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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Carlos Rubio Álvarez

1862-1936

 

Il était né le 3 décembre 1862 à Benavides de Orbigo (León).

A dix-neuf ans, il entra dans l’Ordre de Saint-Jean-de-Dieu et prit le nom de Federico.

Il fut successivement supérieur à Gibraltar, Granada et San Rafael, Maître des novices, Provincial d’Espagne, directeur spirituel à Calafell, Ciempozuelos et Talavera (Tolède).

Il avait une particulière dévotion envers la Sainte Trinité, la Sainte Famille et Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Lors de son arrestation, on lui dit de s’habiller en paysan ; il répondit qu’étant prêtre, il devait s’habiller en prêtre, ce qui irrita particulièrement ses agresseurs : ils le menacèrent et l’insultèrent.

Le 25 juillet 1936, devant le tribunal, il déclara : Je m’appelle Federico et je suis prêtre, et comme je ne sais pas combien de temps je serai ici, j’ai pris quelques hosties pour célébrer la Messe. Ceux qui constituaient ce «tribunal» restèrent bouche bée, mais un milicien, pointant son fusil vers le Père, lui répondit : Les hosties, je les mets là, dans le canon du fusil, et après, je vous les donnerai à manger.

Ils conduisirent alors le père Federico au sanctuaire de Notre-Dame du Prado, patronne de Talavera, avec trois autres prêtres. Le long du chemin, ils fusillèrent le père Federico. 

Plus tard, on reconnut son corps dans le cimetière, grâce au scapulaire du Carmel qu’il portait sur la poitrine.

C’était le 25 juillet 1936.

 

Il fut un des soixante et onze Religieux de l’Ordre de Saint-Jean-de-Dieu, martyrs de la persécution espagnole, béatifiés en 1992.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

María Carmen Sallés y Barangueras

1848-1911

 

Elle naquit le 9 avril 1848 à Vic (Espagne), deuxième des dix enfants de José Sallés y Vall et de Francisca Barangueras y de Planell.

Ses bons parents, très chrétiens, souffrirent beaucoup pour nourrir une telle famille ; le père s’en vint à Manresa trouver du travail.

Carmen fut envoyée au collège de la Compagnie de Marie, Là, comme dans sa famille, elle développa une profonde dévotion à la très Sainte Vierge.

Justement, en 1854 était proclamé le dogme de l’Immaculée Conception, quatre ans avant les apparitions mariales à Lourdes. Et en 1858 Carmen reçut la Première communion, durant un pèlerinage à Montserrat : ce jour-là elle se donna entièrement à Jésus, elle n’avait que dix ans.

Elle eut l’intrépidité de refuser formellement le mariage qu’on lui proposait avec un jeune homme de Manresa, et entra au noviciat des Sœurs Adoratrices. Ces Religieuses se dédiaient à l’assistance auprès de femmes égarées par la prostitution ou la délinquance.

Carmen s’interrogea : qu’auraient fait ces pauvres femmes, si elles avaient eu une autre formation, une autre éducation, dans la société ? Ainsi mûrit en elle un projet de formation de la femme, pour lui donner une place authentique et noble dans la société.

Aussi demanda-t-elle à passer chez les Dominicaines de l’Annonciation, dédiées à l’enseignement et l’éducation des jeunes filles. Leur fondateur, le père Coll, l’accueillit au noviciat.

Pendant vingt-deux ans, elle fit ce travail en divers endroits, érigeant une petite école pour recueillir les enfants des femmes qui travaillaient, au lieu de les laisser courir dans la rue. A Barcelone, elle fut directrice d’une école élémentaire, et organisa un cours du soir pour trois-cents ouvrières.

La formation consistait en un enseignement en même temps qu’une formation spirituelle, pour former des femmes à la hauteur de leur mission.

Comme toujours dans les cas de «nouveautés», Carmen fut accusée de «monter» la tête à ces femmes… En 1889, elle chercha, elle pria, elle consulta : elle pensait, tout en restant dominicaine, développer une branche particulière de la Congrégation, mais on le lui refusa. Alors, avec trois autres Consœurs, elle fonda une nouvelle famille religieuse : les Conceptionnistes de Saint-Dominique (actuellement : Conceptionnistes Missionnaires de l’Enseignement).

