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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 23:00

15 JUILLET

 

?

S Eutropius, stes Zosima et Bonosa, martyrs à Porto.

IV.

S Félix, évêque à Thibiuca, martyr.

S Catulinus, diacre martyr à Carthage.

S Abudemius, martyr dans l'île de Tenedos.

S Iakob, premier évêque à Nisibe, un des meilleurs adversaires de l'arianisme à Nicée. 

S Barhadbesaba, diacre martyr à Arbèle ; son bourreau, apostat, mourut d'une étrange maladie peu après.

SS Philippos et dix enfants, martyrs en Alexandrie.

VI.

Ste Aprone, vierge à Toul, sœur de s. Epvre.

VII.

S Eterne, évêque à Evreux.

VIII.

S Plechelm, évêque anglais missionnaire aux Pays-Bas.

S Donald, écossais, père de neuf filles qui furent sa communauté religieuse.

S Guntbertus, chorévêque qui fonda un monastère à Ansbach et fut pendant un an évêque à Würzburg.

IX.

S Iosephos, évêque à Thessalonique, frère de s. Théodore Studite ; sous l'influence de son oncle, s. Platon, lui, ses trois frères et sœur ainsi que leurs parents s'étaient faits moines ; il lutta courageusement contre les empereurs à propos des unions illégitimes, de l'iconoclasme, et mourut de faim en exil.

S Aldric (Aubrin), évêque à Autun.

S Benoît, évêque à Angers ; il rétablit la vie commune pour le clergé de sa cathédrale.

Ste Reginswide, petite fille de sept ans, martyre parce que sa nourrice la jeta dans le Neckar.

S Atanasio, évêque à Naples à dix-huit ans ; respecté de son père et de son frère, il souffrit beaucoup de son neveu.

X.

Ste Edith, très mal identifiée, peut-être vierge et abbesse à Pollesworth.

XI.

S Vladimir, grand-duc de Kiev, descendant de ste Olga, le Clovis de la Russie, surnommé l'Evangélisateur.

S Answer, abbé à Ratzeburg, martyr avec ses dix-huit moines.

S David, anglais, premier évêque à Västeråss.

XIII.

B Czesław, un des premiers dominicains, actif en Silésie et en Pologne, dont l'oncle fut évêque à Cracovie ; par sa prière, il empêcha les Tartares de démolir la ville de Wrocław.

XV.

B Bernard de Bade, fils d'un margrave très chrétien, il aurait pu épouser la fille du roi de France, mais préféra la chasteté ; il mourut (à trente ans presque) avant d'avoir pu réaliser son dessein de bons offices entre les gouvernements chrétiens contre l'Islam envahissant.

XVI.

Bx Inácio de Azevedo, jésuite portugais et ses compagnons portugais et espagnols, martyrs des corsaires huguenots près de l'île de Grande Canarie ; les martyrs furent : Aleixo Delgado, Alonso de Baena, Álvaro Borralho Mendes, Amaro Vaz, André Gonçalves, António Correia, António Fernandes, António Soares, Bento de Castro, Brás Ribeiro, Diogo de Andrade, Diogo Pires Mimoso, Domingos Fernandes, Esteban Zuraire, Fernando Sánchez, Francisco Alvares, Francisco Pérez Godoy (parent de ste Thérèse d'Avila), Francisco de Magalhães, Gaspar Alvares, Gonçalo Henriques, Gregorio Escribano, João Fernandes de Braga, João Fernandes de Lisbonne, Juan de Mayorga, Juan de San Martín, Juan de Zafra, Luís Correia, Luís Rodrigues, Manuel Alvarez, Manuel Fernandes, Manuel Pacheco, Manuel Rodrigues, Marcos Caldeira, Nicolau Dinis, Pedro de Fontoura, Pedro Nunes, Simão Lopes et un autre João (il y en eut un dernier, martyrisé le lendemain, Simão da Costa, v. infra).

XVIII.

S Domenico Michele (Pompilio Maria de Saint-Nicolas) Pirrotti, prêtre des Scuole Pie (“scolopi”, écoles pour les enfants pauvres) à Naples, bon professeur et prédicateur ; il propagea la dévotion au Sacré-Cœur, la communion fréquente ; il fut victime de calomnies, incarcéré et exilé.

B Michel-Bernard Marchand, prêtre à Rouen, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

S Phêrô Nguyễn Bá Tuần, prêtre tonkinois martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

Bse Anne-Marie Javouhey, fondatrice des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny (car leur première maison fut à Cluny) ; elle poussera au sacerdoce trois jeunes Sénégalais, les premiers prêtres africains ; les Noirs de Guyane, libérés grâce à elle, l'élirent député à la Chambre ; elle souffrit beaucoup du clergé local français ; sa famille avait hébergé des prêtres durant la Révolution.

S Anrê Nguyễn Kim Thông (Năm Thuông), maire et catéchiste en Cochinchine, condamné à l'exil et martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

XX.

B Antoni Beszta-Borowski (1880-1943), prêtre polonais martyr, fusillé par les nazis à Bielsk Podlaski, béatifié en 1999.

 

Eutropius, Zosima et Bonosa de Portus Romanus

† ?

 

Le grand Portus Romanus, qui fut construit au premier siècle, complétait avantageusement celui d’Ostie, devenu trop exigu pour les nombreux et grands navires. Les ruines se trouvent près de l’actuel Porta (Fiumicino, Latium, Italie C).

On ne sait à quelle époque, ni comment furent martyrisés Eutropius et les deux sœurs Zosima et Bonosa. Leur culte est certainement très ancien.

Saint Eutropius, saintes Zosima et Bonosa sont commémorés le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Philippos et dix Enfants en Alexandrie

† 4e siècle

 

En-dehors de son nom, Philippos est totalement inconnu, de même que ces dix Enfants.

Etait-il le père, ou le professeur de ces enfants ? Rien ne permet de l’avancer.

Ils reçurent la palme du martyre en Alexandrie, au cours du 4e siècle.

Saints Philippos et ces dix Enfants sont commémorés le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Felix de Thibiuca

247-303

 

Thibiuca a été rapprochée de l’actuel site de Henchir-Gâssa (Tunisie). L’évêque était suffragant de Carthage.

Au moment du premier édit de persécution de Dioclétien (303), le clergé était sommé de livré les Livres Saints pour qu’ils fussent brûlés.

A Thibiuca, le curateur Magnilianus fit venir les anciens, le prêtre Aper et les lecteurs Cyrillus et Vialis, car Felix était absent à ce moment-là, étant allé à Carthage.

Le lendemain de l’interrogatoire de ces derniers, arriva Felix, qui fut immédiatement conduit à Magnilianus. Durant l’interrogatoire, Felix répondit : Il vaut mieux que ce soit moi qui sois brûlé plutôt que les Ecritures divines, car il est meilleur d’obéir à Dieu qu’aux hommes. Magnilien lui donna trois jours pour réfléchir.

Ce délai passé, un certain Vincentius Celsinus conduisit Felix au proconsul de Carthage, Anulinus, qui le fit jeter dans un cachot, enchaîné pendant seize jours. Passé ce temps, Anulinus le convoqua en pleine nuit et, sur le refus de Felix de livrer les Saints Livres, le condamna à la décapitation.

C’était le 15 juillet 303 ; Felix pria : Dieu, je te rends grâce. J’ai cinquante-six ans dans ce monde. J’ai gardé la virginité, j’ai observé l’Evangile, j’ai prêché la foi et la vérité. Seigneur, Dieu du ciel et de la terre, Jésus-Christ, toi qui demeures éternellement, je courbe mon cou vers toi comme une victime.

Saint Felix de Thibiuca est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Catulinus de Carthage

† 303

 

Catulinus était un diacre, à Carthage.

Il y fut martyrisé en (ou vers) 303.

Dans la basilique de Faustus, à Carthage, on a déposé son corps ainsi que ceux d’autres Martyrs, dont cependant on ne connaît pas le nom.

Saint Catulinus de Carthage est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Abudemius de Tenedos

† 305/362

 

Tenedos est une île de l’Hellespont (auj. Bozcaada, Turquie NO).

On ne sait pas au juste si Abudemius souffrit sous Dioclétien ou sous Julien.

Il aurait refusé de manger des viandes offertes aux idoles.

Saint Abudemius de Tenedos est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jakob de Nisibe

† 337

 

Nisibe est l’ancienne ville de Nusaybin (Turquie SE), sur la frontière syrienne et proche aussi de l’Irak.

Jakob y naquit. 

Il passa quelque temps dans la solitude gagnant la cime des plus hautes montagnes. On dit à ce sujet qu’il monta sur le mont Ararat ; mais il n’est pas exact qu’il y ait retrouvé l’arche de Noé. Au printemps, en été et en automne, il profitait des taillis avec le ciel pour toit. En hiver, il s’abritait dans une caverne.

Il n’avait pour nourriture que celle qui pousse toute seule.

L’usage de la laine était de trop pour lui, car le poil de chèvre le plus rude en tenait lieu pour la tunique qu’il portait et pour sa pèlerine toute simple.

Lors d’un voyage, il passa près d’un lavoir, où les femmes se moquèrent de lui : leurs cheveux blanchirent aussitôt et l’eau tarit sur place. Tout le monde vint alors le supplier : miséricordieux, il fit revenir l’eau, mais ces dames conservèrent leurs cheveux blancs, en souvenir de leurs railleries.

On raconte aussi que, présent à un procès dont le juge portait une sentence inique, Jakob lança une malédiction contre une grosse pierre, qui éclata sous les yeux du juge ; celui-ci modifia la sentence.

Sur la suggestion d’un autre célèbre solitaire, Marougé, Jakob fut appelé en 308, à devenir l’évêque (un des premiers, sinon le premier) de cette même Nisibe.

La persécution de ces années-là n’atteignit pas cette région. Dès la paix de Constantin, Jakob commença de faire édifier une grande basilique, qui fut achevée en sept ans.

En 325, Jakob participa au concile de Nicée et se signala ensuite par sa fidélité à la doctrine proclamée lors de ce concile.

On lui attribue la fondation de l’Ecole de Nisibe, où fut formé s.Ephrem (v. 9 juin). Ce dernier avait une grande vénération pour son évêque et dit quelque part que l’Eglise de Nisibe est fille de Jakob.

Jakob serait mort durant le siège de Nisibe par les Perses, le 15 juillet 337.

Une autre version affirme que, pour mettre fin à ce siège, Jakob aurait supplié Dieu et que brusquement des nuées de moucherons se seraient posées sur les trompes des éléphants. Agacées, les pauvres bêtes se mirent à  piétiner et détruire l’armée perse. Jakob serait alors mort plus tard, en 350.

Saint Jakob de Nisibe est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Plechelm d’Oldenzaal

† 715

 

Pleghelm était d’origine irlandaise (ou peut-être de la région anglaise de Northumbrie).

De son nom latin Plechelmus, on a fait aux Pays-Bas Plechelm.

Il connut s.Bede le Vénérable (v. 25 mai) au monastère de Lindisfarne ou à celui de Wearmouth. 

De là - ou bien après un pèlerinage à Rome - il fut envoyé comme missionnaire, d’abord en Northumbrie, puis en Germanie du nord, où il eut pour compagnons Wiro (v. 8 mai) et Otger.

C’est peut-être à Rome qu’il fut sacré évêque.

Il aurait fondé avec eux le monastère appelé Mont-Sainte-Odile (Sint-Odiliënberg, Roerdalen).

C’est là qu’il serait mort, vers 715 ou 730.

Il fut canonisé vers 950, et c’est en effet peu après qu’une basilique prit son nom à Oldenzaal.

Saint Plechelm d’Oldenzaal est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

Guntbertus d’Ansbach

† 795

 

Guntbertus (diversement prononcé ou orthographié Gumbertus, Kundpertus, Gumprecht), qu’on traduit Gumbert en allemand, Gombert en français, provenait probablement d’une famille noble de Germanie.

En 747 ou 748, il est connu comme évêque, sans doute chorévêque.

En 762, Pépin le Bref lui remet le monastère de Prüm, avec ses domaines et la liberté d’élection de l’abbé. Il a le titre d’abbé.

Il aurait fondé le monastère d’Ansbach, qu’il «offre» à Charlemagne, lequel en 786 accorde au monastère l’immunité et la liberté d’élection de l’abbé.

C’est apparemment en 794 que Gumbert fut désigné comme évêque de Würzburg.

Saint Guntbertus d’Ansbach est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Iosephos de Thessalonique

761-832

 

Le père de Iosephos, Photinus, était un haut fonctionnaire impérial ; son épouse, Theoctisti, était la sœur de s.Platon (v. 4 avril). 

C’est ce dernier qui, en 781, décida toute la famille à quitter le monde. Theoctisti et sa fille entrèrent dans un couvent de Constantinople ; Photinus, ses trois frères et ses trois fils, entrèrent au monastère de Saccoudion, qui se trouve en Bithynie au-delà du détroit du Bosphore. Les trois fils de Photinus s’appelaient Theodoros, Iosephos et Euthymios. Theodoros, surnommé Studite, est fêté le 11 novembre.

En 796, ayant contesté vivement le divorce et le remariage de l’empereur, Platon, Theodoros et Iosephos furent de ceux qui furent emprisonnés dans le fort de Cathares, flagellés et exilés à Thessalonique.

Mais comme l’archevêque de Thessalonique reçut avec grande bienveillance les moines exilés, l’empereur intervint encore : il les sépara, espérant les empêcher de communiquer entre eux.

En 797, une révolution de palais détrôna cet empereur et permit aux moines de revenir à Saccoudion.

En 799, fuyant les incursions barbares, ils vinrent s’installer au monastère de Stoudion à Constantinople. Tandis que Theodoros était nommé abbé, Iosephos composa des hymnes, ainsi que des poésies contre les iconoclastes.

En 806, la promotion d’un laïc (Nikephoros) au siège patriarcal suscita déjà quelques réactions des moines de Stoudion, encore plus lorsque l’empereur rappela le moine qui avait célébré le remariage de l’empereur précédent.

L’empereur essaya de manœuvrer habilement pour se concilier ces moines exigeants, en nommant Iosephos archevêque de Thessalonique. 

Tout en étant éloigné à Thessalonique, Iosephos restait moine de Stoudion ! En 808, quand l’empereur exigea des moines de se soumettre à ses décisions, Iosephos était avec eux pour résister. L’empereur le déposa. L’archevêque qu’il nomma à sa place fit flageller et expulser les moines. Un synode de 809 décida d’exiler Iosephos dans l’archipel des Princes.

En 811 cependant, mourut l’empereur et Iosephos revint à Thessalonique. 

En 814, la querelle iconoclaste reprit sous Léon l’Arménien, qui rappela Iosephus à Saccoudion, le convoqua à Constantinople, le bannit dans une île et le fit interner dans le fort d’Elpizon.

En 820, à la mort de Léon l’Arménien, Iosephus revint à Constantinople, mais dut plusieurs fois changer de résidence, à cause de l’agitation permanente. 

La dernière épreuve de Iosephus fut un nouveau bannissement dans un bourg perdu de la Thessalie, dans le plus grand dénuement. C’est là que Iosephus mourut, le 15 juillet 832, septuagénaire ; il désirait être moine, il fut contraint sans cesse de se déplacer, remarquable par sa fidélité, sa douceur, son humilité.

Les reliques de Iosephus et de Theodoros furent ramenées au monastère du Stoudion en 844.

Saint Iosephos de Thessalonique est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Atanasio de Naples

832-872

 

Atanasio vit le jour vers 832 à Naples, fils de Sergio, duc, de très haute famille - et très lettré, car il était versé dans les deux langues grecque et latine ; l’épouse de Sergio s’appelait Eupraxia. Atanasio avait un frère, Gregorio.

L’enfance et l’adolescence d’Atanasio durent être particulièrement soignées et cultivées ; il fut en effet à l’école de l’évêque Giovanni le Scribe, qui l’ordonna diacre. Peu après - il n’avait pas même vingt ans - il fut désigné pour occuper le siège épiscopal de Naples en 849.

Ce n’était pas ambition de sa part. Il s’occupa de son diocèse, de ses brebis, avec le plus grand zèle pastoral : il chercha à racheter des prisonniers des Sarrasins, restaura des églises.

Il institua un chapitre de chanoines, qui auraient assuré le chant liturgique des cérémonies ; il fonda un monastère bénédictin, ainsi qu’un hospice pour les pauvres et les pèlerins.

En 861, il fut particulièrement honoré par le pape au concile de Rome.

Peu avant de mourir, Sergio recommanda à Gregorio d’être soumis à son frère, ce qu’il fit en lui rendant d’insignes services ; il aurait voulu que son fils le suivît dans cette attitude, mais il n’en fut rien. Sergio II en effet, après la mort de son père, complota contre son oncle et alla jusqu’à le mettre en prison.

Libéré, Atanasio se réfugia dans un monastère sur une île au large de Naples, où le poursuivit encore son indigne neveu : Sergio II aurait voulu pousser Atanasio à abdiquer et à disparaître au fond d’un couvent. C’est l’empereur Louis le Jeune qui vola au secours de l’évêque malheureux et le fit recevoir à Benevento, tandis que Sergio II, loin de se calmer, pillait sans vergogne les biens de l’Eglise ; il fut excommunié. C’est encore Atanasio qui s’entremit pour tenter une réconciliation.

La mort le surprit à Veroli, non loin du Mont-Cassin, le 15 juillet 872.

Il y eut plusieurs évêques nommés Atanasio à Naples ; celui d’aujourd’hui est désigné comme Atanasio Ier.

Saint Atanasio de Naples est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vladimir le Grand

958-1015

 

Vladimir Svyatoslavich était le plus jeune des enfants de Sviatoslav Ier de Kiev et son fils naturel, sa mère étant la domestique Malusha. Cette dernière était décrite comme une diseuse d’aventure et devait ainsi annoncer le futur de cet enfant. 

Celui-ci fut donc confié aux soins du mari de Malusha, mais subit aussi la très forte influence de sa grand-mère paternelle, la très chrétienne Olga de Kiev, durant les fréquentes absences de Sviatoslav. Si les efforts d’Olga pour obtenir la conversion de Sviatoslav furent vains, ils eurent au moins leur fruit en Vladimir.

Sviatoslav avait confié les clefs de Novgorod à Vladimir. Mais à sa mort (972), une lutte fratricide opposa ses deux autres fils Yaropolk et Oleg, qui contraignit Vladimir à se réfugier auprès de Haakon Sigurdsson, roi de Norvège, avec lequel il marcha sur Novgorod.

Sur son chemin, il envoya des émissaires auprès du prince de Polotsk pour demander la main de sa fille, Rogneda. Celle-ci refusa d’abord, au prétexte que Vladimir était un enfant naturel, mais quand Vladimir eut conquis Polotsk, Rogneda ne pouvait qu’acquiescer.

Vladimir prit Smolensk, Kiev (où il battit et fit assassiner fdsson frère Yaropolk et fut proclamé roi de Russie, en 980), et établit son autorité sur d’autres régions. Mais il restait païen, et maintenait un véritable culte des dieux, en particulier envers Perun, le dieu slave qu’il considérait comme la suprême divinité. Il aurait eut aussi de nombreuses concubines.

D’après certaines chroniques, Vladimir se serait fait renseigner sur les autres religions. Il aurait refusé celle de Mahomet à cause de la prohibition de l’alcool ; il aurait aussi rejeté celle des Juifs, car perdre Jérusalem était le signe que Dieu les avait abandonnés. Il se tourna vers le Christianisme.

Vladimir fut conquis par la beauté de l’architecture et des rites liturgiques de l’Eglise orientale, bien supérieurs à ceux de l’Eglise latine alors dominant en Germanie. Mais surtout, il considéra l’opportunité de l’appui politique de Constantinople et demanda la main de la sœur de l’empereur Basile II, Anna.

Il était tout-à-fait impossible qu’une jeune princesse chrétienne de vingt-sept ans épousât un barbare comme Vladimir, d’autant plus qu’on connaissait son penchant pour la polygamie : on lui connaissait alors (au moins) quatre unions matrimoniales (avant sa conversion) et une douzaine d’enfants.

Mais, Vladimir finit par embrasser le Christianisme, fut baptisé à Chersonèse, où il reçut le nom de Basile, et épousa ensuite légitimement Anna (988). Dès lors, il s’employa à détruire tous les monuments païens et à faire construire des églises et des monastères.

Une autre version des faits présente Vladimir comme ayant été sollicité par l’empereur Basile pour l’aider à mater une révolte, et que Vladimir aurait accepté en échange de la main d’Anna, acceptant du même coup le baptême et le mariage chrétiens (987).

Désormais, Vladimir voulut être le champion du Christianisme. Il renvoya ses concubines, et protégea l’essor et l’extension du Christianisme sur toutes ses terres.

Parmi les fils de Vladimir, il y eut Iaroslav dit le Sage, et les deux autres : Boris et Gleb, qu’on retrouvera le 24 juillet.

A la mort d’Anna (1011), il épousa la petite-fille de l’empereur germanique Otton le Grand.

Toutes les populations n’acceptèrent pas facilement la conversion au Christianisme, ni ses anciennes concubines et leurs fils ; Vladimir mourut près de Kiev, le 15 juillet 1015.

Comme l’avait fait Clovis en Gaule, Vladimir introduisit par sa conversion le Christianisme en Russie. L’Eglise russe considère Vladimir comme l’égal des apôtres, et l’Eglise romaine reconnut son culte.

Vladimir l’Evangélisateur, grand-duc de Kiev, est mentionné au 15 juillet dans le Martyrologe.

 

 

Answer de Ratzeburg

1038-1066

 

Answer (Ansuerus) était né vers 1038 dans la région de Haithabu (Schleswig, act. Danemark) dans une grande et riche famille chrétienne.

A quinze ans, il eut un rêve qui le poussa à aller frapper à l’abbaye bénédictine Saint-Georges de Ratzeburg. Il y devint prêtre, et abbé.

En 1066, les Wendes s’abattirent sur la région et détruisirent l’abbaye. Ils emmenèrent l’abbé Answer et ses moines sur une montagne voisine près de Einhaus et les lapidèrent.

Il y avait là dix-huit moines, que l’Eglise considère martyrs.

Saint Answer de Ratzeburg et ses Compagnons sont commémorés le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

David de Västeråss

† 1082

 

D’origine anglo-saxonne, David était un moine clunisien.

Il désirait ardemment le martyre et s’offrit spontanément pour la terre scandinave, après avoir appris comment avaient été mis à mort les neveux de s.Sigfrid (v. 15 février).

Vers 1020, il fut donc envoyé comme missionnaire dans cette région. Il se présenta à s.Sigfrid et se mit à sa disposition.

Il fut l’apôtre des Suédois, à partir du Sud et jusqu’au centre du pays ; là où s’éleva l’église et le monastère de Munkathorp, il baptisa ceux qu’il put amener à la Foi chrétienne. Munkathorp dérive de Munk, moine : c’est l’endroit où le «moine» baptisait.

On considère David comme l’apôtre du Våstmanland, et premier évêque de Västeråss.

Si Dieu lui donna le don des miracles et des larmes, il ne lui donna pas celui du martyre.

David mourut fort âgé, en 1082.

Les Luthériens détruisirent son sarcophage et enfouirent ses reliques dans le proche cimetière.

Saint David de Västeråss est commémoré le 15 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

Czesław Odrowąż de Pologne

1184-1242

 

Czesław Odrowąż  naquit à Kamień Śląsk (Cracovie, Pologne) vers 1184, cousin ou même frère de Jacek ou Hyacinthe (v. 15 août), de cette illustre famille des chevaliers polonais Odrowąż.

Il étudia la philosophie à Prague, la théologie et le droit à Bologne, et revint à Cracovie, dont l’évêque était son oncle Ivo et où il fut chanoine avant de devenir recteur de l’église de Sandomierz.

Vers 1218, il accompagna son oncle-évêque à Rome, où il connut s. Dominique (v. 6 août) et fut admis dans ce nouvel Ordre.

Czesław fut donc, avec son frère, un des premiers membres de la communauté dominicaine à Rome au couvent de Santa Sabina.

En 1220, Czesław reçut l’habit. Puis Dominique envoya les deux Frères prêcher la Vérité et fonder des monastères dans leur pays.

Ils en fondèrent un premier à Friesach (Autriche), puis passèrent par le diocèse de Prague et arrivèrent à Wrocław. Ils y fondèrent un prieuré, d’où ils purent facilement essaimer en Bohême, en Pologne, en Poméranie et en Saxonie. Czesław devint le Provincial pour toute la Pologne.

Lors de l’invasion des Mongols, la prière de Czesław fit miraculeusement s’éloigner ces dangereux pillards ; Czesław ramena à la vie quatre morts : si l’on doute parfois de la vérité de ces miracles, on oublie souvent que Jésus a promis à ses disciples qu’ils feraient les mêmes œuvres que Lui, et même de plus grandes (Jn 14:12).

Il mourut à Wrocław le 15 juillet 1242 et fut béatifié en 1713.

 

Bernhard de Bade

1428-1458

 

Bernhard vit le jour vers 1428 à Baden-Baden (Allemagne), deuxième fils du margrave Jakob Ier et de Catherine de Lorraine.

La famille était très chrétienne : Jakob se mérita le surnom de Salomon de la Germanie, et fonda le monastère de Fremersberg ainsi qu’une église à Bade.

On proposa  Bernhard d’épouser la fille du roi de France, mais il préféra garder sa liberté pour être mieux à Dieu. Il essaya d’améliorer la condition de beaucoup de gens, en y consacrant la plus grande partie de ses revenus. Sa piété impressionnait beaucoup ses contemporains.

En 1453, Constantinople tomba aux mains de l’Islam, suscitant une nouvelle vague d’indignation en Europe ; les Habsbourg projetèrent une nouvelle croisade et Bernhard s’employa à contacter les autorités européennes pour les convaincre de s’unir dans le projet. Mais de passage à Moncalieri (Italie N), il fut contaminé par la peste et mourut le 15 juillet 1458.

Ce saint homme passait véritablement pour un Saint et des miracles illustrèrent sa tombe. Il fut béatifié en 1479 et successivement proclamé patron du grand duché de Bade en 1769. Les habitants de Moncalieri ont une grande vénération pour Bernardo.

 

 

Aleixo Delgado

† 1570

 

Aleixo Delgado était natif d’Elvas (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Alfonso de Baena

† 1570

 

Alfonso de Baena était natif de Villatobas (Tolède, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Álvaro Mendes Borralho

† 1570

 

Álvaro Mendes Borralho était natif d’Elvas (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Amaro Vaz

† 1570

 

Amaro Vaz était natif de Benviver (Marco de Canavezes, Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

André Gonçalves

† 1570

 

André Gonçalves était natif de Viana do Alentejo (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

António Correia

† 1570

 

António Correia était natif de Porto (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

António Fernandes

† 1570

 

António Fernandes était natif de Montemor-o-Novo (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

António Soares

† 1570

 

António Soares était natif de Trancoso da Beira (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Bento de Castro

† 1570

 

Bento (Benoît) était né à Chacim (Macedo de Cavaleiros, Portugal). 

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Brás Ribeiro

† 1570

 

Brás (Blaise) Ribeiro était natif de Braga (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Diogo de Andrade

† 1570

 

Ce prêtre jésuite, natif de Pedrógão Grande (Portugal), est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Diogo Pires Mimoso

† 1570

 

Diogo Pires Mimoso était natif de Nisa (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Domingo Fernandes

† 1570

 

Domingo Fernandes était natif de Borba (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Esteban de Zudaire

† 1570

 

Esteban de Zudaire était natif d’Amescoa (Biscaye, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

Fernando Sánchez

† 1570

 

Fernando Sánchez était natif de Castela-a-Velha (Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Francisco Álvares

1539-1570

 

Francisco Álvares était natif de Covilhã (Portugal). C’est le seul des Quarante Martyrs du Brésil, à part saint Inácio de Azevedo, dont on connaisse l’année de naissance. Cependant, on trouve étonnamment pour date de sa mort l’année 1564, alors qu’il a bien été exécuté le même jour qu’Inácio. Il fut lancé à la mer encore vivant.

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Francisco de Magalhães

† 1570

 

Francisco de Magalhães était natif d’Alcácer do Sal (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Francisco Pérez Godóy

† 1570

 

Francisco Pérez Godóy était natif de Torrijos (Tolède, Espagne). C’était un parent de sainte Thérèse d’Ávila (v. 15 octobre).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Gaspar Álvares

† 1570

 

Gaspar Álvares était natif de Porto (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Gonçalo Henriques

† 1570

 

Gonçalo Henriques était natif de Porto (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Gregorio Escribano

† 1570

 

Gregorio Escribano était natif de Viguera (Logroño, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Inácio de Azevedo

1527-1570

 

Inácio naquit en 1527 à Porto (Portugal), aîné des enfants de Manuel de Azevedo et Violante Pereira. La famille de Azevedo, noble et riche, comptait des personnages importants, dont un évêque à Porto.

Après d’excellentes études, Inácio devint à dix-huit ans régisseur des biens familiaux, qui étaient assez importants, mais la prédication d’un père jésuite le convainquit de quitter les biens de la terre pour gagner ceux du ciel. En 1548, il entra dans la Compagnie de Jésus à Coimbra.

Durant ces années de préparation, son supérieur l’invita à modérer ses austérités.

Avant même d’être ordonné prêtre, il fut nommé recteur de collège à Lisbonne, mais il ne se contentait pas de régir : il alla auprès des malades de l’hôpital voisin ; c’est ainsi qu’il assista plein de compassion trois hommes malades de syphilis, qu’il soigna jusqu’à la fin et qu’il gagna au repentir de leur vie dissolue. 

