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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 23:00

 

Antoine Auriel-Constant

1764-1794

 

Ce prêtre français était né à Manobre (Fajoles, Dordogne) le 19 avril 1764.

Il fut ordonné prêtre pour le diocèse de Cahors et fut vicaire à Calviat, puis curé à Sainte-Mondane (Lot).

Condamné à l'exil, il devait être transporté à la Guyane, mais les bateaux ne partirent jamais de La Rochelle, où les prisonniers furent entassés et moururent des mauvais traitements qu'ils durent subir : insultes, absence d'hygiène, maladies et contagions.

L'abbé Auriel-Constant fut sur le Deux-Associés, où il s'improvisa généreusement infirmier de ses Confrères plus malades que lui.

Il mourut le 16 juin 1794, à trente ans, sur l'Île Madame, où l'on enterrait les victimes.

Il fut béatifié parmi les soixante-cinq Martyrs des pontons de Rochefort, en 1995.


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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 23:00

Ferréol et Ferjeux

† 211 env.

 

C’est par tradition orale que l’on peut donner quelques détails sur la vie et le martyre de ces deux apôtres de la Séquanaise. On manque de documents “authentiques” sûrs.

Ferréol et Ferjeux avaient été convertis par l’illustre saint Polycarpe, évêque à Smyrne (voir au 23 février), lui-même disciple de l’apôtre saint Jean. Polycarpe connaissait bien l’évêque de Lyon, Irénée, qui était aussi originaire d’Asie Mineure, ce qui explique facilement pourquoi il lui adressa Ferréol et Ferjeux pour les associer au travail apostolique.

Irénée ordonna prêtre Ferréol, et diacre Ferjeux, avant de leur donner la mission d’évangéliser la Gaule Séquanaise (actuelle Franche-Comté).

Ces missionnaires travaillèrent efficacement pendant une trentaine d’années, lorsque le préfet de Séquanaise, Claude, les fit arrêter, vers 211 ou 212, au commencement du règne de Caracalla.

D’après saint Bède le Vénérable, ils subirent plusieurs supplices : étirement par des poulies, flagellation ; même si on leur coupa la langue, ils purent continuer de prêcher ; on leur enfila des alènes dans les pieds, dans les mains, dans la poitrine, puis on les décapita.

Ils ont actuellement une basilique mineure élevée en leur honneur à Besançon, dont ils sont les Patrons principaux, en même temps qu’ils sont les patrons secondaires de cet archidiocèse, consacré principalement à l’Immaculée Conception de Marie.

 

Toujours depuis Bède, leur fête est inscrite au 16 juin dans le Martyrologe.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 23:00

Clemente Vismara

1897-1988

 

Né le 6 septembre 1897 à Agrate Brianza (Milan, Italie), Clemente était le cinquième des six fils de Attilio Egidio, un sellier, et de Stella Annunziata Porta, une couturière. La maman mourut lors de la naissance du sixième enfant (1902) et le papa mourut bientôt après (1905), de sorte que Clemente fut éduqué par d’autres parents.

Après le collège, il entra au séminaire à Seveso (1913), mais dut interrompre ce cycle lors de la Première guerre mondiale, où il fut envoyé en première ligne au 80e régiment d’infanterie. Il termina la guerre avec trois médailles à la valeur militaire, et le grade de sergent major.

Il fréquentera le Séminaire lombard pour les Missions Etrangères (le futur Institut Pontifical des Missions Etrangères, PIME) à Milan, et sera ordonné prêtre en 1923.

Il fut immédiatement envoyé en Birmanie, qui devint depuis sa patrie d’adoption.

Arrivé à Toungoo dès septembre 1923, il y étudia l’anglais et les dialectes, et rejoignit Kengtung en mars 1924, d’où il partit fonder une nouvelle mission à Mong Lin.

Les conditions de vie y étaient tellement difficiles que tous les missionnaires moururent les uns après les autres, sauf Clemente. Même le supérieur du PIME «menaça» l’évêque local de retirer les missionnaires s’il ne s’arrangeait pas pour leur fournir davantage de bonne nourriture.

