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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 19:41

Francesc Xavier Sorribas Dot
1909-1936

Il était né le 7 novembre 1909 à Torelló (Barcelone), benjamin des trois enfants de Jaime et María, dont le fils aîné fut aussi Clarétain. Les parents tenaient un commerce. Francisco Xavier fut baptisé le 8 novembre 1909 et confirmé en 1911.

Il entra chez les Clarétains de Vic en 1920, et retrouva son frère à Cervera en 1924. Il commença le noviciat en 1925, fit la profession en 1926, et partit étudier la philosophie à Solsona. Il trouvait cette étude facile.

En 1928, il alla à Cervera pour la théologie, puis en 1931 à Tarragona à cause de sa santé, et revint à Cervera. Il reçut l’ordination sacerdotale en 1931 à Solsona.

Il avait une mémoire prodigieuse et un don marqué pour la parole ; il était en outre animé d’un grand zèle pour le salut des âmes et se proposa dès 1934 pour les missions de Chine.

Après une année de préparation, il fut cependant envoyé à Sallent en 1934, puis à La Selva del Campo, où il fut organiste et prédicateur.

En juillet, à l’annonce des mauvaises nouvelles politiques, on décida de disperser la communauté. Le 21 juillet, tous évacuèrent la maison, car l’église avait déjà commencé à brûler.

Le p.Sorribas se cacha dans une cabane avec deux autres jeunes. Ils furent bien accueillis par le curé de Almoster, mais ils durent s’enfuir rapidement, emportant le Saint-Sacrement avec eux, de façon à pouvoir au moins communier. Ils trouvèrent une autre cabane, mais le propriétaire leur dit : Si on vous tue, vous allez au ciel, mais s’ils me tuent à cause de vous, que fera ma famille ? Alors, ils se remirent en marche pendant toute la journée du 24.

A La Riba, ils furent bien accueillis par le président du Comité, qui leur donna à manger et les cacha dans une cabane pour la nuit ; le lendemain, 25, on leur fit prendre des billets de train. Le p. Sorribas préféra accompagner Juan Costa à Lleida (l’autre étant parti dans une autre direction).

A cette époque, tous les prêtres et les religieux portaient la marque de la tonsure cléricale, et Xavier tenait à l’entretenir : ce fut à cela qu’on le reconnut dans la gare de Lleida. Tandis qu’on emmenait le jeune en prison, on s’acharna sur le p.Sorribas, qui n’avait pas de laisser-passer. On lui dit d’aller en demander un, mais à un moment donné, on le plaqua contre le mur d’une place et il tomba sous les balles.

Martyrisé le dimanche 26 juillet 1936 à Lleida, béatifié en 2017, le bienheureux Francesc Xavier Sorribas Dot sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 juillet.

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 19:40

Manuel Jové Bonet
1895-1936

Né le 14 septembre 1895 à Vallbona de las Monjas (Lleida), et baptisé trois jours plus tard, Manuel était l’un des sept enfants de Juan et Ramona, de bons paysans chrétiens. Le père avait un frère chez les Clarétains.

En 1907, Manuel commença les études secondaires chez les Clarétains à Vic, lorsque le préfet était le p.Gumersindo, qui serait martyrisé le même jour que lui.

Il commença le noviciat en 1911 à Cervera et fit la profession en 1912. Il fit là aussi la philosophie et une partie de la théologie, qu’il acheva à Alagón. C’est l’archevêque de Saragosse qui lui conféra les Ordres sacrés et l’ordonna prêtre en 1920.

Après une année de prédication, il fut nommé professeur de latin à Vic. C’était sa passion ; il collaborait à la revue Alma Roma, s’ingéniait à trouver les mots latins pour traduire les expressions modernes.

En 1925, il fut professeur à Cervera. Ses interventions suscitaient les éclats de rire parmi les postulants, qui d’habitude trouvaient les conférences ennuyeuses.

En 1928, il commencça la publication de la revue Candidatus Latinus, qui devint Palaestra Latina deux ans plus tard, une revue qui servit de référence pour beaucoup d’étudiants. Il préparait aussi un dictionnaire latin-espagnol. C’est en travaillant à cet ouvrage qu’il vit arriver la révolution d’été 1936. 

Le 24 juillet, avec ses quatorze étudiants, il partit pour Vallbona de las Monjas, à vingt-cinq kilomètres de là, en veillant à faire assez de détours pour éviter les miliciens. Ils durent passer la nuit chez l’habitant et se remirent en route au matin du 25. En chemin, quelqu’un les reconnut et les dénonça. Ils marchaient deux par deux à quelque distance les uns des autres, mais des miliciens arrêtèrent le dernier groupe et remontèrent au premier. Un ami proposa au p. Manuel de fuir par une porte de derrière, mais il s’y refusa énergiquement, pour ne pas abandonner les jeunes qui lui étaient confiés.

