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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 23:00

 

Tôma Toán

1764-1840

 

Tôma était né vers 1764 à Cần Phán (Nam Ɖịnh, Vietnam).

Baptisé, il devint tertiaire dominicain.

Il mourut en prison le 27 juin 1840, après avoir faibli à deux reprises, puis s’être repenti.

Il fut béatifié en 1900, et canonisé en 1988.

La fête commune des Saints du Vietnam est au 24 novembre.


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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 23:00

Louise-Félicité de Montaignac de Chauvance

1820-1885

 

Née au Havre le 14 mai 1820, était d’une vieille famille noble. Son père, Raymond Aimé est un employé des finances ; sa mère, Anne, est de la famille de la Raffinie d’Hauterive. Dès le lendemain la petite fille reçoit au baptême les noms de Louise-Félicité. 

Louise était la cinquième des six enfants de la fratrie. 

En 1827, devant la crêche de Noël, elle fut saisie par le mystère de Dieu Enfant.

On l’envoya étudier à Chateauroux, puis à Paris, puis chez sa propre tante maternelle, dont elle recevra une telle dévotion pour le Sacré-Cœur de Jésus. Elle était douée pour la musique et la peinture.

Elle lut avec enthousiasme sainte Thérèse d’Avila (dont elle prit ensuite le nom). 

En 1833 elle reçut la Première communion, qui la marquera profondément.

En 1837, elle fit le vœur de chasteté.

En 1843, elle fit au Cœur de Jésus l’offrande d’elle-même. Pensant entrer au Carmel, elle écouta le conseil de son confesseur et commença plutôt à réunir des femmes chrétiennes qui, dans leur milieu de vie, seraient des témoins de l’amour de Dieu au cœur du monde.

Après la révolution de février 1848 elle se fixa à Montluçon.

Ainsi naquirent à Montluçon, puis dans le diocèse, en France et à l’étranger, des communautés religieuses d’Oblates du Cœur de Jésus, avec de nombreuses œuvres caritatives et d’orphelinats.

A partir de 1853, Louise-Thérèse souffrit d’une maladie osseuse qui limita progressivement tous ses déplacements, jusqu’à l’immobilité totale.

En 1875, elle fut secrétaire générale de l’Apostolat de la Prière, fondé peu avant par un Jésuite qu’elle rencontra, le père François-Xavier Gautrelet.

En 1878 s’ouvrit à Paray-le-Monial la première Maison proprement-dite des Oblates.

En 1881 est reconnue par Rome la mission particulière de cette famille religieuse.

En 1882 elle fonda la Petite Ecole de l’Enfant Jésus, qui voulait être une sorte de pré-séminaire pour les jeunes séminaristes.

Elle mourut le 27 juin 1885.

 

Elle a été béatifiée en 1990.


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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 23:00

Léon II

682-683

 

Ce quatre-vingtième pape succédait à Agathon.

On ne sait pas grand-chose sur sa jeunesse, sinon qu’il était fils de Paul, un sicilien. Il dut faire des études fort soignées, pour que le Liber Pontificalis en dise tant de choses : 

On admirait en lui l’éloquence, la science des divines Écritures, une connaissance approfondie des langues grecque et latine, une merveilleuse aptitude au chant et à la psalmodie dont il possédait toutes les règles. Il avait, en qualité de professeur et par une longue habitude de l’enseignement, acquis l’élégance de la parole et la perfection du style. Il était un guide excellent à la fois dans le chemin de la science et dans celui de la vertu. Il se montrait l’ami des pauvres, auxquels il prodiguait, avec les secours spirituels de la piété, toutes les ressources temporelles que son labeur personnel lui procurait.”

Il fut élu le 16 avril 682, mais couronné seulement le 17 août, car il fallait attendre la confirmation de l’empereur byzantin Constantin Pogonat, qui se fit d’ailleurs sans problème.

