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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 10:10

Marceliano Alonso Santamaría
1906-1936

Né le 18 juin 1906 à Grañón (Logroño), baptisé le 22 suivant, Marceliano était un des sept enfants (quatre garçons et trois filles) d’un ouvrier, Julián, et de Felipa ; celle-ci offrit à Dieu son enfant.

Ce dernier put faire la Première communion à six ans, car il récita son catéchisme par-cœur devant les autorités. Grañón n’était qu’à trois kilomètres de Santo Domingo de la Calzada, où résidaient des Clarétains. La famille rencontrait fréquemment ces Religieux et ainsi naquit la vocation de Marceliano.

En 1918 il entra au postulat d’Alagón, où il fut qualifié de meritissimus maior, et acheva ses Humanités à Barbastro. En 1922 commença son noviciat à Cervera, fit la profession l’année suivante et passa à Solsona pour la philosophie. En 1926, il passa le baccalauréat civil avec d’excellentes notes aussi, puis commença la théologie à Cervera.

1931 vit les premières émeutes anticléricales de la République espagnole. Des églises et des couvents furent incendiés. Marceliano fut cependant ordonné prêtre cette année-là à Solsona.

Il fut chargé d’enseigner à Cervera la physique et les mathématiques. En 1933, le gouvernement lui retira la faculté d’enseigner. Il s’attendait aussi à être appelé sous les drapeaux, mais il fut finalement exempté.

En 1934, il fut nommé supérieur à Requena, en même temps qu’il y était sacristain, professeur et prédicateur ; il se rendit compte avec tristesse que la population n’allait pas à l’église depuis le baptême, et que les gens ne savaient pas même faire le signe de croix ou dire l’Ave Maria… En 1935, il y eut quand même une procession pendant la Semaine Sainte, et encore : le Père qui prêchait dut s’arrêter quatre fois pendant son sermon, tant les assistants parlaient fort !

Début  juillet 1935, le p.Marceliano fut directeur de la maison de Valencia, d’où fut fondé le collège de Grao ; il restaura aussi l’ermitage de San Vicente.

Le 12 août 1936, il fut arrêté en même temps que le p. Gordón (v. plus haut) ; conduits au Comité, ils furent mis en prison. Le soir, ils eurent un «bon repas» de pommes de terre avec viande, pain et eau, qu’ils touchèrent à peine : on imagine qu’ils n’avaient pas un gros appétit au milieu de tant d’inquiétudes, et en l’attente fort probable d’être exécutés bientôt…

Ensuite, ce fut le «tribunal» ; l’interrogatoire du p.Marceliano fut bref. Il retourna dans sa cellule pendant deux heures. Les Pères se confessèrent et prièrent. Peu avant minuit, les appelèrent cinq miliciens avec les armes pointées sur eux, et vomissant blasphèmes sans fin. On ne leur attacha pas les mains, parce qu’ils se laissaient faire.

A la carrière d’Alboraya, ils firent descendre les Prêtres, et les fusillèrent.

Le juge et le médecin de l’endroit entendirent les coups ; quand ils s’approchèrent, des miliciens les en empêchèrent ; un peu plus tard, ils purent découvrir les cadavres. A ce moment-là, il y avait déjà des curieux, parmi eux des femmes du camp révolutionnaire, qui donnèrent des coups de pieds aux victimes en disant : Pour cette nuit, nous avons déjà deux morues ! Le médecin les reprit : Les morts sont dignes de respect, de quelque condition qu’ils soient.

Le gardien du cimetière était «de droite» ; il procura un cercueil pour l’ensevelissement correct des Prêtres.

Martyrisé le 13 août 1936, béatifié en 2017, Marceliano Alonso Santamaría sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 août.

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 22:35

Ferran Saperas Aluja
1905-1936

Né à Alió (Tarragona) le 8 septembre 1905, en la fête de la Nativité de Marie, Ferran (Fernand) reçut le Baptême deux plus tard et la Confirmation l’année suivante. Son père, José, était maçon ; sa mère s’appelait Escolástica. Ferran avait un grand frère, Juan, et un petit frère, Román.

