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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

 

José Sala Picó

1888-1936

 

Fils de Jacinto et Josefa, José (ou Josep) naquit le 24 juin 1888 à Pons (Lleida).

Un oncle à lui vivait en Andorre, et le reçut quelque temps. C’est lui qui, outre qu’il lui donna une excellente formation, lui paya aussi les études du séminaire.

Après les études de philosophie et de théologie au séminaire de Seo de Urgell, il fut ordonné prêtre en 1911.

Il eut diverses charges pastorales, avant d’entrer dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers du Cœur de Jésus, en 1915, mû par un profond désir d’aider les jeunes séminaristes à devenir de bons prêtres.

A partir de là, il fut préfet et économe au séminaire de Segovia pendant quatre ans, puis préfet à celui de Tolède, avant d’être recteur du Petit séminaire.

C’est en 1926 que mourut son père, dont il se souvenait avec grande affection, et aux funérailles duquel il ne put assister, se trouvant alors à Tolède. 

On remarquait en Don Sala Pico sa charité quasi maternelle, particulièrement envers les jeunes séminaristes, surtout s’ils étaient malades. Il avait une bonté exquise, une humilité qui lui faisait toujours éviter les premières places. Dans les moments difficiles de 1936, il s’efforça de redonner courage tant aux séminaristes qu’aux professeurs, et montrait toute sa confiance dans le Sacré-Cœur de Jésus. S’il était parfois austère, il avait un grand cœur. Il était très obéissant et respectait le recteur du Grand séminaire comme son propre supérieur.

Le 21 juillet 1936, le gouverneur de Tolède fit rassembler jusqu’à deux mille personnes (combattants et leurs familles), avec des vivres pour tenir quelques jours, en cas d’attaque de l’armée de Madrid.

Au soir du 22 juillet, commencèrent les exécutions des prêtres, qui durèrent un mois environ. 

Don José, avec quelques autres prêtres, demeurèrent dans le séminaire le 22 jusqu’à neuf heures du soir ; voyant l’heure du sacrifice se présenter à eux, ils consommèrent les Saintes Hosties, puis décidèrent de quitter le séminaire, espérant ainsi que les miliciens, le trouvant vide, ne l’auraient pas saccagé.

Un des prêtres put rejoindre Madrid. Don Pedro et don José trouvèrent refuge chez un ami, mais un voisin anticlérical s’opposa à leur entrée dans l’immeuble. Ils allèrent chez Don Cepeda, un autre prêtre qui vivait chez sa sœur.

Au matin, arrivèrent les miliciens pour arrêter don Cepeda, mais arrêtèrent aussi les deux autres, en voyant qu’ils étaient prêtres.

Ils sortirent, les mains en l’air ; dans une petite ruelle, les miliciens pensèrent qu’ils pourraient les fusiller là, mais un voisin leur demanda de ne pas laisser de cadavres devant sa porte ; ils continuèrent vers une ancienne fabrique de farine convertie en prison, mais elle était pleine ; à ce moment passa une voiture qui transportait un médecin (chrétien) à la maternité. On les fit conduire à un autre carrefour, où ils leur tirèrent à bout portant. Il pouvait être neuf heures du matin.

Don Sala Pico reçut la palme du martyre avec Pedro Ruiz de los Paños, le 23 juillet 1936 ; tous deux furent béatifiés en 1995.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

 

Pedro Ruiz de los Paños y Ángel

1881-1936

 

Né à Mora (Tolède, Espagne) le 18 septembre 1881, Pedro avait quatre frères et sœur, enfants de Francisco Ruiz et Braulia Ángel. 

Entré au séminaire de Tolède en 1894, il reçut l’ordination sacerdotale en 1905.

A partir de 1904, il appartint à la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains, dont il devint lui-même directeur dès 1933.

Entre 1927 et 1933, il fut recteur du Collège Pontifical Espagnol à Rome.

