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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Lorenzo Salvi

1782-1856

 

Né le 30 octobre 1782 à Rome, fils unique de Antonio et Marianna Biondi, Lorenzo Salvi di Mazzeria était de famille aristocratique. Sa maman mourut à peine un mois après la naissance et Lorenzo grandit dans la palais des Comtes de Charpenta, où travaillait son père.

Il étudia au Collège romain (géré par les Jésuites), où un de ses compagnons fut Gaspare del Bufalo, maintenant canonisé (v. 28 décembre), et où un de ses maîtres devint plus tard le pape Grégoire XVI.

Profondément impressionné par la prédication de saint Vincenzo Strambi (v. 1er janvier), il voulut le suivre dans la congrégation des Passionistes. Mais il n’avait que dix-neuf ans, et son père lui commande : Ne me parle ni de pères ni de frères pendant une année. Le garçon obéit et, une année après, déclara à son père : J’ai obéi, maintenant, à toi de tenir ta promesse. Le papa céda.

Lorenzo commença le noviciat au Monte Argentario (1801) où il reçut le nom de Lorenzo Maria de Saint-François-Xavier, fit les vœux en 1802 et reçut l’ordination sacerdotale en 1805.

Désormais, il devait suivre pas à pas son Fondateur, saint Paolo de la Croix (v. 18 octobre).

De 1811 à 1814, les lois napoléoniennes supprimaient les maisons religieuses. Or, en 1812, Lorenzo tomba gravement malade : l’Enfant-Jésus lui apparut et le guérit. 

Quand cette période prit fin, Lorenzo reprit sa vie de passioniste, prêchant des missions et encourageant la dévotion à la Passion du Christ, mais il y ajouta sa note personnelle : il avait désormais une dévotion particulière pour l’Enfant Jésus, et saisissait toute occasion pour promouvoir la dévotion à la sainte Enfance de Jésus-Christ. 

Depuis, il écrivit et s’engagea par vœu à prêcher sans relâche à propos de l’Incarnation du Verbe éternel. Il appelait l’Enfant-Jésus son «petit empereur» (imperatorino), avec l’image duquel il fit des miracles. On l’appela le missionnaire de l’Enfant Jésus. Pour lui, Bethléem est la première école de toutes les vertus. C’est pourquoi on le représente souvent avec une image de l’Enfant-Jésus dans ses mains. On peut dire qu’il a précédé sainte Thérèse de Lisieux dans la «petite voie de l’enfance».

Il façonna des Enfant-Jésus en cire (quelques exemplaires subsistent encore) et écrivit un livre pour expliquer comment les faire. Il fonda une association, le Drapeau de la Sainte Crêche (Drappello della Sacra Culla), où les membres s’efforcent de suivre les exemples de l’Enfant-Jésus.

Il faut aussi ajouter que Lorenzo était organiste. Mais au-delà de tous ces dons naturels, il reçut aussi des grâces surnaturelles : il prophétisa, il eut des extases…

Lorenzo devint supérieur de la maison-mère de Rome, le couvent des Saints Jean-et-Paul, mais continua infatigablement à prêcher de nombreuses missions, dans tous les milieux, des religieuses aux prisons, opérant beaucoup de conversions par sa sainte vie, sa parole douce, et les miracles que Dieu permettait. 

Son «sous-directeur» fut le père Domenico Barberi, lui aussi un saint Religieux qui ensuite œuvra en Angleterre (v. 27 août).

On appela le père Lorenzo le «mouvement perpétuel». En 1856, il ne put refuser de se déplacer encore pour aller visiter des malades à Capranica. Quand il y arriva, le 9 juin, il reçut, confessa, bénit, réconforta les malades, et annonça qu’il ne pourrait rester plus de trois jours. 

En effet, il mourut à Capranica (Viterbe, Italie centrale), le 12 juin 1856, à soixante-quatorze ans. 

Lorenzo Maria de Saint-François-Xavier a été béatifié en 1989. 

