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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

José Fernández de Ventosa

1553-1838

 

Né le 3 septembre (ou le 26 novembre) 1775 à Ventosa de la Cuesta (Ávila, Espagne), José était le septième fils de Antonio Bartolomé Fernández de Buenaposada et Manuela de Ventosa Vázquez, une famille où aucun des enfants ne se maria. L’aînée mourut même avant la naissance de José.

Il fut baptisé le 3 décembre suivant et confirmé le 25 janvier 1788.

Après ses études, José demanda son admission au couvent dominicain de Saint-Paul-de-Valladolid, où il se trouva tout-à-fait à l’aise.

Il fut ordonné prêtre en 1799, et vint à Ventosa retrouver les siens, qui connaissaient déjà son désir de partir aux missions lointaines.

Il attendit encore quelques années, mais après la mort de son père (1804), il partit pour l’Orient, où on l’attendait dans le nord-Vietnam. Le voyage fut tellement pénible, que sa santé s’en trouva altérée pour le reste de ses jours. Malgré cette dysenterie chronique, il se donna sans compter à l’apostolat auprès des Vietnamiens, qui étaient conquis par la douceur et l’humilité du prêtre ; mais certains le jalousaient…

Il fut vicaire provincial de l’Ordre dominicain au Vietnam.

Lors de la persécution, il chercha un refuge dans une partie apparemment plus paisible du Tonkin, où cependant il fut dénoncé et découvert, en compagnie d’un autre prêtre.

Comme il était âgé de soixante-deux ans et paralysé d’un côté, il ne pouvait marcher et on le porta dans une cage jusqu’à Vi-Hoang, où se trouvaient déjà les deux évêques Delgado et Henarés.

Le 24 juillet 1838, il comparut devant le gouverneur, qui lui proposa de le renvoyer sain et sauf en Espagne, s’il acceptait de fouler aux pieds la croix. Le saint missionnaire refusa.

D’après le droit commun du pays, il ne pouvait être condamné à mort, ayant plus de soixante ans. Mais sa persévérance dans l’amour du Christ lui valut quand même la palme du martyre. On le porta au lieu du supplice, où il ne pouvait se rendre à cause de son infirmité.

Il fut décapité à Nam Đinh.

 

Le père José Fernández fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988 ; son dies natalis est mentionné au 24 juillet, tandis qu’une fête liturgique commune célèbre ensemble tous les Martyrs du Vietnam, le 24 novembre.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Richard Simpson

1553-1588

 

Né vers 1553 à Well (Yorkshire), Richard Simpson (ou Sympson) semble avoir été un prêtre anglican passé au catholicisme.

Ayant refusé de prêter le serment de fidélité au roi, il fut emprisonné ; relâché, il gagna le Collège anglais de Douai en 1577.

On ne sait la date exacte de son ordination sacerdotale dans le catholicisme. En effet, le Collège allait être démobilisé de Douai à Reims, et le registre eut quelques lacunes. Il est toutefois certain que Richard fut ordonné à Bruxelles, dans les quatre mois qui suivirent son admission au Collège, et que dès le 17 septembre il repartait pour son pays natal en qualité de prêtre missionnaire.

Il exerça le saint ministère dans le Lancashire et le Derbyshire.

Il aurait subi un premier exil en 1585, mais serait vite rentré au pays.

En janvier 1588, dans le Peak District, il rencontra un inconnu qui lui parlait avec une telle véhémence de sa foi catholique, que Simpson finit par parler de son sacerdoce : c’était un traquenard ; Simpson fut dénoncé et arrêté dès son arrivée à la prochaine ville. Emprisonné à Derby, il fut condamné à mort pour trahison aux assises de printemps, mais renvoyé aux assises d’été.

Plusieurs récits affirment que le père Simpson aurait exprimé des velléités de célébrer le culte anglican ou du moins d’en écouter un sermon. On ne peut le prouver de facto.

Un autre récit précise que les déclarations de Simpson ne satisfaisaient pas le juge, lequel ne voulut ni le condamner ni le libérer, mais le renvoya à un jugement ultérieur.

