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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:00

 

Anastasio, Félix et Digna

† 852 environ

 

Le martyr Fandilas venait d’être exécuté (voir au 13 juin, veille de ce jour). 

Anastasio, un vénérable moine et prêtre de Cordoue, se présente le 14 juin aux autorités, pour s’en prendre à son tour à la “religion” musulmane. Il est immédiatement décapité.

Il avait un compagnon, Félix, originaire de la province africaine de Gétulie et qui, venu dans ces contrées espagnoles, avait embrassé la foi chrétienne et l’état monastique. Ce Félix fut décapité en même temps qu’Anastasio, comme Fandilas la veille, et leurs corps furent, comme celui de Fandilas, suspendus au bord du fleuve. C’était donc un 14 juin.

Le bruit de cette exécution se répandait déjà et le soir-même, une jeune moniale fut animée d’une force intérieure mystérieuse qui la poussa à aller témoigner à son tour.

Peu auparavant, cette moniale, qui s’appelait Digna, avait vu en songe sainte Agathe, laquelle lui présentait une rose rouge en signe de son prochain martyre. Digna, qui dans son humilité se faisait appeler Indigna, eut alors le grand désir d’offrir sa vie pour le Christ. Le martyre d’Anastasio et de Félix lui fit comprendre intérieurement que son heure était venue. 

Elle quitte son monastère et va courageusement reprocher au juge le meurtre de ces hommes innocents, qui n’étaient coupables que d’adorer le vrai Dieu et de confesser la Sainte Trinité.

On pourra peut-être se poser la question de savoir comment cette jeune moniale eut la permission de sortir de son couvent, le soir, seule, contrairement à maintes traditions monastiques. Après le songe qu’elle eut, Digna reçut très probablement d’une part quelque invitation céleste extraordinaire à accomplir son geste, et d’autre part aussi l’autorisation de sa Supérieure, sans quoi son attitude n’aurait pas de vraie justification.

Après sa démarche audacieuse, Digna fut immédiatement arrêtée, décapitée et suspendue, comme ceux dont elle avait pris la défense.

Ces trois Martyrs, Anastasio, Félix et Digna, sont commémorés ensemble au Martyrologe du 14 juin.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:00

Méthode de Sicile ou Constantinople

? 847

 

Méthode était originaire de Sicile, où il naquit dans la seconde moitié du 8e siècle.

Venu à Constantinople au terme de ses études, il rencontra un moine qui lui donna le précieux conseil de ne pas se laisser tromper par les fausses dignités de la terre. Le voilà donc au monastère de Khenolaccos (la Mare aux oies) sur la côte sud de la Mer de Marmara, en face de Constantinople.

Là il complète ses études, transcrit des livres pour la bibliothèque, et devient higoumène, ou supérieur : on l’appellerait en occident Abbé.

Au début du 9e siècle, l’empereur Léon l’Isaurien rouvrit la Querelle des Images (815). La persécution reprit. Méthode, partisan de l’orthodoxie, s’enfuit à Rome, supplier le pape Pascal Ier d’intervenir en faveur des chrétiens, en particulier de Théodore le Studite et ses moines, fidèles partisans du culte des saintes Images.

En 820, Méthode recevait du pape la mission de demander à l’empereur Michel II le rétablissement de Nicéphore sur le siège patriarcal et la liberté pour les défenseurs des saintes Images. Peine perdue : non seulement Méthode fut fort mal reçu, mais il fut flagellé et enfermé dans un cachot aussi étroit qu’un tombeau, en compagnie de deux criminels de droit commun. Ce supplice dura sept années !

L’empereur suivant, Théophile (dont le nom devrait signifier Ami de Dieu), rendit une liberté assez relative à Méthode, dont il appréciait le savoir : il le logea dans son propre palais, pour le consulter à volonté, et même pour l’emmener avec lui dans ses déplacements, ce qui en réalité éloignait de Constantinople le saint higoumène, qui avait une réelle popularité.

A la mort de Théophile (842), Méthode fut vraiment libre et gagna le monastère de Elegmi, mais il restait en contact avec l’impératrice Théodora, qui lui était favorable.

