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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:00

Jean-Louis Valentin Paquay

1828-1905

 

Jean-Louis naquit le 17 novembre 1828 à Tongres (Belgique), d’un père cultivateur et d’une mère de la bourgeoisie de Tongres. Les parents tenaient une auberge.

Après ses études à Tongres, Jean-Louis fut convaincu de sa vocation religieuse lors d’une mission prêchée par des pères Rédemptoristes.

En 1845, il entra au Petit séminaire de Saint-Trond, où il ne brilla pas par ses résultats scolaires, mais bien plutôt par sa profonde piété et ses vertus.

Il entra alors chez les Franciscains, fit le noviciat à Tielt (Gand) et, lors de sa profession, prit le nom de Valentin, sous lequel il est beaucoup plus connu.

Après la philosophie à Rekem, et la théologie à Saint-Trond, il fut ordonné prêtre en 1854, et nommé au couvent de Hasselt, où il restera pendant un demi-siècle.

Bientôt connu et estimé unanimement, il fut affectueusement surnommé Heilig Paterke (le saint petit père) : on appréciait ses homélies, ses visites aux malades et aux mourants ; son confessionnal fut assiégé, comme celui de Jean-Marie Vianney vers la même époque (voir au 4 août). 

C’est durant ces longues heures passées à exercer le sacrement de la Miséricorde, que maints pénitents purent remarquer le don qu’avait le saint petit père pour lire dans les âmes.

Eprouvé par une gangrène sénile, le père Valentin s’éteignit le 1er janvier 1905.

 

Il fut béatifié en 2003.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:00

Jean Lego

1766-1794

 

Jean (et son frère) naquirent à La Flèche (Sarthe), René le 5 octobre 1764, Jean le 13 mai 1766.

Ils appartenaient tous deux au diocèse d’Angers.

On connaît par quel mouvement de masse les Vendéens se soulevèrent par protestation contre les décisions des Etats Généraux, et contre la persécution de leurs prêtres. Leur soulèvement fut écrasé par une sanglante répression qui fit beaucoup de victimes - et beaucoup de martyrs.

Jean et René furent de ces prêtres qui refusèrent le serment requis du clergé par l’Assemblée.

Ils furent guillotinés à Angers le 1er janvier 1794 : René avait trente ans, Jean vingt-huit.

 

Ils furent béatifiés en 1984, parmi quatre-vingt dix-neuf Martyrs de la Révolution française.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:00

René Lego

1764-1794

 

René (et son frère) naquirent à La Flèche (Sarthe), René le 5 octobre 1764, Jean le 13 mai 1766.

Ils appartenaient tous deux au diocèse d’Angers.

On connaît par quel mouvement de masse les Vendéens se soulevèrent par protestation contre les décisions des Etats Généraux, et contre la persécution de leurs prêtres. Leur soulèvement fut écrasé par une sanglante répression qui fit beaucoup de victimes - et beaucoup de martyrs.

René et Jean furent de ces prêtres qui refusèrent le serment requis du clergé par l’Assemblée.

Ils furent guillotinés à Angers le 1er janvier 1794 : René avait trente ans, Jean vingt-huit.

 

Ils furent béatifiés en 1984, parmi quatre-vingt dix-neuf Martyrs de la Révolution française.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:00

Giuseppe Maria Tomasi

1649-1713

 

Giuseppe (Joseph) était né le 12 septembre 1649 à Licata (Agrigente, Sicile), aîné des deux fils du Prince de Lampedusa, Giulio Tomasi et de son épouse, Rosalia Traina.

Héritier de la principauté, Giuseppe devait aussi être admis à la cour de Madrid, motif pour lequel il apprit l’espagnol.

Cependant, le garçon voulait se consacrer à Dieu. Par acte notarié, il renonça à son titre en faveur de son jeune frère, à ses biens, et marcha sur les traces du Christ, dans la congrégation des Théatins, en 1665.

Après sa profession (1666), il étudia la philosophie à Messine, puis à Ferrare et Modène, car le climat de Messine ne convenait pas à sa santé. Puis il étudia la théologie à Rome et à Palerme et reçut le sacerdoce en 1673.

Son érudition ne s’arrêta pas aux études traditionnelles : il apprit le grec, l’éthiopien, l’arabe, le syriaque, le chaldéen, l’hébreu - et en profita pour amener au christianisme son professeur, un rabbin juif. Il approfondit ainsi la connaissance de l’Ecriture et des Pères de l’Eglise.

Un de ses travaux fut de montrer que l’antiphonaire romain différait du manuscrit original grégorien de Saint-Gall, dont se sont inspirés les moines bénédictins de Solesmes pour restaurer ce chant dans son authenticité. 

Les papes le chargèrent de missions, celle de théologien et consulteur pour les Congrégations vaticanes, ou aussi «examinateur» des évêques et du clergé. Le pape Clément XI le consulta personnellement avant d’accepter son élection au siège de Pierre, et le prit comme confesseur.

Il dut par obéissance accepter la dignité de cardinal en 1712 et fut investi du titre de Saint Silvestre : il en profita pour enseigner le catéchisme aux petits enfants de cette paroisse, sans interrompre pour autant son travail d’érudit. 

Ces travaux ont fait du Cardinal Tomasi le Prince des liturgistes romains, ou aussi le Docteur liturgique. C’est sur ses publications que se fondent l’actuelle Liturgie des Heures (le Bréviaire), notre Missel d’autel, séparé du Lectionnaire, et d’autres normes du Rituel.

Il mourut à Rome le 1er janvier 1713.

 

Le cardinal Tomasi fut béatifié en 1803 et canonisé en 1986. 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:00

Zdislava de Lemberk

1215-1252

 

Zdislava (on écrit aussi Zedislava) naquit en 1215 au sein d’une riche famille de Bohême (maintenant en République tchèque), au château que possédait son père entre Vienne et Prague.

Durant son enfance, le pays fut le théâtre de guerre, en raison de l’invasion des Mongols qui s’en prenaient sans cesse à la Chrétienté.

Outre son éducation, Zedislava reçut de sa mère l’habitude de s’occuper des pauvres, leur donnant des vivres, des remèdes aussi, et ne les laissant jamais partir sans avoir avec eux adressé une petite prière au Bon Dieu.

Zedislava épousa un militaire, le Duc Havel de Lemberk, et mit au monde quatre enfants. Le duc exigeait de son épouse, conformément à son rang, qu’elle portât de riches vêtements et participât aux fêtes du château, tandis que Zedislava préférait la pauvreté et l’effacement pour prier et vaquer à ses bonnes œuvres.

Elle obtint de son mari de faire construire des hospices pour les malades, pour accueillir les réfugiés victimes des hordes tartares ; et même si cela ne plaisait pas toujours à son mari, elle utilisait beaucoup d’argent du trésor familial pour aider les pauvres.

Lors du passage des premiers Dominicains dans la région, ses propres aspirations trouvèrent leur plein épanouissement dans l’idéal que proposaient ces Religieux : elle adhéra au Tiers-Ordre et favorisa personnellement l’établissement de l’Ordre en Bohême. Ainsi surgit le prieuré Saint-Laurent, non loin du château, ce qui lui permit de recevoir chaque jour l’Eucharistie (habitude très rare à cette époque).

Il y eut aussi un couvent dominicain à Jabonne, et c’est là que mourut Zdislava, le 1er janvier 1252.

Célèbre déjà de son vivant pour ses miracles, elle continua d’en faire après sa mort. Elle apparut à son mari, et influença fortement celui-ci vers une conversion intérieure authentique.

Au 17e siècle, une famille Berka prétendit descendre de Zdislava, ce qui explique pourquoi on appelle aussi cette Sainte Berka ou Berkiana.

Sainte Zedislava fut béatifiée en 1907 et canonisée en 1995.

 

Elle est la sainte Patronne des familles tchèques.


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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:00

 

01 JANVIER

 

I.

La très sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, Theotokos.

II.

S Concorde, prêtre et martyr à Spolète.

IV.

S Basile le Grand, moine dans le Pont, évêque à Césarée, docteur de l’Eglise, fêté le 2 janvier avec son ami s. Grégoire de Nazianze

V.

S Telemachus, martyr à Rome au moment où il venait de dire : “C’est aujourd’hui l’octave du jour du Seigneur, renoncez aux superstitions des idoles et aux sacrifices impurs”.

?

S Magne, martyr.

S Basile, évêque à Aix-en-Provence.

VI.

S Oyend (Eugendus), abbé sur le Mont Joux, où le monastère prit ensuite le nom de Saint-Claude ; son père devint prêtre aussi.

S Fulgence, évêque à Ruspe, adversaire et victime des ariens, patron de Cagliari.

S Iustinus, premier évêque à Chieti, dont il est patron.

S Agrippin, évêque à Autun.

S Félix, évêque à Bourges ; on retrouva son corps sans corruption après douze années.

VII.

S Clair, abbé près de Vienne en France.

S Frodobert, fondateur d’un monastère et abbé à Montier-la-Celle.

IX.

S Stable, évêque à Clermont.

XI.

S Odilon, cinquième abbé à Cluny, à qui revient la paternité de la Trêve de Dieu et de la Commémoraison des défunts du 2 novembre.

XIII.

Ste Zdislava de Lemberk tertiaire dominicaine bohême, obligée de se marier à seize ans, mystique, canonisée en 1995.

B Ugolino, ermite de Saint-Augustin à Gualdo Cattaneo.

XIV.

S Bonfiglio Monaldi, un des fondateurs de l’ordre des Servites, fêté le 17 février.

XVIII.