Le père Clemente travailla parmi beaucoup de difficultés, dans un milieu primitif, dangereux et même parfois hostile. Il fonda d’autres missions à Keng Lap, Mong Yong et Mong Pyak.

La société birmane était conditionnée par des traditions contre lesquelles il dut combattre patiemment : les hommes ne travaillent pas et consomment l’opium ; les femmes et les enfants travaillent, sont maltraités, abandonnés, vendus - ou tués. Le père Vismara chercha à protéger en priorité les orphelins et les veuves, deux catégories «maudites».

Il se fit tour à tour : agriculteur, éleveur, tailleur, coiffeur, dentiste, maçon, bûcheron. Jouissant d’une santé vraiment robuste, il s’imposa aussi un style de vie sain : horaire, propreté, nourriture ; il mangeait avec des couverts !

En 1941, les Japonais allaient occuper la Birmanie. Les Anglais enfermèrent les missionnaires italiens (comme «ennemis») à Kalaw, dont les libérèrent les Japonais envahisseurs en 1942.

Le père Vismara rouvrit la mission de Mong Lin, avec un orphelinat. Peu à peu cette localité se transformera en petite ville, avec plusieurs milliers de baptisés.

Mais après l’indépendance de la Birmanie (1948) commencera une guerrilla séparatiste, durant laquelle seront abattus plusieurs missionnaires.

En 1955, le père Vismara fut déplacé par l’évêque à Mong Ping, où il dut tout recommencer à zéro. Il obéit.

En 1957, il prit un mois de «vacances» en Italie, profitant de ces quelques jours d’abord pour faire une retraite spirituelle (chez les Jésuites de Varese), car il sentait le besoin de faire une grande lessive spirituelle mais aussi pour recevoir quelques soins médicaux, aller à Lourdes et tenir quelques conférences.

En 1961 fut abattu le premier prêtre birman (le père Vong) par des bouddhistes hostiles, pourtant réputés «tolérants». Le père Vismara en écrivit la vie, puis créa à Mong Ping un orphelinat, une école, une église et une grotte de Lourdes, avec une maison pour les missionnaires et les religieuses.

Malheureusement, en 1962, tout ce travail fut entravé par le nouveau régime communiste, qui expulsa tous les missionnaires arrivés après 1948. Malgré ces dispositions et sa santé qui commençait à décliner, le père Vismara continua. En 1979, il prit encore la jeep pour aller rencontrer le supérieur du PIME : il avait quatre-vingt deux ans.

Il fonda encore un nouveau quartier à Tongtà en 1980 et un autre à Pannulong en 1986.

Une de ses expressions habituelles était : Tu es vieux quand tu n’es plus utile à personne. Le père Vismara put et voulut s’occuper jusqu’à la fin des orphelins, des malades, des lépreux, des toxicomanes, des handicapés.

Il racheta des orphelins aux Birmans, parfois pour soixante-dix lires, parfois pour une lire et deux boîtes d’allumettes. Il s’opposa vivement au commerce des femmes en Thaïlande, où l’on achetait des femmes birmanes parce qu’elles ne portaient pas le virus du sida. 

Le père Clemente Vismara s’éteignit dans la sérénité à Mong Ping le 15 juin 1988 ; il avait quatre-vingt onze ans. Il fut enterré en Birmanie, devant la grotte de Lourdes qu’il avait fait ériger en 1962 à Mong Ping.

Le pape Jean-Paul II l’appela le patriarche de Birmanie.

A sa mort et après, des bouddhistes et des musulmans témoignèrent de la sainteté de sa vie. Un fonctionnaire bouddhiste qui fut pendant trente ans un ami fidèle du père Vismara, témoigna que, contre l’habitude birmane, et sur le conseil du père Vismara, il n’abandonna pas son épouse malade pour en prendre une autre ; cette épouse mourut heureuse de cette fidélité, et le fonctionnaire désira ardemment que fût canonisé le missionnaire.

Clemente Vismara fut béatifié en 2011. Son dies natalis est le 15 juin.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 23:00

Parui Cui Lianshi

1849-1900

 

Parui (Barbara) était née vers 1849 à Xiaotian (Hejian, Hebei, Chine).