 

 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Nicôla Bùi Đức Thể

1792-1839

Augustinô Phan Viết Huy

1795-1839

 

Trois soldats vietnamiens de la garnison de Trịnh-Quang-Khanh étaient restés en prison, après la purge de cette garnison.

Deux d’entre eux étaient Nicolas Bùi Đức Thể et Augustinô Phan Viết Huy, le premier né vers 1792 à Kiên Trung (Nam Định), le second vers 1795 à Hạ Linh (Nam Định).

On les drogua pour les faire marcher sur le crucifix. Lorsqu’ils se rendirent compte de ce qui s’était passé durant le temps de leur inconscience, ils présentèrent un placet au roi, disant qu’ils étaient chrétiens, qu’ils voulaient le rester envers et contre tous ; ils priaient le souverain de les traiter selon la rigueur des lois, c’est-à-dire de les condamner à mort, afin qu’ils pussent recevoir la grâce du martyre. Ils s’étaient rendus à la cour en personne pour porter leur supplique, accompagnés du fils d’Augustinô, un garçon d’une quinzaine d’années.

On voulut les exécuter en exemple : ils furent décapités, puis sciés par le milieu du corps, le 12 juin 1839 (le 13 juin au Martyrologe).

Deux jours après, fut aussi exécuté le fils d’Augustinô, par la strangulation. Le troisième soldat, Đaminh, fut exécuté le 18 juillet suivant.

 

Les deux vaillants soldats furent béatifiés en 1900 et canonisés en 1988. Leur fête commune est au 24 novembre.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Léon III

795-816

 

Le quatre-vingt-seizième pape succédait à Adrien 1er, à Noël 795.

Il était d’extraction humble, fils du Romain Azuppius. Entré jeune dans la cléricature, il étudia à l’école du Latran, apprit les belles-lettres, les Ecritures, le chant liturgique. Devenu chef du vestiarium pontifical au Latran, et cardinal, du titre de Sainte-Suzanne, il était connu pour sa bonté envers les pauvres et les infirmes.

Léon III devait tout de même avoir quelques ennemis : en avril 799, des sicaires se jetèrent sur lui lors d’une procession, lui crevèrent les yeux, lui arrachèrent la langue et le rouèrent de coups, avant de le jeter dans une église, puis dans un cachot du monastère Saint-Erasme.

Le bruit courut, et une expédition conduite par le duc de Spolète vint délivrer le pape. Ô miracle : le pape voyait et chantait, ayant récupéré l’usage des yeux et de la langue.

Certains affirment qu’en réalité, les brigands tentèrent de crever les yeux du Pontife et de lui arracher la langue. Il reste que le pape Léon III rencontra Charlemagne à Paderborn et lui demanda son soutien. Charlemagne l’accompagna bien volontiers à Rome, où il fut couronné empereur le 25 décembre 800.

Condamnés à mort, les bourreaux furent seulement exilés, sur l’intervention miséricordieuse du pape.

Le couronnement de Charlemagne n’était pas pour plaire énormément à la cour de Constantinople : quand l’impératrice Irène fut sollicitée en mariage par le nouvel empereur, ce fut le refus catégorique.

Plus tard, une nouvelle controverse à propos du Filioque agita des moines de Jérusalem. La fameuse expression était déjà utilisée par les évêques espagnols ; des moines francs de Jérusalem l’introduisirent dans le Credo, provoquant l’ire de moines grecs. Plainte des moines francs à Charlemagne, qui convoqua un concile à Aix-la-Chapelle (809) : Léon III blâma l’initiative de Charlemagne, sans cependant condamner l’expression (qui n’était pas hétérodoxe), ni non plus l’étendre à l’Eglise universelle.

Léon III intervint aussi doctrinalement contre un évêque espagnol pour sa doctrine adoptianiste (faisant du Christ-homme un fils adoptif de Dieu). Il s’occupa particulièrement de l’Eglise à Canterbury et en Bavière. 