Le papa mourut en 1912, et la maman se mit dans le commerce, d’abord comme marchande ambulante, ensuite comme marchande de poissons à Valls.

En 1918, l’aîné alla travailler à Barcelone, aussi la maman chargea Ferran de s’occuper de leurs petits terrains, chose qui n’était pas vraiment dans le caractère de Ferran et lui coûtait beaucoup. La bonne maman lui trouva alors à Valls un job de camérier dans deux hôtels ; le garçon travaillait très bien, mais il souffrait d’une allergie : l’eau lui provoquait des crevasses aux mains ; de plus, sa bonne conduite ne plaisait pas à ses camarades, aussi il abandonna ce travail au bout de deux ans.

Il trouva alors un autre emploi à Barcelone chez un commerçant qui l’accueillit vraiment paternellement. Là encore, ses collègues se moquèrent de ses dévotions et le surnommèrent beato, bienheureux, qu’on pourrait traduire en français «petit saint».

Au bout de trois ans, il revint à la maison : on suppose que la cause en était le possible service militaire. En attendant, ce grand jeune homme n’avait pas de travail - raison pour laquelle on le traitait de tire-au-flanc -, mais restait très fidèle à toutes ses pratiques chrétiennes - raison pour laquelle on le traitait encore de «petit saint. Il souffrait continuellement de ces moqueries, sans rien dire.

En 1926, il partit faire le service militaire. Là encore, il n’apprécia pas les grossièretés des soldats ; grâce peut-être à l’aumônier militaire, il fut enrôlé pour être l’aide de camp du colonel, lequel à son tour chargea Ferran de conduire ses enfants au collège.

En même temps, Ferran assistait aux offices du proche sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie, tenu par des Religieuses Missionnaires Clarétaines. C’est alors que lui vint la vocation religieuse.

Sa décision n’était pas facile à prendre : il fallait achever le service militaire, il n’avait pas fait de grandes études, il fallait aussi convaincre sa mère… Il prit le temps de réfléchir et sa décision fut enfin prise : il serait frère convers chez les Clarétains.

A l’automne 1928, il commença le postulat à Vich, prit l’habit en 1929 et fit le noviciat, qui s’acheva avec la profession en 1930 : la maman de Ferran était présente à la cérémonie.

Il fut cuisinier à Alagón, où étaient pensionnaires plus de cent élèves ; puis il passa à Cervera, où vivaient plus de deux cents personnes entre élèves, postulants et pères. Là, il fut aide-cuisinier, avec la charge particulière de la préparation des repas des malades.

En 1931, après la proclamation de la République, il fut nommé à la porterie ; déjà des incidents avaient secoué le pays, des églises avaient été incendiées. Ferran reçut la visite de son frère Juan, qui lui proposait gentiment de lui trouver un endroit pour le protéger, mais le Religieux déclina l’offre avec ténacité. Pendant ce temps, le supérieur avait projeté de déplacer toute sa communauté à Andorre.

En février 1934, on envoya Ferran à Mas Claret, comme cuisinier et pour soigner les bêtes. Mais en mai, il se fractura la jambe en tombant d’une échelle. Il revint à Cervera, comme auxiliaire du frère cordonnier.

Au printemps de 1936, les supérieurs jugèrent utile de prolonger d’une année le noviciat de Ferran et lui proposèrent même, s’il préférait, de sortir de la Congrégation ; Ferran choisit de rester, même au prix d’une année supplémentaire d’épreuve.

Le 21 juillet 1936, la révolution obligea les Religieux à quitter Cervera et à se diriger sur Mas Claret ; mais le 24, il fallut aussi évacuer cette maison. Ferran rejoignit Montpalau, où il fut recueilli par un propriétaire de café-bureau de tabac. Ferran se joignit aux domestiques ; quand il faisait une pause, il se recueillait dans sa petite chambre, où il avait cloué au mur un crucifix. Un des domestiques lui suggéra de changer de vie, de se marier ; Ferran lui rétorqua : J’ai donné ma parole à Dieu, et je la renouvellerai, le 15 août prochain.