L’empereur en profitait pour présenter au nouveau pape les actes du IIIe concile de Constantinople, VIe œcuménique. Léon II les ratifia à son tour : le concile avait condamné le monothélisme, hérésie qui ne voyait dans le Christ qu’une seule volonté, comme si les volitions humaines de Jésus avaient été annihilées par le vouloir divin.

En même temps, il y était reproché au pape Honorius (625-638) d’avoir manqué de fermeté contre cette hérésie.

Léon II fit construire à Rome une église dédiée à l’apôtre Paul et le sanctuaire de Saint-Georges au Velabro pour les fidèles de langue grecque.

Il composa des hymnes liturgiques.

Dans l’unique ordination qu’il présida, il ordonna vingt-trois évêques, neuf prêtres et trois diacres.

Il mourut le 27 (ou le 28) juin 683. Suivant les livres, on note quelques divergences dans ces dates.

On commémorait saint Léon II le 28 juin, mais le Martyrologe le mentionnait au 3 juillet, où il resté même dans l’édition récente.

 

Le successeur de saint Léon II fut saint Benoît II.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 23:00

Cyrille d'Alexandrie
376-444

Neveu et successeur de Théophile d'Alexandrie en 412, il montra un zèle marqué contre les hérétiques : il ferme les églises des Novatiens, chasse les Juifs de la ville, au point que des émeutes éclatent et que meurt la philosophe Hypatie, lynchée : le saint Patriarche fut pointé du doigt dans la responsabilité de ce meurtre qu'il n'avait certainement pas prévu.

Il combat le paganisme dans Alexandrie.

Au moment du concile d'Ephèse (431), il fait condamner le nestorianisme et défend solennellement le titre marial de Theotokos ou Mère de Dieu, contre Nestorius qui voulait attribuer à Marie le seul titre de Christotokos, Mère du Christ. Ce concile fut houleux, Cyrille fut même emprisonné durant trois mois. Mais les évêques récalcitrants finirent par se ranger du côté de la Vérité.

Cyrille reste sur le siège d'Alexandrie pendant trente-deux années et meurt le 27 juin 444.

Père de l'Eglise, il nous a laissé beaucoup d'écrits : contre les Ariens, Manès, Plotin, Apollinaire, l'empereur Julien ; des Dialogues sur la Trinité, deux Dialogues christologiques, des Catéchèses baptismales, des Commentaire sur les Evangiles, sur les Psaumes ; des Homélies.

Vénéré par les Orientaux le 9 juin, il est toutefois inscrit au Martyrologe et au calendrier romains le 27 juin.

Saint Cyrille d'Alexandrie a été proclamé Docteur de l'Eglise en 1882.

Les quelques extraits suivants sont repris des écrits de Cyrille. On y notera la solennité des expressions, la précision recherchée par le Théologien.

 


Sur la Trinité. - Nous croyons en un seul Dieu Père tout-puissant, créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, son Fils, engendré de lui par nature, avant tous les siècles et tous les temps, car il est, comme son Père, sans commencement dans le temps et éternel ; assis sur le même trône et jouissant de la même gloire ; égal à lui en tout, car il est le caractère et le reflet de son hypostase ; nous croyons aussi semblablement au Saint-Esprit, ne le regardant pas lui-même comme étranger à la nature divine, car il procède naturellement du Père, répandu par le Fils sur la créature. Et ainsi nous reconnaissons comme une et substantielle et dans l’identité de gloire, la sainte et adorable Trinité.

Sur l'Incarnation. - Et nous disons que c’est le Logos lui-même, le Fils unique engendré d’une façon ineffable de l’essence de Dieu le Père, l’auteur des siècles, celui par qui et en qui tout existe, la lumière véritable, la nature qui vivifie tout… Qui dans les derniers temps, par la bonne volonté du Père, pour sauver la race humaine tombée dans la malédiction et soumise à cause du péché à la mort et à la corruption, a pris la semence d’Abraham, selon les Ecritures, et a communiqué au sang et à la chair, c’est-à-dire est devenu homme. Ayant pris la chair et l’ayant faite sienne, il a été engendré selon la chair par la sainte et toute pure Marie. Mais bien qu’il fût devenu semblable à nous et qu’il eût économiquement revêtu la forme d’esclave, il demeura dans la divinité et la majesté qu’il avait par nature ; car il n’a pas cessé d’être Dieu en se faisant chair, c’est-à-dire homme semblable à nous. Immuable par nature en tant que Dieu, il est resté ce qu’il a toujours été, ce qu’il est, ce qu’il sera toujours, et en même temps il a été appelé Fils de l’homme.