S’il reçut en 812 une délégation du nouveau patriarche de Constantinople et du nouvel empereur, il dut ensuite prendre parti pour saint Théodore Studite (voir au 11 novembre), qui souffrit énormément de la part des iconoclastes à Constantinople. 

La fin du pontificat de Léon III fut encore agitée par des troubles dans la campagne romaine et même une conspiration.

Léon III mourut, rempli de mérites, le 12 juin 816, après vingt ans de pontificat, et fut canonisé en 1673.

 

Son successeur fut Etienne IV.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Gaspare Bertoni

1777-1853 

 

Gaspare Bertoni naquit à Vérone, république de Venise, le 9 octobre 1777, de Francesco et de Brunora Ravelli di Sirmione. et fut baptisé le lendemain par son grand-oncle, don Giacomo. Les deux familles des parents avaient une étude de notaires, leur permettant une certaine aisance.

Un de ses maîtres fut le père Luigi Fortis, jésuite, bientôt élu général de la Compagnie reconstituée. A dix-huit ans, sa vocation était claire : il fréquente les cours du séminaire, où il connaît don Nicola Galvani. L’invasion des troupes françaises (1796) le pousse à montrer son ardeur caritative dans l’assistance des blessés et des malades, au sein de la Fraternité Evangélique des Hospitaliers, récemment instituée par le Serviteur de Dieu, Pietro Leonardi. Il est ordonné prêtre en 1800.

A peine arrivé en paroisse, il s’occupe de la formation des jeunes dans un Oratoire. Mais il doit remettre à plus tard ce travail, toujours à cause des événements politiques. En 1808, il assume la direction spirituelle de l’œuvre de Madeleine de Canossa à Saint-Joseph (voir au 10 avril) ; il rencontre les Servantes de Dieu Leopoldina Naudet, puis Teodora Campostrini, qu’il aide dans leurs fondations.

Chargé par l’évêque de la formation des clercs, il organise sa spiritualité d’abord sur l’adhésion inconditionnée au pape, Pie VII, retenu prisonnier par Napoléon. Il veut former ses disciples à un retour à l’Evangile : le séminaire, qui était dans un état lamentable et catastrophique, prend l’aspect d’un vrai monastère, lieu de prière et de vertus.

Après Napoléon, il fallait réévangéliser les masses : Pie VII charge don Gaspare de “missions apostoliques”, qu’il exerce toutefois avec prudence, à cause de l’œil méfiant du gouvernement autrichien, réticent à ce genre de ministère. 

Don Gaspare est favorisé de “signes”, de dons mystiques. Il se voit appelé à fonder une famille religieuse. En 1816 commence la Congrégation des Saintes Stigmates, qui prend son nom de l’église des Saintes Stigmates de saint François, où il se retira avec quelques compagnons pour prier et réfléchir à cette nouvelle famille. Il commence par une école populaire, gratuite, en s’engageant à une vie très austère, pour se donner à l’éducation des jeunes, la formation du clergé, la prédication missionnaire, en toute disponibilité aux Evêques.

En 1812, il a une extase particulièrement douloureuse, après laquelle il restera très marqué durant tout le reste de sa vie. Il devra subir quelque trois cents interventions chirurgicales à la jambe droite, et souffrait tout cela avec une patience admirable. Un jour que l’infirmier lui demandait de quoi il avait besoin, il répondit : “De souffrir”. Il était très souvent alité, et recevait d’innombrables personnes qui lui demandaient ses  conseils,  parmi  lesquelles  le  Bienheureux Karl Steeb (voir au 15 décembre), les Serviteurs de Dieu Nicola Mazza, Antonio Provolo. De toutes parts on venait à Vérone pour le rencontrer.

La Congrégation des Stigmates de Notre Seigneur Jésus Christ, s’est répandue hors de Vérone, dans d’autres villes d’Italie, aux Etats-Unis, au Brésil (où elle compte six évêques), au Chili, aux Philippines, en territoires de mission : Côte d’Ivoire, Tanzanie, Afrique du Sud, Thaïlande.