Un concile (843) déposa le patriarche iconoclaste Jean, et élut Méthode sur le siège de Constantinople. Le culte des saintes images fut solennellement approuvé comme lors du IIe concile de Nicée (787), et les évêques et abbés qui s’étaient fourvoyés dans l’erreur furent déposés.

Méthode eut aussi l’idée conciliante de faire admette que l’époux défunt de l’impératrice, Théophile, était mort repentant, ce qui apaisa la fidèle impératrice.

Mais c’est surtout la solennelle procession à Sainte-Sophie, le 11 mars 843, qu’il faut retenir de ce concile, car c’est à partir de cette date que sera traditionnellement célébrée la Fête de l’Orthodoxie dans l’Eglise orientale.

Méthode s’efforça d’appliquer les décrets du concile, non sans difficulté. L’ancien patriarche déposé essaya même de lui susciter des accusations calomnieuses d’adultère, manœuvre indigne d’un prélat, et malheureusement pas unique dans l’historie de l’Eglise.

Mais le saint patriarche eut encore plus de difficultés, inattendues, de la part des moines qui étaient restés fidèles à l’orthodoxie : ceux-ci ne s’accomodaient pas de la paix revenue, et cherchaient à susciter d’autres querelles, au point que Méthode crut nécessaire de jeter l’anathème sur leur monastère de Stoudion ; il comprit son excessive sévérité et s’en repentit. La paix revint totalement avec son successeur.

 

L’hydropisie fut la cause de la mort du fidèle patriarche Méthode, le 14 juin 847.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:00

Elisée

9e siècle avant Jésus-Christ

 

Ce grand prophète était disciple d’Elie (voir au 20 juillet). Elisée signifie Dieu est salut.

Elie venait de prier Dieu : il se sentait impuissant et inutile devant l’abandon des enfants d’Israël pour le culte du vrai Dieu. Mais Dieu vient l’encourager et lui annoncer qu’il aura un successeur dans la prophétie, et qu’il sauvera ceux d’Israël qui n’ont pas plié le genou devant Baal. 

Dieu demande à Elie d’aller vers le désert de Damas pour y oindre Elisée fils de Shaphat, d’Abel Mehola, comme prophète à (sa) place

Au Premier Livre des Rois (1R 19:19-21), on lit donc qu’Elisée, fils de Shaphat, était en train de labourer avec douze paires de bœufs, lui-même étant à la douzième.

Cette phrase laisse entendre que Shaphat était un cultivateur assez important.

Il est émouvant de voir Elisée répondre simplement à Elie : Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, avant de le suivre, mais encore plus de le voir brûler sa charrue et immoler une paire de bœufs pour offrir un repas à ses amis avant de les quitter : pour suivre l’appel de Dieu, Elisée brûle tout ce qui lui appartient.

Elisée assistera à l’enlèvement d’Elie sur un char de feu qui l’emporta au ciel. Sa mission commençait.

On lira avec avidité le récit des miracles et des interventions d’Elisée, au Deuxième Livre des Rois (chapitres 2, 4, 5, 6), miracles qui annoncent ceux qu’opèrera Jésus-Christ lui-même.

Même mort, Elisée ressuscite encore un mort qu’on avait dû jeter précipitamment sur sa tombe (2R 14:21).

A la mort du prophète Elisée, le culte de Baal était pratiquement éteint en Israel.

Pendant longtemps on a vénéré le tombeau d’Elisée, dont parle encore saint Jérôme. Il a été violé sous (ou par) Julien l’Apostat, et quelques ossements en ont été préservés, certains offerts à Athanase d’Alexandrie, d’autres rapportés à Constantinople au Ve siècle.

 

Saint Elisée est fêté le 14 juin.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 23:00

Felicula

1er siècle

 

Le tombeau de sainte Felicula était au septième mille sur la voie Ardéatine. 

D’après les Actes des saints Nérée et Achille - auxquels les historiens n’attribuent pas une grande valeur - Felicula serait morte quinze jours après sainte Petronilla, d’où la date du 13 juin.