On réunit le père et les quatorze postulants. Le père se mit à écrire (en latin) les événements ; un jeune sortit son chapelet, on l’obligea à le piétiner mais il refusa ; on voulait forcer le père José à piétiner son crucifix et, comme il refusait, on le lui fourra dans la bouche avec un coup de poing qui le fit saigner abondamment. On arracha au père Manuel son pantalon et on s’apprêtait à le mutiler, mais le «chef» intervint : Ça, non ! Mais on lui fit une profonde coupure à l’aine, qui saignait énormément. On se moqua copieusement aussi de tous les postulants, qui avaient avec eux des chapelets, des crucifix, des cilices aussi.

On les attacha ensuite deux à deux et on les fit descendre à coups de poings et de pieds. On les fit monter dans un camion qui partit pour Verdú ; on voulait les fusiller sur place, mais le président du Comité le leur refusa ; ils ne savaient que faire. Ils repartirent pour Lleida et s’arrêtèrent au cimetière, firent descendre les postulants et le p.Manuel.

Le père dit aux postulants : Nous allons mourir pour Dieu ! Vive le Christ Roi ! Il répéta encore trois fois : Vive le Christ Roi ! Juste avant de mourir, ils crièrent tous ensemble Vive le Christ Roi ! Les miliciens les fusillèrent quatre par quatre, jusqu’aux trois derniers. Il était quatorze heures.

Martyrisé le 26 juillet 1936 à Lleida et béatifié en 2017, le bienheureux Manuel Jové Bonet sera mentionné avec ses quatorze Postulants dans le Martyrologe Romain au 26 juillet.

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 19:38

Gumersindo Valtierra Alonso
1876-1936

Né le 13 janvier 1876 à San Martín de Humada (Burgos), Gumersindo fut baptisé le jour-même, et confirmé l’année suivante. Ses parents, Santiago et Josefa, étaient de simples paysans chrétiens qui priaient fidèlement le chapelet.

En 1890, il commença le postulat chez les Clarétains de Ségovie, où ils étaient plus de cent-vingt garçons. Très bon élève, il passa au noviciat de Cervera en 1893, fit la profession l’année suivante, et commença la philosophie. Jusques là, ses résultats étaient excellents.

En 1897 cependant, il se trouvait à La Selva del Campo comme frère convers : des crises d’épilepsies l’empêchaient d’accéder au sacerdoce. L’épreuve était rude, mais il l’accepta humblement. Dieu le récompensa : les crises passèrent et il put reprendre les études.

Il fut professeur des postulants à Barbastro et préfet auxiliaire, tout en suivant les cours de théologie au séminaire de Barbastro. Il reçut enfin les Ordres et fut ordonné prêtre en 1908 à Lleida : il avait trente-deux ans.

L’enseignement lui allait à la perfection. Après Barbastro, il fut envoyé pour cela à Vich (1909), Cartagena (1916), Madrid (1922), Alagón (1923), puis au séminaire comme préfet de discipline, à Requena comme supérieur (1928), où il établit l’archiconfrérie du Cœur Immaculé de Marie.

Dès la proclamation de la Deuxième République (1931), il s’attendait au martyre et s’y préparait.

En 1932 on le nomma supérieur de la maison généralice à Barcelone, charge renouvelée en 1934. Il ne s’en sentait pas capable : J’aurai certainement plus de mal à tenir qu’à commander.

Le 20 juillet 1936, c’était la révolution, mais le père Gumersindo ne réalisait pas la situation : Si on n’a rien fait à personne… On le persuada de s’habiller en paysan et d’aller se cacher. Il dut changer de cachette plusieurs fois ; il ne comprenait pas le danger qu’il courait à sortir tout vêtu de noir avec son bréviaire en mains… Le dimanche 26, des miliciens l’arrêtèrent dans la rue.

Naïvement, il indiqua la maison où il logeait, mais comprit (trop tard) qu’il ne devait pas nommer les propriétaires et se tut : il reçut une violente gifle qui le fit saigner du nez et se mit à dire le chapelet. On le remit à d’autres miliciens : Celui-là, vous pouvez en faire ce que vous voulez. On l’emmena plus loin, on le fit descendre de voiture, marcher quelques mètres, et une décharge l’abattit en pleine rue.

