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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 23:00

José Manuel Claramonte Agut

1892-1938

 

José Manuel vint au monde le 6 novembre 1892 à Almazora (Castellón, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

 

Il reçut la palme du martyre à Vall d’Alba (Castellón), pour le grave délit d’être prêtre. Ce fut le 10 juin 1938.

Il fut béatifié en 2013.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 23:00

 

Edward Poppe

1890-1924

Edward Joannes Maria naquit le 18 décembre 1890 à Temse (Belgique), de Désiré et Josefa, des boulangers qui eurent onze enfants : trois qui mourront en bas âge, deux garçons qui seront prêtres, et cinq filles qui seront religieuses. Il en restait un, qui dut reprendre la boutique parentale. Edward était le troisième.

C’était peut-être un présage providentiel qu’il portât dès son baptême le nom du saint Curé d’Ars, Jean-Marie Vianney. Ce dernier était mort en 1859, une trentaine d’années avant la naissance d’Edward.

Il étudia au collège Saint-Nicolas (1905-1910), où il adhéra à l’association De Klauwaerts, qui regroupait des étudiants flamands, ainsi qu’à Temsche Forward.

La papa d’Edward mourut en 1907. Edward pensa être de son devoir d’aider les siens, mais sa mère insista pour qu’il répondît à sa vocation sacerdotale. En 1909-1910, Edward interrompit ses études pour entrer au séminaire : il se prépara au sacerdoce à Louvain puis à Gand.

Durant ces années de préparation, il fut profondément marqué par la spiritualité de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, qui développa en lui profonde dévotion mariale. Il fit aussi partie d’un groupe, Filioli Caritatis (Les Enfants de l’Amour), dont l’idéal était la sainteté des prêtres.

Mobilisé en 1914, mais malade, il revint se reposer à Temse avant de retourner au séminaire de Malines, et fut ordonné prêtre en 1916. Sa devise était : Accendatur (Qu’il s’allume), par allusion au mot du Christ, désirant allumer un feu sur terre (cf. Lc 12:49).

Son premier poste fut la paroisse Sainte-Colette à Gand, où il s’occupa avec tout son enthousiasme de jeune prêtre des pauvres, des mourants, de l’éducation religieuse des enfants et, en général, de la conversion de toute la population, gagnée par le matérialisme.

En 1918, à cause de sa santé fragile, l’abbé Poppe quitta la ville pour la campagne et se retrouva à Moerzeke, comme aumônier des Religieuses de Saint-Vincent-de-Paul. Souvent alité, il avait du temps et en profita pour stigmatiser par différents écrits, les problèmes dûs à l’émergence du marxisme.

Il fut une première fois frappé par une crise cardiaque en 1919.

En septembre 1920, lors d’un pèlerinage à Lisieux, à la tombe de Thérèse Martin (elle allait être béatifiée en 1923 et canonisée en 1925), il sentit en lui une «révélation» qui marquera toute sa vie spirituelle.

Il fit de l’Eucharistie le centre de tout son apostolat ; il ouvrait sa porte à quiconque frappait, conduisant chacun à la paix intérieure et à la réconciliation avec Dieu. Il créa la Croisade Eucharistique, pour développer chez les enfants la dévotion envers le Saint Sacrement. L’abbaye des Prémontrés d’Averbode diffusa activement ses écrits. Des journaux pour les jeunes furent imprimés, entre autres Zonneland (Le Pays du soleil).

Lui-même malade, il donnera aux malades l’exemple de la prière et de l’amour de Marie, deux piliers dans la vie de l’Eglise.

En 1922, il fut nommé aumônier national pour les séminaristes, religieux et prêtres appelés sous les drapeaux. Il résidait à Leopoldsburg et fut aumônier du Centre d’Instruction pour Brancardiers Infirmiers (CIBI).

A Noël 1923, une crise cardiaque le frappa alors qu’il rendait visite à sa mère et il retourna à Moerzeke.

La dernière année de sa vie, il fonda encore un monastère de Carmélites à Leopoldsburg. 

Il mourut à Moerzeke le 10 juin 1924, en regardant l’image du Sacré-Cœur. Il avait trente-trois ans et presque six mois, à peu près l’âge auquel est mort le Christ.