Dans une entrevue avec le Pape, il exposa tous ses projets : il fallait fomenter des vocations, il fallait former les prêtres à semer la foi, à glorifier Dieu… Il mit vraiment toute sa personne et toute sa vie au service du Sacerdoce. 

Il voulait fonder un institut féminin de Disciples de Jésus, mais n’eut pas le temps de le porter à réalisation, car la guerre civile tronqua cette vie toute sacerdotale.

Il fut abattu en pleine rue à Tolède, le 23 juillet 1936, en même temps que le recteur du petit séminaire, José Sala Pico.

Après sa mort, ses condisciples décidèrent de faire avancer son projet de fondation et, avec l’appui de l’archevêque de Valladolid, ouvrirent une maison, où les Disciples firent leurs première professions en 1942.

Don Pedro a été béatifié en 1995, en même temps que huit autres prêtres du même Institut.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

 

Pilar López de Maturana y Ortiz de Zárate

1884-1934

Le 25 juillet 1884 naquirent à Bilbao (Espagne) deux jumelles, Pilar et Leonor, qui restèrent toujours unies dans une grande amitié cordiale et spirituelle. Elles étaient les dernières des cinq enfants de Vicente Lopez et Juana Ortiz.

Adolescente, elle fut un peu prématurément courtisée par un jeune marin, ce qui détermina sa mère à la placer dans un collège de Religieuses mercédaires à Berriz.

La jeune fille mûrit et perçut en elle une forte vocation religieuse à la vie missionnaire.

En 1903, elle entra au noviciat de ces mêmes Religieuses, prenant le nom de Margarita María, tandis que sa sœur jumelle venait d’entrer chez les Carmélites à Vitoria (elle mourra en odeur de sainteté en Argentine).

Pilar-Margarita, de son côté, approfondissait sa vie mystique. En 1906, elle commença à travailler dans le collège, où elle devait rester plus de vingt années, montrant son profond esprit de prière et de charité, l’idéal mercédaire étant de se préoccuper du rachat des capifs, et conséquemment de la conversion de tous les pécheurs. 

La charité de Pilar embrassait le monde entier, d’abord dans la prière, puis en communiquant cet idéal aux élèves du collège, enfin à tout le monastère.

A partir de 1913, elle se mit de plus en plus en relation avec des missionnaires et, en 1920, fonda l’association Juventud Mercedaria Misionera de Berriz (Jeunesse Mercédaire Missionnaire de Berriz), où les jeunes filles, consacrées ou mariées, vivaient cet idéal de soutien des missionnaires par leur prière et leurs sacrifices.

Le mouvement fut contagieux : le monastère entier s’enflamma pour cet idéal et les Religieuses rejoignirent bientôt la Chine, l’Océanie, le Japon.

Son activité fut frappée d’une douloureuse épreuve, due à un ulcère duodénal qui la fit souffrir dès 1922 jusqu’à la fin de ses jours. 

Elle-même fut nommée supérieure de son couvent espagnol en 1927, et en tant que telle voulut participer à la troisième expédition missionnaire pour se rendre compte par elle-même des exigences apostoliques des Religieuses.

Le travail apostolique fut entravé par la guerre civile, par des persécutions, par la Deuxième guerre mondiale, qui détruisit plusieurs fois les bâtiments.

En 1930, sur la pétition unanime à vote secret des quatre-vingt quatorze Religieuses, le couvent fut officiellement transformé en Institut missionnaire.

Aux trois vœux habituels de religion, la Mère Margarita ajouta celui de rester dans la mission même en cas de danger de mort, si le bien des âmes le requiert.

L’ulcère, qui la frappait depuis douze ans, évolua en cancer. Elle acheva les dernières années de sa vie dans une intense activité contemplative du Christ Rédempteur, au monastère de Berriz (ou dans l’hôpital proche). 

Elle s’éteignit le 23 juillet 1934, deux jours avant son cinquantième anniversaire.

Elle a été béatifiée en 2006.

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

 

Robert Bickerdike

?-1586

 

Ce laïc anglais était né à Low Hall (Knaresborough, Yorkshire) à une date non connue.