Lors d’un voyage à Madrid où elle rencontra un saint prêtre (Celestino Pazos), elle «entendit» la volonté de Dieu en priant la Vierge du Bon Conseil : elle irait avec ses compagnes à Burgos.

Elles y arrivèrent en octobre 1892. L’archevêque les accueillit à bras ouverts.

En 1893, les constitutions étaient approuvées et Carmen nommée supérieure.

En 1908, le pape donna l’approbation.

Carmen poussa ses Religieuses à prendre les diplômes de Maîtresses, de musique, de français.

Elle fonda jusqu’à treize Maisons de Marie Immaculée : Burgos, Segovia, El Escorial, Madrid, Pozoblanco, Almadén, Valdepeñas, Manzanares, Santa Cruz de Mudela, Murchante, Barajas de Melo, Arroyo del Puerco, Santa Cruz de la Zarza.

Elle montra en même temps une grande préoccupation pour les filles pauvres, qu’elle aida à recevoir la même formation que les autres.

Elle pensait à l’expansion de l’œuvre en Italie et au Brésil, lorsque Dieu la rappela, à Madrid, le 25 juillet 1911.

En l’année mariale 1954, la congrégation fut définitivement approuvée.

 

María Carmen fut béatifiée en 1998, et canonisée en 2012.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Michel-Louis Brulard

1758-1794

 

Michel-Louis était né à Chartres (Eure-et-Loir) le 11 juin 1758.

Il avait étudié la théologie à Paris et, désireux d’une vie plus parfaite, était entré dans l’Ordre des Carmes Déchaux de Charenton, un couvent établi en 1772.. 

Agé de trente-six ans, il fut déporté sur le Deux Associés, à Rochefort (Charente Maritime), pour être en principe exilé en Guyane. Mais le bateau ne partit jamais et tous les prêtres restèrent enfermés là dans les conditions les plus pénibles qu’on ne saurait jamais imaginer.

On dit de ce Religieux qu’il était un véritable séraphin, qu’il ne vivait que de sacrifices, ne parlait que de choses spirituelles, ne pensait qu’au ciel et ne parlait que du ciel.

Il mourut dans la nuit du 25 juillet 1792, d’une pneumonie. Son corps était devenu d’une maigreur à peine concevable.

 

Le père Brulard fut béatifié en 1995.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Félix Ugalde Irurzun

1915-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Félix naquit à Mendigorria (Navarra) le 6 novembre 1915 et fut baptisé le 9 suivant. Il reçut la Confirmation en 1922, et l’Eucharistie en 1923.

Il avait un oncle passioniste, Costantino Ugalde (1881-1942), qui fut envoyé en mission au Mexique et à Cuba.

Il fut toujours reconnaissant à ses parents de l’excellente éducation chrétienne qu’il en reçut.

Après le collège de Saragosse, il revint un moment chez lui, comme tous les étudiants, et rejoignit vite le collège, demandant aux siens de prier beaucoup pour qu’il eût la sagesse d’être un bon religieux.

Tout heureux de vêtir l’habit passioniste, il entra au noviciat en 1932 et fit la profession à Corella en 1933, sous le nom de Félix des Cinq Plaies.

A partir de 1934, il était à Daimiel pour les études de philosophie. Cette année-là, en décembre, furent assassinés aux Asturies trois Passionistes ; commentant le fait, il écrivait alors : C’est une grâce de Dieu d’être martyr, de verser son sang pour le Christ.

Son amour pour la Sainte Vierge était remarquable. Son maître de novices disait de lui : C’était un plaisir de l’avoir au noviciat : si simple, si humble, si respectueux des Supérieurs.

 

Il fut fusillé à Urda, le 25 juillet 1936, et fut béatifié avec ses Confrères en 1989.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Pedro Largo Redondo

1907-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Pedro était natif d’Alba de los Cardaños (Palencia), une localité qui envoya douze des siens chez les Passionistes.

Il naquit le 19 mai 1907, reçut le Baptême le 22 suivant, et la Confirmation en 1911.

Il fit ses études à Corella (Navarre) et fit la profession en 1923, avec le nom de Pedro du Cœur de Jésus.

