porte à sept heures du soir. Il se présenta lui-même : C’est moi. Que s’accomplisse la volonté de Dieu !

On l’emmena avec un camion sur la route de Valls, où on l’assassinat d’une balle dans la tête, ainsi que l’autre prêtre, Antoni Perere.

C’était le 26 juillet 1936. 

 

Don Josep fut béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Civit Timoneda

1874-1936

 

Josep était né le 21 décembre 1874 à Omells de na Gaia (Urgell), de Josep et Cecilia, et fut baptisé deux jours après.

Après ses études aux Petit et Grand séminaire, il fut ordonné prêtre en 1899.

Il fut successivement à Rocafort de Nalec, Reus et Sarral.

Bon prêtre, il était connu pour sa discrétion, sa prudence. Il passait beaucoup de temps au confessionnal.

Lors de la révolution de 1936, l’abbé Civit Timoneda allait célébrer la Messe chez les Sœurs des Pauvres à Reus. Il y allait toujours en soutane, et sa gouvernante le priait sans cesse de ne pas la porter, par prudence envers les marxistes qui rôdaient de tous côtés.

Le 26 juillet, vers treize heures, on vint le prendre. Il portait sa soutane et son manteau (on l’appelait en français «douillette»). On le conduisit sur la route de Reus, au milieu des insultes les plus grossières.

A la route de Valls (Rambla de Miró), on le fit mettre à genoux et on le fusilla.

C’est ainsi, avec sa soutane, que l’abbé Josep Civit Timoneda reçut la palme du martyre, le 26 juillet 1936. 

 

Il a été béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Pau Gili Pedrós

1912-1936

 

Pau (Paul) naquit à Omellons (Garrigues, Espagne) le 29 janvier 1912.

Il fréquenta les séminaires de Tarragona, et alla préparer le doctorat à l’université de Comilles.

Les dernières années de ces études, il vivait avec ses parents à Vimbodí (Conca de Barberá).

Ordonné prêtre très jeune, à vingt-deux ans, en 1934, il fut le secrétaire particulier de l’évêque auxiliaire, Mgr Borrás (voir au 12 août), et vivait dans un appartement qu’il partageait à Tarragona avec un autre prêtre, Pere Batlle.

Dans la matinée du 26 août 1936, des miliciens vinrent les arrêter et les emmenèrent ; ils rejoignirent d’abord un autre prêtre déjà arrêté, Francesc Vidal, et les conduisirent tous trois au Comité, qui s’était installé dans le couvent de Jésus-Marie.

Là, ils furent séparés. Pau et Francesc furent conduits au bateau-prison Cabo Cullera, dans l’idée de les y mettre en prison. Mais le commandant leur refusa l’accès, sous prétexte qu’ils ne lui présentaient pas de mandat d’arrêt.

Les miliciens repartirent alors et allèrent les fusiller, pour la seule raison qu’ils étaient prêtres.

Ces deux Martyrs entrèrent dans l’Eternité le 26 août 1936.

Lors de l’autopsie, on constata que Pau avait reçu des balles à la poitrine et à la tête. Il avait vingt-quatre ans.

 

Pau Gili Pedrós fut béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Francesc Vidal Sanuy

1867-1936

 

Il naquit le 7 septembre 1867 à Montpalau (Segarra, Espagne), de Jaime et Teresa, qui le firent baptiser dès le lendemain. Il fut confirmé en 1877.

En 1880, il entra au Petit séminaire de Tarragona.

Terminées ses études de philosophie et de théologie, il fut ordonné prêtre en 1895.

Il fut nommé successivement aux paroisses de la Sainte-Trinité et de Saint-François, à Tarragona. Ce fut un prêtre droit, zélé, proche des pauvres.

Lors de la révolte de 1936, il s’installa dans un petit appartement ; au risque de sa vie, il alla prendre le Saint-Sacrement de l’église pour éviter une profanation possible, et pour donner la communion aux Religieuses qui étaient proches de chez lui.

Après beaucoup d’hésitation, il s’habilla en civil. Mais il priait le bréviaire avec ferveur et, avant de dîner, priait le chapelet avec tous ceux de l’étage.

Le 26 juillet 1936, un groupe de miliciens se présenta, pour chercher le curé. Don Francesc demanda : Et où allons-nous ? - Au commissariat, pour être enregistré.

Il les suivit sans rien dire. Il fut assassiné ce jour-là, avec don Gili.

 

Ces deux prêtres furent béatifiés en 2013.


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