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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Antoni Enric Canut Isús

1874-1936

 

Né le 17 février 1874 à Llessui (Lérida, Espagne), il entra à seize ans au séminaire d’Urgel, où on put admirer sa parfaite soumission au règlement, son application à l’étude de latin.

Il entra au noviciat et fit la profession religieuse chez les Pères Salésiens de Sarriá (Barcelone) en 1894, fit les études et sa préparation pédagogique à Séville et Santander, puis Barcelone (Rocafort et Sarriá) et fut ordonné prêtre en 1901.

Préfet pendant trois ans à Béjar, confesseur à Cadix pendant quatre ans, il s’occupa ensuite de l’externat de Séville pendant quatre autres années, où il fonda le premier Cercle Dominique Savio pour les plus jeunes.

Après une année à Carmona, il sera confesseur pendant quatorze ans à Cadix (1913-1927) et à Ronda.

Au physique, le père Enric (Enrique) avait une démarche malaisée, et une vue assez faible, mais jouissait d’une lumière et d’une force intérieures qui firent l’admiration du peuple de Ronda.

Comme professeur, il enseigna l’arithmétique et la géométrie, où ses élèves faisaient de rapides progrès.

Un peu sec et réservé, il était d’une politesse exemplaire, très propre même avec des habits recousus. Autant il exigeait de ses élèves, autant son confessionnal était assiégé, tant par les Salésiens eux-mêmes que par les jeunes élèves.

A partir du 18 juillet 1936, les communistes mirent à sac et incendièrent les maisons religieuses. Les miliciens entrèrent dans le collège et prétendaient exiger de don Enrique qu’il leur montrât les soi-disant «passages souterrains», qui n’existaient pas. Le supérieur essaya de le débarrasser des intrus, lui conseillant de s’éloigner du collège, mais Enrique insista pour rester avec ceux de la communauté.

Le 24 juillet, les miliciens vinrent réunir tous les pères dans la salle du parloir, où ils se confessèrent tous au père Enrique. Le soir, on les obligea à sortir, avec quelques habits avec eux. Les religieux prirent congé les uns des autres, se disant au-revoir au ciel.

Enrique, avec le supérieur, se réfugièrent chez un grand ami, le prêtre José Furest (qui d’ailleurs sera à son tour martyrisé pour avoir été un ami des curés).

Le soir, les deux prêtres salésiens furent arrêtés, conduits jusqu’au Jardin de Gómez et là, après leur avoir lié les mains avec du fil de fer, deux miliciens les escortèrent l’un après l’autre et les assassinèrent au lieu-dit Corral de los Potros, pour le seul délit d’être des prêtres.

On ne peut imaginer quelles souffrances subit le père Enrique, qui était quasi aveugle et âgé de soixante-deux ans.

Il reçut ainsi la palme du martyre à Ronda (Málaga), le 24 juillet 1936.

Les cadavres des prêtres restèrent là pendant presque une journée, hués et insultés par les badauds. Finalement, on les porta au cimetière dans la fosse commune.

 

Don Enrique fut béatifié en 2007.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Marcos Morón Casas

1899-1936

 

Né le 25 avril 1899, en la fête de saint Marc, il fut baptisé avec ce prénom dès le lendemain.

Il entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1911, passa à celui de Bujedo (Burgos) et prit l’habit en 1914, avec le nom de Indalecio (Saint Indaletius était l’un des premiers évêques évangélisateurs de l’Espagne, fêté le 1er mai).

Frère Indalecio exerça son apostolat au collège Condal de Barcelone, jusqu’en 1921, puis fut envoyé à Melilla, où il collabora au Centre de Santé : son activité fut récompensée par deux décorations.

En 1923, il rejoignit Barceloneta et, en 1925, l’école de Las Corts, puis de nouveau Condal, où il resta jusqu’à la persécution.

Le 20 juillet 1936, la communauté dut se disperser et trouver refuge çà et là. Indalecio fut quelques jours chez des amis, qui lui recommandèrent de trouver quelque endroit plus sûr : il trouva dans le quartier de Gracia, mais le 24 juillet s’arrêta devant la maison une voiture de miliciens qui le cherchaient. 

