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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 23:00

Giovanni Battista Scalabrini

1839-1905

 

Né et baptisé à Fino Mornasco (Côme, Italie nord) le 8 juillet 1839, Giovanni Battista était le troisième des huit enfants de Luigi Scalabrini et Colomba.

Ordonné prêtre en 1863, il fut professeur puis recteur au petit séminaire de Côme, avant d'être nommé curé à Côme : de cette époque datent le Catéchisme catholique et le Petit Catéchisme pour les Tout-petits, qu'il publia dans l'intention de fournir un texte approprié aux exigences du temps.

En 1875 il fut nommé évêque de Plaisance et en tant que tel continua son effort pour rénover les méthodes de catéchèse. 

Il fonda la première revue catéchistique d'Italie, Le Catéchiste catholique, et encouragea à Plaisance la formation d'un groupe d'étude pour la méthodologie catéchistique, ainsi que le premier congrès catéchistique d'Italie.

En 1887 il fonda la Congrégation des Missionnaires de Saint-Charles-Borromée (appelés Scalabriniens), qui devaient être présents parmi les émigrés italiens.

Dans son diocèse, l'évêque fit cinq fois la visite apostolique de toutes ses paroisses, convoqua trois synodes, et consacra deux cents églises nouvelles.

En 1895, il fonda la branche féminine des Missionnaires de Saint-Charles.

En 1901 et 1904 il fit une visite pastorale auprès des Italiens émigrés aux Etats-Unis et au Brésil.

Mgr Scalabrini mourut le 1er juin 1905, et il fut béatifié en 1997.

 

Sa devise épiscopale était : Video Dominum innixum scalae (Je vois le Seigneur au sommet de l’échelle, cf. Gn 28:13).


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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 23:00

Annibale Maria Di Francia

1851-1927

 

Né à Messine (Sicile) le 5 juillet 1851, Annibale était le troisième des quatre enfants d'une famille noble.

Le père, Francesco, appartenait aux Marquis de Santa Caterina dello Ionio ; il était cavalliere, vice-consul pontifical et capitaine honoraire de la marine royale de la maison des Bourbon. Son frère, Raffaele, fut moine cistercien et professeur de Lettres et de Philosophie au Collège des Gentilshommes de Messine ; sa sœur, Luisa, épousa un des proches de Cavour.

La mère, Anna Toscano, appartenait aux Marquis de Montanaro ; son frère, don Giuseppe Toscano, fut directeur du journal La Parole Catholique.

Les quatre enfants de Francesco et Anna, Giovanni, Caterina, Annibale, Francesco, reçurent aussi le nom de Maria au baptême. Giovanni, journaliste, mourut assez jeune, ainsi que Caterina. Francesco devint prêtre, comme Annibale.

Le père d'Annibale mourut en 1852, quand le petit garçon n'avait pas encore deux ans. Il fut confié à sa tante, pour soulager sa pauvre maman, bien jeune (elle avait vingt-trois ans) pour s'occuper seule de ses quatre enfants.

En 1859, Annibale et son petit frère Francesco revinrent auprès de leur mère, pour éviter la contagion d'une épidémie de choléra.

Annibale passa au Collège où enseignait son oncle Raffaele. Un jour qu'un pauvre mendiant vint demander l'aumône et que les garçons se moquèrent de lui, Annibale se leva devant tous ses camarades et remit son repas au mendiant.

Quand Garibaldi entra dans Messine, la famille se réfugia momentanément à Naples, puis revint dans la capitale sicilienne.

A la fin de ses études, Annibale sentit fortement l'appel au sacerdoce. Une religieuse mystique, Maria Luisa de Jésus, lui prédit qu'il serait prêtre et ferait un grand bien pour l'Eglise.

Annibale reçut l'ordination sacerdotale en 1878.

Avant cette ordination, deux événements mystérieux marquèrent la destinée d'Annibale.