Il fut ordonné prêtre en 1553. On l’envoya auprès de l’évêque de Braga. Ce dernier en fut si content qu’il demanda bientôt l’érection d’une maison de Jésuites dans son diocèse. Mais Inácio était trop en vue et il demanda d’être envoyé à un poste plus ignoré.

En 1565, il fut envoyé pour inspecter les missions du Brésil, où les Jésuites avaient déjà ouvert beaucoup de maisons ; pendant trois années, il voyagea partout et revint à Rome demander des «recrues» pour aider les missionnaires déjà au travail sur place. Il y en eut du Portugal et de l’Espagne.

Une expédition fut prête et partit le 5 juin 1570. Inácio se trouvait avec trente-neuf compagnons à bord du Santiago, escorté par un navire de guerre commandé par Luis de Vasconcellos, où se trouvaient trente autres compagnons.

Le bateau du père Inácio fut rejoint et abordé par un navire pirate, commandé par un huguenot déchaîné parti de La Rochelle.

Les pirates égorgèrent immédiatement les Jésuites : huit étaient espagnols, les autres portugais. Tous les Martyrs furent jetés à la mer, certains déjà morts, d’autres agonisants, d’autres encore vivants.

Ce massacre eut lieu au large de la Grande Canarie, le 15 juillet 1570. Au même moment, sainte Thérèse d’Ávila voyait en vision l’événement.

Inácio de Azevedo fut béatifié avec ses Compagnons en 1854.

 

Voici, en ordre alphabétique, les noms des trente-neuf Compagnons martyrs du père Inácio : 

Les Espagnols : 

Alfonso de Baena

Esteban de Zudaire

Fernando Sánchez

Francisco Pérez Godóy

Gregorio Escribano

Juan de Mayorga (sa ville natale est aujourd’hui en France)

Juan de San Martín

Juan de Zafra

Les Portugais :

Aleixo Delgado

Álvaro Mendes Borralho

Amaro Vaz

André Gonçalves

António Correia

António Fernandes

António Soares

Bento de Castro

Brás Ribeiro

Diogo de Andrade

Diogo Pires Mimoso

Domingos Fernandes

Francisco Álvares

Francisco de Magalhães

Gaspar Álvares

Gonçalo Henriques

João Adaucto

João Fernandes de Braga

João Fernandes de Lisbonne

Luís Correia

Luís Rodrigues

Manuel Álvares

Manuel Fernandes

Manuel Pacheco (son pays d’origine est aujourd’hui en Espagne)

Manuel Rodrigues

Marcos Caldeira

Nicolau Diniz

Pedro Fontoura

Pero Nunes

Simão da Costa

Simão Lopes

 

 

João Adaucto

† 1570

 

João Adaucto était natif d’Entre Douro e Minho (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

João Fernandes de Braga

† 1570

 

Ce João Fernandes était natif de Braga (Portugal). Il y en avait un autre, du même groupe, mais de Lisbonne.

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

João Fernandes de Lisbonne

† 1570

 

Ce João Fernandes était natif de Lisbonne (Portugal). Il y en avait un autre, du même groupe, mais de Braga.

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

Juan de Mayorga

† 1570

 

Juan de Mayorga était natif de Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées Atlantiques, alors en Navarre, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Juan de San Martín

† 1570

 

Juan de San Martín était natif de Yuncos (Tolède, Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Juan de Zafra

† 1570

 

Juan de Zafra était natif de Jerez de Badajoz (Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Luís Correia

† 1570

 

Luís Correia était natif d’Évora (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Luís Rodrigues

† 1570

 

Luís Rodrigues était natif d’Évora (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Manuel Álvares

† 1570

 

Manuel Álvares était natif d’Estremoz (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Manuel Fernandes

† 1570

 

Manuel Fernandes était natif de Celorico da Beira (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Manuel Pacheco

† 1570

 

Manuel Pacheco était natif de Ceuta (Portugal, aujourd’hui en Espagne).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Manuel Rodrigues

† 1570

 

Manuel Rodrigues était natif d’Alcochete (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Marcos Caldeira

† 1570

 

Marcos Caldeira était natif de Vila da Feira (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Nicolau Diniz

† 1570

 

Nicolau Diniz était natif de Bragança (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Pedro Fontoura

† 1570

 

Pedro Fontoura était natif de Chaves (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Pero Nunes

† 1570

 

Pero Nunes était natif de Fronteira (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

 

 

Simão Lopes

† 1570

 

Simão Lopes était natif d’Ourém (Portugal).

C’est un des Quarante Martyrs du Brésil. 

Se reporter à la notice Inácio de Azevedo

Le martyre eut lieu le 15 juillet 1570 et la béatification en 1854.

Domenico Michele Giovan Battista Pirrotti

1710-1766

 

Né le 29 septembre 1710 à Montecalvo Irpino (Campanie, Italie sud), en la fête de l’Archange saint Michel, Domenico Michele reçut ce nom au baptême dès le lendemain. Il fut confirmé en 1714.

Les parents, Girolamo et Orsola Bozzuti, de famille noble, eurent un autre fils, Pompilio Maria, qui mourut durant son séjour au séminaire.

Le premier précepteur de Domenico Michele fut son père. Très vite, le garçon se mit à prêcher aux domestiques.

Quand il entra chez les Pères des Ecoles Pies (Piaristes ou Scolopi) en 1727, il prit le nom de son frère, Pompilio Maria de Saint-Nicolas. Il fit le noviciat à Naples, fut dispensé de la deuxième année, et fit la profession en 1728, à Brindes.

Envoyé à Chieti pour les études de philosophie, il fut cependant transféré à Melfi pour les poursuivre, dans l’espérance que le climat fût meilleur pour lui, car il était malade. En 1733, il fut à Turi (Bari) comme professeur de lettres et éducateur ; quoique pas encore ordonné prêtre, il avait déjà une réputation de théologien. Il fut ordonné en 1734.

Son apostolat, très fécond, le poussa jusque dans le nord de l’Italie.  

Il diffusa un des premiers la dévotion au Sacré-Cœur ; il conseillait la Communion fréquente, la dévotion à la Sainte Vierge, qu’il appelait sa Mère toute belle, le Chemin de Croix. 

On lui attribua une foule de miracles, des intuitions au confessionnal, des guérisons à distance, des visions au loin, des prophéties, des multiplications de vivres… Le plus étonnant était sa vie personnelle, d’une extrême sévérité pour soi-même.

Des calomnies assombrirent ses dernières années, si bien que le roi crut bon de le mettre en prison et de l’exiler. Sur les protestations sonores de la population napolitaine, le roi dut révoquer l’exil et le Père saint rentra triomphalement. Les calomnies ayant repris, le père Pompilio fut «relégué» par ses supérieurs à Campi Salentina (Lecce), comme Supérieur et Maître des novices, et où il passait de nombreuses heures dans le confessionnal ; c’est là qu’on le trouva quasi inanimé, le 15 juillet 1766 au soir, comme il l’avait annoncé.

Pompilio Maria Pirrotti fut béatifié en 1890 et canonisé en 1934.

Les miracles retenus pour la canonisation furent deux guérisons instantanées et inexplicables, d’une malade napolitaine atteinte d’épithéliome glandulaire au sein droit, et d’un autre, espagnol, atteinte de pleuro-pulmonie catarrhale.

 

 

Michel-Bernard Marchand

1749-1794

 

Ce prêtre était né au Havre (Seine Maritime) le 28 septembre 1749, veille de la fête de saint Michel dont il porta le nom.

Prêtre du diocèse de Rouen, curé au Vaurouy, dénoncé comme réfractaire, il fut condamné à la déportation et mourut à bord du Deux-Associés le 15 juillet 1794.

Il a été béatifié en 1995.

 

 

Phêrô Nguyễn Bá Tuần

1766-1838

 

Phêrô (Pierre) était né à Ngoc Dong (Hung Yen).

Il fut ordonné prêtre en 1807 et exerça un apostolat très fécond pendant trente années. Quand la persécution reprit, il dut se cacher, parfois dans des champs boueux, passant une journée sous le soleil brûlant et deux autres dans le brouillard…

Trahi, il fut arrêté avec le père Joseph Fernandez, vicaire provincial dominicain ; le père Fernandez fut mis dans une cage, et l’abbé Phêrô, chargé de la cangue ; ils furent ainsi conduits à Vi-Hoang, où se trouvaient déjà les deux évêques, Mgr Delgado et Mgr Henares.

Phêrô, prêtre de soixante-douze ans, dut subir la prison, les chaînes et les coups, la faim et la soif, les moustiques et les punaises.

Il fut condamné à mort ; son âge aurait dû lui permettre d’éviter la décapitation, qui fut cependant décidée pour le 18 juillet.

Il n’eut pas la force d’attendre jusque là. Il s’éteignit en prison le 15 juillet 1838.

Il fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Anne-Marie Javouhey

1779-1851

 

Elle vit le jour le 10 novembre 1779 à Jallanges (Côte d’Or), de Balthazar Javouhey et Claudine Parizot, qui eurent dix enfants (dont quatre morts en bas âge) : Etienne, Pierre, Anne, Pierrette, Marie-Françoise, Claudine.

Anne-Marie fut baptisée dès le lendemain de sa naissance et fut consacrée à la Sainte Vierge. On l’appela familièrement Nanette.

A dix ans déjà (c’était tôt pour l’époque), elle reçut la Première communion. A cet âge, elle avait pris la résolution de ne jamais boire que du vin coupé.

Lors de la Révolution française, le curé dut s’éclipser, mais il arriva un bon prêtre franc-comtois, l’abbé Ballanche, qui se réfugiait dans le même village. Anne-Marie organisa la vie sacramentelle, cachant et protégeant ce prêtre : même un des espions républicains reconnaissait : Elle sait si bien faire, si bien nous endoctriner, nous endormir, qu’il n’y a pas moyen de la surprendre et de mettre la main sur son curé. Les parents reçurent dans leur grange des prêtres clandestins.

Anne-Marie se consacrera à Dieu au cours d’une de ces Messes. A dix-huit ans, elle refusa de se marier et déclara qu’elle n’avait d’autre Epoux que Jésus-Christ. Elle reçut des avertissements célestes pour la guider vers sa vocation. Son père, d’abord réticent, finit par la laisser faire. En 1798, elle se consacra entièrement à Dieu, pour Le servir auprès des malades à soigner et des petites filles à instruire. Ses trois sœurs l’imitèrent.

En 1800, revint l’ancien curé, ému de voir sa paroisse si bien «entretenue».

Anne-Marie entra quelque temps dans une congrégation de Besançon, mais eut une révélation de repartir chez elle pour faire de grande choses. Elle qui ignorait qu’il y eût plusieurs races dans le monde, se voyait entourée d’enfants de toutes couleurs.

Cherchant sa voie, elle essaya aussi la Trappe, en Suisse, où elle porta le nom de sœur Justine, mais elle fut encore avertie de ne pas y rester, pour aller fonder.

En 1804, quand l’Eglise de France exsangue s’efforçait de remettre sur pied le culte religieux, l’évêque d’Autun chargea Anne-Marie de fonder une pieuse union de jeunes filles, sous le patronage de saint Joseph, pour s’occuper des enfants pauvres. Ce fut le début des Sœurs de Saint-Joseph.

En 1805, elle eut l’occasion de rencontrer le pape Pie VII à Chalon-sur-Saône, qui l’encouragea paternellement. Peu après elle s’installa dans cette ville et en avertit son père, signant pour la première fois : Sœur Anne-Marie de l’Enfant-Jésus.

La fondation, placée sous la protection de saint Joseph, fut reconnue par Napléon 1er dès 1806. Anne-Marie fut élue supérieure en 1807.

Après avoir été logées dans le grand séminaire d’Autun, les Religieuses s’installèrent en 1812 dans l’ancien couvent des Récollets de Cluny : devenu bien national, il fut racheté pour elles par le père d’Anne-Marie. Dès lors les Religieuses s’appelèrent les Sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny.

L’enseignement donné par ces nouvelles Religieuses fut très apprécié à Paris. Dès 1817, des Sœurs seront envoyées dans les missions : ce fut la première congrégation missionnaire féminine, qui travailla sur l’ïle Bourbon, au Sénégal, en Martinique, en Guinée, en Guadeloupe, et surtout en Guyane (1828).

C’est dans ce cadre qu’Anne-Marie Javouhey travailla intensivement à l’émancipation des Noirs, et à l’abolition de l’esclavage.

Cette magnifique expérience sera consignée dans un petit journal rédigé par Anne-Marie. La communauté installée par elle a donné naissance à l’actuelle ville de Mana, qui englobe le village de Javouhey.

Après cette fructueuse mission, Anne-Marie revint en France, et fonda un petit séminaire pour la formation de prêtres indigènes sénégalais.

En France, plusieurs évêques, mais pas tous, appuyèrent volontiers Mère Javouhey. Mais le plus fort soutien qu’elle reçut, vint du roi Louis-Philippe, qui désirait beaucoup abolir l’esclavage dans les îles. Le roi Louis-Philippe aurait dit un jour : Madame Javouhey, mais c’est un grand homme ! 

Il y eut une perspective de réunion de l’Œuvre à la congrégation du père Libermann (la congrégation missionnaire du Saint-Esprit ou Spiritains), mais qui n’aboutit pas.

En 1828, l’Etat confia aux Sœurs la Guyane, où la Mère Javouhey allait laisser une empreinte si forte. Quand elle dut revenir en France, en 1843, toute la population l’accompagna en pirogues aussi loin que possible. Elle était leur chère Mère.

Lors de la révolution de 1848, la Mère voulut gagner la maison de Paris ; on la précéda d’une barricade à l’autre au cri de Laissez passer la Mère Javouhey.

En 1851, un de ses souhaits se réalisait : les îles de la Martinique, Guadeloupe et Réunion étaient pourvues d’un siège épiscopal.

La mission de la Mère Anne-Marie arriva à sa fin. Sa santé céda. Elle s’éteignit à ce monde le 15 juillet 1851, laissant déjà plus de mille Religieuses sur les cinq continents. Elles sont aujourd’hui plus de trois mille.

Anne-Marie Javouhey a été béatifiée en 1950.

 

 

Anrê Nguyễn Kim Thông (Năm Thuông)

1790-1855

 

Anrê (André) était né vers 1790 à Quy Nhơn (Xuân Phương, Phước Sơn, Tuy Phước, Bình Ɖịnh).

Père de famille très chrétien, il eut deux enfants, dont une fille qui entra chez les Amantes de la Croix.

Il rendait service à tous les villageois, sans se soucier de son salaire. Il gagna l’affection et le respect de tous, mais aussi de l’évêque Mgr Etienne-Théodore Cuenot.

Anrê était un homme serviable, très intègre, préoccupé du bien des autres, pour lesquels il montrait compassion et dévouement.

Il priait chaque jour le chapelet ; il fit construire une chapelle dédiée au Cœur Immaculé de Marie ; il aidait le clergé dans l’apostolat, cherchant à les héberger ou à les cacher en temps de persécution ; il protégeait aussi les orphelinats.

Il fut dénoncé pour avoir hébergé des prêtres et l’armée vint aussitôt encercler sa maison. On l’arrêta avec quatre prêtres et on les conduisit à la prison de Binh Ɖįnh.

Dans la capitale, on le connaissait et il eut la permission de rentrer parfois chez lui. Anrê en profita pour exhorter les fidèles à rester fidèles. Lui-même disait que, désormais, il était vieux et qu’il jugeait inutile de rester en prison, préférant mourir pour le Nom du Christ. Mais il retourna à sa prison, fidèlement.

Plusieurs fois, sur la route, on lui conseilla d’apostasier. Il refusa toujours, disant : La Croix illumine les étoiles ! Je préfère l’exil et la mort pour le Seigneur, que l’apostasie !

Après trois mois de prison, il fut exilé à Vĩnh Long, avec quatre autres croyants. Sa santé se détériorait ; il souffrait beaucoup de la cangue qui pesait sur son cou, il peinait à marcher et devait pourtant marcher longtemps chaque jour sous le soleil brûlant. Même les soldats demandèrent qu’on lui enlevât la cangue.

En traversant la province de Bình Thuận, Anrê eut la joie de recevoir l’absolution de son fils prêtre, le père Nguyễn Kim Thư.

Arrivé à Chợ Quán, il rencontra un prêtre qui, considérant son état de santé, lui conféra le Sacrement des Malades.

On informa le père Borelle sur sa mort possible, et celui-ci fit venir un médecin.

Parvenu enfin au lieu «définitif» de son exil, Anrê en réalité quitta cette terre d’exil pour entrer dans les Demeures éternelles.

Il eut juste le temps et la force de prier encore un peu, de demander pardon pour ses péchés, de dire quelques Ave Maria, avant de rendre son âme à Dieu, le 15 juillet 1855.

Anrê fut béatifié en 1909 et canonisé en 1988.

La fête liturgique de tous les Martyrs vietnamiens est au 24 novembre.

Antoni Beszta-Borowski

1880-1943

 

Il naquit le 9 septembre 1880 à Borowskie Olki (Bialystok, Pologne), deuxième des quatre enfants de Jan et Michalina Średzińskich, une famille qui cultivait les traditions patriotiques et religieuses.

Après des études à Suraż et Bialystok, il entra au séminaire de Vilnius et fut ordonné prêtre en 1904.

Il exerça à Vilnius (Saint-Raphael), puis à Surwiliszkach. Ensuite, il fut en Pruzhany Polésie, jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Après l’indépendance de la Pologne (1918), il fut aumônier à Bialystok. Puis il devint doyen de Bielsko Podlaski à partir de 1927. Toute l’activité du père Antoni était de construire la nouvelle nation, de construire une nouvelle société sur les ruines de la Pologne détruite par l’occupation. Les efforts du père Antoni étaient surhumains, mais c’est aujourd’hui qu’on en mesure pleinement les heureux résultats.

Au moment de la guerre mondiale, il fut nommé vicaire général du diocèse de Pińsk.

On lui fit remarquer que sa vie était en danger, mais il ne voulut pas quitter ses paroissiens.

Plus de trois mille Juifs de la paroisse furent bientôt conduits à Treblinka et gazés. Dans une rafle suivante, au mois de juillet 1943, les soldats nazis arrêtèrent et fusillèrent immédiatement dans un bois proche de Bielsko Podlaskie une cinquantaine de Polonais, appartenant à l’intelligentsia. Parmi ces victimes se trouvait le père Antoni.

Des témoins ont vu le père Antoni prier le chapelet et le bréviaire, aussi longtemps qu’il le put. Il fut même battu à cause de cela. Il aida les autres condamnés à se préparer à la mort et à rencontrer Dieu.

Après la fusillade, les corps furent écrasés sous les chenilles des véhicules de l’armée.

C’était le 15 juillet 1943.

Plus tard, les restes de ces victimes furent exhumés et placés dans un cercueil qui se trouve maintenant dans la basilique de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, à Bielsko Podlaski.

Le père Antoni Beszta-Borowski a été béatifié parmi les cent-huit Martyrs polonais de la Deuxième Guerre mondiale.

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 23:00

14 JUILLET

 

IV.

S Optatianus, évêque à Brescia, co-signataire d'une lettre où les évêques s'engageaient à défendre la foi en l'Incarnation du Verbe. 

?

S Just, soldat romain, martyr.

S Basin, à Tronchiennes.

S Phocas, jardinier, évêque à Synope et martyr, peut-être le même qu'au 22 septembre.

S Onésime le Thaumaturge, moine à Ephèse et en Magnésie ; sans se faire reconnaître, il guérit ses parents de leur cécité.

VII.

Ste Ragenufle (Renofle), vierge à Incourt, morte de misère dans la forêt.

S Deusdedit, premier évêque indigène à Cantorbury.

S Madelgaire (Vincent) de Famars, fondateur à Hautmont puis Soignies, abbé ; son épouse, ste Valdetrude, fonda aussi un monastère à Mons.

VIII.

S Evrard, seigneur italien qui, caché à Luzy, y faisait paître les moutons et les porcs. 

S Marchelm, anglais, évangélisateur en Frise.

IX.

S Libert, martyr à Saint-Trond.

XI.

B Ulrich, bavarois, moine à Cluny (dont il rédigera les constitutions ou coutumier), fondateur de monastères, dont Zell.

XIII.

B Hroznata, seigneur bohème, prémontré, fondateur des monastères à Teplá et Chotešov, défenseur des immunités ecclésiastiques, emprisonné par des brigands et mort de faim.

S Giovanni Fidanza (Buonaventura), franciscain né à Bagnorea ; son nom lui fut donné par s. François d'Assise ; professeur à Paris et second fondateur de l'Ordre, cardinal et évêque à Albano, légat papal au concile de Lyon, où il mourut ; on l'a appelé le Docteur séraphique ; il est fêté le 15 juillet.

XIV.

Ste Toscana, veuve à Verona, entièrement donnée au service des malades dans l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem.

XV.

Bse Angelina de Marsciano, veuve de dix-sept ans en Ombrie, à l'origine des Tertiaires Franciscaines pour l'éducation des jeunes filles.

XVII.

B Gaspar de Bono, soldat espagnol, prêtre de l'ordre des Minimes, deux fois élu supérieur de sa province, propagateur de la dévotion à s. Joseph.

S Francisco Solano, supérieur franciscain espagnol, missionnaire au Pérou ; il avait le don des langues : les indigènes le comprenaient toujours ; il chantait en s'accompagnant du luth (du violon ?) ; patron de l'Argentine, de l'Uruguay, du Pérou, de Lima et de Santiago du Chili.

S Camillo de Lellis, fondateur, après une vie un peu frivole, des Pères Camilliens ou Clercs Réguliers Ministres des Infirmes, patron des hôpitaux, du monde infirmier et des malades.

B Richard Langhorne, homme de loi, condamné avec cinq Jésuites, martyr à Tyburn.

XIX.

S Ruowang Wang Kuixin, laïc chinois martyr, canonisé en 2000 et fêté le 9 juillet.

 

Optatianus de Brescia

5e siècle                                                                                               

 

Optatianus fut le treizième ou quatorzième évêque de Brescia (car il y subsiste encore quelque incertitude sur le premier évêque de ce siège, Anatolius).

D’Optatianus, on ne sait presque rien, sauf cette signature qu’il apposa avec les autres évêques de la haute Italie lors du concile de Milan de 451. Dans cette lettre, tous les signataires s’engageaient devant le pape s.Léon (v. 10 novembre) à défendre la doctrine sur l’Incarnation du Verbe divin.

Saint Optatianus de Brescia est commémoré le 14 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vincent de Soignies

607-677

 

Madelgaire de Famars naquit vers 607 au château de Sotteville (Strépy, Hainaut, Belgique), de Mauger et Onuguerra. Ce Mauger était un des plus puissants seigneurs d’Austrasie.

Le fils de ce seigneur fréquenta donc la cour de Dagobert 1er puis celle de Sigebert III, et fut chargé de plusieurs missions en Irlande, dont il revint accompagné par plusieurs missionnaires, de grands Saints : Feuillien, Ultan, Fursy, Eloquius, Adalgis (v. 31 octobre, 4 septembre, 16 janvier, 3 décembre, 2 juin).

On pourra insérer ici une thèse d’un chanoine d’Irlande, historien de son métier, qui prétendit que Madelgaire était en réalité d’origine irlandaise, et s’appelait Mael Ceadar) ; il aurait reçu du roi le titre de comte en remerciement de services qu’il lui avait rendus.

En 636, il épousa Waudru (Waldetrude) de Lommois (v. 9 avril ?) et ils eurent quatre enfants, Landry (futur évêque de Meaux), Dentelin (mort vers sept ans), Aldetrude et Madelberte (futures abbesses à Meubeuge, après leur tante, Aldegonde, v. 30 janvier) ; ces quatre enfants sont au Martyrologe les 17 avril, 16 mars, 25 février, 7 septembre.

En 643, Madelgaire fonda un monastère à Hautmont.

De 646 à 656, il sera gouverneur du Hainaut. 

Les deux époux en vinrent à vouloir se séparer d’un commun accord pour se consacrer entièrement à Dieu. Waudru fonda le monastère de Mons. 

Madelgaire, en 656, fut tonsuré par l’évêque de Cambrai (s.Aubert, v. 13 décembre) ; dans le monastère de Hautmont, il prit le nom de Vincent (le Vainqueur), parce qu’il avait «vaincu» le monde.

En 670, il préféra se retirer davantage et vint mener la vie érémitique à Soignies, où il fonda un nouveau monastère ; lui qui cherchait la solitude et l’oubli, dut accepter d’en être l’abbé, jusqu’à sa mort, le 14 juillet 677 ; c’est son fils Landry qui lui succédera.

Ce monastère de Soignies donnera naissance à la ville de Soignies.

Saint Vincent de Soignies est commémoré le 14 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marchelm

† 775

 

Marchelm (Marcellin) était originaire d’Angleterre et fut un de ces nombreux missionnaires de la Germanie, à la suite de s.Willibrord (v. 7 novembre), dont il fut le disciple dès l’enfance.

Certains avancent qu’il avait été emmené à Rome comme esclave et que c’est là que l’avait racheté s.Grégoire d’Utrecht (v. 25 août).

Ordonné prêtre par le même Grégoire, il fut envoyé dans la région d’Over-Yssel avec s.Lebuinus (v. 12 novembre).

Vers 772, il bâtit une église à Wulpe.

Il mourut à un âge très avancé à Oldensee, vers 775, la même année que Grégoire d’Utrecht.

Saint Marchelm est commémoré le 14 juillet dans le Martyrologe Romain.

Hroznata de Bohême

1170-1217

 

Hroznata était né vers 1170 en Bohême ; en réalité, il fut mort-né et revint à la vie sur les prières et les larmes de sa mère. Par la suite, il fut deux fois mystérieusement sauvé d’un danger mortel. Il avait une sœur, nommée Woyslawa.

Bientôt orphelin de père, il fut éduqué à Cracovie, où vivait sa sœur.

Devenu seigneur à la cour d’Ottokar 1er, il se maria et eut un fils. Mais Dieu lui retira ces deux trésors et le jeune veuf, qui n’avait pas encore la trentaine d’années, quitta la cour et fonda une abbaye de chanoines Prémontrés à Teplá (1193)ḽ.

Quand le légat papal prêcha la croisade, Hroznata fit vœu d’y participer et partit, mais l’armée fut dissoute à Brindes et ne put s’embarquer. Hroznata s’arrêta à Rome et demanda d’être relevé de son vœu, ce qu’il obtint à condition qu’il fondât un autre monastère Prémontré, de moniales. Il fonda alors la maison de Chotešov (vers 1200).

Le pape lui-même lui aurait imposé l’habit de frère convers. De retour dans son pays, il fut chargé de l’administration du monastère de Teplá.

En 1217, alors qu’il était en route vers son abbaye, il fut attaqué et enlevé par des ennemis des immunités ecclésiastiques, qui réclamèrent au couvent une rançon énorme pour le libérer. Hroznata refusa ce marchandage et resta enfermé dans le château de Kinsberg (auj. Starý Hrozňatov), où il mourut de faim.

Dès lors Hroznata a été considéré comme martyr et son culte ab immemorabili a été confirmé en 1897.

Hroznata est la patron de la Bohême, du diocèse de Plzeň, récemment créé, ainsi que des prisonniers politiques.

 

 

Giovanni Fidanza

(Buonaventura de Bagnorea)

1221-1274

 

Giovanni fut le fils unique de Giovanni et Maria Ritella, qui habitaient la petite localité de Civita (Bagnorea, Viterbo, Latium, Italie centrale).

Le tout jeune Giovanni fut présenté, très malade, à saint François d’Assise, qui lui imposa les mains et s’écria, paraît-il, O buona ventura, en dialecte : O bona vintura ! Quelle chance ! Telle serait l’origine du nom habituel de Buonaventura.

Monsieur Fidanza envoya son fils étudier en Sorbonne (1236), mais avant de prendre ses grades, Giovanni Buonaventura entra dans l’Ordre franciscain des Frères mineurs (1243).

Sous la direction d’Alexandre de Hales, il se plongera dans l’étude de l’Ecriture, des Pères de l’Eglise, en particulier de saint Augustin. Lecteur (professeur) dès 1248, il fut Docteur en 1257, en même temps que Thomas d’Aquin, avec lequel il était lié d’une profonde amitié.

Cette même année, il fut élu général de l’Ordre et sera comme tel chargé de re-fonder l’Ordre pour pacifier l’atmosphère entre deux factions qui s’opposaient : les Spirituels voulaient une pratique stricte de la première Règle, les Conventuels voulaient une ouverture vers l’étude et l’enseignement. 

Buonaventura écrira une Vie de saint François, qui éclipsa toutes les autres écrites jusqu’alors et qui furent détruites. On y a peut-être perdu des témoignages précieux.

On attribue à Buonaventura l’habitude de sonner les cloches à la tombée de la nuit, en l’honneur de l’Annonciation, pratique qui précéda la prière de l’Angelus.

En 1265, le pape le nomma archevêque d’York (Angleterre), charge qu’il refusa, pour demeurer à Paris.

En 1271, sa parole sera décisive lors du conclave de Viterbe, après une vacance de trois années.

En 1273, il fut créé cardinal-évêque d’Albano. 

L’année suivante, Buonaventura renoncera à sa charge de Supérieur général. Mais il sera invité au concile de Lyon, durant lequel fut proclamée l’union entre les Grecs et les Latins. Etait invité également Thomas d’Aquin, qui cependant mourut en route.

Buonaventura mourut quelques jours avant la conclusion de ce concile, le 14 juillet 1274. Le pape demanda alors à tous les prêtres de l’univers de célébrer une Messe pour l’âme de cet illustre Franciscain - seul cas dans l’histoire. 