 

Gaspare Bertoni s’éteignit le dimanche 12 juin 1853. Il a été béatifié en 1975 en la fête de Tous les Saints, 1er novembre, et canonisé en 1989, également le 1er novembre.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 23:00

 

Shoukrallah Maloyan

1869-1915

Shoukrallah était fils de Melkon et Faridé, né le 8 avril 1869 à Mardin (Turquie sud-ouest). C’était une famille chrétienne, appartenant à l’Eglise catholique de rite arménien.

Son curé remarqua en lui les signes de la vocation sacerdotale et l’envoya au couvent arménien de Bzommar (Liban) : le garçon avait quatorze ans.

Au terme de ses études, il reçut l’ordination sacerdotale, le 6 août 1896 (fête de la Transfiguration). A cette occasion il prit le nom religieux d’Ignatius, en souvenir de saint Ignace d’Antioche.

De 1897 à 1910, Ignatius travailla en Egypte, à Alexandrie et au Caire. Il fut aussi en 1904 le secrétaire du patriarche arménien, Boghos Bedros XII Sebbaghian. C’est durant ces années qu’une maladie lui brûla les yeux et lui causa de grosses difficultés de respiration.

Ignatius fut envoyé à sa ville natale, Mardin, pour tenter d’y remettre de l’ordre, et il en devint finalement l’archevêque, en 1911.

En prenant possession de son diocèse, il y encouragea fortement la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

Comme on le sait officieusement, les autorités turques organisèrent un massacre généralisé des Arméniens, durant l’été 1915.

Le 3 juin 1915, le chef de la police de Mardin procéda à l’arrestation de l’Archevêque, de son clergé et de nombreux fidèles. Durant ce qu’on appela un procès, on les invita à embrasser l’Islam. Ayant refusé, ils furent battus, torturés, enchaînés et gardés en prison. 

Le chef de la police frappa l’Archevêque à la tête avec la crosse de son pistolet. Les soldats le battirent sans pitié. Le pauvre prélat priait : Seigneur, aie pitié de moi ! Seigneur, donne-moi la force !  Il demanda aux prêtres présents de lui donner l’absolution. Puis les soldats revinrent le battre ; ils lui arrachèrent les ongles des pieds. 

Le 9 juin, sa mère vint le voir et pleura en le voyant en cet état. Il l’encouragea.

Le 10 juin, on les força à marcher vers le désert ; ils étaient plus de quatre cents, dont quatorze prêtres. L’Archevêque réconfortait tous ses fidèles, priant Dieu de leur donner la force d’accepter le martyre avec patience et courage. Les prêtres leur donnaient l’absolution. Avec quelques bribes de pain qu’il avait, l’Archevêque Ignatius célébra une rapide et intense liturgie eucharistique pour remettre à tous ses fidèles le Viatique.

Un soldat témoin de la scène, témoigna avoir vu alors une sorte de nuage qui recouvrit tous les prisonniers et dont il sortait un excellent parfum. Tous avaient sur leur visage l’expression de la joie et de la sérénité.

Parvenus dans un village kurde, une centaine d’entre eux furent poussés dans des grottes de l’endroit et exécutés.

Devant ses prêtres et ses fidèles massacrés sous les yeux de l’Archevêque, le chef de la police lui offrit la vie sauve, à condition d’embrasser l’Islam. Le prélat répondit dignement qu’il conservait toute sa loyauté envers l’Etat Ottoman, ajoutant aussi : Je vivrai et je mourrai pour ma foi et ma religion. Toute ma fierté est dans la Croix de mon Dieu et Seigneur (cf. Ga 6:14).

Le chef de la police, enragé, ordonna de faire partir ce qui restait de la colonne, en direction d’une vallée, à quelque quatre heures de marche. Là, non loin de Diyarbakir, les deux-cents survivants furent exécutés devant Mgr Ignatios, qui fut abattu le tout dernier par le chef lui-même.

