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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 23:00

Giuse Nguyễn Ðình Uyển

1775-1838

 

Giuse (Joseph) naquit en 1775 à Ninh Cường (Nam Ɖịnh, Vietnam), et montra dès son enfance un attrait irrésistible pour Dieu.

A douze ans, il rejoignit le Tiers-ordre dominicain et devint ensuite un excellent catéchiste rempli de zèle.

L’évêque Mgr Henares le choisit pour l’accompagner dans ses visites épiscopales. C’était un homme entièrement dévoué, à qui on pouvait confier n’importe quelle mission.

Lors de la persécution, l’évêque n’hésita pas à lui confier les fidèles de Tiên Chu, bien qu’il ne fût pas prêtre. Il s’acquitta de cette charge avec tant de soin que la population l’appréciait et le respectait.

Le 29 mai 1838, les soldats vinrent encercler le village de Tiên Chu, ayant entendu dire que l’évêque s’y cachait. Ne l’ayant trouvé, ils torturèrent toutes les familles, Giuse en dernier.

On voulut le forcer à marcher sur la Croix, sous peine d’être décapité, mais il répondit que, même mort, il «resterait en vie».

On le tortura longtemps, pour le faire apostasier, ou pour lui faire donner des renseignements sur les autres Chrétiens, mais sans aucun résultat. On lui administra une bastonnade de trente-neuf coups, qui l’empêchèrent ensuite même de rester assis. A nouveau interrogé, à nouveau battu, il restait plus calme que les soldats, qui perdaient patience.

Finalement, on le condamna à mort, pour n’avoir pas voulu obéir aux ordres du roi ou se repentir. 

Son martyre eut lieu l’après-midi du 4 juillet 1838.

 

Giuse fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 23:00

Catherine Jarrige

1754-1836

 

Née le 4 octobre 1754 à Doumis (Chalvignac, Cantal) dans une pauvre famille de paysans qui comptaient sept enfants, Catherine s’appelait communément Catinon.

Gaie et espiègle, elle travaillait aux champs avec tous les siens, et fut placée comme domestique à neuf ans, l’année de sa première communion, qui la marqua profondément.

Sa mère mourut en 1767.

En 1774, elle partit avec sa sœur Toinette à Mauriac pour s’installer comme dentelière ; c’est là qu’elle commença à s’occuper des pauvres et des malades.

Elle connut les Dominicaines et entra dans le Tiers-ordre, comme le fit sa sainte Patronne, sainte Catherine de Sienne. Ce fut l’origine de son surnom de Menette (petite moniale). Elle renonça dès lors à danser la bourrée et répétait sans cesse : J’aimerais que les gens se confessent autant de fois que j’ai dansé la bourrée.

Elle se donnera entièrement à l’assistance des pauvres, des malades, des plus humbles, quêtant auprès des gens plus aisés en réveillant leur conscience. 

Bien évidemment, elle sera la première à protéger les prêtres réfractaires durant la Révolution, à ses risques et périls d’ailleurs.

C’est ainsi qu’elle accompagnera un jeune prêtre, François Filiol, jusqu’à l’échafaud ; arrêtée, elle sera pourtant relâchée par le tribunal révolutionnaire.

Après la tourmente, elle continua son activité caritative, jusqu’à sa mort, le 4 juillet 1836.

 

Elle a été béatifiée en 1996.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 23:00

Petrus Kibe Kasui

1587-1639

 

Petrus était né vers 1587 à Kibe (proche de l’actuelle Kinisaki-city, Ōita, Japon), de parents chrétiens.

Il entra au séminaire à treize ans, puis chez les Jésuites et se fit appeler Kasui, on ne sait pourquoi ; en tout cas, les documents jésuites le nomment régulièrement Petrus Kasui Kibe.

