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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 15:14

Domingo Campoy Calvano

1903-1936

 

Domingo naquit le 17 mars 1903  à Almería dans une humble famille de chaudronniers, où il apprit à vénérer  avec grande dévotion Notre-Dame du Carmel.

Il étudia chez les Filles de la Charité, puis entra au séminaire d’Almería.

Ordonné prêtre en 1925, il fut d’abord chantre à la cathédrale, organiste, professeur au Collège, vicaire à la paroisse Saint-Jacques. En 1931, il fut nommé à sa paroisse natale de Saint-Sébastien. L’atmosphère était déjà à la haine antireligieuse, et don Domingo fut arrêté quatre fois ; tous les matins il retrouvait écrit sur son mur : Ici, il y a un curé. Il faut l’abattre. Chaque fois, il effaçait vite la phrase, avant que la famille s’en aperçût.

Le 19 juillet 1936, il fut arrêté une fois encore. Interrogé sur sa foi, il répondit : Je suis un prêtre du Christ, vous ne me reconnaissez pas ? Comme bien d’autres, il passa de la prison d’Almería au bateau-prison Astoy Mendi, où il reçut tant de tortures, que le médecin lui-même demanda à le faire hospitaliser. Le sergent lui répondit : Ce n’est pas la peine ; cette nuit je vais le tuer.

Il le tua ce soir-là, au Pozo de la Lagarta. Il lui déchargea tout son révolver dans la tête, et s’en vantait encore quelques jours plus tard. Le Prêtre avait, comme le Christ, trente-trois ans.

Martyrisé le 30 août 1936 et béatifié en 2017, Domingo Campoy Calvano sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 août.

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28 août 2018 2 28 /08 /août /2018 21:28

José Almunia López-Teruel

1870-1936

 

Né le 18 mars 1870 à Tíjola (Almería), plus jeune de onze ans que son aîné Alfredo, José reçut avec ce dernier la Confirmation, puis le suivit au séminaire d’Almería (1883). Ses études furent très brillantes.

Ordonné prêtre en 1893, il fut vicaire à Sainte-Marie d’Albix et aumônier des Filles de Marie ; il poursuivit ses études à Grenade, où il obtint un doctorat en théologie dès 1894. On lui confia aussi un enseignement à Vera. En 1896, il fut curé de Níjar, sans arrêter encore ses études : licence de droit canonique (1906), licence de droit civil (1909). Dans la même paroisse, il fonda l’Adoration nocturne (1911).

Cette même année, il fut transféré à Cuevas del Almanzora, où il fit construire patiemment la deuxième tour de l’église.

Au moment de la persécution de l’été 1936, sa famille le convainquit de venir se réfugier à Almería ; c’était sans compter sur la sagacité des miliciens : ceux de Cuevas vinrent trouver le bon Curé là où il se cachait, le 28 août. Don José était assez malade et sa famille chercha à s’opposer à son enlèvement. Un des miliciens cependant, qui avait reçu le Baptême et la Communion des mains du Prêtre, le rassura, lui promettant qu’il n’allait rien lui arriver de mal.

Ils le firent monter en voiture et, parvenus au pont de Rioja, lui dirent de descendre. Don José ne voulait pas : alors on lui tira une balle et on le tira à terre. Les miliciens se mirent à fumer, puis lui tirèrent vingt-huit balles. Enfin, celui d’entre eux qui avait refusé de tirer sur ce bon Prêtre, fut contraint par les autres de lui tirer un trentième coup.

Le frère de josé, Alfredo, devait être fusillé le 18 octobre suivant.

Martyrisé le 29 août 1936 et béatifié avec son frère en 2017, José Almunia López-Teruel sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 août.

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 20:30

José Romero Ortega
1875-1936

Né le 2 avril 1875 à Almería, fils d’un honorable tailleur, José fréquenta comme son frère Francisco les séminaires de cette ville à partir de 1888 et fut ordonné prêtre en 1899.

Il fut d’abord aumônier de l’asile psychiatrique, tenu par les Filles de la Charité. En 1911, il fut à la paroisse de San José, en 1912 à Gérgal puis revint à San José en 1916 ; en 1919, il fut vicaire à la paroisse Santiago, dont le curé était, lui aussi, un futur martyr, Carmelo Coronel Jiménez (v. 31 août).