Il fut canonisé en 1482, par le pape Sixte IV, qui était franciscain, et proclamé Docteur de l’Eglise par un autre pape franciscain, Sixte-Quint, en 1588. Saint Buonaventura fut surnommé Docteur séraphique.

Il est fêté le 15 juillet.

 

Note complémentaire. Civita fut en 1695 frappée par un tremblement de terre qui fit vingt-quatre morts et détruisit beaucoup d’édifices. La chapelle Saint-Bonaventure, située à l’endroit présumé de la maison des Fidanza, se trouva alors au bord du précipice qui s’était formé.

A cette époque, le village adjacent s’appelait Rota ; il reçut ensuite le nom de Bagnorea (Bains Royaux, en souvenir des anciens bains romains). Depuis le 20e siècle, Bagnorea s’appelle Bagnoregio, pour reprendre l’appellation que lui donne Dante dans la Divina Commedia, chant XII : frère Bonaventura de Bagnoregio.

 

 

Toscana de Vérone

12e ou 14e siècle)

 

Toscana était née à Zevio (Vérone, Italie N), à une date peu certaine : une tradition la place en ou vers 1100, une autre, apparemment plus autorisée, au 14e siècle ; elle épousa Alberto Occhio di Cane et eut des enfants.

Alberto était de famille aisée et Toscana, en accord avec lui, partageait leurs ressources en trois parties : une pour l’Eglise, une pour les pauvres, le reste pour les besoins quotidiens de la famille.

Ils vinrent s’installer à Vérone pour être plus proches de l’hôpital du Saint-Sépulcre, tenu par les membres de l’Ordre Hospitalier de Jérusalem, où elle venait chaque jour réconforter les malades.

Toscana vivait déjà dans une grande austérité, dans les jeûnes et la prière. 

Il plut au Seigneur de lui enlever son cher mari. Peu après, trois jeunes gens tentèrent d’aller la corrompre, mais en la voyant plongée dans la prière, ils tombèrent inanimés l’un après l’autre. Devant les pleurs désespérés des parents, Toscana les ramena à la vie.

Puis elle entra dans l’Ordre de Jérusalem, habitant désormais une petite cellule et se nourrissant seulement de pain et d’eau.

D’autres miracles se produisirent. Un jour qu’un ou deux garçons malhonnêtes lui dérobèrent son manteau, leurs mains se desséchèrent sur place, jusqu’à ce qu’ils vinssent demander pardon à leur victime. Toscana, qui leur avait déjà pardonné, obtint de Dieu de les guérir sur place.

Toscana vécut donc dans sa petite cellule jusqu’à la mort, qui intervint, selon les mêmes sources citées plus haut, vers 1175 ou vers 1343, à une date imprécisée des contemporains. Elle avait disposé qu’on l’ensevelît devant la porte de l’hôpital, pour être mieux «piétinée» par les passants. Mais on vit tant de fois cette humble tombe mystérieusement illuminée, ou veillée par des chants célestes, que l’évêque du lieu ordonna de transporter la dépouille de Toscana à l’intérieur de l’église. Cette translation se fit le 14 juillet (1343 ?), date à laquelle le Martyrologe la commémore maintenant.

Depuis, l’église «du Saint-Sépulcre» est devenue église Sainte Toscana.

 

 

Angelina de Marsciano

1357-1435

 

Angelina naquit en 1357 (certains avancent 1377) au château de Montegiove (Orvieto, Ombrie, Italie C), de Jacopo Angioballi, comte de Marsciano, et Anna de Corbara, ce qui explique qu’on la nomme alternativement de Marsciano ou de Corbara. Elle avait trois frères aînés et une petite sœur, Francesca.

Angelina fut orpheline dès 1363. Elle épousa à quinze ans Giovanni de Terni, comte de Civitella del Tronto (Abruzzes), qui mourut après deux ans de mariage. Angelina se retrouvait donc toute jeune veuve à dix-sept ans, chargée d’administrer le château de son défunt mari.

Elle put alors librement se consacrer à Dieu, comme elle le désirait d’ailleurs déjà avant son mariage. Elle prit l’habit des Tertiaires franciscaines et, avec quelques compagnes, commença à parcourir la région en invitant la population à se convertir, les jeunes filles à se consacrer, et en soulageant ceux qui étaient dans le besoin. 

Mais comme il arrive souvent quand la prédication dérange, on accusa Angelina de sorcellerie et d’hérésie ; de sorcellerie parce qu’on n’admettait pas son autorité sur d’autres femmes, et d’hérésie parce que, encourageant la consécration, elle semblait s’opposer au mariage, ce qui la faisait assimiler au courant manichéiste. Angelina fut déchargée de ces accusations par le roi de Naples, qui cependant la pria de s’exiler pour éviter d’autres désordres.

Angelina vint se réfugier à Assise. Là, elle eut une vision céleste qui lui enjoignait de fonder un monastère de Tertiaires franciscaines à Foligno.

Elle trouva dans cette ville un monastère où vivaient déjà d’autres Tertiaires, auxquelles elle se joignit. Elle ne «fonda» pas de nouvelle communauté, mais elle y prit bientôt une position importante comme organisatrice de cette forme de vie un peu nouvelle : quoique cloîtrées, les Tertiaires n’étaient pas des «Religieuses» et allaient et venaient un peu à leur guise. Angelina chercha à y imposer une règle, approuvée par le pape, et qui eut un franc succès ; d’autres maisons s’ouvrirent dans la région, à Florence, Spolète, Assise, Viterbe. Il y en aura au moins quinze à la mort d’Angelina.

Reconnues par le pape en 1428, ces maisons reçurent l’autorisation d’élire leur Ministre Générale, au même titre que les Religieux franciscains avaient déjà leur Ministre Général. Et c’est Angelina qui fut élue la première en 1430.

Cette nouveauté blessa les Franciscains, qui réclamèrent l’autorité sur les Tertiaires franciscaines. Angelina se soumit humblement et, cette même année 1430, accepta de vivre sous l’autorité du Ministre Provincial franciscain. Mais les Religieuses de Foligno se plaignirent que cette disposition leur avait été arrachée, et protestèrent. On trouva un moyen terme : les Religieuses se mettraient sous la direction de l’évêque local, et auraient reçu la direction spirituelle d’un Franciscain.

Angelina mourut le 14 juillet 1435 et son culte fut approuvé en 1825.

Au début, les Religieuses avaient pour mission principale l’éducation et l’instruction des jeunes filles, avec aussi quelques responsabilités apostoliques extérieures. Au 17e siècle, on leur imposa la clôture, à l’intérieur de laquelle elles pouvaient encore recevoir quelques jeunes filles. Au 20e siècle, on leur confia à nouveau un certain apostolat extérieur, et cette branche franciscaine prit le nom de Sœurs Franciscaines de la Bienheureuse Angelina.

Dans les temps actuels, elles ont toujours onze maisons, en Italie, en Suisse, au Brésil et à Madagascar.

Gaspar de Bono i Manzón

1530-1604

 

Gaspar de Bono i Manzón naquit le 5 janvier 1530 à Valencia (Espagne), de pauvres parents catalans.

On remarquera qu’il reçut au Baptême le nom traditionnel d’un des trois Mages de l’Epiphanie, jour où il fut sans doute baptisé.

Le papa tissait le lin, avec son épouse. Quand celle-ci devint aveugle, en 1533, le papa dut vendre son échope et se fit simple rémouleur.

A dix ans, Gaspar se mit à travailler avec un marchand de soie, mais sentit vraiment qu’il était appelé à la vie religieuse. 

Il commença à étudier le latin ; il dut cependant reprendre le travail, pour soutenir sa pauvre famille.

A vingt ans, il s’engagea dans l’armée pour se faire une situation, tout en pensant encore au sacerdoce, mais son petit défaut de bégaiement le découragea dans cette idée. Il cherchait cependant à se perfectionner dans la vie spirituelle, dans la prière, le chapelet, l’aumône, la visite au Saint-Sacrement.

Gravement blessé lors d’une bataille (on l’avait frappé à la tête et laissé pour mort sur le champ de bataille), il promit d’entrer dans l’Ordre des Minimes s’il guérissait.

Il guérit en effet, et entra chez les Minimes de Valencia en 1560. Bientôt ordonné prêtre, il demeura caché dans le cloître, diffusant la dévotion à saint Joseph, priant pour les pécheurs et méditant longuement.

Deux fois, on le nomma correcteur, c’est-à-dire qu’il devait veiller à la bonne application de la règle dans son Ordre, ce qu’il fit avec prudence et charité, sans rudesse. En 1602, il fut nommé provincial.

Il mourut le 14 juillet 1604.

Gaspar de Bono i Manzón fut béatifié en 1786.

 

 

Francisco Sánchez Solano Jiménez

1549-1610

 

Francisco naquit le 10 mars 1549 à Montilla (Cordoue, Espagne), aîné des trois enfants de Mateo et Ana Jiménez ; les deux autres furent Diego et Inés.

Il fit ses premières études chez les Jésuites puis entra dans l’Ordre franciscain des Frères Mineurs en 1569.

Il prépara la philosophie et la théologie à Séville et fut ordonné prêtre en 1576. Il fit la demande d’être envoyé aux missions d’Afrique du nord.

Mais il fut d’abord envoyé chez ses parents à Montilla, où venait de mourir son père, pour aider sa mère qui était devenue aveugle. Une épidémie de peste le contraignit à y prolonger son séjour, et c’est là-bas que commença sa réputation de thaumaturge, en raison des guérisons qu’il opérait.

En 1581, il fut nommé maître des novices à Cordoue. Il visitait les malades, les encourageant à être patients. Il fut un jour en présence d’un serpent qui ravageait les récoltes ; il lui ordonna de se diriger vers le couvent, où il lui aurait donné à manger «honnêtement» : le serpent obéit, puis disparut pour toujours. On retrouve ici la familiarité de saint François d’Assise avec le loup de Gubbio (v. 4 octobre).

En 1589, il fut choisi pour aller non pas en Afrique, mais au Pérou. Après l’escale de Panama, le bateau s’enlisa dans le sable : tous les passagers furent évacués, sauf quelques esclaves en provenance d’Afrique ; Francisco refusa de les laisser et les baptisa ; quelques-uns furent emportés par les vagues ; Francisco et les autres furent enfin à leur tour débarqués sur la terre ferme. Là, Francisco rendit comestibles des fruits vénéneux et des poissons vinrent s’offrir d’eux-mêmes pour la nourriture des naufragés, jusqu’à ce qu’un navire de passage pût embarquer tout le monde à destination de Lima.

A partir de là et avec huit autres pères franciscains, Francisco rejoignit Tucumán au nord de l’Argentine, c’est-à-dire trois mille kilomètres, coupés de montagnes hautes comme les Alpes. Le missionnaire parcourut le Paraguay, le Chili. Partout, on le comprenait, Dieu étant son interprète. Accueilli dans les tribus avec des cris de guerre, il pacifiait les gens par ses paroles douces et baptisait des centaines et des milliers de personnes.

Francisco savait aussi chanter en s’accompagnant du rebec (un ancêtre du violon) et de la guitare.

On le nomma Gardien (supérieur) des couvents à Tucumán, puis au Paraguay. Mais surtout, Francisco prêcha dans le milieu colonial espagnol, contre la corruption générale. 

Il était arrivé en Argentine en 1595, il y resta quatorze ans, jusqu’à sa mort, parcourant des milliers de kilomètres, toujours à pied, et amenant au baptême un nombre incalculable d’indigènes et de colons espagnols.

Un des si nombreux miracles de Francisco fut qu’il dompta littéralement un taureau déchaîné : il s’en approcha, lui parla doucement et tandis que l’animal lui léchait les mains, il lui mit au cou son cordon et le reconduisit à son étable.

Francisco était toujours joyeux, mais il se mortifiait beaucoup, s’imposait les pénitences que méritaient les autres.

Il passa ses dernières années à Lima où, malgré l’âge et la faiblesse, il continua à parcourir les rues avec son rebec et son crucifix, parlant à toutes les catégories de gens. Il réussit à y faire cesser certaines représentations théâtrales qui offensaient Dieu.

Francisco était devenu un squelette vivant. Il annonça qu’il ne passerait pas la fête de saint Bonaventure (v. 14 juillet), qu’il aimait tout particulièrement ; il mourut effectivement le 14 juillet 1610, en murmurant Dieu soit glorifié. Au moment de sa mort, les cloches de Séville (en Espagne) se mirent à sonner, là où il avait fait ses études. De nombreux miracles eurent lieu sur son tombeau.

Francisco Sánchez Solano Jiménez a été béatifié en 1675, canonisé en 1726, et surnommé le thaumaturge du Nouveau Monde, en raison de ses très nombreux miracles.

 

 

Camillo de Lellis

1550-1614

 

La vie de ce Saint est très originale.

Le père de Camillo, marquis et officier militaire était à Bucchianico (près de Naples), où naquit Camillo le 25 mai 1550. 

A dix-huit ans, Camillo est orphelin de père. C’est un grand garçon de près de deux mètres de haut, peu lettré, et malheureusement adonné aux cartes.

Il s’engage dans l’armée, et manque de peu d’aller batailler à Lepanto (1571) à cause d’une vilaine dysenterie. Blessé un jour à la jambe, il restera boiteux toute sa vie avec une plaie inguérissable : il passe à Rome, où il ne peut payer la consultation médicale et les soins, perd jusqu’à sa chemise qu’il met en jeu, et atterrit chez des Capucins où la grâce de Dieu le fait rentrer en lui-même.

Ne trouvant pas sa vocation chez les bons pères Capucins, il retourne travailler à l’hôpital romain. Il est tellement frappé des mauvaises conditions d’hébergement des malades, qu’il est conquis : il se donnera totalement au soin des infirmes, autres Christ.

Il gère maintenant l’hôpital Saint-Jacques de Rome, où il exige que les malades soient bien traités, bien nourris. 

Lui-même travaille sans compter sa fatigue, il s’impose des pénitences, se flagelle, porte le cilice.

Il lui vient à l’esprit de fonder une famille religieuse vouée au service du Christ souffrant dans les malades : ils seront les Ministres des infirmes. Encouragé par saint Filippo Neri, il fait des études et se prépare au sacerdoce, qu’il reçoit en 1584.

Le pape Sixte-Quint approuve la Compagnie : les religieux porteront sur la soutane une croix rouge sur l’épaule gauche et au côté droit. Ce n’est pas encore la “Croix Rouge Internationale”, mais on pourrait en attribuer la paternité à Camillo.

Camillo traite les malades comme il le ferait pour Jésus-Christ. A l’un d’eux il demande : Monseigneur, que puis-je pour vous servir.  A un cardinal qui le demande alors qu’il soigne un malade, il répond : Je suis avec Jésus-Christ. Je verrai Son Éminence quand j’aurai fini.

Lui qui est très affligé dans son corps (son ulcère au coup de pied, une hernie, deux furoncles sous le pied, des calculs), il soigne les autres sans s’arrêter et même opère des miracles. A la Noël de 1598, lors d’une grave inondation du Tibre, il secourt tous ceux qu’il peut, environ deux-cents.

Usé, il s’éteint à Rome le 14 juillet 1614, laissant derrière lui quinze maisons, huit hôpitaux et plus de deux-cents religieux.

Il sera béatifié en 1742, et canonisé en 1746. Il est proclamé en 1886 patron céleste des infirmes et des hôpitaux, puis en 1930 patron du personnel des hôpitaux, comme l’espagnol saint Juan de Dieu.

Il est donc inscrit le 14 juillet au Martyrologe, et fêté en ce jour.

 

 

Richard Langhorne

1635-1679

 

Richard était né vers 1635 à Bedford (Angleterre), troisième fils de William Langhorne et Lettice Needham.

En 1646 il fut reçu au Inner Temple, comme son père, et commença d’exercer son métier d’avocat en 1654.

Il épousa une protestante, Dorothy Legatt et ils vécurent à Middle Temple Lane.

Richard fut une première fois arrêté en juin 1667 ; arrêté une seconde fois en octobre 1678, on l’enferma à Newgate sans l’avoir interrogé, et il y resta huit mois.

En juin 1679, il fut présenté à la barre du Old Bailey, où on l’accusa formellement. On lui pardonnerait, s’il reconnaissait sa faute (?) et aussi s’il voulait bien révéler quels étaient les biens des Jésuites, avec lesquels il s’était trouvé en relation de par son activité professionnelle.

A cette époque, après tant d’années de persécution, les Jésuites ne devaient plus posséder grand-chose, et sans doute sur le conseil de son compagnon de captivité, le père provincial Whitbread, il reconnut quelles étaient leurs propriétés, mais il nia toute participation à quelque conspiration.

Déclaré coupable et condamné à mort, il attendit encore un mois en prison.

Au moment de son exécution, il dit au bourreau : Mon désir est d’être avec mon Jésus. Je suis prêt, et tu ne seras plus longtemps près de moi.

Richard Langhorne mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 14 juillet 1679.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

Ruowang Wang Kuixin

1875-1900

 

Ruowang (Joannes) Wang Kuixin était né vers 1875 à Nangong (Jizhou, Hebei) et subit le martyre dans cette même localité, le 14 juillet 1900.

Il a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 23:00

13 JUILLET

 

-VI.

S Esdras, prophète de l'Ancien Testament.

I.

S Silas, cf. Act 15-18, peut-être le Silvanus de II Th, II Co, I P ; d'après s. Jérôme, les Apôtres le nommèrent apôtre ; il aurait été évêque à Corinthe.

III.

S Serapion, martyr en Alexandrie.

Ste Myropes, martyre à Chio, assommée à coups de bâton.

IV.

SS Alexandros et trente compagnons, soldats martyrs en Phrygie.

Ste Sara, vierge près de Scété.

VI.

S Eugenius, évêque à Carthage ; il fut exilé et mourut à Albi.

Ste Golindouch, persane convertie, qu'on appela la martyre vivante , tant elle eut à souffrir.

VIII.

S Turiau, évêque à Dol.

Ste Mildrède (Mildritha), abbesse à Thanet.

S Etienne, neveu de s. Jean Damascène, moine dans la laure de s. Sabbas.

XI.

S Henri, empereur du Saint Empire Romain Germanique, époux de ste Cunégonde de Luxembourg, oblat bénédictin et patron des oblats ; il favorisa le monachisme.

XIII.

B Jacopo de Varagine, évêque dominicain à Gênes, auteur de la Legenda Aurea.

XVII.

B Thomas Tunstal (Helmes ou Dyer), prêtre anglais martyr à Tyburn.

XVIII.

 Bx Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars, bénédictin à Lezat (Ariège), et Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen, martyrs aux pontons de Rochefort, béatifiés en 1994.

Bses Elisabeth Madeleine de la Mère de Dieu Verchière, Thérèse-Henriette de l'Annonciation Faurie, Anne-Andrée de Saint-Alexis Minutte, sacramentines ; Marie-Anne de Saint-François Lambert, Marie-Anne de Sainte-Françoise Depeyre, Marie-Anastasie de Saint-Gervais de Roquard, ursulines, martyres à Orange.

XIX.

Ste Clelia Barbieri, bolonaise, fondatrice des Religieuses Minimes de la Vierge des Douleurs, au service des plus déshérités ; morte de tuberculose à vingt-trois ans, canonisée en 1989 ; elle est la plus jeune fondatrice de l'Eglise.

B Ferdinando Maria Baccilieri, prêtre italien, fondateur des Servantes de Marie, pour l'éducation des jeunes filles pauvres ; il restait jusqu'à seize heures par jour au confessionnal, béatifié en 1999.

SS Ruose Wang Kuiju et Baolu Liu Jinde, laïcs chinois martyrs ; Baolu était le plus âgé de ce groupe canonisé en 2000 et fêté le 9 juillet.

XX.

B Mariano de Jesús Euse Hoyos (1845-1926), prêtre, premier colombien béatifié, en 2000.

B Carlos Manuel Cecilio Rodríguez Santiago (1918-1963), laïc et premier Bienheureux porto-ricain, pianiste et organiste, épris de liturgie, "vie de l'Eglise", béatifié en 2001.

Esdras

5e siècle avant Jésus-Christ

 

La septième année d’Artaxerxès Ier (465-424), Esdras, prêtre et scribe habile dans la Loi de Moïse (Es 7:6) vint de Babylone à Jérusalem.

Il y constata les multiples cas de mariage d’Israélites avec des Païennes, et s’efforça de ramener tout le peuple à la Loi de Dieu, qu’il leur lut et expliqua pendant plusieurs jours.

Le travail apostolique de Esdras fut soutenu et complété par Néhémie, qui le rejoignit quelques années plus tard.

Esdras apparaît comme un des preincipaux restaurateurs d’Israël au retour de la captivité. L’Ecriture le montre sage, calme, sachant émouvoir son peuple et le convertir. Il a contribué puissamment à faire de la Loi l’essentiel pour les Juifs, entreprise ardue en cette époque post-exilique.

L’hébreu authentique commençait à être oublié, cédant la place à l’araméen. Esdras devait en quelque sorte traduire le texte sacré et l’expliquer.

Ainsi Esdras est le premier “scribe” ou professeur de la Torah. La corporation des scribes devait ensuite former une classe à part dans le monde juif, spécialisée dans la Loi orale et la tradition.

Le prophète Esdras, du haut de son estrade de bois dressée sur la place, a inauguré l’exégèse talmudique, l’étude du texte sacré que les nouvelles générations ne comprenaient plus.

Certaines éditions précédentes de la Vulgate (la Bible en latin) présentent deux autres Livres  d’Esdras, le  troisième qui reprend les moments historiques de la montée d’Esdras à Jérusalem, le quatrième qui amplifie la prophétie d’Esdras. Ces textes sont parfois cités par certains Père de l’Eglise, mais n’ont pas été retenus par la Tradition, ni par le Concile de Trente, et n’ont donc pas été repris dans la récente édition typique de la Bible.

On a aussi attribué à Esdras l’adoption de l’écriture carrée, c’est-à-dire des caractères hébreux tels qu’on peut les lire de nos jours.

Esdras est mentionné dans notre Martyrologe Romain au 13 juillet.

 

 

Silas

1er siècle

 

Silas était un personnage notable de l’Eglise de Jérusalem, et nous le connaissons d’après les Actes des Apôtres (Ac 15-18).

Le nom de Silas a une consonance grecque, traduite en latin par Silvanus. Ce qui explique qu’on assimile Silas au Silvanus de 2Th, 2Co et 1P.

Silas accompagne Paul à Antioche pour porter les décisions du concile de Jérusalem. En Ac 15:32, Silas est nommé prophète, avec Jude. Puis il accompagnera Paul dans son deuxième voyage apostolique. Un moment séparés, ils se retrouvent chez Aquila et Priscille à Corinthe.

Pierre parle de lui comme d’un frère fidèle.

Silas aurait été évêque à Corinthe, ou en Thessalie.

D’après saint Jérôme, ce sont les Apôtres qui lui donnèrent le titre d’apôtre. Mais alors que Barnabé est honoré du même titre et fêté le 11 juin, Silas n’a pas de fête au calendrier romain.

Le Martyrologe le mentionne au 13 juillet.

 

 

Serapion d’Alexandrie

† 212

 

Il y a plusieurs martyrs de ce nom en Alexandrie.

Celui-ci, interrogé sur sa religion, répondit d’une voix libre et claire qu’il était chrétien.

Il fut martyrisé par le feu.

On date l’événement approximativement en l’an 211-212.

Saint Serapion d’Alexandrie est commémoré le 13 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Myropes de Chio

3e siècle

 

Chio est une des nombreuses îles de la Mer Egée (Grèce, mais au large de la Turquie).

Là vivait une certaine Myropes, chrétienne, qui fut traduite pour sa foi.

C’était du temps de l’empereur Dèce, donc vers 250.

Myropes fut assommée à coups de bâton.

Sainte Myropes de Chio est commémorée le 13 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Alexandros de Phrygie

† 310

 

Cet Alexandros devait être un soldat chrétien.

Lui et ses trente Compagnons subirent le martyre à Philomelium (Phrygie, act. Akşehir, Turquie CW).

Le Martyrologe les place au 4e siècle, sous un préfet Magnus, dont on ignore ici les dates ; en supposant qu’ils souffrirent avant la paix constantinienne (313), on pourrait supposer que leur martyre se situe vers 310, mais on sait qu’il y eut aussi des martyrs sous Julien l’Apostat (361-363).

Saint Alexandros de Phrygie est commémoré avec ses trente Compagnons le 13 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Eugenius de Carthage

† 505

 

L’élection d’Eugenius au siège épiscopal de Carthage arriva dans les douleurs. Il y avait plus de vingt ans, en 481, que les fidèles n’avaient plus d’évêque, par décision du roi vandale Hunéric, arien. Mais comme l’épouse de ce dernier était parente de l’empereur de Constantinople, celui-ci fit pression sur le gouvernement africain pour autoriser enfin cette élection.

Eugenius, qu’on ne connaît pas avant cette date, se montra un évêque plein de douceur autant que de zèle, de sorte que les fidèles le reçurent avec grande joie.

Cette joie cependant provoqua par contraste la jalousie du clergé arien, qui à son tour exerça mille vexations envers l’évêque : on interdit à Eugenius d’exercer sa charge et de prêcher. Plus douloureuse encore fut cette décision d’interdire aux fidèles de porter les cheveux longs à la vandale : des officiers attendaient et scalpaient littéralement les fidèles à l’entrée des églises ; il y eut même des morts. Puis on exila environ cinq mille catholiques dans le sud du pays, des vierges furent l’objet de tortures, de brûlures.

L’empereur de Constantinople encore une fois intervint. En 484, le roi Genséric convoqua un «concile». Sur les quelque cinq cents évêques catholiques qui se présentèrent, dix seulement furent admis par le «patriarche» arien qui, quoique familier de la langue romaine, prétendit ne rien comprendre au latin et fit condamner la doctrine catholique. Les Vandales traitaient d’homoousiens les catholiques, en souvenir de la condamnation d’Arius à Nicée (325), qui refusait ce terme théologique. 

Une cinquantaine d’évêques catholiques furent exilés en Corse, condamnés à couper du bois. Les autres furent éloignés au sud du pays, dans le désert. Eugenius fut de ceux-là. A cet éloignement de son diocèse, s’ajouta une douloureuse paralysie, dont le geôlier (arien) profita pour lui faire boire du vinaigre, le pauvre évêque étant dans l’impossibilité de se défendre.

A Hunéric succéda Gunthamund, qui mitigea un peu les mesures de son prédécesseur. Eugenius put réintégrer son siège épiscopal et, en 494, faire rappeler les autres évêques.

Malheureusement, en 495, le nouveau roi, Transamund, reprit la persécution. Condamné à mort, mais exilé, Eugenius fut envoyé près de la ville d’Albi, où il construisit un monastère.

C’est donc en Gaule, près d’Albi, que mourut Eugenius, le 13 juillet 505. S’il ne subit pas le martyre, il se montra un glorieux Confesseur de la Foi.

Saint Eugenius de Carthage est commémoré le 13 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Turiau de Dol

† 749

 

Turiau - ou Thuriau, Thuriaf, Thurian, Thuriave, Thivisien - naquit vers la fin du 7e siècle, de parents nobles et riches, dit-on, non loin du monastère de Lanvollon.

Devenu gardien de troupeaux, il se fit enseigner l’alphabet par un prêtre, puis la grammaire et le latin. Doté d’une voix magnifique, il chantait les louanges de Dieu. L’évêque de Dol, Thiarmail (Armael), le remarqua, l’adopta et, à Dol, lui enseigna les sciences sacrées. Enfin, il l’ordonna prêtre, le destinant à lui succéder un jour.

Là-dessus, on annonça à Turiau qu’un seigneur avait pillé et incendié tout un monastère : Turiau alla trouver le seigneur qui, touché par la douce autorité de Turiau, demanda pardon et accepta humblement les sept années de pénitence qu’on lui imposait.

Turiau ressuscita la fille unique d’un autre seigneur du pays.

Il fut le neuvième évêque de Dol-de-Bretagne ; ayant accédé à ce siège épiscopal vers 733, il l’occupa jusqu’en 749 et mourut le 13 juillet, à un âge très avancé.  

Saint Turiau de Dol est commémoré le 13 juillet dans le Martyrologe Romain.

Henri II du Saint-Empire

973-1024

 

Henri était le neveu d’Othon le Grand, le fondateur du Saint Empire Romain Germanique. Fils aîné de Henri le Querelleur et de Gisèle, il eut un frère évêque (Bruno, à Augsburg), et deux sœurs (Gisèle, épouse du roi de Hongrie, saint Etienne, et Brigitte, qui sera abbesse à Ratisbonne-Regensburg).

Les quatre enfants furent d’abord confiés aux chanoines réguliers de Hildesheim (Saxe), puis au saint évêque de Ratisbonne, Wolfgang, un ancien moine bénédiction de Einsiedeln.

A la mort de son père, Henri fut élu duc de Bavière (995), puis épousa une sainte femme, Cunégonde, fille du comte du Luxembourg. Ces deux époux vivront en parfaite entente dans la continence totale.

A la mort d’Othon III (1002), Henri fut le plus en vue pour lui succéder et il fut sacré roi de Francie Orientale (Germanie).

Henri passera une bonne partie de son règne à soumettre des vassaux turbulents et indociles, parmi lesquels d’ailleurs se trouvaient ses beaux-frères et de proches parents : c’est que durant le règne précédent, Othon III était plus souvent en Italie qu’en Germanie, et les princes en profitaient. Henri II devait travailler à l’unité.

En 1004, il dut descendre remettre de l’ordre en Italie ou la population s’était révoltée contre le roi de Pavie, Arduino, trop rigide. Arduino renversé, Henri fut couronné roi d’Italie.