S Giuseppe Maria Tomasi, théatin à Palerme, cardinal à Rome, très versé dans l’Ecriture Sainte  et la liturgie (on l’appela “Doctor Liturgicus”) ; il étudia auprès du rabbin de Rome, qui se convertit ; canonisé en 1986.

Bx René et Jean Lego, deux frères prêtres près d’Angers, martyrs guillotinés, béatifiés en 1984.

B Jeong San-pil Petrus, laïc coréen, martyr dont on ne connaît que l’année du martyre (1799), béatifié en 2014.

XIX.        

S Vincenzo Maria Strambi, prêtre à Viterbe, passioniste, évêque à Macerata.

Bx Coréens, laïcs, six martyrs béatifiés en 2014, dont on ne connaît que l’année du martyre : An Gun-sim Richardus (1835), Jang Thomas et Ku Han-seon Thomas (1866), Song Benedictus, Song Petrus et Yi Anna (1867).

Bx Gim Gi-ryang Felix Petrus et Pak Sang-geun Matthias, laïcs coréens martyrisés par pendaison à un jour imprécisé de janvier 1867, béatifiés en 2014.

XX.

B Jean-Louis (Valentin) Paquay (1828-1905), religieux franciscain belge, grand confesseur, dévôt du Sacré-Cœur et de l’Immaculée Conception, partisan de la communion fréquente, béatifié en 2003.

S Zygmunt Gorardowski (1845-1920), prêtre polonais très actif, fondateur des Sœurs de Saint-Joseph, béatifié en 2001, canonisé en 2005.

B Andrés Gómez Sáez (1894-1937), prêtre salésien, martyr à Santander, béatifié en 2007.

B Marian Konopiński (1907-1943), prêtre polonais, mort à Dachau, des suites des “expériences médicales”, béatifié en 1999.

B Alojzij Grozde (1923-1943), laïc slovène martyr, béatifié en 2010.

Basile le Grand

329-379

 

De quelle belle et illustre famille va-t-on parler ici !

Il y avait à Césarée de Cappadoce (l’actuelle Kayseri, Turquie centrale) un saint homme d’avocat, qui s’appelait Basile (Vasilios).

Ses parents s’étaient montrés courageux durant la persécution au début du quatrième siècle. Ils durent fuir Néocésarée (actuelle Niksar, centre-nord de la Turquie) pour se cacher dans le désert ; ils souffrirent la confiscation des biens.

Si l’on ne connaît pas le prénom du grand-père, on sait celui de la grand-mère : Macrina, surnommée l’Ancienne (voir au 14 janvier).

Ce Basile, donc, épousa Emmelie, elle-même fille de martyr et sœur d’évêque.

Basile et Emmélie (voir au 30 mai) s’établirent alors à Césarée de Cappadoce. Ils eurent dix enfants, dont les quatre connus sont au Martyrologe : Macrine la Jeune, Basile, Grégoire, Pierre (respectivement 19 juillet, 2 janvier, 10 janvier, 26 mars). 

Basile (l’Ancien) mourut vers 350, Emmelie vers 370.

Macrine se consacra à Dieu ; les trois autres garçons furent évêques. On en parlera à leurs jours respectifs.

 

Basile, fils de Basile, naquit vers 329 à Césarée de Cappadoce, où il reçut l’instruction de son propre père, puis d’autres maîtres avant de partir pour Constantinople, enfin Athènes.

C’est dans ces deux villes que Basile se lia d’une amitié profonde avec Grégoire, le futur évêque de Nazianze. Ce dernier en a écrit un éloge qui vaut la peine d’être écrit ici : 

Non seulement je portais personnellement à mon grand Basile beaucoup de respect parce que je voyais en lui une conduite sérieuse et une parole avisée, mais j’essayais aussi d’inspirer le même sentiment aux autres, qui n’avaient pas eu l’occasion de le connaître. Car pour beaucoup il était déjà digne de vénération, parce que sa réputation l’avait devancé (…) Il n’y avait entre nous aucune envie, nous ne cherchions que l’émulation. Il y avait lutte entre nous deux, non pas à qui obtiendrait la première place, mais comment chacun la céderait à l’autre.

Vers 356, Basile reçut le baptême par l’évêque de Césarée. Dès lors, il suivit la voie monastique : il alla s’informer auprès des plus grands solitaires d’Egypte, de Palestine, de Syrie, de Mésopotamie.

Il s’établit ensuite sur les bords du fleuve Iris dans le Pont (sur l’actuelle Mer Noire). Les disciples furent nombreux. Basile leur écrivit une Règle, qui fit de lui le législateur de la vie cénobitique en Orient, et dont s’inspira saint Benoît en Occident.

Vers 360, on recourut à lui pour soutenir la doctrine trinitaire contre l’invasion de l’arianisme, que l’empereur voulait imposer en Orient. A Césarée, le prestige de Basile l’emporta et les Chrétiens n’eurent pas à souffrir de l’erreur hérétique.

En 370, Basile fut choisi comme évêque à Césarée. Il continua de se battre pour l’orthodoxie, sans parvenir au but qu’il se proposait.

Sa faible santé déclina rapidement aussi. Il mourut le 1er janvier 379, juste après la cessation de la persécution.

Comme l’Eglise fête en début d’année la Maternité de Marie, saint Basile est fêté le 2 janvier, en compagnie, d’ailleurs, de son cher ami Grégoire de Nazianze. Ce jour-là, on lit dans la Liturgie des Heures l’extrait cité plus haut.

On a de saint Basile - qui est Docteur de l’Eglise - un Traité sur l’Esprit Saint, des Homélies, un Commentaire sur le prophète Isaïe, sur les Psaumes, des Lettres.

Pour finir, une citation qui convient parfaitement à notre blog : 

Lorsque les peintres copient un tableau, ils lèvent constamment les yeux vers l’original, et s’efforcent d’en reproduire dans leur ouvrage les formes et l’expression. Quiconque essaie de se perfectionner dans toutes les espèces de vertus doit de même étudier la vie des Saints, comme autant de modèles vivants et pratiques, et ensuite, par une diligente imitation, s’approprier le bien qu’il découvre en eux.

 

 

Telemachus martyr

† 404

 

L’éminent historien que fut l’évêque de Cyr (Syrie), Theodoret, raconte ainsi le martyre de Telemachus :

Honorius, en Europe, abolit les combats de gladiateurs qu’un vieil usage avait établis à Rome. Un ascète, nommé Télémaque, était venu d’Orient à Rome dans cette pensée. Pendant que se donnait l’abominable spectacle, il entra lui aussi dans le stade et, étant descendu dans l’arène, il essaya de séparer les combattants.

Avant de poursuivre, on ajoutera ici ce détail d’une autre source ancienne : 

Il disait au peuple : C’est aujourd’hui l’octave du jour du Seigneur, renoncez aux superstitions des idoles et aux sacrifices impurs.

Theodoret poursuit : 

Les spectateurs s’en irritèrent, possédés qu’ils étaient de la fureur du démon qui se délecte de l’effusion du sang : ils lapidèrent celui qui avait voulu établir la paix entre les gladiateurs. Ayant appris ce qui s’était passé, l’excellent empereur le plaça au nombre des glorieux martyrs et mit fin à ces criminels spectacles.

Quelques détails diffèrent selon les écrits. Telemachus est nommé Almachius ; le martyre par lapidation aurait été le fait des spectateurs ou des gladiateurs eux-mêmes, aux ordres d’un certain Alypius, qui fut préfet de Rome en 391, avant l’avènement d’Honorius. Ces détails peuvent facilement se résoudre, en particulier deux préfets pouvant facilement être confondus, par la distance entre Rome et la Syrie. 

On sait que le dernier combat de gladiateurs à Rome eut lieu le 1er janvier 404, ce qui autorise à dater le glorieux martyre de Telemachus à cette date.

Saint Telemachus, martyr, est commémoré le 1er janvier dans le Martyrologe Romain.

 

 

Oyand de Condat

450-510

 

Oyand ou Oyend est le nom français qui traduit le latin Eugendus.

Eugendus naquit vers 450 à Izernore (Ain) et fut confié à l’âge de sept ans à l’ermitage de Condat, sous la conduite des deux frères et fondateurs, s. Romain et s. Lupicin (v. 28 février et 21 mars).

Oyand fut dirigé par s. Viventiole (v. 12 juillet).

L’enfant grandit dans une continuelle ascension vers la perfection. Il ne prenait qu’un repas, après le coucher du soleil, ne portait qu’une tunique grossière été comme hiver, avec de simples sandales aux pieds. Il se montrait toujours joyeux et plein de douceur.

Dans son humilité extrême, il refusa toujours d’être ordonné prêtre. Il fut coadjuteur de l’abbé, à la mort duquel on l’obligea à en accepter la succession.

Sa prière était ininterrompue. Parfois un simple mot de piété le faisait ravir en extase, même au réfectoire. Il eut le pouvoir de chasser les démons : même une simple formule signée de sa main suffisait pour délivrer les possédés.

Avec douce fermeté, il maintint une rigoureuse discipline dans le monastère, donnant l’exemple de l’humilité, du renoncement, de l’observance de la règle, de la charité pour les malades, de l’aimable douceur pour recevoir les hôtes.

Certains moines osèrent l’accuser d’incapacité. Oyand laissa dire, s’en remettant au jugement de Dieu.

Un incendie ravagea le site, obligeant les ermites à se réfugier au proche monastère de Lauconne ; Oyand en profita pour reconstruire un véritable monastère. Quand il reçut des reliques des saints Apôtres Pierre, Paul et André, il construisit une belle église en leur honneur. 