Dans un train, assis près d'un autre prêtre, Annibale jugea opportun de donner à ce prêtre 100 lires, tandis que son compagnon de voyage lui suggérait de n'en donner que 50. Juste après, Annibale se rendit compte d'avoir reçu mystérieusement une enveloppe de 1000 lires.

Ayant rencontré un pauvre aveugle, dont se moquaient certains enfants, il l'emmena chez lui, lui donna de bons vêtements et le mit dans son lit. Voulant déposer un baiser sur le visage de cet aveugle, il se rendit compte que c'était le visage du Christ, et il le baisa plusieurs fois.

Cette rencontre mit don Annibale en contact avec l'horrible misère des maisons Mignuni, habitations sordides du quartier Avignone. Avec l'accord de l'évêque de Messine, don Annibale voulut vivre au milieu de cette population, pour en partager la misère, la crasse, la pauvreté spirituelle et matérielle. 

Il ouvrit une école pour les petits garçons et une pour les petites filles, premières victimes innocentes de cette pauvreté misérable. L'œuvre ne fut pas facile, et Annibale reçut même des menaces.

Don Annibale s'entoura d'une famille de religieuses, guidée par Natalina Briguglio. Mais après une dizaine d'années de collaboration, celles-ci se retirèrent pour former leur propre maison, dont l'aumônier fut alors le frère d'Annibale, don Francesco.

L'œuvre missionnaire proprement dite de don Annibale commença en 1882, avec la création d'orphelinats placés sous la protection de saint Antoine de Padoue. Ce fut le début d'un courant qui se propagea dans le monde entier.

C'est alors que don Annibale se rendit à Galatina (Lecce), où vivait la voyante de La Salette, Mélanie Calvat. Il la supplia de venir le seconder. Pendant dix ans, Mélanie donna ses conseils aux religieuses que voulait fonder don Annibale.

Don Annibale fonda ainsi deux Instituts pour encadrer son œuvre d'assistance aux enfants abandonnés : les Filles du Zèle Divin (1887), et les prêtres Rogationistes (1897).

L'appellation “rogationistes” vient du commandement évangélique du Seigneur : Priez (Rogate) le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson (Lc 10:2).

En 1884, don Annibale reçut une première machine à imprimer, avec laquelle il ouvrit une imprimerie, qui donna du travail aux orphelins. L'imprimerie grandit et devint en 1908 l'Imprimerie du Sacré-Cœur. 

En 1927, don Annibale tomba malade en février et mourut le 1er juin 1927.

Pour la béatification et la canonisation de don Annibale, furent reconnus deux miracles de guérison totale et durable, scientifiquement inexplicables ; ce fut le cas d'une petite brésilienne et d'une petite philippine.

Cette dernière fut guérie en 1993 d'une grave méningite bactérienne avec pseudomonas, hydrocéphalie et atrophie du cortex cérébral ; la maladie résistait à tous les antibiotiques connus. Une neuvaine au bienheureux Annibale Di Francia aboutit en un mois à la guérison totale et sans aucune séquelle.

 

Don Annibale Maria Di Francia a été béatifié en 1990 et canonisé en 2004. 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 23:00

Justin

?-166

 

Saint Justin parle de lui-même dans ses écrits, expliquant par quels chemins il avait trouvé la Foi.

Né en Syrie, fils de Priscus et petit-fils de Bacchius, il était de milieu païen. Une grâce particulière lui infusa l’amour de la philosophie, entendue comme recherche de la Vérité.

Il fréquenta successivement plusieurs écoles, qui ne lui apportèrent pas suffisamment de conviction : éliminant d’emblée les épicuriens, il rencontra un stoïcien qui lui disait qu’il n’était pas nécessaire de connaître Dieu ; puis un péripatéticien, qui prétendait à un salaire pour ses “leçons” : “Je n’avais pas songé que la philosophie fût à vendre”, écrit Justin ; puis un pythagoricien lui parla du détachement pour arriver à la contemplation du beau et du bien, mais il lui fallait pour cela étudier la musique, l’astronomie, la géométrie, et il n’avait pas le temps de se mettre à ce travail ; enfin un platonicien, dont la doctrine sur les choses incorporelles l’intéressa beaucoup ; mais il rencontra finalement un vieillard qui l’aida à aller au-delà de la philosophie humaine, pour rencontrer Dieu lui-même, en particulier par la lecture des prophètes, de l’Ecriture Sainte, qui s’était accomplie en la personne de Jésus.