En 1614, un édit de déportation le fait exiler à Macao, où il étudia le latin et la théologie. Cependant, en raison de la discrimination nationaliste, il s’avérait difficile pour lui et ses compagnons japonais de continuer à étudier à Macao, de sorte qu’il vint à Rome, en faisant escale à Malacca, Goa, Bagdad, Jérusalem (où il fut le premier Japonais à poser le pied). Après trois ans de voyage, il arriva dans la Ville Eternelle.

De Macao, une lettre avait été envoyée aux Autorités religieuses romaines, prévenant que des Japonais voulaient rejoindre Rome, mais qu’il ne fallait pas leur parler (?) Toutefois, les Jésuites romains constatèrent l’excellente préparation de Petrus Kasui et lui conseillèrent de poursuivre la voie sacerdotale. Il fut ordonné prêtre en la basilique Saint-Jean-de-Latran en 1620 ; il avait trente-deux ans.

Après deux années passées à Rome, il rejoignit Lisbonne où il émit les vœux au sein de la Compagnie (1623), et partit de là pour l’Inde avec d’autres Jésuites.

Petrus avait un ardent désir de revenir dans son pays, et d’y recevoir le martyre, car à cette époque il était strictement interdit aux prêtres d’entrer au Japon. Il finit par trouver un bateau qui l’acceptait ; il y eut un naufrage, mais on put aborder à Kagoshima (Japon sud). On était alors en 1630, seize ans après que Petrus eût quitté le Japon.

Sans perdre de temps, et en passant de cachette en cachette, il rejoignit Nagasaki et le nord du Japon, encourageant les Chrétiens.

Il fut arrêté en 1639, alors qu’il s’était caché chez un Chrétien. On l’envoya à Edo (actuelle Tokyo). Il y rencontra un apostat, Cristóvão Ferreira, qu’il supplia de retourner à la foi. Il encouragea aussi deux autres Chrétiens, torturés avec lui dans le «trou de torture». Les gardes, furieux, le sortirent du trou et le transpercèrent avec leur lance.

Sur l’endroit, une statue de Petrus rappelle ce martyre, qui eut lieu le 4 juillet 1639.

 

Petrus Kasui Kibe a été béatifié en 2008.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 23:00

Józef Kowalski

1911-1942

 

Trente-et-un ans ! Ce jeune prêtre polonais sera pour nous un modèle d’élan dans le don de soi, dans le don aux autres, dans la fidélité et la joie du sacerdoce.

Józef (il ne faut pas le confondre avec un militaire polonais, tout-à-fait homonyme de notre héros, vétéran plus que centenaire de l’armée) - Józef, donc, était né le 13 mars 1911 à Siedliska près de Rzeszow où ses parents Wojciech et Zofia Borowiec tenaient une petite ferme. Cette famille est très chrétienne, Józef en est le septième des neuf enfants.

Après l’école primaire, il entre au collège salésien d’Oświęcim, cette ville polonaise tristement plus connue sous son nom allemand de Auschwitz. 

Józef y étudie ave ardeur, on remarque son esprit de service, sa joie. Il s’engage dans les rangs de la Compagnie de l’Immaculée Conception et dans une Association Missionnaire, dont il devient président.

L’esprit salésien du collège lui convient, l’enthousiasme. Il est littéralement amoureux de saint Giovanni Bosco, le Fondateur, mort en 1888, dont le procès de béatification est déjà bien avancé à cette date.

Józef s’engage dans l’animation des fêtes, exhorte ses compagnons pour une vie toujours plus authentiquement chrétienne.

Il veut devenir un saint. On lit dans son petit Journal avec quelle confiance il s’adresse à Marie Secours des Chrétiens, si vénérée par Giovanni Bosco et les Salésiens : 

O Marie, ma Mère, je dois devenir un saint, parce que c'est cela ma destinée. O Jésus, je t'offre mon pauvre cœur. Que je ne sois jamais séparé de toi et que je puisse rester fidèle jusqu'à  la mort ; puissé-je mourir plutôt que de t'offenser, pas même avec le plus petit péché.