Edward Poppe a été béatifié en 1999.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 23:00

Josef Kugler

1867-1946

 

Il naquit le 15 janvier 1867 à Neuhaus bei Nittenau : Josef était le fils d'un agriculteur et forgeron.

Jeune, il tomba accidentellement d'un échafaudage, se blessant à la jambe, ce dont il souffrit ensuite toute sa vie.

En 1884, il se retira chez sa sœur à Reichenbach, dont le mari était forgeron. Cette paroisse n'était qu'irrégulièrement desservie par un prêtre, de sorte que le bon Josef allait y prier le rosaire le dimanche après-midi : de là lui vint le gentil surnom de Klostersepp, impossible à traduire ; Sepp est un diminutif de Josef, Kloster signifie le cloître ; on voulait dire quelque chose comme le moinillon Joseph ou peut-être même Jo le p’tit moine.

A partir de 1890, les Frères de la Miséricorde, ou Frères Hospitaliers de Saint Jean de Dieu, intégrèrent le couvent de Reichenbach et s'occupèrent des pauvres, des épileptiques et des malades mentaux. Il fallait du matériel et le forgeron avait beaucoup de travail, pour lui et pour ses compagnons. Josef eut tout le temps, pendant deux ans, d’observer les Frères, leurs activités, leur idéal. Finalement, Josef entra dans cet Ordre, en 1893, prenant alors le nom religieux de Eustachius.

Dans un premier temps, on voulut refuser l'admission d'Eustachius à la profession religieuse, à cause de son handicap, jusqu'à ce que le Provincial en personne lui exprimât qu'il pouvait enfin faire la profession (1898).

De 1905 à 1925, il fut chargé de l'installation de handicapés à Straubing et Gremsdorf, ainsi qu'à Neuburg sur Donau.

En 1925, il fut élu provincial pour la Bavière. Le point culminant de son activité fut sans doute l’érection d’une maison de soins à Regensburg, dont on dit à l’époque que c’était l’hôpital le plus beau et le mieux équipé d’Allemagne.

Lors de la dictature nazie, il fut confronté à mille dangers et mille épreuves. Des établissements furent fermés, Eustachius fut convoqué pour des interrogatoires, il s’éleva contre les crimes d’euthanasie commis par les Nazis. Rien ne le découragea ; il apporta de l’aide là où il pouvait, il tenta d’empêcher ce qui pouvait l’être.

A la fin de la guerre, il fallait quelqu’un pour reconstruire ce qui était détruit. Eustachius pouvait être l’homme de la situation, mais il n’en eut pas le temps : le cancer lui tronqua la vie, le 10 juin 1946.

 

Il a été béatifié en 2009.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 23:00

Olive

Ve (ou Xe) siècle

 

On ignore beaucoup de choses sur cette Vierge martyre. Beaucoup de détails se racontent depuis plusieurs siècles, dont on n’a aucune preuve certaine, à tel point que certains se demandent si certains indices n’auraient pas purement et simplement fait apparaître cette Martyre dans l’hagiographie sicilienne, ou au contraire si les maigres informations qu’on avait sur elle auraient suscité la fantaisie des hagiographes.

Olive aurait donc été de noble famille palermitaine. Chrétienne et zélée, elle allait réconforter les chrétiens apeurés par la lourde persécution organisée par le roi Vandale Genséric. On l’aurait donc exilée à Carthage (ou Tunis) pour lui faire perdre ses envies de prosélytisme. Elle n’avait que treize ans.

L’autre tradition prétend qu’elle aurait plutôt vécu aux 9e-10e siècles, lors de la domination musulmane, le sanguinaire Abd-Allah régnant sur la Sicile, et le non moins cruel Hibraim-’ibn-Ahmed étant gouverneur du royaume d’Afrique. 

Dans sa solitude elle aurait successivement dompté les bêtes féroces, trouvé miraculeusement de quoi se nourrir, guéri un aveugle et un boiteux et, lorsque des soldats lui furent envoyés pour la mettre en prison ou la torturer, aurait eu cette force de conviction de les convertir tous et de leur inculquer une telle foi que, de retour chez eux, on les fit tous périr par le martyre. Cette féconde solitude aurait duré sept années.