Sur Marie. - La sainte Vierge est véritablement mère de Dieu, non qu’elle ait donné commencement à la divinité, mais parce qu’elle a engendré le corps auquel le Verbe s’est uni substantiellement. Telle est la doctrine traditionnelle, enseignée par tous les Pères et évêques orthodoxes de l'Orient et de l’Occident. Si le concile de Nicée n’a pas employé cette expression, c’est qu’alors elle n’était pas nécessaire ; dans son symbole, il a proclamé en termes équivalents la maternité divine de Marie. Refuser ce titre de Théotokos à la sainte Vierge, nier sa maternité divine, c’est détruire le mystère de l’incarnation. La Vierge Marie est toute pure et toute sainte ; le Christ est né d’une souche saine. Elle a conçu d’une façon virginale et par miracle sous l’influence du Saint-Esprit ; Joseph ne fut que le père putatif et le gardien de l’Enfant-Dieu. Elle est restée vierge après l’enfantement. Elle n’avait pas besoin de purification ; elle était dispensée de la loi.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 23:00

Crescentius

1er siècle

 

Saint Crescentius est nommé par Paul dans la deuxième épître à Timothée, où il dit qu’il est allé en Galatie (2Tm 4:10). C’est tout ce qu’on a reçu d’inspiré et de précis sur Crescentius.

Par ailleurs, on n’est pas sûr que Paul parle de la province asiatique de Galatie (au centre de la Turquie moderne) ou de la Gaule. Certains manuscrits écrivent “Gaule”.

D’après le texte, on pourrait justifier que Crescentius soit allé en Gaule : Paul écrit de Rome, où il est prisonnier. D’après lui, Demas est parti pour Thessalonique, Crescentius pour “la Gaule” et Tite pour la Dalmatie ; en somme, de Rome, il voit ses disciples partir en trois directions différentes, dont Rome serait l’épicentre.

Certains auteurs “sûrs” ont penché pour la Gaule (Eusèbe, Epiphane, Théodoret), tandis que les Constitutions Apostoliques alludent à la Galatie.

Plus tard, au IX. siècle, Crescentius fut présenté comme le premier évêque de Vienne en France, avant d’aller mourir “en Galatie”. 

Pourquoi pas ?

Il ne semble pas qu’il soit particulièrement honoré en Orient, ni même en Occident ; il était mentionné au Martyrologe Romain le 27 juin, avant d’en être retiré récemment.

 

Il y a d’autres saints Crescentius, dont les notices apparaîtront plus tard.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 23:00

Marguerite Bays

1815-1879

 

La Pierraz est un petit hameau de Siviriez près de Fribourg en Suisse. C’est là qu’est née Marguerite Bays le 8 septembre 1815 ; c’était un vendredi, fête de la Nativité de Marie.

Marguerite était la seconde fille d’une famille d’agriculteurs. Humble paysanne, elle a passé son temps à filer le chanvre et à coudre. Elle resta laïque et célibataire, “servant Dieu en premier”, dans une vie tout ordinaire. Personne ne soupçonnait la profonde vie mystique de cette personne si effacée.

Elle fut tertiaire franciscaine, elle fit partie des Enfants de Saint-Paul ; elle était fervente de Marie Immaculée : c’est le 8 décembre 1854 qu’elle guérit d’un cancer des intestins.

Elle reçoit les stigmates de la Passion du Christ dès 1860. Elle est favorisée de visions et de révélations.