On reconnaît ici le même élan vers la perfection qui avait animé le jeune Domenico Savio, autre émule de Giovanni Bosco ; au soir de sa première communion, Domenico écrivait résolument : La mort, mais pas de péchés (voir au 9 mars).

Józef fait sa première profession religieuse en 1928. Il sera ordonné prêtre en 1938. Durant ces dix années, il aura la joie de tous les Salésiens, de voir la béatification de leur Fondateur Giovanni Bosco en 1929 et sa canonisation en 1934. C’est en cette même année 1934 que Józef prononce ses vœux solennels.

Józef sera le secrétaire provincial de sa Congrégation en 1938. Tandis que les nuages noirs s’accumulent sur la Pologne, envahie par l’armée allemande, il continue son apostolat, s’occupant de la chorale des jeunes et s’intéressant plus spécialement encore auprès des jeunes en difficulté.

Trop de zèle, pourrait-on dire, le signale à la Gestapo. Mais un vrai prêtre ne peut pas cacher son ardeur à transmettre la Vérité : il est bientôt arrêté avec onze autres Salésiens de Cracovie.

D’abord internés dans la prison de cette ville, Montelupich, on l’expédie à Auschwitz le 26 juin. Il porte le numéro 17.350.

Là, Józef ne s’arrête pas. Il confesse, célèbre la messe, prie le rosaire, donne des conférences ; tout cela discrètement, secrètement, au risque de sa vie, pour soutenir le moral et la foi de ses compagnons.

Bien sûr, les autorités du camp savaient qu’il était prêtre, et ne lui ménageaient pas les humilitations, les moqueries, les souffrances. Mais quand on découvrit qu’il portait sur lui un chapelet, le soldat lui ordonna de le jeter à terre et de le piétiner, ce qu’il refusa bien évidemment.

On l’exécute : il est torturé, il est noyé. Son corps est jeté sur un tas d’immondices, puis brûlé au four crématoire.

 

Józef fait partie des cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie, béatifiés en 1999. Son nom est inscrit au 4 juillet dans le Martyrologe.

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 23:00

Andreas de Crète

660-740

 

Andreas naquit à Damas, dans une famille arabe chrétienne, son père étant Georges et sa mère Grégoria.

Un biographe qui semble l’avoir bien connu affirme qu’il resta muet jusqu’à sept ans passés et qu’il se mit à parler après sa première communion.

Il n’a que quinze ans, que ses parents l’accompagnent à Jérusalem pour entrer au monastère du Saint-Sépulcre, où il reçoit les ordres mineurs. Il a la charge de notaire et d’assistant de l’économat. De son séjour à Jérusalem il garde le surnom de hiérosolymitain.

Sa maturité ayant fait ses preuves, il est envoyé vers 685 pour porter à l’Eglise de Constantinople l’assentiment de l’Eglise de Jérusalem aux décisions du concile de Constantinople, VIe œcuménique, qui avait défini les deux volontés de Jésus-Christ, humaine et divine.

Mystérieusement, Andreas reste dans un monastère de Constantinople. Il est successivement ordonné diacre de Sainte-Sophie, avec charge de s’occuper d’un orphelinat, puis d’un hospice pour vieillards.

Et le voici bientôt sacré évêque de Gortyne, en Crète, un peu avant 700. Sa prédication est marquée par son amour pour la Mère de Dieu.

Une crise s’abat sur lui en 712 : l’empereur réunit un concile pour condamner les définitions de ce fameux VIe concile œcuménique, qu’Andreas avait vaillamment défendu trente ans plus tôt. Or, Andreas, présent à ce concile, a la faiblesse de signer. C’est sans doute ce “péché” qui serait à l’origine du grand Canon pénitentiel qu’il composa ensuite pour le temps du Carême.

Mais dès l’année suivante, Andreas expose la doctrine juste et se rétracte pour sa signature malheureuse.