Ferran donnait des leçons de catéchisme aux enfants de la maison et dirigeait le chapelet. Il intervenait avec autorité lorsqu’il entendait proférer un blasphème au café. Il n’était pas ébranlé par les conseils du propriétaire, ni par les avertissements des Confrères qu’il rencontrait quelquefois : S’ils me tuent parce que je suis religieux, je serai martyr !

Pour le protéger, on lui trouva un autre refuge. Le 12 août, en quittant la famille de Montpalau, il dit : Si je ne reviens pas, cela voudra dire qu’ils m’auront arrêté et fusillé. Priez pour moi !

Au petit matin, il partit pour Cal Berenguer de Villagrasseta, où il apprit qu’il y avait là un des plus féroces révolutionnaires. Ferran, sans rien dire, partit à Mas Claret, mangea et dormit. Le lendemain 13 août, il dut repartir pour La Rabassa, cinq kilomètres plus loin. C’est par là qu’une patrouille de miliciens l’arrêta. On le força à monter en voiture.

Durant le déplacement, les miliciens dévêtirent le Frère et tentèrent de le violer. Le Frère avait suffisamment d’énergie pour se débattre et les en empêcher : Tuez-moi, si vous voulez, mais ne faites pas ça ! Ils lui répondirent : Quand on sera à Cervera, on te mettra dans un bordel ; si tu couches avec une femme, on te laissera en vie. Ils le lui répétèrent une dizaine de fois, et une dizaine de fois Ferran leur rétorqua : Tuez-moi, si vous voulez, mais ça, non ! Cyniquement, on lui dit : Si ton père et ta mère avaient fait comme toi, tu ne serais pas né, et lui de répondre : Eux, ils étaient mariés, moi je suis religieux.

A Cervera, on continua de la provoquer, de nouveau on le déshabilla… Il cria : Je suis vierge, je mourrai vierge ! Même les femmes présentes s’étonnaient de ce matraquage insistant et dirent aux miliciens de cesser leurs provocations. Ils l’emmenèrent à Tárrega : mêmes provocations ; on étendit le Frère à terre, nu, mais il se refusa : Ne vous fatiguez pas. Ce que je professe m’interdit de faire ces choses. Tuez-moi si vous le voulez, mais ne me forcez pas à pécher. Non, ça, jamais. Ce furent les femmes présentes qui firent partir les miliciens, honteux de leur «défaite».

Onze heures du soir. On emmena Ferran à coups de pieds et de poings. Peu avant de le fusiller, on le menaça de lui retirer les yeux et de le mutiler, mais un milicien intervint : ce genre de traitement ne servait pas leur cause et leur poserait ensuite des problèmes. On cessa enfin de provoquer le pauvre Frère.

A la porte du cimetière, il dit : Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 33:34). Et plusieurs fois : Je vous pardonne ! Et enfin : Vive le Christ Roi ! Vive la Religion !

On lui tira dans la poitrine et, même après le coup de grâce, le Frère respirait encore. Il murmurait : Ma Mère ! Ma Mère ! Il expira peu après minuit, le 13 août. Deux jours après, en la fête de l’Assomption, il aurait renouvelé sa profession.

Ferran fut un authentique martyr de la chasteté. Béatifié en 2017, Ferran Saperas Aluja sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 août.

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 07:42

Hilario Barriocanal Quintana

1869-1936

 

Né le 14 janvier 1869 à Quintanavides (Burgos) de Francisco et Josefa, qui le firent baptiser le 17 janvier suivant, Hilario étudia le latin et fit ses Humanités dans son pays natal.

Il entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) en 1887, à Madrid, et fit la profession en 1889. C’est à Madrid qu’il fit toutes ses études de philosophie et théologie, et qu’il fut ordonné prêtre en 1895.