Soit dans l’église paroissiale, soit dans le secret de sa chambre, elle adore Jésus Eucharistie ; elle prie pour tous les siens, pour tous les hommes de monde entier. Partout on l’aime et on recourt à elle, car sa présence pacifie, réconforte. On lui confie des soucis, on l’appelle au chevet des malades et des mourants, elle réconforte les pauvres, elle enseigne l’Amour de Dieu aux enfants, à qui elle enseigne l’évangile par la contemplation de la crèche de Noël.

Elle s’éteint aussi humblement qu’elle avait vécu, le 27 juin 1879, un vendredi comme pour sa naissance.

Marguerite Bays a été proclamée Bienheureuse en 1995 et sera canonisée en 2019.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

Raymond Petiniaud de Jourgnac

1747-1794

 

Le Chanoine Petiniaud de Jourgnac était né le 3 janvier 1747 à Limoges (Haute-Vienne).

Docteur de la Sorbonne, il avait une immense culture. Prêtre, il était la douceur même, l’aménité, la charité, la piété et le talent personnifiés. On le disait tout semblable au saint évêque de Genève, saint François de Sales (voir au 28 décembre).

Il fut vicaire général et official à Limoges (Haute-Vienne), chanoine et grand-chantre de la cathédrale. Tout le diocèse était éclairé de ses lumières, édifié par ses vertus, sanctifié par son zèle et sa bonté.

Lors de la Révolution, il dut se cacher en divers endroits du département, sachant pertinemment qu’il était menacé : on n’avait pas hésité à monter devant sa porte une potence à laquelle on voulait l’accrocher.

Il avait trouvé refuge à Riom, où il fut repéré et arrêté ; on l’emprisonna d’abord à Clermont, d’où on le reconduisit à Limoges, avec d’autres prêtres de l’Allier. On tenta de le déclarer coupable d’émigration, en raison de sa longue absence, et ainsi de le condamner à mort, mais on l’envoya «seulement» aux pontons de Rochefort.

Là, à bord du navire négrier Les Deux-Associés, il se dépensa de toutes ses forces pour manifester à ses collègues de captivité tout ce qu’il pouvait avoir de ferveur, de zèle, d’activité pour le salut des âmes, au point que même ceux qui n’avaient pas son caractère ou ses principes, l’aimaient et le vénéraient.

Il ramena aux bons principes des prêtres infidèles, avant d’être lui-même gagné par la vermine, couvert de plaies, qu’il supporta avec une patience héroïque. 

Au moment de s’éteindre, il exhortait encore ses voisins, eux aussi mourants, et expira en disant ce verset du psaume 4 : In pace, in idipsum dormiam et requiescam (En paix, je me couche et aussitôt je m’endors ; c’est un des psaumes qu’on chante à l’office des Complies).

C’est donc sur l’île d’Aix qu’il expira, le 26 juin 1794.

 

Il a été béatifié en 1995.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

Ruose Ma Taishun

1840-1900

 

Ruose (Joseph) était né vers 1840 à Qianshenzhuang (Dongguang, Hebei, Chine).

Il était médecin et catéchiste ; toute sa famille avait apostasié devant la persécution. 

Resté fidèle, arrêté lors de la révolte des Boxers, il fut massacré à Wangla (Dongguand), le 26 juin 1900.

Il fut l’une des premières victimes de cette révolte de 1900. D’autres suivirent, particulièrement le 9 juillet, jour qui fut choisi pour leur fête commune.

 

Les Martyrs chinois ont été béatifiés le 24 novembre 1946 et canonisés en 2000. 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

José María Robles Hurtado

1888-1927

 

Né le 3 mai 1888 à Mascota (Jalisco, Mexique) de Antonio Robles et Petronilla Hurtado, José entra à douze ans au petit séminaire de Guadalajara.

Il reçut le sacerdoce en 1913.

Peu après, il fonda les Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus.

Il écrivit beaucoup pour propager la Foi catholique.

