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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 21:35

Jaume Payás Fargas
1907-1936

Jaume (Jacques ; Jaume est la forme catalane pour Jaime) naquit le 14 août 1907 à Castelltersol (Barcelone), et fut baptisé trois jours plus tard. Il était le benjamin des sept enfants de José, un épicier, et Antonia. Deux des frères aînés de Jaume furent aussi prêtres clarétains.

Il entra dans cette Congrégation en 1919 au postulat de Vich, où il fit de brillantes Humanités ; c’est là qu’il se consacra particulièrement à la Sainte Vierge, en 1921. Puis il passa au noviciat à Cervera en 1923, prit l’habit et, en 1924, fit la profession.

La philosophie se fit à Cervera puis Solsona. Jaume fut reçu bachelier à Lleida. Pour la théologie, il fut à Solsona puis Cervera.

Il n’avait encore reçu que les ordres mineurs, qu’il manifessta au Sous-Directeur son plus vif désir d’aller en pays de mission, quelle qu’il fût, pour sauver les âmes.

Jaume put éviter le service militaire, car ils étaient sept frères dans la famille ; mais on lui demanda tout de même un «dédomagement financier», ce que n’exigeait pas la loi…

Son père mourut en 1930 et, en 1931, il reçut l’ordination sacerdotale à Solsona.

Une fois prêtre, il compléta ses études par celles de l’Ecole Normale de Barcelone, qu’il acheva en 1935. Cette année-là, il était dans la maison de Sallent.

Le p.Jaume était connu pour ses qualités intellectuelles surprenantes, pour ses dons en peinture aussi, pour son humilité et sa prudence dans la conversation.

Au moment de la révolution, en juillet 1936, le p.Jaume, avec le père supérieur, se réfugia dans une maison amie, où il cacha les objets précieux liturgiques (les calices, les ciboires, des ornements, des missels). Du 20 au 23 juillet, la suite des événements fut particulièrement agitée, car le p.Jaume dut changer plusieurs fois de cachette, fut même parfois refoulé par des gens qui avaient peur des représailles. Un jeune le retrouva même embourbé jusqu’à la ceinture près de la rivière Llobregat ; le p.Jaume mourait de soif à cause de la fièvre. Un élève du collège reconnut son professeur, et le père fut bientôt dénoncé et arrêté, dans l’après-midi du 23 juillet. On le mit dans une pièce de la mairie.

Son «gardien», un employé de la mairie, était en réalité un brave homme, qui lui trouva de quoi écrire à sa mère et porta la lettre à celle-ci. Ensuite, le même homme se montra touché par l’attitude noble du père Jaume. Il lui suggérait de «faire semblant» de renier son sacerdoce, sa foi. Jaume refusait. A la fin il lui dit : A Dieu, au ciel ! Et l’autre : Non, impossible, parce que je ne crois à rien de tout ça, on ne se reverra donc pas. Et Jaume : Alors, je prierai le Bon Dieu de te faire venir au Ciel.

Le 24, on lui proposa encore de renoncer à son sacerdoce et d’accepter un poste de maître ; sa réponse fut claire : Demain, jour de la fête de mon saint Patron, je serai au ciel.

Effectivement, le p.Jaume fut fusillé le 25 juillet 1936, jour de la fête de s.Jacques le Majeur, au cimetière de Sallent (Barcelone). Au moment d’être fusillé, il prit la parole : Je voudrais vous bénir avant de mourir, mais il reçut la décharge en levant le bras et ne put achever son geste. 

Il a été béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Jaume Payás Fargas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 juillet.

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 21:34

Artur Tamarit Pinyol
1913-1936

Né le 2 août 1913 à Solerás (Lleida) et baptisé le 5 suivant, Artur était un des huit garçons de Pio, un coiffeur, et María ; il reçut la confirmation en 1917, selon la coutume du moment.

Les Catalans écrivent le nom de famille d’Artur : Pinyol ; les Espagnols : Piñol.

De ces huit garçons, quatre devinrent prêtres clarétains, dont Remigio et Arturo, qui furent martyrisés, et Alfredo et Pio qui moururent beaucoup plus tard (l’un au Mexique en 1987, l’autre à Barcelone en 2002).

Arturo fut postulant à Barbastro en 1923 ; il fut retardé un an par la maladie, et passa à Cervera en 1926 pour achever ses Humanités ; en 1928, il fut novice à Vich, reçut l’habit et, en 1929, fit la profession.

