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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Werner d’Oberwesel

1271-1287

 

L’histoire de ce garçon fut longtemps considérée comme véridique ou au moins vraisemblable. Ce n’est pas la seule du genre, et pourrait avoir pris naissance dans un milieu anti-sémite.

Werner donc, serait né à Womrath (Bacharach, Rhénanie-Palatinat, Allemagne) d’un vigneron qui le laissa orphelin assez tôt. 

Sa mère s’étant remariée, son beau-père le maltraita suffisamment pour lui faire quitter la maison.

Il se mit ainsi au service d’un Juif d’Oberwesel, tout en conservant ses habitudes chrétiennes de l’enfance.

Le Jeudi saint, 19 avril 1287, le garçon de seize ans assista à l’office et communia. Sur le chemin du retour, une bande de malfaiteurs l’arrêta ; on voulait lui faire rendre l’Hostie. Pour cela, ils le maltraitèrent, le pendirent par les pieds jusqu’à le faire vomir, puis s’acharnèrent sur lui, lui ouvrant les veines et, finalement, le firent mourir.

La nuit suivante, ils voulurent noyer le corps dans le Rhin, mais n’y parvenant pas, l’enfouirent dans un trou quelque part à Bacharach.

Le corps fut découvert et enterré décemment à Saint-Cunibert de Bacharach ; des miracles attestèrent la sainteté et le martyre du jeune adolescent.

La rumeur du crime fanatique, durant la Semaine Sainte, tourna vite en celle de crime rituel anti-chrétien, et l’on accusa les Juifs. Peut-être s’agit-il d’ailleurs d’un crime sexuel. Une vingtaine de Juifs furent arrêtés et exécutés. 

L’empereur Rudolf ordonna de verser une «rançon» réparatrice à la communauté juive, et de brûler le corps de Werner, mais ses ordres ne furent pas exécutés.

Au 15e siècle, une église fut élevée en l’honneur de Werner ; au 16e siècle, des reliques (un doigt) arrivèrent à l’église Sainte-Madeleine de Besançon, où les vignerons prirent Werner pour leur patron, sous le nom de Vernier, et ceux d’Auvergne sous le nom de Verny.

En réalité, Werner n’a pas été béatifié officiellement.

Une des ombres évidentes de ce récit est l’impossibilité où les malfaiteurs se sont trouvés de «noyer» le corps de leur victime dans le Rhin : le corps serait-il devenu soudain trop pesant pour leurs bras ? ou serait-il revenu sur la berge du fleuve malgré le courant ? Par ailleurs, comment a-t-on découvert ce corps «par hasard», justement au moment de Pâques ?

Récemment, en 1963, le diocèse de Trier fit rayer le nom du «martyr Werner» dans son calendrier.

 

Une telle histoire fait frissonner. Que Dieu pardonne aux uns et aux autres, qu’ils soient les assassins ou les auteurs de la légende… Werner serait bien inspiré de nous révéler la vérité.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Elphege

954-1012

 

Elphege (ou Alphege) s’appelait aussi Godwine : né en 954, il suivit l’appel de Dieu et quitta sa mère toute jeune veuve.

Après un séjour au monastère de Deerhurst (comté de Gloucester), il s’orienta vers une vie plus solitaire et se construisit une cabane près de Bath, où le rejoignirent d’autres compagnons. Ainsi naquit un monastère, dont Elphege devint abbé, en 970 : il avait seize ans !

Un de ses avis aux moines était d’éviter le “mensonge d’action”, en prenant l’habit religieux sans en garder le véritable esprit.

En 984, l’archevêque de Cantorbury, saint Dunstan, eut révélation de choisir Elphege pour succéder à Ethelwold comme évêque de Winchester ; ayant fini par céder, il fut consacré le 19 octobre.

Ce fut un évêque très austère pour lui-même, rempli de charité pour les pauvres, au point qu’on ne rencontrait plus de mendiant dans Winchester. Il concentra tous ses efforts pour amener à la conversion les païens du nord de l’Angleterre. Il reçut le roi norvégien Olaf et lui administra la Confirmation.

Elphege fut ensuite choisi pour succéder à saint Dunstan à Cantorbury. Parti à Rome pour recevoir le pallium, il fut dépouillé et renvoyé par les habitants d’une petite localité de l’Italie du nord : comme un incendie se déclara juste après, les habitants coururent chercher Elphege pour lui demander pardon, et sur sa prière l’incendie épargna la ville (mais on ne connaît pas le nom de cette localité).