Mariée, elle avait déjà perdu son fils, tué par les soldats. Voulant fuir de nuit, elle fut arrêtée et subit un cruel martyre, le 15 juin 1900 près de Liushuitao, Hebei.

Elle fut béatifiée en 1955.

 

Elle fait partie des cent-vingt Martyrs victimes des persécutions des Boxers ou de la secte de Yihetuan, qui furent canonisés ensemble en 2000 et qui sont fêtés simultanément le 9 juillet.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 23:00

Amos

8e siècle avant Jésus-Christ

 

Le prophète Amos, troisième des douze “petits prophètes” de la Sainte Écriture, était un simple berger de Thécué, petite bourgade au sud de Bethléem, comme il nous le dit lui-même (Am 1:1).

Il vivait sous les règnes d’Osias (ou Azarias), roi de Juda, et de Jéroboam II, roi d’Israël. donc peu après la mort de l’autre prophète, Elisée.

Son action prophétique se dirigea principalement aux peuples du royaume d’Israël, où le roi précédent, Jéroboam I, avait rétabli le culte du veau d’or. Amos, annonce que ce royaume sera détruit, les habitants déportés. Mais aussi que Dieu relèvera la maison de David.

Après avoir prophétisé à Béthel, le sanctuaire schismatique, il fut expulsé et retourna à son troupeau.

Le texte d’Amos fait apparaître pour la première fois l’expression “Jour de Yahvé” au sens du jour de la colère de Dieu (Am 5:18). Il parle aussi pour la première fois du “reste d’Israël” qui sera sauvé (Am 5:15).

Quelques auteurs affirmaient que Amos avait été frappé violemment par Ozias, le fils du prêtre schismatique Amasias et qu’il avait expiré quelques jours plus tard.

 

A la suite des Orientaux, le Martyrologe mentionne le Prophète Amos au 15 juin, au lendemain de la commémoration du Prophète Elisée.


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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 23:00

Guy

4e siècle

 

Vitus en latin, devenu Guido en italien, Guy ou Vit en français, Veit en allemand, fut un martyr du IVe siècle, probablement en 303 sous Dioclétien, en Lucanie (au Sud de l’Italie) ou à Milan.

Il aurait été originaire de Sicile, et son martyre aurait consisté à le jeter dans une grande bassine remplie d’huile bouillante.

On lui adjoint les autres martyrs Modeste et Crescence.

Le culte de saint Guy est attesté dès le Ve siècle.

Des reliques en furent transportées par des moines bénédictins à Saint-Denis en France au IXe siècle, et aussi successivement à l’abbaye de Korvey en Westphalie, et de là enfin à Prague, à la demande du duc de Bohème, saint Wenceslas. La cathédrale de Prague est en effet dédiée à saint Guy.

Au XIVe siècle, lors d'une grave épidémie, saint Guy fut invoqué pour ce qu'on appela depuis la « danse de saint Guy », une maladie courante au Moyen-Age, causée par un ergot du seigle dont  était fait le pain, cet ergot étant un champignon hallucinogène (claviceps purpurea), proche par ses effets de l'acide lysergique contenu dans le LSD. Ce mal est scientifiquement répertorié sous le nom de chorée de Sydenham. Les épileptiques recourent à saint Guy. En Corse, on l'invoque pour toutes les blessures causées par les animaux : morsures de chiens, piqûres de serpents.

 

Saint Guy est commémoré le 15 juin au Martyrologe.


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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 23:00

Albertina Berkenbrock

1919-1931

 

Cette petite fille brésilienne avait des parents allemands originaires de Westphalie, très chrétiens, pratiquants et assidus à la prière quotidienne. Albertina naquit le 11 avril 1919 à Saõ Luís, une petite ville du nord du Brésil ; elle fut baptisée le 25 mai suivant et reçut la Première Communion le 16 août 1928 - à neuf ans.

Sa mère et ceux qui l’ont connue à l’école ont rendu le témoignage de ses belles qualités ; elle était très obéissante et serviable, modeste dans son habillement, sereine et douce, encline à la bonté, aux vertus, dans la mesure où elle les comprenait avec ses douze ans.

Elle avait deux références : la Sainte Mère de Dieu et saint Louis de Gonzague. Cette profonde dévotion a fait germer en elle cette conscience du péché et son désir de la pureté.