Après cinq ans à Daimiel, il rejoignit Saragosse pour la théologie (1928-1932).

Il pensait partir avec ses Confrères pour les missions d’Amérique Latine, mais il devait d’abord faire le service militaire, à Melilla (1934-1935), où l’ambiance difficile ne lui fit pas perdre sa ferveur habituelle.

Toujours tranquille, méditatif, bon et discret, il revint à Saragosse, prit congé de Notre-Dame du Pilar et rejoignit Daimiel, où il s’occupa de la catéchèse.

Après la nuit du 21-22 juillet 1936, il prit le train avec Benito et Félix, à Malagón, pensant rejoindre Madrid. Mais ils furent arrêtés à Urda (Tolède), obligés de descendre et placés près du dépôt d’eau du chemin de fer. 

C’est là qu’ils furent fusillés tous les trois, le 25 juillet 1936. Leurs cadavres furent retrouvés à Yébenes (Tolède).

 

Ils font partie des vingt-six Passionistes béatifiés en 1989.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Benito Solana Ruiz

1882-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Benito naquit à Cintruénigo (Navarra), tout près du noviciat passioniste de Corella, le 4 janvier 1882, et fut baptisé le même jour. Il reçut la Confirmation en 1901.

Il ne put faire beaucoup d’études, parce qu’il avait décidé d’être un frère coadjuteur chez les Passionistes, et que sa famille s’y opposait. Mais il imposa sa décision et fit la profession à Corella en 1914, avec le nom de Benito de Notre-Dame de Villar.

Après quelques années à Daimiel, il partit pour Santa Clara (Cuba) et Tacubaya (Mexique), où il fit les vœux perpétuels.

On le remarquait pour ses bonnes façons. Il s’occupait de l’intendance de la maison et de l’église.

A cause de la persécution au Mexique, il repartit sur Cuba puis, en 1929 à Saragosse, où on lui confia l’infirmerie ; lui-même souffrait de fréquentes crises de rhumatisme, qu’il supportait patiemment.

Après quelques mois à Valencia, il partit pour Daimiel, peu avant le nuit tragique du 21-22 juillet 1936.

Il était parmi les trois Religieux qui furent arrêtés à Urdá (Tolède). C’est là qu’il fut fusillé, le 25 juillet 1936.

 

Il a été béatifié en 1989.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Ángel Darío Acosta Zurita

1908-1931

 

Cet “ange” naquit le 13 (ou le 20) décembre 1908 à Naolinco, Veracruz (Mexique), de Leopoldo Acosta et Dominga Zurita ; il reçut quelques jours après au baptême les noms de Ángel Darío, le 23 décembre.

Le papa était boucher, travailleur et honnête. La famille était chrétienne, et le petit garçon reçut la première communion à six ans, puis la Confirmation.

Les conditions de vie furent difficiles, car le papa perdit son bétail, tomba malade et mourut très vite. La jeune veuve fit face comme elle put à la situation de grande pauvreté, et Ángel Darío l’aida à s’occuper de ses quatre petits frères.

Ángel Darío faisait preuve de beaucoup de qualités, il était serviable, doux, réfléchi, ouvert aux autres, affectueux avec sa chère maman. C’était aussi un enfant de chœur pieux et fidèle aux pratiques chrétiennes.

Quand l’évêque fit une tournée de paroisses pour susciter des vocations sacerdotales, Ángel Darío sentit réellement l’appel de Dieu dans son cœur, mais en considération de sa situation familiale, l’évêque crut bon de ne pas l’accepter dans son séminaire, car il était le seul soutien solide de sa mère. Le pauvre Ángel Darío en fut bien triste, aussi sa mère demanda au curé d’appuyer sa demande auprès de l’évêque, qui alors l’accepta, d’abord comme externe puis, au vu de ses excellents résultats, lui accorda une bourse et l’admit comme séminariste.

C’étaient déjà des temps rudes pour l’Eglise, à cause de la révolution, et l’évêque décida de transférer son séminaire à Mexico. Ángel Darío s’y gagna tout de suite l’estime des supérieurs, par ses qualités de bonté, de douceur, d’application à l’étude et de profonde piété.