Il fit la philosophie à Solsona et, en 1931, la théologie à Cervera. Dispensé du service militaire à la suite d’une nouvelle loi, il reçut les ordres et fut ordonné prêtre en 1936 à Barbastro.

Artur fut ordonné alors qu’il n’avait pas vingt-trois ans ; une dispense d’âge fut nécessaire pour ce saint novice qui avait fait l’édification de tous. Une tristesse l’attendait cependant peu après : son bon papa mourait le 30 mai suivant.

Il fut envoyé à Lleida en juin 1936, où il arriva peu avant l’explosion de la révolution et de la persécution religieuse.

Il fut arrêté le 21 juillet en même temps que presque tous les membre de la communauté, qui s’étaient réfugiés chez Madame Puig. Ils furent incarcérés et se préparèrent ensemble au martyre, dans la prière commune.

Au matin du 25 juillet, on les amena au Champ de Mars où ils furent fusillés et ensevelis dans une fosse commune qu’on appela la fosse des martyrs. 

Le frère d’Artur, Remigio, devait être à son tour martyrisé le 27 août suivant.

Ils furent béatifiés en 2017.

Le nom du bienheureux Artur Tamarit Pinyol sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 juillet.

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 21:25

Roque Catalán Domingo
1874-1936

Né le 24 janvier 1874 à Aldehuela (Teruel), Roque était le fils de braves agriculteurs, Vicente et Joaquina. Celle-ci mourut de bonne heure.

Il suivit l’école primaire du pays, et aidait son père dans les travaux de la ferme. Les champs, les bêtes, n’avaient aucun secret pour lui. Mais surtout, son père lui parlait avec profonde conviction de la vie éternelle. Jamais ils n’allaient se coucher sans avoir prié le chapelet et lu quelque page d’un bon livre.

Il est bon de raconter comment l’innocent garçon orienta sa vie. Il alla voir son oncle et lui demanda tout bonnement s’il était mieux, selon lui, d’épouser sa fille ou de se faire religieux. Et l’oncle de lui répliquer : Ma fille est une brave fille, mais Dieu est meilleur : fais-toi religieux.

Ce n’est pas tout. Quand Roque annonça sa décision à son père, celui-ci lui répondit qu’il voulait se consacrer avec lui. Ils se présentèrent tous deux chez les Lazaristes. Toutefois, on leur imposa un délai ; le père, qui avait soixante ans, fut orienté vers les cisterciens de Dueñas, où sa sainte vie le fit désigner comme maître des novices pendant une vingtaine d’années. Il mourut en odeur de sainteté.

Roque, lui, fut admis chez les Lazaristes. Le jour de sa profession, il demanda une seule grâce au supérieur : aller voir son père une dernière fois : il y alla et put même obtenir une photographie de la rencontre.

Le nouveau Frère Coadjuteur fut rempli de zèle apostolique et participa avec grande joie aux missions des Pères : Teruel, Madrid, Fuencarrall, Alcobendas, San Sebastián (1898-1900).

Il fit la profession solennelle en 1900 à Val de Olmos.

Quand le Vatican confia aux Pères Lazaristes la mission de Cuttack (Inde), Roque se proposa d’emblée pour y aller, mais les supérieurs s’y opposèrent de façon énergique. Alors le jeune profès confia à l’un des partants la photographie dont on parlait plus haut : Quand tu seras là-bas, mets cette photographie en terre ; puisque mon corps ne pourra y être enterré, j’y aurai mis ma photographie !

En même temps que jardinier, il fut ensuite nommé infirmier à la Maison Mère de Madrid. Rien ne l’arrêtait, ni le danger de la contagion (lors de la grippe espagnole de 1918), ni le travail, ni les souffrances ; souvent il ne se couchait même pas. On le vit baiser les plaies des pieds d’un prêtre malade. Roque avait aussi cette délicieuse habitude, quand mourait un malade, d’aller déposer dans les plis de son linceul une petite prière au Bon Dieu, une demande de grâce particulière - qu’il obtint toujours.

Il réussit à se construire un petit autel, avec les ornements et le nécessaire pour y faire célébrer la messe en l’honneur de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. C’était une joie de le voir prier le Chemin de Croix, de l’entendre parler dans les réunions. Au jardin, il ne s’arrêtait pas ; il proposait plutôt à un autre Frère de se reposer et lui demandait de lire à haute voix une page de l’Imitation de Jésus-Christ.