Un autre auteur propose une analyse politique de la situation qui expliquerait mieux ce délai : c’est que la reine, craignant une intervention de l’Espagne catholique, aurait suspendu pendant une dizaine de mois les exécutions capitales de prêtres ; c’est ainsi qu’après l’exécution de George Douglas à York en septembre 1587, il n’y eut pas d’autre exécution jusqu’en juillet 1588, quand fut alors exécuté Richard Simpson ; une trentaine d’autres furent ensuite exécutés cette année-là.

A Derby Gaol, Richard Simpson fut rejoint par les pères Nicholas Garlick et Robert Ludlam (voir les notices de ces deux prêtres). Quelle qu’eût été la cause du délai apporté à l’exécution de Simpson, il resta fidèle à sa foi catholique, avec ses deux Confrères, jusqu’au bout.

Le 23 juillet 1588, les trois prêtres furent accusés de trahison et condamnés à la pendaison, l’éviscération et l’écartèlement, la sentence devant être exécutée le lendemain. En voici les termes : 

Chacun de vous trois sera conduit à l’endroit d’où vous êtes venus, et de là sera tiré sur une claie jusqu’au lieu de l’exécution. Vous serez pendus séparément, mais remis à terre encore en vie ; on vous coupera le pénis ; vos entrailles vous seront retirées et brûlées devant vous ; on vous coupera la tête ; vos corps seront taillés en quatre parties, qui seront à la disposition de la Reine ; et que le Seigneur ait pitié de vos âmes.

Ils passèrent leur dernière nuit en compagnie d’une femme elle aussi condamnée à mort pour meurtre : durant la nuit, ils la réconcilièrent dans la foi catholique et elle fut pendue avec eux le lendemain.

Le 24 juillet donc, les trois prêtres furent mis sur des claies et tirés jusqu’au pont Sainte-Marie, où eut lieu l’exécution. 

Quand ils arrivèrent au pont, le chaudron n’était pas prêt pour brûler les entrailles des victimes. C’était, paraît-il, fréquent, les gens de l’endroit n’étant pas très au courant du rituel de cette boucherie.

Simpson devait être exécuté le premier, mais Garlick se présenta devant lui, embrassa l’échelle et passa le premier, vraisemblablement parce qu’il voyait que Simpson était un peu craintif ou même allait manquer de courage. Son exemple lui redonna courage en effet, il fut exécuté en second et souffrit avec grande constance, même s’il n’exprimait pas les mêmes signes de joie que ses Compagnons. Ludlam fut le troisième.

Quand on s’apprêta à écarteler le corps du père Simpson, on s’aperçut qu’il portait un cilice. La foule cria Un diable, un diable !, mais quelqu’un de plus intelligent expliqua qu’il le portait en signe de repentance.

 

Ce triple martyre eut lieu le 24 juillet 1588 et les trois prêtres furent béatifiés en 1987.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Robert Ludlam

1551-1588

 

Né vers 1551 dans le Derbyshire, Robert était fils d’un petit propriétaire. 

Il s’inscrivit en 1575 au Collège Saint Jean d’Oxford, qu’il quitta cependant avant le diplôme, après deux ou trois ans, avant de rejoindre le Collège anglais de Reims en 1580 et il fut ordonné prêtre en 1581.

De retour en Angleterre dès 1582, il y exerça le saint ministère pendant six ou sept ans, très estimé pour sa douceur et sa bonté.

Il fut arrêté avec un autre prêtre, Nicholas Garlick, le 12 juillet 1588 à Padley, chez les Fitzherbert, où le comte de Shrewsbury fit une descente en règle.

On arrêta ensemble le père Garlick, le père Ludlam, John Fitzherbert, son fils Anthony, trois de ses filles (Maud, Jane et Mary), et dix domestiques.

A Derby Gaol, les deux prêtres retrouvèrent le père Richard Simpson, récemment condamné à mort, mais dont l'exécution fut suspendue, parce qu’il aurait exprimé des velléités de participer à un service protestant ou peut-être parce que la reine aurait donné l’ordre de suspendre l’exécution de prêtres, pour réduire la menace d’une invasion de la part de l’Espagne. Que Simpson ait eu ou non quelque hésitation auparavant, il resta toujours fidèle après avoir rencontré Garlick et Ludlam.