En plus de cela, Ángel Darío, qui aimait beaucoup le football, anima plusieurs années de suite son équipe, dont il était le capitaine.

Ángel Darío reçut l’ordination sacerdotale le 25 avril 1931 de Mgr Guizar y Valencia, et chanta sa première messe le 24 mai suivant à Veracruz.

Il fut vicaire à la paroisse de l’Assomption, à Veracruz, avec deux autres, Ráfael Rosas et Alberto Landa, qui assistaient leur curé, le père Justino de la Mora.

Dès son arrivée sur place, Ángel Darío montra sa ferveur et sa bonté, sa préoccupation pour la catéchèse des enfants et leur préparation au sacrement de la Réconciliation. Dans une de ses homélies, il s’exprima ainsi : La croix est notre force dans la vie, notre consolation au moment de la mort, notre gloire dans l’éternité. En faisant tout par amour pour le Christ crucifié, tout deviendra plus facile pour nous. Si Lui souffrit tellement en croix pour nous, à notre tour nous devons bien souffrir pour Lui.

La violence de la persécution poussa le curé à avertir plusieurs fois ses vicaires du danger qu’ils couraient pour leur vie, du seul fait d’être prêtres ; il leur permettait de choisir en toute liberté soit de se cacher soit même de rentrer dans leurs familles, selon qu’ils le jugeaient préférable. Tous trois cependant furent unanimes dans leur décision et dans leur réponse : Nous sommes disposés à n’importe quelle conséquence même grave, pourvu que nous accomplissions notre devoir de prêtres.

Ils se savaient exposés au martyre et s’y préparaient chaque jour mieux, tandis que la persécution se déchaînait contre Dieu et contre l’Eglise catholique, jusqu’à la promulgation de la fameuse Loi Tejeda, qui voulait supprimer tous les prêtres de l’Etat de Veracruz, pour en finir avec le “fanatisme du peuple”, et menaçant de mort tout récalcitrant. Le gouverneur envoya ainsi à chaque prêtre un document où il exigeait d’eux l’application de la loi. Le père Ángel Darío reçut sa lettre le 21 juillet, elle portait le numéro 759.

Le père Ángel Darío était clairvoyant, mais restait très tranquille, et même montrait une sereine joie.

Le 25 juillet de bonne heure, arriva à la paroisse la mère d’Ángel Darío, qui ne l’avait pas vu depuis son ordination sacerdotale ; elle assista à la messe de son fils, avec beaucoup d’émotion.

La date fixée pour l’entrée en vigueur de la loi était justement ce 25 juillet. Ce jour-là, il pleuvait et tout se passait normalement dans la paroisse de l’Assomption. L’église était pleine d’enfants, venus avec leurs catéchistes, et beaucoup d’adultes aussi, qui voulaient recevoir le sacrement de la Réconciliation.

A 18 heures 10, plusieurs hommes en uniforme militaire entrèrent par les trois portes de l’église et se mirent à tirer sur les prêtres. Le père Landa fut gravement blessé, le père Rosas échappa miraculeusement, protégé par le pupitre ; le père Ángel Darío qui revenait du baptistère où il avait baptisé un petit bébé, s’écroula, criblé de balles, réussissant à crier : “Jésus !”.

En entendant les coups de feu, le curé sortit de la sacristie et demanda aux assassins de lui tirer dessus aussi, mais ils étaient déjà partis. Le pauvre curé s’approcha du père Ángel Darío : il ne pouvait que tracer un ultime signe de croix sur son front.

Le père Ángel Darío avait exactement trois mois de sacerdoce. 

Immédiatement prévenu, l’évêque rédigea une lettre de protestation au gouverneur, lui rappelant que, tandis qu’il faisait mourir ses prêtres en train de prêcher la Bonne Nouvelle aux fidèles, les anges présentaient à Dieu ces martyrs : si son diocèse était dans la peine pour tant de douleur, il n’en serait cependant que plus fort et rien ne saurait ébranler le Rocher de Dieu.

 

Ángel Darío fut béatifié en 2005, à Guadalajara (Mexique). Son corps repose en la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption à Veracruz et le Martyrologe le commémore au 25 juillet.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

 

Teodomiro

† 851

 

Ce jeune martyr vivait à Cordoue, quand se déchaîna la persécution mahométane de Abderramán.