Il eut ensuite à combattre les ambitions de Boleslaw, duc de Pologne, sur plusieurs régions de Germanie. Les combats durèrent très longtemps, les revers s’accumulèrent. Henri se sentait dans son bon droit, mais il fut critiqué de combattre Boleslaw, car ce dernier soutenait l’évangélisation de la Russie. Les armes furent finalement assez défavorables à Henri, qui signa un traité en 1018.

Dans l’intervalle, Henri et Cunégonde descendirent en Italie, pour appuyer le nouveau pape, Benoît VIII, qui les couronna (1014). L’empereur et l’impératrice repartirent en Germanie, passant probablement par Cluny.

Une des principales œuvres religieuses d’Henri, qui soutenait activement l’Eglise et en particulier le monachisme, fut l’érection du diocèse de Bamberg, approuvée par le pape Jean XVII en 1007. Henri II souhaitait beaucoup appuyer les efforts de l’Eglise pour une grande réforme ; il en parlait au roi de France, Robert le Pieux.

Il est dit que ce dernier aurait été sur le point de présenter un hommage de soumission envers l’empereur, mais qu’Henri II s’y serait soustrait, par humilité.

Toute sa vie, Henri soutint l’Eglise, cherchant à faire nommer de dignes titulaires sur les sièges épiscopaux. Il favorisa les moines et les monastères ; saint Odilon de Cluny et le bienheureux Richard de Saint-Vanne furent parmi ses grands amis.

La mort interrompit le saint zèle de l’empereur. Le 13 juillet 1024, Henri s’éteignit à cinquante-deux ans, au château de Grona (Göttingen en Saxe). Au moment de mourir, il fit venir les parents de son épouse en même temps que les grands du royaume et leur dit, parlant de Cunégonde : “Vous me l’avez donnée vierge, je vous la rends vierge.” 

L’empereur fut enterré dans la cathédrale de Bamberg, où le rejoignit son épouse quinze ans plus tard.

Tous deux furent canonisés, Henri par Eugène III en 1146, Cunégonde par Innocent III en 1200.

Tandis que les peuples germanophones célèbrent le saint couple impérial le 13 juillet, seul saint Henri est fêté au calendrier romain en ce jour, où il est régulièrement inscrit au Martyrologe, tandis que sainte Cunégonde est inscrite au 3 mars.

 

 

Jacopo De Fazio de Voragine

1228-1298

 

Jacopo De Fazio de Voragine : Jacopo (Giacomo en italien moderne, Jacques) était de la noble famille des De Fazio, et naquit en 1228 à Varazze (Varagine en latin, qu’on écrit aussi Voragine, près de Savona en Ligurie, Italie NO).

Entré chez les Dominicains en 1244, il fut bientôt remarqué pour sa grande culture et nommé prieur à Côme, puis Bologna, puis Asti.

De 1267 à 1286, il fut provincial de son Ordre pour la Lombardie. Il fut aussi général de l’Ordre pendant deux ans (1283-1285) et participa activement aux deux chapitres généraux de Lucques et Ferrare (1288 et 1290).

En 1288, il fut légat du pape pour lever l’interdit qui pesait sur la ville de Gênes.

En 1286, il refusa l’archevêché de cette ville, mais dut l’accepter humblement en 1292.

Cette ville puissante qui rivalisait alors avec Venise, connaissait ses incessantes guerres intestines entre guelfes et gibelins (rampini et mascarati), que le digne archevêque tentait, avec difficulté, de pacifier.

Jacopo était proche des gens pauvres. Il mangeait peu et, dit-on, jamais à sa faim.

Si l’on n’a pas de preuves précises de sa traduction en italien (une des premières) de la Bible, Jacopo fut l’auteur de la très célèbre Légende Dorée, ou Recueil de Vies de Saints, qui connut beaucoup de traductions et de rééditions. Le terme Légende est à prendre au sens latin : legenda, les choses qu’il faut lire, lors de la fête des Saints ; Dorée ou plutôt d’Or, signifie que ces récits sont aussi précieux pour nous que l’or, par les exemples que nous donnent les Saints. 

En quelque sorte, Jacopo est un précurseur de notre humble blog, qui n’a d’autre prétention que celle de faire connaître ce qu’on peut savoir et dire sur chacun des Bienheureux et des Saints reconnus par l’Eglise.

Jacopo a aussi laissé des Sermones ainsi qu’une Cronaca de la ville de Gênes.

Il mourut le 13 (ou le 16) juillet 1298 et son culte fut approuvé en 1816. Le Martyrologe le mentionne au 13 juillet.

 

 

Thomas Tunstal

?-1616

 

Thomas était né à Whinfell (Kendal, Westmoreland) ou à Norwich (Norfolk, Angleterre), dans une vieille famille de Lancashire, les Tunstall de Thurland, installés ensuite en Yorkshire.

Il étudia au  Collège anglais de Douai ; d’après les registres, on sait qu’il y fut ordonné sous-diacre et qu’il était aussi connu sous le nom de Thomas Helmes, originaire du diocèse de Carlisle.

A peine ordonné prêtre, il partit en août 1610 en Angleterre.

Presqu’immédiatement arrêté, transféré de prison en prison, au bout de quatre ou cinq ans il s’échappa de Wisbech Castle.

Bientôt repris près de Lynn, il fut en prison à Norwich, et jugé peu après.

Accusé et condamné en juillet 1616, il montra une grande sainteté au moment de son exécution, et la foule en fut très édifiée.

On dit aussi qu’il intégra l’Ordre bénédictin durant la prison.

Thomas Tunstal mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 13 juillet 1616.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

Louis-Armand-Joseph Adam

1753-1794

 

Ce prêtre était né le 19 décembre 1741 à Rouen (Seine Maritime).

Entré chez les Franciscains conventuels (qu’on appelait les Cordeliers), il fut arrêté comme prêtre «réfractaire» et condamné à l’exil, mais mourut d’épuisement et de maladie à bord du Deux-Associés bloqué à Rochefort.

Sa mort, reconnue comme «martyre», eut lieu le 13 juillet 1794.

Le père Adam fut béatifié en 1995.

 

 

Anne-Andrée Minutte

1740-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 4 février 1740 à Sérignan (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Saint-Alexis (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 13 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 13 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie-Anne Lambert

1742-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 17 août 1742 à Pierrelatte (Drôme), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Saint-François.

Elle fut condamnée le 13 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 13 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie-Anastasie de Roquard

1749-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 5 octobre 1749 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Saint-Gervais.

Elle fut élue Supérieure du monastère.

Elle fut condamnée le 13 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 13 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars

1753-1794

 

Ce prêtre fidèle était né le 18 mars 1753 à Moutier (Haute-Vienne).

Bénédictin, il appartenait à l'abbaye de Lézat sur Lèze (Ariège), aujourd'hui disparue.

Condamné à la déportation pour son sacerdoce, il fut abandonné avec des centaines d'autres prêtres à bord des navires négriers bloqués à La Rochelle. Le père Barthélemy se trouva à bord du Deux Associés.

Il mourut le 13 juillet 1794 sur l'Ile Madame, là où l'on débarquait les mourants, qu'on enterrait ensuite sur cette île.

Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars fut béatifié en 1995.

 

 

Marie-Anne Depeyre

1756-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 2 octobre 1756 à Tulette (Drôme), elle entra comme Converse chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Sainte-Françoise.

Elle fut condamnée le 13 juilletbien qu’elle portât elle aussi un prénom laïc à consonnance bien révolutionnaire !

Martyrisée à Orange ce même 13 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Elisabeth Verchière

1769-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 2 janvier 1769 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Madeleine de la Mère de Dieu (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 13 juilletElle avait vingt-cinq ans.

Martyrisée à Orange ce même 13 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Thérèse-Henriette Faurie

1770-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 13 février 1770 à Sérignan (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Marie de l’Annonciation (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 13 juilletElle avait vingt-quatre ans et c’était la plus jeune du monastère.

Il se trouva qu’elle était absente du monastère le jour de l’arrestation commune à Bollène. Elle vint librement rejoindre ses Sœurs quelques jours après dans la prison d’Orange : refusant de se cacher, elle affirma être de son devoir de mourir avec elles.

Martyrisée à Orange ce même 13 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Clelia Barbieri

1847-1870

 

Clelia Rachele Maria naquit le 13 février 1847 non loin de San Giovanni in Persiceto, dans la province de Bologne en Italie ; le quartier s’appelait “Les Boudries” (Le Budrie).

Ses parents étaient Giuseppe Barbieri et Giacinta Nannetti. Cette dernière était de la famille la plus en vue ; son oncle était de plus médecin légiste, et c’est chez lui que travaillait le brave Giuseppe, comme homme à tout faire, dont la famille était peut-être la plus pauvre de l’endroit. Ainsi Giacinta passait de l’opulence à la plus humble maison du village. Mais le nouveau foyer s’appuyait sur le Rocher de la foi et de la pratique chrétienne.

La petite fille, baptisée le jour-même de sa naissance, reçut les noms de Clelia, Rachele, Maria. Sa maman lui inspira très tôt l’amour de Dieu ; Clelia lui demanda un jour : “Maman, comment je fais pour devenir une sainte ?” Durant sa jeunesse, elle apprit à coudre, à filer et tisser le chanvre, une plante caractéristique de la campagne où ils habitaient. Vint au monde ensuite une autre petite fille, Ernestina.

Durant l’épidémie de choléra de 1855, le papa mourut, et la maman fut recueillie avec ses deux fillettes chez l’oncle médecin, tout près de l’église paroissiale. Si l’on voulait rencontrer Clelia, on la trouvait soit à la maison en train de filer ou de coudre, soit à l’église en train de prier.

Contrairement à l’usage de l’époque, Clelia fut admise à la Première Communion “dès” onze ans, grâce à son excellente préparation catéchistique et spirituelle. Ce fut pour elle l’occasion d’une expérience mystique particulière, car elle conçut alors une contrition exceptionnelle de ses propres péchés et de ceux des autres. Désormais l’inspiration de son âme lui viendrait de Jésus Crucifié pour nos péchés, et de Notre-Dame des Douleurs. 

Au contact de ses camarades, durant le travail du chanvre, Clelia ajoutait sa note particulière, s’efforçant d’être joyeuse en travaillant, de prier, de penser à Dieu, de parler de Dieu. A la fois Marthe et Marie, elle est heureuse d’appartenir à Dieu et de se donner aux autres, aux plus malheureux.

A l’image des “Ouvriers de la doctrine chrétienne”, qui s’adonnaient à l’enseignement religieux des ouvriers, elle se propose d’être une Ouvrière, pour propager la catéchèse dans son village. Son ardeur se communique à ses camarades, et celle qui était la toute dernière arrivée devient vite celle qu’on vient consulter. On commença à parler de l’institution d’un groupe de piété, nourri de l’Eucharistie quotidienne, destiné à l’instruction des paysans et des ouvriers. L’idée traîna jusqu’à la fin des événements politiques et commença à se réaliser en 1868. 

C’était le début de la nouvelle Famille religieuse, qu’on appela alors les “Sœurs Minimes de Notre-Dame des Douleurs” : “minimes”, en souvenir de s.Francesco de Paola, l’ermite fondateur des Minimes, qui devint aussi leur céleste Protecteur ; de “Notre-Dame des Douleurs”, qui était très vénérée dans ce village, et particulièrement par Clelia elle-même.

Beaucoup de signes providentiels prouvèrent la bienveillance céleste que recevaient les petites sœurs, et particulièrement Clelia, qui eut à souffrir beaucoup d’humiliations de la part de ceux qui auraient pu l’aider davantage. Mais sa foi fut inébranlable. Sa charité devenait légendaire, tous se pressaient pour aller demander leur assistance aux petites sœurs, et Clelia devint pour tous la “Mère”, elle qui n’avait que vingt-deux ans ! 

Clelia fut bientôt assaillie par la tuberculose pulmonaire, et mourut le 13 juillet 1870. A vingt-trois ans, elle est la plus jeune fondatrice de l’Eglise ! Peu avant sa mort, elle avait prédit la construction de la nouvelle maison, près de l’église, l’activité missionnaire des sœurs, l’afflux des gens vers le quartier des “Boudries”. 

En peu de temps, la Congrégation s’est développée et continue encore, en Italie, en Inde, en Tanzanie. Elle compte plus de trente maisons et plusieurs centaines de religieuses. 

Béatifiée en 1969, Clelia Barbieri a été canonisée le 9 avril 1989 par Jean-Paul II.

Sainte Clelia a été proclamée patronne des catéchistes et des personnes persécutées pour leur foi.

 

 

Ferdinando Maria Baccilieri

1821-1893

 

Ferdinando naquit à Campodoso di Reno Finalese (Modène, Italie nord) le 14 mai 1821, dans une famille aisée et très nombreuse.

Il reçut sa formation chez les Barnabites de Bologne, puis chez les Jésuites de Ferrare.

Il pensait entrer chez Jésuites et devenir missionnaire en Orient, mais sa santé le fit revenir d'abord à la maison.

Puis il étudia la philosophie et la théologie à Ferrare, recevant le sacerdoce en 1844 : il n'a que vingt-deux ans !

Après quelques années d'apostolat fécond par la prédication ainsi que par l'enseignement au séminaire de Finale Emilia, il fut nommé en 1851 à la paroisse de Galeazza Pepoli, comme vicaire puis un an après comme curé : il y restera  jusqu'à la mort. 

Sa sainteté et son activité transformèrent la paroisse. Il y fonda jusqu'à quatorze associations. 

Particulièrement attiré par les Douleurs de Notre-Dame, il devint Tertiaire des Servites de Marie et enseigna cette dévotion à sa paroisse, y fondant une Confraternité et un Tiers-Ordre affiliés à l'Ordre des Servites de Marie.

Ce Tiers-Ordre devint l'ordre séculier des Servantes de Marie de Galeazza, vouées à l'instruction et à la catéchèse ainsi qu'à l'assistance des pauvres.

C'est ainsi que ces Religieuses, sous l'impulsion de don Ferdinando, prirent la responsabilité d'écoles de formation au profit des enfants et des jeunes, mais aussi des pauvres et des orphelins, des marginaux et des malades. Elles sont actuellement présentes au Brésil, en Italie, en Allemagne, en République Tchèque, et en Corée.

Don Ferdinando vécut ainsi tout son apostolat dans une fidèle recherche de l'imitation de Jésus-Christ et de Marie. Il se consacra de façon particulière à la prédication, à la direction spirituelle et au ministère de la réconciliation, passant jusqu'à seize heures par jour dans le confessionnal. On a pu dire de lui qu'il fut un autre Curé d'Ars.

Il mourut le 13 juillet 1893 et fut béatifié en 1999. 

Baolu (Paulus) Liu Jinde

1821-1900

 

Baolu (Paulus) Liu Jinde était né vers 1821 à Lanziqiao (Hengshui, Hebei, Chine).

Il fut martyrisé dans cette même localité le 13 juillet 1900.

Marié, il avait alors soixante-dix-neuf ans. Les bourreaux, excités par les Boxers en révolte, n'ont pas même épargné ce vieillard, le plus âgé de tous les martyrs de cette douloureuse période.

Il a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

 

 

Ruose (Josephus) Wang Kuiju

1863-1900

 

Ruose (Josephus) Wang Kuiju était né vers 1863 à Nangong (Jizhou, Hebei) et subit le martyre dans cette même localité, le 13 juillet 1900.

Il a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

 

 

Mariano de Jesús Euse Hoyos

1845-1926

 

Mariano naquit à Yarumal (Colombie) le 14 octobre 1845, aîné de sept frères. Son père, Pedro Euse, descendait de Français normands émigrés deux générations avant, et avait épousé Rosalía Hoyos. 

Ces parents, des paysans très chrétiens préférèrent s'occuper eux-mêmes de la formation de leur aîné, pour éviter de l'envoyer à l'école populaire anti-cléricale.

Très vite, Mariano fut en mesure d'enseigner à son tour les rudiments de l'école à d'autres enfants moins chanceux que lui.

Quand il eut seize ans et qu'il exprima son désir d'être prêtre, ses parents le confièrent à un oncle prêtre, curé à Girardota, puis à San Pedro. Auprès de ce saint homme, Mariano approfondit sa culture, mais surtout sa vie spirituelle. Il fréquenta alors le collège Saint-Joseph de Marinilla (Antiochia), où il étudia mathématiques, géographie, histoire, espagnol.

Quand il entra au nouveau séminaire de Medellín, il n'y passa que trois années avant de recevoir le sacerdoce, le 14 juillet 1872.

Le jeune prêtre resta d'abord aux côtés de son oncle, comme vicaire. A la mort de ce dernier (1875), il fut nommé à Yarumal, son village d'origine, puis à Angostura (1878), où il devait rester jusqu'à la mort.

Le “petit Mariano” (on l'appelait Marianito) était arrivé comme vicaire d'un curé âgé et malade. 

Il fallait commencer par achever la construction de l'église, suspendue par manque de fonds, mais aussi à cause des risques de guerre civile. Il y parvint cependant.

Durant la guerre civile, don Mariano dut se cacher plusieurs fois dans les montagnes ou les grottes. C'est dans ces circonstances qu'il succéda à son curé, après la mort de celui-ci.

Il montra alors toute l'efficacité de son zèle, sans craindre les autorités civiles anti-cléricales. Il sut partager toutes les joies et les peines de ses fidèles, surtout les pauvres, qu'il appelait les nobles du Christ. Il ne renonçait jamais à se priver pour leur venir en aide. Il visitait souvent les malades, de jour comme de nuit. Il guida avec ferveur les jeunes et les adolescents.

L'ancien paysan qu'il avait été jusqu'à seize ans, sut s'occuper particulièrement des paysans de sa paroisse, comprenant leurs besoins, leurs difficultés économiques, et prenant leur défense.

C'est ainsi que don Mariano sut convaincre tous ses paroissiens, délicatement mais efficacement, à adopter une vie vraiment chrétienne : messe dominicale, chapelet en famille, dévotion au Sacré-Cœur, associations variées et prière pour les vocations...

Il fut aussi un constructeur : d'abord de l'église paroissiale, puis du presbytère, du clocher, du cimetière. Son grand amour de Dieu, des Anges et des Saints, lui donnaient ce désir de sauver les âmes, celles de sa paroisse mais aussi du monde entier.

Pendant de nombreuses années, il conserva une bonne santé, qui lui permettait d'ailleurs de s'imposer certaines mortifications. Mais une douloureuse infection à la vessie et une inflation de la prostate l'obligèrent à s'aliter en juin 1926. Le 12 juillet, ce fut une entérite. Sa pauvreté extrême faisait qu'on ne pouvait pas même le changer ; il fallut faire appel à la population pour lui trouver de quoi le soigner comme il fallait. Mais lui murmurait : J'ai assez vécu. Maintenant, mon grand désir est d'être uni à mon Jésus.

Il mourut le 13 juillet, à la veille de son quarante-sixième anniversaire d'ordination sacerdotale.

Il fut béatifié en 2000.

 

 

Carlos Manuel Cecilio Rodríguez Santiago

1918-1963

 

Carlos était né à Caguas (Porto-Rico) le 22 novembre 1918, en la fête de sainte Cécile, patronne des musiciens, dont on lui donna aussi le nom. Il était le second des cinq enfants de Manuel Baudilio Rodríguez et Herminia Santiago, deux personnes de grandes familles catholiques.

Des trois sœurs de Carlos, une fut carmélite ; son frère, Pepe Rodríguez, devint bénédictin et abbé de son monastère. 

En 1924, la maison et le magasin de la famille brûlèrent complètement et la famille se rapprocha des parents de Herminia. Carlos passa ainsi beaucoup de temps auprès de sa sainte grand-mère, Alexjandrina. 

A neuf ans, il s'exposa courageusement pour défendre son cousin d'une attaque d'un chien, qui cependant le mordit profondément ; il en conserva toute sa vie de sérieux problèmes aux intestins. Il dut être soigné pendant plusieurs années avant d'entrer au collège.C'est aussi la raison pour laquelle plus tard il dut interrompre l'université.

Carlos étudia au collège Notre-Dame de Caguas. Malgré sa mauvaise santé, il eut une immense activité d'apôtre laïc.

Il ne manquait jamais une occasion d'être servant de messe et remplit fidèlement la fonction de grand clerc jusqu'en 1946.

Il prit quelques leçons de musique et se mit au piano et à l'orgue. Il organisa une chorale, qui s'appela Te Deum laudamus. 

Durant les quelques années qu'il fut étudiant, il se fit apôtre laïc. Il traduisit des articles de l'anglais en espagnol, particulièrement au sujet de la liturgie. Il avait conçu un grand amour pour la liturgie et voulait restaurer les vieilles habitudes liturgiques qu'on avait perdues depuis plusieurs générations. En particulier, il avait une profonde dévotion pour la liturgie pascale ; il répétait que Nous vivons pour la nuit pascale. Il organisa un Cercle de Culture Chrétienne, pour aider les étudiants et les professeurs de l'université à retrouver le goût de la liturgie. Avant le concile Vatican II, il eut l'idée d'utiliser la langue vernaculaire dans les offices, et, dans la mesure du possible, de faire participer les laïcs.  

Il souffrit beaucoup d'un douloureux cancer aux intestins. Après une opération malheureuse en 1963, il crut un moment que Dieu l'avait abandonné, mais se reprit et surmonta l'épreuve avec foi.

Il mourut le 13 juillet 1963.

Le miracle retenu pour sa béatification fut la guérison totale et inexplicable d'une femme atteinte du mal de Hodgkin. Cette femme, avec son mari, avait bien connu Carlos et l'invoqua pour sa guérison.

Cette béatification eut lieu en 2001.

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 23:00

12 JUILLET

 

I.

S Mnason (Nason, et non Jason), disciple du Christ.

?

SS Hermagoras et Fortunatus, premier évêque d'Aquilée et son diacre (ou protomartyrs d'Aquilée au 3e siècle).

II.

SS Proclus et Hilarion, martyrs. 

IV.

SS Nabor et Felix, frères soldats africains, martyrs à Lodi.

Ste Epiphane, vierge martyre près de Lentini.

S Parthenius (Paternien ?), évêque à Bologne.

S Paternianus, premier évêque à Fano.

?

S Balai (Biabili ?), breton, évangélisateur de Irvillac.

VI.

S Viventiolus, évêque à Lyon.

VII.

S Menou, irlandais, évêque à Quimper.

?

S Lithard, des pays germaniques, mort à Corneto.

S Uguzon (Luguzon), berger martyr près de Côme, patron des fromagers en Lombardie.

IX.

S Ansbald, abbé à Prüm où il obtint le droit de battre monnaie.

XI.

S Jean de Géorgie, appelé aussi l'Ibère, moine (avec son fils) au mont Athos.

S Giovanni Gualberto, florentin, fondateur de la branche bénédictine de Vallombreuse ; sa conversion date du jour où il pardonna le meurtrier de son frère, au lieu de l'assassiner.

S Leone Ier de Lucques, abbé à La Cava.

XVI.

B David Gunston, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, martyr pendu à Londres.

S John Jones, franciscain gallois, martyr.

XVII.

Bx Matthias Araki Hyozaemon, Petrus Araki Chobyoe et son épouse Susanna, Ioannes Tanaka et son épouse Catharina, Ioannes Onizuka Naisen, son épouse Monica et leur fils Ludovicus (six ans), martyrs décapités à Nagasaki.

XVIII.

Bses Madeleine-Thérèse (Rose de Saint-Xavier) Tallien et Marie-Marthe du Bon-Ange Cluse, sacramentines, Marguerite-Eléonore (Marie de Saint-Henri) de Justamond, bernardine, et Jeanne-Marie de Saint-Bernard de Romillon, ursuline, décapitées à Orange. 

XIX.

SS Clemente Ignacio Delgado Cebrián, évêque dominicain espagnol, et Anê Lê Thi Thành Bà Dê, mère de famille, martyrs au Tonkin, et Phêrô Khanh, prêtre annamite martyr, canonisés en 1988 et fêtés le 24 novembre.

Mnason

1er siècle

 

Mnason est mentionné dans les Actes des Apôtres (Ac 21:16), lors du dernier passage de saint Paul à Jérusalem.

D'après ce passage, Mnason (“celui qui se souvient”) passe pour être originaire de Chypre comme Barnabé, un Chrétien de la première heure, qui sait mettre sa maison à la disposition des Apôtres et des Frères de passage.

On ne sait rien de plus sur ce saint homme, qui était autrefois mentionné dans le Martyrologe au 12 juillet, mais n'a pas été retenu dans l'actuel. 

 

 

Hermagoras et Fortunatus d’Aquilée

† 70

 

Une tradition, que les spécialistes jugent insuffisamment fondée historiquement, fait d’Hermagoras un disciple de s.Marc (v. 25 avril), que celui-ci aurait envoyé comme évangélisateur dans la région d’Aquilée.

Selon cette tradition, Hermagoras serait ainsi le premier évêque de cette ville.

Les miracles et la prédication d’Hermagoras l’auraient signalé aux autorités païennes, qui l’auraient torturé beaucoup avant de le décapiter.

Fortunatus aurait été le diacre d’Hermagoras, et en aurait partagé le martyre, en 70.

Qu’Hermagoras n’ait pas été évêque, ni Fortunatus diacre, ils sont reconnus certainement comme protomartyrs d’Aquilée et les historiens placent leur martyre au 3e siècle.

Hermagoras et Fortunatus sont les saints Patrons du Frioul, des diocèses de Gorizia et Udine.

Saints Hermagoras et Fortunatus d’Aquilée sont commémorés le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Proclus et Hilarion de Kalippi

† 105

 

On ne connaît pas beaucoup ces deux Martyrs.

Ils seraient originaire de Kalippi, près d’Ancyre (act. Ankara, Turquie).

Proclus fut le premier arrêté. Conduit devant le gouverneur Maximus, il confessa sa foi au Christ. Le gouverneur voulut forcer Proclus à se soumettre à l’empereur et à offrir un sacrifice aux dieux païens, en lui imposant diverses tortures.

Proclus se contenta d’annoncer à Maximus que, bientôt, il serait lui-même forcé à confesser le Christ.

On força Proclus à courir derrière le char de Maximus, en se dirigeant vers Kalippi. Mais Proclus, à bout de forces, pria et obtint que le char s’immobilisât. Personne ne pouvait plus le déplacer. Le gouverneur était pétrifié de terreur : Proclus lui expliqua qu’il resterait ainsi jusqu’à ce qu’il signât un document dans lequel il affirmerait sa foi en Christ, Fils de Dieu.

Maximus ne rédigea pas tout de suite le document. Il commença par se venger sur Proclus, ordonnant de le conduire hors de la ville, de l’attacher à une colonne et de le percer de flèches.

Pendant le chemin, les soldats suggérèrent à Proclus de changer d’avis, mais Proclus leur demanda d’exécuter les ordres reçus.

Puis le convoi rencontra un jeune, Hilarion, neveu de Proclus, qui se précipita pour embrasser affectueusement son cher oncle, se déclarant lui-même chrétien. On le mit en prison.

Priant pour ses ennemis, Proclus mourut sous les flèches.

Hilarion confessa sa foi avec courage devant le gouverneur ; on le tortura et il fut condamné à mort. On lui lia les mains et on le tira par les pieds dans les rues de la ville. Hilarion perdait tout son sang ; on le décapita. Il mourut trois jours après son oncle.

L’histoire s’arrête ici, sans raconter de quelle façon le gouverneur se convertit.

Ce martyre eut lieu sous Trajan, dans la première décade du 2e siècle. 

Saints Proclus et Hilarion de Kalippi sont commémorés le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Nabor et Felix de Milan

† 304

 

Nabor et Felix étaient originaires d’Afrique ; c’étaient deux frères, et tous deux légionnaires de l’armée de Maxence, stationnée dans le nord de l’Italie.

Ils furent décapités pour leur foi au Christ à Lodi, en 304.

On dit communément qu’ils sont de Milan, car leurs corps furent immédiatement reportés dans la capitale lombarde, par une certaine Savina.

Saints Nabor et Felix de Milan sont commémorés le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Paternianus de Fano

275-360

 

Paternianus (quelquefois Patrignanus) serait né à Fano (Marches, Italie CE) vers 275.

Ermite dans quelque grotte des environs de cette ville, il serait devenu abbé d’un monastère - sans doute parce que sa sainteté avait suscité des vocations. Certains précisent que cette vie érémitique commença au moment de la persécution de Dioclétien (302), Paternianus s’étant caché dans cette grotte.

Vers 320, connu pour sa sainteté et ses miracles, il aurait été choisi pour être évêque de Fano ; on dut vaincre son humilité en le portant presque de force sur le siège épiscopal. 

Il fut peut-être même le premier évêque de Fano, en tout cas le premier évêque historiquement attesté, car on suppose qu’il aurait été précédé par trois autres évêques.

Paternianus fit plusieurs voyages à Rome.

Il serait mort le 13 novembre 360, après plus de quarante années d’épiscopat, mais cette date n’est pas vraiment certifiée.

Saint Paternianus de Fano est commémoré le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Viventiolus de Lyon

450-523

 

Viventiolus fut moine à Condat (devenu plus tard Saint-Claude). Il y fut écolâtre (professeur).

Vers 510, il fut de passage à Lyon et connut s.Avit (v. 5 février). Leur amitié fit que, lors de la vacance du siège de Lyon, Avit proposa d’élire Viventiolus.

En 514 donc, il devint le vingt-quatrième évêque de Lyon.

Les dix années d’épiscopat de Viventiolus connurent deux conciles à Lyon (516 et 518), l’important concile d’Epaone (517), où fut excommunié un fonctionnaire royal nommé Stephanus, qui avait épousé sa belle-sœur Palladia : cette mesure disciplinaire ne les excluait pas de l’Eglise, mais les autorisait à participer à la liturgie de la parole.