Ce qui est étonnant ici, c’est qu’aucun document ne parle de ces faits, de ces nombreux martyrs, de leurs noms, de leur nombre. Toujours est-il que notre sainte Olive fut à son tour présentée au Préfet de Tunis, qui la fit torturer de toutes les façons : fouets, chevalet, huile bouillante, feu. A chaque épisode, la Sainte n’éprouvait aucun mal, en était même revigorée, faisait éteindre le feu (et convertissait les bourreaux, comme on l’a dit plus haut). A la fin, elle fut décapitée.

Il est vrai qu’à Tunis une ancienne mosquée portait le nom de Djamoa-ez-Zitoums, Moschée d’Olive, ou Mosquée de l’Olivier ; certains en effet prétendent que cette mosquée fut simplement construite “près d’un olivier”. A Tunis, parmi les musulmans, gare à qui parle mal d’Olive : il sera châtié par Allah !

Il reste qu’à Palerme et dans toute la Sicile, le culte de “sainte Olive” s’est beaucoup répandu, avec force cérémonies et manifestations locales. Mais, à Palerme, là où des Religieux de l’Ordre des Minimes construisirent leur couvent, beaucoup de “signes” furent observés, apparitions fréquentes d’une jeune fille merveilleuse qui les aidait, les protégeait, puis disparaissait.

On n’a jamais retrouvé son corps. Est-il resté en Tunisie ? A-t-il été enlevé et porté jusqu’en Espagne durant certains conflits entre ce pays et la Sicile ? Est-il à Palerme sous les fondations du couvent des Minimes ? Ou bien simplement dans l’imagination des fervents dévots de notre Sainte ?

De fait, à cause de ces nombreuses incertitudes, le Martyrologe Romain n’a pas retenu le nom de sainte Olive ; celle-ci reste fêtée le 10 juin en Sicile, dont elle est une des Patronnes célestes.

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 23:00

Luigi Boccardo

1861-1936

 

Septième des dix enfants de Gaspare et Giuseppina Malerba, Luigi naquit le 9 août 1861 à Moncalieri (Turin, Italie) et y reçut le baptême le lendemain. Son frère aîné, Giovanni Ottavio, fut son parrain et sera plus tard un saint prêtre qui aida et orienta «paternellement» son jeune frère dans toute son œuvre. Ils avaient treize années de différence d’âge.

Après son frère, Luigi fréquenta à son tour le collège de Moncalieri, puis le Petit séminaire de Giaveno. Là, son frère aîné s’engagea à lui payer la pension, pour soulager financièrement les parents.

Durant ces années, Luigi faillit être emporté par une grave épidémie de typhus. Il en guérit après avoir bu de l’eau de Lourdes. Ce fut un stimulant pour sa dévotion mariale.

En 1874, sa sœur Giacinta entra chez les Sœurs de Sainte-Anne.

En 1877, Luigi entra au Grand séminaire de Chieri, où son frère aîné était directeur spirituel. Puis en 1879, il alla étudier la théologie à Turin, où le directeur spirituel était don Giuseppe Allamano (voir au 16 février).

En 1884 il reçut l’ordination sacerdotale. Il fut d’abord directeur spirituel au séminaire de Turin, puis curé à Pancalieri, dans le même secteur où son grand frère était aussi curé.

Une épidémie de choléra montra toute la générosité de don Luigi pour se porter au secours des malades. Il y eut là plus de cinquante morts. C’est dans ces circonstances que don Giovanni fonda les Pauvres Sœurs de Saint-Gaétan.

A partir de 1886, don Luigi est appelé comme vice-recteur et directeur spirituel du Convitto Ecclesiastico della Consolata (Collège Ecclésiastique de Notre-Dame de la Consolation), à Turin, un collège où la théologie enseignée se fondait beaucoup plus sur la doctrine d’un s.François de Sales ou d’un s.Alfonso de’ Liguori, que selon les principes rigoristes issus de l’austère jansénisme. Beaucoup de saints prêtres venaient de ce Convitto, mais des frictions apparurent entre les professeurs et certains évêques. Don Allamano devait résoudre ces problèmes et appelait pour l’aider don Luigi.

Don Luigi travailla pendant une trentaine d’années aux côtés de don Allamano, en parfaite harmonie. Au fur et à mesure que les charges s’accumulaient sur les épaules de don Allamano, don Luigi en prenait davantage encore sur les siennes : depuis les travaux d’entretien du sanctuaire jusqu’à la gestion des Missionnaires de la Consolata, fondés par don Allamano, en passant par la direction spirituelle des prêtres-élèves, l’enseignement de la religion dans le quartier, les conférences, la formation liturgique et pastorale. Par-dessus tout, don Luigi passait des heures dans son confessionnal, celui n°2, très connu des habitants de Turin.

En 1909, il reçut la dignité honoraire de chanoine ; il fit des pèlerinages à Lourdes, Rome, Naples, Florence, Lucques.

En 1913, le 30 décembre, son frère Giovanni, fondateur des Pauvres Sœurs de Saint-Gaétan, mourait en laissant à son frère la charge de reprendre la direction de cette congrégation. L’archevêque l’en nomma Supérieur général. De là l’obligation pour don Luigi de voyager dans toute l’Italie pour organiser les communautés, le noviciat, ouvrir d’autres maisons…

En 1919, don Luigi eut encore à s’occuper de l’Institut des Femmes aveugles, fondé en 1894, et qui se trouvait dans une situation financière plus que difficile.

Don Luigi Boccardo publia une quantité d’opuscules et d’ouvrages de théologie, de spiritualité ; sa santé, déjà faible par nature, faiblissait encore ; il se voûtait, il maigrissait, il souffrait de la goutte, mais ne refusait aucun service.

On le supplia, et il finit par accepter de faire construire un magnifique sanctuaire au Christ-Roi, qui fut consacré en 1931.

Certaines des femmes aveugles ayant voulu se consacrer, mais ayant été refusées dans d’autres instituts à cause de leur cécité, don Luigi fonda pour elles une branche spéciale des Pauvres Filles de Saint-Gaétan : les Filles de Jésus Roi, qui auraient à prier pour l’Eglise, le pape, les prêtres, surtout ceux en difficulté ; les premières vêtures eurent lieu en 1932.

En 1934, il fêta ses noces d’or sacerdotales, au milieu d’amis, prêtres et évêques reconnaissants pour son travail. Mais il fut aussi affligé par la mort de la Supérieure des Pauvres Filles, avec laquelle il avait tant travaillé.

Peu avant de mourir, ce prêtre extrêmement actif écrivit : Il y a trois choses que je n’aurais jamais songé à faire : écrire des bouquins, fonder des Bonnes Sœurs, et construire des églises. Eh bien, je les ai faites toutes les trois !

Il remit progressivement toutes ses responsabilités à d’autres prêtres et célébra encore une dernière fois le 26 avril 1936. Il s’éteignit à cette vie le 9 juin 1936, à soixante-quinze ans.

Don Luigi avait été si uni à son grand frère Giovanni, qu’ils ne pouvaient pas non plus être séparés dans la gloire du Ciel : Giovanni fut le premier béatifié en 1998 ; à son tour, don Luigi fut béatifié en 2007.

 

Le bienheureux Giovanni Boccardo, l’aîné, est commémoré le 30 décembre ; en revanche, le bienheureux Luigi Boccardo, le petit frère qu’on appelait Luigino, est commémoré le 9 juin.

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 23:00

José de Anchieta

1534-1597

 

José était né le 19 mars 1534, à San Cristóbal de La Laguna (Tenerife, Canaries) et reçut au baptême le nom du Saint de ce jour, saint Joseph.

Entré dans la toute récente Compagnie de Jésus en 1551, il fut envoyé en 1553 par le Fondateur, Iñigo López de Loyola (Ignace de Loyola) au Brésil, alors colonie portugaise. C’était le premier groupe de Jésuites envoyés en Amérique latine.

Il reçut l’ordination sacerdotale en 1566 et fut le Supérieur du petit groupe.

La constatation la plus grave et désolante qu’il fit en observant les manières des colons, fut que les indigènes étaient maltraités, corrompus, et éloignés de la foi catholique. Aussi entraîna-t-il ses compagnons vers l’apostolat des régions intérieures.