Justin fut alors transformé, il trouve dans l’Ecriture ce qu’il cherchait. Il rencontre des Chrétiens. Ce qui le convainc encore plus, c’est le comportement de ceux-ci devant la persécution : “Entendant les accusations portées contre les chrétiens, et les voyant intrépides en face de la mort, je me dis qu’il était impossible qu’ils vécussent dans le mal et dans l’amour des plaisirs.” 

Il se convertit, corps et âme, reçoit le baptême et désormais consacre sa vie à la diffusion de la Vérité. Il a pu faire un voyage à Rome. 

Vers 135, il rencontra l’éphésien Tryphon, un rabbin, avec qui il engagea des discussions, d’où ressortit un ouvrage qu’il publia ensuite : le Dialogue avec Tryphon, où il montre comment la Nouvelle Alliance l’emporte sur l’Ancienne.

Il s’en vint à Rome où il ouvrit une école et où il chercha de toutes ses forces à confondre les hérétiques : marcionites, valentiniens, basilidiens… On a malheureusement perdu son Traité contre toutes les hérésies. C’est là qu’il écrivit deux Apologies, envoyées à l’empereur, engageant ce dernier à protéger les chrétiens et même à se convertir.

C’est dans ces textes que Justin est amené à parler des sacrements de l’Eglise, le baptême et l’eucharistie. Il décrit l’assemblée dominicale en des termes qui montrent clairement les moments de notre Messe.

Il eut l’occasion de discuter avec un certain Crescens qui, confondu, l’attaqua en le dénonçant, lui et quelques compagnons, que nous retrouvons dans les Actes du martyre de Justin : la chrétienne Chariton, Evelpiste, Hiérax, Pœon, Libérien. On en retiendra quelques réponses savoureuses : 

- Je suis esclave de César ; mais, chrétien, j’ai reçu du Christ la liberté.

- Notre vrai père, c’est le Christ, et notre mère, la foi par laquelle nous croyons en Lui.

Finalement, Justin et ses compagnons sont flagellés, puis décapités.

 

Saint Justin est fêté le 1er juin.

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 21:28

7e dimanche de Pâques - A

Jésus n’est plus là ; les Apôtres sont “seuls”, mais avec Marie. Des textes que nous lisons rien ne laisse entrevoir la moindre tristesse, le moindre désespoir. Au contraire, d’un seul cœur ils prient ; la présence de la Mère du Christ nous permet de comprendre combien, dès le début, la Mère de Dieu était aussi la Mère de l’Eglise. Jésus le lui a dit sur la croix, désignant l’Eglise en la personne de l’apôtre Jean : Voici ton fils (Jn 19:26).

Avec elle, les apôtres se préparent à recevoir le Saint Esprit.

On pourra remarquer que s.Luc, énumérant ici les noms des Onze, ne les nomme pas dans l’ordre où il les a nommés précédemment dans l’évangile (Lc 6:14-15) ; la première fois, il les a vraisemblablement nommés dans l’ordre où le Christ les a appelés : Pierre, André, Jacques, Jean, etc. Maintenant, il semble que Jésus ait établi une autre hiérarchie : Pierre et Jean apparaissent plus que jamais soudés entre eux : déjà lors de l’arrestation de Jésus (Jn 18:15), au jour de la résurrection (Jn 20:3), sur le lac de Tibériade (21:7;21sq), puis dans les Actes (Ac 3 et 4). Pierre et Jean expriment les deux faces de l’Eglise naissante : Pierre, l’institution ; Jean, la doctrine.