Viventiolus était un très saint homme, dont le souvenir se conserva très tôt dans les martyrologes anciens.

Il mourut le 12 juillet 523.

Saint Viventiolus de Lyon est commémoré le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

Giovanni Gualberto

985-1073

 

Des doutes subsistent sur les origines de Giovanni.

On l’a fait naître à Florence, ou à Castello di Petroio (Tavarnelle Val di Pesa, Florence) ; on l’a rattaché à la famille des Visdomini ou à celle des Buondelmonti. Son père se nommait lui-même Gualberto, et Giovanni devrait peut-être s’appeler de Gualberto.

Il eut en tout cas un frère, Ugo, qui fut sans le vouloir à l’origine de la conversion de Giovanni. Ugo en effet perdit la vie dans une de ces rixes fréquentes et Giovanni aurait dû le venger en assassinant le meurtrier. Soit que cette vengeance fût organisée, soit que la rencontre fût fortuite, le fait est qu’ils se trouvèrent effectivement l’un en face de l’autre : mais devant Giovanni, le coupable tomba à genoux les bras en croix, et Giovanni, vrai chevalier, le laissa aller.

Continuant son chemin, Giovanni entra dans une église et pendant qu’il se recueillait devant le Crucifix, celui-ci s’anima, et inclina la tête comme pour approuver sa conduite magnanime.

Le jeune chevalier alla alors se présenter au monastère bénédictin de San Miniato. L’abbé l’accepta. Le père Gualberto fut très en colère de ce choix et chercha à retirer son fils de là, mais c’est le fils qui conquit le père : papa Gualberto se calma, et donna sa bénédiction à son garçon, qui désormais appartenait à Dieu.

A la mort de l’abbé, fut élu un des moines, qui s’était acquis la bienveillance de l’évêque à prix d’argent. Cet acte de simonie n’était pas rare du tout à cette époque ; avec le nicolaisme, c’était même la plus grande plaie de l’Eglise. Giovanni se refusait à suivre un tel abbé : il se déclara ouvertement contre l’évêque et contre l’abbé, puis quitta le monastère.

Il alla quelque temps à Camaldoli, chez les pères fondés par saint Romuald (v. 19 juin). Mais voulant rester fidèle à sa première profession chez les Bénédictins, il alla s’installer avec quelques compagnons à Vallombrosa, sur un terrain qui fut cédé immédiatement à Giovanni par sa propriétaire, une abbesse locale, qui approuvait totalement la conduite anti-simoniaque de Giovanni.

Mais le nouvel évêque de Florence se trouva lui aussi être simoniaque. Giovanni s’en approcha pour l’exhorter à faire pénitence ; comme l’évêque s’entêtait, Giovanni proposa le jugement de Dieu, l’ordalie : l’évêque et un moine de Vallombreuse devraient passer à travers les flammes d’un bûcher, et celui qui en sortirait indemne prouverait la culpabilité de l’autre. Le moine choisi fut un certain Pietro : après avoir célébré la Messe, il passa à travers les flammes sans en être inquiété ; il fut depuis surnommé igneo (v. 8 février). L’évêque se retira enfin ; il se serait converti quelques années plus tard.

Giovanni fonda ainsi en 1039 une nouvelle famille bénédictine, où la règle de saint Benoît devait être appliquée dans toute sa rigueur. L’Ordre de Vallombreuse existe encore aujourd’hui, et a pu récemment reprendre possession des locaux de cette abbaye fondée par Giovanni, après environ deux siècles d’expoliation.

A l’intention des laïcs qui n’étaient pas appelés au sacerdoce, Giovanni fonda aussi la famille des conversi, ou frères convers, plus orientés vers les travaux manuels. L’Ordre de Cîteaux l’imita à son tour. 

La célébrité de Giovanni se répandit largement par l’influence bienfaisante qu’il exerça sur les clercs ; sa lutte contre la simonie resta légendaire. Des prêtres concubinaires venaient aussi se présenter à l’abbaye pour changer de vie ; Giovanni les accueillait toujours avec bonté, mais parfois leur interdisait de célébrer la Messe.

Giovanni ne fut jamais prêtre, se jugeant indigne. 

Il mourut le 12 juillet 1073. De nombreux miracles attestèrent, si c’était nécessaire, sa sainteté.

Giovanni Gualberto fut canonisé en 1193.

 

 

Leone I de La Cava

† 1079

 

Leone était natif de Lucques.

Il y montra son amour pour Notre Dame et sa grande compassion pour les pauvres et les malheureux. Peu argenté, il allait vendre des fagots à Salerno pour secourir ensuite les pauvres.

Moine à La Cava, il fut désigné par le Fondateur (s.Alferio, v. 12 avril) comme successeur en 1050. 

Il connut un pénible incident, lorsqu’un intrus fit irruption dans le monastère et le chassa. Mais l’homme se ravisa bientôt et quitta vite les lieux.

Leone reçut dans l’abbaye bénédictine le jeune Pietro Pappacarbone (v. 4 mars), neveu de s.Alferio.

Il put agrandir les possessions de l’abbaye grâce à ses bonnes relations avec le prince Gisulfo. Il construisit les églises Saint-Nicolas et Saint-Léon, avec un monastère attenant, à San Nicola della Palma et à Molina.

Des miracles eurent lieu par la prière de Leone.

Vieux et malade, il s’adjoignit un doyen en la personne de Pietro (v. ci-dessus), qui devait lui succéder. Il mourut le 12 juillet 1079, continua à faire des miracles, et son culte fut confirmé en 1893.

Saint Leone I de La Cava est commémoré le 12 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

David Gunston

?-1541

 

David appartenait à une famille anglaise et fut reçu dans l’Ordre de Malte en 1533. Pour ce faire, il fallait montrer des preuves de bonne naissance, de légitimité, de bonne santé, de bon caractère.

Or, David était le quatrième fils de William Gonson (ou Gunston) et de Bennet Walter. William Gonson était un Gentleman Usher (huissier, camérier) de la Chambre du Roi, et fut responsable de l’administration de la marine ; il porte le titre de Vice-amiral et Commissaire de la Marine. Le frère aîné de David, Benjamin, eut aussi des responsabilités dans la Marine, et la fille de ce dernier, Katherine, épousa le fameux John Hawkins.

David servit sur les navires de l’Ordre en Méditerranée, jusqu’en 1540.

Il y eut un incident en 1535 : une bagarre entre deux chevaliers, David Gunson et Philip Babington, qui furent punis, selon les lois strictes de l’Ordre de Malte, par un bref emprisonnement et la perte de l’ancienneté. La peine fut annulée en 1536, mais on présume que c’est justement ce Philip qui trahit plus tard David en le livrant ainsi au martyre.

En Angleterre, le roi venait de décréter la spoliation des biens de tous les Ordres religieux. L’Ordre de Malte n’était pas encore concerné, mais dès 1539, on avait déjà arrêté et exécuté Adrian Fortescue (v. 9 juillet) ainsi que Thomas Dingley, neveu du Grand Prieur William Weston.

Mais en 1540 Henri VIII avait supprimé d’office cet Ordre pour tout le royaume, par un acte du Parlement de 1540, sous le fallacieux prétexte que l’Ordre transportait des sommes énormes à l’étranger et, bien sûr, restait fidèle au pape : David fut donc emprisonné à la Tour de Londres en octobre 1540 et condamné à mort en 1541, pour avoir refusé l’autorité du roi dans les questions d’ordre spirituel.

Selon la formule tristement célèbre, il fut “pendu, traîné (éviscéré) et écartelé” à SaintThomas’ Watering, quartier de Southwark au sud de Londres, le 12 juillet 1541.

Dans le registre des Chevaliers de Malte, en face du nom de “David Gonson” a été ajouté à la main l’expression “The Good Knight”, le Bon Chevalier, sans aucun doute pour indiquer discrètement qu’il était mort pour la religion catholique. 

David Gunston fut béatifié en 1929.

 

 

John Jones

?-1598

 

John Jones était né à Clynnog Fawr, dans le Caenarfonshire au Pays de Galles, dans une famille restée fidèle au catholicisme.

Il entra chez les Franciscains de l’Observance, à Greenwich ; quand cet ordre fut dissout par la force, en 1559, John se réfugia en France, à Pontoise, où il émit ses vœux de religion.

Plusieurs années après, il vint à Rome et fit partie de la communauté franciscaine de l’Ara Cæli ; il rejoignit les Reformati, qui voulaient suivre la Règle franciscaine de façon encore plus stricte. En 1591 il était acquis à l’idéal de la “Plus stricte Observance”, et demanda à pouvoir rejoindre la mission en Angleterre.

Ses supérieurs savaient bien ce que signifiait cette demande : c’était destiner ce prêtre à une sentence de mort. Mais ils finirent par y consentir, tant John était désireux d’offrir sa vie pour la Vérité. Il obtint même une spéciale bénédiction du pape Clément VIII.

Il arriva à Londres fin 1592, où il habita chez un jésuite, John Gerard, qui s’occupait des prêtres envoyés en mission. Il exerça le ministère dans toute la région et fut nommé Provincial par ses confrères franciscains. Prudemment, il se faisait passer pour John Buckley, ou John Griffith, ou encore Godfrey Maurice.

En 1596 sévissait à Londres le “chasseur de prêtres”, Richard Topcliffe. Celui-ci fut informé par un espion de la présence de notre John : il avait rendu visite à deux Catholiques et célébré la Messe chez eux. Or ces deux personnages se trouvaient alors en prison. John fut arrêté sans aucun égard, torturé et flagellé. Puis Topcliffe le prit chez lui, car il avait le “privilège, unique dans la loi anglaise, d’avoir chez lui un chevalet privé pour mieux examiner les prisonniers”. On sait que le chevalet est un instrument de torture où la victime est lentement écartelée par un système de poulies.

A la suite de ces mauvais traitements, John Jones resta en prison pendant environ deux années. Durant ce temps, il eut l’occasion de soutenir dans la foi un autre martyr, John Rigby.

Le 3 juillet 1598, John fut accusé officiellement “d’avoir traversé la mer la première année du règne de Sa Majesté (en 1558), d’avoir été ordonné prêtre par les autorités de Rome et d’être revenu en Angleterre, contrairement aux lois”. Il était donc coupable de haute trahison, et par conséquent condamné à être pendu, traîné et écartelé.

Comme la population commençait à réagir avec sympathie pour ces victimes, à cause de cette horrible boucherie, il fut convenu que l’exécution aurait lieu très tôt le matin, pour ne pas être remarquée. C’était la place Saint-Thomas-Watering, l’actuelle Old Kent Road, à la jonction entre la vieille route de Londres et la Watling Street. C’est là que les pèlerins de saint Thomas Becket faisaient leur première halte et menaient boire leurs chevaux à un gué.

Le martyr fut traîné à l’emplacement du supplice sur une claie. Mais le bourreau avait oublié la corde, il fallut une heure pour l’apporter. Le bienheureux John parla au peuple et assura qu’il avait prié tous les jours pour la reine. C’était le 12 juillet 1598.

Le chef du martyr franciscain fut exposé à Southwark, un quartier au sud de Londres, et ses membres aux abords des routes de Newington et Lambeth (actuelles Tabard Street et Lambeth Road). On dit que plus tard deux catholiques anglais les auraient récupérés, dont un endura un long emprisonnement pour ce “forfait”. Des reliques de John Jones auraient été rapportées aussi à Pontoise, là où il avait émis les vœux.

Béatifié en 1929, John Jones fut canonisé en 1970, et se trouve inscrit au Martyrologe le 12 juillet.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Japonais (huit) Martyrs à Nagasaki en 1626

 

1. Matthias Araki Hyōzaemon

1593-1626

Frère de Mancius, qui venait d'être martyrisé quatre jours avant lui, Matthias, un laïc, était né vers 1593 à Kuchinotsu (Japon).

Son martyre eut lieu le 12 juillet 1626, et il fut béatifié en même temps que son frère, en 1867.

 

2. Petrus Araki Chobyōe

1585-1626

3. Susanna

1594-1626

Ces deux époux étaient nés à Kuchinotsu, vers 1585 et 1594 respectivement, et reçurent la palme du martyre le 12 juillet 1626. 

Ils furent béatifiés en 1867.

 

4. Ioannes Tanaka

1575-1626

5. Catharina

1591-1626

Ces deux époux étaient nés, lui vers 1575 à Saga (Japon), elle vers 1591 à Fukae (Japon).

Ils reçurent la palme du martyre à Nagasaki le 12 juillet 1626 et furent béatifiés en 1867.

 

6. Ioannes Onizuka Naizen

1602-1626

7. Monica

1602-1626

8. Ludovicus Onizuka

1620-1626

Toute cette petite famille, père, mère et enfant, était née à Arie (Nagasaki, Japon), les parents en 1602 et leur fils en 1620.

Ils subirent le martyre à Nagasaki le 12 juillet 1628, et furent béatifiés en 1867.

 

 

Marguerite-Eléonore de Justamond

1746-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 12 janvier 1746 à Bollène (Vaucluse)), elle entra chez les Bernardines, avec le nom de Marie de Saint-Henri.

Condamnée le 12 juillet, elle fut martyrisée à Orange ce même 12 juillet 1794.

Sa sœur Madeleine, elle aussi Bernardine, et son autre sœur, Dorothée, Ursuline celle-ci, furent martyrisées quatre jours après. Leur tante par contre, Marie-Madeleine, ursuline elle aussi, fut à son tour guillotinée le 26 juillet.

Toutes quatre furent béatifiées en 1925, parmi les trente-deux Religieuses d’Orange, la plupart Sacramentines ou Ursulines.

 

 

Madeleine-Thérèse Talieu

1746-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 13 septembre 1746 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Rose de Saint-Xavier.

Elle fut condamnée le 12 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 12 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Jeanne-Marie de Romillon

1753-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 12 juillet 1753 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Saint-Bernard.

Elle fut condamnée le 12 juillet, jour de son anniversaire (quoique parfois on lise 2 au lieu de 12).

Sa joie était si grande qu’en montant à l’échafaud, elle répondit aux cris de Vive la Nation ! poussés par les assistants : Oui, je dis comme vous avec plus de justice : Vive la  nation qui me procure, en ce beau jour, la grâce du martyre.

Martyrisée à Orange ce même 12 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie Cluse

1761-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 5 décembre 1761 à Bouvante (Drôme), elle entra comme Converse chez les Sacramentines, avec le nom de Marthe du Bon-Ange.

Elle fut condamnée le 12 juillet.

Agée de trente-trois ans, comme son divin Epoux, la Sœur était très jolie et, au dernier moment, le bourreau lui proposa de lui sauver la vie si elle promettait de l’épouser ; la réponse fut aussi prompte que nette : Fais vite ton devoir, car je languis d’amour pour mon Epoux céleste.

Martyrisée à Orange ce même 12 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Clemente Ignacio Delgado

1762-1838

 

On trouve aussi bien “Clemente Ignacio” que “Ignacio Clemente”.

Clemente était né à Villafeliche (Saragosse) le 23 novembre 1762, jour de la fête de saint Clément, dont il porta le nom. Il était le fils de Francisco Delgado et Teresa Cebriàn-Melùs.

Il entra d'abord chez les Cisterciens, mais se sentit plutôt appelé chez les Dominicains à Calatayud, où il fit profession en 1782.

Il fit les études au collège de Orihuela (Aragon), puis demanda à être aggrégé à la province des Philippines, pour se joindre aux missionnaires.

Il partit donc de Cadix en 1785, fit escale à Manille, où il fut ordonné prêtre l'année suivante, rejoignit Macao en 1788, d'où un bateau l'emmena en Cochinchine, alors qu'il devait partir pour Malaga ; revenu à Macao, il réussit à passer avec d'autres Compagnons au Tonkin, en 1790.

A Trung-linh il apprit la langue et on lui confia le collège et la procure de la mission. Bientôt le pape le nomma évêque coadjuteur et il fut consacré en 1795.

Tout de suite il prit à son tour pour coadjuteur Mgr Henares : c’est qu’à cette date, le pape Pie VI, victime et prisonnier de Bonaparte à Valence, avait confié aux Vicaires apostoliques le soin de choisir eux-mêmes leurs coadjuteurs. Le pape devait d’ailleurs mourir là en 1799.

L’activité et le zèle de Mgr Delgado recevront les éloges de la congrégation romaine De Propagande Fide.

Lors de la persécution, fin 1837, le gouverneur du Tonkin méridional s’était fait reprocher son manque de zèle dans la poursuite des chrétiens. Pour se disculper, il se lança dans une série d’opérations, mais il ne réussit pas à capturer de prêtres. Il fut déposé et même menacé de subir le même sort réservé aux prêtres. On lui accordait un mois. 

 Mgr Delgado s'était réfugié avec Mgr Henares et le père Ximenes dans la localité de Kien Lao, où un traître les signala. Les deux derniers purent fuir, mais Mgr Delgado fut arrêté : il avait alors soixante-quinze ans (1838). 

On l’enferma dans une cage de bois et il fut conduit sous escorte de quatre-cents soldats à Sanh-Vi-Hoang. Dans ses réponses, il évita de donner des indications précises sur les missionnaires dominicains et les prêtres annamites ; pendant que l’on instruisait son procès, Mgr Henares fut capturé à son tour, condamné à mort et exécuté le 25 juin.

Mgr Delgado fut condamné à mort, en juin 1838. Maltraité, malade, l'évêque fut pris de dysenterie dans sa prison de Nam Định, où il mourut le 12 juillet 1838. On voulut tout de même exécuter le prélat qui avait été condamné à mort, et on s'acharna sur son cadavre, en le décapitant. La tête, jetée au fleuve, fut retrouvée par un pêcheur, quasi miraculeusement.

Mgr Clemente Delgado fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Anê Lê Thị Thành (Bà Ðê)

1781-1841

 

Anê (Anne) était une femme mariée vietnamienne, née vers 1781 à Bá Ðền (Tranh Hóa, Vietnam).

Elle fut martyrisée à Nam Ðịnh, le 12 juillet 1841.

Elle fut béatifiée en 1900 et canonisée en 1988.

 

 

Phêrô Khan

1780-1842

 

Né vers 1780, Phêrô (Pierre) était devenu prêtre dans le Tonkin ouest.

Il reçut le martyre à Hòa Huệ (Nghệ An, Vietnam), le 12 juillet 1842

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 23:00

    11 JUILLET

 

I.

S Pie I, pape (140-155), frère de Hermas (auteur du “Pasteur”) ; il dut avoir affaire aux hérétiques Marcion, Cerdon, Valentin.

?

S Sidroin, martyr près de Sens.

III.

S Marcianus, martyr à Iconium.

IV.

Ste Marciana, vierge martyre en Mauritanie Césarienne, pour avoir brisé la tête d'une Diane.

V.

S Alèthe, évêque à Cahors.

VI.

S Benoît, père des cénobites occidentaux, abbé à Subiaco et Monte Cassino, proclamé patron de l'Europe (1964).

S Léonce le Jeune, entré dans la carrière militaire au service du roi Childebert, époux de Placidina ; ordonné prêtre et élu évêque à Bordeaux après Léonce l'Ancien, il traita son épouse comme sa sœur, participa à plusieurs conciles et fit construire beaucoup d'édifices religieus.

S Savin, espagnol, ermite et abbé près de Palais Emilien, un des premiers moines en Aquitaine.

S Drostan, abbé à Deer puis ermite.

VII.

S Jean le Bon, évêque à Bergame, martyr des Ariens.

SS Sigisbertus et Placidus, moines en Suisse, le premier était disciple de s. Colomban et maître de Placidius, qui fut martyr.

VIII.

S Hidulphe, abbé fondateur de Moyenmoutier et évêque.

IX.

S Abundio, prêtre martyr à Cordoue.

S Berthevin, normand martyr dans le Maine.

X.

Ste Olga, veuve du prince Igor de Kiev, grand-mère de s. Vladimir, favorable au christianisme.

XII.

B Bertrand, successeur du b. Géraut de Salles à Grandselve, abbaye qu'il rattacha aux cisterciens ; il voyait le corps glorifié du Christ pendant la Messe.

S Ketillus (Kjeld, Exuperius), augustin à Viborg, assassiné tandis qu'il psalmodiait.

XVI.

Bx Thomas Benstead et Thomas Sprott, prêtres anglais martyrs, béatifiés en 1987.

XVII.

S Oliver Plunkett, ordonné à Rome, évêque à Armagh, martyr à Tyburn ; il mourut en pardonnant (un 1er juillet vieux style , correspondant au 11 juillet) ; le Martyrologe Romain le commémore le 1er juillet.

XVIII.

 Bses Rosalie Clotilde de Sainte-Pélagie Bés, Marie Elisabeth de Saint-Théoctiste Pélissier, Marie Claire de Saint-Martin Blanc, religieuses sacramentines, et Marie Marguerite de Sainte-Sophie de Barbegie d'Albarède, ursuline, décapitées à Orange.

XIX.

Stes Anna An Xingshi, Mali An Guoshi, Mali An Linghua et Anna An Jiaoshi, martyres chinoises, canonisées en 2000 et fêtées le 9 juillet.

XX.

B Valeriu Traian Frențiu (1875-1952), évêque gréco-catholique roumain, victime de la persécution communiste, martyr, béatifié en 2019.

Pie Ier

140-155

 

Fils du romain Rufinus, il serait né à Aquilée et c’est sa piété qui lui aurait valu son surnom.

Elu pour succéder à Hyginus en 140, il fut évêque de Rome sous l’empereur Antonin le Pieux.

On l’a longtemps présenté comme le frère de Hermas, l’auteur du fameux Pastor. On reconnaît que cet auteur connaît très bien les rouages de l’Eglise romaine, mais on est moins certain sur la parenté des deux personnages.

Durant ce pontificat l’hérétique Marcion rompit avec l’Eglise (144) ; Cerdon et Valentin, autres hérétiques, se manifestèrent ces années-là. Ce sont aussi les années de l’activité de l’apologiste Justin, qui devait recevoir le martyre en 166.

Le pontificat de Pie Ier dura environ quinze années, jusqu’en 155, approximativement. Il consacra douze évêques, dix-neuf prêtres et vingt-et-un diacres. Qu’il soit mort martyr, reste douteux. 

Il est enterré au Vatican et le Martyrologe le mentionne le 11 juillet.

Son successeur fut Anicet. 

 

 

Marcianus d’Iconium

† 3e siècle

 

Marcianus (Markianos) est un martyr dont on ne connaît que le nom et le lieu de sa mort.

Le Martyrologe en dit qu’il souffrit beaucoup de tourments.

La date de ce martyre reste approximative, puisqu’il est recensé sous le préfet Perennius. On sait seulement que ce dernier exerçait sous l’empereur Valérien, donc entre 253 et 260.

Saint Marcianus d’Iconium est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marciana de Césarée en Maurétanie

† 303

 

Cette ville est l’actuelle Cherchell (Algérie), la Maurétanie étant la région la plus au nord de l’actuel Maroc et de l’Algérie.

Marciana fut exposée aux bêtes, et mise en pièce par un taureau.

Ce devait être au début du 4e siècle, sous Dioclétien.

Sainte Marciana de Césarée en Maurétanie est commémorée le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Benedictus de Nursie

480-543

 

Benedictus (Benoît) et Scholastica étaient jumeaux, nés vers 480 à Norcia, au pays des Sabins. Les parents s’appelaient Eutropius et Abundantia.

Benoît se montra dès la jeunesse “ancien”, mûr, ignorant les plaisirs inutiles et méprisant les vanités. Il étudia les belles-lettres à Rome.

Dès quatorze ans il sent le désir de quitter ce monde dangereux et veut se retirer. Il part en direction de Subiaco, mais avec sa chère nourrice qui ne veut pas l’abandonner.

C’est là qu’il fit son premier miracle : le crible à farine s’étant cassé, il pria intensément et retrouva l’objet tout réparé, ce qui lui valut déjà une haute idée de la part des habitants des environs.

Mais Benoît veut la vraie solitude : il part seul et se retire dans une grotte étroite à Subiaco, où il reste pendant trois ans, nourri par le pain quotidien que lui apporte un moine des environs, Romain.

Notre ermite ne pouvait demeurer caché. Les bergers de l’endroit le découvrirent, on vint à lui pour entendre quelque parole édifiante.

C’est là qu’un jour, saisi par une tentation diabolique, Benoît ne put vaincre cette tentation qu’en se roulant entièrement nu dans un buisson de ronces.

Le monastère voisin, dont l’abbé était mort, le sollicita : il essaya quelque temps de réformer les moines selon leur règle, mais ils se rebellèrent et même tentèrent de l’empoisonner ; quand il leva la main pour bénir le breuvage qu’on lui apportait, la coupe se brisa d’un coup. Benoît les quitta et rentra dans sa grotte. 

D’autres disciples ayant manifesté le désir de se former avec lui, il finit par faire construire douze monastères où il établit chaque fois douze moines sous la direction d’un abbé, ne gardant que quelques disciples près de lui. On dit que parmi ceux-ci se trouvaient Maurus et Placidius, deux enfants de familles romaines, qu’il aimait particulièrement.

Benoît faisait beaucoup de miracles, par sa prière et son union intime avec Dieu, mais cela suscitait des jalousies ; un prêtre voulut aussi l’empoisonner. Aussi Benoît quitta définitivement la région et se rendit en direction du Mont Cassin.

Il commença par y convertir les païens qui vénéraient encore Vénus, Apollon et Jupiter, et édifia un nouveau monastère.

Benoît eut l’occasion de prophétiser : au roi Totila, à l’évêque de Casinum. Il annonça que son propre monastère serait détruit, ce qui arriva en 583, lors de l’invasion des Lombards.

Les miracles de saint Benoît sont nombreux, Grégoire Ier les raconte avec beaucoup de détails. Benoît multiplia le grain, ressuscita un enfant…

Il semble que Benoît était diacre, mais pas prêtre.

On racontera le 10 février la dernière rencontre de Benoît avec sa sœur Scholastique. Le mois suivant, Benoît eut le pressentiment de sa fin. Il mourut au milieu de ses disciples, le 21 mars 543.

Benoît est l’auteur d’une Règle monastique, où s’exprime une sagesse extraordinaire, qu’il avait acquise par sa propre sainteté et par l’expérience des années.

Le corps de saint Benoît, d’après la tradition monastique des Bénédictins de France, fut transféré du Mont-Cassin, qui avait été détruit par les Lombards, au monastère de Fleury-sur-Loire, fondé vers le milieu du VIIe siècle. C’est cette translation qui advint le 11 juillet 703. Successivement, au VIIIe siècle, ce dernier monastère restitua au monastère reconstruit du Mont-Cassin quelques ossements de saint Benoît. 

La fête de saint Benoît était longtemps fixée au 21 mars, durant le Carême. Elle a été transférée au 11 juillet, jour anniversaire de sa translation, au moment de la récente réforme liturgique conciliaire. En effet, Paul VI ayant proclamé saint Benoît céleste Patron de l’Europe (1964), il convenait de célébrer cette fête avec plus de solennité, ce qui peut se faire plus aisément en juillet que durant le Carême.

Ceci explique pourquoi le Martyrologe commémore deux fois saint Benoît : à son dies natalis le 21 mars, et au jour de sa fête liturgique le 11 juillet.

 

 

Léonce le Jeune de Bordeaux

510-564

 

Léonce naquit vers 510-515 à Saintes, d’un sénateur gallo-romain.

Jeune homme, il servit en 531 dans les rangs de l’armée du roi Childebert, contre les Wisigoths d’Espagne.

Il épousa Placidina, arrière-petite-fille de s.Sidoine Apollinaire (v. 21 août), dont l’épouse était la fille de l’empereur Avitus.

C’était un homme aux mœurs tellement nobles et chrétiennes, qu’il fut désigné à l’unanimité pour succéder à Léonce dit l’Ancien, et devenait ainsi le treizième archevêque de Bordeaux.

Ordonné prêtre puis évêque, Léonce et Placidina ne vécurent plus que comme frère et sœur. Il est dit que Placidina ne se sépara pas de son mari en ce qui concernait les bonnes œuvres.

Ces saints époux avaient hérité de grands biens, qu’ils mirent à la disposition de l’Eglise, construisant bon nombre de sanctuaires dans toute la région, et jusqu’à Saintes, où ils contribuèrent à la reconstruction de l’église Saint-Eutrope.

Léonce participa à plusieurs conciles : Paris (552), où l’on déposa l’évêque Saffarac ; Paris encore (557) ; Saintes (562), au sujet d’une affaire qui semble s’être terminée plutôt mal. La voici.

Un certain Emerius avait été nommé par le roi évêque de Saintes, sans consultation de Léonce, qui était son métropolitain, ni du clergé local, ce qui était donc doublement irrégulier ; Léonce crut donc juste de réunir ce concile pour déposer Emerius et le fit savoir au roi. Ce dernier, fort irrité, fit renvoyer le messager dans une brouette pleine d’épines, fit rétablir Emerius et exigea de Léonce une grosse somme d’or. Ce n’est qu’avec le temps qu’Emerius et Léonce se rapprochèrent.

Vers la fin de sa vie, Léonce connut Venance Fortunat (v. 14 décembre), auquel on doit le peu qu’on sait sur Léonce.

Léonce mourut vers 564, un 15 novembre pour certains, un 11 juillet pour d’autres. Son épiscopat avait duré quelque trente ans.

Saint Léonce le Jeune est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Drostan de Deer

† 605

 

Drostan (ou Drustan) aurait été d’une famille royale écossaise, fils d’un certain Cosgrach. Un des manuscrits qui le concernent, le fait naître vers 520.