C’est encore et toujours à Madrid qu’il exerça ses nombreuses activités : professeur de philosophie dès 1895, de théologie, droit et histoire ecclésiastique (1901), administrateur de la revue La Vierge Immaculée de la Médaille Miraculeuse, préfet et aumônier de San Diego et Santa Isabel jusqu’en 1921 ; secrétaire des Pères Visiteurs, maître de cérémonies.

C’est lui aussi qui prenait les photographies, dont il avait la passion. Discret, voire silencieux, toujours affable même si quelque chose ou quelqu’un l’agaçait.

Déjà avant le mouvement insurrectionnel de 1936, il vivait dans une petite maison de Madrid, et se dissimula chez les Religieuses, vêtu comme un infirmier de la Croix-Rouge, tout en haut de la maison, où on lui portait ses repas. A partir du 9 août, il se mit dans une des chambres de l’appartement du portier, comme «parent» ; personne ou presque ne savait le secret, à part une ou deux personnes de confiance, mais on put quand même dénoncer le Père.

Le 11 août, en fin d’après-midi, une voiture s’arrêta et en sortirent cinq hommes armés. Leur «chef» était bien informé : Ici, il y a un oiseau de prix, un curé. Le père Hilario s’avança sans trembler. On fouilla : il avait un passeport pour la France (car il devait souvent voyager à Paris) ! On l’emmena, avec le portier.

Ensuite, on suppose qu’il fut fusillé près de Madrid, à Boadilla del Monte, le 12 août 1936.

Béatifié en 2017, Hilario Barriocanal Quintana sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 août.

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 22:12

Perfecto Del Río Páramo
1885-1936

Né le 18 avril 1882 à Pedrosa del Río Urbel (Burgos), Perfecto fréquenta très jeune la maison des Pères Vincentiens.

Il y commença le noviciat en 1898 et fit la profession comme frère convers. Sa première destination fut à Valdemoro (Madrid).

En 1902, il fit partie d’une expédition missionnaire au Mexique. Il fut à Mérida, Culiacán, Tacubaya, Oaxaca, cuisinier apprécié de la communauté ; à côté de ses faitouts, il avait toujours une paire de pinces pour fabriquer des chapelets, son chat sur l’épaule, avec lequel il savait s’amuser.

On le disait «polisson», taquin, mais toujours correct. 

Au Mexique, il connut déjà la période de la révolution. En 1915, il revint en Espagne et fut à Badajoz, Alcorisa, Ramales (1919) ; de retour à Alcorisa, il passa à Cadix (1934) : au lendemain des élections et de la proclamation de la République, la résidence des Pères vincentiens fut incendiée ; Perfecto vint alors à Madrid, où il connut la persécution pour la troisième fois.

Le 25 juillet, Perfecto et son cousin durent évacuer la maison madrilène de García de Paredes, et s’en vint chez son frère prêtre, don Cecilio, qui restait enfermé chez lui depuis que, le 19 juillet, il avait été contraint à fermer l’église. Ensemble ils priaient et se préparaient à mourir pour le Christ.

Le 7 août, des révolutionnaires vinrent inspecter la maison et emmenèrent les trois Religieux. On retrouva leurs cadavres le 11 août, abandonnés près des abattoirs de Madrid. Il semble toutefois qu’on ait retenu la date du 12 août.

Béatifié en 2017, Perfecto Del Río Páramo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 août.

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 21:45

Enrique María Gómez Jiménez

1865-1936

 

Né le 15 juillet 1865 à Cuenca, Enrique fut baptisé deux jours après.

Entré au séminaire Saint-Julien en 1883, il fut ordonné prêtre en 1888.

Vicaire à Villaescusa de Palositos, curé de Valdeganga, chapelain du couvent Saint-Clément en 1890, il fut nommé curé de Villar de Cantos en 1897 ; en 1900, il fut à Belmonte, en 1901 à la cathédrale de Cuenca, en 1903 à celle d’Almería.

En 1910, il alla exercer son ministère sacerdotal en Argentine, dans la paroisse de Chivilcoy.