Dans son diocèse, Elphege réprima les abus et restaura la discipline ; il fit établir le jeûne du vendredi (concile d’Enham en 1009).

Les Danois vinrent ravager le royaume et Elphege s’employa à secourir les populations éprouvées, mais aussi à convertir les envahisseurs. Ce fut le signal de son sacrifice.

Les barbares massacrèrent sans pitié les habitants, assaillirent la cathédrale où s’étaient réfugiés Elphege et ses moines, y mirent le feu, firent périr une partie des moines et capturèrent l’archevêque, espérant en tirer une bonne rançon. Sur ces entrefaites, une grave épidémie ravagea les rangs danois, qui recoururent aux prières du prélat et recouvrèrent la santé, le jeudi saint 1012. 

Mais les chefs danois ne renonçaient pas à la rançon qu’ils avaient exigée ; à quoi le pauvre Elphege fit remarquer qu’après la destruction de la ville, il ne restait rien à leur donner. Aussi les barbares se jetèrent sur lui, le frappèrent avec leurs haches, le lapidèrent avec tout ce qu’ils trouvaient sous la main, tandis qu’Elphege, comme autrefois saint Etienne, priait : “Jésus, bon et incomparable pasteur, aie compassion des enfants de ton Église, que je te recommande en mourant”. Un Danois, d’ailleurs confirmé la veille par le même Elphege, l’acheva en lui fendant la tête avec sa hache.

Le martyre d’Elphege eut donc lieu il y a mille ans, le samedi de Pâques, 19 avril 1012.

Son corps fut plus tard transporté à Londres, puis à Cantorbury. Dès 1078, il fut reconnu comme martyr, et vénéré comme saint. Le Martyrologe le mentionne effectivement au 19 avril.

 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Luca Passi

1789-1866

 

Luca était né le 22 janvier 1789 à Bergame (Italie nord-est) dans une famille célèbre. Son père était le comte Enrico Passi de’ Preposulo, sa mère était Caterina Corner. Un parent fut le célèbre prêtre Marco Celio Passi. Luca avait un jeune frère, Marco, qui serait prêtre lui aussi.

Dès 1810, Luca fut le directeur spirituel d’une confraternité du Saint Sacrement à Calcinate et, en 1811, d’une autre de la Doctrine Chrétienne.

Après le séminaire, il fut ordonné prêtre en 1813.

Dès sa jeunesse, Luca fut vivement impressionné par les événements révolutionnaires français, et de leurs conséquences néfastes en Italie : dégradation morale, analphabétisme, ignorance religieuse…

En 1815, il fit partie du «collège apostolique», une pieuse union sacerdotale regroupant des prêtres liés par un vœu spécial d’obéissance à leur évêque et au pape. Luca reçut le titre de missionnaire apostolique.

Avec son frère Marco, il organisa une nouvelle confraternité, de Saint-Raphaël et de Sainte-Dorothée, pour l’éducation chrétienne des enfants et de la jeunesse. Le pape les encouragea. La branche masculine (Saint-Raphaël), prit pied à Gênes, mais sans beaucoup se développer, à cause des mouvements révolutionnaires de 1848-1849. En revanche, la branche féminine (Sainte-Dorothée) se développa davantage, donnant naissance même à des congrégations nouvelles.

C’est ainsi que naquit en 1838 à Venise l’Institut des Sœurs Maîtresses de Sainte-Dorothée, qui se trouve encore actuellement en diverses contrées d’Afrique et d’Amérique Latine.

Don Luca disait aux dorothéennes : Qui ne brûle pas, ne met pas le feu (Chi non arde, non accende), pour stimuler toujours plus leur zèle.

Don Luca Passi mourut à Venise le 18 avril 1866, et fut béatifié en 2013.

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Joseph Moreau

1763-1794

 

Joseph était né le 21 octobre 1763 à Saint-Laurent-de-la-Plaine (Maine-et-Loire).

On connaît quelques détails de sa vie par l’interrogatoire qu’il subit à Angers, d’abord le samedi 12 avril 1794, veille du dimanche des Rameaux.

Il reçut au baptême les noms de Joseph René Jacques Henri.