Le nom de notre héros s’est aussi écrit : Drust, Trust, Throstan, Drostán mac Coscreig.

Il fut très tôt confié à s.Columba (v. 9 juin) pour sa formation scolaire et ensuite monastique ; c’est dire combien Columba eut une place centrale dans la vie de Drostan. D’ailleurs un manuscrit en fait le neveu de Columba.

Vers 563, Drostan était parmi les douze compagnons de s.Columba, qui quittèrent l’île de Iona pour l’Ecosse. Ils établirent un nouveau monastère à Deer : le terrain leur fut donné en remerciement par le chef de l’endroit, dont le fils fut guéri par les prières de Columba.

Lorsque Columba retourna à Iona, il nomma Drostan abbé de Deer mais Drostan était inconsolable de cette séparation ; quelques années plus tard, à la mort de l’abbé de Dalquhongale, Drostan fut appelé à lui succéder, mais il renonça lui-même à cette charge pour se retirer dans la solitude de Glenesk.

Il y fit beaucoup de miracles, dont la guérison d’un prêtre aveugle nommé Symon.

Drostan mourut à Glenesk (Glen Esk) au début du 7e siècle, vers 605.

Saint Drostan de Deer est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Hidulphe de Moyenmoutier

612-707

 

Hidulphe, qui serait né en Norique (basse Autriche), devrait peut-être s’orthographier Hidulf.

Né vers 612, il étudia à Regensburg (Ratisbonne) et fut moine à Trèves.

Il fut consacré chorévêque ou évêque auxiliaire ; on pourrait peut-être aujourd’hui le considérer comme vicaire épiscopal ou vicaire général.

Après une trentaine d’années de cette mission importante, il se démit de sa charge pour chercher la solitude dans les Vosges. Vers 670, il construisit sa cabane dans la forêt qui sépare Bonmoutier, Saint-Dié,  Etival et Senones. 

La sainteté de vie du nouveau-venu attira bientôt une foule de disciples, qui donnèrent ainsi naissance au monastère de Moyenmoutier (monastère du milieu).

Certains ont essayé d’attribuer à Hidulphe le baptême et la guérison de la jeune aveugle Odile (v. 13 décembre) ; mais on a vu dans la notice de cette dernière que l’évêque qui la baptisa était Erhard, qu’on donne en revanche comme le frère d’Hidulphe.

Localement, les montagnards ont appelé Hidulphe Idoux. Il a été écrit que celui-ci fut un grand ami de s.Dié (v. 19 juin), avec quelques faits légendaires un peu invraisemblables, comme par exemple que les deux amis s’échangeaient leurs outils d’un monastère à l’autre, au-delà de plusieurs lieues…

Hidulphe mourut, semble-t-il, le 11 juillet 707.

Saint Hidulphe de Moyenmoutier est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

Sigisbertus et Placidus de Disentis

8e siècle

 

Sigisbertus serait un Irlandais, originaire de Bangor et qui entra au monastère de Luxeuil.

Les historiens font remarquer que le nom de Sigisbertus n’a rien d’irlandais ; on pourrait supposer que le jeune moine ait adopté un nom de religion, prenant celui de Sigebert, roi d’Austrasie et mort martyr en 656.

Quoi qu’il en soit, il aurait été un compagnon de s.Colomban (v. 23 novembre), au moment où ce dernier fuyait la Gaule et se rendait à Bobbio, vers 610.

Sigisbert s’arrêta dans le pays des Grisons (Suisse) où il construisit à Disentis deux oratoires, dédiés à Notre-Dame et à saint Martin (v. 11 novembre).

Il serait mort vers 732.

 

Placidus, apparemment un jeune seigneur de la région des Grisons, fut un des disciples de Sigisbertus. 

Il lui remit tous ses biens. C’est peut-être ce qui suscita la jalousie du préfet de Coire, lequel fit décapiter Placidus, vers 720. 

Le corps de Placidus fut enseveli dans l’oratoire de Saint-Martin. Plus tard, Sigisbertus son maître, fut enseveli au même endroit.

Placidus est honoré du titre de martyr.

 

Un grand monastère bénédictin s’éleva bientôt à l’endroit de cet oratoire, qui comptait une centaine de moines un siècle plus tard. Il existe encore.

 

Les saints Sigisbertus et Placidus sont commémorés le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Abundio de Cordoue

† 854

 

On a vu comment s.Eulogio de Cordoue (v. 11 mars) avait rédigé le récit des martyres de nombreux Chrétiens, victimes de la fureur musulmane.

Abundio était originaire de Ananelos, aux environs de Cordoue.

Devenu prêtre, nommé curé d’Ananelos (probablement l’actuelle Hornachuelos), il fut dénoncé aux autorités et arrêté.

Courageusement, il défendit la vérité de la religion catholique devant le juge.

Condamné à mort, il fut violemment flagellé, puis décapité et son corps fut exposé aux chiens et aux bêtes, le 11 juilet 854.

Saint Abundio de Cordoue est commémoré le 11 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Olga

890-969

 

Il n’est pas encore possible de préciser ou au moins de coordonner tous les éléments qu’on possède au sujet d’Olga, l’épouse du prince Igor, grand-duc de Kiev. 

Ce prince mourut, assassiné, en 945. 

Olga est une femme forte. Au nom de son jeune fils, Sviatoslav, elle administre la principauté et collecte les impôts.

En 955, lors d’une visite d’Olga à Byzance, l’empereur Constantin VII la demande en mariage : la princesse répond qu’un empereur doit épouser une souveraine chrétienne, et demande le baptême. Olga alors reçoit le baptême, prenant le nom d’Hélène, en souvenir de la mère de Constantin Ier

L’empereur renouvelle sa demande, à laquelle Olga répond que leur parenté spirituelle ne leur permet pas de se marier. Aussi l’empereur renonce et la laisse repartir.

Ils avaient cependant convenu d’un échange d’esclaves, de cire, de fourrures et d’assistance militaire. L’empereur le lui fit rappeler, mais Olga répondit que l’empereur devait venir lui-même à Kiev et qu’il attendrait autant de temps qu’elle avait dû attendre dans le port de Constantinople. Finalement, l’empereur… resta sur sa faim !

Olga alors se tourne vers son fils Sviatoslav et cherche à la persuader de recevoir le baptême, mais il remet, hésite, refuse ; il préfère se donner à ses campagnes militaires.

En 959, elle fait appel à des missionnaires catholiques, mais une première mission avec saint Adalbert échoua en partie.

En 968, Olga rappelle son fils Sviatoslav à Kiev assiégée.

Olga meurt en 969,  très vite honorée comme sainte, jusque chez les Bulgares, chez les Serbes, et en Bohême.

Sviatoslav se montra bienveillant envers le christianisme. Ensuite, Vladimir de Kiev sera le premier grand-prince chrétien de la Russie.

Olga est mentionnée le 11 juillet dans le Martyrologe.

 

 

Bertrand de Grandselve

† 1149

 

Bertrand fut le premier abbé vraiment connu de l’abbaye de Grandselve, fondée en 1114 par Géraud de Sales (v. 20 avril).

A partir de 1128, il fut abbé de ce grand monastère, qui reçut de nombreuses donations. Au 13e siècle, le patrimoine foncier de l’abbaye atteindra vingt-cinq mille hectares. 

Mais le fait important qui caractérisa son abbatiat, fut qu’il affilia Grandselve à Cîteaux en 1145, après une célèbre rencontre avec saint Bernard (v. 20 août).

A son tour, l’abbaye de Fontfroide s’affilia à Grandselve en 1144.

En 1147, Grandselve essaima à Calers.

Bertrand allait volontiers prêcher dans les campagnes pour y combattre hérésies et superstitions. Il essaya en vain de convertir les habitants de Bouillac, mais dut s’enfuir chassé par l’impiété et la bêtise des habitants. Recru de fatigue, il se retira deux années en Sicile, avant de reprendre sa place à Grandselve.

Pendant la messe, à la fraction du Corps du Christ, il arrivait à Bertrand de voir le Seigneur dans son Corps glorifié.

Un disciple a résumé brièvement sa vie et relaté sa mort avec quelques détails. Cette mort advint le 11 juillet 1149.

Bertrand, appelé Bertrand Ier car il y en eut d’autres, est honoré du titre de Bienheureux au Martyrologe du 11 juillet.

L’abbaye, confisquée lors de la Révolution, servit de carrière ; il n’en reste presque rien.

 

 

Kjeld de Viborg

† 1150

 

Kjeld (qu’on orthographie aussi Ketillus et qu’on nomme aussi Exuperius) naquit à Venning (Randers, Jütland, Danemark).

Il entra chez les Chanoines réguliers de Saint-Augustin ; professeur à l’école cathédrale de Viborg, il devint doyen du chapitre en 1145.

Doux, bon envers les pauvres, semeur de paix à l’occasion de querelles, il fut pour ce motif pendant un an expulsé de la ville (1148), mais le pape en personne intervint pour le réhabiliter.

Kjeld mourut, paraît-il, à Viborg le 27 septembre, vers 1150. Certains disent qu’il fut assassiné alors-même qu’il psalmodiait ; le Martyrologe, qui le mentionne le 11 juillet, ne parle pas de ce «martyre».

La châsse où l’on conservait son corps fut détruite dans un incendie en 1725.

La reconnaissance du corps de Kjeld dès 1150 équivalut à sa canonisation.

Thomas Hunt (Benstead)

1573-1600

 

Thomas Hunt était né vers 1573 à Norfolk (Grande-Bretagne).

Il fut ordonné prêtre au Collège anglais de Séville.

Une première fois emprisonné à Wisbach, il put s’échapper avec cinq autres Religieux.

De nouveau arrêté avec d’autres prêtres, ils furent suspectés pour avoir dans leurs malles les Saintes Huiles et des Bréviaires.

Au jugement, il n’y eut aucune autre preuve de leur sacerdoce, puisqu’ils restèrent tenacement muets et n’ «avouèrent» rien concernant leurs activités sacerdotales. Mais le juge força les jurés à les déclarer coupables.

Fait étonnant : le juge mourut de façon tout-à-fait inexplicable, seize jours après ce jugement.

L’abbé Thomas Hunt fut exécuté à Lincoln le 1er (ou le 11) juillet 1600, et fut béatifié en 1987.

 

 

Thomas Sprott (Parker)

1571-1600

 

Thomas était né vers 1571 à Skelsmergh (Kendal, Westmoreland, Grande-Bretagne).

Il reçut le sacerdoce à Douai en 1596 et fut immédiatement envoyé dans son pays.

Il signa la lettre au pape (1598), concernant la création d’un archiprêtré.

Arrêté et condamné pour avoir osé être prêtre et célébrer en Grande-Bretagne, il fut exécuté à Lincoln le 1er (ou le 11) juillet 1600.

Il a été béatifié en 1987.

 

 

Oliver Plunket

1629-1681

 

Le nom gaélique de ce personnage s’écrit : Oileabhéar Pluincéad.

Oliver Plunket était né en 1629 à Lougherew (Lough signifie “lac” ; l’Irlande est constellée de lacs où le ciel se reflète), dans le comté de Meath (centre est de l’île). La famille était ancienne et brillamment apparentée dans un passé prestigieux. 

1629 : c’est le temps de l’émigration méthodiquement organisée par Jacques Ier (1603-1625) de la grande île vers l’île émeraude, la verte Érin ; en 1619, huit mille familles constituent la population coloniale de l’Ulster, au nord de l’île. Mais ailleurs la colonisation échoue ; on dépossède simplement les grands propriétaires au profit des britanniques. Cette révolution, accomplie partiellement sous la république, hâtée en 1633-1654 par la déportation de milliers de rebelles au-delà du Shannon, le grand fleuve irlandais, s’achève en 1689 par les confiscations de Guillaume d’Orange.

Encore enfant, Oliver fut confié à son parent Patrice Plunket, abbé bénédictin de Sainte-Marie à Dublin, plus tard évêque d’Ardagh et de Meath.

A seize ans, Oliver partit pour Rome avec quatre jeunes gens (1645). Ils avaient été choisis pour se préparer au sacerdoce par le P. Pierre-François Scarampi, un oratorien envoyé par Urbain VIII pour assister au dernier concile de l’Irlande confédérée. La jeunesse d’Oliver s’était passée dans une atmosphère de combat : dans la lutte des Anglais et des Écossais contre leur roi Charles Ier (1639-1645), la famille Plunket était naturellement pour le roi et pour l’Irlande. 

Le jeune Oliver étudia un an la rhétorique, puis entra au collège irlandais ou ludovisien créé en 1628 et régi par des jésuites. Il se forma au droit civil et au droit canonique à la Sapienza, cette vieille université fondée en 1303 par Boniface VIII. Plunket fut ordonné prêtre en 1654. 

Mais, comme la persécution dirigée par Cromwell sévissait alors dans la mère-patrie, on garda le jeune prêtre à Rome. Il exerça son ministère à l’oratoire Saint-Jérôme-de-la-Charité, et professa la théologie au Collège de la Propagande. Il devint consulteur de la Sacrée Congrégation de l’Index et, en 1668, procureur, auprès du Saint-Siège, des évêques d’Irlande. Plunket les aidait de son mieux en ces temps difficiles où l’on publiait une Remontrance des Irlandais, pamphlet antipapiste. 

L’archevêque d’Armagh, primat d’Irlande, étant mort exilé en France, le pape Clément IX nomma Plunket à ce poste d’honneur et de danger par motu proprio du 9 juin 1669. La joie éclata chez tous les catholiques de “l’île des Saints”. Le 30 novembre, Plunket fut sacré évêque à Gand. 

En mars 1670, il arrivait en Irlande où il fut reçu par le mentor de sa jeunesse, Patrice Plunket, devenu évêque de Meath. Celui-ci était le seul évêque résidant encore, avec le vieil évêque de Kilmore. Trois autres prélats étaient en exil. Aussi la situation de l’Eglise n’était-elle point brillante. 

Le nouvel archevêque organisa des synodes diocésains et provinciaux, essaya de mettre en vigueur les règles du concile de Trente. Les deux premières années de son administration furent assez heureuses : le vice-roi était tolérant et avait de la sympathie pour Plunket. 

Malheureusement, un conflit de juridiction s’éleva entre Armagh et Dublin. Ces querelles étaient bien regrettables entre frères. 

Plunket, pour sa part, avait de bonnes relations avec le haut clergé protestant de l’Ulster, qui se montrait bienveillant envers les catholiques par égard pour lui. Mais il était terriblement gêné par sa pauvreté et il notait que le dénuement des évêques catholiques les empêchait de s’associer aux protestants, alors que cette liaison pourrait donner de très bons résultats. 

Plunket évangélisait les tories de l’Ulster, pauvres diables que la misère avait réduits au brigandage et il obtenait des conversions - ou des départs. 

Les Jésuites ouvraient une école pour la jeunesse et un séminaire à Drogheda, port sur la mer d’Irlande au nord de Dublin. Plunket rêvait aussi d’être l’apôtre de ses coreligionnaires de langue gaélique en Écosse. Enfin, il essayait de corriger les tendances jansénistes chez ses prêtres formés en France et en Belgique, d’établir une entente cordiale entre séculiers et réguliers, entre les divers ordres religieux, et une meilleure observance chez ceux-ci.

En 1673, l’archevêque de Dublin fut exilé et celui de Tuam s’enfuit en Espagne. Plunket se compromit en cachant l’évêque de Waterford qui fut promu en 1676 à Cashel. Plunket était persécuté spécialement par quelques faux frères mauvais catholiques, dont un franciscain. On le dénonçait à Rome, mais le nouvel archevêque de Cashel le disculpa. 

En 1678, à la suite des dénonciations d’un certain Titus Oats, inventeur d’une pseudo-conspiration papiste, qui coûtèrent la vie à trente-six catholiques anglais, il y eut une recrudescence de l’anticatholicisme. Tout prêtre régulier, tout évêque devait être expulsé. Plunket fut accusé d’avoir comploté un débarquement de vingt-mille soldats français et de taxer son clergé pour armer soixante-dix-mille hommes contre l’Angleterre. On l’envoya à Londres. 

Pendant neuf mois il fut gardé sévèrement en prison. Il priait longuement, jeûnait plusieurs fois par semaine, toujours enjoué et courtois. On ajourna son affaire jusqu’à juin 1681. 

Alors se renouvela la situation de Jésus-Christ : on produisit alors deux “témoins” que Plunket connaissait bien, deux religieux qu’il avait essayé de corriger pendant sept ans, deux lâches renégats. 

Oliver se trouva en même temps dans la situation de s.Paul, qui fut d’abord arrêté en Palestine, puis conduit à Rome, où il subit deux procès. Ainsi pour Oliver : les juges irlandais refusant de le condamner pour haute trahison, il fut conduit à Londres. Là, un premier procès ayant échoué faute de preuves, il fut condamné lors du second pour avoir propagé la religion catholique. L’accusé fut ainsi jugé coupable de haute trahison, son grand crime étant sa “fausse religion”. Après une semaine (au moins les interstices, les délais, ne manquent point dans cette douloureuse parodie de justice), on le condamna à être pendu, vidé, démembré. Il vécut encore deux semaines. Il écrivait : “Je garde bon courage et ne crains pas la mort… J’ai le désir de partir et d’être avec le Christ (Phil, 1:23)… J’ai exhorté mes gens, en Irlande, avec de belles paroles ; il est bon, maintenant, d’ajouter l’exemple.” 

En prison, Olivier fit son oblation bénédictine dans les mains de Dom Maur Corker, le président des bénédictins anglais. Réconforté par le ministère de ce moine, il mourut à Tyburn le 1er juillet 1681 (vieux style), correspondant à notre 11 juillet, un vendredi. Il y avait foule à Tyburn. Plunket affirma qu’il était innocent du crime de trahison et qu’il avait toujours été loyal envers le roi. Il remercia ses juges, demanda au Seigneur de pardonner à ses ennemis, et déclara qu’il mourait fermement catholique.

Son corps fut transporté secrètement en 1685 d’Angleterre à l’abbaye de Lamspring, près de Hildesheim (Hanovre), passée aux bénédictins anglais en 1644. Le futur cardinal dom Aidan Gasquet, le ramena à l’abbaye de Downside, dans le Wiltshire, au sud de l’Angleterre, en 1883. Le chef du martyr est vénéré à Drogheda. 

Plunket a été béatifié en 1920, et canonisé en 1975. Le Martyrologe le mentionne au 1er  juillet.

 

 

 

Marie-Marguerite de Barbégie d’Albarède

1740-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 18 octobre 1740 à Saint-Laurent de Carnols (Gard), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Sainte-Sophie.

Elle fut condamnée le 11 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 11 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie-Elisabeth Pélissier

1741-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 15 avril 1741 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Théotiste du Saint-Sacrement.

En prison, elle composa cette chanson, intitulée Sentiment de confiance sur la guillotine :

Bien loin que la guillotine

Me cause quelque frayeur,

Que son aspect me chagrine

Et puisse troubler mon cœur :

Mon Dieu me fait voir en elle

Un moyen bien précieux

Qui par une voie nouvelle

Me conduit droit dans les cieux.

 

Elle fut condamnée le 11 juillet. Douée d’une très belle voix, elle entonna alors le Magnificat.

Martyrisée à Orange ce même 11 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marie-Claire Blanc

1742-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

On trouve aussi Marie-Clotilde.

Née le 17 janvier 1742 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Saint-Martin (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 11 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 11 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Rosalie-Clotilde Bès

1753-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 30 juin 1753 à Beaume-de-Transit (Drôme), elle entra chez les Sacramentines, avec le nom de Sœur Sainte-Pélagie de Saint-Jean-Baptiste (du Saint-Sacrement).

Elle fut condamnée le 11 juillet.

Après sa condamnation, elle sortit de sa poche une boîte de dragées, qu’elle distribua aux autres condamnées en disant : Ce sont les bonbons de mes noces.

Martyrisée à Orange ce même 11 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Anna An Xingshi

1828-1900

Mali An Guoshi

1836-1900

Mali An Linghua

1871-1900

Anna An Jiaoshi

1874-1900

 

Ces quatre épouses ou veuves étaient nées à Anping (Hebei, Chine) : 

Anna An Xingshi, vers 1828 ; 

Mali (Marie) An Guoshi, vers 1836 ;

Mali An Linghua, vers 1871 ;

Anna An Jiaoshi, vers 1874.

 

Toutes quatre furent martyrisées lors de la révolte des Boxers, à Liugongying (Shenzhou, Hebei), le 11 juillet 1900.

Elles furent béatifiées en 1946 et canonisées en 2000.

 

 

Valeriu Traian Frențiu

1875-1952

 

Valeriu Traian Frențiu naquit le 25 avril 1875 à Reşița (Roumanie W), de Joachim et Rozalia. Joachim était lui-même prêtre, dans ce rite gréco-catholique où certains prêtres se marient.

Entre 1894 et 1898, Valeriu étudia la théologie à l’université de Budapest et obtint le doctorat à l’institut Saint-Augustin de Vienne (Autriche).

Ordonné prêtre en 1898, il fut nommé dans le diocèse de Lugoj.

En 1912, il fut nommé évêque de Lugoj puis, en 1922, transféré à Oradea.

En 1941, Mgr Frențiu fut nommé administrateur apostolique de l’archéparchie de Făgăraş et Alba Iulia pendant toute la durée de la guerre, puis reprit son siège de Oradea en 1947.

Le régime communiste sévissait désormais contre toutes les structures de l’Eglise. Mgr Frențiu fut arrêté le 28 octobre 1948 et interné au camp de Dragoslavele. Il ne fut jamais ni jugé, ni condamné. Malgré les fortes pressions exercées sur sa personne, il refusa énergiquement de passer à l’Eglise orthodoxe roumaine, qui était soumise au gouvernement. Il fut donc relégué en février 1949 au monastère de Căldăruşani, réquisitionné comme prison ; la nuit de Noël suivante, il consacra évêque Ioan Cherteş.

En mai 1950, il fut enfermé à la prison de Sighet, où il expira le 11 juillet 1952.

Valeriu Traian Frențiu est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

 

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 23:00

10 JUILLET

 

II.

SS sept frères Felix, Philippus, Vitalis, Martialis, Alexander, Silanus, Ianuarius, martyrs à Rome ; leur "mère" (?), sainte Félicité serait morte le 23 novembre. 

III.

Stes Anatolia et Victoria, martyres en Sabine.

Stes Rufina et Secunda, martyres romaines.

SS Ianuarius et Marinus, martyrs en Afrique.

S Apollonius, crucifié à Iconium.

IV.

SS Bianor et Silvanus, martyrs en Pisidie.

SS Leontius, Mauritius, Daniel, Antonius, Anicetus et Sisinnius, martyrs à Nicopolis.

VII.

S Pasquier, évêque à Nantes où il favorisa la fondation d'un monastère à Indre.

S Etton (Zé), évêque évangélisateur de la région de Avesnes.

Ste Amalberge, veuve à Maubeuge, mère d'un évêque, et des saintes Reinelde et Gudule.

VIII.

Ste Amalberge, vierge en Flandre.

XI.

S Pietro Vincioli, abbé bénédictin à Pérouse, dont il restaura la cathédrale.

S Knut, roi danois, victime d'une révolte, massacré dans une église avec son frère Benoît ; patron du Danemark.

XII.

S Hervé, d'origine bretonne ou anglaise, ermite près d'Angers puis sur une île de la Loire, face Chalonnes.

XIX.

Bses Marie Gertrude de Sainte Sophie de Ripert d'Alauzin et Agnès Sylvie de Jésus de Romillon, ursulines décapitées à Orange.

SS Antôn Nguyễn Hữu Quỵnh et Phêrô Nguyễn Khắc Tự, catéchistes annamites martyrs, canonisés en 1988 et fêtés le 24 novembre.

Bx onze martyrs de Damas : Manuel Ruiz López, Carmelo Bolta Bañuls, Engelbert Kolland, Nicanor Ascanio de Soria, Pedro Soler Méndez, Nicolás María Alberca Torres, Bartolomeo (Francisco) Pinazo Peñalver, Juan Jacobo Fernández y Fernández (espagnols sauf l'autrichien Engelbert), franciscains ; ainsi que Fransīs, ‘Abd-al-Mu‘tī, Rūfaīl Masābkī, trois frères maronites.

XX.

B Faustino Villanueva (1931-1980), prêtre espagnol des Missionnaires du Sacré-Cœur, martyr assassiné au Guatemala, béatifié en 2020.

Sept Frères de Rome

† 162

 

Que les Sept Martyrs dont il va être question eussent été frères, et tous fils de sainte Félicité, n’est pas improbable, mais reste contesté.

Félicité comparut la première devant le préfet de Rome, qui la flatta avec de belles promesses ; Félicité au contraire exhorta les sept jeunes hommes : Levez les yeux, regardez vers le ciel, c’est là que Jésus-Christ vous attend avec ses Saints.

Mais elle ne fut pas immédiatement martyrisée. On interrogea un à un ses fils, qui restèrent inébranlables dans leur foi.

  • Felix et Philippus furent assommés à coups de bâton, et ensevelis au cimetière de Priscille, sur la via Salaria ; 
  • Vitalis, Martialis et Alexander furent décapités, et ensevelis au cimetière des Iordani, sur la via Salaria nuova ;
  • Silanus fut précipité d’un lieu élevé, et enseveli au cimetière de Maximus, sur la via Salaria ; 
  • Ianuarius enfin fut tué à coups de lanières garnies de plombs, et enseveli sur la via Appia, dans le cimetière de Prétextat.

Félicité fut apparemment martyrisée plus tard, le 23 novembre, toujours vers 162.

Les Saint Sept Frères de Rome sont commémorés le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anatolia et Victoria de Sabine

† 250

 

La Passio de ces deux vierges raconte ceci : 

L’illustre Aurelianus demanda la main de la vierge Anatolia. Elle proposa un délai et distribua ses biens aux pauvres ; quand elle n’eut plus rien à donner, elle refusa le mariage sous prétexte de maladie. 

Aurelianus apprit qu’elle était chrétienne, il pria son ami Eugenius d’envoyer sa fiancée Victoria persuader Anatolia de revenir sur sa décision. 

Victoria se présenta donc en se déclarant chrétienne et rappela que les patriarches et les prophètes étaient mariés. Anatolia répondit que Dieu avait créé les loups et les brebis, les premiers étant nécessaires pour rendre les pasteurs attentifs et vigilants ; d’ailleurs un ange lui était apparu pour lui apprendre la grandeur de la virginité. Victoria voulut voir l’ange : il apparut, promit la couronne aux deux vierges. Victoria lui posa une question : «Je suis chrétienne depuis l’enfance, je n’ai jamais entendu les prêtres condamner le mariage.» Il lui répondit : «Il y a place pour la virginité, la chasteté et le mariage : la virginité est d’or, la chasteté d’argent, le mariage d’airain.» Il disparut. 

A l’exemple d’Anatolia, Victoria se mit à distribuer tout son avoir. Eugenius, furieux de voir sa fiancée l’abandonner, s’en prit à Aurelianus qui lui conseilla les grands moyens : avec la permission de Dèce, chacun emmènera sa fiancée dans ses propriétés rurales et en viendra à bout par la force. Victoria fut donc conduite près de Tribula, Anatolia près de Tora ; on ne leur donnait à manger qu’un peu de pain le soir.

Victoria reçut le visite de Domitianus, premier personnage de Tribula qui lui apporta des pains et du vin. Comme tous les habitants avaient dû quitter la ville à cause d’un dragon dont le souffle tuait hommes et bêtes, Victoria lui assura que s’ils abandonnaient les idoles, ils seraient délivrés du dragon. Domitianus lui promit que tous se feraient chrétiens si elle le faisait disparaître. Victoria promit d’y aller le surlendemain.

Le dimanche matin, elle se rendit donc à la grotte et ordonna au dragon, au nom du Christ, d’aller en un lieu où n’habitent ni hommes, ni bêtes. Le peuple s’écria : «C’est une déesse.» Mais sortant de la caverne du dragon elle dit : «Ecoutez-moi. Construisez ici un oratoire et donnez-moi pour m’aider de jeunes vierges.» On en trouva plus de soixante, âgées de neuf ans et au-dessus ; Victoria leur apprit les hymnes, les psaumes et les cantiques. Eugenius n’osa rien dire parce qu’il craignait de se voir confisquer par le fisc les biens de Victoire qu’il avait occupés.

Trois ans plus tard, le pontife du Capitole envoya un de ses subordonnés, Taliarcus, avec une petite statue et un glaive : «Ecoute-moi, Victoria, par ordre de mon maître le roi Dèce, adore Diane et brûle-lui de l’encens.» Victoria s’écria : Que jamais rien n’aille bien ni pour toi, ni pour ton maître Dèce.» 

Il la frappa du glaive, tout le peuple s’enfuit et la pleura sept jours.

Il est juste de se poser maintenant quelques questions.

Comment est morte Anatolia ? Comment Victoria, chrétienne, a-t-elle pu prononcer une imprécation si peu chrétienne contre Taliarcus et Dèce ? Comment expliquer la présence de ce «dragon» mystérieux, dont d’ailleurs le récit ne parle pas de la disparition ? 

Tout ce récit n’a-t-il pas été un peu enjolivé pour justifier la valeur de la virginité ? L’intention est excellente, mais l’histoire semble y perdre un peu de saveur.

Une basilique Sainte-Victoria fut construite à Trebula Mutusca (Monteleone Sabino, Rieti, Latium, Italie C).

Les Saintes Anatolia et Victoria de Sabine sont commémorées le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rufina et Secunda de Rome

† 255

 

Il s’agit ici de deux vierges romaines qui souffrirent sous Valérien et Gallien , soit entre 253 et 260.