Martyrisé le 26 juillet 1936 à Barcelone, béatifié en 2017, le bienheureux Gumersindo Valtierra Alonso sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 juillet.

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 10:32

Marià Binefa Alsinella
1906-1936

Né le 27 juin (et non le 24 septembre) 1906 à Anglesola (Lleida), il reçut le nom de Mariano sept jours plus tard au Baptême. En catalan, Mariano est tronqué en Marià. Ses parents, Ramón et Josefa, étaient de simples paysans, bons chrétiens.

Marià entra chez les Clarétains de Cervera en 1922 ; l’année suivante, il recevait l’habit et commençait le noviciat ; en 1924, il fit la profession comme frère convers.

Il fut successivement à Berga (1926) et Barcelone (1928).

En 1930, il traversa une crise de doute, de découragement, et quitta la maison pendant deux ans ; mais deux ans plus tard, il reprit courage, refit un noviciat à Vich et refit la profession en 1933.

Il fut alors envoyé à Sallent, comme cuisinier et chargé de diffuser la cause du bienheureux Fondateur, Antonio María Claret (v. 24 octobre). Effectivement, celui-ci devait être canonisé en 1934.

Le 20 juillet 1936, le comunauté dut se disperser et le frère Marià se réfugia chez des amis non loin de là, jusqu’au 24 suivant. Il priait et enseignait le catéchisme aux enfants.

A vingt-trois heures, vinrent plusieurs miliciens qui menacèrent le père de la famille en lui mettant le fusil à la tempe et le sommant de leur livrer le Frère. On l’emmena au Comité - qui s’était justement installé dans la maison des Clarétains - puis à la mairie, où Marià retrouva les deux pères Mercer et Payás et le frère Mur. Comme on l’a vu, tous quatre furent fusillés ce soir-là, 25 juillet 1936.

Béatifié en 2017, le bienheureux Marià Binefa Alsinella sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 juillet.

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 10:32

Miquel Baixeras Berenguer
1908-1936

Né le 14 février 1908 à Castellterçol (Barcelone), Miquel était le quatrième des dix enfants de Francisco, un tisserand, et Montserrat. Deux des frères de Miquel furent aussi clarétains (dont l’un martyr, déjà béatifié en 1992, v. 15 août) et une sœur fut carmélite.

Miquel entra en 1919 au postulat clarétain de Vich, en même temps que Jaume Payás, qui était du même pays que lui, et fit d’excellentes études. Il commença le noviciat en 1923 à Cervera, et fit la profession en 1924.

En même temps qu’il faisait la philosophie à Cervera puis Solsona, il prépara brillamment le baccalauréat civil et commença la théologie au séminaire de Solsona ; en 1928, il continuait la théologie à Cervera et fut reçu au doctorat en 1930.

On s’inquiétait déjà quand fut proclamée la Seconde République en avril 1931. Il écrivit à sa famille : Jusqu’à présent, on ne nous a pas fait de boutonnières dans le ventre, ni de trous dans la tête. Il reçut les ordres et fut ordonné prêtre à Solsona en juin, avec dispense d’âge de huit mois.

Au vu de ses brillantes études, il fut chargé d’enseigner à Gracia puis Solsona, mais il préférait nettement la prédication apostolique pour le salut des âmes, et fut envoyé à Lleida en 1935.

Quand le pays se souleva en juillet 1936, le p.Miquel fut mis en prison dès le 21 juillet avec ses Confrères Torres et Tamarit, dont il partagea le sort : au petit matin du 25 ils furent fusillés au champ de Mars et entassés dans la fosse aux martyrs.

Martyrisé le 25 juillet 1936 à Lleida, béatifié en 2017, Miquel Baixeras Berenguer sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 juillet.

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 22:32

Josep Reixach Reguer
1865-1936

Né le 13 juin 1865 à Vilanova de Sau (Barcelone), il fut baptisé le même jour et confirmé la même année, comme on le pratiquait alors. Ce qu’il y a de remarquable ici, c’est que l’évêque qui le confirma fut Antonio María Claret lui-même, fondateur des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie ou Pères Clarétains (v. 24 octobre).

Ses parents s’appelaient Juan (un paysan, qui mourut en 1878) et Felipa.

Cette même année 1878 où mourut son papa, Josep entra alors au collège des Clarétains de Barbastro, où il eut d’excellents résultats.

En 1880, il entra au noviciat de Vich et fit la profession en 1881. Après la philosophie, il fit la théologie à Gracia (1884), Santo Domingo de la Calzada (1885), où il reçut les ordres mineurs, ainsi que le sous-diaconat et le diaconat en 1887-1888. Il fut ordonné prêtre à Gracia (1889).