Revenu en Espagne en 1917, il fut aumônier de l’hôpital de Cuevas del Almanzora ainsi que des Religieuses.

En 1918, il repartait en Argentine et en revint en 1923.

Désormais, il ne quitta plus Almería, où il fut aumônier des Servantes de Marie, des Filles de la Charité, et collaborateur de la paroisse Saint-Pierre.

A partir de 1933, ses mauvaises conditions de santé l’immobilisèrent à Cuenca, où il se trouvait au moment de la révolution, en juillet 1936.

A son auxiliaire de vie, il avait dit : Si on vient me chercher, ne parlez pas mal aux miliciens, ne dites pas que je ne suis pas là, je n’ai pas l’intention de me défendre, puisque Notre Seigneur ne s’est pas défendu quand on allait le tuer.

La nuit du 12 août 1936, on vint l’arrêter ; les hommes voulaient le jeter à l’eau dans le Júcar, pour faire croire qu’il s’était suicidé, mais il protesta et discuta vivement avec eux ; finalement, ils l’abattirent sur la place des Toros. Le vieux prêtre, avec sa voix sonore, priait : Vive le Christ Roi ! Pardon, Seigneur, pour ceux qui me tuent pour toi…

Martyrisé le 12 août 1936, béatifié en 2017, Enrique María Gómez Jiménez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 août.

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 18:00

Felipe Basauri Altube

1881-1936

 

Né le 16 mars 1881 à Bilbao, de Pedro et Juana qui le firent baptiser dès le lendemain, Felipe épousa Justina Ortiz Elorrio, qui eut deux filles : Isabel et Julia Adelaida. L’épouse de Felipe mourut et celui-ci s’installa au 31 rue Fernández de la Hoz à Madrid avec ses deux filles, menant une vie toute simple et profondément chrétienne, dans l’amour de Dieu et du prochain.

Il faisait partie de l’Association des Enfants de Marie, le tiers-ordre des Pères lazaristes et des Filles de la Charité, qui géraient un grand sanctuaire marial à Madrid. Des laïques comme Felipe étaient évidemment poursuivis par les révolutionnaires marxistes, lors de la guerre civile.

Le 10 août 1936, le boulanger d’en-face de l’appartement de Felipe, l’avertit par téléphone qu’il avait entendu des gens parler d’un réactionnaire habitant au n° 31. Felipe remercia pour l’information, mais jugeant qu’il n’avait rien à se reprocher, il pensa qu’il n’avait rien à craindre. Quelques heures plus tard, des miliciens vinrent l’enlever et le conduisirent à la tchéka toute proche, installée dans le couvent des Servantes du Sacré-Cœur.

Plusieurs autres membres laïcs se trouvaient là aussi. Ils furent emmenés au Cuartel de la Montaña, où ils furent fusillés.

La date reste très imprécise : on a supposé que le martyre de Felipe eut lieu le 12 août 1936, deux jours après son arrestation, comme cela arrivait généralement. D’ailleurs, Felipe n’a plus été revu ensuite. On a parlé aussi du 18 août et du 23 octobre, cette dernière date étant celle du martyre de deux prêtres et cinq frères lazaristes (v. José María Fernández Sánchez).

Béatifié en 2017, Felipe Basauri Altube risque d’être mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre, mais la date du 12 août, choisie ici, conviendrait mieux.

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10 août 2018 5 10 /08 /août /2018 21:14

Estanislao Páramo Marcos

1885-1936

 

Né le 7 mai 1885 à Pedrosa del Rio Urbel (Burgos), Estanislao était le fils d’Isidoro et Lucía, qui le firent baptiser le jour-même.

Entré dans la Congrégation des Pères Lazaristes (Vincentiens) en 1911, il eut pour maître des novices le p. Agapito Alcalde Garrido, futur martyr de la même persécution ; il y fit la profession comme Frère convers en 1914.

Les localités de sa mission furent Villafranca del Bierzo (1915), Limpias (1921),  Murguía (1930), Alcorisa (1933), finalement Madrid, dans la maison de García de Paredes. Sa bonté était légendaire, et communicative.