Le 27 août 1936, quand la persécution religieuse faisait fureur, Francisco et son frère José furent arrêtés dans la maison où ils habitaient. On les emmena au poste et, de là, on les emmena sur la grand-route au niveau de Huercál de Almería. Au lieu-dit Fuensanta, on les débarqua. Les deux frères se dirent : Voilà qu’on va Le voir… Face à face.

On ne va pas ici redire ce qui a été dit de si pénible à propos du martyre des deux frères (v. plus haut Francisco Romero Ortega).

Martyrisés le 28 août 1936 et béatifiés en 2017, Francisco et José Romero Ortega seront mentionnés dans le Martyrologe Romain au 28 août.

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 20:15

Juan Sánchez Molina

1882-1936

 

Juan naquit le 20 novembre 1882  à Rioja (Almería), paroisse où il fut baptisé.

Il entra au séminaire en 1897 et fut ordonné prêtre en 1909.

Successivement, il fut nommé à la paroisse de Gérgal, il participa activement au Synode diocésain de 1929 et, en 1935, devint aumônier à la prison, ainsi qu’auprès des Sœurs des Anciens Abandonnés. Il était très bon et très estimé.

Lors de la révolution de 1936, il fut dans un premier temps mis en prison et les «laïcistes» d’Almería eux-mêmes empêchèrent sa libération ; puis il fut embarqué sur le bateau Astoy Mendi.

Le 28 août, il fut envoyé sur le Jaime I, en rade d’Almería. Le Supérieur des Jésuites s’y trouvait également. On les aurait précipités dans les chaudières du bateau.

Martyrisé le 28 août 1936 et béatifié en 2017, Juan Sánchez Molina sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 28 août.

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 18:26

Tomàs Planas Aguilera
1909-1936

Né le 17 avril 1909 à Barcelone, Tomàs fut baptisé et confirmé à des dates qu’on n’a pu retrouver, les registres ayant disparu dans les incendies des révolutionnaires.
 
Il entra chez les Clarétains de Vic pour faire ses Humanités et y obtint des notes si bonnes en toutes les matières qu’on lui décerna du Meritissimus Maior.

Il fit le noviciat à Cervera, la profession en 1926, passa à Solsona pour la philosophie, de nouveau à Cervera pour la théologie et y fut ordonné prêtre en 1934.

Homme aux talents multiples, Tomàs était aussi l’auteur d’un des chants les plus populaires en Catalogne en l’honneur d’Antonio María Claret (v. 24 octobre).

Il fut envoyé à Vic, puis Solsona comme professeur et, en 1936, avait été désigné pour aller compléter ses études à Rome. Il était parti, et s’était arrêté à Barcelone pour attendre un autre étudiant et voyager avec lui. 

C’est alors que s’est déchaînée la fureur révolutionnaire. Le 19 juillet, il se réfugia chez son frère Juan. Le 26 août, à trois heures du matin, arrivèrent des miliciens pour un contrôle. On l’emmena, lui et tous ses papiers. On s’arrêta près du Cynodrome, où Tomàs rencontra son parent, Jaime Queralt, lui aussi prisonnier, avec lequel il s’entretint quelques minutes. Il était trois heures et demie.

Pendant toute la journée, les miliciens demandèrent à Tomàs des explications sur ses nombreux papiers ; Tomàs ne dissimula pas un instant qu’il était prêtre - l’unique raison sa condamnation à mort. Vers dix-huit heures, le p.Tomàs se mit par-terre, vaincu par la fatigue. On l’appela vers vingt-et-une heures.

On ignore la suite, mais on la devine. On a supposé qu’il fut assassiné dans la nuit du 26 au 27, près de Sabadell, mais on n’a pas retrouvé son cadavre.

Son parent, lui, fut relâché le lendemain.

Martyrisé le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Tomàs Planas Aguilera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 18:21

Remigi Tamarit Pinyol

1911-1936

 

Né le 13 février 1911 à Solerás (Lleida) et baptisé le 16 suivant, Remigi était un des huit garçons de Pío et María, qui tenaient une boutique. On connaît les prénoms de quatre de ces garçons, qui furent Clarétains : Alfredo, Pío, Remigi et Arturo.