Malade, il ne relâcha rien de ses habitudes, de ses mortifications, de sa présence au chœur. Après six mois de maladie, il se fit administrer l’Onction des malades : il «reprocha» gentiment aux moines de prolonger sa vie par leurs prières et mourut le 1er janvier 510.

L’abbaye de Condat prit le nom de saint Oyend, plus tard celui de saint Claude (v. 6 juin) : c’est l’origine de la ville de Saint-Claude. 

Saint Oyand est inscrit au 1er janvier dans le Martyrologe.

 

 

Fulgentius de Ruspe

468-533

 

Claudius Gordianus Fulgentius, communément connu comme Fulgence, naquit en 468 à Thélepte (Kasserine, Byzacène, act. Tunisie), de parents qui avaient été chassé de leur maison de Carthage, lors de l’invasion des Vandales. Sa mère s’appelait Marianna ou Maria Anna.

A la mort de son père, lui et son jeune frère furent élevés dans une vive foi chrétienne. Il apprit le grec et le latin.

Devenu receveur général des impôts en Byzacène, il continuait d’approfondir ses connaissances bibliques et, lisant le commentaire de s. Augustin (v. 28 août), sur le psaume 36, il conçut le désir d’embrasser la vie monastique. Le psaume dit : Ne sois pas jaloux de ceux qui font le mal, ni de ceux qui commettent l’injustice. En effet, comme l’herbe sèche ils se faneront, et comme l’herbe verte ils faibliront… Les méchants seront déracinés… 

Venu consulter l’évêque Faustus, ce dernier commença par mettre à l’épreuve ce jeune fonctionnaire, en le rabrouant : Va donc vivre d’abord d’une façon un peu moins délicate ! Sur l’humble réponse de Fulgence, l’évêque l’admit dans son monastère.

Maman Maria Anna cependant, vint réclamer son fils, avec les arguments habituels des mamans : tu me laisses seule, je suis fatiguée, vieille, sans soutien, etc. Mais Fulgence connaissait sa mère ; pour couper court à toute discussion et à la tentation, il ne se montra pas même à sa chère mère. Elle dut repartir et apprendre à vivre en communion avec son fils, dans la foi et l’espérance vraiment chrétiennes.

Fulgence se donna à la pratique de toutes les vertus, mais aussi de toutes les mortifications, au point de compromettre sa santé. Quand il se fut remis, il céda à sa mère, pour son petit frère, tout son héritage.

Les persécutions obligèrent Fulgence à se réfugier dans un autre monastère, dont l’abbé Felix lui confia le soin du spirituel, puis à Sicca Veneria (auj. Le Kef), où un prêtre arien leur infligea d’affreux tourments, puis à Ididi. Finalement, Fulgence chercha à rejoindre les solitaires d’Egypte, mais il renonça à son idée en apprenant que la région était à ce moment infestée de schismatiques, il s’embarqua alors pour Rome.

Dans la Ville éternelle, il eut cette réflexion : Si la Rome terrestre est si belle, que doit être la céleste Jérusalem ?

De retour en Afrique, un certain Silvestre lui offrit un terrain suffisant pour construire un beau monastère, et Fulgence devait en être l’abbé ; il y renonça pour s’isoler dans la prière et l’étude : Faustus l’obligea à rester à sa place, et lui conféra le sacerdoce.

Tandis que le roi Thrasimond empêchait la nomination d’évêques «orthodoxes», l’Eglise cherchait à confier secrètement les diocèses à des évêques sûrs ; Fulgence fut préconisé pour Ruspe ; d’abord il se cacha pour échapper à cette nomination, mais les fidèles eux-mêmes insistèrent pour l’avoir auprès d’eux ; il fut sacré en 508.

Il continua de vivre en toute simplicité. Il priait de longues heures durant la nuit. Désireux d’avoir une bonne compagnie, il pensait construire un nouveau monastère, mais le roi exila en Sardaigne tous les évêques «orthodoxes».

Durant cet exil, Fulgence habita à Cagliari et soutint de toutes ses forces les autres évêques, plus âgés que lui. Il avait une telle influence que le roi Thrasimond l’appela et chercha honnêtement un compromis avec lui mais, sous la pression des ariens, le renvoya en Sardaigne (520).

A Cagliari, il aménagea un monastère et écrivit divers ouvrages, souvent perdus. Lorsqu’enfin le nouveau roi, Hildéric, rendit la liberté à l’Eglise (523), Fulgence reprit sa place à Ruspe, et se dédia entièrement à la réforme du clergé et à la prédication.

En 532, pressentant sa mort, il se retira sur une des petites îles de Circina (auj. Kerkennah, au large de Sfax), pour prier et pleurer sa pauvre vie avant de se présenter devant Dieu ; peut-être se trouvait là aussi un monastère, Erramadia. Rappelé par ses diocésains, Fulgence reçut dans sa maison son clergé, demanda pardon du «scandale» qu’il avait donné, et mourut le 1er janvier 533.

La ville de Cagliari l’a pris comme Patron.

Saint Fulgence de Ruspe est inscrit au 1er janvier dans le Martyrologe.

 

 

Iustinus de Chieti

† 540

 

La liste épiscopale de Chieti (Abruzzes, Italie CE) comporte une succession de onze évêques, tous Saints, dont cependant on n’a reçu aucun détail.

Le tout premier de ceux-ci est notre Iustinus, qu’on considère donc comme le fondateur du diocèse de Chieti, et dont le Martyrologe avance prudemment qu’il fut célèbre par son zèle et la défense des fidèles. Précédemment, il en était dit, encore plus génériquement, qu’il fut célèbre par la sainteté de sa vie et par ses miracles, c’était le moins qu’on pouvait en dire.

On aurait confondu cet évêque de Chieti avec un homonyme de Siponto, martyr au 3e siècle dans les  Abruzzes.

On signale cependant un célèbre miracle qui se produisit en 593, quand les récoltes furent menacées par une invasion de sauterelles. On porta alors en procession un bras du saint Evêque, devant lequel les bestioles s’arrêtèrent net.

Saint Iustinus de Chieti est commémoré le 1er janvier dans le Martyrologe Romain. En raison de la solennité de ce jour (et aussi de la rigueur de l’hiver), on le fête localement le 11 mai.

Clair de Vienne

† 660

 

Il naquit dans une localité qui s’appelle maintenant St-Clair-sur-Gallaure (Isère).

Il fut moine à Saint-Ferréol-Trente-Pas, une des abbayes proches de Vienne (Dauphiné), qui comptait plusieurs centaines de moines déjà.

L’archevêque de Vienne l’appela pour être abbé à Saint-Marcel, un monastère beaucoup plus modeste ; puis il lui confia aussi celui des veuves de Sainte-Blandine.

Clair eut le don de la prophétie et des miracles.

On dit qu’il est le saint Patron des boisseliers et des tailleurs, mais on ne nous dit pas pourquoi : ce sera sans doute par référence à son habileté.

Il mourut le 1er janvier, vers 660.

Son culte fut reconnu en 1903.

 

 

Frodobert de Montier-la-Celle

595-673

 

Frodobert (qu’on a aussi abrégé en Frobert), naquit vers 595 à Troyes.

Il reçut sa formation à l’école épiscopale de Ragnegisile, l’évêque qui lui conféra la cléricature. Le même évêque l’envoya ensuite à l’abbaye de Luxeuil afin de parfaire son éducation religieuse. Il se fit admirablement remarquer pendant plusieurs années.

Revenu à Troyes pour une simple visite, il aurait souhaité retourner à Luxeuil, mais son évêque l’en empêcha. Souhaitant alors se soustraire au monde, il obtint du roi Clovis II une terre dans les marais, à la périphérie sud-ouest de Troyes.

Cette terre de l’ïle Germaine était à défricher. Frodobert se mit au travail, assécha les marais et édifia un bâtiment monastique ainsi qu’un oratoire, qu’il dédia à saint Pierre. Ainsi naquit l’abbaye de Montier-la-Celle.

Frodobert s’y installa avec quelques frères. Il fut élu abbé.

La règle de vie s’inspirait à la fois de saint Colomban et de saint Benoît (v. 23 novembre et 11 juillet).

L’ascétisme extrême dont fit preuve Frodobert correspond en tous points aux principes irlandais.

Clovis II dota le monastère d’abord de ses biens personnels, puis aussi un propriétaire local, Chelembert. Bientôt, l’abbaye fut en possession de bâtiments d’exploitation, de champs, pâturages, prés, bois, vignes, rivières, pêcheries, moulins à eau, bétail, ainsi que de toute une servitude qui aidait les moines à exploiter leurs terres. Les moines augmentaient leurs biens temporels et pourvoyaient ainsi à leur subsistance par le travail de la terre.

Les rois mérovingiens apportèrent des donations ; Clotaire III et sa mère, Bathilde, confirmèrent ces donations en 657. L’abbaye deviendra une des plus florissantes maisons religieuses de France. Actuellement il n’en reste que… le pigeonnier et quelques pierres.

Saint Frodobert est mentionné au 1er janvier dans le Martyrologe.

 

 

Odilon de Cluny

962-1049

 

Odilon était de la famille des Mercœur (Saint-Cirgues, Haute-Loire) et naquit en 962.

Petit, il bénéficia d’un miracle de Notre-Dame, qui le guérit de sa paralysie des jambes.

Chanoine de Brioude, il entra à l’abbaye de Cluny, où l’abbé Mayeul lui donna l’habit monastique et reçut sa profession ; il en fit son coadjuteur en 991 et, trois ans plus tard, Odilon était élu cinquième abbé de cette célèbre abbaye de Cluny.