Le reste de son épiscopat se résumera dans la reconstruction d’églises, l’édification d’un sanctuaire dédié à Notre-Dame-des-Blachernes et d’une vaste hôtellerie. Lors de l’assaut de Sarrasins sur l’île de Crète, il prend part à la défense de l’île avec ses diocésains.

Ce qu’on retient surtout d’Andreas, c’est son inspiration poétique, pour l’usage liturgique. Il compose des idiomèles et des canons. Les idiomèles sont des hymnes de courte longueur avec une mélodie propre, ce que nous appellerions des cantiques. Les canons, dont l’introduction dans  la liturgie remonte justement à Andreas, sont des séries d’hymnes, parfois très longues. Le canon de Carême dont on parlait plus haut comporte jusqu’à deux cent cinquante strophes.

Ces longueurs ont fait reprocher à Andreas des subtilités, des comparaisons forcées, mais personne ne nie qu’il ait parfois atteint à des sommets lyriques de poésie. Les Grecs considèrent Andreas comme inspiré de Dieu.

En revanche, on n’a pas publié toutes les homélies qu’Andreas nous a laissées. Quelques-unes sont reprises dans le bréviaire romain actuel (pour le dimanche des Rameaux, pour la Nativité de Marie, pour l’Exaltation de la Croix).  On y découvre qu’Andreas chantait déjà l’Immaculée Conception et l’Assomption de Marie.

Dans la crise iconoclaste, Andreas défendit vigoureusement le culte des Saintes Images contre l’empereur Léon l’Isaurien, comme d’ailleurs Jean de Damas, son compatriote.

Plein de mérites et de fatigues, Andreas fit un dernier voyage à Constantinople, au retour duquel il mourut durant une escale sur l’île de Lesbos, le 4 juillet 740.

Saint Andreas de Crète est mentionné au Martyrologe romain en ce jour du 4 juillet. 

Il ne faut pas confondre notre Andreas avec un autre Andreas de Crète, mentionné au 20 octobre, dont il sera question à cette date : dans le cadre de cette même crise iconoclaste, ce dernier fut martyrisé sauvagement à Constantinople.

 
 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 23:00

Baiduo Zhao Mingzhen

1839-1900

Ruohan Zhao Mingxi

1844-1900

 

De ces deux frères chinois, nés l’un vers 1839, l’autre vers 1844, à Beiwangtou (Shenzhou,  Hebei, Chine), on sait qu’ils vivaient saintement.

Baiduo et Ruohan étaient la transformation en chinois de Petrus et Ioannes (Baptista).

Lors de la persécution qui accompagna la révolte des Boxers, ils s’exposèrent courageusement pour protéger des femmes et des enfants en danger, dans leur propre village de Beiwangtou.

Ils furent sauvagement assassinés et moururent ainsi en témoins du Christ, le 3 juillet 1900.

 

Ils furent béatifiés en 1955 et canonisés en 2000.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 23:00

 

Baiduo Zhao Mingzhen

1839-1900

Ruohan Zhao Mingxi

1844-1900

 

De ces deux frères chinois, nés l’un vers 1839, l’autre vers 1844, à Beiwangtou (Shenzhou,  Hebei, Chine), on sait qu’ils vivaient saintement.

Baiduo et Ruohan étaient la transformation en chinois de Petrus et Ioannes Baptista.

Lors de la persécution qui accompagna la révolte des Boxers, ils s’exposèrent courageusement pour protéger des femmes et des enfants en danger, dans leur propre village de Beiwangtou.

Ils furent sauvagement assassinés et moururent ainsi en témoins du Christ, le 3 juillet 1900.

Ils furent béatifiés en 1955 et canonisés en 2000.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 23:00

María Ana Mogas y Fontcuberta

1827-1886

 

María Ana naquit dans les environs de Granollers, près de Barcelone, le 13 janvier 1827, troisième des quatre enfants de Lorenzo Mogas et Magdalena Fontcuberta, une famille très chrétienne où l’on travaillait à la terre et aussi à soigner les voyageurs de passage.