Trois mots reviennent souvent dans les témoignages : délicate, modeste, réservée. Elle éprouvait aussi une profonde charité envers les plus pauvres. En particulier, dans cette région de colonisation germano-italienne, les sentiments racistes n’étaient pas rares, et Albertina eut une grande attention envers les enfants de Idanlício, l’ouvrier de la famille et qui allait être son assassin.

Cet Idanlício Cipriano Martins vivait avec son épouse et ses enfants près de la maison des Berkenbrock. Le 15 juin 1931, vers quatre heures de l’après-midi, Albertina était en train de faire paître le bétail de sa famille, quand son père lui demanda d’aller chercher un bœuf qui s’était éloigné. En chemin, elle rencontra Idanlício, qui feignit de vouloir l’aider. En réalité, il la conduisit dans un petit bois tout proche et lui proposa une relation sexuelle. Albertina s’y opposa fermement, pour conserver sa pureté, et Idanlício essaya alors de la violer. Sur son refus, il sortit un couteau et lui tailla la gorge, provoquant la mort instantanée. Albertina avait à peine plus de douze ans.

Deux jours après eurent lieu les funérailles. Non seulement les habitants de la ville y assistèrent, mais aussi de beaucoup d’autres localités des environs. L’émotion était grande, non seulement pour la mort tragique de la petite fille, mais aussi pour l’héroïsme avec lequel elle avait défendu sa pureté.

Sur le lieu du martyre, on construisit plus tard une petite chapelle dédiée à sainte Agnès, cette jeune vierge martyre des premiers siècles du christianisme, où beaucoup de pèlerins vinrent demander des grâces par l’intercession de la Servante de Dieu.

En 1952, dans la même chapelle où Albertina fit sa première Communion, se réunit le tribunal ecclésiastique de l’archidiocèse de Florianópolis, pour initier le procès de béatification et de canonisation. Plus tard, avec la création du diocèse de Tubarão, ce fut ce diocèse qui prit en charge la cause.

Le 16 décembre 2006, le pape Benoît XVI signa le décret “sur le martyre” de la Servante de Dieu, qui fut ensuite béatifiée en 2007.

 

Son nom sera certainement écrit au 15 juin dans une prochaine édition du Martyrologe Romain.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:00

Très Sainte Trinité - A

 

Après la fête de la Pentecôte, où l’Esprit de Dieu s’est donné impétueusement aux Apôtres, l’Eglise fête maintenant le plus insondable des mystères de notre foi : la Sainte Trinité.

Rappelons tout de suite que par “mystère”, l’Eglise considère une vérité de foi qui échappe à la possibilité rationnelle de notre entendement ; on ne pourra pas “expliquer” le mystère intrinsèque de la Sainte Trinité. Notre Catéchisme l’exprime ainsi : 

La Trinité est un mystère de foi au sens strict, un des mystères cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus s’ils ne sont révélés d’en haut (…) L’intimité de son Etre comme Trinité Sainte constitue un mystère inaccessible à la seule raison et même à la foi d’Israël avant l’Incarnation du Fils de Dieu et la mission du Saint-Esprit (Catéchisme, n°37).

Pour avoir tenté de s’introduire avec trop d’audace dans ce Mystère auguste, des penseurs non seulement se sont fourvoyés dans des erreurs parfois extrêmement graves, mais encore ont provoqué — peut-être sans le vouloir, souhaitons-le — des discussions interminables, des conciles… et même des schismes dans cette Eglise bien-aimée, la sainte Epouse de Jésus-Christ. Des écrits de tels auteurs, le Mystère de la Sainte Trinité est toujours ressorti diminué.

Parfois, même pour défendre la Vérité, certains grands évêques ont eu la malchance d’utiliser un vocabulaire insuffisamment soigné ; leur mérite a été grand de se soumettre humblement à une décision papale ou conciliaire et de retirer l’écrit incriminé. Ainsi saint Denys d’Alexandrie au 3e siècle (sa fête est au 8 avril).

Citons simplement quelques ouvrages de Docteurs de l’Eglise : le Traité sur le Saint Esprit de saint Basile de Césarée ; les divers ouvrages et discours de saint Athanase d’Alexandrie sur le Christ, Verbe éternel de Dieu ; les traités sur la Sainte Trinité de saint Augustin d’Hippone ou de saint Hilaire de Poitiers, sans oublier les homélies admirables du pape saint Léon le Grand. Plus récemment aussi on parlera de la bienheureuse Elena Guerra, fondatrice des Oblates du Saint-Esprit, qui influencera beaucoup le pape Léon XIII.

 

*       *       *

 

Les textes que l’Eglise nous fait lire cette année vont nous aider à contempler Dieu un et trine.

Le texte de l’Exode se situe dans un contexte particulièrement douloureux pour Moïse : descendant de la Montagne sainte, avec les Tables de la Loi, et constatant que son peuple adorait la statue d’un veau en or, il vient de briser les Tables ; puis il a lui-même prié Dieu de pardonner à son peuple ; maintenant, il a préparé deux nouvelles Tables et remonte sur la Montagne, où Dieu proclame alors quelque chose de son essence, en des termes un peu difficiles à rendre, et que notre lecture abrège un peu.

Le texte grec dit (traduction reprise à La Bible d’Alexandrie) : Dieu de miséricorde et de pitié, de longue patience, de grande pitié et de vérité, qui maintient la justice et exerce la pitié sur des milliers, qui enlève les fautes, les injustices et les péchés

Après ce texte, qui osera dire que Dieu est sévère, injuste, colérique et implacable ? Moïse adore le Tout-puissant qui vient de lui parler, et ose une nouvelle supplique : que Dieu veuille bien marcher au milieu de son peuple. En d’autres termes, malgré l’éloignement du peuple qui a adoré un veau à la place de Dieu, Moïse supplie Dieu de rester au milieu d’eux, de ne pas les abandonner, de les garder comme son héritage, son peuple choisi. 

Dieu l’exauce par une nouvelle Alliance, un nouveau Décalogue. Certes Dieu a pardonné, mais le peuple devra s’engager à la fidélité, principalement à rejeter l’idolâtrie, à observer le sabbat et certaines fêtes dans l’année.

 

*       *       *

 

Plusieurs siècles après Moïse, le peuple d’Israël s’est de nouveau écarté de la voie juste ; Dieu envoie les Prophètes ; Jérusalem est prise deux fois et deux fois le peuple est déporté à Babylone, avec Jérémie. 

Or, Nabuchodonosor a donné ordre de jeter dans la fournaise les trois jeunes gens qui refusaient d’adorer la statue en or (encore une statue !) ; mais tandis que les hommes qui les y conduisaient ont été instantanément brûlés, les trois jeunes gens ne subissent aucun mal, et chantent au milieu de cette fournaise un cantique que nous avons très fréquemment au bréviaire dans la louange matinale : le Cantique des Trois Enfants.

Dans l’Ecriture, le Cantique des Trois Enfants est précédé du Cantique d’Azarias. Ils ne se trouvaient pas dans le texte hébraïque, mais dans les manuscrits grecs et, selon certains, n’auraient même été écrits que deux siècles environ avant Jésus-Christ. 

Le Cantique d’Azarias est une prière tout-à-fait liturgique : il contient une partie d’adoration, une partie de confession des fautes, une partie de supplication de pardon. 

Du Cantique des Trois Enfants, nous ne lisons aujourd’hui que les versets décrivant spécifiquement la transcendance de Dieu, qui sonde les abîmes, qui siège au-dessus des Kéroubims.

Les Kéroubims sont les esprits angéliques les plus “hauts” en perfection et Dieu tout-puissant est encore plus haut.

En lisant ces lignes sacrées, nous ne pouvons qu’ajouter ces mots de notre liturgie : Venez, adorons-Le - Venite, adoremus (cf. Ps 94).

 

*       *       *

 

Les Juifs croyaient-ils à la Sainte Trinité ? Formellement, sans doute pas. Seuls certains indices de l’Ecriture pouvaient les y induire, comme le trisagion en Isaïe (Is 6:3). Saint Paul, après avoir connu le Christ et reçu l’Esprit, en est intimement convaincu.

Le court passage que nous entendons aujourd’hui, est la conclusion de sa deuxième épître aux Corinthiens, que l’on date d’un quart de siècle après la mort de Jésus. On y remarquera tout particulièrement la dernière phrase, que l’Eglise nous propose comme salutation du prêtre à l’assemblée au début de la Messe. 

Paul ne cherche pas à expliquer la profondeur du mystère de Dieu miséricordieux et trinitaire, mais il recommande aux fidèles de chercher ce qui est fondamentalement divin : la joie, la perfection, l’harmonie, la paix. 

La joie, parce que Dieu transforme toute notre vie terrestre en joie d’être avec Lui ; et le propre du Chrétien est d’être toujours dans la joie. Saint Paul nous le redit aussi ailleurs : Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur (Ph 4:4).

La perfection, selon le propre commandement de Dieu : Soyez saints, car moi, Yahvé votre Dieu, je suis saint (Lv 19:2), un verset cité par saint Pierre (1P 1:16). Certes, Dieu seul est parfait, mais nous avons le devoir de rechercher la perfection en toute chose, parfois aussi au prix de réels sacrifices.

L’harmonie, ici aussi, doit être l’image de l’Harmonie céleste. Rechercher l’harmonie entre les hommes, c’est y mettre la présence de Dieu.

La paix, enfin, est cette élévation de l’âme unie à Dieu, grâce à laquelle on voit chaque créature avec l’œil universellement miséricordieux de Dieu.

Cette petite péricope paulinienne est hautement significative : s’il ne nous appartient pas de pénétrer dans le mystère divin de la Trinité avec notre petite tête, efforçons-nous d’y entrer avec notre cœur, en recherchant toujours la paix, l’harmonie, la perfection, la joie.

 

*       *       *

Tout le message du Christ peut se résumer dans ces quatre mots : paix, harmonie, perfection, joie. C’est là tout le message fondamental du Christ. Le Fils de Dieu incarné ne veut pas autre chose de nous. 

Bienheureux serons-nous si nous vivons vraiment dans cet idéal. Jésus le promet à Nicodème, dans l’évangile d’aujourd’hui : Celui qui croit en (Jésus), échappe au jugement.

 

*       *       *

Pour conclure cette petite méditation, et pour professer la vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité (c’est la Prière du jour), voici un texte fort émouvant et très profond, qui remonte au XIXe siècle : 

Souviens-toi que ce divin Chef représente le Père éternel qui n’est point engendré ; que la bouche de cette Sainte-Face représente le Verbe divin engendré par le Père ; et que les deux yeux de cette Face mystérieuse représentent l’amour réciproque du Père et du Fils, car ces yeux divins n’ont tous deux qu’une même lumière, une même connaissance, et ne produisent qu’un même amour, qui représente le Saint-Esprit. Contemple en sa chevelure la diversité des perfections adorables de la Sainte Trinité. Vois dans cette tête majestueuse la pièce précieuse de l’humanité du Sauveur, l’image de l’unité de Dieu.

Et que Dieu nous bénisse, Lui, Dieu unique qui est Père, Fils, et Saint-Esprit. 

Amen.

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:00

 Francisca de Paula de Jésus

1808-1895

 

Francisca de Paula naquit vers 1808-1810 à São João del Rei (Minas Gerais, Brésil) ; elle avait un frère ; leurs parents, des esclaves, moururent vers 1818.

Sans aucune instruction, elle se réjouissait particulièrement si quelqu’un lui lisait la Sainte Ecriture.

Elle voulut rester célibataire et se consacrer totalement à Dieu.

Avec grande humilité et profonde dévotion envers Notre-Dame de la Conception, cette femme consacra sa vie aux pauvres, ce qui lui valut le surnom de Mère des pauvres, mais aussi celui de Nhá Chica (Tante Françoise).

Son activité débordante lui permit de recueillir des fonds pour construire près de chez elle une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Conception. C’est là qu’elle priait pour toutes les intentions qu’on lui confiait.

Elle mourut le 14 juin 1895 à Baependi, en particulière odeur de sainteté, et fut enterrée dans la chapelle qu’elle avait fait construire.

On dit avoir enregistré jusqu’à vingt-mille grâces obtenues par son intercession. Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison totale et inexplicable, et sans intervention chirurgicale, d’une Brésilienne atteinte de cardiopathie congénitale.