En 999, il recevra le prieuré de Paray-le-Monial. Entre 1002 et 1008, il achèvera l’édification de l’église Saint-Pierre du monastère ; puis il proposera de rattacher l’abbaye de Vézelay à Cluny, mais les évêques s’y opposèrent et l’union ne se fit qu’en 1058. Odilon ne cherchait pas à exercer une domination puissante, foncièrement contraire à son caractère, mais à confédérer les monastères dans une grande famille solidaire, pour maintenir une unité dans l’application de la Règle.

On connaît d’ailleurs la douceur légendaire de l’abbé Odilon. Il répondit un jour : J’aime mieux être puni pour un excès de miséricorde que pour un excès de dureté.

Il fut appelé de toutes parts pour réformer les monastères. Ainsi l’impératrice Adélaïde (v. 16 décembre), qui le rencontra personnellement peu avant de mourir. 

Odilon fut ainsi dans l’obligation de se déplacer beaucoup. Il fut à Rome plusieurs fois et alla au Monte Cassino : humblement, il voulut baiser les pieds de tous les moines de l’abbaye.

En 1006, il se prodigua pour venir en aide aux victimes de la famine ; il vendit tout ce qui avait quelque valeur dans l’abbaye, étoffes, ornements, vases sacrés, et se fit personnellement mendiant pour apporter encore plus de soulagement aux malheureux. Des miracles complétèrent cette générosité sans borne.

Il est connu que c’est Odilon qui réussit à imposer la Trêve de Dieu, imposant aux belligérants de suspendre tout acte de violence armée du mercredi soir au lundi matin. Apparemment, il ne restait donc plus que trois petites journées pour «régler les comptes», mais Odilon espérait surtout que, durant la trêve, les ennemis auraient du temps pour réfléchir et même pour se réconcilier - ce qui arriva en effet.

Odilon institua le premier la journée de prière pour les Défunts, le 2 novembre, au lendemain de la fête de Tous les Saints, statuant que dans tous les monastères clunisiens, ce jour-là, on ferait des aumônes, des prières et l’on célébrerait la Messe pour tous nos frères qui militent sous la règle de saint Benoît, afin que par la miséricorde de Dieu nous fassions chaque jour de nouveaux progrès. Cette fête tout d’abord bénédictine fut ensuite étendue à toute l’Eglise.

Très marial, Odilon fut un jour ravi en extase au moment où l’on chantait le verset du Te Deum : Pour libérer l’homme, tu n’as pas dédaigné de descendre dans le sein d’une Vierge. En souvenir de cet événement, les Bénédictins font toujours aujourd’hui une profonde inclinaison en chantant ce verset.

Odilon était souvent comblé du don des larmes, durant sa méditation personnelle. Rien d’étonnant qu’un si saint personnage fût préconisé pour l’épiscopat ; on lui proposa le siège de Lyon, mais il le refusa humblement (1031).

Avant de mourir, il voulut faire encore une fois le pèlerinage de Rome. Dans ses dernières années, il eut de fréquents malaises, mais tenta de visiter les monastères dépendants de Cluny. A Souvigny, il annonça qu’il mourrait un premier janvier. Sa prophétie s’avéra pleinement. Le 31 décembre, il se fit allonger sur la cendre pour recevoir les derniers sacrements et s’éteignit le 1er janvier 1049.

Odilon, ainsi que Mayeul, furent ensevelis à Souvigny. Au temps de la Révolution, leurs tombes furent profanées. L’église, fermée au culte, fut rouverte en 1852 ; des fouilles récentes ont permis de mettre à jour les restes de ces deux saints abbés.

Le Martyrologe mentionne au 1er janvier Odilon, qui fut abbé pendant cinquante-six années et aussitôt après sa mort vénéré comme un saint.

 

 

Zdislava de Lemberk

1215-1252

 

Zdislava (on écrit aussi Zedislava) naquit en 1215 au sein d’une riche famille de Bohême (maintenant en République tchèque), au château que possédait son père entre Vienne et Prague.

Durant son enfance, le pays fut le théâtre de guerre, en raison de l’invasion des Mongols qui s’en prenaient sans cesse à la Chrétienté.

Outre son éducation, Zedislava reçut de sa mère l’habitude de s’occuper des pauvres, leur donnant des vivres, des remèdes aussi, et ne les laissant jamais partir sans avoir avec eux adressé une petite prière au Bon Dieu.

Zedislava épousa un militaire, le Duc Havel de Lemberk, et mit au monde quatre enfants. Le duc exigeait de son épouse, conformément à son rang, qu’elle portât de riches vêtements et participât aux fêtes du château, tandis que Zedislava préférait la pauvreté et l’effacement pour prier et vaquer à ses bonnes œuvres.

Elle obtint de son mari de faire construire des hospices pour les malades, pour accueillir les réfugiés victimes des hordes tartares ; et même si cela ne plaisait pas toujours à son mari, elle utilisait beaucoup d’argent du trésor familial pour aider les pauvres.

Lors du passage des premiers Dominicains dans la région, ses propres aspirations trouvèrent leur plein épanouissement dans l’idéal que proposaient ces Religieux : elle adhéra au Tiers-Ordre et favorisa personnellement l’établissement de l’Ordre en Bohême. Ainsi surgit le prieuré Saint-Laurent, non loin du château, ce qui lui permit de recevoir chaque jour l’Eucharistie (habitude très rare à cette époque).

Il y eut aussi un couvent dominicain à Jabonne, et c’est là que mourut Zdislava, le 1er janvier 1252.

Célèbre déjà de son vivant pour ses miracles, elle continua d’en faire après sa mort. Elle apparut à son mari, et influença fortement celui-ci vers une conversion intérieure authentique.

Au 17e siècle, une famille Berka prétendit descendre de Zdislava, ce qui explique pourquoi on appelle aussi cette Sainte Berka ou Berkiana.

Sainte Zedislava fut béatifiée en 1907 et canonisée en 1995.

Elle est la sainte Patronne des familles tchèques.

 

 

Ugolino de Gualdo Cattaneo

† 1260

 

L’habitude de nommer Ugolino de Gualdo a parfois été contestée par les tenants d’une tradition faisant naître Ugolino à Bevagna, car il signa lui-même un document : Ugolino Michele de Mevania, l’ancien nom de Bevagna. On a tenté de trancher le problème en proposant que les parents étaient de Bevagna, mais que leur fils naquit à Gualdo, à neuf kilomètres. Gualdo et Bevagna sont de la province de Pérouse (Ombrie, Italie C).

De rares documents nous apprennent qu’Ugolino vivait en ermite, dans une solitude rigoureuse où sa journée se partageait entre la prière, le silence et le travail manuel. Il avait des compagnons, dont il fut le prieur sans pour autant être prêtre.

On a un document de 1248 dont il ressort qu’Ugolino demanda à l’évêque que sa communauté fût rattachée à la branche bénédictine de Subiaco (l’autorisation fut accordée un siècle après la mort d’Ugolino). Mais vers 1258, les Bénédictins de Gualdo cédèrent leur maison aux Ermites de Saint-Augustin : Ugolino y restaura l’église. Il se pourrait cependant qu’Ugolino ait plutôt reçut la mission de construire lui-même ce monasère, dont il devint prieur.

On présume donc qu’Ugolino appartint aux Ermites de Saint-Augustin et que ses compagnons passèrent aux Bénédictins seulement en 1374.

Quand Ugolino mourut, le 1er janvier 1260, sa tombe devint un but de pèlerinage fréquenté, et source de grâces divines.

La population se hâta de canoniser Ugolino, dont le culte ab immemorabili fut confirmé en 1919 et le nom inséré dans le Martyrologe au 1er janvier.

 

 

Bonfiglio Monaldi

1198-1262

 

Ce pieux marchand de Florence fut un des Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Lors de la première installation de la petite communauté, Bonfiglio en fut nommé supérieur.

De 1250 à 1256, il fut supérieur général, car il y avait déjà plusieurs maisons.

C’est Bonfiglio qui, comme supérieur, reçut dans l’Ordre Filippo Benizi : ce dernier deviendra ensuite le cinquième supérieur général (voir au 22 août).

Il quitta ce monde, le ler janvier 1262. 

 

Sur l’ensemble de ces Fondateurs, voir la notice : Servites de Marie (Sept Fondateurs des)

 

Giuseppe Maria Tomasi

1649-1713

 

Giuseppe (Joseph) était né le 12 septembre 1649 à Licata (Agrigente, Sicile), aîné des deux fils du Prince de Lampedusa, Giulio Tomasi et de son épouse, Rosalia Traina.

Héritier de la principauté, Giuseppe devait aussi être admis à la cour de Madrid, motif pour lequel il apprit l’espagnol.

Cependant, le garçon voulait se consacrer à Dieu. Par acte notarié, il renonça à son titre en faveur de son jeune frère, à ses biens, et marcha sur les traces du Christ, dans la congrégation des Théatins, en 1665.

Après sa profession (1666), il étudia la philosophie à Messine, puis à Ferrare et Modène, car le climat de Messine ne convenait pas à sa santé. Puis il étudia la théologie à Rome et à Palerme et reçut le sacerdoce en 1673.

Son érudition ne s’arrêta pas aux études traditionnelles : il apprit le grec, l’éthiopien, l’arabe, le syriaque, le chaldéen, l’hébreu - et en profita pour amener au christianisme son professeur, un rabbin juif. Il approfondit ainsi la connaissance de l’Ecriture et des Pères de l’Eglise.

Un de ses travaux fut de montrer que l’antiphonaire romain différait du manuscrit original grégorien de Saint-Gall, dont se sont inspirés les moines bénédictins de Solesmes pour restaurer ce chant dans son authenticité. 