Une sainte tradition rapporte par ailleurs que seuls Pierre et Jean auraient été ordonnés évêques par Jésus lui-même, et les autres prêtres ou diacres ; qu’ensuite ces derniers auraient reçu la consécration épiscopale de Pierre et de Jean. Ce n’est pas une vérité d’évangile, mais elle pourrait confirmer le texte des Actes d’aujourd’hui. Bien sûr, Pierre et Jean ont eu ensuite des missions différentes : Pierre fut évêque à Antioche avant d’être à Rome, tandis que Jean le fut à Ephèse, et Jacques à Jérusalem.

Les Apôtres prient donc ensemble, à l’étage de la maison, très probablement au Cénacle, lieu désormais historique de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce.

* * *

La liturgie s’associe à leur prière avec le psaume 26 : J’ai demandé une chose au Seigneur : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie. On imagine volontiers le Collège apostolique aux premiers moments de l’Eglise naissante : avec quelle ferveur devaient-ils prier et invoquer la descente du Saint-Esprit.

Cette prière du psaume 26 nous apparaîtra peut-être un peu étrange, impossible à mettre en pratique : comment habiter tous les jours dans la maison du Seigneur ? Même les grands Saints devaient travailler en-dehors du sanctuaire.

Mais comprenons bien le texte sacré : en commençant par me mettre en présence de Dieu avant toute action, toute décision, toute démarche, tout ce que je ferai sera toujours inspiré de l’atmosphère de la maison du Seigneur. Voilà pourquoi l’Eglise s’est habituée à ponctuer, sans l’imposer, chaque action de la journée par une petite prière : l’Angelus au matin, le midi et le soir ; au commencement et à la fin du travail ; au début et à la fin des repas ; en partant en voyage et au retour ; prière pour demander, pour remercier… Rien d’obligatoire ici quant à la forme, au choix de la prière ; c’est là la richesse et la liberté de notre dévotion.

Rappelons aussi que l’unique prière que nous a enseignée le Christ, est le Notre Père. C’est «la» prière par excellence, qui contient toutes les autres. L’Eglise naissante s’habitua très tôt à répéter cette prière trois fois par jour, au matin, à l’Eucharistie, le soir. Pourquoi pas nous ?

* * *

Quand saint Pierre écrivit sa première épître, il avait déjà accompli beaucoup de voyages, et subi beaucoup d’épreuves ; son martyre à Rome est désormais proche. Mais contrairement à ce qu’on entendrait souvent aujourd’hui, loin de se plaindre, il écrit ces mots inattendus : Puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous ! - Si l’on vous insulte, heureux êtes-vous - Si l’on fait souffrir l’un de vous, qu’il rende gloire à Dieu.

Pierre vit maintenant tout-à-fait dans l’intimité du Cœur du Christ, qui avait dit : Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie de toutes manières à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse (Mt 5:11-12).

* * *

A Pierre et aux autres Apôtres s’appliquent ces mots que Jésus exprime dans sa Prière sacerdotale, au terme de la dernière Cène : Ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru que c’était toi qui m’avais envoyé.

Jésus exprime ici son Nunc dimittis : Il est arrivé au terme de Sa mission ; Il a fait connaître Son Père ; ces fidèles Apôtres, malgré leurs défauts, malgré leurs hésitations, sont désormais prêts à continuer Son œuvre : Jésus les confie à Son Père.

La façon dont Jésus remet son Eglise aux Apôtres est remarquable de confiance en eux : Jésus sait, au moment de la dernière Cène, qu’il ne sera guère entouré au moment de l’Agonie, tout-à-l’heure, ou sur la croix, demain ; Il sait qu’ils vont encore douter même en le voyant ressuscité… Il sait que, durant tous les siècles, les prêtres, les évêques, les papes, auront des faiblesses, des écarts, des défauts : Il passe par-dessus ces choses humaines, historiques, petites, mesquines, pour confier à des hommes la divine mission de porter l’évangélisation jusqu’aux extrémités de la terre.