Le 23 juillet 1588, les trois prêtres furent condamnés pour être entrés dans le royaume et avoir «séduit» les sujets de la reine. 

Les trois prêtres furent accusés de trahison et condamnés à la pendaison, l’éviscération et l’écartèlement, la sentence devant être exécutée le lendemain. En voici les termes : 

Chacun de vous trois sera conduit à l’endroit d’où vous êtes venus, et de là sera tiré sur une claie jusqu’au lieu de l’exécution. Vous serez pendus séparément, mais remis à terre encore en vie ; on vous coupera le pénis ; vos entrailles vous seront retirées et brûlées devant vous ; on vous coupera la tête ; vos corps seront taillés en quatre parties, qui seront à la disposition de la Reine ; et que le Seigneur ait pitié de vos âmes.

Les trois prêtres passèrent leur dernière nuit en compagnie d’une femme elle aussi condamnée à mort, pour meurtre : durant la nuit, ils la réconcilièrent dans la foi catholique et elle fut pendue avec eux le lendemain.

Le 24 juillet donc, les trois prêtres furent mis sur des claies et tirés jusqu’au pont Sainte-Marie, où eut lieu l’exécution. 

Quand ils arrivèrent au pont, le chaudron n’était pas prêt pour brûler les entrailles des victimes. C’était, paraît-il, fréquent, les gens de l’endroit n’étant pas très au courant du rituel de cette boucherie.

Le père Garlick en profita pour faire aux gens une longue homélie sur le salut de leurs âmes, ignorant les efforts des hommes pour le faire taire. 

Ludlam fut exécuté le troisième ; il souriait pendant l’exécution de Garlick, et souriait encore quand vint son tour. Ses derniers mots furent : Venite, benedicti Dei (Venez, les Bénis de Dieu).

Ce martyre eut lieu le 24 juillet 1588.

 

Les trois prêtres furent béatifiés en 1987.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Nicholas Garlick

1555-1588

 

Né vers 1555 à Glossopdale (Vinting, Derbyshire), Nicholas fut inscrit en 1575 à Gloucester Hall (actuel Collège Worcester, Oxford).

On ne sait exactement pourquoi il ne resta que quelques mois dans ce collège, sans recevoir son diplôme, bien qu'il fût noté comme bon élève en poésie, rhétorique et philosophie. On a parlé de nomination comme enseignant dans une école de Tideswell, ou du refus de faire le serment d'allégeance à la Royauté.

Il semble bien qu'il ait été enseignant pendant six ou sept ans à Tideswell. Il y aurait exercé avec beaucoup d'amour, et beaucoup de résultats auprès de ses élèves. En effet, trois de ses élèves devinrent prêtres, dont un devint martyr (Christopher Buxton, voir au 1er octobre), et un autre supérieur de la congrégation des Bénédictins d'Angleterre (Robert Bagshaw), qui assista au martyre de son professeur.

Garlick intégra le collège anglais de Reims en 1581 et fut ordonné prêtre en 1582.

De retour en Angleterre dès 1583, il fut bientôt arrêté et exilé avec soixante-douze autres prêtres en 1585.

Arrivé à Reims le 17 octobre, il repartait en Angleterre deux jours plus tard.

Il y resta deux ans et demi. On sait qu'il était à Londres en avril 1586 ; il exerça aussi avec diligence dans le Hampshire et le Dorsetshire. On parle aussi de sa présence dans le Derbyshire.

Il fut arrêté avec un autre prêtre, Robert Ludlam, le 12 juillet 1588 à Padley, chez les Fitzherbert, où le comte de Shrewsbury fit une descente en règle.

On arrêta ensemble le père Garlick, le père Ludlam, John Fitzherbert, son fils Anthony, trois de ses filles (Maud, Jane et Mary), et dix domestiques.