Les papes le chargèrent de missions, celle de théologien et consulteur pour les Congrégations vaticanes, ou aussi «examinateur» des évêques et du clergé. Le pape Clément XI le consulta personnellement avant d’accepter son élection au siège de Pierre, et le prit comme confesseur.

Il dut par obéissance accepter la dignité de cardinal en 1712 et fut investi du titre de Saint Silvestre : il en profita pour enseigner le catéchisme aux petits enfants de cette paroisse, sans interrompre pour autant son travail d’érudit. 

Ces travaux ont fait du Cardinal Tomasi le Prince des liturgistes romains, ou aussi le Docteur liturgique. C’est sur ses publications que se fondent l’actuelle Liturgie des Heures (le Bréviaire), notre Missel d’autel, séparé du Lectionnaire, et d’autres normes du Rituel.

Il mourut à Rome le 1er janvier 1713.

Le cardinal Tomasi fut béatifié en 1803 et canonisé en 1986.

 

 

René Lego

1764-1794

Jean Lego

1766-1794

 

René (et son frère) naquirent à La Flèche (Sarthe), René le 5 octobre 1764, Jean le 13 mai 1766.

Ils appartenaient tous deux au diocèse d’Angers.

On connaît par quel mouvement de masse les Vendéens se soulevèrent par protestation contre les décisions des Etats Généraux, et contre la persécution de leurs prêtres. Leur soulèvement fut écrasé par une sanglante répression qui fit beaucoup de victimes - et beaucoup de martyrs.

René et Jean furent de ces prêtres qui refusèrent le serment requis du clergé par l’Assemblée.

Ils furent guillotinés à Angers le 1er janvier 1794 : René avait trente ans, Jean vingt-huit.

Ils furent béatifiés en 1984, parmi quatre-vingt dix-neuf Martyrs de la Révolution française.

 

 

Jeong San-pil Petrus

? -1799

 

Jeong San-pil Petrus est un laïc coréen né à Deoksan (Chungcheong-do, Corée du Sud).

Il fut décapité à Deoksan en 1799 et béatifié en 2014.

 

 

Vincenzo Strambi

1745-1824

 

Vincenzo naquit le 1er janvier 1745 à Civitavecchia (Italie centrale) ; son père, milanais, était d’origine piémontaise et tenait une pharmacie.

Pour entrer au séminaire, il dut affronter quelques résistances de son père.

Le garçon fréquenta le séminaire de Montefiascone (1762), le Collegio Nuovo de Rome (chez les Scolopi), et les Dominicains de Viterbo.

A cette époque, se trouvait un autre séminaire proche de celui de Montefiascone, à Bagnorea (aujourd’hui Bagnoregio), où il reçut en 1767 le diaconat et la prêtrise, et dont il fut immédiatement nommé recteur.

Il se sentait cependant davantage attiré par la vie religieuse ; il essaya les Lazaristes et les Capucins. 

Il entra finalement chez les Passionnistes (récemment fondés par saint Paolo de la Croix, au siècle Paolo Francesco Danei, voir au 18 octobre), et prit le nom de Vincenzo Maria de Saint-Paul.

Il prêcha avec grand succès plusieurs missions - y compris devant les Cardinaux -, puis fut nommé vice-recteur du couvent des Saints-Jean-et-Paul à Rome, provincial et premier consulteur. En 1792, il fut élu postulateur général de la congrégation et le resta jusqu’à sa mort.

C’est lui qui écrivit la première biographie du fondateur des Passionnistes, Paolo de la Croix.

En 1801, il fut nommé évêque de Macerata et Tolentino, où il s’employa à faire construire un nouveau séminaire : il mettait toute son attention à recevoir personnellement les séminaristes, à bien les former, en leur donnant aussi lui-même certains cours et en développant chez eux la pratique du chant grégorien.

En outre, il fit construire un nouvel hospice pour les vieillards, et agrandir l’orphelinat. Il promut un élan économique dans la région avec la filature du chanvre.

En 1808, ayant refusé de jurer fidélité à l’impie empereur Napoléon, il fut relégué de force à Novare, puis à Milan, chez les Barnabites et chez des familles de l’aristocratie.

Après la mort de Pie VII en 1823, Mgr Strambi présenta sa démission, et fut pris comme directeur de conscience du pape Léon XII ; il n’exerça cette charge que pendant une quarantaine de jours. En effet, quand le pape fut frappé d’une grave maladie, Mgr Strambi offrit sa vie pour lui et fut exaucé : il s’éteignit le 1er janvier 1824, jour de son soixante-dix-neuvième anniversaire.

Béatifié en 1925, il fut canonisé en 1950.

 

 

An Gun-sim Richardus

1774-1835

 

An Gun-sim Richardus est un laïc coréen né en 1774 à Boryeong (Chungcheong-do, Corée du Sud).

Il mourut en prison à Daegu (Gyeongsang-do) en 1835 et fut béatifié en 2014.

 

 

Jang Thomas

1815-1866

 

Jang Thomas est un laïc coréen né en 1815 à Suwon (Gyeonggi-do, Corée du Sud).

Il fut décapité à Cheonju (Chungcheong-do) en 1866 et béatifié en 2014.

 

 

Ku Han-seon Thaddæus

1844-1866

 

Ku Han-seon Thaddæus est un laïc coréen né en 1844 à Haman (Gyeongsang-do, Corée du Sud).

Il fut enterré vivant à Haman en 1866 et béatifié en 2014.

 

 

Song Benedictus

 1798-1867

 

Song Benedictus est un laïc coréen né en 1798 à Chungju (Chungcheong-do, Corée du Sud).

Il fut martyrisé à Seoul en 1867, mais on ne sait de quelle façon, et fut béatifié en 2014.

 

 

Song Petrus

 1821-1867

 

Song Petrus est un laïc coréen né en 1821 à Chungju (Chungcheong-do, Corée du Sud).

Il fut martyrisé à Séoul en 1867, mais on ne sait de quelle façon, et fut béatifié en 2014.

 

 

Gim Gi-ryang Felix Petrus

 1816-1867

 

Gim Gi-ryang Felix Petrus est un laïc coréen né en 1816 à Hamdeok-ri (Jeju, Corée du Sud).

Il fut pendu à Tongyeong (Gyeongsang-do) en janvier 1867 et béatifié en 2014.

 

 

Pak Sang-geun Matthias

 1837-1867

 

Pak Sang-geun Matthias est un laïc coréen né en 1837 à Mungyeong (Gyeongsang-do, Corée du Sud).

Il fut pendu à Sangju (Gyeongsang-do) en janvier 1867 et béatifié en 2014.

 

 

Yi Anna

1841-1867

 

Yi Anna est une laïque coréenne née en 1841 à Incheon (Gyeonggi-do, Corée du Sud).

Elle fut martyrisée à Seoul en 1867, mais on ne sait de quelle façon, et fut béatifiée en 2014.

 

Jean-Louis Valentin Paquay

1828-1905

 

Jean-Louis naquit le 17 novembre 1828 à Tongres (Belgique), d’un père cultivateur et d’une mère de la bourgeoisie de Tongres. Les parents tenaient une auberge.

Après ses études à Tongres, Jean-Louis fut convaincu de sa vocation religieuse lors d’une mission prêchée par des pères Rédemptoristes.

En 1845, il entra au Petit séminaire de Saint-Trond, où il ne brilla pas par ses résultats scolaires, mais bien plutôt par sa profonde piété et ses vertus.

Il entra alors chez les Franciscains, fit le noviciat à Tielt (Gand) et, lors de sa profession, prit le nom de Valentin, sous lequel il est beaucoup plus connu.

Après la philosophie à Rekem, et la théologie à Saint-Trond, il fut ordonné prêtre en 1854, et nommé au couvent de Hasselt, où il restera pendant un demi-siècle.

Bientôt connu et estimé unanimement, il fut affectueusement surnommé Heilig Paterke (le saint petit père) : on appréciait ses homélies, ses visites aux malades et aux mourants ; son confessionnal fut assiégé, comme celui de Jean-Marie Vianney vers la même époque (voir au 4 août). 

C’est durant ces longues heures passées à exercer le sacrement de la Miséricorde, que maints pénitents purent remarquer le don qu’avait le saint petit père pour lire dans les âmes.

Eprouvé par une gangrène sénile, le père Valentin s’éteignit le 1er janvier 1905.

Il fut béatifié en 2003.

 

 

Zygmunt Gorazdowski

1845-1920

 

De bonne famille catholique ukrainienne, Zygmunt (Sigismond) Karol naquit le 1er novembre 1845 à Sanok. Les épreuves n’allaient pas manquer.

Dès l’enfance, Zygmunt fut touché par une maladie pulmonaire, ce qui ne l’empêcha pas pour autant d’être serviable autant qu’il le pouvait.

Après l’école de Przemysl, il fréquenta la faculté de droit à Lviv, qu’il quitta après deux ans pour entrer au séminaire latin de Lviv.

A la fin de ses études, sa mauvaise santé l’obligea à se soumettre à deux années de thérapie intense. Finalement il fut ordonné prêtre en 1871.

Vicaire de paroisse et administrateur successivement à Tartakow, Wojniłow, Bukaczowce, Gród Jageloński and Żydaczow, il se montra plein de zèle dans l’exercice de son sacerdoce.

Durant la terrible épidémie de choléra, à Wojniłow, il se dépensa sans compter pour aider, soigner, assister les malades et les mourants, sans craindre la contagion.

Il écrivit un catéchisme à l’usage de ses paroissiens, et maints manuels pour les parents, les professeurs, les jeunes. Il s’intéressait beaucoup aux pauvres et aux malades.