C’est ce qu’ils feront, et c’est ce que nous devons faire encore maintenant : évangéliser, porter la Bonne Nouvelle à tous (tous !) les hommes, manifester notre joie d’être de la grande Famille de Jésus. Même si nous en sommes bien indignes, c’est Jésus qui appelle et qui envoie.

Quand on lit dans saint Paul que Dieu a choisi ce qu’il y a de fou dans le monde pour confondre les sages ; ce qu’il y a de faible pour confondre la force (1Co:1,27), on ne peut attribuer qu’à la puissance de Dieu cette “folie” d’avoir confié l’Eglise, cette œuvre si majestueuse, à des hommes “ordinaires” et, parfois, relativement peu instruits, sujets aux maladies, aux faiblesses habituelles de notre condition humaine, physiques, psychiques, intellectuelles, morales…

Dans quelques jours, la descente du Feu divin de l’Esprit va “brûler” tout cela ; pleins de zèle, de courage, d’ardeur, les Apôtres vont partir évangéliser la terre entière. Et au cours des siècles, l’Esprit continuera ce saint Incendie, envoyant sur le front de l’évangélisation des hommes et des femmes de toutes conditions, pour répandre partout la Parole de Vérité et d’Amour.

* * *

Avec le Christ qui est avec nous jusqu’à la fin des temps (c’est dans la Prière du jour), prions avec les apôtres au cénacle :

Viens, Esprit Saint, remplis le cœur de tes fidèles ! Allume en eux le feu de ton Amour !

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 23:00

Camilla da Varano

1458-1524

 

Camilla naquit le 9 avril 1458 à Camerino (Macerata, Italie) de Giulio Cesare da Varano, seigneur de la ville.

Seules, les habitudes de l’époque permettent de comprendre la situation familiale de Camilla. Son père eut trois enfants de son épouse légitime, et au moins six autres (dont Camilla) d’autres unions. Camille était la fille d’une certaine Cecchina di Mastro Giacomo.

Elle fut élevée à la cour de son père, et reçut une éducation poussée : latin, lectures classiques, peinture, hippisme, musique, danse.

Le papa lui destinait évidemment un mariage dans la haute noblesse, mais c’était sans compter avec la prédication des Frères Mineurs, dont Camilla resta affascinée.

Dès l’âge de dix ans, elle apprit d’eux à verser au moins une petite larme chaque vendredi en souvenir de la passion de Notre-Seigneur. Elle persévéra dans cette pieuse habitude, jusqu’à désirer la vie religieuse, qu’elle détestait auparavant.

C’est ainsi qu’à vingt-trois ans, elle entra au monastère des Clarisses d’Urbino, pour y vivre la règle de sainte Claire dans sa plus stricte observance.

Camilla prit alors le nom de Battista.

Le papa, pour retrouver le voisinage de sa chère fille, fit construire un couvent de Clarisses à Camerino, et eut la satisfaction d’y voir arriver Sœur Battista, accompagnée de quelques autres Consœurs, portant sur leurs épaules une grand croix en bois.

Battista fut plusieurs fois élue abbesse.

En 1502, des agitations politiques firent que le père et trois frères de Battista furent assassinés ; son jeune frère n’échappa au massacre qu’en fuyant avec sa mère à Venise. 

Battista elle-même se réfugia un temps à Atri, avant de revenir à Camerino.

En 1505-1507, elle alla fonder un monastère à Fermo ; en 1521-1522, elle fut à San Severino Marche, pour y faire passer les religieuses à la réforme de l’observance.

Camilla-Battista fut favorisée de diverses expériences mystiques, de visions, en particulier du Christ souffrant dans sa passion, qu’elle décrivit dans divers ouvrages : Les douleurs mentales de Jésus, Instructions au disciple, Traité de la pureté du cœur.