Nhá Chica fut béatifiée en 2013.

 

Elle est la première bienheureuse noire brésilienne laïque née au Brésil.

  

Francisca de Paula de Jésus

1808-1895

 

Francisca de Paula naquit vers 1808-1810 à Porteira dos Vilellas (Santo Antônio do Rio das Mortes Pequeno, Minas Gerais, Brésil) ; elle avait un frère ; leurs parents, des esclaves, moururent vers 1818, après être venus s’installer à Baependi.

Sans aucune instruction, elle se réjouissait particulièrement si quelqu’un lui lisait la Sainte Ecriture.

Elle voulut rester célibataire et se consacrer totalement à Dieu.

Avec grande humilité et profonde dévotion envers Notre-Dame de la Conception, cette femme consacra sa vie aux pauvres, ce qui lui valut le surnom de Mère des pauvres, mais aussi celui de Nhá Chica (Tante Françoise).

A sa mort, son frère lui léga une petite fortune. A cela s’ajouta ce que son activité débordante lui permit de recueillir comme fonds pour construire près de chez elle une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Conception. C’est là qu’elle priait pour toutes les intentions qu’on lui confiait. Les gens étaient persuadés qu’elle avait des communications directes avec le Ciel et lui demandaient : Demande à la Sainte Vierge que…

On la vit quelques fois en état de lévitation, tandis qu’elle priait le Salve Regina.

Elle mourut le 14 juin 1895 à Baependi, en particulière odeur de sainteté, et fut enterrée dans la chapelle qu’elle avait fait construire.

On dit avoir enregistré jusqu’à vingt-mille grâces obtenues par son intercession. Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison totale et inexplicable, et sans intervention chirurgicale, d’une Brésilienne atteinte de cardiopathie congénitale.

Nhá Chica fut béatifiée en 2013.

Elle est la première bienheureuse noire brésilienne laïque née au Brésil.

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:00

Anastasio, Félix et Digna à Cordoue

† 852 environ

 

Le martyr Fandila venait d’être exécuté (voir au 13 juin, veille de ce jour). 

Anastasio, un vénérable moine et prêtre de Cordoue, se présente le 14 juin aux autorités, pour s’en prendre à son tour à la “religion” musulmane. Il est immédiatement décapité.

Il avait un compagnon, Félix, originaire de la province africaine de Gétulie et qui, venu dans ces contrées espagnoles, avait embrassé la foi chrétienne et l’état monastique. Ce Félix fut décapité en même temps qu’Anastasio, comme Fandila la veille, et leurs corps furent, comme celui de Fandila, suspendus au bord du fleuve. C’était donc un 14 juin.

Le bruit de cette exécution se répandait déjà et le soir-même, une jeune moniale fut animée d’une force intérieure mystérieuse qui la poussa à aller témoigner à son tour.

Peu auparavant, cette moniale, qui s’appelait Digna, avait vu en songe sainte Agathe, laquelle lui présentait une rose rouge en signe de son prochain martyre. Digna, qui dans son humilité se faisait appeler Indigna, eut alors le grand désir d’offrir sa vie pour le Christ. Le martyre d’Anastasio et de Félix lui fit comprendre intérieurement que son heure était venue. 

Elle quitte son monastère et va courageusement reprocher au juge le meurtre de ces hommes innocents, qui n’étaient coupables que d’adorer le vrai Dieu et de confesser la Sainte Trinité.

On pourra peut-être se poser la question de savoir comment cette jeune moniale eut la permission de sortir de son couvent, le soir, seule, contrairement à maintes traditions monastiques. Après le songe qu’elle eut, Digna reçut très probablement d’une part quelque invitation céleste extraordinaire à accomplir son geste, et d’autre part aussi l’autorisation de sa Supérieure, sans quoi son attitude n’aurait pas de vraie justification.

Après sa démarche audacieuse, Digna fut immédiatement arrêtée, décapitée et suspendue, comme ceux dont elle avait pris la défense.

 

 

Ces trois Martyrs, Anastasio, Félix et Digna, sont commémorés ensemble au Martyrologe du 14 juin.

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