A partir de 1877, en la paroisse Saint-Nicolas de Lviv, il commença une intense activité spirituelle et charitable qui durera quarante ans. Il y fonda l’Association du Bon Pasteur pour les prêtres.

Il fonda en 1884 la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph, pour maintenir et prolonger le travail qu’il avait commencé au profit des pauvres, quand il les accueillait dans un foyer et leur servait une bonne soupe chaude, au profit également des mourants, des convalescents, des séminaristes pauvres, des mères abandonnées, des orphelins.

Pour ces nombreuses œuvres, il fut qualifié d’authentique perle du clergé latin de Lviv.

A sa mort, on l’appelait le père des pauvres et le prêtre des sans-abris. Il mourut le 1er janvier 1920. 

Il a été béatifié en 2001, et canonisé en 2005 en même temps que son évêque, Jósef Bilczewski (voir au 20 mars). 

 

 

Andrés Gómez Sáez

1894-1937

 

Andrés naquit à Bicorp (Valenzia, Espagne) le 7 mai 1894, et fut baptisé le jour suivant.

Entré chez les Salésiens, il fit les vœux en 1914 à Alto (Madrid) et reçut l’ordination sacerdotale à Orense en 1925.

Au moment de la persécution, il se réfugia dans une pension proche de la cathédrale de Santander. Le 31 décembre 1936, il se retrouva avec un autre confrère avec lequel ils devaient, le lendemain, se rendre dans une famille pour des leçons de français. On ne sut plus rien d’Andrés, sinon qu’il fut arrêté par deux miliciens.

On supposa qu’il eut le sort commun à beaucoup d’autres religieux de Santander, qui furent précipités en mer du haut de la falaise. Certains furent auparavant torturés, d’autres eurent les mains liées derrière le dos et jetés vivants en mer : on en retrouva les corps quelques jours plus tard sur les plages françaises.

Martyrisé le 1er janvier 1937, Andrés a été béatifié en 2007.

 

 

Marian Konopiński

1907-1943

 

Né le 10 septembre 1907 à Kluczewo (Szamotulski, Pologne), Marian fréquenta l’école primaire à Szczepankowo, puis l’école de Wronki, enfin le lycée à Szamotuły.

Il entra au séminaire de Gnieźno, puis celui de Poznań et fut ordonné prêtre en 1932. 

L’abbé Konopiński fut vicaire à Ostrzeszów, en même temps qu’il était préfet de l’école pour garçons. En 1935, il fut vicaire à Poznań, tout en poursuivant des études de sciences sociales à l’université locale.

En 1939, il fut nommé capitaine de réserve et, dès l’invasion allemande de septembre, se porta volontaire et fut aumônier militaire au 15e régiment da cavalerie de Poznań.

Ecrasés, les soldats furent sommés de se rendre ; l’abbé Konopiński fut immédiatement arrêté et envoyé au camp de Nienburg, d’où il sortit un mois plus tard. De nouveau arrêté en 1940, il fut envoyé au camp de concentration de Dachau.

Dans ce camp de la mort, il subit à partir de novembre 1942, des expériences «médicales» dont sa santé subit les conséquences dramatiques et qui le conduisirent à la mort.

Au début, il priait le chapelet avec un Compagnon, chaque jour pour une intention différente ; mais bientôt sa santé complètement délabrée ne le lui permit plus : il priait en bougeant à peine les lèvres. Juste avant de mourir, il dit encore à son Compagnon : Au revoir, au Ciel.

Il mourut le 1er janvier 1943 ; son corps fut incinéré.

Marian Konopiński fut béatifié en 1999.

 

 

Alojzij Grozde

1923-1943

 

Lojze (ou Alojzij, Louis) naquit le 27 mai 1923 à Gorenje Vodale (Mokronog, Slovénie), d’une relation entre Mary Dolenjskem et Francis Udovču. La mère de ce fils illégitime se maria ensuite avec François Kovač, lorsque l’enfant avait quatre ans, mais le beau-père le chassait chaque fois qu’il venait voir sa mère. Plus tard, comme Lojze était un bon élève, il put rester à la maison, où sa tante prit soin de lui.

Elle l’envoya à Ljubljana, où elle travaillait et où on l’aida pour son neveu. Lojze fréquenta l’école Marijanišče et le lycée de Ljubljana. C’était un élève bien au-dessus de la moyenne, qui trouva en plus le temps d’écrire des poésies et quelques œuvres littéraires.

Il fit partie de l’Action catholique et de la Congrégation mariale. Quand survint la seconde Guerre mondiale, il était en train de songer à sa vocation, dans une prière intense et au milieu d’occupations apostoliques envers le prochain.

L’été 1942, il ne revint pas à la maison, à cause de la difficulté qu’il y avait à voyager ; à l’occasion du nouvel an 1943, il demanda une permission pour visiter les siens. Il se rendit d’abord chez un ami à Struge puis, le 1er janvier, qui était le premier vendredi du mois, il assista à la messe au monastère de Stična, où il communia ; ce devait être son viatique.

Puis il prit le train jusqu’à Trebnje, où les rails avaient été démontés. Il continua à pied vers Mima, et trouva en route une charrette. En arrivant à Mima, des partisans Slovènes le bousculèrent, l’arrêtèrent et l’interrogèrent. Il lui trouvèrent un missel latin, l’Imitation de Jésus-Christ et une brochure sur Notre-Dame de Fatima. Ils le tirèrent dans une auberge proche, l’interrogèrent encore, le torturèrent et le tuèrent.

Trois heures plus tôt, un séminariste qui venait voir ses parents, fut aussi abattu (Janez Hočevar). Lojze fut suspecté d’être un informateur, à cause des livres «suspects» qu’il transportait. Les communistes croyaient voir en lui le type de personnes qu’ils suspectaient et persécutaient.

Un chef des partisans affirma que Lojze n’avait pas été torturé et que ce qu’on voyait sur son corps était le fait des bêtes de la forêt, Lojze ayant été enterré peu profondément dans le sol. Mais ceux qui ont retrouvé et examiné son corps ont remarqué qu’on lui avait arraché la peau de la plante des pieds, qu’on lui avait coupé les oreilles, percé la joue droite, crevé les yeux, qu’on lui avait coupé la langue et les doigts ; la tête portait une large et profonde plaie ouverte. En février 1943, on révéla partiellement ce qui était arrivé à Lojze, effectivement torturé pendant deux heures. Des écoliers venus cueillir des perce-neiges, retrouvèrent son cadavre : à part les traces des tortures, le corps était intact.

Lojze fut béatifié en 2010, durant le premier congrès eucharistique slovène à Celje.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:00

Andrés Gómez Sáez

1894-1937

 

Andrés naquit à Bicorp (Valenzia, Espagne) le 7 mai 1894, et fut baptisé le jour suivant.

Entré chez les Salésiens, il fit les vœux en 1914 à Alto (Madrid) et reçut l’ordination sacerdotale à Orense en 1925.

Au moment de la persécution, il se réfugia dans une pension proche de la cathédrale de Santander. Le 31 décembre 1936, il se retrouva avec un autre confrère avec lequel ils devaient, le lendemain, se rendre dans une famille pour des leçons de français. On ne sut plus rien d’Andrés, sinon qu’il fut arrêté par deux miliciens.

On supposa qu’il eut le sort commun à beaucoup d’autres religieux de Santander, qui furent précipités en mer du haut de la falaise. Certains furent auparavant torturés, d’autres eurent les mains liées derrière le dos et jetés vivants en mer : on en retrouva les corps quelques jours plus tard sur les plages françaises.

 

Martyrisé le 1er janvier 1937, Andrés a été béatifié en 2007.


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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:00

Alojzij Grozde

1923-1943

 

Lojze (ou Alojzij, Louis) naquit le 27 mai 1923 à Gorenje Vodale (Mokronog, Slovénie), d’une relation entre Mary Dolenjskem et Francis Udovču. La mère de ce fils illégitime se maria ensuite avec François Kovač, lorsque l’enfant avait quatre ans, mais le beau-père le chassait chaque fois qu’il venait voir sa mère. Plus tard, comme Lojze était un bon élève, il put rester à la maison, où sa tante prit soin de lui.

Elle l’envoya à Ljubljana, où elle travaillait et où on l’aida pour son neveu. Lojze fréquenta l’école Marijanišče et le lycée de Ljubljana. C’était un élève bien au-dessus de la moyenne, qui trouva en plus le temps d’écrire des poésies et quelques œuvres littéraires.

Il fit partie de l’Action catholique et de la Congrégation mariale. Quand survint la seconde Guerre mondiale, il était en train de songer à sa vocation, dans une prière intense et au milieu d’occupations apostoliques envers le prochain.

L’été 1942, il ne revint pas à la maison, à cause de la difficulté qu’il y avait à voyager ; à l’occasion du nouvel an 1943, il demanda une permission pour visiter les siens. Il se rendit d’abord chez un ami à Struge puis, le 1er janvier, qui était le premier vendredi du mois, il assista à la messe au monastère de Stična, où il communia ; ce devait être son viatique.

Puis il prit le train jusqu’à Trebnje, où les rails avaient été démontés. Il continua à pied vers Mima, et trouva en route une charrette. En arrivant à Mima, des partisans Slovènes le bousculèrent, l’arrêtèrent et l’interrogèrent. Il lui trouvèrent un missel latin, l’Imitation de Jésus-Christ et une brochure sur Notre-Dame de Fatima. Ils le tirèrent dans une auberge proche, l’interrogèrent encore, le torturèrent et le tuèrent.