Ses écrits influencèrent saint Filippo Neri (voir au 26 mai), la bienheureuse Hélène de Chappotin (voir au 15 novembre), le bienheureux John Henry Newman (voir au 11 août)…

 

Camilla Battista mourut à Camerino le 31 mai 1524 et fut canonisée en 2010.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 23:00

 

Domenico Di Nicolantonio

1778-1866

 

Né le 14 juin (1) 1778 à Roccacasale (Abruzzes, Italie centrale), Domenico était le benjamin des six enfants de Gabriele Di Nicolantonio et Santa D'Arcangelo, une famille rurale profondément croyante. 

Domenico fut chargé de conduire les bêtes du troupeau aux pâturages.

Jeune, il vivait l'esprit franciscain, pratiquant la pauvreté. A vingt-trois ans il entra au couvent des Frères Mineurs d'Arisquia (1802), où il prit le nom de Mariano et restera douze ans, assumant les charges de menuisier (très apprécié), jardinier, cuisinier, portier.

Insatisfait dans ses aspirations, troublé par les agitations politiques qui conduisaient à des suppressions de maisons religieuses, il demanda son transfer à la retraite de Bellegra (Latium, Centre).

C'est là qu'il trouva le joie et la paix. Désormais il restera là pendant quarante ans, portier de son couvent, accueillant les pauvres, les pèlerins, répandant la joie de saint François, réconfortant, priant, traitant chacun comme il l'aurait fait pour Notre-Seigneur Lui-même. Quelque fois, ceux qui frappaient n'avaient pas les meilleures manières et même l'insultaient, mais frère Mariano ne perdait jamais son sourire et sa douceur.

On le trouvait de longues heures en contemplation devant le Saint Sacrement, tellement recueilli et replié sur lui-même qu'on croyait y voir “un tas de chiffons” (l'expression est d'un témoin). C'est d'ailleurs au pied de l'autel qu'on le trouva évanoui au soir du 23 mai 1866.

Il s'endormit dans la Paix du Seigneur le 31 mai 1866.

Dès 1925 on examinait le miracle, avenu en 1918, de la guérison rapide, totale et durable, d'un petit garçon de quinze mois, affecté d'une grave méningite encéphalite aiguë.

Domenico Di Nicolantonio – Mariano de Roccacasale - fut béatifié en 1999, en même temps qu'un de ses disciples et condisciples, Diego Oddi da Vallinfreda. (voir au 3 juin).

 

 

 

On trouve le 13 ou le 14, janvier ou juin...

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 23:00

 

Giacomo Amoroso

1715-1787

Filippo Giacomo (Philippe Jacques) était né le 5 novembre 1715 à Nicosia (Sicile), dans une famille sicilienne, nombreuse et très pauvre, si pauvre qu’il ne fréquenta pas l’école et resta analphabète.

Le père, Filippo, était cordonnier, et envoya son garçon au meilleur atelier de l’endroit pour bien apprendre le métier. Giacomo y semait un esprit de piété, de dévotion, de respect de Dieu. Quand sonnait l’heure de l’office, il invitait les compagnons à prier le chapelet. 

A dix-huit ans il demanda à être admis comme frère au couvent capucin, mais on ne put le recevoir sous le prétexte qu’il ne savait ni lire ni écrire, mais aussi parce qu’il devait soutenir la famille par son travail. 

Il aurait peut-être pu apprendre au moins les rudiments à l’école des braves moines, qui apparemment avaient d’autres soucis à ce moment-là. Mais Giacomo n’avait qu’une idée en tête : vivre dans le recueillement avec Dieu. Il persévéra dans son idée, et sa persévérance porta des fruits.

Au bout de dix ans, après la mort de ses parents, il put entrer chez les Capucins à Mistretta. Il y prit le nom de Felice (Félix). Après une année de noviciat, il fit la profession religieuse et on l’envoya au couvent de Nicosia (Sicile). Il fut quêteur, chargé de demander l’aumône pour ses Confrères religieux, outre que jardinier, cordonnier, infirmier.