Responsable de la paroisse de Tecolotlán, il développa beaucoup la dévotion au Sacré-Cœur par la prédication, mais surtout par son exemple de vie personnelle et sa dévotion à l’Eucharistie. Ce fut à un point qu’on le surnomma le fou du Sacré-Cœur. Il se dépensait sans compter pour visiter les malades de sa paroisse et passait des heures au confessionnal.

Il développa aussi la dévotion à Notre-Dame de Guadalupe et s’inscrivit dans les Chevaliers de Christophe Colomb.

Comme la constitution de 1917 interdisait toute procession publique ou autre dévotion extérieure, le père Robles proposa d’implanter en plein centre de Mexico une croix géante, symbole de la royauté du Christ sur Mexico et organisa une cérémonie publique pour son inauguration - ce qui apparaissait contraire à la loi.

En attendant, on placarda un peu partout dans Mexico des inscriptions proclamant le Christ Roi du Mexique, et la dévotion au Sacré-Cœur dévotion nationale. En 1923, une foule d’environ quarante mille fidèles convergea vers la colline de la statue, qu’on appelle aujourd’hui la colline du Christ Roi.

La réaction du gouvernement ne se fit pas attendre : la persécution s’intensifia et surtout on défendit strictement au père Robles de se lancer dans des projets semblables.

Le père Robles fut invité à quitter le pays ; au contraire, il resta sur place, protégeant sa congrégation, apportant la consolation qu’il pouvait auprès des familles éprouvées par la persécution. Il répandit jusqu’à l’idée de protéger les Catholiques persécutés au moyen de l’armée.

Il fut bientôt convaincu qu’il pourrait lui-même être tué pour son action, et écrivit un poème où il écrivait explicitement : Je veux T’aimer jusqu’au martyre.

Arrêté le 25 juin 1927 pour avoir fait une prière chez la famille Agraz, qui l’hébergeait, il fut jugé coupable et condamné à être pendu à un chêne.

Le lendemain, avant l’aube, on le conduisit vers l’arbre. Dans un suprême geste amical envers ses bourreaux, il leur donna une petite chandelle qu’il avait dans sa poche, pour les aider à éclairer le sentier qui menait à l’arbre où il serait pendu. Arrivé sur place, il leur pardonna pour ce qu’ils allaient faire, saisit le nœud de la corde en disant N’abîme pas tes mains à celui qui la portait, il embrassa la corde et se la passa autour du cou.

C’était le 26 juin 1927.

 

José María Robles Hurtado fut béatifié avec d’autres Martyrs mexicains en 1992, et canonisé en 2000. Leur fête commune est au 21 mai.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

Josemaría Escrivá de Balaguer

1902-1975

 

Né le 9 janvier 1902 à Barbastro (Huesca, Espagne), José María Julián Mariano était le deuxième des six enfants de José Escrivá et de María Dolores Albás Blanc, une franco-espagnole.

Les trois dernières filles de cette fratrie décédèrent en bas âge. Lui-même eut à deux ans une grave maladie, dont il guérit après une promesse que firent les parents d’aller remercier Notre-Dame de Torreciudad. 

En 1915, le père doit fermer son commerce d’étoffes, et la famille s’installe à Logroño.

Josemaría ressentit la vocation sacerdotale vers quinze ans. Il raconta plus tard qu’il avait été impressionné par la trace des pieds nus dans la neige d’un père Carme : cette mortification éveilla en lui le désir d’offrir lui-aussi quelque chose à Dieu.

Il fréquenta le séminaire à Saragosse, où il fut ordonné prêtre en 1925. L’année précédente était mort son père.

Après deux années passées en paroisse près de Saragosse, Josemaría s’installa à Madrid pour préparer le doctorat en droit civil. Il fut aumônier des Dames apostoliques du Sacré-Cœur de Jésus, chez lesquelles il trouvait l’hospitalité. Il y exerça un apostolat très fatiguant auprès des malades et des pauvres, mais aussi riche en grâces.