Trois heures plus tôt, un séminariste qui venait voir ses parents, fut aussi abattu (Janez Hočevar). Lojze fut suspecté d’être un informateur, à cause des livres «suspects» qu’il transportait. Les communistes croyaient voir en lui le type de personnes qu’ils suspectaient et persécutaient.

Un chef des partisans affirma que Lojze n’avait pas été torturé et que ce qu’on voyait sur son corps était le fait des bêtes de la forêt, Lojze ayant été enterré peu profondément dans le sol. Mais ceux qui ont retrouvé et examiné son corps ont remarqué qu’on lui avait arraché la peau de la plante des pieds, qu’on lui avait coupé les oreilles, percé la joue droite, crevé les yeux, qu’on lui avait coupé la langue et les doigts ; la tête portait une large et profonde plaie ouverte. En février 1943, on révéla partiellement ce qui était arrivé à Lojze, effectivement torturé pendant deux heures. Des écoliers venus cueillir des perce-neiges, retrouvèrent son cadavre : à part les traces des tortures, le corps était intact.

 

Lojze fut béatifié en 2010, durant le premier congrès eucharistique slovène à Celje.

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 09:36

Sainte Famille - A

 

La famille est d’institution divine. Dès le début de la Sainte Ecriture, nous lisons en effet dans la Genèse : 

C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair (Gn 2:24).

Toute l’origine et la destinée de la famille sont contenus dans ce petit verset. L’homme doit épouser une femme, et de ce coupe indivisible va naître une nouvelle vie, l’enfant.

Il n’y a pas d’autre doctrine. S’éloigner de cet idéal, c’est ne pas répondre au dessein divin de notre Créateur.

 

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Ce que nous entendons dans la première lecture, extraite du Livre de Ben Sirach le Sage, l’Ecclésiastique dans la Bible latine ou Vulgate, est au troisième chapitre. Les deux premiers ont été un long éloge de la Sagesse et un enseignement sur la Crainte de Dieu.

Il en est de même dans les Commandements de Dieu : après les trois commandements concernant Dieu, le quatrième concerne les parents.

Après Dieu, viennent les parents. C’est Dieu qui nous les a donnés, c’est d’eux que nous recevons la vie que Dieu nous donne. Quelle reconnaissance, quel respect leur devons-nous !

Le texte sacré nous montre l’idéal du père, de la mère et des enfants. Du père, de la mère, coulent une abondance de force et de bonté qui se répandent sur les enfants, lesquels à leur tour reversent le bien dans le cœur de leurs parents.

Certes, les hommes sont tous imparfaits, parents et enfants, et souvent l’harmonie est blessée ; il est du devoir de chacun de remettre l’harmonie, comme un musicien qui accorde son instrument.

Il ne faut pas accorder l’instrument de l’autre : il faut accorder son propre instrument.

Dieu attend de chacun de nous, et bénit, cet effort de retour à l’harmonie. Aussi l’Ecriture dit : Celui qui honore son père obtient le pardon de ses fautes.

Au terme de notre vie, après toutes les années où nous aurons cherché à conserver cette harmonie, Dieu nous récompensera dans l’éternité ; c’est ainsi qu’il faudrait comprendre ce verset : Celui qui glorifie son père verra de longs jours, ces «longs jours» n’étant pas forcément une bénédiction dans cette vie, où nous souffrons de maladies et de la dégénérescence de notre nature.

Notre vie est plus ou moins longue ; certains sont frappés par la mort très tôt, d’autres beaucoup plus tard, selon un dessein caché et insondable de Dieu. Acceptons cette divine volonté, sur la terre comme au ciel. 

Quelle que soit notre vie, entourons toujours nos parents, jusqu’à la fin. L’Ecriture nous demande de ne pas les mépriser. Ils ont besoin de notre affection, de notre présence, de notre parole. 

 

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La famille est particulièrement unie à deux moments : à table, et dans la prière. Cette table est exprimée dans le psaume 127, qui reprend le thème de la crainte du Seigneur ; et Dieu, en retour, accorde sa bénédiction sur le foyer.

Les enfants y sont très judicieusement comparés à des plants d’olivier. Et pourquoi pas, par exemple, à de belles fleurs ?

L’olivier est une plante qui peut vivre des siècles, mais contrairement à de beaux arbres majestueux, l’olivier présente des branches noueuses, irrégulières, évoquant presque une douleur. L’olive en revanche produit cette huile riche, nourrissante, dont on fait des baumes onctueux, odorants, bénéfiques, comme le Chrême dont on oint le baptisé, le prêtre, le roi.

Les enfants auront leurs défauts, leurs luttes intérieures, leurs chutes aussi, mais s’ils s’appuient sur l’amour envers Dieu et leurs parents, ils seront fidèles : leur fidélité compensera, dépassera les moments difficiles ; ce sera la bonne odeur qu’ils répandront.

 

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L’apôtre Paul, à son tour, adresse aux Colossiens des conseils pleins d’amour et de sagesse, pour que soit maintenue l’harmonie familiale. 

Ici, outre le pardon et l’harmonie, l’apôtre évoque les psaumes, les hymnes, les libres louanges, en un mot l’union de toute la famille dans la prière.

Comme il est beau de voir tous les membres d’une famille en prière, le soir, avant d’aller se coucher, dire ensemble une prière d’action de grâce à notre Père céleste, une invocation à Marie, à Joseph, à l’Ange gardien, à nos Saints protecteurs.

Il faut admirer l’union des cœurs dans les monastères, où des moines, des moniales, chantent ensemble la louange de Dieu. 

Il conviendra de dire un mot ici sur la «soumission» des femmes. Qu’il ne s’agisse pas d’une soumission servile ! mais surtout, lisons le verset dans son intégralité : Soyez soumises dans le Seigneur, ce qui est autre chose que de dire simplement : Soyez soumises. 

Etre soumise dans le Seigneur est une attitude à la fois respectueuse et amoureuse, qui n’interdit jamais, le cas échéant, une suggestion, un échange de pensées, un dialogue, pour tempérer ce que l’avis du père de famille pourra avoir d’exagéré ou d’erroné.

Et faisons très attention à cet ultime conseil paulinien, d’une richesse psychologique très profonde : N’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager. 

Les enfants sont comme des fleurs fragiles, qu’on traite avec douceur, que l’on cueille avec délicatesse. Attention à ne pas les écraser, elles se faneraient trop vite ! Laissons le temps à ces olives de produire l’huile si odoriférante et onctueuse qui nous réconfortera en temps voulu !

 

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Dans l’évangile enfin, nous assistons à un événement grave qui touche la Sainte Famille ; Joseph et Marie restent unis pour mettre en sûreté l’Enfant. 

On ne va pas ici commenter l’épisode même du massacre des Saints Innocents, qui d’ailleurs n’est pas repris aujourd’hui (on pourra trouver une notice là-dessus, au 28 décembre). Ce qui importe aujourd’hui est d’admirer, dans l’épreuve, l’union forte et fidèle de Joseph et de Marie. Dans l’épreuve, on ne s’écarte pas, on se rapproche, on se «sert les coudes».

Notons aussi comment l’évangéliste Matthieu relève l’accomplissement des prophéties, celle d’Osée : D’Egypte, j’ai appelé mon fils (Os 11:1), et l’allusion au nazir de Dieu : Il sera appelé nazaréen (cf. Jg 13:5,7). Cette dernière phrase ne se trouve pas textuellement dans les prophéties, elle a pu faire partie d’une tradition orale, que Matthieu a reçue à la synagogue.

 

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La Prière résume tout cet enseignement d’unité et d’amour. Si les événements de la vie, si les épreuves et la mort nous séparent, la fidélité sera récompensée dans la Vie éternelle, où nous serons à nouveau réunis, avec les Anges et les Saints, autour de la Sainte Trinité. 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 00:00

Noël : Messe de la  Nuit

 

 

Un de nos cantiques traditionnels de Noël dit : Depuis plus de quatre mille ans nous Le promettaient les prophètes. Voici que le prophète Isaïe, huit siècles avant la naissance du Sauveur, entrevoit cet heureux événement et s'en réjouit comme s'il y assistait. Huit siècles ! Imaginons que notre roi Louis IX nous ait annoncé la canonisation du pape Jean-Paul II…

Il faut comprendre dans un sens spirituel et théologique ces termes qui décrivent les hommes : les ténèbres, le pays de l'ombre, expriment l'héritage du péché ; la grande lumière est celle qui vient d'En-haut, celle dont parle l'évangéliste Jean à propos du Verbe éternel : C'était la vraie lumière qui illumine tout homme (Jn 1:9). De même le joug, le bâton, le fouet, font allusion à la situation des Israélites en Egypte, l'Egypte étant elle-même restée ensuite le symbole de l'esclavage du péché.

Quand ensuite Isaïe parle de la victoire de Madiane, il fait allusion à cette fameuse victoire du Juge Gédéon avec ses trois-cents hommes qui, de nuit, sans rien faire d'autre que de crier Pour Dieu et pour Gédéon et en heurtant entre elles les lanternes qu'ils portaient, ont engendré une telle panique dans le camp adverse, que les ennemis en se réveillant brusquement se sont entretués eux-mêmes (Jg 7).

Certes Dieu n'agit pas toujours ainsi ; pour Gédéon, Dieu voulait faire comprendre que ce n'était pas le grand nombre de combattants qui allaient garantir la victoire, mais la confiance en Dieu. De fait, sur les vingt-mille hommes dont disposait Gédéon au départ, seuls trois-cents restèrent avec lui. Les ennemis d'Israël, guerriers orgueilleux, ont été exterminés en un instant.