Elle reçut le baptême au lendemain de sa naissance, puis l’Eucharistie à six ou sept ans ; elle en fut très marquée : à cette époque remonte son profonda mour pour l’Eucharistie et la Très Sainte Vierge.

Début 1834, elle perd son papa ; en 1840, sa maman. La voilà orpheline à treize ans, jeune adolescente, confiée aux soins de sa marraine à Barcelone.

L’adolescence à Barcelone se poursuit : elle étudie, elle fréquente l’église, mais aussi les camarades, elle a un petit ami. Il y a des disputes… María Ana toutefois, intérieurement, reste seule. Elle n’est pas satisfaite de sa vie.

En 1848, à vingt-et-un ans, elle rencontre deux religieuses Capucines qui veulent s’occuper des petites filles maltraitées. Elle sent que le Seigneur l’appelle à cet idéal. Après quelques mois, son directeur spirituel la conforte dans son désir.

En 1850, elle quitte tout pour aller dans la maison de Ripoll, ouverte par les Religieuses Capucines. L’ambiance est confuse, le style de vie n’est pas encore bien défini ; quand il s’agit de nommer une responsable, c’est la novice María Ana qui est élue : on refait le vote par trois fois, trois fois c’est elle qui est choisie !

Mais on ne le lui dit pas tout de suite. Après qu’elle émet les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance en 1854, elle sera chargée de diriger vaillamment la jeune fondation, qui se dédie à la catéchèse auprès des petites filles pauvres et abandonnées.

C’est une nouvelle famille religieuse, d’inspiration franchement franciscaine, et toute mariale. Marie est considérée comme la Suprême Abbesse de l’Institut.

María Ana a besoin d’une reconnaissance : elle passe avec succès l’examen d’habilitation à enseigner, pour pouvoir diriger la nouvelle maison.

Des vocations arrivent, des maisons s’ouvrent : à Barcelone, à Madrid. L’éloignement entre les deux villes, et quelques malentendus, font que les deux centres évoluent différemment. Chacun présentera à l’évêque des Constitutions divergentes. Cela n’arrive pas sans provoquer beaucoup de problèmes, de souffrances morales dans le cœur de María Ana. Finalement, c’est l’orientation donnée par María Ana qui prévaut et plusieurs évêques espagnols l’appellent. La branche religieuse qu’elle dirige prendra le nom de  Franciscaines Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur 

María Ana répond à ces appels, se donne totalement à l’apostolat catéchétique et encourage ses filles. Mais elle se fatigue beaucoup. Dès 1878, une première attaque d’apoplexie la frappe. Elle ne s’en remettra jamais.

Fin mai 1886, elle se retire dans la maison de Fuencarral (Madrid), où elle meurt le 3 juillet. Elle n’a que cinquante-neuf ans.

María Ana a été béatifiée le 6 octobre 1996. D’habitude, le Martyrologe commémore les Bienheureux et les Saints au jour de leur mort, c’est-à-dire de leur naissance au ciel (dies natalis). María Ana est ainsi commémorée le 3 juillet. 

Mais l’Institut des Franciscaines Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur  la fêteront non pas le 3 juillet, qui est la fête de l’apôtre saint Thomas, mais au jour anniversaire de sa béatification, le 6 octobre.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 23:00

Philiphê Phan Vǎn Minh

1815-1853

 

Le père Philiphê était né vers 1815 à Cái Mơn (Vĩnh Long, Vietnam), dernier des quatorze enfants de Đaminh et Anna Tiếu.

Il étudia au Siam, puis à Calcutta, où il avait collaboré avec Mgr Tabert à la rédaction d’un dictionnaire latin-vietnamien. 

Il achever ses études de théologie au séminaire des Missions Etrangères établi dans l’île de Penang (Malaisie), à l’abri des persécutions. 

Mgr Lefebvre jugeait qu’il était le plus compétent parmi ses collaborateurs vietnamiens.