A Derby Gaol, les deux prêtres retrouvèrent le père Richard Simpson, récemment condamné à mort, mais dont l'exécution fut suspendue, parce qu’il aurait exprimé des velléités de participer à un service protestant ou peut-être parce que la reine aurait donné l’ordre de suspendre l’exécution de prêtres, pour réduire la menace d’une invasion de la part de l’Espagne. Que Simpson ait eu ou non quelque hésitation auparavant, il resta fidèle après avoir rencontré Garlick et Ludlam.

Le 23 juillet 1588, les trois prêtres furent condamnés pour être entrés dans le royaume et avoir «séduit» les sujets de la reine. Garlick, qui servait de porte-parole, répondit : Je ne suis pas venu pour séduire, mais pour induire les gens à la foi catholique. C’est à cette fin que je suis entré dans le pays, et que j’ai l’intention de travailler aussi longtemps que je vivrai.

Une autre discussion eut lieu entre la Cour et Garlick, quand on lui demanda s’il voulait être jugé par les jurés ou par les juges des Assises seulement. Garlick, sachant qu’il n’éviterait pas l’inculpation, répondit qu’il ne voulait pas mettre son sang entre les mains de pauvres gens, mais qu’en revanche il était persuadé de céder sur ce point ; le procès fut donc assuré par les jurés.

Les trois prêtres furent accusés de trahison et condamnés à la pendaison, l’éviscération et l’écartèlement, la sentence devant être exécutée le lendemain. En voici les termes : 

Chacun de vous trois sera conduit à l’endroit d’où vous êtes venus, et de là sera tiré sur une claie jusqu’au lieu de l’exécution. Vous serez pendus séparément, mais remis à terre encore en vie ; on vous coupera le pénis ; vos entrailles vous seront retirées et brûlées devant vous ; on vous coupera la tête ; vos corps seront taillés en quatre parties, qui seront à la disposition de la Reine ; et que le Seigneur ait pitié de vos âmes.

Quand les trois prêtres laissèrent le banc des accusés, Garlick proclama : J’ai pensé que Cain ne serait jamais satisfait tant qu’il n’aurait pas le sang de son frère Abel.

Les trois prêtres passèrent leur dernière nuit en compagnie d’une femme elle aussi condamnée à mort pour meurtre : durant la nuit, ils la réconcilièrent dans la foi catholique et elle fut pendue avec eux le lendemain.

Le 24 juillet donc, les trois prêtres furent mis sur des claies et tirés jusqu’au pont Sainte-Marie, où eut lieu l’exécution. Garlick resta plein d’esprit et de bonne humeur jusqu’à la fin. Un passant vint lui rappeler qu’ils avaient souvent chassé ensemble, à quoi Garlick répondit : C’est vrai, mais maintenant je vais donner un coup comme je n’en ai jamais donné dans ma vie.

Quand ils arrivèrent au pont, le chaudron n’était pas prêt pour brûler les entrailles des victimes. C’était, paraît-il, fréquent, les gens de l’endroit n’étant pas très au courant du rituel de cette boucherie.

Le père Garlick en profita pour faire aux gens une longue homélie sur le salut de leurs âmes, ignorant les efforts des hommes pour le faire taire. A la fin, il lança parmi la foule une quantité de petits papiers qu’il avait écrits en prison et dans lesquels, disait-il, il y avait la preuve de ce qu’il affirmait. Un auteur rapporte que tous ceux qui les lurent se réconcilièrent avec l’Eglise catholique.

Simpson devait être exécuté le premier, mais Garlick se présenta devant lui, embrassa l’échelle et passa le premier, vraisemblablement parce qu’il voyait que Simpson était un peu craintif ou même manquait de courage. Son exemple lui redonna courage en effet, il fut exécuté en second et souffrit avec grande constance, même s’il n’exprimait pas les mêmes signes de joie que ses Compagnons. Ludlam fut le troisième ; il souriait pendant l’exécution de Garlick, et souriait encore quand vint son tour.

Ce martyre eut lieu le 24 juillet 1588.