L’une eut la tête fendue d’un coup d’épée, l’autre fut décapitée.

Elles subirent le martyre au neuvième mille de la via Cornelia, vers 255.

Les Saintes Rufina et Secunda de Rome sont commémorées le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ianuarius et Marinus d’Afrique

?

 

On ignore tout de ces deux Martyrs. Leurs noms se trouvent dans des listes anciennes, sans autre précision de lieu, de date, de circonstances.

Peut-être furent-ils exécutés à Nicopolis (Petite Arménie, auj. Koyulhisar, Turquie NE), donc pas en Afrique

On parle parfois aussi de la date 320, c’est-à-dire plusieurs années après la proclamation de la paix constantinienne. Cela voudrait dire qu’un chef local, transgressant la loi impériale, voulut personnellement faire mourir ces Chrétiens.

Qu’ils intercèdent pour nous !

Les Saints Ianuarius et Marinus d’Afrique sont commémorés le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Apollonius d’Iconium

?

 

Apollonius était de Sardes (Lydie, auj. province de Manisa, Turquie W ; la ville fut détruite par Tamerlan en 1402).

C’est à Iconium qu’Apollonius fut cité devant le juge et qu’il se déclara chrétien.

On l’invita à jurer par la Fortune de l’Empereur, ce qu’il refusa d’autant plus que l’empereur ne reconnaissait pas le Créateur de l’univers.

Il fut condamné à être crucifié.

La date de ce martyre n’est pas connue. On pourrait avancer l’époque de la persécution de Dioclétien (début du 4e siècle).

Saints Apollonius d’Iconium est commémoré le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bianor et Silvanus de Pisidie

† 305

 

De Bianor et Silvain on rapporte qu’ils furent torturés et enfin décapités.

On les situe en Pisidie (act. Turquie SW)

Ce fut probablement au début du 4e siècle, lors de la persécution de Dioclétien.

Les Saints Bianor et Silvanus de Pisidie sont commémorés le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Saints Martyrs de Nicopolis

† 310

 

La ville de Nicopolis d’Arménie devait se trouver là où est aujourd’hui la ville turque de Koyulhisar (Turquie NE).

Dans cette ville furent torturés de diverses façons beaucoup de Martyrs, dont on n’a retenu que six noms : Leontius, Mauritius, Daniel, Antonius, Anicetus, Sisinnius.

Après ces tortures, ils furent peut-être jetés sur le feu, sans qu’on sache s’ils étaient alors encore vivants.

Leur martyre est daté de l’empereur Licinius, donc entre 308 et 313, puisqu’à cette dernière date fut signée la paix de Constantin.

Les Saints Martyrs de Nicopolis sont commémorés le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pasquier de Nantes

† 637

 

On est guère informé sur Pasquier (en latin Pasquarius ou Paschasius ou encore Poscherius).

C’est le vingtième évêque de Nantes, ayant été élevé à ce siège vers 630.

C’est ce même Pasquier qu’on a rencontré dans la vie de s.Hermeland (v. 25 mars) et qui exprima à l’abbaye de Fontenelle son désir de recevoir dans son diocèse de saints moines, dont la prière aurait soutenu son action pastorale.

C’est ainsi qu’il accueillit avec grande joie à Nantes Hermeland et onze autres moines ; il les reçut, dit une chronique, comme des anges et leur indiqua l’île d’Indre sur la Loire comme lieu propice à cette fondation.

Pasquier mourut probablement vers 637, date d’entrée en fonction de son successeur.

Saint Pasquier de Nantes est commémoré le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Amalberge de Gand

8e siècle

 

Il y a deux Saintes de ce nom, quasi contemporaines, toutes deux originaires de Belgique et toutes deux commémorées le 10 juillet.

Sainte Amalberge de Maubeuge n’est pas mentionnée dans l’actuel Martyrologe Romain.

Celle qui nous occupe ici, qu’on a appelée Amalberge de Gand, naquit dans les Ardennes,  dans la villa Rodingi (Rodin), d’une famille de grands propriétaires terriens.

Elle aurait été demandée en mariage par quelque grand personnage qui, fermement éconduit, lui aurait démis l’épaule (on avancerait le nom de Charles Martel).

Sur les conseils de s.Willibrord (v. 7 novembre), elle rejoignit sainte Landrade à Bilsen (v. 8 juillet).

Cependant, poursuivie par le prétendant ci-dessus, elle dut fuir à Materen puis à Tamise, où elle mourut peu après.

Sainte Amalberge de Gand est commémorée le 10 juillet dans le Martyrologe Romain.

Pietro Vincioli

† 1007

 

Pietro Vincioli dut naître à Agello (Pérouse, Italie C), d’une vieille famille noble.

Après ses études à Pérouse, il reçut le sacerdoce et demanda à son évêque de pouvoir restaurer l’ancienne cathédrale Saint-Pierre, abandonnée parce qu’elle était hors les murs et aussi saccagée par les incursions répétées des troupes étrangères.

Cette église à trois nefs et transept repose sur dix-huit colonnes de granit et de marbre, que Pietro récupéra de l’ancien sanctuaire.

Les travaux furent ponctués de signes divins, obtenus pas la sainteté de Pietro : un maçon tomba des échafaudages sans se blesser, le pain arriva à point nommé pour les ouvriers qui n’avaient rien à manger, une colonne se redressa sur un simple signe de croix, au moment où les cordes allaient se rompre…

La sainteté de Pietro fut tellement connue, que l’empereur lui accorda des privilèges et… repartit en Allemagne, libérant ainsi la région de sa présence opprimante.

L’église fut consacrée en 969 et Pietro y fit venir des moines bénédictins. Puis le pape le nomma abbé du nouveau monastère.

L’    abbé Pietro conserva ses habitudes austères, et ses miracles aussi. Un des plus retentissants fut celui-ci : le gouverneur (allemand) de la place avait condamné à mort deux voleurs et Pietro en demanda la grâce ; ne pouvant fléchir l’autorité, il demanda au moins à les prendre chez lui durant leur dernière nuit, s’offrant lui-même à la peine de mort, s’ils s’échappaient ; après les avoir bien reçus, il les laissa partir et alla se présenter au gouverneur. Furieux, ce dernier voulait le pendre comme convenu, mais les habitants vinrent plaider pour «leur» curé, racontant tous les miracles qu’ils lui avaient vus faire, entre autres que les chiens n’avaient pas touché au pain béni par Pietro. Le gouverneur demanda à voir le miracle s’opérer sous ses yeux. Mais comme Pietro, humblement, s’y refusait, les habitants imaginèrent un subterfuge : ils préparèrent une belle table comme pour un repas et lui demandèrent de le bénir ; ainsi furent bénis les pains, qu’ils jetèrent alors aux chiens. Les animaux les flairèrent et s’enfuirent en aboyant. Le gouverneur eut désormais une grande vénération pour le prêtre.

Le nouvel évêque de Pérouse avait bien d’autres sentiments ; il voulait renvoyer Pietro et pénétra de force dans le monastère avec sa troupe, se saisit de l’abbé et le mit dehors. L’affaire arriva au pape, qui blâma l’évêque et prit le monastère sous sa directe autorité.

C’était en 1002. L’année suivante, le monastère fut affilié à Cluny.

Pietro tomba malade le 28 juin, veille de la fête de saint Pierre. Il mourut le 10 juillet 1007 (1009 selon certains).

Le Martyrologe le mentionne au 10 juillet, mais on n’a pas de date de béatification ou de canonisation.

 

 

Knut IV le Saint

1040-1086

 

Knut (Canut dans notre orthographe occidentale), était un des fils naturels de Sven II qui, n’ayant pas de fils légitime, en prit un soin tout particulier.

Knut eut ainsi de bons précepteurs, qui l’élevèrent dans le christianisme - chose rare à l’époque - et l’aidèrent à développer les qualités chevaleresques des princes. Un des premiers succès de Knut fut de détrousser les pirates de la mer et de refouler les incursions étrangères.

A la mort de Sven, on aurait choisi Knut pour lui succéder, mais on lui préféra d’abord son frère Harald. Ce dernier, très doux, devint pourtant tellement faible qu’il se mérita le surnom de Hén ou Pierre molle, Doux. Knut se retira en Suède, jusqu’à la mort de Harald, où alors on l’éleva sur le trône.

Knut fut un bon roi, vaillant et juste. Il refoula victorieusement les peuples qui envahissaient son pays et chercha à gagner au christianisme plusieurs provinces. Humble, doux, compatissant, il montrait un respect total pour l’Eglise, assidu aux offices, cherchant à soulager les misères du peuple. Il épousa la pieuse Ethela (Adélaïde), fille de Robert, comte de Flandre ; de leurs quatre fils, le dernier, Charles, plus tard appelé Charles le Bon, mourra martyr à son tour (voir au 2 mars).

Knut et son épouse cherchèrent à prêcher d’exemple en pratiquant une religion exigeante, ponctuée par la prière, le jeûne, les pénitences corporelles aussi.

Son souci de justice lui inspira une certaine sévérité. C’est ainsi qu’il fit arrêter et condamner à mort un chef danois qui avait pillé un vaisseau norvégien et massacré l’équipage. Knut voulut exiger le paiement régulier des dîmes, mais alors le peuple se révolta, le contraignant à se réfugier dans l’île de Fionie, tandis que son épouse gagnait la Flandre avec ses enfants. La révolte se rapprochait, Knut se réfugia dans une église et se préparait à la mort.

A qui lui suggérait de fuir, il répondit : J’aime mieux tomber entre les mains de mes ennemis que d’abandonner ceux qui sont attachés à ma personne ; d’ailleurs, on n’en veut qu’à ma vie. Au pied de l’autel, il confesse ses fautes, pardonne à ses ennemis, reçoit la communion et prie. Une pierre l’atteint au front, puis un javelot lancé d’une fenêtre le blesse mortellement. Avec lui, on assassine son frère Benoît et dix-sept autres compagnons ; c’était le 10 juillet 1086.

Les années qui suivirent furent marquées par diverses calamités au Danemark, entre autres une cruelle famine, qu’on interpréta comme la punition divine. Les miracles se multiplièrent au tombeau du martyr, et Rome autorisa en 1101 le culte de Knut, premier et principal martyr du Danemark.

Actuellement, ce même 10 juillet où saint Knut est commémoré au Martyrologe, les églises germaniques et scandinaves fêtent simultanément les trois rois Knut de Danemark, Olaf de Norvège et Eric de Suède.

 

 

Hervé de Chalonnes

† 1119

 

Il ne s’agit pas ici du saint Hervé fêté le 17 juin et qui vivait au 6e siècle.

Celui d’aujourd’hui était d’une famille de «Bretagne», qui pourrait aussi désigner, en latin, la Grande-Bretagne.

Il entra tout jeune à l’abbaye de la Trinité de Vendôme, puis demanda la permission à son abbé de rejoindre les anachorètes de la forêt de Craon, dirigés par Robert d’Arbrissel (v. 25 février).

Quand le groupe de ces anachorètes se dispersa, Hervé se rapprocha d’Angers ; près d’une église qui appartenait à l’abbaye de la Trinité de Vendôme, il se fit une petite cellule et y vécut en reclus. Une pieuse religieuse, d’origine anglaise, vint l’aider pour ses soucis d’ordre matériel.

Le supérieur de l’abbaye de Vendôme envoya à Hervé quelques lettres pour l’encourager dans sa vie de perfection.

Puis Hervé fit un pèlerinage à Jérusalem. A son retour, il voulut davantage encore de solitude et obtint de l’évêque une petite île sur la Loire, en face de Chalonnes. Mais la sainte vie de cet ermite ne pouvait demeurer inconnue et des fidèles vinrent à nouveau le consulter. Il eut quelques disciples et, pour les femmes, forma une communauté à Montjean.

Hervé mourut le 10 juillet 1119. Il fut très longtemps fêté localement le 18 juillet, mais n’est pas retenu dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sylvie-Agnès de Romillon

1750-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 15 mars 1750 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Agnès de Jésus.

Elle fut condamnée le 10 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 10 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

 

Marie-Gertrude de Ripert d’Alauzier

1757-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 15 novembre 1757 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Sainte-Sophie.

Elle fut condamnée le 10 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 10 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

 

Antôn Nguyễn Hữu Quỵnh

1768-1840

Phêrô Nguyễn Khắc Tự

1808-1840

 

Antôn (Antoine) était né vers 1768 à Mȳ Hưởng (Quẚng Bình, Vietnam).

C’était un ancien officier, médecin et catéchiste. Il avait une fille religieuse, des Amantes de la Croix. Il gardait chez lui dans une cachette de nombreux objets du culte.

Le décret royal qui condamnait lui et Phêrô à la strangulation portait : 

Ces deux coupables n’ont fait que rendre plus épaisses les ténèbres de leur aveuglement (en refusant de se laisser persuader d’abandonner la religion) et ils ont toujours refusé avec obstination de fouler la croix aux pieds ; il est donc évident qu’ils se précipitent eux-mêmes dans les supplices et la mort. C’est pourquoi les deux criminels sont condamnés à être étranglés sans délai, afin que leur mort serve d’exemple à tous les obstinés qui ne savent pas se reconnaître.

Antôn avait donc soixante-douze ans au moment de son martyre. Les dernières paroles du condamné sont admirables ; à l’une de ses filles qui sanglotait, il dit : 

Marie, ma fille, ne pleure pas ; tu m’attristerais ; réjouis-toi plutôt pour moi ; loue Dieu, remercie-le de ce qu’il m’a jugé digne de l’insigne faveur de donner ma vie pour ma foi !

Et, se couchant sur la croix du supplice, il dit encore : 

Autrefois mon Seigneur et mon Dieu a été étendu et cloué comme je le suis maintenant.

 

Phêrô (Pierre) était né vers 1808 à Ninh Bình (Gia Long, Vietnam). 

A la mort de son père, il aida le prêtre Cao, ainsi que l’évêque, devenant catéchiste dans le Tonkin occidental.

Il vint les visiter en prison, et leur promit fidélité jusqu’à la mort.

Après le martyre de l’évêque et du prêtre, il exprima son désir d’être à son tour martyrisé.

Arrêté et condamné à mort, il apprit la nouvelle avec une grande joie, et fut étranglé après dix-huit mois de captivité (et autant de dures souffrances).

 

Ces deux Chrétiens reçurent la couronne du martyre à Đồng Hới (Quẚng Bình). le 10 juillet 1840.

Ils furent béatifiés en 1900 et canonisés en 1988.

Martyrs de Damas

† 1860

Un simple incident excita la faction druse de Damas à se déchaîner contre les Chrétiens. Entre avril et juillet 1860, il y eut plus de douze mille chrétiens massacrés au Liban, et presque autant pour la seule ville de Damas. 

Le quartier chrétien de Damas, très prospère, excitait en effet la jalousie des Musulmans, dont le nouveau chef local décida de persécuter les Chrétiens sans pitié. 

Tandis que l’émir Abd-el-Kader (celui qui avait tenu tête à l’invasion française en Algérie et s’était retiré en Syrie) prenait la défense des Chrétiens, les Franciscains pensaient qu’il leur suffisait de rester dans leur monastère aux portes solides. 

Un millier de Chrétiens, dont beaucoup d’élèves de ‘Abd-al-Mu’tī Masābkī, qui étaient chez les Franciscains, trouvèrent refuge au dernier moment chez Abd-el-Kader.

Un traître signala une porte dérobée, par laquelle les révoltés firent irruption dans le monastère durant la nuit du 9 au 10 juillet 1860. Il y avait là huit Religieux, et trois laïcs, pour chacun desquels on trouvera ci-après une petite notice biographique.

 

En voici les noms, dans un ordre alphabétique :

1. Les six prêtres : 

Carmelo Bolta Bañuls, né le 29 mai 1803.

Engelbert Kolland, né le 21 septembre 1827.

Manuel Ruiz López, le supérieur, né le 5 mai 1804.

Nicanor Ascanio de Soria, né le 10 janvier 1814

Nicolás María Alberca Torres, né le 10 septembre 1830.

Pedro Soler Méndez, né le 28 avril 1827.

2. Les deux Frères : 

Bartolomeo Pinazo Peñalver, né le 24 août 1802.

Juan Jacobo Fernández y Fernández, né le 25 juillet 1808.

3. Les trois frères laïcs, dont on ne connaissait pas exactement l’âge :

Abd-al-Mu’tī Masābkī

Fransīs Masābkī

Rūfayīl Masābkī

On signalera ici qu’il y avait un autre frère Masābkī, Abdallah (c’est-à-dire serviteur de Dieu), né en 1808, qui fut ordonné prêtre à Rome en 1830, nommé curé à Damas de 1845 à 1850, et qui mourut à Livorno (Italie) en 1882.

Les trois frères étaient en prière au pied de l’autel, au moment de l’irruption des insurgés. Tous trois furent mis à mort.

Quelques mois après, le cardinal Lavigerie tint à remercier l’Emir Abd-el-Kader. Il voulait lui baiser la main, mais l’émir refusa.

Les onze Martyrs de Damas sauvagement assassinés le 10 juillet 1860, furent béatifiés en 1926.

 

 

Bartolomeo Pinazo Peñalver

1802-1860

 

Bartolomeo était né le 24 août 1802 à Chopo (Alpuente, Valencia, Espagne), en la fête de saint Barthélemy, dont il reçut le prénom. 

Il eut un très vif ressentiment de se voir éconduit par sa fiancée pour un autre jeune homme.

Or sa mère, veuve, avait épousé en secondes noces un brave homme, sage et pieux, qui sut le consoler. 

Il entra en 1822 comme tertiaire oblat chez les Franciscains de Cuelva, prenant le nom de Francisco. 

En 1835, le sectarisme antireligieux l’obligea à rester dans le siècle, mais il maintint un style de vie très religieux, se mettant au service d’une communauté de Religieuses qu’on avait mystérieusement oubliées dans la tourmente. 

En 1843, il rejoignit la Terre Sainte, se fit agréger à la mission en Palestine, puis en Chypre, enfin à Damas. 

Cette nuit fatale du 10 juillet 1860, on l’assomma sur une terrasse et on le précipita en bas.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Carmelo Bolta Bañuls

1803-1860

 

Il était né le 29 mai 1803 à Borjas (Gandía, Valencia, Espagne).

Il était venu en Terre Sainte en 1831. D’abord curé en Judée, il fut envoyé à Damas en 1851, comme supérieur, puis comme curé pour les fidèles de rite latin. 

Au moment de l’agression du 9-10 juillet 1860, il fut assommé à coups de gourdin.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Manuel Ruiz López

1804-1860

 

C’était un Basque espagnol né le 5 mai 1804 à San Martín de Ollas (Burgos).

Il avait été envoyé jeune prêtre en Terre Sainte, où il apprit rapidement l’arabe et devint vite populaire avec le surnom de Père Patience.

Sa santé l’obligea à faire plusieurs retours en Europe et il put revenir en Syrie en 1858.

Il était le Supérieur du couvent franciscain de Damas. 

Au moment de l’agression du 9-10 juillet 1860, il eut le temps de consommer les Hosties du tabernacle, avant d’être égorgé. 

On retrouva près de lui son petit évangéliaire arabe, maculé de sang.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Juan Jacobo Fernández y Fernández

1808-1860

 

Il était né le 25 juillet 1808 à Moire (Carballeda, Orense, Galice), en la fête de saint Jacques le Majeur, d’où son deuxième prénom. 

Il entra au monastère franciscain de Herbon en 1831. 

En 1835, les événements politiques anti-religieux l’en firent expulser et, après quelques années de vie fort édifiante, il obtint en 1859 de partir pour la Terre Sainte. 

Après avoir prié sur les Lieux Saints, il fut envoyé à Damas pour seconder le Frère Francisco (Bartolomeo Pinazo Peñalver). 

Dans la triste nuit du 9 au 10 juillet 1860, il fut, comme l’autre Frère, précipité de la terrasse mais, encore vivant, il agonisa douloureusement jusqu’au matin, quand un Turc l’acheva d’un coup de cimeterre.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Nicanor Ascanio de Soria

1814-1860

 

Il était né le 10 janvier 1814 à Villarejo de Salvanés (Madrid). 

Ayant reçu l’habit à quinze ans, il dut en 1835 rentrer dans le monde à la suite de graves troubles antireligieux. 

Devenu prêtre, il put entrer dans une maison de formation pour missionnaires à destination du Maroc et de la Terre Sainte (une maison qui avait tout-de-même reçu l’approbation du gouvernement).

En 1859, il partait pour le Moyen Orient, à Jérusalem, mais le père Ruiz lui conseilla de rester davantage à Damas, en raison de l’insécurité des routes. 

Dans la nuit du 9 juillet 1860, les révoltés le sommèrent d’apostasier ; comprenant mal l’arabe, il fit répéter, refusa d’obtempérer et fut massacré.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Pedro Soler Méndez

1827-1860

 

Il était né le 28 avril 1827 à Lorca (Murcie, Espagne centrale). 

Dès l’ouverture de la maison pour les missions, il avait pris l’habit franciscain, en 1856. 

C’était un homme dur pour lui-même, acharné au travail et couchant par terre. 

Il partit avec enthousiasme pour le pays de Jésus et fut envoyé à Damas. 

La nuit du 9 au 10 juillet 1860, au bourreau qui lui enjoignait d’apostasier, il répondit dans un arabe encore approximatif qu’il n’avait pas d’argent et encore moins le désir d’embrasser l’Islam. La réponse fut un formidable coup de cimeterre sur la tête et de nombreux coups de poignard.

Comme le père Engelbert (et comme Jésus-Christ), il avait trente-trois ans.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Engelbert Kolland

1827-1860

 

Il était né le 21 septembre 1827 à Ramsau (Zell am See, Salzburg, Autriche).

Il était entré au couvent de Salzburg en 1847, fut ordonné prêtre en 1851 à Bolzano, et y resta comme vicaire jusqu’en 1855, puis vint en Terre Sainte. 

En 1860, il était vicaire aux côtés de Carmelo Volta. 

Le soir du 9 juillet, il tentait de rejoindre Abd-el-Kader, et s’arrêta chez des Chrétiens, où une dame lui passa un grand voile blanc de femme, mais ses pieds nus et ses sandales le firent reconnaître. 

Il fut tué à la hache sur son refus d’apostasier. Il avait trente-trois ans. 

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Nicolás María Alberca Torres

1830-1860

 

Il était né le 10 septembre 1830 à Aguilar de la Frontera (Cordoue, Espagne sud).

Sa famille donna au Bon Dieu six prêtres ou religieux. Il entra lui aussi dans la maison pour les missions en 1856. 

Ayant rejoint la mission de Damas, il se trouva dans le couvent franciscain la nuit du 9-10 juillet 1860. Il mourut d’une balle au cœur, à trente ans. 

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

Fransīs Masābkī

† 1860

 

Fransīs (c’est-à-dire le Français), septuagénaire, était marié et père de nombreux enfants.

C’était un heureux marchand de soie, qu’on estimait pour sa probité. 

Il tenait à ce que tous les siens observassent strictement les lois de l’Eglise. Une de ses filles qui mangeait quelque chose avant le repas d’un jour de jeûne, reçut de son père une bonne gifle, avec la leçon qu’un Chrétien doit être aussi strict pour son jeûne qu’un Musulman pour le ramadan.

Lui-même passait toujours par l’église avant de se rendre à son travail, et souvent fermait un peu plus tôt que prévu pour assister aux Vêpres. Sa piété et son honnêteté le rendaient très populaire et respecté dans tout le Liban.

Parmi les insurgés qui assaillirent le couvent franciscain dans la nuit du 9 au 10 juillet 1860, se trouvaient des envoyés d’un notable musulman qui devait une très grosse somme d’argent à Fransīs. Ils lui dirent : Nous venons vous sauver, si vous vous faites musulmans. Fransīs ne pouvait céder au chantage ; il refusa, ajoutant : Abdallah {son débiteur} peut garder mon argent, mais mon âme je ne la donne à personne. Nous n’avons pas peur de ceux qui peuvent tuer le corps, mais de ceux qui tuent l’âme.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

‘Abd-al-Mu’tī Masābkī

† 1860

 

Abd-al-Mu‘tī (c’est-à-dire Serviteur de celui qui donne) était un peu plus jeune que son aîné Fransīs. 

Après avoir tenu un magasin de vente au détail, pris de scrupules, il le liquida pour devenir professeur chez les Franciscains. 

Même par temps de neige, rien ne l’arrêtait pour aller à l’église avec sa fille, une future Sœur de la Charité. Les gens savaient reconnaître leurs traces dans la neige. 

Sa joie était dans la prière, et dans l’assistance au sacristain des Pères pour orner l’église.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Rūfayīl Masābkī

† 1860

 

Rūfayīl, (Raphaël, que Dieu guérit) n’était pas marié.

Il avait un peu aidé son frère aîné Fransīs dans le commerce, puis s’était joint à son autre frère ‘Abd-al-Mu‘tī dans la tenue de la sacristie des Pères.

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860), ci-dessus.

 

 

Faustino Villanueva

1931-1980

 

Faustino Villanueva naquit le 15 février 1931 à Yesa (Navarre, Espagne)

En 1949, il fit profession chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

En 1956, il fut ordonné prêtre.

Son premier poste fut l’enseignement au séminaire et, en 1959, il fut envoyé au Guatemala.

Curé des paroisses de Joyabaj-Sacapulas-San Juan Cotzal, il fut très actif auprès des populations et devint la cible des milices communistes ; il fut assassiné dans sa paroisse le 10 juillet 1980, la même année que son Confrère, José María Gran Cirera (v. 4 juin).

Don Faustino devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 10 juillet.

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 23:00

09 JUILLET

 

 ?

SS Zénon et Cyrille, martyrs en Mésie.

Ste Procule, vierge et martyre à Gannat.

III.

Ste Anatolie et s. Audax, martyrs près de Rieti, lui soldat converti par elle.

IV.

SS Patermuthe, Coprès, Alexandre, martyrs à Alexandrie ; les deux premiers étaient moines, le dernier soldat.

S Brice, évêque à Martula.

VI.

S Auremonde, abbé à Mairé-l'Evescault.

S Paul, évêque à Sens (ou Saint étranger vénéré là).

VII.

Ste Everilde, vierge anglaise.

IX.

S Hérumbert, évêque à Minden.

XV.

Bse Giovanna Scopelli, carmélite à Reggio Emilia.

XVI.

B Adrian Fortescue, laïc anglais, cousin de Anne Boleyn, tertiaire dominicain, martyr.

SS 19 prêtres martyrs de Gorcum, pendus par les Calvinistes : Claes Pieck, Jeroen van Weert, Dirk van der Eem, Nicasius Janssen van Heeze, Willehad van Deem, Govaert van Melveren, Antoon van Hoornaar, Antoon van Weert, Frans de Roye (prêtres franciscains), Pieter van Assche, Cornelius van Wijk (profès franciscains), Jan Lenaerts (chanoine régulier augustin), Jan Heer (prêtre dominicain), Adriaan van Hilvarenbeek, Jaak Lacops (prêtres prémontrés), Lenaert van Veghel, Claes Poppel, Govaert van Duynen, Andries Wouters (prêtres séculiers).

XVIII.

Ste Ursula (Veronica) Giuliani, abbesse clarisse à Città di Castello, mystique.  

Bses Marie-Anne (Mélanie) de Guilhermier et Marie-Anne (des Anges) de Rocher, ursulines, des trente-deux martyres d'Orange.

XIX.

S Yajin Hao Kaizhi, catéchiste chinois, exilé pendant vingt ans, martyr. 

B Luigi Caburlotto, prêtre de Venise, fondateur des Filles de Saint-Joseph, béatifié en 2015.

SS Gregorio-Maria Grassi, Francesco Fogolla, évêques franciscains italiens, martyrs en Chine, canonisés en 2000 et tous fêtés en ce jour ; ainsi que :

- deux prêtres et un frère franciscains : Elia Facchini (italien), Théodoric Balat et frère André Bauer (français) ; 

- sept franciscaines, dont trois françaises : Anne-Françoise Moreau (Marie de Saint Just), Irma Grivot (Marie Hermine de Jésus), Jeanne-Marie Kerguin (Marie de Sainte Nathalie) ; deux italiennes : Marianna Giuliani (Maria de la Paix), Clelia Nanetti (Maria Chiara) ; une belge : Anna Kaatje Dierkx (Marie Adolphine), une hollandaise : Paulina Jeuris (Marie Amandine) ; 

- cinq séminaristes : Ruowang Zhang Jingguang, Bodi Dong, Ruowang Wang Rui (seize ans), Fili Zhang Zhihe, Ruowang Zhang Huan ; 

- six tertiaires franciscains : Duome Shen Jihe, Ximan Chen, Baiduo Wu Anbang, Fangji Zhang Rong, Madi Feng De, Baiduo Zhang Banniu ; 

- trois domestiques : Yage Zhao Quanxin, Baiduo Wang Erman, Yage Yan Guodong.

- un catéchumène : Zhang Huailu.

XX.

Bse Amabile Visintainer (Paulina du Cœur de Jésus Agonizant, 1865-1942), de famille tyrolienne émigrée au Brésil, fondatrice des Petites Sœurs de l'Immaculée Conception, pour enseigner le catéchisme et visiter les malades ; sur demande de l'évêque, elle déposa sa charge de supérieure et passa ses trente-trois dernières années dans l'effacement ; béatifiée en 1991, canonisée en 2002.

B Hieronim Chojnacki (Fidelis, 1906-1942), clerc capucin polonais, déporté à Dachau, martyr béatifié en 1999.

Bse Marija Petkovic (de Jésus Crucifié, 1892-1966), croate, fondatrice des Filles de la Miséricorde, pour la formation des jeunes et l'assistance aux personnes âgées, béatifiée en 2003.