On l’envoya d’abord à Solsona, comme sacristain, à Santo Domingo de la Calzada puis Bilbao (1891), à Lleida puis Olesa (1899), où il fut supérieur. Il y eut à Olesa un «bruit» qui amena le p.Josep à démissionner.

Il fut alors nommé à Alagón, puis à Barbastro (1907), Aranda de Duero (1908), de nouveau Olesa (1919) ; dans cette dernière localité, il était supérieur, tout en se sentant le dernier capable d’exercer cette fonction ; Dieu l’exauça en quelque sorte, car la maison fut supprimée en vue de la construction d’une voie ferrée (1924).

C’est à Sabadell qu’il se trouvait en 1936, au moment du déchaînement de la guerre civile et de la persécution.

Le 19 juillet, il alla se réfugier chez un ami proche du couvent ; le 20, lui et les Confrères vinrent célébrer la messe au couvent et tous repartirent vers midi, sauf lui : en tant qu’économe, il voulait veiller aux biens de la communauté. A minuit, les miliciens donnèrent l’assaut au couvent et, sous les yeux horrifiés du p.Josep, mirent le feu à tout un tas d’images et crucifix qu’ils trouvèrent dans la maison, tout cela arrosé d’une pluie de blasphèmes.

Vers une heure du matin, le père Josep réussit à sortir dans la rue et rejoindre la maison de ses amis, mais ceux-ci dormaient, toutes portes fermées, de sorte que le prêtre dut appeler assez fort pour se faire ouvrir : ce fut sans doute là qu’un voisin le vit et put ensuite le dénoncer.

Au petit matin du 25 juillet, on vint le chercher ; les miliciens menacèrent les amis : Ou vous nous le livrez, ou vous venez avec nous. Le Père dormait ; quand on le réveilla, il dit : Voilà, je suis prêt. 

On le bouscula dans la rue à coups de poings, on lui tira plusieurs coups de feu dans le ventre et on le laissa à terre ; il se traîna comme il put jusqu’à l’hôpital, où le soignèrent une Religieuse et deux infirmières : elles comprirent qu’il était prêtre ; il fallait l’opérer et pour cela le transférer à un autre établissement ; vers cinq heures du matin, on appela la Croix-Rouge, qui arriva avec le maire et le juge et quelques jeunes de dix-sept ans, tous armés. Le Père leur dit : Si c’est vous qui m’avez tiré dessus, je vous pardonne, parce que je veux mourir comme Jésus, qui pardonna à ceux qui le crucifiaient.

A la Sœur qui l’assistait, il dit : Je m’en vais au Ciel. Là, je prierai pour vous.

On tenta de l’opérer, mais l’hémorragie était trop forte. Il mourut vers quatorze heures.

Martyrisé le 25 juillet 1936 à Sabadell, le père Josep fut béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Josep Reixach Reguer sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 juillet.

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 22:29

Joan Mercer Soler
1874-1936

Il naquit au sein d’une famille nombreuse le 14 octobre 1874 à Albiñana (Tarragona), de Antonio et Antonia, de bons paysans chrétiens ; il fut baptisé le lendemain, 15 octobre, et confirmé en 1879.

Il entra au séminaire de Barcelone en 1889, et poursuivit ses Humanités au séminaire clarétain de Barbastro (1891) ; il fit le noviciat à Cervera (1894), où il fit la profession (1895) et la philosophie. En 1898, il passa à Santo Domingo de la Calzada pour la théologie : il y reçut les ordres mineurs, le sous-diaconat et le diaconat. Il fut ordonné prêtre à Burgos en 1903.

Il aurait beaucoup aimé partir loin, en Amérique, mais il resta en Espagne : Selva del Campo, Cervera, Vich, Sabadell, Lleida, Berga, finalement Sallent en 1934.

Au soir du 20 juillet, avec le frère Mur, il abandonna la maison clarétaine, et ils trouvèrent refuge dans une famille proche, mais le 24, ils jugèrent préférable de quitter cette famille pour ne pas la compromettre. Dans la rue, on les reconnut et, aux cris de Des Curés !, on les arrêta, on les insulta, on les brutalisa. Peu après, on les emmena à la mairie, où ils retrouvèrent le p. Payás. 

Ayant répondu qu’ils étaient Religieux, ils furent condamnés à mort. 

Ils furent fusillés le 25 juillet 1936 au cimetière de Sallent, et béatifiés en 2017.