Vicaire à Saint-Laurent-de-la-Plaine au début de la Révolution, il quitta ses fonctions et passa en diverses localités (Botz, La Chapelle-Aubry, Saint-Quentin, Ancenis), demandant l’hospitalité et un peu de pain pour survivre.

Il fut arrêté à Legatz, près de Combrée, où il se cachait avec un autre prêtre, qui fut tué.

Après ce premier interrogatoire, il fut conduit dans les prisons d’Angers. Il fut de nouveau interrogé le Lundi saint, 14 avril 1794, devant le Comité révolutionnaire qui siégeait à l’évêché.

Le Jeudi saint, 17 avril 1794, il est à nouveau interrogé devant la Commission militaire. Il reconnaît avoir conduit des processions à un «chêne» où l’on priait une bonne vierge ; il s’agit de toute évidence d’une dévotion locale à Notre-Dame du Chêne. Les Républicains l’accusèrent de se cacher dans l’arbre pour faire mouver une ci-devant bonne vierge (!) et l’abbé Moreau répondit qu’il n’aurait pu se mettre dans le chêne parce que le chêne n’était pas assez gros. On lui demande combien de fois il a baisé la mule du Pape, en réalité ou en idée (sic !), à quoi il répond, non sans ironie, qu’il y avait trop loin pour entreprendre ce voyage. Curieusement, on lui demande aussi quels sont ses rapports avec les fidèles de Louis XVII : les Révolutionnaires avaient-ils conscience que l’héritier de Louis XVI était bien vivant ?

Joseph Moreau fut déclaré coupable et devait être exécuté dans les vingt-quatre heures.

Il fut guillotiné le Vendredi saint 18 avril 1794, sur la place du Ralliement à Angers.

 

Il fait partie des quatre-vingt dix-neuf Martyrs de la Révolution française, béatifiés en 1984 (voir la notice Avrillé (Martyrs d’))

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Savina Petrilli

1851-1923

 

Née le 29 août 1851 à Sienne, deuxième fille de Celso et Matilde Venturini.

Savina fut profondément marquée par sainte Catherine de Sienne, dont elle lut la vie à dix ans. C’est par cette lecture qu’elle conçut une grande dévotion envers l’Eucharistie, la Passion du Christ et l’Eglise. 

Dès sa Première communion (à douze ans), elle chercha à recevoir souvent l’Eucharistie et fit partie des Enfants de Marie. 

Elle fit le vœu de virginité à dix-sept ans et eut le privilège d’être reçue en 1869 par le pape, qui l’invita à imiter sa compatriote, sainte Catherine de Sienne.

Elle a dans son cœur un projet, qu’elle confie à sa sœur mourante, Emilia, laquelle lui promet de prier pour elle au Ciel.

Avec quelques compagnes, elle fonde en 1874 la congrégation des Sœurs des Pauvres de Sainte Catherine de Sienne, qui reçut l’approbation papale en 1877. La première maison s’ouvrit à Onano (Viterbe), la première mission au Brésil en 1903, et l’approbation définitive se fit en 1906.

Le charisme de Savina est de vivre radicalement le sacerdoce du Christ dans l’adoration et dans la totale dépendance de la volonté du Père, jusqu’à l’immolation, et ce en priorité dans le service des pauvres.

Les Religieuses s’occupèrent des personnes les plus démunies, leur apportant réconfort matériel et moral.

Savina émit le vœu de ne rien refuser volontairement au Seigneur, celui de parfaite obéissance à son confesseur, celui de ne jamais se plaindre consciemment au milieu des souffrances externes ou internes, celui enfin de complet abandon à la volonté de Dieu.

Dans ce «complet abandon», Savina eut constamment à faire front à des problèmes financiers, et même à quelques persécutions religieuses.

L’action des Sœurs atteignit l’Amérique Latine, où elle se rendit plusieurs fois.

Après sa mort, l’Institut gagna l’Argentine, le Paraguay, les Etats-Unis, l’Inde et les Philippines. Il y a une vingtaine de maisons en Italie.

 

Savina mourut du cancer, à Sienne, le 18 avril 1923, et fut béatifiée en 1988.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Pusicius et Martha (Perse)

† 341

 

L’empereur de Perse Sapor II (310-381) considérait comme ennemis personnels tous ceux qui avaient quelque lien avec l’empire romain : les Chrétiens, liés à l’Eglise de Rome, étaient forcément, selon lui, des alliés de l’empire romain.