Le 23 juillet au soir, les miliciens attaquèrent au plein sens du mot la maison des Religieux, qui se réfugièrent dans la chapelle. Le 24 au soir, les miliciens pénétrèrent par les trois entrées simultanément. Ils tirèrent les Religieux de leurs chambres et les soumirent à interrogatoires et menaces. Le 25 au matin, les Religieux tentèrent la dispersion : le frère Estanislao et deux autres trouvèrent à se réfugier chez un cousin, d’où les miliciens les firent sortir le 7 août suivant ; ils les assassinèrent près de l’abattoir de Madrid, le 11 août 1936 (cette date semble plus exacte que celle du 28 juillet).

Béatifié en 2017, le bienheureux Estanislao Páramo Marcos sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 11 août.

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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 21:49

Josep Arner Margalef
1892-1936

Né le 3 septembre 1892 à Alcolea de Cinca (Huesca) et baptisé le 6 septembre suivant, Josep était le quatrième des huit enfants d’Antonio et Josefa. Son père était un simple ouvrier.

Josep entra au postulat des Pères Clarétains de Barbastro en 1903, où il fit ses Humanités avec les meilleures récompenses et les meilleurs éloges possibles ; en latin, on lui décerna du Meritissimus Maior.

Il commença ensuite le noviciat à Cervera en 1907 et fit la profession en 1908, puis la philosophie ; il éprouva des difficultés à suivre tous les cours à cause d’une maladie des yeux ; il reçut les Ordres mineurs, puis acheva la théologie à Alagón, reçut le Sous-diaconat et le Diaconat, et fut ordonné prêtre en 1916.

Après une année à Aranda de Duero, il fut nommé professeur à Cervera pour remplacer un Confrère malade, puis fut envoyé à Alagón comme sous-préfet et prédicateur, à Barbastro jusqu’en 1925, a Requena, de nouveau à Alagón comme supérieur (1928-1931), puis préfet à Cervera, enfin maître des novices à Vic en 1934.

Au soir du 20 juillet, lui et le p.Casto Navarro sortirent avec les trente-et-un novices, tous avec leur habit religieux. Ils passèrent la nuit dans un mas chez des amis.

Le 21, ils durent partir et furent errants sans toit, par tous les temps. Le Père fit demander au Supérieur l’autorisation de passer en France avec les novices, mais ce dernier préféra répondre par la négative. 

Le 28 juillet, deux dames vinrent apporter des sauf-conduits pour les novices, qu’elles avaient obtenus du Comité ; elles avertirent le p.Josep de ne pas voyager en compagnie des novices, car sa vie était en danger, mais Josep rétorqua que sa place était de rester avec eux. L’autobus fut arrêté et inspecté en cours de route et l’on découvrit ainsi l’identité du Père. Suivi par un milicien a moto, l’autobus continua jusqu’au Comité, où se trouvaient déjà des Religieuses.

Entra un «chef», criant et gesticulant, qui demanda qui était le responsable de ces jeunes. Le p.Josep se présenta. On libéra les novices, mais on arrêta le p.Josep, qui fut frappé à coups de poings, insulté, et conduit au Comité, où il retrouva l’autre père clarétain, Casto Navarro. A onze heures du soir, on les emmena en prison.

Le matin suivant, 29 juillet, le p.Josep passa à son collègue son petit déjeuner et sa serviette de toilette. Il restait très silencieux, solitaire, méditatif. Il mangeait peu, et d’ailleurs vomissait ce qu’il mangeait.

Les miliciens qui apportaient la nourriture quotidienne ne se privaient pas de leur dire : Si on savait que vous étiez des curés, on vous fusillerait sur place.

Le 7 août au soir, ils appelèrent les deux prêtres, Josep et Casto, et allèrent les fusiller. On retrouva leurs cadavres dans une carrière de Vic, à San Sadurní de Osormort.

