Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 23:00

Thresia Chiramel Mankidiyan

1876-1926

 

Née le 26 avril 1876 et baptisée le 3 mai suivant, Thresia était la troisième des cinq enfants de Thoma et Thanda Chiramel Mankidiyan.

Cette famille habitait le village de Puthenchira (Trichur, Kerala, Inde). Ils descendaient d’une famille riche et noble, mais le grand-père se ruina pour accorder la dot convenue pour chacune de ses sept filles.

Le papa et l’oncle de Thresia cherchaient à oublier leur mauvaise fortune en s’adonnant à l’alcool.

La maman de Thresia cependant l’éleva pieusement et la petite fille conçut très tôt un grand amour pour Dieu. Ce fut au point qu’elle jeûnait quatre fois par semaine, qu’elle priait plusieurs chapelets chaque jour et s’imposait aussi des veilles de prière pour lutter contre le sommeil.

Thresia affirma dès 1904 (à huit ans) que la Sainte Vierge lui avait dit, dans une vision, d’ajouter Mariam à son nom, de sorte qu’elle porta désormais le nom de Mariam Thresia pendant toute sa jeunesse, et qu’elle le conserva quand elle fonda en 1914 la congrégation de la Sainte Famille.

Sa mère tenta de lui déconseiller ces austérités, mais la petite fille désirait au contraire se rapprocher toujours plus des souffrances du Christ. A dix ans, elle lui consacra sa virginité.

Elle avait douze ans quand sa mère mourut ; elle cessa alors de fréquenter l’école. Elle imagina un stratagème pour s’éclipser de la maison et aller vivre en ermite dans la solitude d’une forêt.

Mais elle ne put rester seule. Trois compagnes se joignirent à elle et ensemble, elles fréquentaient l’église, l’entretenaient, la décoraient ; puis, elles se tournèrent vers les pauvres, les malades, tous les malheureux de la paroisse ; ce fut ensuite le cas des lépreux, des victimes de maladies vénériennes, souvent abandonnés par leurs proches ; quand ils mouraient, elles s’occupaient des orphelins. C’est ainsi que dans ce petit village perdu du Kerala, ignorée du reste du monde, des journalistes et de la télévision qui n’existaient pas encore, Mariam Thresia faisait déjà, humblement, ce que devait faire ensuite une autre Mère Teresa, de Calcutta.

Thresia et ses Compagnes rompaient avec les «traditions» : elles sortaient sans être accompagnées par un homme, elles visitaient les familles en difficulté, contre toutes les critiques (et même celles d’un certain clergé «offensé»), qui les traitaient de «filles des rues».

Thresia mit toute sa confiance dans la Sainte Famille, dont elle avait des visions pour l’encourager et la guider. Elle s’orienta spécialement vers la conversion des pécheurs, priant et offrant pour eux.

Elle eut la faveur de certains dons mystiques : prophétie, guérison, auréole lumineuse, parfum délicat, extases, lévitation, stigmates. Les vendredis, on la voyait transportée en l’air dans la position du Crucifié.

Le diable la tourmenta à son tour. On la crut possédée et l’évêque ordonna de l’exorciser, ce qu’elle accepta avec la plus profonde humilité. Thresia fut cruellement tentée dans sa foi et dans sa chasteté, elle éprouva des moments de nuit spirituelle. Mais elle s’en remettait fidèlement à son directeur spirituel, en toute humilité et obéissance.

En 1903, elle demanda à l’évêque la permission de construire une maison, mais l’évêque voulut d’abord éprouver Thresia. Il l’orienta vers les Clarisses, vers les Carmélites, mais Thresia sentait bien que ce n’était pas là sa vocation. Enfin, en 1913, l’évêque lui permit de construire cette maison de prière et de solitude, et, sentant qu’il y avait là les éléments d’une nouvelle congrégation au service de la famille, il l’érigea en 1914, sous le nom de Congrégation de la Sainte Famille, dont la supérieure fut Mariam Thresia, et les postulantes les trois compagnes de celle-ci.

En peu de temps, après la Première guerre mondiale, Mère Mariam Thresia put faire construire : trois nouveaux couvents, deux écoles, deux hôtels, une maison d’étude, un orphelinat.

Mère Mariam Thresia concevait particulièrement pour toutes les jeunes filles un réel programme de «théologie de la libération» avant la lettre, désirant les libérer des obligations sociales et les conduire au Christ. De fait, beaucoup furent attirées par son exemple d’humilité, de simplicité, de sainteté.