En tombant, Mgr Ignatius put encore proclamer : Mon Dieu, aie pitié de moi ; entre tes mains je remets mon esprit (cf. Ps 30:6).

La population kurde s’empara des vêtements des Martyrs, qui restèrent là plusieurs heures, avant qu’on les rassemble pour les arroser de pétrole et les brûler.

Ces faits eurent lieu les 10/11 juin 1915.

Mgr Shoukrallah Ignatius Maloyan fut béatifié en 2001. Il est commémoré le 11 juin.


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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 23:00

Barnabé

1er siècle

 

Barnabé était un Juif de la tribu de Lévi, né dans l’île de Chypre, où une colonie juive importante s’était installée depuis l’époque d’Alexandre. Il y reçut durant sa jeunesse une culture hellénique.

Il vint à Jérusalem et fit partie de la première communauté chrétienne réunie autour des apôtres, après la Pentecôte, et dont saint Luc fait dans les Actes une description magnifique :

Parmi eux nul n’était dans le besoin ; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente et le déposaient aux pieds des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant ses besoins.

Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé (ce qui veut dire fils de consolation), lévite originaire de Chypre, possédait un champ ; il le vendit, apporta l’argent et le déposa aux pieds des apôtres (Ac 4:34-36).

On voit par là que Joseph-Barnabé fut vite conquis par l’amour du Christ. Désormais, au lieu de louer ce champ, il le cultiva lui-même ou se donna à quelque autre activité, vivant du travail de ses mains.

Il est possible que le jeune Joseph-Barnabé ait connu Saul - le futur Paul - avant même la conversion de ce dernier, par exemple à Tarse, où se trouvait l’école de Gamaliel. Tarse n’était pas éloignée de Chypre : de l’île à la côte, il n’y a qu’une centaine de kilomètres. Quoi qu’il en soit, quand Saul eut sa «rencontre» avec le Christ et qu’il se convertit, ce fut Joseph-Barnabé qui le présenta aux apôtres encore un peu méfiants envers ce Saul, la veille encore persécuteur acharné de l’Eglise naissante : 

Barnabé, l’ayant pris avec lui, le mena aux apôtres et leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur et avec quel courage il avait à Damas prêché le nom de Jésus (Ac 9:27).

Après le départ de Paul pour Tarse, Barnabé fut envoyé à Antioche, pour y rencontrer les nouveaux convertis, Juifs et Grecs :

Lorsqu’il fut arrivé et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit et il les exhorta tous à demeurer d’un cœur fervent dans le Seigneur (Ac 11:23).

Pour veiller sur ce troupeau et l’instruire dans la juste voie, Barnabé appela Paul et tous deux restèrent à Antioche pendant une année. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens (Ac 11:26).

Barnabé et Paul firent un aller-retour à Jérusalem pour y remettre une collecte de la part de la communauté d’Antioche, et prirent avec eux Jean-Marc, un probable cousin de Barnabé.

Toujours d’après les Actes des Apôtres, Barnabé accompagna Paul dans son premier voyage apostolique (Chypre, Asie mineure : Pergé, Antioche de Pisidie, Iconium, Lystres, Derbé ; retour à Antioche de Syrie).

De retour à Antioche, Paul et Barnabé eurent à affronter la discussion avec les Chrétiens issus du judaïsme, qui prétendaient que les Gentils nouvellement convertis devaient se soumettre d’abord à tous les préceptes de la loi de Moïse. Ce fut l’origine du premier Concile, réuni à Jérusalem autour des apôtres Pierre - le premier pape - et Jacques - l’évêque de Jérusalem. Puis ils portèrent la décision de l’Eglise de Jérusalem à Antioche (Ac 15).

Après quelque temps, Paul voulut repartir pour visiter les Chrétiens nouvellement convertis lors de son premier voyage, mais Barnabé ne l’accompagna pas. Il préféra partir pour Chypre avec Jean-Marc.

Ici s’arrête le témoignage des Actes des Apôtres à propos de Barnabé. Des témoignages sur la suite de l’apostolat de Barnabé et sur sa mort nous viennent d’autres écrits moins sûrs.