Robert Bagshaw, mentionné plus haut, raconte qu’il assista à ce supplice et que, de nuit, il alla, bien armé,  aux divers endroits où furent exposées les têtes des Martyrs ; il détacha celle qui se trouvait accrochée au toit d’une maison près du pont, sans que les gardiens n’intervinssent. Il l’enterra le plus décemment qu’il put, et s’efforça d’aller récupérer les autres parties du corps. Un auteur du 19e siècle prétendit que le chef de Garlick se trouvait dans le cimetière de Tideswell, mais on ne l’a jamais retrouvé.

Les trois prêtres furent béatifiés en 1987.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Kinga de Hongrie

1234-1293

 

Née à Buda (Hongrie), Kinga (Cunegunda, Cunégonde) était de la famille royale de Hongrie, fille de Bela IV de Hongrie et nièce de sainte Elisabeth de Hongrie.

Cette famille avait aussi d’autres liens avec la sainteté : Kinga était la petite nièce de sainte Edwige de Silésie, et avait elle-même deux sœurs qui furent la bienheureuse Yolande et sainte Marguerite de Hongrie.

Elle épousa, d’ailleurs contre son gré, le roi Boleslas V le Chaste, futur roi de Pologne, avec l’accord duquel ils vécurent tous deux chastement. Les deux époux royaux s’employèrent à des œuvres de charité, visitant les pauvres et les malades.

Kinga organisa et soutint la reconstruction de la région dévastée par la guerre et les invasions Tartares. Le peuple l’aimait beaucoup, reconnaissant envers sa consolatrice et sa mère nourricière. 

C’est elle qui aurait offert au peuple polonais la si fameuse mine de sel de Wieliczka, toujours en activité aujourd’hui. Sainte Kinga est pour cela la patronne des mineurs.

Kinga favorisa beaucoup la canonisation de l’évêque saint Stanislas de Cracovie.

A la mort de son saint époux (1279), elle vendit tout ce qu’elle possédait au profit des pauvres et, au lieu de recevoir la couronne de son époux, qu’on lui proposait, elle devint religieuse clarisse à Stary Sącz (Małopolskie, Pologne) en 1288. C’est elle qui avait fondé ce monastère, où elle vécut dans une parfaite humilité, discrète et effacée, imposant le silence sur son ancien statut royal.

Elle mourut dans ce monastère, le 24 juillet 1292.

 

Elle a été canonisée en 1999.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

 

John Boste

1544-1594

 

John naquit, dit-on, dans une bonne famille catholique de Dufton (Westmoreland) vers 1544.

 

Il perdit peut-être la foi quelque temps, ou bien sa famille était-elle protestante : le fait est qu’il se convertit au catholicisme en 1576, à Brome (Suffolk).

 

Il avait étudié au Collège Royal d’Oxford entre 1569 et 1572 et reçu le diplôme de Fellow.

 

Après sa conversion , il remit son titre de Fellow et gagna la France où il se prépara au sacerdoce. Il fut ordonné prêtre à Reims en 1581 et fut envoyé en Angleterre, où il développa une très intense activité missionnaire dans le Nord du pays, souvent accompagné par John Speed.

 

Son activité était telle, que les persécuteurs mirent en place des mesures extraordinaires pour le capturer. Après plusieurs tentatives manquées de l’arrêter, il fut pris à Waterhouses, chez William Claxton, près de Durham, trahi par un espion à la solde des autorités (1593). On visite toujours l’endroit de son arrestation.

 

Il fut conduit à la Tour de Londres pour y être interrogé. Pendant ce temps, il se montra “résolu, courageux, joyeux et aimable”, bien qu’il fût terriblement torturé. 

 

Renvoyé à Durham pour y être jugé, il montra un courage et une résolution sans faille, induisant au repentir son compagnon, George Swalwell (ou Swalowell), un ministre protestant converti qui avait rétracté sa foi par peur, et à qui il donna l’absolution publiquement devant la cour. (1)

 

John refusa de se reconnaître un traître, affirmant : “Ma fonction est d’envahir les âmes, et pas de me mêler d’invasions politiques”. Il fut condamné à mort. 