A la mort de Mariam Thresia la nouvelle congrégation n’avait que douze années et comptait déjà plus de cinquante sœurs, dans trente établissements et dix orphelinats. Actuellement, les sœurs ont dépassé le millier, dans presque deux-cents maisons, réparties surtout au Kerala, mais aussi en Europe (Allemagne et Italie) et au Ghana.

Mariam Thresia mourut le 8 juin 1926, des suites d’une blessure à la jambe, qu’on ne put soigner à cause de son diabète. Des grâces et des miracles purent témoigner de son intercession céleste : le miracle retenu pour la béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un adolescent qui était né avec une malformation des deux jambes : après trente-trois jours de prières, l’un des pieds se redressa dans l’intervalle d’une nuit ; puis, dans une vision nocturne, la maman sut que l’autre pied allait guérir, une semaine après (août 1871). Depuis, l’adolescent put marcher absolument normalement.

Mariam Thresia fut béatifiée en 2000 et sera canonisée en 2019.

Partager cet article

Repost0
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 23:00

Jacques Berthieu

1838-1896

 

Né le 27 novembre 1838 à Polminhac (Cantal), Jacques était fils de paysans, aîné de sept enfants, l’aînée étant morte deux semaines après la naissance.

Il fit ses études secondaires au petit séminaire de Pleaux, passa au grand séminaire de Saint-Flour et fut ordonné prêtre en 1864.

Nommé vicaire à Roannes-Saint-Mary, il vit patiemment dans une situation plutôt conflictuelle avec le curé, qui ne l’attendait pas.

Au moment où l’évêque pensait le nommer curé, Jacques demanda à entrer chez les Jésuites. A trente-cinq ans, il fut novice à Pau (1873). L’année suivante il fut au scolasticat à Vals-près-le-Puy, où il fut gagné par la dévotion au Sacré-Cœur.

En 1875, il fut envoyé à l’île de La Réunion, puis à Sainte-Marie (auj. Nosy Boraha), au nord-ouest de Madagascar, pour y apprendre la langue.

En 1880, quand les jésuites furent exclus de tous les territoires français, Jacques passa à Madagascar.

Dans un premier temps, le père Berthieu travailla au milieu des Betsileos (sud de Antananarivo), de 1881 à 1883. Un de ses points forts était d’insister sur l’unité et l’indissolubilité du mariage.

Survent la première guerre franco-malgache, durant laquelle les français furent rassemblés dans des camps de concentration : le père Berthieu se porta volontaire pour être aumônier militaire, à Tamatave.

Une fois libéré, il travailla activement autour de Ambositra, surtout dans le domaine de l’éducation scolaire ; il soignait aussi les lépreux (1886-1891).

De 1891 à 1894, il futt en charge à Andrainarivo (Anjozorofady, nord de Antananarivo), où il rencontre de fortes rivalités entre Protestants et Catholiques.

Plein d’un zèle infatigable, le père Berthieu était toujours en prière, avec son bréviaire ou son chapelet ; comme tous les saints prêtres, il avait une grande dévotion au Sacré-Cœur, à saint Joseph et à la Vierge Marie. Pour les mourants, il était toujours prêt à tout suspendre pour aller les assister, de jour et de nuit.

Une deuxième guerre franco-malgache éclata, durant laquelle le père Berthieu repartit sur La Réunion.

Revenu sur Madagascar, le père Berthieu se trouva malgré lui au milieu des agitations anti-françaises (et donc anti-chrétiennes). Cherchant l’appui des troupes françaises pour protéger son village chrétien, il fut «lâché» par le colonel français. Tout le village fut arrêté avec le père Berthieu ; c’est alors que commencèrent les mauvais traitements.

On lui arracha son crucifix et on lui assena un coup de machette au front ; tombant à genoux, le Père saignait ; il demanda : Lâchez-moi les mains, que je prenne mon mouchoir dans ma poche pour essuyer le sang au-dessus de mes yeux, car je ne vois pas le chemin.

Les insurgés firent marcher le père Berthieu jusqu’au camp de leur chef, à quinze kilomètres. On lui proposa la vie sauve s’il abandonnait sa religion : refus du prêtre.