On ne sait ce qu’on lui fit subir, mais on le retrouva à la morgue avec la date du 24 juillet, et la mention «curé». Il avait trente-sept ans.

 

Il fut béatifié en 2005.


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Jaime Gascón Bordás

1886-1936

 

Né le 25 juillet 1886 à Forcall (Castellón, Espagne), Jaime (Jacques) fut baptisé le jour même, fête de saint Jacques.

Il entra à onze ans au Petit séminaire diocésain et, à seize ans, au noviciat du Carmel à Benicassim dans le Desierto de las Palmas et prit le nom de Jaime de Sainte-Thérèse (1903).

Ordonné prêtre à Saragosse en 1909, il fut envoyé au Carmel de Saint-Clément de la Mancha (Cuenca), avant de revenir à Las Palmas.

En 1918, il vint à Barcelone, où il enseigna la théologie dogmatique et la morale. Sa mauvaise santé (diabétique) limitait ses activités, mais il passait de nombreuses heures au confessional.

Le 20 juillet 1936, étant sorti de son couvent, il fut frappé jusqu’à ce qu’il tombât à terre, très mal en point. On le traîna pour le charger dans une voiture de la police, où un milicien  lui tira dessus. Emmené au poste, puis à l’hôpital, il s’y éteignit, le 24 juillet, des suites de ses blessures.

Le lendemain, il allait avoir cinquante ans.

 

Jaime fut béatifié en 2005.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Guillamí Rodó

1866-1936

 

Né le 3 février 1866 à Llançá (Girona, Espagne), Josep (José) fut baptisé le 5 février suivant.

Il entra au Carmel à Benicassim dans le Desierto de las Palmas en 1882 et prit le nom de Romuald de Sainte-Catherine.

Ordonné prêtre en 1890, il fut envoyé au Mont Carmel (Israël) en 1893, comme procureur de la communauté et recteur de la paroisse de Haifa.

En 1905, il revint à Barcelone et, en 1906, fut élu prieur à Tarragona.

Devenu provincial, de 1915 à 1930, il fonda le couvent de Palafrugell pour y installer un Petit séminaire.

Il comprit très vite l’importance des écrits de Thérèse de Lisieux, les traduisit et les diffusa.

Le 20 juillet 1936, il vint se réfugier chez son père, qui habitait non loin du couvent de Barcelone. Reconnu deux jours après, il fut arrêté. Il fut assassiné en haine de la foi, semble-t-il le 24 juillet 1936, au lieu-dit la Rebasada (Barcelone).

La famille reconnut son cadavre peu après, à l’hôpital.

 

Josep fut béatifié en 2005.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

María Mercédes Prat y Prat

1880-1936

 

Née le 6 mars 1880 à Barcelone (Espagne), María était l’aînée des quatre enfants de Juan Prat y Serra et de Teresa Prat y Bordoy.

Elle reçut le Baptême le lendemain de sa naissance, et la Première communion en 1890.

En 1895, mourut son père, et sa mère en 1896.

María a un penchant naturel pour l’amour du prochain ; on la connaît serviable et douce ; de plus, elle est douée pour la peinture et la broderie. Membre de la Confrérie de Marie Immaculée et de Sainte-Thérèse, elle participe activement au mouvement de l’école du dimanche : elle enseigne bénévolement aux femmes pauvres, à des fonctionnaires, profitant de ces contacts pour semer aussi les bases de la foi chrétienne.

En 1904, elle entra au noviciat de la Congrégation de Sainte-Thérèse de Jésus, à Tortosa. Cette congrégation, fondée récemment par saint Antonio Enrique Ossó y Cervelló a pour but l’éducation des jeunes filles, au sein de la spiritualité carmélitaine.

María Mercédes s’appela désormais María Mercédes du Cœur de Jésus. 

Elle fit la première profession en 1907.

Elle travailla d’abord à l’université de Barcelone, puis à Madrid (1909), où elle prononce les vœux perpétuels en 1910.

En 1915 elle fut nommée à Tortosa, en 1920 dans la maison-mère de Barcelone et dans l’école San Gervasio, devenant bientôt secrétaire générale de l’Ordre et collaboratrice à la revue «Magister Jesus».