 

Teodomiro était un jeune homme. Il venait d’assister au martyre de deux diacres : Sisenando et Pablo, exécutés respectivement les 16 et 20 juillet.

 

Il s’était antérieurement retiré dans quelque monastère pour y grandir dans la voie de la perfection. Saint Euloge, à qui nous devons ces informations, ne précise pas dans quel monastère il vivait : on croit que c’était à Carmona, à l’est de Séville.

 

La loi en vigueur punissait de la décapitation toute personne qui aurait parlé ouvertement contre le prophète Mahomet. Teodomiro préféra la Vérité et témoigna courageusement.

 

Il fut à son tour décapité le 25 juillet 851, jour où le mentionne le Martyrologe. 

 

Le corps de Pablo était resté sans sépulture plusieurs jours après son martyre, devant le palais du gouvernement, de sorte que les chrétiens zélés qui s’enhardirent à récupérer le corps de Teodomiro, prirent aussi celui de Pablo et les ensevelirent ensemble dans le sanctuaire de san Zoilo, pour plus tard les mettre à l’abri dans le sanctuaire des Saints Fausto, Januario et Marcial, où ils furent retrouvés en 1565.

 

Successivement, en 1609, une partie des reliques de Teodomiro fut reportée au monastère de la Mère de Dieu à Carmona, où se trouvaient des religieuses Dominicaines. 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Jacques le Majeur

Ier siècle

 

D’après les Actes des Apôtres, Jacques fut le premier des apôtres à souffrir le martyre (Ac 12:2), en l’an 43 ou 44.

S’il est vrai que cet apôtre fut l’évangélisateur de l’Espagne, il faudrait placer cet apostolat entre 33 et 43, mais nous ne possédons pas de documents historiques sûrs de cette période.

Quand des auteurs valables y font allusion, il se trouve que leurs écrits ne sont pas authentiques.

Commençons donc par l’Ecriture.

Jacques, avec son frère Jean, sont appelés par Jésus-Christ tandis qu’ils sont en train de réparer leurs filets de pêcheurs (Mt 4:21-22) : Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

Jacques est, avec Pierre et Jean, le témoin d’événements majeurs de la vie publique du Seigneur : la guérison de la belle-mère de Pierre, la résurrection de la fille de Jaïre, la Transfiguration, l’agonie à Gethsémani.

Il avait ses moments de faiblesse, comme tout homme et comme tout apôtre aussi : il n’était pas mécontent de voir sa mère demander pour lui à Jésus une place d’honneur dans le Royaume, et n’eut pas la force de veiller une heure (Mt 26:40) ; puis comme tous les autres, il disparut de Gethsémani quand on vint arrêter Jésus.

Passée la Pentecôte, les Apôtres allèrent évangéliser les nations et, mis à part saint Paul qui, lui, n’était pas des Douze, les Actes ne disent rien sur leurs apostolats respectifs. Seules des traditions orales et locales nous sont parvenues.

Que fit donc Jacques, pendant une dizaine d’années ?

Nous allons ici nous inspirer d’une ignorante, la bienheureuse Anna Katharina Emmerick (voir au 9 février), qui n’avait aucune culture humaine et ne parlait que de ce qu’elle “voyait” dans ses visions. Son secrétaire n’était pas plus docte qu’elle, il s’efforçait de ne transcrire que ce qu’il entendait d’elle. Bien sûr, l’Eglise ne s’est pas prononcée sur ces révélations particulières et il ne faut pas recevoir ces lignes comme l’Evangile. Même les Mystiques ont leurs imperfections et leurs inexactitudes, mais les détails eux-mêmes qu’on va lire laissent supposer une information qui n’est pas humaine.

Jacques le Majeur était grand ; il avait de larges épaules, sans cependant être gros ; il avait le teint blanc, les cheveux noirs et la barbe brunâtre. Il était tout à la fois grave et serein.

Dans son voyage de Jérusalem en Espagne, il passa par les îles grecques et par la Sicile, puis il longea par mer la côte d’Espagne, jusqu’à un détroit semblable à celui qui sépare la France de l’Angleterre ; enfin il aborda à terre à Gadès. Il y a là une presqu’île avec un cap.