On repartit. Passant à Ambohitra, où il y avait des chrétiens, le père demanda un vêtement, car on l’avait dépouillé, mais personne n’osait l’aider, par crainte des représailles des insurgés ; il demanda à entrer dans l’église pour prier un instant : on ne lui laissa que le temps de dire un Notre Père à genoux devant la porte ; on lui jetta des pierres, il tomba à terre. Un Menalamba lui trempa son mouchoir dans de la boue et de l’eau souillée, lui en ceignit la tête et cria : Voici le roi des Européens. Certains iront jusqu’à l’émasculer, ce qui provoqua une forte perte de sang qui épuisait le Père. On arriva finalement à Ambiatibé : le père Berthieu était à bout de forces.

Signalons qu’en cours de route, un enfant s’approcha du père Berthieu. Il lui demanda s’il était baptisé. Comme il ne l’était pas encore, le père lui remit une croix et deux médailles qu’il avait dans sa poche en lui conseillant de prier Jésus tous les jours, d’apprendre la religion chrétienne et de demander la baptême au prochain prêtre qu’il verrait, car maintenant ils ne se reverraient plus.

A Ambiatibé, donc, les insurgés le conduisirent à l’extérieur du village et décidèrent de le fusiller : au premier coup, les bourreaux manquèrent leur cible ; un deuxième coup atteignit le père dans le dos, sans le tuer. Alors le capitaine lui tira un coup à la nuque. A terre, le père semblait encore les regarder, aussi on lui assena un formidable coup de gourdin sur la tête. Son corps, tiré dans la rivière de Mananara, ne fut jamais retrouvé.

Des six bourreaux, trois seront fusillés par les Français. Les trois autres auront reçu du père Weber, autre missionnaire, un sort bien différent : l’un se confessera peu avant de mourir, les deux autres seront baptisés.

Le père Jacques Berthieu fut martyrisé le 8 juin 1896.

 

Il a été béatifié en 1965, et canonisé en 2012.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 23:00

Pedro, Vallaboncio, Sabiniano, Vistremundo, Abencio, Jeremías

† 851

 

Voici cinq martyrs qui furent victimes de la fureur musulmane dans cette illustre Cordoue espagnole, occupée par l’Islam pendant cinq siècles.

Pedro était prêtre, originaire d’Astigi, l’actuelle Ecija, à mi-chemin entre Cordoue et Séville. 

Vallaboncio était diacre, originaire d’Ilipa, autre petit centre voisin, célèbre pour la victoire romaine durant la deuxième guerre punique. Tous deux étaient venus à Cordoue pour étudier et avaient été ensuite placés à la tête d’un couvent de religieuses dans un faubourg à l’ouest de cette même ville.

Sabiniano était de la montagne de Cordoue, et Vistremundo était d’Astigi : tous deux étaient moines dans le monastère de Saint-Zoïle.

Abencio était moine du monastère de Saint-Christophe, au sud de Cordoue.

Jeremías, enfin, avait été marié puis avait fondé un monastère à sept milles de Cordoue, pour lui et sa famille, sur les hauteurs.

Ces moines furent martyrisés par la décapitation, sauf Jeremías qui subit le supplice du fouet. Leurs corps furent ensuite brûlés, et les cendres jetées dans le Guadalquivir.

On ne comprend pas pourquoi la fureur des Maures contre les chrétiens se déchaîna brusquement en 850, sous Abdérame qui régnait là depuis vingt ans. Ces quelques détails nous ont été transmis par saint Euloge, qui vivait à la même époque et fut même nommé évêque de Cordoue en 858. Il devait être lui-même martyrisé au printemps suivant (voir au 11 mars).

 

Les martyrs mentionnés plus haut sont donc commémorés le 7 juin au Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 23:00

Pedro, Vallaboncio, Sabiniano, Vistremundo, Abencio, Jeremías

† 851

 

Voici cinq martyrs qui furent victimes de la fureur musulmane dans cette illustre Cordoue espagnole, occupée par l’Islam pendant cinq siècles.

Pedro était prêtre, originaire d’Astigi, l’actuelle Ecija, à mi-chemin entre Cordoue et Séville. 

Vallaboncio était diacre, originaire d’Ilipa, autre petit centre voisin, célèbre pour la victoire romaine durant la deuxième guerre punique. Tous deux étaient venus à Cordoue pour étudier et avaient été ensuite placés à la tête d’un couvent de religieuses dans un faubourg à l’ouest de cette même ville.

Sabiniano était de la montagne de Cordoue, et Vistremundo était d’Astigi : tous deux étaient moines dans le monastère de Saint-Zoïle.