Martyrisé le 7 août 1936, béatifié en 2017, Josep Arner Margalef sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 7 août.

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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 21:48

Casto Navarro Martínez
1905-1936

Né le 1.juillet 1905 à Guadalaviar (Teruel), baptisé le 6 suivant et confirmé en 1914, Casto était le troisième des neuf enfants - six garçons et trois filles - de Juan et Ángela. Juan était meunier.

A treize ans, Casto entra au Petit séminaire de Teruel. Il reçut tous les Ordres et fut ordonné prêtre en 1928, peu avant ses vingt-trois ans, ce qui était exceptionnel.

Il fut vicaire à Terriente (1928), puis Aguatón (1929), Vallecillo (1931) et Griegos (1932). Pour l’aider à la cure, il avait sa propre sœur, Bibiana.

Après mûre réflexion, malgré l’opposition de ses parents, mais avec les encouragements de l’évêque, il entra chez les Clarétains en 1935. Il fit son noviciat sous la direction du p. José Arner.

On le nomma maître des novices en second, à Vic ; dans son cœur, il espérait être envoyé hors de la Catalogne, pour ne pas avoir à prêcher en catalan…

C’est lui que le p.Arner envoya demander au Supérieur de Vic son avis pour passer en France avec les novices ; le Supérieur n’était pas de cet avis - et de toutes façons, le p.Casto ne put apporter la réponse au p. Arner. En effet, on l’arrêta en chemin et on le soumit à un interrogatoire en règle. Quand on lui demanda ses armes, il montra son chapelet et le scapulaire : on les lui piétina sous les yeux. Puis on l’envoya en prison, et c’est là qu’il retrouva le p.Arner.

Dans sa cellule de prison, il faisait toutes ses dévotions à genoux contre le mur. Au début, il restait plutôt optimiste : Les Rouges ne nous demandent que des sous, et comme nous n’en avons pas, ils vont nous libérer. Mais il comprit bien vite ce qui l’attendait. On l’a vu en parlant du p. Arner (voir cette notice).

Martyrisé le 7 août 1936, béatifié en 2017, Casto Navarro Martínez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 7 août.

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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 19:47

Luis Quintas Durán

1918-1936

 

Né le 24 avril 1918 à Almería, Luis était le troisième des huit enfants d’une famille très chrétienne ; son frère aîné, José, fut prêtre et martyr également (v. 22 mai) ; son jeune frère était Mario, sa sœur Julia. Ils considéraient leur frère le plus intelligent de tous.

Luis devait avoir à peine son baccalauréat, mais il avait aussi appris à être charitable envers les pauvres et fidèle à Dieu en toutes choses ; il faisait partie des Adorateurs nocturnes, de l’association S.Louis de Gonzague, des Conférences s.Vincent de Paul.

C’était une victime de choix pour les révolutionnaires. Dès le début de la guerre civile, il fut arrêté avec ses deux frères. Ligoté dans sa cellule, c’est lui qui remontait le courage de ses parents.

Les révolutionnaires s’en prenaient beaucoup à lui, qui était si jeune ; ils se moquaient de lui et le menaçaient continuellement. Un jour qu’il était en train de boire avec son verre, ils lui tirèrent une balle dans la tête. Il avait dix-huit ans.

Le jeune bourreau et ses compères sortirent alors dans la rue et ils l’acclamèrent pour sa «victoire».

Puis ils vinrent dans la prison et obligèrent le jeune frère de Luis, Mario, qui avait alors quatorze ans, de reconnaître le cadavre de son frère et d’aller l’ensevelir. Mario obéit courageusement. Au moment de la sépulture, il fit un signe de croix sur le Défunt : ils reçut à son tour une avalanche de coups et d’insultes.

La famille refusa constamment de dénoncer celui qui avait assassiné leur fils ; mieux, le bourreau lui-même rencontra le même Mario, une vingtaine d’années plus tard, pour lui demander pardon.

Martyrisé le 4 août 1936 et béatifié comme son frère José en 2017, Luis Quintas Durán sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 4 août.

 

 

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