Remigi commença le postulat à Barbastro en 1922, et acheva les Humanités à Cervera. Le noviciat se fit à Vic, avec la profession en 1936. Il était nerveux, parfois emporté et têtu, tous petits défauts qu’il apprit à dominer.

Il étudia la philosophie à Solsona, la théologie à Cervera. Entre 1931 et 1936, il reçut les Ordres mineurs.

Le 21 juillet 1936, il fallut abandonner la maison. Remigi, avec son compagnon d’études Genaro, se réfugièrent chez sa tante, qui tenait un atelier de couture avec ses filles à Cervera. Elle les reçut avec empressement et leur donna de beaux vêtements propres, puis les installa commodément.

Genaro dut voir un médecin, la vie à la campagne lui manquait. Dix jours plus tard, on apprit que les Rouges venaient contrôler les maisons. Le frère de Genaro, Josep, vint le chercher, accompagné d’un ami surnommé Alma Gitana.

La «fuite» commença le 25 août à minuit. Elle fut mouvementée, difficile. Les voyageurs auraient presque réussi à s’échapper s’ils n’avaient commis quelque imprudence en parlant trop. Les miliciens finirent par les arrêter dans la matinée du 27. Il en venait de tous les pays voisins, ils étaient plus de vingt !

On les conduisit au Comité de Borjas, puis au cimetière de La Floresta, et après une discussion, ils annoncèrent aux deux Religieux : Selon la loi, nous devons vous fusiller, à quoi Remigi et Genaro répondirent : C’est bien ce que nous pensions.

Les miliciens discutaient à qui devait fusiller les deux Religieux ; les uns n’osaient pas, les autres refusaient, finalement on désigna les miliciens de La Floresta. La gérante du bar où ils discutaient intervint aussi : Il faut accomplir la loi, il ne faut pas être lâche ! On se rendit au cimetière, où les deux Religieux purent encore prier un peu, écrire à leurs parents ; ils demandèrent aussi de pouvoir passer une dernière fois dans leur pays, pour saluer leurs amis et parents, mais on ne le leur accorda pas.

Il y eut encore un incident : ils avaient soif. On leur apporta quantité de bouteilles de limonade et de liqueurs du bar, qu’ils ne voulaient pas toucher ; ils demandaient seulement de l’eau. C’est le chef des miliciens qui eut un malaise, et les Religieux lui firent boire de la limonade.

A ce moment-là, ils tendirent la main aux miliciens, en signe de pardon fraternel. Ils dirent l’Acte de contrition, se mirent à genoux, demandant à recevoir les balles dans la poitrine, mais les miliciens préférèrent leur tirer dans le dos, car ils tremblaient beaucoup et hésitaient à tirer. D’ailleurs, les balles se succédèrent très irrégulièrement. On entendit les victimes crier trois fois : Vive le Christ roi ! Ceux de la milice crièrent : Vive la révolution sociale ! Les deux Religieux ne moururent pas sur le coup ; le «chef» vint leur donner le coup de grâce en tirant plusieurs balles dans l’œil droit.

Martyrisé avec Genaro Pinyol Ricard le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Remigi Tamarit Pinyol sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

 

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 18:21

Genaro Pinyol Ricard

1914-1936

 

En la fête de la Nativité de Notre-Dame, le 8 septembre 1914 à Els Torms (Lleida), Genaro vint au monde au foyer de Genaro et Engracia, qui eurent trois autres garçons, dont l’un s’appelait Josep. Genaro fut baptisé le 17 septembre, ou peut-être le 19, en la fête de s.Janvier, dont il porta le nom.

Après l’école du village, Genaro montrait de telles disponibilités, que le curé songea à l’envoyer au séminaire. Mais la famille ne pouvait lui payer de telles études. De son côté, Genaro voulait rejoindre un camarade (un cousin ?) un peu plus âgé que lui, à Cervera, chez les Clarétains. Sa mère alla en parler su Supérieur de Lleida… et c’est ainsi que Genaro commença le postulat à Cervera en 1924, avec son camarade Remigio.

Il fit les Humanités à Alagón et Cervera, non sans quelques difficultés ; là où il réussissait plus facilement, était le dessin et la peinture !