Il exprima souvent son désir, mieux : sa certitude qu’il serait martyr.

Le 20 juillet 1936, on apprit que deux Frères avaient été assassinés à Hortaleza. Roque se proposa immédiatement pour aller chercher des nouvelles et savoir de qui il s’agissait. Il partit en annonçant : Si je ne reviens pas, chantez un Te Deum. Il ne revint pas : arrivé près de la maison des Filles de la Charité, il constata que leur maison était saccagée ; il se planta debout devant les attaquants, comme pour protester, et reçut une balle qui lui traversa le crâne.

Le Frère Roque fut martyrisé le 22 juillet 1936 à Hortaleza (Madrid) et béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Roque Catalán Domingo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 juillet.

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 09:55

Frederic Codina Picassó
1888-1936

Né le 7 mai 1888 à Barcelone, Frederic était le fils de gens modestes, Frederic et Elvira.

Leur pauvreté leur suggéra de confier leur enfant aux pères Clarétains.

A onze ans, Frederic commença l’étude du latin au séminaire de Barbastro et fit ses humanités. En 1903, il commença le noviciat et fit la première profession en 1904 à Vic. Pour la philosophie et la théologie, il fut à Cervera et Alagón.

Il fut ordonné prêtre en 1912.

Il fut d’abord professeur à Barbastro (de rhétorique, grec et histoire), puis en 1917 fut chargé de la prédication. En outre, il fut supérieur de communautés, successivement à Berga, Cervera, Lleida, Xátiva, puis de nouveau à Cervera et finalement Lleida.

Parmi tous ses mérites, il eut celui de résister aux pressions des autorités civiles de Cervera, qui voulaient s’emparer du grand édifice de la Congrégation, ancien bâtiment de l’université.

Le 18 juillet 1936, jour de la Saint-Frédéric, le p. Codina eut cette parole prophétique : La situation est vraiment mauvaise ; demain on verra nos têtes rouler dans les rues.

Le 19, il conseilla à tous les membres de s’habiller à la paysanne et, s’ils le voulaient ou le pouvaient, d’aller se réfugier chez des amis.

Le 21, alors qu’il célébrait la messe, il dut s’interrompre à l’évangile et s’enfuir dans une maison voisine avec ceux qui restaient. Il portait avec lui le Saint-Sacrement. Il donna à tous l’absolution générale, et tous s’offrirent alors à Dieu pour le salut de l’Espagne. 

Juste après les miliciens pénétrèrent pour «contrôler». Ils emmenèrent tout le monde en prison,  laissant un des plus âgé, qui était aveugle, et mettant à part le p.Codina. 

Ils poussèrent le p.Codina pour le faire aller à pied à la prison, mais au bout de quelques mètres, ils l’abattirent. C’était le premier martyr de Catalogne.

Le p.Codina fut martyrisé le 21 juillet 1936 à Lleida et béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Frederic Codina Picassó sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 juillet.

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 09:55

Vicente Cecilia Gallardo
1914-1936

Vicente naquit le 10 septembre 1914 à Cabra (Cordoue), fils de Vicente Cecilia Lama et de María della Sierra Gallardo Nieto, laquelle mourut lorqu’il avait trois ans. La famille de cette maman entoura d’amour le petit garçon et l’aida beaucoup.

Après l’école primaire, Vicente apprit le métier de charpentier, chez son oncle Miguel Torres.

En 1935, il entra dans la Congrégation des Pères Lazaristes (Vincentiens) comme frère convers, où cependant il n’allait faire qu’un bref noviciat, à Hortaleza (Madrid).

Le Fr.Vicente était très serviable, bon et doux ; quand il se trouvait avec des enfants, il leur enseignait à prier le Chemin de Croix ou à aller prier devant la statue de la Sainte Vierge.

Après les élections de 1936, la situation devenait très difficile pour l’Eglise en Espagne, et les parents de Vicente lui conseillèrent de revenir à la maison ; le jeune homme leur répondit que sa volonté était d’être religieux et que, mort ou vif, il le resterait.

Le 19 juillet, il y eut un premier «contrôle», ce qui amena les supérieurs à conseiller aux jeunes Frères de gagner prudemment leurs familles ou quelque endroit sûr. C’est ainsi qu’au petit matin du 20 juillet, Vicente et Manuel Trachiner Montaña sortirent du couvent par une petite porte : ils espéraient gagner Madrid à travers champs et aller ainsi trouver le P.Provincial de Madrid.

Mais au poste de contrôle de Canillas (district d’Hortaleza, peu avant Madrid), des miliciens ouvrirent leurs valises et y découvrirent leur habit avec le Crucifix ; ils pouvaient toujours dire qu’ils étaient charpentiers, ils ne pouvaient nier qu’ils étaient religieux. On les fusilla.

Vicente et Manuel furent ainsi martyrisés au petit matin du 21 juillet 1936 à Hortaleza (Madrid) ; ils avaient vingt-deux et vingt-et-un ans.

Ils furent béatifiés en 2017.

Le nom du bienheureux Vicente Cecilia Gallardo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 juillet.

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 09:54

Manuel Trachiner Montaña
1915-1936

Le père de Manuel, Francisco, avait déjà deux fils de son premier mariage ; veuf et remarié avec Remedios, il en eut deux autres, dont Manuel, avant d’être veuf une deuxième fois.

Manuel naquit le 22 septembre (ou novembre) 1915 à Puzol (Valencia) et était encore petit à la mort de sa mère. Aussi le papa le confia aux Religieuses de Valencia. Celles-ci l’entourèrent avec un esprit tout maternel et surent orienter ce bon garçon vers la famille des pères Lazaristes.

Devenu frère dans cette Congrégation, il exerça le travail de menuisier avec le talent d’un chef d’atelier.

On a vu dans la notice de Vicente Cecilia Gallardo les circonstances dans lesquelles les deux Frères quittèrent leur maison d’Hortaleza et furent arrêtés.

Vicente et Manuel furent ainsi martyrisés au petit matin du 21 juillet 1936 à Hortaleza (Madrid) ; ils avaient respectivement vingt-deux et vingt-et-un ans, ou presque. D’après certains textes, ils auraient été fusillés à un jour d’intervalle, mais ce n’est pas la version de la Congrégation lazariste.

Ils furent béatifiés en 2017.

Le nom du bienheureux Manuel Trachiner Montaña sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 juillet.

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 18:06

Luciano Verdejo Acuña
1885-1938

Né le 26 octobre 1885 à Almería, Luciano fut un homme très respectable et très estimé dans cette ville.

Il épousa Concepción Gómez Cordero et eurent (au moins ?) un fils, Antonio. C’est de ce dernier qu’on sut que Luciano allait chaque jour communier à la Messe, et qu’on priait chaque soir le chapelet en famille.

Après la proclamation de la République (1931), Luciano accueillit chez lui des Jésuites qui, déjà, subissaient les premiers assauts de la persécution. Il avait aussi des parents qui s’occupaient de politique ; il était donc bien connu.

Quand se déclencha la révolution de 1936, ainsi que la persécution religieuse qui l’accompagnait, Luciano se réfugia dans une ferme à Huércal de Almería. Dans les premiers jours de septembre 1936, il fut arrêté, passa une parodie de «jugement» et fut condamné à une année et demie de détention, pour le grave délit d’aller chaque jour communier à la Messe.

Au terme de ce temps de prison, on ne le libéra pas, mais on l’emmena à la Venta de Araoz, où il fut torturé - car son fils put remarquer comment ses vêtements étaient maculés de sang. Puis on emmena Luciano au camp de Turón, un véritable camp de concentration et d’extermination, où moururent plusieurs autres Martyrs béatifiés en même temps que Luciano.

Après y avoir subi mille espèces d’humiliations, Luciano fut martyrisé le 9 juin 1938, abattu dans un fossé (ou dans la fosse qu’on lui avait fait creuser auparavant).

Il a été béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Luciano Verdejo Acuña sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 9 juin.

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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 22:30

Juan Moya Collado
1918-1938

Juan naquit le 12 octobre 1918 à Almería, troisième garçon d’une famille chrétienne très fervente, où il apprit très tôt à participer aux processions comme petit servant de messe. 

Garçon dynamique et vif, grand sportif, il fut bientôt membre du Tiers-Ordre franciscain, de l’association Saint-Louis-de-Gonzague et de Saint-Stanislas-Kostka ; tout son temps libre il le passait auprès des malades de l’hôpital : il apprit à leur faire les injections et les soins habituels.

Lors de la persécution religieuse qui éclata en 1936, il fut recherché. Le 11 octobre 1937, on vint l’arrêter à la maison, mais comme il ne s’y trouvait pas, on emmena son père et un de ses frères. En l’apprenant, il alla loyalement se constituer pour libérer d’abord son père, puis son frère Guillermo et c’est alors que commença sa longue prison.

Pendant les sept mois de sa détention, on le fit passer par différents endroits, pour finir au tristement célèbre camp de travaux forcés de Turón. Malgré les difficiles conditions de vie du camp, Juan continuait à montrer son entrain, particulièrement envers ceux qui étaient malades ; aussi ses bourreaux s’acharnèrent encore plus contre lui. 

Le 31 mai 1938, ils lui ordonnèrent d’aller remplir une cruche d’eau ; le garçon obéit, mais se doutant du stratagème et comprenant qu’on allait le maltraiter et le faire mourir, il demanda simplement aux bourreaux la raison de sa mort : pour toute réponse, il reçut un torrent de blasphèmes. Il leva les bras en prière et répéta la phrase du Christ en croix : Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34). C’est alors qu’il reçut une telle quantité de balles que tout son corps de dix-neuf ans fut complètement déchiqueté.

Cela ne suffisait pas aux bourreaux. Voyant que le jeune homme tenait serrée entre ses doigts la médaille de la Vierge qu’il portait au cou, ils laissèrent son corps sans sépulture, pour que les bêtes vinssent le dévorer.

Juan fut béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Juan Moya Collado sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 mai.

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 11:24

José Pérez Fernández
1912-1938

José naquit le 4 septembre 1912 à Sorbas (Almería, Espagne).
Membre convaincu de l’Action Catholique, il se montra très actif dans son pays et diffusa un périodique catholique, La Independencia.
Lors de la révolution de 1936, il fut bientôt arrêté et mis en prison à Almería, d’où on le transféra à Turón le 2 mai 1938.
Le 29 mai suivant, on voulait l’obliger à creuser sa propre tombe ; José tenta de s’échapper en courant se cacher dans un bois voisin, mais il fut abattu.
On pourrait considérer sa «fuite» comme un refus du martyre ; mais José avait un autre désir : continuer à propager le Règne du Christ Roi, et il pensait pouvoir se cacher facilement pour continuer de travailler à cette noble cause. C’est en fait sa mort qui fit avancer la cause de l’Eglise.
Le sacrifice de José a été considéré comme martyre et il fut béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux José Pérez Fernández sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 mai.

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 22:23

Lluís Berenguer Moratonas
1869-1937

Né le 4 juillet 1869 à Santa Maria d’Horta (Barcelone), il était le plus jeune d’une famille de dix enfants, dont quatre filles furent religieuses. Ses parents, Francisco et María, le firent baptiser dès le lendemain, le 5 juillet.

Il entra dans la Congrégation de S.Vincent de Paul (Lazaristes ou Vincentiens) à Madrid, fit les vœux en 1887 et fut ordonné prêtre en 1893.

En 1902 se constitua la province de Barcelone et il en fit partie. De 1899 à 1918, il fut envoyé au Mexique comme professeur et formateur de divers séminaires dirigés par les pères vincentiens. En 1915, il passa à Cuba à cause de l’atmosphère déjà profondément anticléricale du Mexique (qui devait aboutir au déchaînement de la persécution religieuse quelques années plus tard). En 1921, il revint en Espagne.

A Barcelone, il était recteur de l’église à la maison provinciale. Il jugeait la situation de l’Espagne moins dangereuse que celle qu’il avait connue au Mexique, mais il fut bien obligé de mettre en sûreté la Sainte Réserve et tous les objets du culte, avant d’abandonner la maison et de s’enfuir avec le Supérieur, au matin du 20 juillet 1936.

Il se cacha chez un cousin, mais fut découvert le 17 septembre.

En prison, sa santé se dégrada très vite et très gravement : bronchite pulmonaire, méningite, septicémie. Enfin on lui consentit de le mettre à l’infirmerie, où un prêtre put lui administrer les Sacrements. Le 27 mai 1937, on le transporta à l’hôpital, dans la salle des détenus malades.

C’est là qu’il mourut, offrant sa vie pour l’Espagne, le 28 mai 1937.

Le 7 décembre suivant, une explosion causa la mort de trente-six personnes là où Lluís s’était réfugié chez son cousin ; celui-ci attribuait à son intercession d’être resté sain et sauf.

Le père Lluís fut béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Lluís Berenguer Moratonas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 28 mai.

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  • : Le blog de samuelephrem
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