Il vivait à York et, d’après le Martyrologe romain, s’était réconcilié avec l’Eglise catholique.

Il fut arrêté une première fois en 1582 pour avoir donné au martyr John Boste (voir au 24 juillet), un verre de bière. Ensuite, à son procès, il fut accusé d’avoir proféré des propos de trahison. Acquitté, il fut rappelé par le juge à Castle pour un nouveau procès.

Cette fois-ci, il fut condamné. Un de ses «forfaits» était que, au moment où l’on conduisait Francis Ingleby pour être exécuté (voir au 3 juin), il avait protesté contre une femme qui accusait le condamné de voleur. C’est ce «délit» qui semble avoir été la cause de sa condamnation.

L’exécution eut lieu à York, par pendaison, éviscération et décapitation.

On ne connaît pas non plus au juste le jour de son martyre ; certains le mettent probablement au 23 juillet, d’autres au 5 août, ou peut-être aussi au 8 octobre. Au Martyrologe, il est mentionné avec John Fingley, le 8 août.

Robert a été béatifié en 1987.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

 

Apollinaire de Ravenne

IIe siècle ?

 

Saint Apollinaire serait venu d’Antioche de Syrie avec saint Pierre, et le Prince des Apôtres l’aurait fait évêque de Ravenne. Mais les historiens n’y croient pas.

Apollinaire aurait fait tant de conversions qu’on l’exila en Grèce septentrionale, où il opéra aussi des miracles en Mésie et en Thrace : il rendait muet l’oracle de Sérapis ! Renvoyé à Ravenne, il combattit le paganisme, et fut arrêté, subit maintes tortures avant d’être abandonné mourant dans un village de lépreux.

L’autre illustre évêque de Ravenne, s.Pierre Chrysologue, qui mourut au Ve siècle, reconnaît en Apollinaire le premier évêque de Ravenne et un martyr non pas de ses supplices, mais de ses durs travaux au service de la Vérité.

Reste que saint Apollinaire est vénéré comme martyr dès le VIe siècle.

On a expliqué la grande diffusion de son culte par la rivalité entre Ravenne et Rome. Mais ce grand Saint n’est-il pas pour quelque chose aussi dans la gloire de Ravenne ?

A la suite de saint Apollinaire, plusieurs évêques de Ravenne furent désignés par la providentielle manifestation d’une colombe.

Pendant quelque temps, saint Apollinaire fut retiré du calendrier romain, mais il y a été réintroduit. Traditionnellement, saint Apollinaire est commémoré au Martyrologe le 23 juillet, où on lui donne le titre d’évêque et de glorieux martyr. Mais on ne le fête pas en ce jour, où l’on fête en priorité sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l’Europe. Les jours immédiatement précédents et suivants étant des jours de fête importants, on a établi la fête de saint Apollinaire au 20 juillet. 

Quoi qu’il en soit, on pourra fort heureusement invoquer saint Apollinaire, originaire d’Antioche de Syrie, pour que ce pays retrouve la paix.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

 

Ezéchiel, prophète

7e-6e siècles avant Jésus-Christ

 

Ezéchiel signifie celui que Dieu rend fort.

Le prophète Ezéchiel naquit vers la fin du 7e siècle avant Jésus-Christ. Il était fils du prêtre Buzi, et prêtre lui-même. Mais on ne connaît ni son pays d’origine, ni la date précise de sa naissance. 

Il pouvait avoir vingt-cinq ans quand il fut emmené en captivité avec le roi Jéchonias et la fleur de la nation, après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor (vers 598).

Il se fixa à Tell-Abib, localité située auprès du fleuve Chobar au sud-est de Babylone. Il se maria et sa maison devint le rendez-vous des exilés.

En 592, Ezéchiel fut appelé au ministère prophétique. Sa vocation est décrite au début de son livre. Il devra ensuite annoncer la ruine de Jérusalem, une série d’oracles contre les nations païennes, puis la délivrance et la restauration d’Israël.