 

L’exécution eut lieu près de Durham, à Dryburn, le 24 juillet 1594, où John fut, selon la formule, “pendu, étripé et écartelé”. En montant à l’échafaud, il récitait l’Angelus. 

 

L’exécution fut particulièrement brutale : il fut très brièvement pendu, de sorte qu’il tenait encore debout quand on le déposa, donc bien vivant ; dans cette position, il fut dépecé de la façon la plus cruelle. C’est un témoin oculaire qui en a fait un récit, Christopher Robinson, qui souffrit à son tour le martyre quelques temps après.(2) D’après un autre témoin, John criait : “Que Jésus te pardonne”, au moment où on lui arrachait le cœur de la poitrine.

 

John Boste fut béatifié en 1929 et canonisé en 1970, parmi les Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

Le Martyrologe le mentionne au 24 juillet, tandis qu’en Angleterre une fête commune célèbre tous ces Martyrs le 25 octobre.

 

 

 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Christina de Bolsena

IVe siècle

 

Sainte Christina avait onze ans et fut martyrisée par son propre père, au temps de l’empereur Dioclétien, donc dans les premières années du IVe siècle, quand cet empereur déclancha une persécution générale contre les Chrétiens.

C’est ce qu’on peut dire de certain à propos de cette Sainte, si connue et si vénérée à Bolsena, petite localité du Latium au nord de Rome.

Il est bien possible que les hagiographes du tardif Moyen-Âge aient quelque peu amplifiés les détails et les événements du long martyre de Christina, mais certains faits semblent bien corroborés même au-delà des diverses versions des récits qui nous sont parvenus.

Le père de Christina, donc, Urbano, un officier de l’empire, voulait faire apostasier sa fille et pour cela, l’enferma avec d’autres jeunes filles qui devaient la convaincre de renier sa foi et de sacrifier à des idoles.

Christina ayant résisté à toutes les propositions, son père la fait flageller et la présente au tribunal. Une série de supplices (fouet, roue, feu) ne peut rien contre la jeune fille, qui au contraire guérit de ses plaies sur intervention des anges.

Obstiné et furieux, Urbano veut la faire noyer dans le lac voisin et lui fait attacher une grosse pierre au cou. Mais cette pierre se met à flotter sur l’eau, et ramène Christina sur le rivage. Ce prodige est peut-être le plus spectaculaire de toute cette histoire, le plus étonnant aussi et le plus difficile à croire, mais c’est justement cette pierre qui deviendra célèbre plus tard, lors du “Miracle de Bolsena”.

Voyant donc sa fille vivante alors qu’il la croyait noyée dans le lac, Urbano est profondément frappé, et meurt subitement.

Son successeur, Dione, voulut se faire un devoir de reprendre les efforts d’Urbano, et se déchaîna encore contre Christina, en vain. Au contraire, la pauvre petite fille devenait de plus en plus célèbre, et à la mort de Dione, un autre magistrat, Iulianus, tenta à son tour de faire apostasier Christina.

Il est dit de Dione qu’il fit jeter Christina dans de l’huile bouillante, qui ne lui fit rien, puis la fit raser et traîner nue par les rues, puis qu’elle fut invitée à adorer la statue d’Apollon, qu’elle réduisit en miettes d’un seul regard.

Iulianus à son tour aurait fait subir à Christina le supplice du feu, dont elle sortit indemne. On conserverait encore maintenant cette chaudière dans les environs de Bolsena. Christina aurait ensuite été douloureusement mutilée, puis transpercée de flèches.

Un récit similaire existe chez les Grecs, qui font de Christina une martyre de Tyr en Phénicie, mais il y aurait là une erreur, une confusion entre la ville de Tyr et les Tirreni, nom donné par les Grecs aux Etrusques, et qu’on abrégeait en Tyr.

Les restes de Christina se conservaient traditionnellement dans un sarcophage à Bolsène ; on en aurait porté une partie en d’autres régions d’Italie, ce qui explique le culte de sainte Christina dans le sud de l’Italie (Campobasso) et jusqu’à Palerme.

A Bolsena, la pierre qui ramena Christina sur le rivage du lac a été utilisée comme pierre d’autel. C’est sur cette pierre qu’advint le non moins fameux “Miracle de Bolsène”, qui sera relaté dans un autre article.

 

Sainte Christine est commémorée au Martyrologe Romain le 24 juillet.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Marciana Valtierra Tordesillas

1905-1936

 

Née le 6 mars 1905, Marciana était la dernière des dix enfants (quatre garçons et six filles) de Manuel Dimas et Lorenza.

Sa maman ne put l’allaiter et dut prendre une nourrice. Marciana fut toujours de faible constitution.

Toute petite, quand elle ne parlait pas encore bien, elle était sensible aux pauvres et, en les voyant, demandait à sa mère : Maman, encore, plus ! Et elle annonçait son désir : Quand je selai glande, je selai moniale (Quando sea mayol voy a sel monca).

Elle fréquenta le collège de la Sainte Famille et fut confirmée en 1910, à cinq ans.

Sa maman mourut bientôt, très saintement. Marciana ressentait beaucoup son absence, et l’écrivait à sa sœur Marcelina, mais elle se confia totalement à sa Mère céleste, la Vierge Marie.

A quatorze ans, elle assista à la cérémonie de la consécration de l’Espagne au Sacré-Cœur, par le roi Alfonso XIII, au Cerro de los Ángeles (1919). 

Ses compagnes de jeunesse l’aimaient beaucoup pour sa joie, pour son sourire, pour sa piété et sa discrétion.

On se doutait de sa vocation religieuse, mais elle attendit.

Elle entra finalement au Carmel de Guadalajara en 1929, et prit le nom de Ángeles de Saint-Joseph. C’était en souvenir de Notre Dame des Anges, la patronne de son pays natal.

Elle reçut l’habit religieux en 1930, fit la profession en 1931 ert les vœux solennels en 1934.

Toujours modeste et pleine de zèle pour les missions, elle dira un jour à ses Consœurs : Que ce serait beau si nous pouvions verser notre sang pour le Christ ! Mais moi, je ne mérite pas cette grâce.

Ella la mérita effectivement. En juillet 1936, le régiment en garnison à Guadalajara se souleva. Quand la ville fut aux mains des miliciens, la Mère prieure ordonna aux Religieuses de prendre des habits civils pour se préparer à fuir. 

Leur aumônier, déjà déguisé en paysan, vint leur donner la communion, qui devait être leur viatique. Survint la sœur portière, qui les avertit de vite partir, car on montait de toutes parts pour incendier le monastère. Les Carmélites allèrent passer la nuit du 23 au 24 dans un hôtel et une pension proches.

La sœur Teresa pensa que les quatorze religieuses présentes dans la même maison pouvaient constituer un danger et proposa à celles qui le voulaient, de sortir avec elle. L’idée était bonne, mais une fois dans la rue, les religieuses se firent peut-être encore plus remarquer, par leur propre attitude : apeurées, timides, avec leurs cheveux si courts, contrairement aux autres femmes, elles furent immédiatement reconnues par une milicienne.

Les miliciens les poursuivirent, et elles cherchèrent à se réfugier chez des connaissances ; ne les trouvant pas, elles revinrent dans la rue, où les miliciens leur tirèrent dessus.

María Ángeles tomba immédiatement, ayant reçu une balle en plein cœur. Elle avait trente-et-un ans.

C’était le soir du 24 juillet 1936.

 

Elle fut béatifiée en 1995.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

Pablo Martínez Esteban

1898-1936

 

Pablo naquit le 22 mars 1898 à Los Balbases (Burgos, Espagne), de Julián et Lucía, qui le firent baptiser trois jours plus tard. La providence avait fait que saint Etienne protomartyr fût le patron de la paroisse, et aussi le nom de famille de la maman, aussi le prêtre qui le baptisa le consacra aussi à saint Etienne, protomartyr (voir au 26 décembre).

Pablo reçut la Confirmation en 1899.

Bientôt mourut la maman, et le papa se remaria. Il eut en tout six enfants. Le propre frère de Pablo, Timoteo, le suivit plus tard dans la même congrégation.

A douze ans, Pablo entra au séminaire des Frères maristes de Arceniega (Álava), et, en 1913, commença le noviciat. 

En 1914, il reçut l’habit et le nom religieux de Gaspar. L’année suivante, il fit la première profession.

Jusqu’en 1916, Frère Gaspar sera à Las Avellanas, puis sera transféré à Pamplona, en 1918 à Logroño, en 1919 à Barcelone, en 1920 à Madrid, où il fera la profession solennelle.

En 1923, il passa à Burgos, en 1924 à Mataró, en 1925 à Murcia, en 1927 de nouveau à Barcelone, en 1928 à Pamplona, en 1930 à Madrid, où il allait terminer sa vie terrestre.

Le Frère Gaspar fut un professeur consciencieux, qui n’oubliait pas sa mission évangélique en promouvant la congrégation mariale parmi ses élèves. Modèle de joie chrétienne, il s’oubliait pour être aux autres : les témoins disaient qu’il attirait l’attention par le fait qu’il ne se faisait jamais remarquer.

Il habitait Madrid avec le Frère Camerino ; tous deux furent arrêtés par des miliciens au soir du 23 juillet 1936, alors qu’ils dînaient. 

On sait seulement qu’ils furent assassinés pour le seul fait d’être des Religieux maristes, et qu’ils versèrent leur sang à Madrid le 24 juillet 1936.

 

Ils furent tous deux béatifiés en 2013.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

Ignacio González Calzada

1885-1936

 

Ignacio était né à Terrazos de Bureba (Burgos, Espagne) le 31 juillet 1885, en la fête de saint Iñigo (Ignace) de Loyola, dont il porta le nom.

La famille était très chrétienne : un voisin vit souvent le petit garçon prier le chapelet avec son père, au retour du travail des champs, avant d’arriver à la maison.

On ne fut donc pas surpris d’entendre Ignacio exprimer son désir de rejoindre les Frères des Ecoles Chrétiennes au séminaire de Bujedo.

Il y entra, à dix-sept ans. On lui trouva d’excellentes dispositions, mais aussi une mémoire plutôt paresseuse, qui devrait sans doute lui poser des problèmes pour ses études.

Toujours est-il qu’il reçut l’habit en 1902, avec le nom de Rogaciano. 

Le jeune aspirant se montra très docile et travailleur, et particulièrement humble, jusqu’à manger à genoux au réfectoire ou à baiser les pieds de ses confrères.

On le vit participer de tout son cœur aux travaux d’aménagements de la maison, car on s’apprêtait à recevoir d’autres Frères provenant de France, à cause des lois anticléricales.

En 1905, il eut la joie de voir arriver son jeune frère, qui prenait la même route que lui. Quant à Rogaciano, on l’envoya à Jerez, pour travailler à la cuisine. Il s’y montra soumis, évitant toute discussion, recevant avec joie qui arrivait tard, même la nuit.

Le pauvre Rogaciano souffrait déjà beaucoup de rhumatismes ; il peinait à monter et descendre les escaliers, mais il ne s’en plaignait jamais. Quand les Confrères remarquaient qu’il était débordé, ils l’aidaient comme ils pouvaient, et lui les remerciait tout confus, en leur promettant de prier une dizaine de chapelet à leurs intentions.

Dès qu’il le pouvait, il s’échappait pour aller se recueillir un moment devant le Saint-Sacrement ; on l’y voyait immobile, les larmes aux yeux. Il offrait ses souffrances, son travail, il priait pour l’Institut, pour le salut des âmes.

On l’envoya ensuite à Madrid, où il fut quatorze ans, toujours humble, toujours effacé, toujours disponible et souriant.

En 1935, il fut dans une autre maison près de Madrid, à Las Peñuelas, quartier Puente Vallecas. Lors de la révolution de 1936, les Frères furent généreusement maltraités et insultés.

Rogaciano fut arrêté le 24 juillet 1936, et assassiné le jour-même.

Il a été béatifié en 2013.

 

 

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