Barnabé serait mort martyr en Chypre, lapidé et brûlé par les Juifs jaloux de son influence et des conversions qu’il opérait.

L’historien Eusèbe soutient que Barnabé aurait déjà fait partie des soixante-douze disciples de Jésus-Christ. Il lui attribue aussi cette Lettre de Barnabé, qu’on lit au bréviaire mais qui n’est pas retenue dans le canon des Ecritures inspirées.

L’activité missionnaire de Barnabé lui a valu le titre d’apôtre, comme Paul.

On retrouva son corps en 488 non loin de Salamine : il portait sur lui un exemplaire en grec de l’évangile de saint Matthieu.

Comme chez les Orientaux, saint Barnabé est honoré le 11 juin. Il est nommé au Canon Romain dans la prière du Nobis quoque peccatoribus.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 23:00

Paola Frassinetti

1809-1882

 

Paola Frassinetti naît et reçoit le baptême le 3 Mars 1809 à Gênes en Italie, troisième de cinq enfants. Ses parents sont profondéments chrétiens, surtout sa mère, qui mourra bientôt lorsque Paola n’a que neuf ans.

Son grand frère devient prêtre ; il exerce sur elle une forte influence, la vocation commence à se manifester. Quand elle va retrouver son frère dans sa paroisse, elle réunit autour d’elle plusieurs jeunes filles avec lesquelles elle voudrait fonder un nouvel Institut pour l’enseignement des petites filles. En 1834 commence l’Œuvre, dans la plus grande pauvreté.

Une épidémie de choléra à Gênes est l’occasion de montrer le zèle et le dévouement du groupe. Un prêtre ami de Don Giuseppe vient proposer à Paola d’assumer la Pieuse œuvre de Sainte Dorothée, dans le but de venir en aide aux jeunes filles particulièrement pauvres. Paola accepte, et ses compagnes changeront leur nom de Filles de la Sainte Foi en Sœurs de Sainte Dorothée.

Plusieurs maisons sont ouvertes, dont une à Rome. Paola est reçue et encouragée par le pape Grégoire XVI. Les difficultés ne manquent pas, surtout à cause de l’extrême indigence où se trouvent les jeunes Religieuses. Mais le pape leur confie une autre œuvre : le Conservatoire de Sainte Marie du Refuge à Saint Onofrio, que la bonté de Paola transformera et qui sera même la Maison Mère de toute l’Œuvre.

En 1846, c’est la bourrasque politique à Rome. Pape et évêques se retirent de Rome. Paola est bien seule. Mais en 1850 elle rencontre Pie IX, qui la prend sous sa protection. C’est le moment de la grande expansion : Naples, Bologne, Recanati, le Brésil, le Portugal.

Aujourd’hui, les Sœurs de Sainte Dorothée sont en peu partout dans le monde : Italie, Espagne, Portugal, Malte, Angleterre, Suisse ; Etats-Unis d’Amérique, Brésil et Pérou ; Angola et Mozambique ; Taiwan. 

 

Paola  laisse ce monde le 11 juin 1882 dans une grande sérénité. Elle est béatifiée en 1930, canonisée en 1984. 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 23:00

Maria Rosa Molas y Vallvé

1815-1876

 

A Reus en Espagne, province de Tarragona, naissait le 24 mars 1815 Rosa Francesca Maria Dolores, fille d’un artisan d’Andalousie, José Molas, et d’une mère catalane, Maria Vallvé. De l’un et de l’autre, elle recevra un ensemble de riches qualités : elle sera sensible, tendre et pleine de compassion, mais aussi ferme, vive et énergique, volontaire aussi et tenace.