L’année 1936 est l’année de l’explosion de la révolution sanglante en Espagne. Le 19 juillet, la communauté est contrainte d’abandonner les lieux, trouvant refuge chez des amis.

Le 23 juillet, María Mercédes doit accompagner une autre Sœur, portugaise, dans une maison à l’autre bout de la ville. Dans la rue, elles sont interceptées, reconnues, et enfermées dans une maison où se trouvent déjà d’autres religieux, hommes et femmes. On les soumet à des simulations d’exécution et à toutes sortes de vexations.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet, on emmène les deux Religieuses au lieu-dit Rebasada, proche de Barcelone, en même temps que trois autres Religieuses, pour les fusiller, car elles sont «coupables d’être religieuses» ; la religieuse portugaise survécut à ses blessures, et pourra témoigner des faits : María Mercédes ne mourut pas sur le coup, mais agonisa plusieurs heures au milieu d’atroces souffrances ; elle priait, récitant le Credo, les prières de l’Office ou de la Messe ; sa dernière prière fut le Notre Père, qu’elle acheva en pardonnant à ses bourreaux.

Des miliciens passèrent et entendirent ses gémissements. Un à un, ils lui tirèrent une balle pour l’achever.

María Mercédes expira au matin du 24 juillet 1936.

 

Elle fut béatifiée en 1990.


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Eusebia García y García

1909-1936

 

Née le 5 mars 1909 à Mochales (Guadalajara), Eusebia appartenait à une famille de huit enfants, très chrétienne : la mère recevait la Communion chaque jour, et chaque jour la famille priait le chapelet.

Le frère aîné fut prêtre, le second jésuite.

La troisième, Eusebia, reçut la Confirmation en 1916, et la Première communion l’année suivante. En 1918, elle entra au collège des Ursulines de Sigüenza. 

Espiègle et joueuse, elle fit dès douze ans le vœu de chasteté et s’offrit comme esclave de Marie. Ses compagnes et ses maîtresses purent rendre un unanime témoignage de la joie et de la piété qu’elle reflétait.

Après avoir lu l’Histoire d’une Ame, de sainte Thérèse de Lisieux, et entendu quelques sermons à l’occasion du 3e centenaire de la canonisation de sainte Thérèse d’Avila, sa décision fut bien arrêtée : Je serai carmélite comme la grande sainte Thérèse et comme la petite sainte Thérèse, et j’irai au Carmel de Saint-Joseph de Guadalajara. 

D’autres Religieux la mirent à l’épreuve en lui suggérant d’autres congrégations, mais bien inutilement. En revanche, son oncle prêtre, le Chanoine Fiorentino, approuva pleinement cette vocation et s’efforça de convaincre les parents à la laisser entrer au Carmel de Guadalajara malgré son jeune âge : elle y entra effectivement en 1925 (à seize ans), et prit le nom de Teresa de l’Enfant-Jésus et de Saint-Jean-de-la-Croix.

Elle fut excellente organiste et infirmière. Elle restait longtemps devant le Saint-Sacrement, priant pour les prêtres et désirant mourir pour eux. Comme son Modèle de Lisieux, elle priait pour les missionnaires.

Une fois que les Carmélites eurent quitté leur couvent, au soir du 23 juillet 1936, Teresa pensa qu’il était dangereux de rester toutes ensemble, et voulut fuir ailleurs, avec celles qui le voudraient. Elles furent donc trois, avec María Pilar et María Ángeles, à chercher refuge à proximité.

Tandis que cette dernière tombait la première, l’autre agonisa lentement à l’hôpital. Mais Teresa, malgré ses blessures, put prendre la fuite. Elle demanda en vain de l’aide à un hôtel voisin, où on ne la laissa pas entrer. De nouveau dans la rue, elle fut «secourue» par un homme qui feignit de la protéger, la porta vers l’extérieur de la ville, et commença à lui faire des propositions basses. 

Survinrent d’autres miliciens, qui l’empoignèrent, la forcèrent à marcher et voulurent lui faire acclamer le communisme. Mais elle ne fit que répéter : Vive le Christ Roi ! 