Vers 341-344, il décréta contre les Chrétiens un très lourd impôt ; lorsque l’un d’eux refusa de le payer, ce geste fut considéré comme un acte de rébellion, synonyme d’activité subversive contre l’empereur de Perse.

Ce fut l’occasion d’une violente persécution. Ayant refusé d’adorer le soleil, l’évêque Siméon bar Sabas fut décapité après l’exécution d’une centaine d’autres Compagnons, évêques, prêtres, diacres et autres clercs, qui furent égorgés sous ses yeux, le 17 avril.

Avec saint Siméon furent aussi décapités deux prêtres, Habdelai et Ananias. Ce dernier avait été soudain pris d’un tremblement juste avant d’être exécuté. C’est alors qu’intervint Pusicius, qui venait d’être créé intendant des travaux du roi, chrétien en secret. Il exhorta fortement Ananias : Courage, ferme un instant les yeux et tu les ouvriras à la lumière du Christ.

Pusicius fut saisi sur-le-champ et conduit devant Sapor. Pusicius déclara : Je voudrais échanger cet honneur plein de troubles et de peines contre leur foi ; la mort qu’ils endurent est à mes yeux le comble du bonheur. 

Sapor ordonna de lui faire subir un atroce supplice : lui percer le cou et lui arracher la langue.

Ainsi mourut glorieusement saint Pusicius, en ce Samedi Saint de 341. 

Le lendemain, jour de Pâques, fut à son tour exécutée la fille de Pusicius, Martha, qui était vierge et fut accusée de christianisme.

Le Martyrologe mentionne saint Siméon bar Sabas le 17 avril, saint Pusicius le 18 avril, sainte Martha le 19 avril.

 

Une autre source, orthodoxe, retient plutôt la date du 13 avril 344 pour saint Siméon, et les jours suivants, jusqu’au 23 avril, pour les autres. Il y aurait eu en tout onze cent cinquante Martyrs. 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Hermogenes et Elpidius

4e siècle ?

 

L’actuel Martyrologe mentionne le 18 avril deux Martyrs, Hermogenes et Elpidius, qui étaient autrefois accompagnés de quatre autres : Caius, Aristonicus, Rufus, Galatas.

Le martyre de ces héros du Christ aurait eu lieu à Mélitène (Arménie) au 4e siècle, selon des traditions invérifiables.

Il convient toutefois de s’arrêter sur Elpidius, dont le nom fut édulcoré en Expeditus, et qui fut favorisé d’une popularité pour le moins ingénieuse.

Le nom-même d’Expeditus engendra en Allemagne une dévotion assez vive, qui faisait du glorieux Martyr le patron des causes urgentes. On le représenta écrasant du pied un corbeau, dont le cri (Cras !) signifie en latin Demain.

Cette explication est peut-être juste. Mais il faut reconnaître que ce «faux» Saint est très efficace.

 

Saint «Expédit» était autrefois vénéré le 19 avril ; Hermogenes et Elpidius, alias Expeditus, sont aujourd’hui commémorés le 18 avril.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Ioannis de Ioannina

1522-1546

 

L’Epire, cette région du nord de la Grèce, fut sous la domination ottomane depuis le XVe siècle  jusqu’au début du XXe siècle. Elle est maintenant en grande partie divisée entre la Grèce, la Bulgarie et l’Albanie. C’est dans cette région que sévit le fameux Ali Pacha au XIXe siècle.

La plus importante ville de l’Epire s’appelle en grec Ioannina, Ianina en bulgare et Ianinë en albanais. 

Ioannis était né en 1522 à Terovo, près de Ioannina, où il vivait avec ses parents. Il était tailleur. Après la mort de ses parents, il vint à Constantinople et ouvrit une boutique de tailleur, qui fut florissante. 

Là, ou peu avant d’y arriver, il renonça à l’Islam et devint chrétien. En revanche, beaucoup de marchands quittèrent le christianisme pour adhérer à l’Islam, par pure convenance. Ioannis ne se priva pas de le leur reprocher. Il fut aussitôt dénoncé pour avoir “abandonné la religion de Mahomet”.

Il se savait menacé, mais se sentait heureux de mourir pour le Christ. Il rencontra son père spirituel, qui l’aida à se préparer à la mort par la prière et le jeûne. La nuit du Vendredi Saint, il se vit en rêve au milieu des flammes. Le lendemain il reçut l’Eucharistie et la bénédiction du prêtre.