Ce soir du 24 mars 1815 était cette année-là la nuit du Jeudi au Vendredi Saints, le moment où l’on vit l’agonie de Jésus-Christ, ce moment où le Seigneur dans la solitude souffrait et offrait sa passion pour tous les hommes pécheurs. Rosa semble avoir été marquée par le signe de la miséricorde et de la compassion. Sa vie sera un don permanent et total pour procurer du bien à ceux qui souffrent, malgré les épreuves, malgré la solitude, malgré les contradictions.

En 1841 elle entre dans une Corporation de Sœurs de la Charité, qui assistaient des malades dans l’hôpital de Reus, croyant qu’elles étaient des Religieuses. Humblement elle se met au service des plus pauvres, avec une charité parfois héroïque. Le 11 juin 1844, Reus est assiégée et bombardée par les troupes du général Zurbano : courageusement, avec deux autres consœurs, elle va s’agenouiller devant le général, et en obtient la paix pour tous ces pauvres habitants.

Successivement envoyée à Tortosa, elle réfléchit avec ses consœurs à une véritable fondation, dans l’obéissance à l’autorité ecclésiastique de Tortosa. Ainsi naît la Congrégation des Sœurs de la Consolation. 

L’œuvre veut servir à étendre le règne de Jésus-Christ, source et modèle de toute charité, de tout réconfort et de toute perfection, à poursuivre sur terre la mission du Rédempteur, en consolant les affligés, au service de l’homme en toute situation de nécessité.

Maria Rosa va au-devant de n’importe quel sacrifice, sans se préoccuper des humiliations, des calomnies, des persécutions même, auxquelles elle répond en s’offrant elle-même généreusement. Elle eut a affronter une véritable persécution de la part des Autorités civiles contre son œuvre ; mais, bien qu’éloignée par celles-ci de l’Ecole publique pour enfants, elle leur propose sa collaboration pour organiser un hôpital, pour venir en aide aux frères les plus pauvres. Quand le maire veut lui imposer le serment de fidélité à une Constitution contraire aux intérêts de l’Eglise, elle lui résiste victorieusement ; quand l’Administration publique tarde à payer le salaire des petits orphelins, elle va les défendre courageusement ; de même pour défendre les intérêts de ses Filles, dénigrées par l’Administration ; quand un médecin veut expérimenter certaines méthodes de chirurgie sur ses orphelins, elle lui résiste énergiquement.

En mai 1876, elle sent sa fin approcher ; après une brève maladie, plus fatiguée par ses sacrifices pour les pauvres que par les années, elle demande à son confesseur la permission de mourir ; l’ayant reçue, elle ajoute : “Que s’accomplisse la très sainte volonté de Dieu” et meurt au soir du 11 juin 1876, fête de la Très Sainte Trinité.

Ses Sœurs sont maintenant répandues sur quatre continents et dans onze pays.

 

Maria Rosa a été béatifiée en 1977, et canonisée en 1988 ; sa fête est au 11 juin.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 23:00

Maria Schininà

1844-1910

 

Née à Ragusa le 10 avril 1844, elle mena une vie seigneuriale jusqu’à ce que - après la mort de son père et une fois que tous ses frères furent mariés - elle resta seule avec sa mère. Elle entreprit ainsi un chemin vers les pauvres, abattant les barrières non seulement de la fortune, mais surtout les barrières culturelles.

Rejetée par ses frères et par ses connaissances pour s’être dépouillée des biens de famille, elle fut appelée au Carmel Salvatore La Perla, à diriger les Filles de Marie, consacrées au secours des peuples.

En 1889 elle fonda les Sœurs du Sacré-Cœur dans le but de fournir un abri aux orphelins et abandonnés, aux pauvres, de donner asile aux personnes âgées handicapées, aider les prisonniers et les travailleurs qui ont travaillé dans les mines de Ragusa.

Elle organisa une association de Dames de la Charité ainsi que l'implantation des Carmélites. De 1908 à 1909, elle donna asile à des réfugiés du catastrophique tremblement de terre qui détruisit Messine et Reggio en Calabre.