La vie publique du prophète s’acheva vers 570. Il se peut qu’il ait vécu plus longtemps, encore, mais on ne saurait affirmer ce que furent ses derniers jours.

Des traditions rapportent qu’après avoir accompli de grands miracles (d’après Epiphane), il aurait été en relation avec l’autre grand prophète, Jérémie, et finalement mis à mort par un chef irrité de ses perpétuels reproches. Son tombeau se serait trouvé non loin de l’Euphrate, là où fut enseveli Sem et Arphaxad.

Le saint prophète Ezéchiel est au nombre des quatre «grands» prophètes, par l’importance de son livre. 

A la suite de l’Eglise grecque, l’Eglise a inséré saint Ezéchiel au 23 juillet. 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

Victoriano Fernández Reinoso

1913-1936

 

Il naquit le 21 (27 ?) janvier 1913 à Campos (Santa María de Olás, Orense, Espagne)

Il entra chez les Salésiens de Allariz en 1926, fut aspirant au collège Saint Michel Archange de Paseo de Extremadura (Madrid).

Il fit le noviciat à Mohernando (Guadalajara) et fit la profession en 1933, ainsi que les études de philosophie.

En 1935 il fut envoyé à la maison de Atocha (Madrid), comme professeur et assistant.

On a dit de lui qu’il brillait par son obéissance rapide sans discussion.

Après un premier assaut de la maison le 19 juillet, Victoriano réussit à s’échapper et à se cacher on ne sait où pendant trois jours, avant de trouver un gîte dans la pension La Giralda le 22.

Le 23, avec un autre collègue (Emilio Arce Díez), ils voulurent rejoindre le collège, mais furent interceptés dans la rue en compagnie d’un ancien élève, par des miliciens qui les conduisirent tous les trois au Comité. Si Emilio et l’autre ancien élève furent remis en liberté (mais repris peu après), on n’a pas pu savoir ce qu’il advint de Victoriano, ni comment il fut assassiné ni où il fut enseveli.

On considère qu’il fut martyrisé à Madrid, le 23 juillet 1936. 

Il fut béatifié en 2007.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

Felipe Ruiz Fraile

1915-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

 

Felipe naquit à Quintanilla de la Berzosa (Palencia) le 7 mars 1915, reçut le Baptême le jour-même et la Confirmation la même année.

Très tôt orphelin de père, il accompagna sa mère à Perazancas de Ojeda, une localité qui donna à l’Eglise une bonne soixantaine de vocations religieuses.

En 1926, après une mission prêchée par des pères passionistes de Peñafiel (Valladolid), Felipe entendit à son tour l’appel de Dieu. Mais il dut aller d’abord à Saragosse.

Les livres et l’étude n’étaient pas vraiment faits pour lui, de sorte qu’il resta frère coadjuteur. 

Le noviciat commença à Corella en 1932. Felipe était un garçon joyeux, extroverti, mais cette année-là survint un maître des novices plutôt rigide, austère, qui alla jusqu’à suggérer d’exclure Felipe de la profession. Toutefois, de l’avis général, Felipe était un homme de caractère noble, serviable, pas égoïste le moins de monde. C’est cet avis qui prévalut : Felipe fit la profession sous le nom de Felipe de Saint-Michel en 1932.

Il fut envoyé à Daimiel, qui fut sa seule destination. Il se sentait bien dans sa peau au milieu des jeunes étudiants et remplissait avec plaisir ses charges de cuisinier, de tailleur, de cordonnier et de portier ; c’était le véritable «homme à tout faire».

Il avait le petit défaut de se laisser aller à des conversations un peu futiles, inhabituelles pour un couvent passioniste. Le Supérieur l’avertit. Felipe prit la chose très au sérieux et, revenu parmi les Confrères, il leur dit : Désormais, la croix, un point c’est tout, en faisant le signe qu’il «cousait» ses lèvres. Ce fut au point qu’on remarqua son esprit surnaturel, charitable et affable envers tous.