Abencio était moine du monastère de Saint-Christophe, au sud de Cordoue.

Jeremías, enfin, avait été marié puis avait fondé un monastère à sept milles de Cordoue, pour lui et sa famille, sur les hauteurs.

Ces moines furent martyrisés par la décapitation, sauf Jeremías qui subit le supplice du fouet. Leurs corps furent ensuite brûlés, et les cendres jetées dans le Guadalquivir.

On ne comprend pas pourquoi la fureur des Maures contre les chrétiens se déchaîna brusquement en 850, sous Abdérame qui régnait là depuis vingt ans. Ces quelques détails nous ont été transmis par saint Euloge, qui vivait à la même époque et fut même nommé évêque de Cordoue en 858. Il devait être lui-même martyrisé au printemps suivant (voir au 11 mars).

 

Les martyrs mentionnés plus haut sont donc commémorés le 7 juin au Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 23:00

Pedro, Vallaboncio, Sabiniano, Vistremundo, Abencio, Jeremías

† 851

 

Voici cinq martyrs qui furent victimes de la fureur musulmane dans cette illustre Cordoue espagnole, occupée par l’Islam pendant cinq siècles.

Pedro était prêtre, originaire d’Astigi, l’actuelle Ecija, à mi-chemin entre Cordoue et Séville. 

Vallaboncio était diacre, originaire d’Ilipa, autre petit centre voisin, célèbre pour la victoire romaine durant la deuxième guerre punique. Tous deux étaient venus à Cordoue pour étudier et avaient été ensuite placés à la tête d’un couvent de religieuses dans un faubourg à l’ouest de cette même ville.

Sabiniano était de la montagne de Cordoue, et Vistremundo était d’Astigi : tous deux étaient moines dans le monastère de Saint-Zoïle.

Abencio était moine du monastère de Saint-Christophe, au sud de Cordoue.

Jeremías, enfin, avait été marié puis avait fondé un monastère à sept milles de Cordoue, pour lui et sa famille, sur les hauteurs.

Ces moines furent martyrisés par la décapitation, sauf Jeremías qui subit le supplice du fouet. Leurs corps furent ensuite brûlés, et les cendres jetées dans le Guadalquivir.

On ne comprend pas pourquoi la fureur des Maures contre les chrétiens se déchaîna brusquement en 850, sous Abdérame qui régnait là depuis vingt ans. Ces quelques détails nous ont été transmis par saint Euloge, qui vivait à la même époque et fut même nommé évêque de Cordoue en 858. Il devait être lui-même martyrisé au printemps suivant (voir au 11 mars).

 

Les martyrs mentionnés plus haut sont donc commémorés le 7 juin au Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 23:00

Pedro, Vallaboncio, Sabiniano, Vistremundo, Abencio, Jeremías

† 851

 

Voici cinq martyrs qui furent victimes de la fureur musulmane dans cette illustre Cordoue espagnole, occupée par l’Islam pendant cinq siècles.

Pedro était prêtre, originaire d’Astigi, l’actuelle Ecija, à mi-chemin entre Cordoue et Séville. 

Vallaboncio était diacre, originaire d’Ilipa, autre petit centre voisin, célèbre pour la victoire romaine durant la deuxième guerre punique. Tous deux étaient venus à Cordoue pour étudier et avaient été ensuite placés à la tête d’un couvent de religieuses dans un faubourg à l’ouest de cette même ville.

Sabiniano était de la montagne de Cordoue, et Vistremundo était d’Astigi : tous deux étaient moines dans le monastère de Saint-Zoïle.

Abencio était moine du monastère de Saint-Christophe, au sud de Cordoue.

Jeremías, enfin, avait été marié puis avait fondé un monastère à sept milles de Cordoue, pour lui et sa famille, sur les hauteurs.

Ces moines furent martyrisés par la décapitation, sauf Jeremías qui subit le supplice du fouet. Leurs corps furent ensuite brûlés, et les cendres jetées dans le Guadalquivir.

On ne comprend pas pourquoi la fureur des Maures contre les chrétiens se déchaîna brusquement en 850, sous Abdérame qui régnait là depuis vingt ans. Ces quelques détails nous ont été transmis par saint Euloge, qui vivait à la même époque et fut même nommé évêque de Cordoue en 858. Il devait être lui-même martyrisé au printemps suivant (voir au 11 mars).