Il fut arrêté le 26 février 1853 à Mặc Bắc. Huit jours avant son martyre, il écrivait à son évêque : 

De grâce, mon Père, priez pour votre fils, afin qu’il supporte avec joie les souffrances que Dieu a permis qu’il endurât. En quelque lieu que j’aille, j’irai avec bonheur, pourvu que le Père prie Dieu de venir au secours du fils, car alors tout ce qui arrivera au fils lui sera bon.

On notera au passage l’excellent français dans lequel s’exprime ce prêtre vietnamien, à moins que ce soit une traduction d’une lettre écrite en latin, auquel cas on remarquera la culture littéraire et théologique que ce Vietnamien a pu acquérir par ses études.

Les mandarins locaux l’avaient condamné «seulement» à l’exil dans la province de Son-Tay ; l’ordre royal fut de décapiter le prisonnier. Au moment de mourir, le père Minh jugea inutile de prendre encore un repas matériel, préférant prier en silence à genoux. Le moment venu, il pria ainsi : Mon Dieu, ayez pitié de moi ! Donnez-moi la force et le courage de souffrir pour votre gloire ! Mon Dieu, pardonnez-moi mes péchés ! O ma Mère, secourez-moi !

Ce prêtre humble qui s’abandonnait à la miséricorde de Dieu et se réfugiait dans les bras de la très Sainte Vierge, mourut martyr le 3 juillet 1853, à trente-huit ans.

 

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 23:00

Thomas apôtre

1er siècle

 

L’apôtre Thomas est l’un des douze que le Seigneur appela pour le suivre.

Thomas signifie en hébreu “jumeau”, d’où son surnom d’origine grecque dans le texte de l’évangile : Didyme.

Quand Jésus dit aux apôtres qu’ils connaissent le chemin pour aller là où il va (Jn 14:5), c’est Thomas qui lui demande : Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment en connaîtrions-nous le chemin ? et Jésus lui réplique cette phrase si convainquante : Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Comme pour dire : Quoi que vous fassiez, où que vous soyez, restez avec moi.

Thomas est beaucoup plus connu pour le doute qui l’a animé au moment de la Mort et de la Résurrection de Jésus-Christ. Il avait même quitté les autres, puisqu’il n’était pas avec eux (Jn 20:24) lors de la première manifestation du Christ, au soir de la Résurrection. Mais bientôt convaincu par les propres paroles du Ressuscité, il prononce cette phrase si célèbre et si humble : Mon Seigneur et mon Dieu ! (Jn 20:28).

Qu’advint-il de Thomas après la Pentecôte ? D’après Eusèbe, il aurait reçu la mission d’évangéliser la Parthie, cette région qui tint en échec les troupes romaines, au nord-est de l’actuel Iran.

D’après certains écrits apocryphes, donc pas vraiment historiques mais contenant probablement des héritages de sources réelles, Thomas aurait évangélisé le nord de l’Inde. Des disciples auraient successivement apporté le Christianisme dans la région du sud-ouest de l’Inde, d’où serait née la communauté des Chrétiens de saint Thomas, qui persistent aujourd’hui avec le rite syro-malabar.

D’après des descriptions récentes, fort étonnantes de précision pour une personne aussi ignorante que la stigmatisée Anna Katharina Emmerick, maintenant bienheureuse (2004), saint Thomas aurait évangélisé des régions aussi lontaines que le Tibet, la Chine, l’extrême pointe nord-est de l’Asie et même aussi quelque île du Japon septentrional.

En Inde, les nombreux et éclatants miracles qu’il accomplit ne manquèrent pas de susciter la jalousie des païens, et l’un d’eux frappa de la lance Thomas pendant qu’il était en prière. Il était fort âgé. Cela aurait pu se produire un 21 décembre, la date de l’ancienne fête de saint Thomas.

 

Le corps de l’apôtre Thomas fut rapporté à Edesse (l’actuelle Urfa au nord de la Syrie). Cette translation aurait eu lieu un 3 juillet, qui est maintenant la date de sa fête.

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