La victoire, désormais, est dans les mains de ce petit Bébé qui vient de naître ; il n'a ni épée, ni arc, ni bouclier, ni richesse, ni force physique : il est dans une étable, sur la paille, près des bêtes, et c'est Lui le Sauveur. Personne ne le connaît, mais il porte déjà l'insigne du pouvoir sur son épaule, et des titres de noblesse inégalables : Merveilleux Conseiller, Dieu Fort, Père à jamais, Prince de la Paix.

Quand Isaïe écrit, il ne connaît encore ni Marie, ni Jésus, mais il apprend dans l’inspiration qui lui vient de Dieu d'une part que Marie est vierge (on va en reparler à propos de l'évangile), et qu’elle aura un Fils. C'est Dieu qui inspire à Isaïe de donner à cet Enfant ces noms extraordinaires : Jésus est en effet Un avec Dieu Père, dont Il est le Fils unique, éternellement engendré ; avec Dieu et comme Dieu, Christ est Fort, Père à jamais et Prince de la Paix.

La Paix que Jésus nous apporte n'est pas une paix sociale ou politique. Nous ne le savons que trop, hélas ! la guerre est chaque jour d'actualité, et même là où Jésus est né... Mais Jésus-Christ nous apporte une autre paix, la paix dans notre cœur, la paix harmonieuse entre Dieu et nous, la réconciliation entre Dieu et la Créature.

Toute créature fut blessée par le péché initial ; cette blessure ontologique ne pourra être guérie que par un sacrifice d’amour parfait : ce sera par le sang de sa croix que Jésus Christ apportera la paix, autant à ceux qui sont sur terre qu'à ceux qui sont (déjà) au ciel (Col 1:20).

 

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Le psaume 95 chante cette joie immense de la Créature qui se sent consolée, renouvelée, une joie tellement universelle qu’elle se communique même aux arbres des forêts ! 

 

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Saint Paul rappelle à son disciple Tite quelle grâce immense Dieu nous a ainsi donnée par la naissance du Christ. Cette grâce concerne tous les hommes, et nous appelle à rejeter le péché, à vivre en hommes raisonnables, justes et religieux. 

Il dit bien nous, car il ne s'adresse pas qu'à Tite : il pense à lui-même, à tous ceux qu'il a convertis, à toute l'Eglise, à nous tous, car chacun de nous doit se sentir concerné par cet appel à combattre le péché.

 

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L'évangéliste Luc, le plus historien des quatre évangélistes, donne des précisions historiques sur la date de la naissance de Jésus, mais les spécialistes n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur la date précise de cette naissance, sans doute parce que nous ne connaissons pas forcément tous les détails de la vie politique d'il y a deux mille ans, et qu'il y a bien probablement des faits que l'on croit établis avec certitude et qui devraient au contraire être repensés. Mais ceci n'a désormais plus d'importance. Maintenant que toute l’histoire tourne désormais autour de la naissance du Christ, avant et après, il serait inutile de revoir et corriger tous les livrres du monde. Ce qui compte aujourd’hui est de recevoir la Bonne Nouvelle de Jésus et de la mettre en pratique. 

 

Luc signale que Marie mit au monde son fils premier-né, une expression qui a fait couler beaucoup d'encre, car certains ont voulu y voir une allusion à d'autres éventuels enfants qu'aurait eus Marie après Jésus. Ce n'est certainement pas la pensée de saint Luc.

Après avoir fait le récit de l'Annonciation, Luc rappelle par ce premier-né, d'une part que Jésus est effectivement né d'une Femme vierge, comme l'avait annoncé Isaïe (Is 7:14), mais surtout l'évangéliste affirme cette vérité fondamentale et théologique que Jésus est le Premier-né d'une nouvelle génération :  chacun de nous, par les sacrements de l'Eglise, reçoit de l'Eglise comme d'une Mère, cette nouvelle Vie divine que Jésus nous a apportée. Comme Marie a donné le jour à Jésus, ainsi l'Eglise, nouvelle Mère, engendre en nous la vie de l’âme.

Un texte du Concile Vatican II contient un très beau passage, où l’Eglise est comparée à Marie : 

En contemplant la sainteté mystérieuse de la Vierge et en imitant sa charité, en accomplissant fidèlement la volonté du Père, l’Eglise devient à son tour une Mère, grâce à la parole de Dieu qu’elle reçoit dans la foi : par la prédication en effet, et par le baptême elle engendre, à une vie nouvelle et immortelle, des fils conçus du Saint-Esprit et nés de Dieu. Elle aussi est vierge, ayant donné à son Epoux sa foi, qu’elle garde intègre et pure ; imitant la Mère de son Seigneur, elle conserve, par la vertu du Saint-Esprit, dans leur pureté virginale une foi intègre, une ferme espérance, une charité sincère (Lumen Gentium, 8,64).

 Jésus ne pouvait pas naître sans Marie, et sur la croix, il nous a à son tour donné Marie comme Mère : Voici ta Mère, dit-il à Jean (Jn 19:26-27). Tout ce que nous recevons de Jésus, nous vient en même temps par Marie, Mère de l'Eglise et Mère de chacun d'entre nous. 

Il faut encore préciser ceci : après la naissance de Jésus, Marie est restée vierge, selon une tradition toujours répétée depuis les premiers siècles. D'ailleurs, si Jésus avait eu quelques frères et sœurs, Jésus n'aurait pas dit à sa Mère et à Jean, sur la Croix : Voici ton Fils, voici ta Mère. En outre, de même que la Tradition a eu le souci de répéter inlassablement que Marie était la « Toujours Vierge », de même elle aurait répété fidèlement et respectueusement – si ç'eût été le cas – que cette Mère aurait eu d'autres enfants, et elle nous aurait sans doute aussi conservé leurs noms. Rien de tout cela. Marie fut vierge avant la conception de Jésus, et après. Nous le répétons encore aujourd'hui, peut-être un peu machinalement, mais c'est l'expression de notre liturgie, dans le Je confesse à Dieu, dans le Canon romain, dans le Je crois en Dieu ; dans tous les textes, les prières et les textes conciliaires ou pontificaux, partout où il est question de Marie, on répète constamment qu'il s'agit de la Vierge Marie.

Cette Mère admirable, dit Luc, emmaillota Jésus, pour bien préciser que Jésus était né comme un homme, d'une Mère, qu’il avait besoin d’être soigné comme un enfant humain, et n'était pas seulement "apparu" sous forme humaine. Ceci a son importance, car on a parfois prétendu que Jésus était seulement un ange.

L'histoire de l'apparition des anges aux bergers, elle, fait aussi partie de la Révélation. L’évangile la relate fidèlement. On a voulu la qualifier de "légendaire", car les bergers ne dorment pas à la belle étoile un 25 décembre, même au Moyen-Orient où il fait un temps plus doux que dans nos régions occidentales. 

Or il sera bon de préciser ici que la date de Noël a été établie par l'Eglise de façon non pas historique, mais théologique : Noël se situe au moment où les jours commencent de s'allonger, où la lumière gagne en durée sur la nuit. D'ailleurs, cette fête ne fut instituée que relativement tard et fut plusieurs fois déplacée. Encore actuellement, nos frères d'Orient célèbrent la Nativité le 6 janvier au lieu du 25 décembre. 

Relevons enfin le chant des Anges à Bethléem, qui a été repris dans le chant du Gloria à la Messe des dimanches et jours de fête. On ne le chante pas les dimanches qui précèdent la fête de Noël, pour le reprendre avec joie au moment où les Anges l'ont chanté la première fois, dans la nuit de Noël.

 

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Et puisque nous sommes dans la liturgie, parlons aussi ici de deux autres détails qui, probablement, passent  souvent inaperçus. L’un est le rite de la goutte d’eau à l’Offertoire, l’autre le chant de la Préface à Noël.

A chaque messe, le prêtre mélange une goutte d’eau au vin qui va être consacré, disant ces paroles : Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’alliance, puissions-nous êtres unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. Cette goutte d'eau se perd dans le vin, de même que notre nature humaine a été totalement assumée dans la divinité de Jésus-Christ.

 

Ecoutons attentivement, enfin, la préface de Noël : Par le mystère de l'incarnation du Verbe, la nouvelle lumière de Ta clarté a rayonné à nos yeux. Cette nouvelle Lumière, c’est la vraie Lumière dont il était question plus haut. C’est la vraie lumière dont il est question dans la Prière d’aujourd’hui.

La préface de Noël, jusqu’à il y a peu, était celle-là même de la Fête-Dieu, solennité du Saint-Sacrement. C’est qu’à chaque messe se renouvelle dans les mains du prêtre l'Incarnation et la Naissance du Christ parmi nous. Chaque messe est une actuation de la nuit de Noël. Le Verbe s’est fait chair et il a habité en nous, écrit l’évangéliste Jean dans son Prologue (Jn 1:14 : Verbum caro factum est, et habitavit in nobis) : en traduisant très littéralement, on se rend compte que cette phrase exprime aussi bien et l’Incarnation du Verbe, et l’Eucharistie où nous Le recevons.

La plus grande joie de la Vierge Marie est que son Fils naisse en chacun de nous.

 

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A l'occasion de Noël, renouvelons notre reconnaissance envers la Mère du Sauveur, demandons-lui avec ferveur d'intercéder pour nous, maintenant et à l'heure de notre mort, pour que cette grande fête d'aujourd'hui soit l’occasion de la re-naissance de nos âmes. 

Dans une semaine, nous célébrerons solennellement le 1er janvier, la Maternité de Marie, Mère de Dieu, notre Mère !

 

Merci, mon Dieu, pour la naissance de ton Fils !

Merci Jésus, de nous avoir donné ta Mère !

 

 

 

 

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