Le nom du bienheureux Joan Mercer Soler sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 juillet.

 

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 22:29

Manuel Torres Nicolau
1874-1936

Manuel naquit et fut baptisé le 15 octobre 1874 à Almacellas (Lleida), de parents paysans, José et Raimunda.

En 1887, il entra chez les Clarétains de Barbastro et acheva ses Humanités à Alagón. En 1890, il commença le noviciat à Cervera et fit la profession l’année suivante ; après la philosophie, il passa en 1894 à Santo Domingo de la Calzada pour la théologie. Il fut ordonné prêtre en 1900, toujours à Santo Domingo.

Il occupa les fonctions de professeur à Ségovie, d’économe à Don Benito ; puis il fut nommé successivement à Plasencia, Aranda de Duero, Vich, Barbastro, Calatayud, Cartagena, finalement Lleida.

Bon prêtre, il aimait aussi les travaux techniques ou mécaniques.

Il aurait pu partir pour le Mexique dès 1922, mais il se jugea inapte à telle mission, un peu par excès d’humilité, un peu par soucis de sa santé (il souffrait de l’estomac).

Le 21 juillet 1936, il dut quitter la maison clarétaine de Lleida et se réfugier chez une voisine. Peu après, il fut arrêté et conduit en prison, où il retrouva les pères Baixeras et Tamarit ; ils étaient plus de trente prisonniers dans la même salle. Tous priaient le chapelet.

Au matin du 25 juillet 1936, les trois prêtres furent appelés, conduits au champ de Mars, et fusillés.

Béatifié en 2017, le bienheureux Manuel Torres Nicolau sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 juillet.​​​​​​​

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 22:28

Marcelí Mur Blanch
1882-1936

Marcelí (Marcelin) naquit le 1.avril 1882 à Riguepeu (Gers), de Ramón et Joaquina, et fut baptisé trois jours plus tard.

En 1892, il entra chez les Pères Clarétains de Barbastro pour ses Humanités. En 1908, il commença le noviciat à Cervera et fit la profession de frère convers en 1909.

Il se mit à apprendre le travail de tailleur et fut en diverses communautés : Alagón, La Selva de Campo, Cervera, Marseille en 1931 où, connaissant bien le français,  il fut portier, tailleur et sacristain.

Le Frère apprit humblement à dominer ses défauts, à combler ses lacunes ; il était, disait-on, têtu, mais bon frère. 

Il se trouvait à Sallent (Barcelone) depuis janvier 1936, quand se déchaîna la guerre civile. Il partagea le sort du p.Joan Mercer, avec lequel il reçut la palme du martyre, le 25 juillet 1936.

Béatifié en 2017, le bienheureux Marcelí Mur Blanch sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 juillet.

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 22:27

Joan Capdevila Costa
1883-1936

Né le 30 octobre 1883 à Sovelles (Gerona), Joan fut baptisé - et probablement confirmé - en la fête de Tous les Saints, le 1. novembre suivant. Ses parents s’appelaient Jaime et María.

Il entra au noviciat des Clarétains de Cervera en 1900, et fit la profession en 1901.

Cette communauté de Cervera était fort nombreuse : plus de quatre cents individus y vivaient, prêtres, novices et étudiants, et Joan dut être le tailleur pour tout ce monde.

Puis ce fut Lleida (1907), Gracia (1920), Selva del Campo (1926), de nouveau Gracia (1929), jusqu’à son arrestation en 1936.

Tailleur et portier, efficace et fidèle, il fut aussi chargé d’administrer la publication d’un bulletin hebdomadaire, La Fiesta Santificada, et successivement de la maison d’édition Coculsa.

Au moment où explosa la guerre civile, toute la communauté dut évacuer la maison et s’éparpiller chez des connaissances. Le frère Joan crut bon de rester tout bonnement dans les locaux de son administration de Barcelone, pensant que la situation allait se calmer rapidement.

C’était manifestement ignorer que cette maison d’édition était déjà bien repérée, puisqu’elle publiait des articles religieux. Six miliciens armés se présentèrent en effet sans tarder l’après-midi du 25 juillet 1936, et enlevèrent le Frère. Une demi-heure après, ils revinrent avec fr. Joan, envoyèrent par le balcon tous les documents de l’imprimerie et y mirent le feu dans la rue.

Ensuite, on perdit la trace du Frère. On retrouva son cadavre le lendemain à l’hôpital.

Martyrisé le 25 juillet 1936 à Barcelone, il fut béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Joan Capdevila Costa sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 juillet.

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