 

Les martyrs mentionnés plus haut sont donc commémorés le 7 juin au Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 23:00

Pedro, Vallaboncio, Sabiniano, Vistremundo, Abencio, Jeremías

† 851

 

Voici cinq martyrs qui furent victimes de la fureur musulmane dans cette illustre Cordoue espagnole, occupée par l’Islam pendant cinq siècles.

Pedro était prêtre, originaire d’Astigi, l’actuelle Ecija, à mi-chemin entre Cordoue et Séville. 

Vallaboncio était diacre, originaire d’Ilipa, autre petit centre voisin, célèbre pour la victoire romaine durant la deuxième guerre punique. Tous deux étaient venus à Cordoue pour étudier et avaient été ensuite placés à la tête d’un couvent de religieuses dans un faubourg à l’ouest de cette même ville.

Sabiniano était de la montagne de Cordoue, et Vistremundo était d’Astigi : tous deux étaient moines dans le monastère de Saint-Zoïle.

Abencio était moine du monastère de Saint-Christophe, au sud de Cordoue.

Jeremías, enfin, avait été marié puis avait fondé un monastère à sept milles de Cordoue, pour lui et sa famille, sur les hauteurs.

Ces moines furent martyrisés par la décapitation, sauf Jeremías qui subit le supplice du fouet. Leurs corps furent ensuite brûlés, et les cendres jetées dans le Guadalquivir.

On ne comprend pas pourquoi la fureur des Maures contre les chrétiens se déchaîna brusquement en 850, sous Abdérame qui régnait là depuis vingt ans. Ces quelques détails nous ont été transmis par saint Euloge, qui vivait à la même époque et fut même nommé évêque de Cordoue en 858. Il devait être lui-même martyrisé au printemps suivant (voir au 11 mars).

 

Les martyrs mentionnés plus haut sont donc commémorés le 7 juin au Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 23:00

Pedro, Walabonso, Sabiniano, Wistremundo, Habencio, Jeremías

† 851

 

Voici six martyrs qui furent victimes de la fureur musulmane dans cette illustre Cordoue espagnole, occupée par l’Islam pendant cinq siècles.

Pedro était prêtre, originaire d’Astigi, l’actuelle Ecija, à mi-chemin entre Cordoue et Séville. 

Walabonso était diacre, originaire d’Ilipa, autre petit centre voisin, célèbre pour la victoire romaine durant la deuxième guerre punique. Tous deux étaient venus à Cordoue pour étudier et avaient été ensuite placés à la tête d’un couvent de religieuses dans un faubourg à l’ouest de cette même ville.

Sabiniano était de la montagne de Cordoue, et Wistremundo était d’Astigi : tous deux étaient moines dans le monastère de Saint-Zoïle.

Habencio était moine du monastère de Saint-Christophe, au sud de Cordoue.

Jeremías, enfin, avait été marié puis avait fondé un monastère à sept milles de Cordoue, pour lui et sa famille, sur les hauteurs.

Ces moines furent martyrisés par la décapitation, sauf Jeremías qui subit le supplice du fouet. Leurs corps furent ensuite brûlés, et les cendres jetées dans le Guadalquivir.

On ne comprend pas pourquoi la fureur des Maures contre les chrétiens se déchaîna brusquement en 850, sous Abdérame qui régnait là depuis vingt ans. Ces quelques détails nous ont été transmis par saint Euloge, qui vivait à la même époque et fut même nommé évêque de Cordoue en 858. Il devait être lui-même martyrisé au printemps suivant (v. 11 mars).

Les martyrs mentionnés plus haut sont donc commémorés le 7 juin au Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 23:00

Phêrô Đinh Vǎn Dũng

1800-1862

Phêrô Đinh Vǎn Thuàn

1802-1862

Vinh-Sơn Dương

1821-1862

 

Comme pour les martyrs vietnamiens du 5 juin, ceux-ci ont beaucoup de traits communs.

Tous trois sont nés dans la région de Thái Bình : le premier à Đông Háo, le deuxième à Đông Phú, le troisième à Doãn Trung.

Les deux Phêrô (Pierre) étaient pêcheurs, comme leur saint Patron, saint Pierre. Le premier eut deux enfants qu’il éduqua dans la foi chrétienne ; il fut aussi le maire de son village.

Vinh Sơn (Vincent), lui, était agriculteur et avait trois enfants ; il eut des responsabilités dans l’administration de son village.