Dans l’ancien Martyrologe, il était écrit que Felicula, ne voulant ni épouser le païen Flaccus ni sacrifier aux idoles, fut mise entre les mains d’un juge qui, voyant sa constance à confesser le Christ, la tint longemps dans une ténébreuse prison, la privant de toute nourriture, et la fit ensuite tourmenter sur le chevalet, jusqu’à ce qu’elle eût rendu l’esprit. Après sa mort, on jeta son corps dans un égout ; un saint prêtre, nommé Nicomède, l’en tira pour l’ensevelir sur la même voie Ardéatine.

 

L’actuel Martyrologe mentionne la vierge martyre Felicula, au septième mille de la voie Ardéatine, sans autre détail, au même 13 juin. 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 23:00

Fandila

vers 852

 

Nous sommes à Cordoue au IXe siècle. On a vu comment le saint prêtre Euloge (voir au 11 mars) consigna fidèlement par écrit un récit de la persécution qui sévit dans cette ville d’Espagne, sous la domination musulmane.

Fandila était un jeune homme de Cadix et vint étudier à Cordoue. Après ses études, il entra au monastère de Taban.

Ses vertus amenèrent les autorités religieuses à l’ordonner prêtre, malgré ses humbles protestations d’indignité. Après son ordination, il continua de se sanctifier dans la pratique de la pénitence, des veilles, des prières, dans la pratique de toutes les vertus.

Dans un zèle ardent pour défendre la vraie Foi, il se présenta au juge, à qui il dénonça la perversité de Mahomet, et condamnant tous ceux qui adhéraient à cette prétendue religion. Le juge fit aussitôt arrêter Fandila et rendit compte au roi de l’incident.

On pourra au passage reprocher l’attitude provocatrice de Fandila. Mais on n’oubliera pas non plus combien l’histoire est restée témoin des graves déviations morales du “prophète” Mahomet, et de l’acharnement sadique que lui et ses représentants ont montré dans leur hostilité farouche contre les Chrétiens à toutes les époques. Les épisodes de Cordoue justement n’en constituent que quelques exemples.

L’attitude de Fandila, donc, ne laissa pas indifférent le roi. Ce dernier alla jusqu’à prescrire l’arrestation de l’évêque et le massacre des hommes chrétiens, offrant leurs femmes à l’encan. Là aussi on remarque quel sort peut attendre les femmes persécutées par les musulmans.

Toutefois, les gouverneurs locaux estimèrent que la sentence royale était disproportionnée avec le motif qui l’avait provoquée. Tout de même ils mirent à mort Fandila, qui fut décapité. Puis on suspendit son corps à un gibet au bord du fleuve. 

 

Ce Martyr est commémoré au Martyrologe le 13 juin.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 23:00

Marianna Biernacka

1888-1943

 

L’histoire de cette martyre a quelque chose de commun avec celle de saint Maximilien Kolbe, qui s’était offert en victime à la place d’un autre condamné, père de famille.

Elle était née à Czokało (Lipsku) en 1888 (on ne connaît pas la date précise).

Marianna était une jeune orthodoxe, lorsqu’elle passa à dix-sept ans à la religion catholique, avec toute sa famille.

En 1908, elle épousa Ludwik Biernacki, un paysan catholique et ils eurent six enfants, dont quatre moururent très jeunes. Seuls vécurent Leokadia et Stanisłas.

Après la mort de Ludwik, elle vécut avec son fils Stanisłas et son épouse Anna.

Lors de l’invasion nazie, en 1943, sa belle-fille, qui était enceinte de son deuxième enfant, avait été saisie avec son mari pour être fusillée avec d’autres victimes, en représailles contre la population de Lipsk ; c’est alors que Marianna s’agenouilla et implora d’être exécutée à sa place, sauvant ainsi deux vies humaines.

Les ôtages furent enfermés dans la prison de Grodno. Marianna n’avait avec elle que son trésor : le chapelet.

Elle fut passée par les armes à Naumowicze (Grodno, actuelle Biélorussie), sans autre forme de procès, parmi une cinquantaine d’otages.

Parmi les cent-huit martyrs polonais béatifiés par Jean-Paul II lors de son voyage en Pologne, beaucoup sont des prêtres, des religieux et religieuses ; neuf sont des laïcs. Marianna est l’une d’entre eux. 

 

Ce martyre arriva le 13 juin 1943, jour où désormais est commémorée Marianna au Martyrologe, et aussi jour où en Pologne sont vénérés ensemble tous ces Martyrs, béatifiés en 1999.


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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Nicôla Bùi Đức Thể

1792-1839

Augustinô Phan Viết Huy

1795-1839

 

Trois soldats vietnamiens de la garnison de Trịnh-Quang-Khanh étaient restés en prison, après la purge de cette garnison.

Deux d’entre eux étaient Nicolas Bùi Đức Thể et Augustinô Phan Viết Huy, le premier né vers 1792 à Kiên Trung (Nam Định), le second vers 1795 à Hạ Linh (Nam Định).

On les drogua pour les faire marcher sur le crucifix. Lorsqu’ils se rendirent compte de ce qui s’était passé durant le temps de leur inconscience, ils présentèrent un placet au roi, disant qu’ils étaient chrétiens, qu’ils voulaient le rester envers et contre tous ; ils priaient le souverain de les traiter selon la rigueur des lois, c’est-à-dire de les condamner à mort, afin qu’ils pussent recevoir la grâce du martyre. Ils s’étaient rendus à la cour en personne pour porter leur supplique, accompagnés du fils d’Augustinô, un garçon d’une quinzaine d’années.

On voulut les exécuter en exemple : ils furent décapités, puis sciés par le milieu du corps, le 12 juin 1839 (le 13 juin au Martyrologe).

Deux jours après, fut aussi exécuté le fils d’Augustinô, par la strangulation. Le troisième soldat, Đaminh, fut exécuté le 18 juillet suivant.

 

Les deux vaillants soldats furent béatifiés en 1900 et canonisés en 1988. Leur fête commune est au 24 novembre.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Lucrezia Elena Cevoli

1685-1767

 

Elle naquit à Pise le 11 novembre 1685, onzième des quatorze enfants du comte Curzio Cevoli et de la marquise Laura della Seta. Deux autres sœurs, Maddalena et Teresa, seront aussi religieuses.

La famille est chrétienne : chaque soir on récite la prière ensemble.

A partir de 1697, elle rejoint ses deux sœurs au collège Saint-Martin et s’applique déjà à vivre dans l’austérité, refusant tout privilège, s’imposant des pénitences (jeûnes, privations, veilles ; se mettant sur elles les petites bestioles qu’elle trouvait, pour souffrir davantage…). 

A la sortie du collège, elle est très habile en peinture, en broderie, elle connaît parfaitement le français ; de retour dans sa famille, elle ne fait que supporter la vie bourgeoise et luxueuse qui l’entoure, continuant sa vie intérieure de prière et de pénitence. 

Elle refuse les propositions de mariage que la famille lui présente. 

En 1703, elle décide d’entrer chez les Clarisses Capucines de Città di Castello, rompant décidément avec la vie bourgeoise de sa famille. Le changement de vie fut dur, les épreuves nombreuses. La maîtresse des novices elle-même, Veronica Giuliani (voir au 9 juillet), pensait ne pas la recevoir à cause de son origine trop bourgeoise, mais aurait eu une inspiration céleste de l’accepter. La persévérance de la jeune fille porta ses fruits.

Au terme du noviciat, en 1705, elle prit le nom de Florida.

Il y eut entre Florida et Veronica une symbiose mystique. De nuit, elles se rendaient au fond du jardin et se flagellaient l’une l’autre, pour s’unir à la flagellation de Notre-Seigneur. 

Florida fut bientôt affligée d’une toux mystérieuse qui ne la quitta pas. Pendant une trentaine d’années elle éprouva des scrupules et des tentations contre la chasteté, un combat dont elle sortit victorieuse.