Après avoir consolidé son institution et donné à ses sœurs le commandement de l'amour, la mère Marie du Sacré-Cœur décéda le 11 Juin 1910 à Ragusa, âgée de 66 ans. Son travail est prolongé sur les trois continents par les Sœurs, avec amour et miséricorde pour ceux qui ont le plus besoin.

Elle a été béatifiée en 1990.

 

Le palais où elle naquit est aujourd’hui siège de l’évêché de Ragusa. En 1950 l’Institut s’est ouvert aux missions dans le monde en envoyant les premières sœurs italiennes aux Etats-Unis et au Canada. Les religieuses sont désormais présentes à Madagascar, aux Philippines, en Pologne, au Nigeria, en Roumanie, en Inde, pour diffuser le charisme de la bienheureuse Maria Schininà : faire connaître l’amour du Christ pour tous et sa miséricorde sans limites, porter le “Cœur de Dieu à la population et la population au Cœur de Dieu”.


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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 18:34

María Asunción Mayoral Peña

1879-1936

 

Elle vit le jour le 18 août 1879 à Tardajos (Burgos, Espagne), de Mariano, qui mourut jeune, et de Brigida.

Elle était cousine germaine de Estefanía, sa consœur en religion.

Entrée chez les Filles de la Charité, en 1897, elle passa de Valladolid à Madrid puis à Ségovie, où elle fit la profession en 1902. 

A cause de plusieurs épidémies, elle fut infirmière en beaucoup d’endroits (Palencia, Lleida, Madrid, Oviedo). Expulsée de celui d’Oviedo en 1934, de celui des Aveugles à Madrid, elle arriva enfin à son dernier poste, Leganés (Madrid), d’où elle fut aussi expulsée avec les autres Religieuses.

Le 20 juillet 1936, les miliciens vinrent arrêter les Religieuses. La Supérieure voulut aller prendre le Saint Sacrement et le faire consommer par les Sœurs, mais deux miliciens renversèrent le ciboire à terre. La Supérieure protesta : C’est Notre Seigneur ! et les deux autres : Ici, ce seigneur ne commande pas ; qui commande, c’est nous. La Supérieure put rammasser les Hosties et les distribua.

Elles furent ensuite enfermées dans une salle pendant cinq jours, puis les miliciens réunirent les deux communautés (quarante-six Religieuses) dans cette même salle pendant toute une journée. Rappelons qu’à cette époque, les Filles de la Charité portaient une très large cornette : quarante-six dans cette unique salle devait être un gros problème.

Le 26 juillet, on les emmena le soir à la Direction Générale de Sécurité de Madrid, où elles subirent deux jours d’interrogatoire ; après quoi, on les laissa en liberté conditionnelle, avec obligation d’indiquer où elles se réfugiaient. Par groupes de deux ou trois, elles se dispersèrent chez les familles des unes ou des autres.

María Asunción et ses compagnes s’étant d’abord réfugiées chez la sœur de l’une d’elles, elles furent dénoncées aux miliciens des Forces Anarchiques Ibériques (FAI) par deux anciennes élèves.

Le 12 août, la maison fut fouillée par trois fois, et à chaque fois elles répondirent qu’elles étaient Filles de la Charité. On leur proposa une place comme maîtresses ou infirmières du Secours Rouge, mais elles refusèrent. Les miliciens étaient furieux de constater que le prêtre et deux autres Religieuses avaient disparu. 

A onze heures du soir, ils vinrent les prendre. Il restait encore une vieille Religieuse, toute malade, qui demanda à partir aussi, mais le chef répondit sèchement : Laissez là ce vieux fossile, qu’elle meure toute seule.

On les emmena à la Porte de Fer de Madrid ; il se trouva que les assassins étaient d’anciens élèves de ces Sœurs. Elles leur pardonnaient et priaient en silence.

Il y eut une trentaine de tirs de mitrailleuse, puis cinq coups à quelques secondes l’un de l’autre. C’est l’un des chauffeurs qui raconta ces détails par la suite.

C’était le 12 août 1936 à 23 heures 45. 

Les Religieuses furent béatifiées en 2013.

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