Giovanna Scopelli

1428-1491

 

Giovanna Scopelli vit le jour à Reggio Emilia (Italie CN), de Simone et Catarina, qui eurent deux autres filles et un fils.

Jeune encore, elle eut la permission de vivre la règle carmélitaine, à laquelle elle ajoutait des mortifications : un cilice et une chaîne de fer.

Après la mort des parents, Giovanna fut recueillie par une pieuse personne et chercha un endroit pour y introduire la vie monastique. La population l’y aida et ainsi prit naissance le monastère de Notre-Dame du Peuple, qui fut plus tard rebaptisé Monastère des Blanches, en raison de l’habit des Religieuses.

Celles-ci, qui furent rapidement une vingtaine, l’élurent prieure ; elles s’engageaient à prier pour l’Eglise universelle.

Giovanna leur communiqua sa grande dévotion à la Très Sainte Vierge, consistant à lui tisser une tunique quotidienne, consistant en perpétuels Ave Maria (quelque quinze mille), séparés à chaque centaine par le Salve Regina ; le soir venu, on y ajoutait sept fois l’Ave, Maris Stella ou bien l’hymne O gloriosa Domina. Cette originale dévotion se maintint jusqu’en 1773.

On parle aussi de grâces extraordinaires reçues par Giovanna, sans trop préciser lesquelles. On connaît seulement deux «miracles» : la multiplication du pain pour le monastère, qui en manquait, et la conversion d’un jeune homme, certain Agostino, de l’hérésie albigeoise.

Giovanna connut aussi une longue période de sécheresse intérieure, dont elle sortit admirablement purifiée.

Elle mourut le 9 juillet 1491 en odeur de sainteté et l’on retrouva son corps intact l’année suivante ; elle fut béatifiée en 1773 et le Martyrologe la mentionne au 9 juillet.

Jean-Paul II parla d’elle comme une des meilleures représentantes italiennes du récent mouvement carmélitain.

 

 

Adrian Fortescue

1480 env. - 1539

 

Ce vaillant confesseur de la Foi était originaire de Ponsbourne, Hertfordschire (Angleterre du Sud-Ouest). Il était de vieille famille, cousin par sa mère d’Ann Boleyn. Il épousa Ann Stonor, qui lui donna deux filles. Douze ans après la mort de son épouse, il épousa Ann Rede de Boarstall, qui lui donna trois fils.

Il se battit en France en 1513 et 1523 ; il fit partie de la suite de la reine Catherine d’Aragon lorsqu’elle vint à Calais au camp du Drap d’Or. Ce gentilhomme avait de la religion ; il se fit inscrire parmi les tertiaires des dominicains d’Oxford et parmi les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, communément appelés ensuite chevaliers de l’ordre de Malte.

Dans le conflit qui mit aux prises Henri VIII et Rome, Sir Adrian se montra circonspect. Le 29 août 1534, il fut arrêté et emprisonné pour des raisons qui nous échappent. Il fut libéré vers le printemps de 1535 - année des martyres de Thomas More, de John Fisher, et des Chartreux (voir les fiches de ces Martyrs).

En février 1539, il fut de nouveau arrêté et envoyé à la Tour de Londres. Il fut condamné pour avoir refusé l’allégeance fort traîtreusement et mis la sédition dans le royaume.

Il était en bonne compagnie avec le cardinal Pole, Thomas Goldwel et le franciscain Guillaume Peto. Ce Père avait prêché devant Henri VIII et fait, à propos d’Achab, une allusion transparente au mariage illégitime du roi. Un lord déclara que Peto et son Père gardien Elstow méritaient d’être cousus dans un sac et jetés à la Tamise ; sur ce, Elstow de répliquer : Grâce à Dieu nous savons qu’on peut aller au ciel aussi bien par eau que par terre. Peto dut s’exiler sur le continent et mourut cardinal. Goldwel également mourut en exil. Pole trépassa en Angleterre (1558) pendant un bref retour en faveur du catholicisme.

Le bienheureux Adrian, lui, fut décapité avec Thomas Dingley le 9 juillet 1539. On ne sait pourquoi, ce dernier n’est pas inscrit parmi les compagnons de martyre d’Adrian.

Les chevaliers de Malte ont honoré d’un culte Adrian Fortescue.

Béatifié en 1895, il est inscrit au 9 juillet dans le Martyrologe.

Les dix-neuf Saints Martyrs de Gorcum

 † 1572

 

Il est heureux de constater que les rapports entre Catholiques et Évangélistes (Protestants) soient devenus plus fraternels et respectueux qu’ils ne l’étaient dans le passé. Des rapprochements se font, des contacts existent, l’Esprit de Dieu est là, insinuant l’Amour de la Vérité dans les cœurs.

Ces progrès ne peuvent pas nous faire oublier certains faits historiques douloureux que même les descendants des protagonistes regrettent amèrement aujourd’hui.

Nous parlerons ici de dix-neuf prêtres, religieux et séculiers, qui vivaient dans les environs de la ville de Gorcum, au sud de la Hollande. Cette petite ville s’appelle habituellement Gorinchem.

En juin 1572, les partisans calvinistes prirent cette ville aux Espagnols. Il y avait là un couvent de franciscains et des prêtres séculiers qui furent indignement traités, par fanatisme et par cupidité : on voulait des vases sacrés, de l’or, de l’argent. 

Le 5 juillet, un ordre du grand amiral baron de la Marck transféra les prisonniers à Brielle, petite ville sur la Meuse, dans l’île de Voorne. Ils y débarquèrent le 7 au matin demi-nus, et ils furent moqués par la populace. Puis ils furent entassés dans un cachot souterrain peu éclairé, peu aéré, plein d’immondices.

Des ministres protestants parlaient de libération possible, s’ils rejetaient le dogme de la présence réelle dans l’Eucharistie. Les autorités s’offraient à les élargir, s’ils lâchaient le papisme. Le supérieur des franciscains était l’objet de propositions sournoises. Enfin un prêtre apostat de Liège fut chargé de mener les prisonniers à un couvent d’augustins ruiné, où il y avait des poutres qui feraient d’excellents gibets.

Au moment suprême, un prêtre apostasia, qui jusque là semblait solide ; au contraire, deux autres, qui avaient eu bien des faiblesses, moururent courageusement. 

Parmi les dix neuf victimes, il y eut onze franciscains, notamment le gardien du couvent de Gorcum, Claes Pieck, qui n’avait pas encore trente-huit ans, et dont la constitution était si délicate qu’une piqûre au doigt suffisait pour le faire défaillir ; ce fut pourtant lui qui contribua le plus à maintenir le courage des confesseurs de la foi ; il aimait répéter : Nous devons toujours servir Dieu dans la joie

Il y eut en outre :

- huit prêtres franciscains : Jeroen van Weert, Dirk van der Eem, Nicasius Janssen van Heeze, Willehad van Deem, Govaert van Melveren, Antoon van Hoornaar, Antonius van Weert, Frans de Roye ; 

- deux profès franciscains : Pieter van Assche, Cornelius van Wijk ;

Jan Lenaerts, chanoine régulier de Saint-Augustin, recteur du béguinage de Gorcum ; 

Jan Heer, dominicain, curé de Hoornaar ; 

Adriaan van Hilvarenbeek et Jaak Lacops, deux prémontrés, curé et vicaire de Monster, non loin de Brielle ; 

Lenaert van Veghel et Claes Poppel, curés de cette ville ; Govaert van Duynen et Andries Wouters, tous quatre prêtres séculiers.

La source principale de ces informations est Guillaume Estius, neveu de Nicolas Pieck.

Le culte de ces martyrs fut autorisé dès 1621. Ils furent béatifiés en 1675, et canonisés en 1867. Le Martyrologe les mentionne le 9 juillet.

 

 

Antoon van Hoornaar

† 1572

 

Nom latin : Antonius

Naissance : ? à Hoornaar (Pays-Bas)

Prêtre des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Willehad van Deem

1482-1572

 

Naissance : 1482 en Schleswig-Holstein (Danemark, actuellement Allemagne)

Prêtre des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Dirk van der Eem

1499-1572

 

Nom latin : Theodorus ou Theodoricus

Naissance : 1499 à Eem (Utrecht, Pays-Bas)

Prêtre des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Jan Heer de Cologne

1500-1572

 

Nom latin : Johannes

Naissance : vers 1500 à Cologne (Allemagne)

Prêtre dominicain

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Govaert van Duynen

1502-1572

 

Nom latin : Godfridus (Gottfried)

Naissance : 1502 à Gorinchem (Pays-Bas)

Prêtre du diocèse d’Utrecht

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Jan Lenaerts

1504-1572

 

Nom latin : Joannes

Naissance : 1504 à Oisterwijk (Nord-Brabant, Pays-Bas)

Prêtre, chanoine régulier de Saint-Augustin, de la congrégation de Windesheim, confesseur des Moniales augustines.

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Govaert van Melveren

1512-1572

 

Nom latin : Godfridus (Gottfried)

Naissance : 1512 à Melveren (Sint-Truiden, Limbourg, Pays-Bas)

Prêtre des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Jeroen van Weert

1522-1572

 

Nom latin : Hieronymus (Jérôme)

Naissance : 1522 à Weert (Limburg, Pays-Bas)

Prêtre des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

 

 

 

Nicasius Janssen van Heeze

1522-1572

 

Naissance : 1522 à Heeze (Nord-Brabant, Pays-Bas)

Prêtre des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Antoon van Weert

1523-1572

 

Nom latin : Antonius

Naissance : 1523 à Weert (Limbourg, Pays-Bas)

Prêtre des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

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Lenaert van Veghel

1527-1572

 

Nom latin : Leonardus

Naissance : 1527 à ’s-Hertogenbosch (Nord-Brabant, Pays-Bas)

Prêtre du diocèse d’Utrecht

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

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Adriaan van Hilvarenbeek

1528-1572

 

Nom latin : Adrianus

Naissance : 1528 à Hilvarenbeek (Nord-Brabant, Pays-Bas)

Prêtre, de l’ordre des Prémontrés ; curé à Monster

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Pieter van Assche

1530-1572

 

Nom latin : Petrus

Naissance : 1530 à Asse (Vlaams-Brabant, Belgique)

Profès des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

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Claes Poppel

1532-1572

 

Nom latin : Nicolaus (Nicolaas)

Naissance : 1532 à Weelde (Anvers, Belgique)

Prêtre du diocèse d’Utrecht

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

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Claes (Nicolaas) Pieck

1534-1572

 

Naissance : 23 août 1534 à Gorinchem (Pays-Bas)

Prêtre des Frères Mineurs Franciscains, gardien du couvent de Gorcum

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Jaak Lacops

1541-1572

 

Nom latin : Jacobus

Naissance : 1541 à Oudenaerde (Flandre orientale, Belgique)

Prêtre, de l’ordre des Prémontrés, vicaire à Monster

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Andries Wouters

1542-1572

 

Nom latin : Andreas

Naissance : 1542 à Heinenoord (Pays-Bas)

Prêtre du diocèse de Haarlem

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

Se reporter à la notice Gorcum (Martyrs)

 

 

Cornelius van Wijk

1548-1572

 

Naissance : 1548 à Wijk bij Duurstede (Utrecht, Pays-Bas)

Profès des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

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Frans de Roye

1549-1572

 

Nom latin : Franciscus

Naissance : 1549 à Bruxelles (Belgique)

Prêtre des Frères Mineurs Franciscains

Martyre : 9 juillet 1572 à Brielle (Pays-Bas)

Béatification : 1675

Canonisation : 1867

 

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Ursula Giuliani

1660-1727

 

Ursula vit le jour le 27 décembre 1660 à Mercatello sul Metauro (Urbino, Italie est), cinquième fille (certains disent septième, deux ayant pu mourir en bas âgedu capitaine Francesco et de Benedetta Mancini.

Se vie, peu connue, apparaît comme une succession de faits merveilleux.

Déjà, elle refusait le sein aux jours de jeûne ; à cinq mois, elle se mit à marcher toute seule pour aller vénérer un tableau figurant une image de la Sainte Trinité ; peu après, elle parlait, et pouvait reprocher à un marchand peu sincère : Soyez juste, car Dieu vous voit. Dès l’âge de deux ou trois ans, elle eut de fréquentes visions de Jésus et de Marie. Dans l’Hostie consacrée, elle voyait Jésus.

A la mort de la maman, les filles furent confiées à un oncle, tandis que le papa s’installait à Plaisance (le nom français de cette ville italienne dit bien quelles étaient les vraies attirances de cet homme mondain). Ursula n’était pas pour autant exempte de «caprices» : si elle aimait orner de petits autels, elle se refusait à toute tâche domestique, se déguisant, jouant à l’escrime avec les cousins, si bien qu’à quinze ans elle savait à peine lire.

Mais en même temps, elle cherchait à imiter davantage Jésus-Christ, s’imposant des souffrances inhabituelles pour une petite fille : elle se brûla la main sans broncher, exprès, dans le feu ; elle se flagellait avec une grosse corde ; elle avançait sur les genoux ; avec sa langue, elle marquait la terre de petites croix ; elle priait longuement les bras en croix ; et elle cherchait à donner à manger aux pauvres selon ce qu’elle trouvait.

Sa vie mystique n’était pas absente : en jouant à l’escrime, elle faisait parfois exprès de blesser vraiment son adversaire, quand elle «savait» qu’il était en quelque danger spirituel ou moral. 

De retour avec son père à Mercatello, elle intensifia la prière et demanda à entrer chez les Clarisses de Città di Castello. Elle y prit l’habit en 1677 (deux mois avant ses dix-sept ans), y fit la profession en prenant le nom avec lequel elle est restée si connue : Veronica, nom qui signifie vraie image, car Ursula voulait imiter en tout le Christ dans sa passion.

On dut la freiner dans ses austérités, car on la retrouva un jour inanimée. Mais elle obtint la permission de jeûner complètement pendant trois semaines. En 1693, le Christ lui remit la Couronne d’épines ; en 1697, elle reçut les stigmates du Christ aux mains, aux pieds et au côté…

Evidemment, on avertit le Saint-Office, qui réagit en interdisant à Veronica tout rapport avec les autres Consœurs, ne lui permettant d’assister à la Messe que le dimanche (et sans communier) ; elle qui était maîtresse des novices, non seulement fut déchargée, mais dut se soumettre à une sœur converse qui lui imposait ses ordres heure par heure ; ce régime dura au moins dix années, mais peu à peu on la laissa tranquille (mais pas le démon, qui la tentait, l’empêchait de prier, la culbutait).

Veronica fut réélue maîtresse des novices en 1704, et même abbesse en 1716 ; le monastère connut alors une période de grande évolution, même matérielle.

Par obéissance à l’évêque, elle écrivit un Journal quotidien de plus de vingt-mille pages en quarante-quatre volumes.

Il plut au Seigneur de concéder à Veronica les Fiançailles mystiques, à cette Vierge qui ne désirait que souffrir, et souffrir encore, pour ressembler davantage au Christ souffrant. De ses propres paroles, on sait que Dieu lui avait promis de libérer du Purgatoire autant d’âmes qu’elle voulait.

Le 6 juin 1727, elle souffrit d’apoplexie et sut que sa maladie durerait trente-trois jours. Effectivement, après avoir reçu le dernier Sacrement le 6 juillet, elle attendit pour mourir que son confesseur lui en intimât l’ordre : c’était exactement le vendredi 9 juillet 1727.

Veronica Giuliani fut béatifiée en 1804, et canonisée en 1893.

 

 

Marie-Anne-Madeleine de Guilhermier

1733-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 29 juin 1733 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur Sainte-Mélanie.

Elle fut condamnée le 9 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 9 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

 

 

Marguerite-Marie-Anne de Rocher

1755-1794

 

Voir la notice générale Orange (Martyres d’) 1794

 

Née le 20 janvier 1755 à Bollène (Vaucluse), elle entra chez les Ursulines, avec le nom de Sœur des Anges.

Elle fut condamnée le 9 juillet.

Martyrisée à Orange ce même 9 juillet 1794, elle fut béatifiée en 1925, en même temps qu’une trentaine d’autres Religieuses, la plupart Sacramentines ou Ursulines, et deux Bernardines.

Yajin Hao Kaizhi

1782-1839

 

Yayin (Joachim) était né vers 1782 à Zhazuo (Xiuwen, Guizhou, Chine) et était devenu un catéchiste dans la mission de Ghizhou.

Fait prisonnier, il subit une longue peine d’exil qui dura vingt années.

Après une période de «liberté» de treize ans (1814-1827), il fut de nouveau arrêté en 1839, et cette fois torturé : on le gifla avec une semelle de cuir, et il fut étranglé.

C’était le 9 juillet 1839.

Kaizhi fut béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

 

 

Luigi Caburlotto

1817-1897

 

Luigi Caburlotto naquit le 7 juin 1817 à Venise, fils d’un simple gondolier, comme il y en a beaucoup dans cette ville.

Après les études à l’école des frères Antonangelo et Marco Cavanis, il fréquenta la Grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1842.

Vicaire, puis curé de la paroisse Saint-Jacques de l’Orio, il s’appliqua à examiner profondément la situation sociale de sa paroisse, vivement frappée lors de la guerre de 1848-1849.

En 1850, il commença par fonder une école pour les filles, avec la collaboration de maîtresses, qui devinrent petit à petit l’Institut des Filles de Saint-Joseph. Il leur écrivit une Règle.

Menant de front toutes ses activités paroissiales, Luigi développa la formation des petits et des jeunes par le catéchisme, la liturgie, le culte eucharistique, la pratique des sacrements, mais aussi en s’occupant de l’assistance aux plus pauvres ; pour les garçons, il ouvrit un patronage du soir.

En 1857, il ouvrit à Venise l’Institut Manin pour les filles de l’Assistance publique ; en 1859, à Ceneda (auj. Vittorio Veneto) une école primaire gratuite pour les filles, et un collège avec des programmes plus complets.

En 1869, on lui confia la réorganisation de l’Institut Manin des garçons.

Non seulement, il devait s’occuper de toutes ces œuvres, mais il devait guider tous ses paroissiens. L’ambiance de l’époque, qui rendait difficiles les rapports entre l’Eglise et la société civile, l’amena à bien préciser ses choix : il fallait donner la priorité à l’éducation des jeunes, malgré les critiques.

En 1872, sa santé s’étant affaiblie, il renonça à la paroisse pour se dédier principalement à ce travail éducatif. Son influence sur les établissements fut énorme. En 1881, on le chargea de la direction des deux Instituts Manin, des deux orphelinats pour garçons et pour filles, où il établit les Religieuses de son Institut.

L’évêque, satisfait et convaincu de son influence, le chargea de prêcher des retraites, des missions populaires, des conférences au clergé…

Ses dernières années furent marquées par la souffrance et don Luigi se retira, toujours serein et préoccupé de ses œuvres. Quand il mourut à Venise, le 9 juillet 1897, se trouvait à son chevet un certain Mgr Giuseppe Sarto, futur pape Pie X (v. 20 août).

Luigi Caburlotto, béatifié en 2015, sera inscrit le 9 juillet dans le Martyrologe.

Les Filles de Saint-Joseph sont présentes en Italie, au Brésil, au Kenya, aux Philippines.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale, durable et inexplicable d’une personne de Rome, qui ne pouvait plus marcher depuis quinze années et qui, une nuit de 2008, fut invitée par une voix, celle de don Caburlotto, à se lever et à marcher, après que plusieurs Sœurs aient prié leur Fondateur pour cette personne.

Les Martyrs Chinois de 1900 (9 juillet)

 

La révolte des Boxers en Chine fit plus d’un millier de victimes., dont la cause fut introduite à Rome. Mais pour faire avancer plus rapidement la cause, on choisit parmi ces victimes vingt-neuf noms particulièrement représentatifs.

Trois furent martyrisés les 4 (le père Giacomantonio) et 7 juillet (Mgr Antonino Fantosati et le père Giuseppe Maria Gambaro). 

Le 9 juillet 1900 furent en martyrisés à Taiyuan vingt-six autres dont il est question ci-dessous.

Ce sont les vingt-neuf Martyrs béatifiés en 1946, et canonisés en 2000 dans tout le groupe des Chinois martyrs du 19e siècle.

Ce même 9 juillet, mais dans une autre localité, fut martyrisé aussi un catéchumène, qui est mentionné au terme de la liste. 

Concernant les évêques, les prêtres et les religieuses, on a pu retrouver des détails et rédiger une petite notice à part pour chacun. Pour les Martyrs proprement chinois, malheureusement, on ne dispose pour le moment que de très peu de détails, qu’on trouvera ci-dessous. 

La fête liturgique commune de ces Martyrs est au 9 juillet.

 

 

1. Les deux évêques, des Frères Mineurs Franciscains : 

 

Pier Luigi Grassi

1833-1900

 

Né le 13 décembre 1833 à Castellazzo Bormida (Alessandria, Piémont, Italie), de Giovan Battista et Paola Francesca Moccagatta, Pier Luigi reçut de ces bons parents bourgeois une solide éducation chrétienne.

En 1848, ses parents l’autorisèrent à entrer au couvent des Frères mineurs de Bologne ; il commença le noviciat proprement dit à Montiano (Forlì), où il prit le nom de Gregorio Maria. C’était un couvent «rigide», où Gregorio fut à rude école. Il fit la profession en 1849 et fut ordonné prêtre en 1856.

Il partit pour la Chine en 1861, avec une halte en Palestine.

En Chine, il sut s’habituer aux mélodies constantes des Chinois, qui l’apprécièrent beaucoup. Il eut pendant douze années une intense activité parmi ces populations.

En 1876, il fut consacré évêque du Shanxi. Dès lors, ses responsabilités et ses initiatives s’étendirent davantage : il fit construire des écoles, agrandir le séminaire, établir le premier couvent franciscain (1891). Il répara ou agrandit une soixantaine de lieux de culte, commença la reconstruction du grand hôpital de Tai-yuen-fu, confia plus de deux cents orphelines aux Religieuses missionnaires qu’il avait appelées pour l’aider.

Durant la révolte des Boxers, on lui conseilla de fuir. Sa réponse fut nette : Depuis l’âge de douze ans, j’ai désiré et même demandé à Dieu le martyre. Maintenant qu’est venue cette heure si attendue, vais-je fuir ?

Il fut arrêté (avec d’autres) à Taiyuan, condamné à mort et décapité, le 9 juillet 1900.

Il fut béatifié le 24 novembre 1946 et canonisé en 2000.

 

 

Francesco Fogolla

1839-1900

 

Né à Montereggio (Massa Carrara, Toscane, Italie) le 4 octobre 1839, le jour de la fête de saint François d’Assise, Francesco Antonio Domenico suivit ensuite ses parents à Parme. Ceux-ci sont Gioacchino et Elisabetta Ferrari.

Il entra chez les Franciscains en 1858, étudia la philosophie à Cortemaggiore et à Bologne, la théolgie à Parme, et fut ordonné prêtre en 1863 ; il partit pour la Chine en 1866.

Il fut aux côtés de Mgr Grassi comme vicaire général et œuvra à Tayuanfu, Kisien et Miniao. Une de ses «prérogatives» fut la capacité de s’exprimer en excellent chinois, au point qu’il fut le professeur pour les autres missionnaires, et que même les Chinois l’admiraient.

En 1898, il fit un voyage en Europe (France, Belgique, Angleterre), et fut consacré évêque à Paris, pour être le coadjuteur de Mgr Grassi. Il voyageait avec quatre séminaristes chinois, avec l’idée de susciter des aides pour la mission de Chine. Il repartit pour la Chine avec neuf autres jeunes missionnaires et sept Franciscaines Missionnaires de Marie.

La révolte des Boxers s’abbattit sur lui en 1900. Quand son frère le supplia de rentrer en Italie, il répondit fermement : Je désire mourir les armes à la main, luttant contre l’enfer pour me rapprocher du ciel.

Un jugement sommaire le condamna à mort. Exposé aux moqueries des soldats et de la foule excitée, il reçut plusieurs coups d’épée plus ou moins bien dirigés selon les soldats et l’état des lames, et mourut ainsi en Martyr (peut-être même décapité), le 9 juillet 1900, à Taiyuan.

Il fut béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

 

2. Les deux prêtres, des Frères Mineurs Franciscains :

 

Giuseppe Facchini

1839-1900

 

Giuseppe était né le 2 juillet 1839 à Reno Centese (Bologne, Italie), de Francesco et Marianna Guaraldi. Au baptême, il reçut les noms de Giuseppe Pietro (Joseph Pierre)

A dix-huit ans il quitta son pays pour Rimini, où il vêtit l’habit franciscain, et prit le nom de Elia.

Après avoir étudié la philosophie et la théologie à Ferrare, il fut ordonné prêtre en 1864. Dès lors, il supplia le Ministre Génétal (supérieur) de l’envoyer dans les missions d’Extrême Orient.

Il partit en 1867, après une session de préparation intense à Rome. 

En Chine, il s’occupa de la formation du clergé et de l’étude de la culture chinoise. Son nom chinois était Lei T’ijen.

En 1872, il était nommé recteur du séminaire de Taiyuan, et confesseur, ce qui ne l’empêchait pas de trouver du temps pour rédiger une grammaire latine, et des manuels de philosophie, de théologie et de morale en chinois, pour les séminaristes, ainsi qu’un grand dictionnaire latin-chinois. Malheureusement, lors de la révolte du début juillet 1900, tout fut détruit.

En outre, la même année 1872, il assuma la charge de pro-vicaire du vicaire apostolique, qui devait s’absenter.

En 1880, 1885 et 1891, c’est lui qui dut organiser tout le matériel d’un synode pour sa région. Particulièrement, en 1891, il y était présent comme délégué de Mgr Grassi.

En 1893, il fut nommé vicaire du nouveau couvent de Tungerhkow (Tsingyüan), en même temps que recteur du Petit séminaire et confesseur pour l’orphelinat.

En 1897, il revint à Taiyuan pour reprendre la direction et l’enseignement au Grand séminaire, car Mgr Fogolla devait faire un voyage en Italie avec des séminaristes.

Le père Facchini subit le martyre lors de la révolte des Boxers. Obéissant à Mgr Grassi, il chercha à s’éloigner, mais il fut reconnu, arrêté et présenté au sous-préfet, puis au préfet et au vice-roi.  Il put revenir à la maison, épuisé. Mais quelques jours plus tard, il fut arrêté, condamné et exécuté.

Quelques instants avant d’expirer, il exhortait calmement les jeunes séminaristes : Préparez-vous au martyre, préparez-vous à mourir… Et maintenant, à Dieu au ciel. C’était le 9 juillet 1900.

Sa béatification advint en 1946 et sa canonisation en 2000.

 

 

Théodoric Balat

1858-1900

 

Né le 23 octobre 1858 (l'année des apparitions de Lourdes), à Saint-Martin du Taur (L’Isle d’Albi, Tarn), de Jean-François, forgeron, et Rose Taillefer.

En 1869, il entra au Petit séminaire et rejoignit en 1876 le Tiers-ordre franciscain. Ses études n’apparaissent pas comme «brillantes», mais Théodoric était très pieux et serviable.

En 1880, après une année de Grand séminaire, il entra au noviciat des Franciscains.

C’était juste au moment de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, les couvents furent violemment fermés, et celui de Théodoric se transféra à Taunton (Angleterre).

Les études de théologie se firent à Clevedon, et Théodoric sollicita son envoi en Chine.

En 1881, il prononça les premiers vœux à Woodlands (Angleterre), et les solennels en 1884. La même année, il fut ordonné prêtre, en France.

Avant de partir pour la Chine, il s’arrêta à Rome et en Terre Sainte où, très malade, il dut d’abord laisser partir ses Confrères sans lui.

Fin 1885, il arriva en Chine, où l’évêque, Mgr Grassi (un Franciscain lui aussi) le chargea d’enseigner au Petit séminaire (1894), le fit maître des novices, instigateur des missions, aumônier des Sœurs Missionnaires Franciscaines de Marie, et aumônier de l’orphelinat.

Il était en train de prier le bréviaire, à Taiyuan, lorsque les soldats firent irruption : il se leva, donna une dernière bénédiction aux Religieuses.

Traduit en jugement devant le vice-roi, il fut condamné à mort et décapité.

C’était lors de la révolte des Boxers, le 9 juillet 1900.

Le père Théodoric a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

La fête liturgique de tous les Martyrs de Chine est justement au 9 juillet.

 

3. Le profès, des Frères Mineurs Franciscains : 

 

André Bauer

1866-1900

 

Ce frère convers franciscain était alsacien, né le 24 novembre 1866 à Guebwiller.

Il avait quitté l’Alsace à dix-huit ans pour ne point servir dans l’armée prussienne, et s’était établi à Paris.

Il fit le noviciat chez les Franciscains d’Amiens et revint à Paris.

C’est là que Mgr Fogolla, durant son voyage en 1898, le remarqua et lui proposa de l’accompagner en Chine.

Sa force prodigieuse, son courage, son humilité et sa foi profonde en faisaient un auxiliaire de première valeur.

Il apprit le chinois, dont on va voir qu’il savait bien se servir.

Lors de la révolte des Boxers et de l’irruption de ceux-ci dans la résidence, il interpella l’un des soldats en ces termes : Jamais je n’ai fait la prostration à aucun Chinois, sauf à toi, qui vas m’ouvrir les portes du paradis. Et après s’être incliné jusqu’à terre, il lui tendit les mains pour qu’il les attachât et marcha à la mort en chantant le psaume Laudate Dominum, omnes gentes !

C’était donc le 9 juillet 1900.

Frère André fut béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

 

 

 

 

 

4. Les sept Franciscaines Missionnaires de Marie :