En 1705, moururent ses chers parents. Elle sut en vision qu’ils étaient en purgatoire et s’offrit alors pour le leur épargner : ce furent des souffrances pendant huit années, des douleurs et des fièvres intenses, auxquelles s’ajoutèrent d’autres mortifications de la part de son «confesseur», un prêtre dont les bonnes intentions manquaient véritablement de discernement et de délicatesse.

Mère Veronica Giuliani fut élue abbesse en 1716, et la Congrégation vaticane du Saint-Office chargea Florida d’en être la vicaire, pour mieux en observer les comportements et les grâces surnaturelles dont elle était favorisée. Mère Giuliani mourra en odeur de sainteté en 1727, et c’est justement Florida qui sera élue pour lui succéder.  

Florida s’occupera activement pour la cause de béatification de Mère Veronica et fera ériger un monastère de carmélites dans la propre habitation familiale des Giuliani, à Mercatello sul Metauro.

Pendant une vingtaine d’années, l’abbesse souffrit d’un douloureux herpès, qu’elle supporta sans jamais le faire remarquer aux autres.

Elle s’appliqua à faire observer la règle la plus stricte dans le monastère. Ainsi, ce furent les religieuses elles-mêmes qui ensevelirent les consœurs défuntes ; on pratiqua les Chemins de Croix vivants, en se flagellant rigoureusement et en portant sur les épaules de lourdes bûches de bois ; aucun objet n’était de propriété personnelle… 

Etait-ce suffisant ? Personnellement, elle s’imposa de porter une ceinture avec des pointes de fer ; elle se mettait des cailloux ou des pois chiches dans les sandales ; elle mangeait du sel pur sans boire, pour éprouver la soif ; elle dormait sur la terre nue ; elle se marqua au couteau les noms de Marie et de Jésus sur la poitrine ; elle se mettait des charbons ardents dans la bouche «pour se rafraîchir de l’intense amour qui brûlait en son cœur». L’Eucharistie la mettait dans des états extatiques étonnants : intense tachycardie, évanouissements, pleurs, visage rayonnant et brûlant.

Mère Florida introduisit dans le couvent la pratique fréquente de l’Eucharistie.

A ses pénitences volontaires, s’ajoutèrent pour Florida la grâce des stigmates de la Passion du Christ, comme pour Veronica. Mais désirant humblement cacher cette faveur divine, elle reçut en échange des plaies profondes à travers tout le corps.

Elle qui voulait rester cachée dans son couvent, fut de plus en plus connue à l’extérieur ; on vint la trouver, la consulter. Sa prière obtint des miracles, des guérisons, des multiplications de nourriture ; elle prophétisa.

Les dernières années, elle fut complètement aveugle.

Mère Florida mourut le 12 juin 1767. Un chirurgien put prélever son cœur et y observa les signes de la Passion dont elle avait parlé de son vivant. 

 

Mère Florida fut béatifiée en 1993.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Maria Barba

1884-1949

 

Maria naquit le 16 janvier 1884 à Catanzaro (Calabre, Italie sud), dixième des douze enfants de Pietro et Giovanna Flosena. Cinq de ces enfants mourront en bas âge.

Pietro était Président de la Cour d’appel et Premier conseiller. 

Baptisée trois jours après sa naissance, Maria reçut sa première formation de sa mère, puis fréquenta l’école primaire à partir de sept ans. Elle est dans les premières.

En 1894, elle reçoit la Première communion, à laquelle elle s’est préparée avec grande ferveur.

En 1898, elle commence l’étude du piano.

Une cérémonie de prise d’habit, en 1899, l’aida à concevoir en elle l’appel à la vocation religieuse, mais, bien que très chrétiens, les parents s’y opposent fermement et veulent la pousser au mariage.

Maria attend silencieusement. Elle lit l’Histoire d’une âme de Thérèse de Lisieux, qui vient de mourir en 1897. Après la mort de son père (1904), ses frères sont encore plus férocement opposés à sa vocation et même lui interdisent de se rendre seule à l’église, tandis que sa mère la supplie d’attendre après sa mort.