Chaque jour, l’âne du couvent, comme il se définissait lui-même, passait de maison en maison, frappant aux palais des riches, leur demandant de partager leurs richesses avec ceux qui avaient moins ; en même temps, il laissait toujours une parole douce, consolante, réconfortante. Chaque fois, il remerciait par ces mots : Que ce soit pour l’amour de Dieu.

Aux enfants, pour leur rappeler les Vérités importantes, il leur donnait qui une noix et trois noisettes pour illustrer le Dieu Un et Trine ; ou cinq fèves, pour les cinq Plaies de Notre-Seigneur, ou dix pour les Dix Commandements…

Au passage, il s’arrêtait pour donner un coup de main pour porter du bois et autre chose. Le dimanche, il visitait les prisonniers. Les malades, il allait les visiter jour et nuit, si nécessaire.

Mais le frère Felice faisait aussi des miracles : des malades guérissaient par sa prière, du grain avarié redevait sain… En outre, on constata son don de bilocation. Lors d’une épidémie à Cerami (1777), il se dépensa sans compter, et sans être contaminé par le mal.

Son supérieur pensait bien faire de lui imposer aussi de sévères humiliations, pour le faire monter encore plus dans la voie de la sainteté. Il le traitait de fra’ Scuntentu, ou hypocrite, ou de saint de la Mecque, à quoi Felice répondait invariablement Que ce soit pour l’amour de Dieu. Felice, de son côté, ne faisait absolument rien sans en demander la permission.

Ainsi se déroula cette vie toute simple, effacée, dans la pauvreté et la joie d’appartenir à Dieu.

Le 31 mai 1787, s’étant sentit bien mal, Felice demanda encore une permission à son supérieur : celle de mourir ! L’ayant obtenue, il s’éteignit ce jour-là, ayant encore une fois répété son Que ce soit pour l’amour de Dieu.

Dès 1828 commençait le procès de béatification. Giacomo - Frère Felice de Nicosia - fut béatifié en 1888, et canonisé en 2005.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 23:00

 

Nicolas Barré

1621-1686

 

Né le 21 octobre 1621 à Amiens, Nicolas était l'aîné des cinq enfants de sa famille. Les parents tenaient un commerce ; ils firent baptiser leur fils le 17 décembre 1621.

Il étudia chez les Jésuites et entra à dix-neuf ans dans l'Ordre des Minimes. En janvier 1641 il prit l'habit et fut ordonné prêtre en 1645.

Pendant dix ans il fut professeur de théologie et bibliothécaire du couvent sis place des Vosges à Paris (alors Place Royale).

En 1655 il fut nommé sacristain à Amiens, car sa santé faiblissait. 

S'étant refait, il fut envoyé à Rouen. Là, de 1659 à 1675, il fut conseiller spirituel et missionnaire dans les faubourgs. Il s'entoura de quelques personnes jeunes, garçons et filles, pour créer un mouvement d'éducation populaire à l'intention des enfants pauvres.

Le mouvement s'affermit et prit de l'ampleur. Des demandes affluèrent.

En 1662 s'ouvrit une première école à Sotteville-les-Rouen, et le petit groupe des jeunes filles s'organisa en communauté. Ce seront les Maîtresses Charitables du Saint Enfant-Jésus.

En 1675 il revint à Paris, tout en suivant le développement de ces petites écoles populaires.

C'est lui qui conseilla à Jean-Baptiste de la Salle (1) de “vivre pauvre avec les maîtres d'école”. Il était tellement bon conseiller, qu'on disait couramment Il faut l'amener au P.Barré.

En 1684, une de ses collaboratrices partit à Lisieux pour aider les sœurs Jouen à y ouvrir d'autres écoles.

Le père Nicolas mourut le 31 mai 1686.

Il fut béatifié en 1999.

Actuellement, les Maîtresses Charitables sont devenues deux familles distinctes : les Sœurs de la Providence de Rouen et les Sœurs de l'Enfant-Jésus Nicolas-Barré à Paris.

 

 

 

1 Saint Jean-Baptiste de la Salle est fêté le 7 avril.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 23:00

Consultez la notice "Ouganda (Martyrs de l')".