Après avoir appris la langue indigène, il rédigea une grammaire, puis un premier catéchisme. Son programme évangélisateur comprenait la promotion humaine, sociale et spirituelle de toutes ces populations, et non pas un avilissement dans la servitude au profit des colonisateurs.

Le père José devint bientôt le provincial de tous les Jésuites au Brésil, dont il coordonnera les activités.

Il fut le co-fondateur du Pátio do Colégio, à l’origine de la ville de São Paulo. L’activité humaine et spirituelle du père José lui a valu le titre d’ Apôtre du Brésil.

La ville de Reritiba, où il mourut, prit le nom de Anchieta en son honneur. Il s’y éteignit le 9 juin 1597.

Le procès pour sa béatification commença dès 1617, combattu avec acharnement par le marquis de Pombal, ennemi juré du travail des Jésuites.

Le père José de Anchieta a été béatifié en 1980 et canonisé en 2014.

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 23:00

Joseph Imbert

1719-1794

 

Joseph était né le 5 décembre 1719 à Marseille.

Entré chez les Jésuites en 1748, il fut ordonné prêtre en 1754.

Il enseigna la physique dans les collèges de Châlons, Besançon et Grenoble, où il fut également directeur spirituel de la congrégation mariale.

Concernant le collège des Jésuites de Besançon, ce magnifique édifice est devenu le Lycée d’Etat Victor Hugo, dont la chapelle, devenue paroisse Saint-François-Xavier, resta longtemps dans un pitoyable état d’abandon. En face de l’entrée du lycée, dans l’ancienne rue Saint-Antoine (actuelle rue Emile Zola), se trouve aussi une ancienne chapelle, devenue le siège de la Loge maçonnique du Grand Orient. On a expulsé les Jésuites et saint Antoine, qui n’avaient pourtant pas fait beaucoup de mal…

Quand l’Ordre jésuite fut supprimé (1773), le père Joseph fut incardiné au diocèse de Moulins, dont il devint vicaire général ; lors de l’expulsion de l’évêque par la Révolution, le vicaire général devint alors la première cible des persécutions.

Joseph Imbert refusa de signer la Constitution civile du clergé, et invita les prêtres du diocèse à l’imiter. Conséquence immédiate : tout un groupe de ces prêtres fut arrêté avec lui en novembre 1793 ; condamnés à la déportation en Guyane, les prêtres rejoignirent Rochefort, d’où aucun navire ne put partir à cause du blocus imposé par la flotte anglaise.

Joseph Imbert et les autres prêtres furent alors enfermés dans le bateau Les Deux Associés, où allaient périr des centaines de prêtres, en raison des conditions hygiéniques extrêmement mauvaises et de l’épidémie de typhus qui fit des ravages.

Joseph soutint le moral des prêtres. Sur l’air de la Marseillaise, il composa un cantique pieux que reprirent avec ferveur tous les prêtres présents.

Le père Joseph Imbert succomba le 9 juin 1794.

 

Il est de ceux qui furent béatifiés en 1995.

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 23:00

Ephrem

306-373

 

Le quatrième siècle voit apparaître à la fois l’édit de Constantin qui donne sa liberté à l’Eglise, et la triste hérésie d’Arius, qui donna l’occasion de s’exprimer aux plus illustres Pères de l’Eglise, notamment aux conciles de Nicée et Constantinople. 

On connaît beaucoup de détails de la vie d’Ephrem par diverses biographies et son propre Testament. 

Ephrem, qu’il faudrait appeler Afrim en syriaque, naquit à Nisibe en Mésopotamie, alors province romaine. Son père était prêtre du dieu païen Abnil et sa mère était originaire du haut Tigre. 

Tout jeune il manifesta clairement son penchant pour la foi chrétienne, ce qui lui valut l’expulsion de la maison paternelle. L’évêque Jacob de Nisibe (voir au 15 juillet) pourvut à sa formation. 

Il reçut le baptême à dix-huit ans. 

Après un court séjour à Edesse, il se retira au désert.  

Lors des guerres entre Perses et Romains, les chrétiens furent âprement persécutés par les Perses, qui les considéraient comme alliés de Rome. Aussi Ephrem vint à Nisibe pour les soutenir et les consoler. Sa grande sainteté fit qu’on attribua à sa prière (et à celle de l’évêque Jacob) la libération de Nisibe.