Appelé au service militaire, il espérait être enrôlé dans l’armée de terre, mais il partit plutôt pour l’armée du ciel : au matin du 23 juillet 1936, il était fusillé à Carabanchel Bajo (Madrid), à vingt-et-un ans.

Il est de ceux qui furent béatifiés en 1989.

 

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

 

Anacario Benito Nozal

1906-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

 

Comme le père Ildefonso (Anatolio García Nozal), Anacario était natif de Becerril del Carpio (Palencia), où il naquit le 23 février 1906. Trois jours après, le 26, il recevait le Baptême, et en 1913 la Confirmation.

Après une mission prêchée par des pères rédemptoristes, il décida, avec son frère Honorio, d’être religieux, mais ils choisirent les passionistes, où se trouvaient déjà deux autres jeunes du village.

Il fut à Saragosse à partir de 1918. Tandis que son frère renonçait et reprenait le chemin du foyer familial, Anacario persévéra ; il avait une vraie vocation religieuse, mais n’était pas fait pour les livres, aussi fut-il frère coadjuteur.

Il fit la profession à Corella en 1922, avec le nom de Anacario de l’Immaculée. Il conservait bien quelques façons un peu gauches, mais c’était un bon Frère, infatigable et généreux.

A partir de 1928, il fut à Daimiel, toujours au service des autres, parfois allant quêter pour soutenir la revue El Lábaro (L’Etendard) ; dans la rue, il lui arrivait de recevoir quelques insultes, qu’il supportait patiemment pour compléter en sa chair ce qui manquait à la Passion du Christ.

Après l’expulsion du couvent dans la nuit du 21 au 22 juillet 1936, il fut du premier groupe de Martyrs passionistes qui tombèrent, à Carabanchel Bajo (Madrid).

Le Martyrologe mentionne ce groupe au 23 juillet.

Ces Martyrs ont été béatifiés en 1989.

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:00

 

Zacarías Fernández Crespo

1917-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

 

Zacarías naquit non loin de la localité de Corella où se trouve le novicat passioniste ; c’était le 24 mai 1917 à Cintruénigo (Navarre) ; il y reçut le Baptême le 30 mai suivant, la Confirmation l’année suivante, et la Première communion en 1924, grâce aux nouvelles dispositions du pape Pie X, qui préconisait la Première communion dès l’âge de sept ans.

Avec sa mère il allait fréquemment prier auprès de la Vierge du Villar, la sainte patronne du noviciat.

Il fit des études à Saragosse ; il revint chez lui l’été 1931, et sa famille lui suggérait de rester à Cintruénigo, à cause de l’atmosphère de plus en plus «chaude» qui agitait la société. Mais lui tenait à revenir à Saragosse : Comment mourir mieux que pour Jésus-Christ ? Il ne se faisait aucune illusion sur le sort qui pouvait l’attendre.

Après Saragosse, il vint faire le noviciat à Corella en 1934, et la profession, avec le nom de Zacarías du Très Saint Sacrement, avant de rejoindre le couvent de Daimiel en octobre 1935. Un mois plus tard, il écrivait aux siens : Je suis bien content et je ne regrette pas le pas que j’ai fait avec la profession... Faites-moi la charité de prier beaucoup pour moi, pour que je persévère, que je sois un bon religieux, et que je meure saintement dans la congrégation.

Après les élections de février 1936, il écrivit : Je suis prêt pour tout ce qu’il adviendra. S’ils nous tuent, nous irons plus vite au ciel, sans voir trop de sacrilèges. Pour l’heure, il ne serait pas si étonnant que quelque malintentionné nous tire dessus.

Après la tragique nuit d’expulsion du 21-22 juillet 1936, il se trouvait parmi ceux qui tombèrent à Manzanares (Ciudad Real) le 23 juillet. Il n’avait que dix-neuf ans.

Il fut, avec les autres Confrères, béatifié en 1989.

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