Il resta environ quatre ans dans (l’Espagne) et y fit plusieurs voyages.

Il avait laissé en Espagne sept disciples pour continuer à prêcher l’Evangile pendant qu’il faisait un voyage à Rome. Puis il revint à Gadès, alla à Saragosse, à Grenade, puis en Galice. 

Avant de retourner à Jérusalem, il s’arrêta visiter Marie et son frère Jean à Ephèse, puis arriva à Jérusalem, où il fut arrêté peu de temps avant le jour de Pâques.

Jacques fut conduit sur le Calvaire, on lui banda les yeux, on attacha ses mains de chaque côté d’une pierre où on le mit assis, et il fut décapité.

Des disciples purent récupérer le corps de l’apôtre martyr ; ils l’ensevelirent d’abord près de Jérusalem, puis plus tard le transportèrent secrètement en Espagne.

(Pour la précision, les expressions en italique sont tirées textuellement de la traduction française des “Visions” ; les autres phrases résument le reste du texte).

 

D’après ce que disent les Actes des Apôtres, saint Jacques fut donc martyrisé peu avant Pâques, ce qui place ce martyre plutôt en avril, et les Grecs l’avaient mis au 30 avril. Plus tard, lors d’une “découverte” des reliques du Saint en Galice qui aurait eu lieu un 25 juillet, on a inséré la fête de saint Jacques à cette date, où elle est restée au Martyrologe et dans le calendrier romain.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:04

John Boste

1544-1594

 

John naquit, dit-on, dans une bonne famille chrétienne de Dufton (Westmoreland) vers 1544.

Il perdit peut-être la foi quelque temps, ou bien sa famille était-elle protestante : le fait est qu’il se convertit au catholicisme en 1576, à Brome (Suffolk).

Il avait étudié au Collège Royal d’Oxford entre 1569 et 1572 et reçu le diplôme de Fellow.

Après sa conversion, il remit son titre de Fellow et gagna la France où il se prépara au sacerdoce. Il fut ordonné prêtre à Reims en 1581 et fut envoyé en Angleterre, où il développa une très intense activité missionnaire dans le Nord du pays, souvent accompagné par John Speed.

Son activité était telle, que les persécuteurs mirent en place des mesures extraordinaires pour le capturer. Après plusieurs tentatives manquées de l’arrêter, il fut pris à Waterhouses, chez William Claxton, près de Durham, trahi par un espion à la solde des autorités (1593). On visite toujours l’endroit de son arrestation.

Il fut conduit à la Tour de Londres pour y être interrogé. Pendant ce temps, il se montra résolu, courageux, joyeux et aimable, bien qu’il fût terriblement torturé. 

Renvoyé à Durham pour y être jugé, il montra un courage et une résolution sans faille, induisant au repentir son compagnon, George Swalwell (ou Swalowell), un ministre protestant converti qui avait rétracté sa foi par peur, et à qui il donna l’absolution publiquement devant la cour (voir au 26 juillet). 

John refusa de se reconnaître un traître, affirmant : Ma fonction est d’envahir les âmes, et pas de me mêler d’invasions politiques. Il fut condamné à mort. 

L’exécution eut lieu près de Durham, à Dryburn, le 24 juillet 1594, où John fut, selon la formule, pendu, étripé et écartelé. En montant à l’échafaud, il récitait l’Angelus. 

L’exécution fut particulièrement brutale : il fut très brièvement pendu, de sorte qu’il tenait encore debout quand on le déposa, donc bien vivant ; dans cette position, il fut dépecé de la façon la plus cruelle. C’est un témoin oculaire qui en a fait un récit, Christopher Robinson, qui souffrit à son tour le martyre quelques temps après (voir au 31 mars). D’après un autre témoin, John criait : Que Jésus te pardonne, au moment où on lui arrachait le cœur de la poitrine.

John Boste fut béatifié en 1929 et canonisé en 1970, parmi les Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Le Martyrologe le mentionne au 24 juillet, tandis qu’en Angleterre une fête commune célèbre tous ces Martyrs le 25 octobre.

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