Ephrem se montra très charitable envers les victimes d’une famine, et l’on pense que c’est en ces circonstances qu’il reçut le diaconat. Mais par humilité il refusa toujours le sacerdoce.

Nisibe étant retombée aux mains des Perses, Ephrem fut contraint de se réfugier à Edesse pour les dix dernières années de sa vie. 

Il y enseigna, il composa divers ouvrages, surtout des Commentaires sur la Bible, des Homélies sur les grands Mystères, des Hymnes. Sa poésie, très goûtée des Syriens, l’a fait appeler “la Lyre du Saint-Esprit”. 

Il écrivit sur la primauté de saint Pierre et du pape, sur l’Eucharistie, le Péché Originel, les deux natures du Christ, sur la Vierge Marie (dont il évoqua l’Immaculée Conception).

«La présence de Jésus dans le sein de Marie, a commenté Benoît XVI, le porta à considérer la grande dignité de la femme... dont il parlait avec sensibilité et respect. Pour Ephrem, il n'y a pas de rédemption sans Jésus et pas d'incarnation sans Marie. La dimension humaine et divine du mystère de la rédemption se trouve déjà dans l'Ecriture».

C’est pour sa présence à Edesse, qui dépendait d’Antioche de Syrie, et pour sa langue syriaque, qu’Ephrem a été couramment appelé “le Syriaque”.

Ephrem eut une influence considérable sur ses contemporains. Saint Grégoire de Nysse disait que “l’éclat de sa vie et de sa doctrine illuminait l’univers”.

Après sa mort, le 9 juin 373, l’Orient surtout conserva son culte. En Occident, il fut proclamé Docteur de l'Eglise en 1920. 

Tandis qu’il est fêté le 9 juin, l’église Syriaque le commémore traditionnellement aussi le 28 janvier.

 

Notons pour finir que saint Ephrem est, avec le patriarche Samuel, le co-protecteur de ce Blog, qui se voudrait être un chant continu à l’Esprit Saint de Vérité.


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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 23:00

Maximin à Aix-en-Provence

1er siècle

 

Le Martyrologe du 8 juin écrit que «les origines de la vie chrétienne à Aix-en-Provence sont attribuées à saint Maximin».

Qui était-il ?

Des «traditions» en feraient l’intendant de la famille de Lazare et de ses sœurs à Béthanie. Il aurait été un des soixante-douze disciples de Jésus et peut-être aussi l’aveugle-né guéri en Jn 9.

Comme on l’a fait en d’autres occasions, et avec la prudence qui s’impose, nous allons lire ce qu’en a dit Anna Katharina Emmerick, une Bienheureuse stigmatisée, complètement ignorante quant à son instruction, et dont beaucoup de ses «visions» furent scrupuleusement notées (voir au 9 février).

Trois ou quatre ans après l’ascension… éclata à Jérusalem une persécution contre Lazare et ses sœurs. Marthe et lui furent jetés en prison par les Juifs.

Madeleine… fut également arrêtée. Avec Lazare et ses deux sœurs furent aussi emmenés un jeune homme nommé Maximin, Marcelle, servante de Madeleine, et la servante de Marthe.

Après les avoir accablés de mauvais traitements, les Juifs les firent monter dans une méchante barque faisant eau de toutes parts, et n’ayant ni voiles ni gouvernail. Elle fut amarrée à un grand vaisseau, qui l’abandonna après l’avoir remorquée en pleine mer : tandis que Lazare et ses compagnons priaient et chantaient des cantiques, je vis la barque aborder sur le rivage de la Gaule, dans un lieu où les vagues venaient baigner doucement la plage. Ils descendirent à terre, et abandonnèrent leur esquif à la merci des flots. Leur voyage s’était fait avec une vitesse miraculeuse.

Je les vis arriver dans la grande ville de Massilia. On les laissa passer, et l’on se contenta de les regarder, sans leur faire aucun mal (…)

Le lendemain, je vis sortir d’un grand édifice qui me fit l’effet d’une maison de ville, des gens qui vinrent leur adresser diverses questions (…) On leur fit bon accueil et on leur donna à manger (…) Je vis aussi que bientôt beaucoup de personnes se firent baptiser par Lazare (…) Lazare, en sa qualité d’évêque, continua à prêcher l’Evangile dans cette ville ; mais les autres la quittèrent bientôt.