Au moment où il se rendit sur la place du marché, il fut invectivé par les autres marchands.  On le tortura, on le battit avec des verges et des cannes de fusil, puis on le mit en prison. 

Le lendemain, jour de Pâques, on l’amena pour le torturer encore, mais lui de toutes ses forces chanta Le Christ est ressuscité des morts, et adressa à ses tortionnaires ces mots enthousiastes : Faites tout ce que vous voulez pour m’envoyer le plus vite possible dans l’autre Vie. Je suis l’esclave du Christ, je marche derrière le Christ, pour Lui je meurs ! Puissé-je vivre avec Lui.

On le chargea de chaînes et on le conduisit à l’endroit du bûcher. Quand le feu fut allumé, il s’y jeta courageusement. Mais un voisin craignit pour sa propre maison, et fit éteindre le feu. On retira du feu Ioannis à moitié brûlé, et on alluma un autre bûcher plus loin, où Ioannis se précipita de lui-même. Des Grecs intervinrent alors et soudoyèrent les officiers, leur demandant de décapiter l’homme pour lui épargner plus de souffrances. C’est ainsi que Ioannis fut décapité, le 18 avril 1546, à vingt-quatre ans.

On jeta son corps et la tête dans le feu.

Ioannis n’est pas commémoré dans le Martyrologe Romain, mais sa mémoire est retenue dans un calendrier d’Epire, au 18 avril et les Orthodoxes le commémorent à cette date, sous le vocable de Ioannis le Jeune.

 

C’est un des très nombreux cas de musulmans convertis au christianisme, persécutés par leurs coreligionnaires ou même leurs familles, qui ne leur permettent pas de renoncer à l’Islam. Le phénomène est d’autant plus triste et injuste qu’il perdure encore de nos jours, malgré tout ce qu’on proclame en fait de droits de l’homme, de tolérance et de liberté de conscience.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Roman Archutowski

1882-1943

 

Né le 5 août 1882, il était de riche famille de propriétaires terriens. 

Après ses études à Pultusk et Suwalki, il est au grand Séminaire Saint-Jean-Baptiste de Varsovie, et sera ordonné prêtre en 1904.

Il exerce ses fonctions pastorales dans la paroisse de Yezhov, puis est envoyé compléter ses études théologiques à l’Académie théologique catholique de Saint-Petersbourg.

A partir de 1910 il est préfet au gymnase Saint-Stanislas-Kostka, dont il sera directeur de 1925 à 1940.

Il occupera aussi divers postes à la Curie archiépiscopale.

En 1940 il est vice-recteur au Grand Séminaire de Varsovie.

En 1942, il est incarcéré par deux fois à Pawiak. Maltraité, battu, il ne céda jamais aux menaces, préférant unir ses souffrances à celles de Jésus-Christ.

Le 23 mars 1943, il est emmené dans le camp de concentration de Maydanek, où il contracte le typhus.

Témoin de la foi, courageux jusqu’au bout dans l’acceptation de ses souffrances, il meurt le dimanche des Rameaux, 18 avril 1943, jour où il est commémoré au Martyrologe.

Son corps fut incinéré sur place.

 

Roman a été béatifié avec cent-sept autres Confesseurs de la Foi polonais en 1999.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 23:00

Pedro Mesonero Rodríguez

1912-1936

 

Pedro vit le jour le 29 mai 1912 à Aldearrodrigo (Salamanque, Espagne).

Il entra chez les Salésiens et fit la profession à Gerona en 1931.

Il venait de terminer à Valencia ses trois années de préparation pédagogique.

En 1936, comme ses Confrères, il fut enfermé à la prison Modelo et libéré le 29 juillet.

Il chercha où se réfugier, et trouva quelque chose à Meliana, puis à Torrent, puis encore à Almácera. Là, il demanda au Comité un sauf-conduit, mais préféra tenter la fuite. Reconnu à Meliana, il fut arrêté et tué sur place.

On a dit ignorer le jour précis de son martyre. Ailleurs, on avance qu’ayant refusé de trahir un prêtre, il fut arrêté et martyrisé à El Vedat de Torrent (Barcelone) le 21 août 1936, et béatifié en 2001.

Le Martyrologe Romain le commémore le 10 août, avec don Juan Martorell Soria.

 

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