En 1930, ce fut le noviciat à Vic, qui s’acheva avec la profession en 1931, suivi de la philosophie à Solsona et de la théologie à Cervera. Là, il fut victime de plusieurs attaques d’épilepsie, qui mirent un doute pour son futur sacerdotal, mais la Providence allait y remédier d’une autre façon.

Le 21 juillet 1936, en quittant la maison de la communauté, Genaro se permit de prendre avec lui un calice : il n’était pas prêtre et ne pouvait célébrer la Messe, mais il devait avoir une idée en tête : soit il espérait être ordonné quand même, soit il voulait mettre en sûreté cet objet sacré, soit il pensait retrouver un prêtre qui aurait pu ainsi célébrer… Le fait est que, en sortant de la maison clarétaine, il fut fouillé de pied en cap et le calice tomba à terre.

Pour la suite des péripéties rencontrées par Genaro et son ami Remigi, se reporter (plus haut) à la notice Remigi Tamarit Pinyol

Genari n’avait pas été ordonné prêtre, mais il fit lui-même le sacrifice de son sang.

Martyrisé avec son ami Remigi le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Genaro Pinyol Ricard sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 21:24

Juan Segura Rubira
1881-1936

Né le 21 septembre 1881  à Purchena (Almería) et baptisé cinq jours plus tard par son oncle, Juan était le fils d’un excellent maître d’école, Luis.

Il se forma à l’école de son père, obtint la maîtrise et commença d’enseigner en 1899.

En 1921 - il avait trente-neuf ans - Juan quitta son métier et entra au séminaire. Il fut ordonné prêtre en 1922.

Un an plus tard, il fut nommé directeur des Ecoles de l’Ave Maria de Madrid.

Au moment de la furie de juillet 1936, alors que les révolutionnaires incendiaient les écoles chrétiennes, don Juan se réfugia à Alcázar del Rey. Mais le 25 août, avec le curé de l’endroit, il préféra s’en aller, pour ne pas créer d’ennuis à ses hôtes. 

En partant, il laissa à ceux-ci ce qu’il lui restait d’argent, à charge pour eux de l’utiliser pour fonder une bourse d’études au séminaire d’Almería.

Les deux prêtres se séparèrent. Un peu plus tard, une troupe de miliciens rencontra don Juan dans la campagne de Belinchón et le fusilla sur place.

Martyrisé le 26 août 1936 et béatifié en 2017, Juan Segura Rubira sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 août.

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 22:01

Luis Almécija Lázaro

1883-1936

 

Né le 23 avril 1883 à Íllar (Almería) et baptisé trois jours plus tard, Luis eut des parents extrêmement chrétiens ; une de ses sœurs, Carmen, fut prieure clarisse ; deux neveux furent prêtres.

Luis étudia aux séminaires d’Almería et de Grenade ; il était encore au séminaire, quand le Supérieur lui confia la surveillance des élèves plus jeunes ; il fut ordonné prêtre en 1906.

Il fut dans trois paroisses ; d’abord vicaire à la Taha de Marchena, puis curé à Alicún, où il ne trouva que les ruines de l’église : il la fit reconstruire en 1911, elle existe toujours actuellement ; en 1913, il fut nommé à Huécija, où se trouve un sanctuaire en l’honneur des illustres Martyrs d’Alpujarras (1568 - ils ne sont pas mentionnés dans le Martyrologe, ndlr) ; puis il fut nommé à Dehesas Viejas et à La Instinción. Partout, don Luis fut unanimement estimé.

En juillet 1936, expulsé par la persécution, Luis se réfugia chez sa sœur à Íllar. On vint l’arrêter le 19 août pour le mettre en prison à Alhama de Almería. Sa famille réussit à payer une rançon de mille pesetas pour obtenir sa libération, mais on le transféra à la prison de Huécija.

Le 25 août au matin, on le fit sortir de la prison pour aller au pont des Calvos. Luis tenait dans sa main un Crucifix. On lui dit : Si tu lui craches dessus, on ne te tuera pas, mais le Prêtre le baisa avec grande dévotion. On l’abattit immédiatement.

Martyrisé le 25 août 1936 et béatifié en 2017, Luis Almécija Lázaro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 août.

 

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 21:03

Enric Cortadellas Segura

1909-1936

 

Né le 3 novembre 1909 aux Olujas (Lleida), baptisé le 7 suivant, Enric était l’un des cinq enfants de Ramón et Ángela. Il fut confirmé en 1912.

Son frère, Gabriel, entra aussi dans la famille clarétaine, et mourut en 1933. Deux de ses frères s’appelaient Josep et Tomás.

Enric entra au postulat de Vic en 1921 ; après ses Humanités, il commença la noviciat et fit la profession en 1926. Puis il fut à Solsona pour la philosophie, en même temps que son frère Gabriel. En 1929, ils allèrent à Cervera.

Après avoir reçu les deux premiers Ordres mineurs, Enric se trouvait dans un autobus à destination de Solsona, pour y recevoir les deux autres Ordres, mais le véhicule se renversa ; c’est peut-être en cette occasion que mourut Gabriel. Enric ne put donc rejoindre Solsona pour être ordonné à la date prévue, mais il reçut bientôt les Ordres en question, puis les Ordres majeurs. Il fut ordonné prêtre à Barbastro en 1934.

Sa destination était Cervera. Il y fut responsable des enfants du collège.

Cette communauté dut se disperser le 21 juillet 1936, à cause de la guerre civile et de la persécution. Le frère d’Enric, Josep, vint le chercher et le conduisit chez les parents à Olujas, pensant qu’il y serait en sécurité, mais la maison de cette famille chrétienne était déjà repérée.

Pendant les quelques temps où Enric fut chez ses parents, il priait le bréviaire, le chapelet, racontait la vie du Saint du jour. Les nouvelles qu’il recevait - entre autres le martyre de ses Compagnons qui furent fusillés - lui firent perdre neuf kilos.

Parfois sa mère aussi se laissait aller à dire qu’elle regrettait de l’avoir laissé devenir Religieux, mais Enric répondait que, s’il avait cent vies, cent fois il entrerait chez les Clarétains, quitte à donner sa vie : s’il devait mourir martyr, il serait au Ciel et prierait pour les siens. Il se savait «candidat» au martyre, et en parlait à son frère Tomás.

Dans la maison se trouvait aussi un autre jeune clarétain, nommé José Berenguer.

Le 24 août, on apprit que des membres de la CNT (Confédération Nationale du Travailleur, notre CGT) allaient venir fouiller la maison. Enric et son compagnon se cachèrent tout l’après-midi, mais rentrèrent à la maison pour la nuit. A vingt-trois heures surgirent des hommes armés, qui se dirent de la CNT et du Comité de Cervera.

Les deux Religieux tentèrent de s’enfuir par derrière la maison, profitant de l’obscurité, mais des coups partirent ; des miliciens tinrent en respect un frère et une belle-sœur d’Enric, d’autres le poursuivirent ; Enric se rendit immédiatement, affirmant qu’il préférait mourir lui, et pas son frère, puis on arrêta son compagnon. Un des miliciens se mit à les haranguer pendant plus d’une heure avec des propos contre la Religion. Pour finir : Allez, ça va ! Suivez-nous !

Enric embrassa sa mère : A Dieu, Maman ! On se reverra dans la Gloire !

Tous embrassèrent Enric et le retenaient, au point que les miliciens durent lui faire violence pour l’emmener avec eux. Enric ajouta : Il y a des moments où il est dur d’avoir une Mère !

On conduisit les deux Religieux en-dehors du pays. Une des voitures tomba en panne. A un moment donné, José Berenguer se trouva seul avec un milicien : il réussit à donner un bon coup de poing sur le bras de celui-ci, qui lâcha son arme, et José s’enfuit. A cause de cela, les miliciens revinrent à la maison d’Enric et emmenèrent son frère José : un José remplaçait José ! Enric et José se retrouvèrent au Comité de Cervera. Là, un des membres du Comité reconnut José et le fit libérer : Celui-là, c’est un travailleur, laissez-le. Et ils le reconduisirent à la maison, à quatre heures du matin.

Ils emmenèqrent alors Enric au cimetière. Il avait les mains attachées, et demanda un moment pour prier ; il se mit à genoux ; peu après, impatients, les miliciens lui dirent : Ça suffit comme ça ! Ils l’abattirent.

Martyrisé le 25 août 1936 et béatifié en 2017, Enric Cortadellas Segura sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 août.

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