En 1910, lors d’un pèlerinage à Rome, elle est reçue en audience par le pape Pie X.

Maria n’est pas encore confirmée. A cette époque, on reçoit ce sacrement peu avant le mariage. Mais comme Maria ne veut pas se marier, elle s’arrange pour recevoir la Confirmation lors d’un passage de l’évêque chez sa sœur. Elle a vingt-huit ans.

En 1914, la maman meurt, mais les frères de Maria s’opposent encore obstinément à son entrée en religion. Cinq années vont encore passer pour éprouver davantage encore cette pieuse demoiselle qui, pour le moment, devient l’âme du foyer familial.

Enfin, en 1919, elle entre chez les Carmélites de Ragusa, où elle prend le nom de Maria Candida de l’Eucharistie. La première profession a lieu en 1921, la solennelle en 1924. De sa famille si chrétienne, personne n’est venu assister aux cérémonies…

On lui confie successivement la porterie, la sacristie, la cuisine, où elle se montre «admirable», selon les témoignages des Religieuses.

A partir de 1922, elle écrira son autobiographie, à la demande de son confesseur qui perçoit la sainteté de sa vie intérieure.

En 1924, elle est élue prieure, poste qu’elle conservera pratiquement jusqu’en 1947.

Entre 1933 et 1935, elle écrira un ouvrage sur l’Eucharistie, un chef-d’œuvre de théologie spirituelle, sacramentelle et mystique.

Sa présence influe profondément le Carmel dans l’amour de la règle de sainte Thérèse d’Avila, réformatrice du 16e siècle (voir au 15 octobre). Maria Candida contribue à la fondation d’autres Carmel en Sicile,, dont celui de Syracuse en 1947, ainsi qu’à la réinstallation des Carmes.

Un douloureux cancer du foie lui cause de grandes souffrances et Maria Candida s’éteint à ce monde le jour de la fête de la Sainte Trinité, le 12 juin 1949. La nuit précédente, mystérieusement, son pied droit guérit d’un douloureux eczéma dont elle souffrait depuis plusieurs années et que les médecins ne pouvaient guérir.

 

Mère Maria Candida de l’Eucharistie a été béatifiée en 2004.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Mercedes Molina y Ayala

1828-1883

 

Née à Baba (Los Ríos, Equateur) le 24 septembre 1828, Mercedes reçut le nom de la fête du jour, Notre-Dame de la Merci.

Son père, Miguel Molina y Arbeláez, mourut deux ans après. Sa mère, Rosa Ayala y Aguilar, s’en vint vivre avec elle à Guayaquil, où elle mourut treize ans après.

L’adolescente fit une chute de cheval qui, ajoutée aux deux précédentes épreuves, amena la jeune fille à une vie de profonde piété et de pénitence. Elle renonça décidément à tout projet de mariage et, à vingt-et-un ans, se voua aux enfants abandonnés.

Elle se mit à suivre sainte Mariana de Jesús (voir au 26 mai), qui se manifesta à elle par la floraison inattendue d’un rosier, et lui annonça qu’elle aurait à fonder une famille religieuse.

A partir de 1862, Mercedes eut des grâces particulières : elle se trouvait en état de lévitation pendant qu’elle priait, se trouvait en extase après avoir reçu la Communion. Ayant quitté Guayaquil, elle s’installa à Cuenca, où elle loua une maison en compagnie d’une sainte femme, devenue depuis sainte Narcisa de Jesús (voir au 8 décembre).

En 1870 elle proposa aux pères Jésuites sa collaboration pour la conversion des Jíbaros. Elle s’installa à Riobamba, où elle se consacra par les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, et fonda les Sœurs de Mariana de Jesús (1873). Elle sera désormais Mère Mercedes de Jesús.

La nouvelle congrégation s’occupa des orphelins, des nouveaux convertis, des anciennes prisonnières.

La Mère Mercedes de Jesús mourut dix ans après, à Riobamba, le 12 juin 1883, et fut béatifiée en 1985.

 

On l’a surnommée la Rosa del Guayas.

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