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 23:00

Juan Diego Cuauhtlatoatzin

1474-1548

 

Juan Diego (Jean Jacques) naquit le 12 juillet 1474 dans la tribu mexicaine des Nahuas.

En réalité, son nom de naissance était Cuauhtlatohuac, qui signifie «aigle parlant», et il était originaire de Cuautitlán, une cité à vingt kilomètres au nord de Tenochtitlan (la future Cità de Mexico).

Cuauhtlatohuac embrassa le catholicisme vers 1525, lors de l’arrivée des missionnaires espagnols débarqués avec les premiers conquistadors. Il reçut le baptême, et le nom de Juan Diego.

Dès lors, il se retira dans une mission catholique, pour servir les pères franciscains à Tolpetlac.

En 1531, le 12 décembre, il se promenait sur une colline de Tepeyac, lorsqu’une belle Dame se manifesta et lui parla dans sa langue native, en nahuati. Elle lui demandait de construire sur cette colline un sanctuaire. Fidèlement, Juan Diego alla en parler à l’évêque qui, évidemment, demanda un signe quelconque pour s’assurer que cette manifestation était authentique.

De retour sur la colline, Juan Diego vit la même Dame, qui l’invita à cueillir des roses (en plein hiver !). Juan Diego en remplit son tablier et retourna voir l’évêque. Or, au moment où il ouvrit son tablier et que les roses tombèrent aux pieds du prélat, Juan Diego ne comprenait pas pourquoi l’évêque et son entourage, au lieu de regarder ces fleurs «miraculeuses», contemplaient comme en extase son petit tablier : c’est qu’ils y virent l’image de la Vierge Marie imprimée, justement celle qu’on vénère encore aujourd’hui dans le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe.

Le sanctuaire fut construit, et attire des milliers et des milliers de Mexicains chaque année, mais aussi de très nombreux pèlerins étrangers.

Juan Diego resta au service de l’Eglise dans ce sanctuaire, jusqu’à sa mort, qui advint le 30 mai 1548.

Il a été béatifié en 1990 et canonisé en 2002.

Sa fête, inscrite au calendrier universel, a été établie à quelques jours de l’anniversaire de l’apparition, le 9 décembre et le Martyrologe le mentionne à cette date. Il devrait être inscrit au 30 mai.

Des observations et des recherches scientifiques furent effectuées sur l’image miraculeuse. On a remarqué que les couleurs de l’image sont restées comme à la surface du tissu, sans l’imprégner. Le tissu lui-même s’est étonnamment conservé depuis plusieurs siècles alors que, fabriqué avec des fibres naturelles, il aurait dû se décomposer depuis longtemps. On a pu également détecter dans les yeux de l’Image sainte l’attitude de l’évêque et de son entourage en position de vénération, avec une petite différence entre l’œil droit et le gauche, conformément à l’impression naturelle des images sur la rétine humaine, ce qui prouverait que l’Image est une véritable photographie, plus qu’un travail artistique comme le serait une icône, un peu comme le Saint Suaire de Turin.

On ne pourra que recommander la lecture des savantes études qui ont été faites sur cette sainte Image.

Lors des cérémonies, des demandes furent adressées au pape de ne pas procéder à cette canonisation, sous prétexte que l’existence-même de Juan Diego n’était pas suffisamment établie. Si cet homme n’a pas existé, la Vierge Marie a bien dû se manifester à quelqu’un, pour qu’on en conserve aujourd’hui un «signe» aussi étonnant.

 

On a aussi objecté que Juan Diego n’est pas mentionné pendant plus d’un siècle après la fameuse apparition de 1531, comme si l’humilité et la simplicité du Voyant auraient mieux fait de lui suggérer de signer des attestations officielles, avec tampons et en plusieurs exemplaires. Si l’on a mentionné le nom de Juan Diego vers 1650, c’est que la tradition orale a fidèlement transmis l’héritage de cet événement : un siècle est vite passé !

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