Alors les miliciens lui donnèrent l’ordre de partir en courant, ce qu’elle fit, les bras en croix et criant encore Vive le Christ Roi ! Elle reçut une rafale de balles dans le dos et tomba, en crachant du sang. Peu après, on retrouva son cadavre au cimetière.

Teresa mourut ainsi martyre de sa foi et de sa chasteté, le 24 juillet 1936.

 

Elle fut béatifiée en 1987.


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Jacoba Martínez García

1877-1936

 

Née le 30 décembre 1877 à Tarazona (Saragosse), Jacoba était la onzième des douze enfants de Luis Martínez et Gabina García (ou bien, selon d’autres, de Gabino et Rosa). De cette grande fratrie, huit enfants moururent précocement.

Son frère Julián et sa sœur Severiana avaient déjà ressenti la vocation religieuse et furent, lui, prêtre, elle carmélite, mais Jacoba, petite, était bien décidée à ne pas être religieuse, ainsi qu’elle le disait à sa mère.

Un changement se fit dans son cœur, lors de la profession de sa sœur ; elle fut si impressionnée par la cérémonie, par l’ambiance du Carmel, qu’elle demanda alors à Dieu de lui donner la vocation.

Bientôt, elle entra à son tour au Carmel de Guadalajara en 1898, et prit le nom de María Pilar de Saint-François-de-Borja.

Elle fut une très bonne Religieuse, humble, joyeuse, heureuse d’appartenir à Dieu, très habile de ses mains, soit pour broder, soit pour confectionner des espadrilles, soit pour sarcler les plantes du jardin.

Elle avait un grand amour de l’Eucharistie : elle appelait Le Vivant le Christ présent au Tabernacle.

Deux jours avant sa mort, elle avait confié à la Mère prieure qu’elle avait demandé à Dieu d’être choisie elle à la place des autres, s’Il avait besoin de victimes.

Au soir du 23 juillet 1936, elle sortit du couvent avec d’autres moniales et elles cherchèrent ensemble à aller se cacher. Vite reconnues, poursuivies, elles reçurent une rafale de balles. 

María Pilar était gravement atteinte, mais n’était pas morte. Elle gémissait : Mon Dieu ! Mon Dieu !

Un milicien alors lui ouvrit un rein avec un couteau. Les gens autour réagirent, on porta la blessée dans une pharmacie, on voulut la faire hospitaliser : le chauffeur arrêté refusa de porter secours à une religieuse. 

Un autre la transporta au centre de la Croix Rouge ; mais des miliciens empêchèrent qu’on pût entrer avec le brancard portant la religieuse. Ils voulaient l’abattre sur place. Des gardes s’imposèrent et on fit entrer María Pilar ; une dentiste présente lui mit de la glace dans la bouche et chercha à la réconforter. Mais la gravité des blessures ne laissait aucun espoir : on put seulement bander les plaies pour arrêter l’hémorragie. María PIlar agonisa lentement, disant tout bas : Mon Dieu, pardonne-leur ! Vive le Christ-Roi ! 

Ses dernièrs paroles, claires, furent : Mon Dieu, mon Dieu, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! (cf. Lc 23:34).

María Pilar mourut martyre, au soir de ce 24 juillet 1936.

 

Elle fut béatifiée en 1987.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Domenico Mazzarello

1802-1854

 

Né le 5 septembre 1802 à Frattamaggiore (Naples, Italie), Domenico était le dernier des six fils de parents pauvres ; le père fabriquait des cordes, la mère tissait.

Après avoir fréquenté l’école paroissiale de s.Sossius (diacre martyr du 4e siècle, voir au 23 septembre), il fut trois ans au service du Chapitre de la cathédrale, sur invitation de l’évêque.

A la mort de ce dernier, le jeune homme avait alors vingt ans et fréquenta le proche couvent des pères alcantarins à Grumo Nevano (une branche de franciscains d’observance très sévère). De là lui vint peu à peu la vocation religieuse.

Il prit l’habit en 1822 à Piedimonte Matese, après une retraite dans l’ermitage de la «Solitude» et s’appela désormais Modestino, le petit Modeste.

Il fut ordonné prêtre en 1827, et commença son apostolat à Grumo Nevano, puis à Marcianise, Portici, Mirabella Eclano, Pignataro Maggiore, finalement à Naples même, où il fut surtout connu dans le quartier de la «Santé»

Il évangélisait, enseignait, avec son langage simple, conseillait, confessait des heures et des heures. Il s’occupa beaucoup des prisonniers du Granatello (Portici) et du Castel Capuano (Naples), des malades des hôpitaux et des petites gens.

Il avait une particulière dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil, dont il répandait une image parmi les malades ; il montrait aussi une particulière sollicitude auprès des futures mamans, les invitant à accueillir la vie comme un don de Dieu.

Il était auprès de tous, des filles abandonnées, des pauvres, leur trouvant un peu d’argent qu’il recevait en aumône auprès des plus riches.

Tout le monde le connaissait, tout le monde l’aimait ; les guérisons qu’il obtenait par la prière le firent appeler Gesùcristiello, le petit Jésus-Christ.

Son invocation habituelle était : Louons toujours ensemble avec son Fils, la douce Mère du Bon Conseil. Le pape Pie IX, qui le connaissait bien, l’appelait le fou de la Sainte Vierge. L’archevêque de Naples venait lui demander des conseils, comme d’ailleurs aussi le roi Ferdinando II de Bourbon.

Une épidémie de choléra dévasta la ville de Naples. Le père Modestino n’épargna pas sa santé et ses forces pour être auprès de chaque malade, de chaque mourant ; la contagion le frappa et il mourut, le 24 juillet 1854.

 

Le père Domenico-Modestino fut béatifié en 1995.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

José Fernández de Ventosa

1553-1838

 

Né le 3 septembre (ou le 26 novembre) 1775 à Ventosa de la Cuesta (Ávila, Espagne), José était le septième fils de Antonio Bartolomé Fernández de Buenaposada et Manuela de Ventosa Vázquez, une famille où aucun des enfants ne se maria. L’aînée mourut même avant la naissance de José.

Il fut baptisé le 3 décembre suivant et confirmé le 25 janvier 1788.

Après ses études, José demanda son admission au couvent dominicain de Saint-Paul-de-Valladolid, où il se trouva tout-à-fait à l’aise.

Il fut ordonné prêtre en 1799, et vint à Ventosa retrouver les siens, qui connaissaient déjà son désir de partir aux missions lointaines.

Il attendit encore quelques années, mais après la mort de son père (1804), il partit pour l’Orient, où on l’attendait dans le nord-Vietnam. Le voyage fut tellement pénible, que sa santé s’en trouva altérée pour le reste de ses jours. Malgré cette dysenterie chronique, il se donna sans compter à l’apostolat auprès des Vietnamiens, qui étaient conquis par la douceur et l’humilité du prêtre ; mais certains le jalousaient…

Il fut vicaire provincial de l’Ordre dominicain au Vietnam.

Lors de la persécution, il chercha un refuge dans une partie apparemment plus paisible du Tonkin, où cependant il fut dénoncé et découvert, en compagnie d’un autre prêtre.

Comme il était âgé de soixante-deux ans et paralysé d’un côté, il ne pouvait marcher et on le porta dans une cage jusqu’à Vi-Hoang, où se trouvaient déjà les deux évêques Delgado et Henarés.

Le 24 juillet 1838, il comparut devant le gouverneur, qui lui proposa de le renvoyer sain et sauf en Espagne, s’il acceptait de fouler aux pieds la croix. Le saint missionnaire refusa.

D’après le droit commun du pays, il ne pouvait être condamné à mort, ayant plus de soixante ans. Mais sa persévérance dans l’amour du Christ lui valut quand même la palme du martyre. On le porta au lieu du supplice, où il ne pouvait se rendre à cause de son infirmité.

Il fut décapité à Nam Đinh.

 

Le père José Fernández fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988 ; son dies natalis est mentionné au 24 juillet, tandis qu’une fête liturgique commune célèbre ensemble tous les Martyrs du Vietnam, le 24 novembre.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Richard Simpson

1553-1588

 

Né vers 1553 à Well (Yorkshire), Richard Simpson (ou Sympson) semble avoir été un prêtre anglican passé au catholicisme.

Ayant refusé de prêter le serment de fidélité au roi, il fut emprisonné ; relâché, il gagna le Collège anglais de Douai en 1577.

On ne sait la date exacte de son ordination sacerdotale dans le catholicisme. En effet, le Collège allait être démobilisé de Douai à Reims, et le registre eut quelques lacunes. Il est toutefois certain que Richard fut ordonné à Bruxelles, dans les quatre mois qui suivirent son admission au Collège, et que dès le 17 septembre il repartait pour son pays natal en qualité de prêtre missionnaire.

Il exerça le saint ministère dans le Lancashire et le Derbyshire.

Il aurait subi un premier exil en 1585, mais serait vite rentré au pays.

En janvier 1588, dans le Peak District, il rencontra un inconnu qui lui parlait avec une telle véhémence de sa foi catholique, que Simpson finit par parler de son sacerdoce : c’était un traquenard ; Simpson fut dénoncé et arrêté dès son arrivée à la prochaine ville. Emprisonné à Derby, il fut condamné à mort pour trahison aux assises de printemps, mais renvoyé aux assises d’été.

Plusieurs récits affirment que le père Simpson aurait exprimé des velléités de célébrer le culte anglican ou du moins d’en écouter un sermon. On ne peut le prouver de facto.

Un autre récit précise que les déclarations de Simpson ne satisfaisaient pas le juge, lequel ne voulut ni le condamner ni le libérer, mais le renvoya à un jugement ultérieur.

Un autre auteur propose une analyse politique de la situation qui expliquerait mieux ce délai : c’est que la reine, craignant une intervention de l’Espagne catholique, aurait suspendu pendant une dizaine de mois les exécutions capitales de prêtres ; c’est ainsi qu’après l’exécution de George Douglas à York en septembre 1587, il n’y eut pas d’autre exécution jusqu’en juillet 1588, quand fut alors exécuté Richard Simpson ; une trentaine d’autres furent ensuite exécutés cette année-là.

A Derby Gaol, Richard Simpson fut rejoint par les pères Nicholas Garlick et Robert Ludlam (voir les notices de ces deux prêtres). Quelle qu’eût été la cause du délai apporté à l’exécution de Simpson, il resta fidèle à sa foi catholique, avec ses deux Confrères, jusqu’au bout.

Le 23 juillet 1588, les trois prêtres furent accusés de trahison et condamnés à la pendaison, l’éviscération et l’écartèlement, la sentence devant être exécutée le lendemain. En voici les termes : 

Chacun de vous trois sera conduit à l’endroit d’où vous êtes venus, et de là sera tiré sur une claie jusqu’au lieu de l’exécution. Vous serez pendus séparément, mais remis à terre encore en vie ; on vous coupera le pénis ; vos entrailles vous seront retirées et brûlées devant vous ; on vous coupera la tête ; vos corps seront taillés en quatre parties, qui seront à la disposition de la Reine ; et que le Seigneur ait pitié de vos âmes.

Ils passèrent leur dernière nuit en compagnie d’une femme elle aussi condamnée à mort pour meurtre : durant la nuit, ils la réconcilièrent dans la foi catholique et elle fut pendue avec eux le lendemain.

Le 24 juillet donc, les trois prêtres furent mis sur des claies et tirés jusqu’au pont Sainte-Marie, où eut lieu l’exécution. 

Quand ils arrivèrent au pont, le chaudron n’était pas prêt pour brûler les entrailles des victimes. C’était, paraît-il, fréquent, les gens de l’endroit n’étant pas très au courant du rituel de cette boucherie.

Simpson devait être exécuté le premier, mais Garlick se présenta devant lui, embrassa l’échelle et passa le premier, vraisemblablement parce qu’il voyait que Simpson était un peu craintif ou même allait manquer de courage. Son exemple lui redonna courage en effet, il fut exécuté en second et souffrit avec grande constance, même s’il n’exprimait pas les mêmes signes de joie que ses Compagnons. Ludlam fut le troisième.

Quand on s’apprêta à écarteler le corps du père Simpson, on s’aperçut qu’il portait un cilice. La foule cria Un diable, un diable !, mais quelqu’un de plus intelligent expliqua qu’il le portait en signe de repentance.

 

Ce triple martyre eut lieu le 24 juillet 1588 et les trois prêtres furent béatifiés en 1987.

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