Madeleine se retira seule, loin de la ville, dans un désert… Je l’ai vue, plusieurs fois, aller à moitié chemin de sa retraite, à la rencontre de Maximin qui lui apportait la sainte communion (…)

J’ai vu une église bâtie par saint Maximin au-dessus de la grotte {de Madeleine}. On y conservait des reliques de Madeleine : sa tête, à laquelle il manquait une mâchoire, mais où il restait encore un peu de chair d’un côté, un de ses bras, des cheveux, et une fiole avec de la terre (…)

Il y avait dans le voisinage une ville appelée Aquæ. Il devait y avoir là des sources d’eau chaude, car il s’en élevait continuellement des masses de vapeur. Je vis Marthe au bord d’un fleuve très large (…) Il y eut des gens qui traitèrent Marthe de magicienne et la persécutèrent. Maximin s’était établi dans le voisinage, en qualité de prêtre ; il visitait Marthe et lui apportait la sainte communion.

Sans le savoir, la bienheureuse Voyante nous parle de lieux tout-à-fait historiques et connus : les villes de Marseille et Aix-en-Provence, le grand fleuve du Rhône. 

Elle omet totalement d’expliquer comment Lazare et Maximin furent ordonnés, l’un évêque, l’autre prêtre. On pourrait facilement supposer que Lazare fut consacré par les Apôtres, et Maximin ordonné par Lazare. Peut-être Maximin fut-il lui-même consacré évêque, puisqu’on dit que saint Sidoine lui succéda comme évêque à Aix.

Certes, ces récits ne sont pas à prendre comme des vérités d’Evangile, et la bienheureuse Emmerick reconnaît elle-même que tous les voyants ont, sans le vouloir, édulcoré ce qu’ils ont «vu».

Il reste que tous les détails ci-dessus sont parfaitement cohérents.

Saint Maximin est donc à l’origine de la ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, où une basilique abrite un orgue remarquable.

Saint Maximin est commémoré le 8 juin au Martyrologe.

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 23:00

 

Giovanni Angelo Salvatore Medda

1882-1958

 

Sixième enfant de parents modestes mais très chrétiens, Giovanni naquit le 5 août 1882 à Gesturi (Cagliari, Sardaigne) et, très tôt orphelin, fut recueilli par sa sœur aînée, déjà mariée.

Baptisé dès le lendemain de sa naissance, confirmé en 1886, selon l’habitude du temps, il reçut la Première communion le 8 décembre 1896. A partir de ce moment, la vie du jeune paysan changea complètement. Il communiait souvent, vivait très retiré, s’abstenait de tous les plaisirs habituels de la vie, se mortifiait. Il grandit dans la vie spirituelle, développa des sentiments pleins de délicatesse et un jugement empli de lumière surnaturelle.

Il continuait cependant se vie ordinaire, travaillant pour son beau-frère, heureux d’être nourri et logé, même pauvrement. 

La vocation religieuse mûrit, mais les moyens financiers manquaient. Fortement appuyé par son curé, il put enfin entrer chez les Capucins à Cagliari, mais comme religieux tertiaire. En 1913, avec le nom de frère Nicola, il reçut l’habit et fit la première profession en 1914, la solennelle en 1919.

Jusqu’en 1924, il fut cuisinier en divers endroits, puis, à partir de cette date et jusqu’en 1958, il fut quêteur. Il ne demandait pas, mais il recevait, car la population comprenait quelle sainteté abritait cette bure. On l’abordait pour lui demander des conseils, des prières ; on l’appelait pour prier au chevet des malades, des mourants. Des miracles eurent lieu. 

En réalité, frère Nicola donnait plus qu’il recevait ! Il ne parlait que par son éloquent silence discret. 

Après trente-quatre années de cet humble travail apostolique, frère Nicola de Gesturi mourut le 8 juin 1958, en telle odeur de sainteté que sa béatification fut proclamée dès 1999, après qu’un petit bébé prématuré de vingt-trois semaines et très faible ait miraculeusement survécu.


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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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