Lors de la violente persécution qui se déchaîna dès 1861, les chrétiens furent pourchassés, marqués à la joue avec le mot secte,pour les empêcher de se cacher, et tous leurs biens furent confisqués. 

Les deux Phêrô furent arrêtés et emmenés devant le gouverneur ; condamnés à la prison, ils subirent pendant deux ans diverses tortures : lourdes chaînes au cou et aux pieds, forcés à piétiner une croix. Mais jamais ils ne cédèrent.

Vinh Sơn fut arrêté courant 1861 et, pendant les neuf mois de sa détention, subit beaucoup de tortures et d’humilitations, qu’il endura avec joie, refusant de fouler aux pieds la Croix, exhortant ses amis et ses proches à rester fidèles au Christ.

On essaya contre eux la manière sentimentale : on amena leur épouse et les enfants pour venir les supplier d’apostasier (au moins verbalement) et de rentrer dans leur famille. Mais les soldats eurent la surprise de voir qu’au lieu d’être gagnés par l’émotion, les prisonniers encourageaient leur femme et leurs enfants à rester fidèles au Christ.

En avril 1862, on les transféra dans une autre prison. Pendant deux mois on les tortura. Phêrô Thuán fut proche du découragement, mais des amis lui redonnèrent courage et il continua à professer sa foi jusqu’au bout.

Voyant que tous leurs efforts étaient inutiles, les autorités décidèrent de les faire brûler vifs. Les trois hommes furent attachés sur un lit étroit de bois, auquel on mit le feu.

Ces pères de famille héroïques reçurent tous trois la grâce du martyre à Nam Định, le 6 juin 1862.

 

 

Tous trois béatifiés en 1951, tous trois canonisés en 1988, et bien sûr tous trois fêtés avec leurs Compagnons le 24 novembre.

Partager cet article

Repost0
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 23:00

Phêrô Đinh Vǎn Dũng

1800-1862

Phêrô Đinh Vǎn Thuàn

1802-1862

Vinh-Sơn Dương

1821-1862

 

Comme pour les martyrs vietnamiens du 5 juin, ceux-ci ont beaucoup de traits communs.

Tous trois sont nés dans la région de Thái Bình : le premier à Đông Háo, le deuxième à Đông Phú, le troisième à Doãn Trung.

Les deux Phêrô (Pierre) étaient pêcheurs, comme leur saint Patron, saint Pierre. Le premier eut deux enfants qu’il éduqua dans la foi chrétienne ; il fut aussi le maire de son village.

Vinh Sơn (Vincent), lui, était agriculteur et avait trois enfants ; il eut des responsabilités dans l’administration de son village.

Lors de la violente persécution qui se déchaîna dès 1861, les chrétiens furent pourchassés, marqués à la joue avec le mot secte, pour les empêcher de se cacher, et tous leurs biens furent confisqués. 

Les deux Phêrô furent arrêtés et emmenés devant le gouverneur ; condamnés à la prison, ils subirent pendant deux ans diverses tortures : lourdes chaînes au cou et aux pieds, forcés à piétiner une croix. Mais jamais ils ne cédèrent.

Vinh Sơn fut arrêté courant 1861 et, pendant les neuf mois de sa détention, subit beaucoup de tortures et d’humilitations, qu’il endura avec joie, refusant de fouler aux pieds la Croix, exhortant ses amis et ses proches à rester fidèles au Christ.

On essaya contre eux la manière sentimentale : on amena leur épouse et les enfants pour venir les supplier d’apostasier (au moins verbalement) et de rentrer dans leur famille. Mais les soldats eurent la surprise de voir qu’au lieu d’être gagnés par l’émotion, les prisonniers encourageaient leur femme et leurs enfants à rester fidèles au Christ.

En avril 1862, on les transféra dans une autre prison. Pendant deux mois on les tortura. Phêrô Thuán fut proche du découragement, mais des amis lui redonnèrent courage et il continua à professer sa foi jusqu’au bout.

Voyant que tous leurs efforts étaient inutiles, les autorités décidèrent de les faire brûler vifs. Les trois hommes furent attachés sur un lit étroit de bois, auquel on mit le feu.

Ces pères de famille héroïques reçurent tous trois la grâce du martyre à Nam Định, le 6 juin 1862.

 

Tous trois béatifiés en 1951, tous trois canonisés en 1988, et bien sûr tous trois fêtés avec leurs Compagnons le 24 novembre.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens