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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:00

Salvador de Horta

1520-1567

 

Salvador Grionesos était né de pieux parents qui travaillaient au soin des malades d’un petit hôpital (Santa Coloma de Farnés, diocèse de Girone, en Catalogne). Bientôt orphelin, il fut berger, puis cordonnier à Barcelone, ce qui lui permettait d’aider sa sœur Blasia. Dès que celle-ci fut mariée, il s’orienta vers la vie religieuse, comme il le désirait depuis longtemps.

Il pensa se former à l’école de l’abbaye bénédictine de Montserrat, mais il comprit qu’il était fait pour un autre idéal et entra à vingt ans dans le couvent franciscain de Sainte-Marie de Barcelone. On l’adjoint au frère cuisinier et il exerça cet emploi avec autant d’activité que d’humilité. 

Son âme étrangère aux soucis du monde était habituellement absorbée en Dieu : une partie de ses nuits se passait dans la contemplation ou dans la pratique de rigoureuses austérités. Dès le début de sa vie religieuse, frère Salvador fut favorisé du don des miracles. Un premier janvier, il devait préparer le repas à la place du cuisinier malade : absorbé dans la méditation à l’église jusqu’à l’heure de midi, il fut remplacé par les anges qui firent tout le nécessaire.

Après avoir fait sa profession religieuse, il fut envoyé au couvent de Sainte-Marie à Tortosa, où on lui confia toutes les charges les plus fatigantes, qu’il accomplissait avec promptitude et plein d’entrain. Modèle de tous les religieux, il remplissait son emploi activement et cependant s’entretenait constamment avec Dieu : ses extases furent nombreuses, la sainte Vierge et l’apôtre saint Paul lui apparurent souvent. 

Il avait pour pratique de se confesser et de communier tous les jours, marchait nu-pieds sans sandales, même pendant la saison rigoureuse, se montrait d’une patience inaltérable au milieu des épreuves et des persécutions ; il ne mettait aucune borne à sa compassion pour les pauvres et à son obligeance pour tous. Il fut cuisinier, portier, quêteur.

C’est durant ses quêtes dans les rues de Tortosa qu’il opéra des guérisons nombreuses : les malades affluèrent au couvent, la tranquillité monastique en fut troublée. Ainsi commencèrent les “déboires” du pauvre Salvador, dont les prodiges suscitaient des jalousies parmi les frères, et même l’hostilité des supérieurs. On résolut de l’envoyer ailleurs : Belipuig, puis Horta (Tarragona, Catalogne) où il resta douze années. On changea même son nom en celui d’Alfonso, dans l’espoir d’éloigner les fidèles, en vain : on l’envoya à Reus, puis à Barcelone, enfin carrément à Cagliari (Sardaigne).

Un des faits extraordinaires qui eut lieu à Horta fut le suivant. Malgré la discrétion de son transfert, la renommée de Salvador l’avait précédé. Arrivèrent au couvent jusqu’à deux mille infirmes de tout genre, à réclamer le frère qui avait opéré tant de guérisons à Tortosa. Salvador se présenta, enjoignit à tous ces malades d’aller se confesser et communier, puis il les bénit. Tous furent guéris, sauf un, qui s’en étonnait. C’est, lui dit Salvador, que tu n’as pas voulu te confesser : alors, le pauvre paralysé fut touché de la grâce, promit de se confesser et guérit aussitôt.

Un autre jour, il était absorbé en prière sur une montagne voisine, tandis que la foule le réclamait. Bientôt un nuage se détacha de la montagne, apportant Salvador devant la porte de l’église, lequel se mit à distribuer à pleines mains les guérisons sur ces infirmes. 

La suspicion des supérieurs alla jusqu’à dénoncer le bon frère à l’Inquisition, mais l’Inquisiteur, venu incognito, put constater de ses propres yeux les miracles opérés avec tant d’humilité par Salvador.

Arrivé en 1565 à Cagliari, Salvador trouva un peu de paix, quoique les faits extraordinaires ne cessassent pas, suscitant là encore bien des douleurs et des incompréhensions : plus il faisait de bien aux autres, plus le pauvre Salvador s’empoisonnait la vie !

Finalement, le 18 mars 1567, une maladie brutale et rapide l’emporta. Peu avant sa mort on vint encore solliciter sa bénédiction : l’archevêque, le clergé, le vice-roi et la noblesse se relayèrent à son chevet.

Encore maintenant, le corps du Frère Mineur se trouve dans l’église de sainte Rosalie à Cagliari. Le culte s’en est étendu à toute l’Espagne et tout le Portugal. Il fut proclamé bienheureux en 1606, ce que confirma Clément XI en 1711 ; reprise en 1882, la cause aboutit à la proclamation de l’héroïcité des vertus en 1927, enfin à la canonisation en 1938.

Saint Salvador de Horta est donc inscrit au Martyrologe Romain le 18 mars.

 

 

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:00

Marianna Donati

1848-1925

 

Marianna naquit près de Florence le 26 octobre 1848. On sait seulement qu'elle fit sa première Communion à treize ans, déjà persuadée qu'elle était appelée à la vie religieuse.

Un premier essai chez les Sœurs de Vallombreuse (voir au 12 juillet)  se conclut par l'échec. Un bon père piariste, Celestino Zini, discerna sa vocation et l'encouragea à écouter l'appel de l'Esprit Saint.

Rentrée dans sa famille, elle exprima son désir de rentrer dans un couvent, mais son père s'y opposait avec ferveur, ne pouvant supporter d'être séparé de sa chère enfant. Un attachement exagéré qui s'affermit encore plus lors de la mort de la mère en 1881, quand Marianna avait désormais trente-trois ans.

Parvenue à l'âge de quarante-et-un ans, elle réussit enfin à s'établir dans une maison de Florence, à la fois avec son père et quatre autre jeunes filles qui partageaient son idéal. Ce n'était pas une situation facile que de vivre à la fois une ambiance familiale avec son père et une ambiance religieuse avec les consœurs.

Mais désormais, le bon père Zini était devenu archevêque de Sienne, qui s'employa à trouver à la Mère Celestina (ainsi s'appelait désormais Marianna) une habitation plus ample et plus adaptée aux exigences.

La petite communauté se dédia désormais à l'éducation des enfants pauvres. Les débuts ne furent pas faciles, car une sœur mourut dès 1890 à l'âge de dix-neuf ans ; le bon archevêque Zini mourut à son tour en 1892.

En 1899 la communauté assuma une nouvelle orientation, par l'assistance aux enfants de prisonniers. 

Mère Celestina était soutenue par son intense vie spirituelle. Elle avait une dévotion particulière pour Jésus Crucifié, et pour l'Eucharistie, en même temps qu'une profonde affinité avec l'enseignement de saint José Calasanz (voir au 25 août) dans l'assistance des petits : les sœurs devaient être des mères spirituelles et des éducatrices exemplaires pour aider les enfants qu'on leur confiait. Mère Celestina sut aussi montrer un réel esprit de sainte pauvreté, en particulier quand il fallut ouvrir une maison à Rome, tout en faisant face à d'extrêmes difficultés financières dans l'après-guerre des années 20.

 

Mère Celestina mourut le 18 mars 1925 à Florence, et elle a été béatifiée en 2008.


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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

Josep Mestre Escoda

1899-1937

 

Joseph était né le 12 février 1899 à Duesaigües (Baix Camp, Catalogne), de Francesc et Encarnació, qui le firent baptiser le 19 suivant.

Ayant ressenti dès l’enfance l’appel de Dieu, il reçut l’ordination sacerdotale en 1924.

Il exercera son ministère à Sarral, Falset, Reus, La Febró.

Ce fut un prêtre zélé, humble et pieux, qui montrait toujours sa joie de vivre et d’appartenir à Dieu.

Lors de l’insurrection de 1936, il était aumônier à la maison de repos de Tarragone, où se trouvaient ses parents.

Le 21 juillet 1936, des révolutionnaires firent irruption et commirent toutes sortes d’actes barbares envers tout ce qu’ils trouvaient de religieux dans la maison, sauf envers le Saint Sacrement, que le prêtre avait consommé auparavant par précaution.

Don Josep continua à célébrer la messe les jours suivants, jusqu’à la Saint-Jacques, le 25 juillet.

Le 26 juillet, il fallut évacuer toute la maison. Don Josep vint avec ses parents à Barcelone, où sa mère trouva une pension.

Ils y restèrent quelques mois, pendant lesquels don Josep continuera à exercer son apostolat, administrant les sacrements en cachette, célébrant la Messe chaque jour. Parfois, sa mère lui parlait du danger qu’il courait, et lui répondait : Je suis prêtre, et si Dieu me destine au martyre, je marcherai volontiers vers le martyre.

En mars 1937, le premier vendredi, il fut arrêté. Il reconnut ouvertement qu’il était prêtre et, pour ce motif, fut conduit à la tchéka Sant Elies, où il fut martyrisé.

C’était le 17 mars 1937, deux jours avant la fête de saint Joseph.

 Don Josep Mestre Escoda fut béatifié en 2013.


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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

Jan Sarkander

1576-1620

 

 Il naquit à Skoczów (Silésie, Pologne), le 20 décembre 1576. Il eut un frère chanoine.

Il vécut à Pribor à partir de 1589.

De 1592 à 1597, il étudia à Olomouc (actuelle République tchèque), à partir de 1600 à Prague pour la philosophie, à partir de 1604 à Graz pour la théologie.

En 1606, brusque changement : il interrompit sa préparation au sacerdoce et épousa Anne Plachetskou, une protestante, avec laquelle il s’installa à Glasgow. Anne cependant mourut peu après. Jan décida alors de reprendre son chemin vers le sacerdoce.

Il fut ordonné prêtre en 1609, et fut curé successivement à Uničov, puis en Croatie, à Zdounkách (1614), Boskovice (1615), enfin Holešov (Moldavie) jusqu’en 1616.

En 1619, il dut quitter cette région, fit un pèlerinage à Czestochowa et résida à Cracovie, pour revenir en Moravie en 1619.

Une des principales activités pour laquelle est connu le père Jan, est d’avoir activement travaillé à la conversion des disciples de Jean Hus et des «frères bohémiens».

Des troubles politiques le firent accuser de trahison, d’espion au service du prince catholique de Pologne.

On le persécuta, on voulut lui arracher un secret de confession, on le mit en prison à Olomouc, où il fut maintes fois torturé. Une fresque ancienne, dans la cathédrale d’Olomouc, le montre attaché par les poignets liés derrière le dos à une corde que l’on tend par derrière pour le suspendre en l’air, tandis qu’un bourreau approche de sa poitrine des torches. 

Des doutes et des contestations subsistent sur les vrais motifs de son martyre, mais ce martyre est bien attesté.

Jan Sarkander mourut le 17 mars 1620.

 

Béatifié en 1860, il fut canonisé en 1995 

Il naquit à Skoczów (Silésie, Pologne), le 20 décembre 1576. Il eut un frère chanoine.

Il vécut à Pribor à partir de 1589.

De 1592 à 1597, il étudia à Olomouc (actuelle République tchèque), à partir de 1600 à Prague pour la philosophie, à partir de 1604 à Graz pour la théologie.

En 1606, brusque changement : il interrompit sa préparation au sacerdoce et épousa Anne Plachetskou, une protestante, avec laquelle il s’installa à Glasgow. Anne cependant mourut peu après. Jan décida alors de reprendre son chemin vers le sacerdoce.

Il fut ordonné prêtre en 1609, et fut curé successivement à Uničov, puis en Croatie, à Zdounkách (1614), Boskovice (1615), enfin Holešov (Moldavie) jusqu’en 1616.

En 1619, il dut quitter cette région, fit un pèlerinage à Czestochowa et résida à Cracovie, mais préféra revenir en Moravie pour ne pas abandonner ses fidèles.

Une des principales activités pour laquelle est connu le père Jan, est d’avoir activement travaillé à la conversion des disciples de Jean Hus et des «frères bohémiens».

Quand les troupes polonaises menacèrent la ville en 1620, il sortit en portant le Saint-Sacrement et s’interposa pour éviter une nouvelle effusion de sang. 

Des troubles politiques le firent accuser de trahison, d’espion au service du prince catholique de Pologne.

On le persécuta, on voulut lui arracher un secret de confession, on le mit en prison à Olomouc, où il fut maintes fois torturé. Une fresque ancienne, dans la cathédrale d’Olomouc, le montre attaché par les poignets à une corde que l’on tend par derrière pour le suspendre en l’air, tandis qu’un bourreau approche de sa poitrine des torches. 

Selon un autre récit, on l’aurait alors plongé dans un cuve de soufre et de plumes où l’on mit le feu, puis on jeta sur ses brûlures de l’huile et de la poix. L’agonie dura plus d’un mois.

Des doutes et des contestations subsistent sur les vrais motifs de son martyre, mais ce martyre est bien attesté.

Jan Sarkander mourut le 17 mars 1620.

Béatifié en 1860, il fut canonisé en 1995.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

Gertrude de Nivelle

626-659

 

Fille de Pépin de Landen et de Itta Iduberga, Gertrude naquit à Landen (Brabant) et grandit dans une atmosphère très chrétienne. Elle avait un grand frère, Grimoald. et une sœur, Begga, d’où viendront les Carolingiens. 

A dix ans, elle exprime le désir d’être religieuse ; elle en était si convaincue, que lorsque son père, recevant le roi des Francs, Dagobert, lui proposa comme époux le fils de ce dernier, elle répondit franchement qu’elle n’épouserait ni ce beau jeune homme, ni aucun autre en ce monde, car elle ne voulait pour époux que Jésus-Christ.

Sa parole était si assurée et convaincante, que personne ne lui parla plus du sujet.

A la mort de Pépin, Gertrude pouvait entrer en religion, mais sa mère, ne voulant pas s’en séparer, fit construire en 650 à Nivelle (Brabant) un double monastère d’hommes et de femmes, sous la règle de saint Colomban. Elle même y entra comme simple religieuse, avec sa fille.

Iduberge coupa elle-même les cheveux de sa fille en forme de couronne et demanda à l’évêque de lui imposer l’habit, puis de l’installer comme abbesse du monastère.

Gertrude se montra parfaite dans sa charge, malgré son jeune âge : innocente, pure, humble, pieuse à souhait, sage et discrète, elle fit l’édification même des personnes plus âgées qu’elle.

Elle montra sa charité envers les pèlerins, les étrangers, les pauvres et les malades.

Elle fit venir d’Irlande de saint moines, les saints Foillan (voir au 31 octobre) et Ultan (2 mai ?).

A la mort de sa mère, en 655, Gertrude préféra se décharger de l’administration du monastère sur des religieux plus capables qu’elle. Elle-même se déchargea de sa place d’abbesse, en faveur de sa nièce, Wulfetrude.

Désormais libre de vaquer à la méditation, Gertrude se nourrissait de l’Ecriture et s’imposait des mortifications sévères, en veilles et en jeûnes.

Elle sentit son heure arriver. Elle ne voulait être enterrée qu’avec son cilice, et un vieux voile sur la tête car les ornements superflus d’un tombeau ne servent de rien ni aux vivants ni aux morts. Puis Ultan lui annonça qu’elle mourrait le 17 mars, pendant la messe, jour de saint Patrick, qui viendrait la chercher avec les Saints et les Anges choisis de Dieu.

Gertrude rendit son âme le 17 mars, pendant la Sainte Messe. Au même moment, elle apparaissait à sainte Modeste de Horren (Trèves), dont elle était parente (voir au 4 novembre).

 

A cette date (17 mars 659), sainte Gertrude avait trente-trois ans.


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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

Juan Nepomuceno Zegrí y Moreno

1831-1905

 

Né le 11 octobre 1831 à Grenade (Espagne), Juan Nepomuceno était le fils de Antonio Zegrí  Martín et de Josefa Moreno Escudero.

Enfant pieux, il sentit bientôt l’appel au sacerdoce.

Il fit d’excellentes études secondaires ainsi qu’au séminaire Saint-Denis de Grenade et fut ordonné prêtre en 1855.

Il exerça le saint ministère sacerdotal à Huétor Santillán et San Gabriel de Loja, puis fut nommé Juge synodal pour les diocèses de Málaga, Jaén et Orihuela, chanoine de la cathédrale de Málaga, visiteur des ordres religieux du diocèse, directeur spirituel des séminaristes, prédicateur et aumônier de la Reine Isabel II.

A Málaga en 1878, il fonda la Congrégation des Sœurs de la Charité de la Bienheureuse Vierge Marie de la Merci (ou Sœurs Mercédaires de la Charité), dans le but de mettre en pratique toutes les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles en la personne des pauvres. Pénétré du mystère eucharistique, il voulait rendre vraiment présent le Christ dans la vie quotidienne, auprès de ceux qui souffrent, qui doivent boire le calice amer et manger le pain des larmes. S’appuyant sur Marie, la Mère du Rédempteur, il désirait soigner celui qui souffre, consoler le malheureux, remettre l’espérance dans les cœurs.

Les Sœurs s’employaient à soigner toutes les plaies, remédier à tous les maux, calmer tous les chagrins, bannir toutes les nécessités, sécher toutes les larmes, ne pas laisser dans le monde, si possible, un seul être abandonné, affligé, oublié, sans éducation religieuse et sans ressources. 

La Congrégation se développa assez rapidement, mais certaines Sœurs fomentèrent une méchante et grave accusation contre leur Fondateur. En 1888 on demanda à l’abbé Juan Nepomuceno de s’éloigner de la Congrégation et une longue enquête s’ensuivit, aboutissant après six longues années à la totale levée des accusations fausses dont il avait été victime.

On put admirer la patience avec laquelle il supporta l’épreuve, son obéissance aux Supérieurs et sa magnanimité à pardonner ses accusateurs et accusatrices.

A partir de 1894, bien qu’innocent, l’abbé Zegrí demeura volontairement à l’écart, tout en étant reconnu comme le Fondateur de la Congrégation.

Il mourut dans une totale solitude à Málaga, le 17 mars 1905, et fut béatifié en 2003.

 

 

Le miracle retenu pour cette béatification a été la restitution totale du pancréas à un malade argentin à qui les chirurgiens l’avaient retiré intégralement.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

Patrice d’Irlande

383-461

 

Comme beaucoup parmi cette pléiade de Saints irlandais et écossais que nous connaissons bien peu, saint Patrick est un personnage - certes historique, mais dont beaucoup de détails restent incertains.

Sa naissance varie de 383 à 389, selon les études ; sa mort, de 461 à 493. Sa naissance, d’après ses propres écrits, aurait eu lieu en Écosse, mais d’autres historiens interprètent différemment le texte et le font naître tour à tour en Irlande, en Pays de Galles, ou même en Gaule, suivant le sens à donner à cette Britannia latine.

Suivant les contrées, son propre nom varie étonnamment : Patricius en latin, donc Patrice en français, mais Cothrige en irlandais, Maewyn Succat en breton, Patrick ailleurs.

Son père, le diacre Calpurnius, était un décurion romain, sa mère s’appelait Concessa ; Patrice aurait aussi eu une sœur, Lupait.

Vers 404, des pirates irlandais pillèrent la ferme de Calpurnius, et emmenèrent captif le jeune Patrice qui avait environ seize ans ; acheté par un maître du nord de l’Irlande, il se vit confier la garde des troupeaux, puis fut emmené dans l’ouest, où sa captivité fut plus rude, ce qui donna au jeune garçon l’occasion de rentrer en lui-même, de se convertir intérieurement et de se tourner sincèrement vers Dieu en cherchant à vivre plus saintement. C’est durant ces six années qu’il apprit si opportunément la langue irlandaise qui devait tant lui servir plus tard.

Ayant réussi à s’enfuir, il fut pris à bord d’un navire marchand, dont on ne sait au juste où il accosta. La nourriture vint à manquer, et la prière de Patrice fut vite exaucée, car un troupeau de porcs passa par là, qui leur fournit de quoi se restaurer. Plus tard, durant une nouvelle mais brève captivité, Patrice parle d’un rêve où il est délivré d’un gros rocher par la prière au prophète Elie.

Il revint chez ses parents mais pour peu de temps ; il rêva à nouveau qu’on l’appelait à revenir en Irlande pour évangéliser. Nouvelle séparation des parents : Patrice se rendit aux îles de Lérins pour y apprendre la science divine et affermir sa vocation. Il passa en Italie et, remontant en Gaule, s’arrêta longtemps à Auxerre, où il fréquenta le saint évêque Amator et surtout l’illustre Germain (voir aux 1er mai et 31 juillet).

En 431, le pape Célestin Ier (voir au 27 juillet)  sacra évêque Palladius pour l’envoyer parmi les Scots, mais l’évêque mourut à peine quelques mois après. Sur cette nouvelle, Patrice sentit l’appel à repartir pour aller évangéliser l’Irlande. On suppose que c’est à ce moment-là qu’il reçut l’épiscopat, des mains de Germain d’Auxerre.  

Parvenu en Ulster, Patrice s’attacha à convertir les chefs et les rois, dont dépendaient et la conversion de leurs sujets, et l’attribution de quelque terrain pour la construction d’églises et de monastères. C’est ainsi que se convertit un chef puissant, Dichu, en Ulster ; puis le frère du roi de Méath, Conall. Le travail de Patrice fut fécond, accompagné de signes divins, de miracles, mais non sans difficultés. 

Neuf ans après, Patrice fit un pèlerinage à Rome, pour obtenir du pape la consécration de ses travaux. Saint Léon l’accueillit certainement avec faveur, et l’on voit Patrice revenir dans l’île avec des reliques des saints Pierre et Paul. Ce devait être vers 441. 

C’est alors que Patrice voyagea dans toute l’Irlande pour organiser les Églises et consacrer des évêques : l’Irlande n’était pas entièrement païenne, et d’anciens compagnons de Patrice, avaient gagné d’autres populations, comme Auxilius, Iserninus, Fiacc.

Patrice reconnaît humblement, dans ses écrits, avoir baptisé des milliers d’hommes, mais il en rapporte la gloire à Dieu seul. Rien ne l’a abattu, ni les violences, ni les menaces, ni la captivité. Il dut plusieurs fois échapper miraculeusement à la mort. Pour sauver ceux qu’il avait gagnés au Christ, il ne demandait qu’à verser son sang, à endurer la mort, à être privé de sépulture, à être la proie des chiens et des bêtes féroces.

Le saint évêque était un homme de prière, de piété, continûment en conversation avec Dieu ; c’était sa force, et pour ses contemporains une des caractéristiques de sa sainteté. Un de ses biographes rapporte : Il chantait chaque jour tous les psaumes, les hymnes, l’Apocalypse de saint Jean, les cantiques de l’Ecriture, qu’il fût ou non en voyage. Quand il rencontrait une croix sur sa route, il descendait de son char pour se prosterner devant elle.

Vers la fin de sa vie, l’apôtre désira se retirer pour se préparer à la mort. Peu avant, un ange lui apparut pour lui signifier que Dieu avait écouté ses quatre supplications : le diocèse d’Armagh aura la primauté sur les Églises d’Irlande ; Patrice jugera celui qui au jour de sa mort récitera l’hymne qu’il a composée ; la postérité de Dichu ne périra point ; Patrice jugera le peuple irlandais au dernier jour du monde. 

Patrice mourut donc à Saul, en Ulidia, terre de Dichu, le 17 mars 461, date la plus probable, quoique parfois discutée. La nuit suivant sa mort, des anges veillèrent sur son corps, en chantant des psaumes et des hymnes. Sur leurs indications, on devait placer le corps de Patrice sur un char à bœufs, et il serait enterré là où les bêtes s’arrêteraient : c’est là que s’éleva ensuite l’église de Down-Patrick.

Un siècle plus tard, saint Colomban ouvrit le tombeau de saint Patrice, pour en placer les reliques dans une châsse. En outre, un ange lui révéla quoi faire des saints objets qu’on avait aussi déposés dans le premier cercueil : le calice devait aller à Down-Patrick, la cloche du testament à Armagh, l’évangile tenu par l’ange à Colomban lui-même (voir au 23 novembre). 

On a dénombré quelque cent quatre-vingt-quinze édifices élevés en l’honneur de saint Patrice rien que pour l’Irlande, beaucoup d’entre eux ayant été fondés par l’apôtre lui-même. Le Saint est en honneur dans tout le monde britannique, en France et en Espagne.

De nombreuses légendes se rattachent à l’apostolat de saint Patrice. Les légendes sont très nombreuses en Irlande, et l’on ne parvient pas à définir les éléments certains sur lesquels elles s’appuient ; elles attestent au moins l’immense célébrité et la profonde sainteté des nombreux Saints et Saintes de cette Irlande catholique.

 

 

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

Barbara Maix

1818-1873

 

Barbara naquit à Vienne le 27 juin 1818, de Josef Maix et Rosalia Mauritz. Elle était la dernière des neuf enfants de cette heureuse maman, mais son père avait déjà eu quatorze enfants dans un premier mariage, avant de devenir veuf. La plupart de ces enfants moururent vite, de typhus ou d'autres maladies. Josef Maix travaillait au palais de Schönbrunn.

Barbara montra des qualités de patience, de courage, de grand amour pour les pauvres et apprit à se confier à la Divine Providence. Elle-même souffrit du typhus et en conserva des séquelles, demeurant fragile des poumons et du cœur.

Elle avait quinze ans quand elle fut totalement orpheline.

En 1840, elle suit un cours de couture avec sa sœur. On sait qu'elle passait des heures en prière dans l'église Maria am Gestade. C'est là qu'elle entendait les prédications des Pères Rédemptoristes et qu'elle eut l'inspiration de s'occuper des graves problèmes sociaux de la ville de Vienne. Barbara était particulièrement sensible à la misère morale et matérielle des femmes de ménage, des femmes sans travail et de leurs enfants. Elle en parla à des amies. On raconte que, petite, l'Enfant-Jésus lui serait déjà apparu pour lui dire : Fonde la Congrégation de ma Mère !

Barbara réunit en peu de temps une vingtaine de compagnes, écrivit une première Règle et présenta une demande de fondation à l'Empereur. On approuva son idée d'une œuvre en faveur des jeunes filles, mais on refusa la fondation d'une nouvelle congrégation.

Barbara tenta d'aller trouver le pape Grégoire XVI, munie d'une lettre de recommandation, mais le Pontife mourut la veille du jour fixé pour l'audience. La sœur de Barbara meurt à son tour. Mais ses compagnes sont toujours là, plus de vingt, décidées à continuer de se donner aux autres.

En 1848, c'est la Révolution Libérale en Autriche. Barbara comprend qu'elle ne peut fonder et décide de partir pour l'Amérique. Elle songe à l'Amérique du Nord, mais l'unique bateau en partance va au Brésil : Barbara y reconnaît le doigt de Dieu et s'embarque avec quelques compagnes pour Rio de Janeiro, où elles arrivent sans le sou, sans connaître personne, sans savoir la langue, la faim au ventre, mais remplies de confiance en Dieu et en la Sainte Vierge, écrira l'une d'elles.

Bien accueillies par l'évêque, elles se préparent et, en 1849, font leur première consécration, prenant le nom de Sœurs du Cœur de Marie, que Pie XII changera un siècle plus tard en Congrégation des Sœurs du Cœur Immaculé de Marie. Elles se vouent au service des pauvres et des malades, puis des enfants.

En 1852, Mère Maria-Barbara de la Très Sainte Trinité revient à Vienne, pour y faire imprimer les premières Constitutions et d'où elle envoie au Brésil douze autres jeunes filles, puis rencontre enfin à Rome le Pape Pie IX, qui l'encourage et la bénit.

Mère Barbara avait commencé sa route à Vienne, en faveur des femmes de ménage et des désoccupées, et la poursuivit au Brésil dans les écoles, les maisons pour orphelins et abandonnés, les collèges de jeunes, les malades, durant les épidémies, durant la guerre. On la vit à l'œuvre à Rio de Janeiro, à Niteoi, à Pelotas, à Porto Alegre.

La spiritualité de Barbara était éminemment trinitaire, eucharistique et mariale : elle s'y appuyait si fortement qu'elle en conçut une confiance à toute épreuve. Les épreuves, en effet, ne manquèrent pas : la Franc-maçonnerie, le décès de plusieurs novices et de plusieurs sœurs, les divisions internes dans la Congrégation elle-même, l'expulsion de Pelotas en 1863, la guerre du Paraguay en 1865, des incidents lors de la visite pastorale à Porto Alegre en 1870...

Mère Barbara, la Fondatrice elle-même, dut se retirer à Petropolis. Sa santé était désormais bien compromise. Elle reçut le Sacrement des Malades le Jeudi-Saint de 1872. En 1873 elle en vint à se retirer avec sa communauté dans la maison d'une personne amie à Catumbi (près de Rio de Janeiro), où elle s'éteignit doucement le 17 mars 1873, son dies natalis.

 

En 1957, l'urne de ses cendres fut rapportée à Porto Alegre, où commença le Procès informatif diocésain. En 2008 fut reconnue l'héroïcité de ses vertus, et Mère Barbara fut béatifiée en 2010.


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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 00:00

  

Pío Conde y Conde

1887-1937

 

Né le 4 janvier 1887 à Portela-Allariz (Ourense), Pío fut baptisé le jour suivant.

Après son noviciat chez les Salésiens à Barcelone, il fait profession le 3 février 1906.

Après son ordination sacerdotale, son apostolat se développa dans les collèges de Madrid, Valencia, Salamanca, Santander, Bejar, Sarria.

Quand la révolution se déchaîna, les miliciens vinrent l’arrêter et l’emmenèrent pour être jugé à Valencia, mais il fut abattu en chemin.

C’était probablement le 16 mars 1937. La date et le lieu du martyre restent encore un peu incertains : la date pourrait être retardée jusqu’au 20 mars, l’endroit du martyre pourrait aussi être Madrid.

Pío a été béatifié parmi quatre-cent quatre-vingt dix-sept Martyrs espagnols, en 2007. 

  

Pío Conde y Conde

1887-1937

 

Né le 4 janvier 1887 à Portela-Allariz (Orense), Pío fut baptisé le jour suivant.

Après son noviciat chez les Salésiens à Barcelone, il fit profession le 3 février 1906.

Après son ordination sacerdotale (1914), son apostolat se développa dans les collèges de Valencia, Bejar, Santander (1923), Vigo San Matías (1927), Madrid (1933).

Quand la maison fut prise d’assaut le 19 juillet 1936, il fut blessé non gravement, mais avec pertes de sang.

Les Religieux furent conduits à la Direction Générale de Sécurité, puis relâchés. Don Pio se réfugia chez des amis. En octobre, il fut reçu dans l’ambassade de Finlande, mais même cet établissement fut assailli, le 3 décembre, et l’on emmena tous les présents à la prison San Antón. C’est la pression internationale qui obtint la libération de ces prisonniers.

Don Pio s’installa dans une autre pension, avec le nom d’un sien cousin. Mais il fut dénoncé, de nouveau arrêté et conduit au commissariat de Estrecho.

C’était probablement le 16 mars 1937. La date et le lieu du martyre restent encore un peu incertains : la date pourrait être retardée jusqu’au 20 mars, l’endroit du martyre pourrait être Madrid, quoiqu’on ait avancé que don Pio fut évacué à Valencia.

Don Pío a été béatifié parmi quatre-cent quatre-vingt dix-sept Martyrs espagnols, en 2007.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 00:00

Benedetta d’Assise

† 1260

 

Nos Bénédicte ne prennent pas forcément pour Patron saint Benoît : elles peuvent aussi choisir la bienheureuse Bénédicte d’Assise.

Des doutes planent sur les origines de Benedetta. Selon certains celle-ci naquit à Assise vers 1214, et prit l’habit des clarisses à San Damiano, ce monastère que dirigeait sainte Claire (Chiara). Pour d’autres, la date de 1214 serait celle de son entrée au monastère.

Certains pensent que c’est cette même Benedetta qui fut abbesse à Sienne en 1227, puis à Vallegloria près de Spello de 1240 à 1248. Si Benedetta était née en 1214, elle aurait montré une telle sainteté qu’on l’aurait élue abbesse… à treize ans. Si en revanche 1214 est la date de son entrée en religion, les choses semblent mieux concorder, mais il faudra trouver des preuves de ces transferts successifs.

Ce qui est sûr, c’est qu’à la mort de Chiara, en 1253, c’est Benedetta qui fut choisie pour lui succéder à San Damiano.

Le Martyrologe franciscain écrit que Benedetta resplendit d’une extraordinaire prudence, par ses vertus et ses miracles. 

Elle gouverna donc le monastère pendant sept ans, donnant l’exemple de la régularité et de la pauvreté.

Elle mourut le 16 mars 1260.

Vénérée par l’Ordre séraphique, elle n’est pas mentionnée au Martyrologe.

 

 

 

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