C’est à ce moment-là qu’il eut l’intuition de ce qu’il pouvait faire pour Dieu : appeler les laïcs, les étudiants, les jeunes, à rechercher la perfection, la sainteté dans les actes les plus ordinaires de la vie quotidienne. Ainsi naquit l’Œuvre de Dieu, Opus Dei, mouvement dont il attribuait toute la paternité à Dieu seul.

Après la chute de la monarchie espagnole (1931), dans ce climat politique très anticlérical, Josemaría ouvrit une Académie d’esprit chrétien, pour dispenser des cours de droit, d’architecture, de formation chrétienne ; c’est l’Académie DYA.

Dès 1934, il publie des notes pour aider les étudiants à prier ; remaniées, ces notes deviendront en 1939 le livre Chemin, édité et traduit à quatre millions d’exemplaires en quarante-deux langues.

Lors de la guerre civile de 1936, Josemaría n’échappa à la mort que par une «erreur» des miliciens, qui pendirent (devant chez lui) un autre homme qui lui ressemblait. En 1937, il passa en France.

En 1939, Josemaría revint à Madrid, en profitant d’un camion de l’armée. Il reprit ses activités et prêcha beaucoup. Peu à peu, il se limitera à l’organisation de l’Opus Dei : une maison pour étudiants s’ouvrira à Madrid, d’autres à Valencia, Valladolid, Barcelone.

Les critiques et les suspicions commencèrent : dans le clergé on se méfiait de tous ces gens «secrètement» religieux, on soupçonna l’Opus Dei d’être une société secrète, on accusa Josemaría… Aussi l’évêque de Madrid donna à l’Opus Dei une première approbation officielle (1941), à laquelle suivra une approbation vaticane en 1943.

En 1943 aussi il fonda la Société sacerdotale de la Sainte Croix, pour ouvrir la branche sacerdotale au sein de l’Opus Dei, en même temps que se développait aussi la branche féminine.

La santé de Josemaría s’affaiblit déjà, avec diabète, fièvres, rhumatismes.

Après la guerre, il s’établit à Rome autant pour donner une dimension internationale à l’Opus Dei, que pour fuir le climat délétère de l’Espagne, où l’on critiquait autant sa personne que son apostolat. Il fut très soutenu par Mgr Montini (futur pape Paul VI), mais aussi il découvrit avec amertume le monde vaticanesque et ses intrigues…

1950 : Approbation de l’Opus Dei par le Saint-Siège. Création du Collège romain de la Sainte-Croix, pour la formation des membres. Josemaría obtint la permission d’admettre aussi des non-catholiques et des non-chrétiens comme coopérateurs.

Josemaría souffrait toujours plus, avec des crises de paralysie faciale, dues au froid de son habitation.

1953 : Création du Collège romain de Sainte-Marie, pour les femmes. Don Josemaría voyagea beaucoup dans toute l’Europe.

Durant le concile Vatican II, Josemaría salua avec joie les thèmes abordés par les pères conciliaires sur la sainteté et l’apostolat des laïcs. Recevant certains évêques français qui estimaient que les laïcs devaient «christianiser les structures de l’ordre temporel du monde», Josemaría interrompit et corrigea : S’ils ont une âme contemplative, sinon ils ne christianiseront rien. Au contraire, c’est eux qui se laisseraient transformer et, au lieu de christianiser le monde, les chrétiens se mondaniseront.

D’ailleurs, à partir de 1963, il s’inquiétera ouvertement de la confusion doctrinale qui se répandait partout «au nom du Concile». En 1970, il alla en pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe (Mexique), pour prier pour l’Eglise.

Josemaría avait une dévotion spéciale pour certains Saints français : François de Sales, Jean-Marie Vianney, Thérèse de Lisieux. 

Après encore quelques grand voyages, épuisé, presque aveugle à cause de la cataracte, il mourut à Rome le 26 juin 1975. 

 

A la suite de la guérison miraculeuse d’une religieuse carmélite en 1976, Josemaría fut béatifié en 1992, puis canonisé le 6 octobre 2002.

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