Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 20:56

Teresio Olivelli
1916-1945

Il naquit le 7 janvier 1916 à Bellagio (Côme, Lombardie, Italie N), où la famille habitait avant de retourner à Zeme. Teresio avait un oncle prêtre, don Rocco Invernizzi.

Teresio fréquenta assidument sa paroisse à Mortara et fit partie de l’Action Catholique, des conférences S.Vincent-de-Paul, de la FUCI (Fédération Universitaire des Catholiques Italiens). Après le collège de Mortara et le lycée de Vigevano, il fit son droit à l’université de Pavie et passa le doctorat en 1938. Contraint de s’inscrire à la GUF (Jeunesse Universitaire Fascite), il fut nommé assistant à la chaire de droit administratif à l’Université de Turin. En 1939, il fut appelé à Rome, où pendant plusieurs mois, il fréquenta l’Institut National de Recherche, rencontrant là beaucoup de personnalités du monde culturel et politique.

Dans les rangs du fascisme, il s’ingénia imperturbablement à prôner les valeurs chrétiennes ; c’était un fasciste «anormal», hors normes. Quand l’Italie s’apprêtait à entrer en guerre, il voulait que cette guerre servît à l’Italie à défendre les valeurs chrétiennes contre le nazisme, mais quand l’Italie s’allia avec l’Allemagne contre la France, il se rebella contre le fascisme.

En 1941, cependant, il se déclara volontaire pour rester au milieu des jeunes militaires de son âge qu’on envoyait au front. Il demanda à partir sur le front russe, pour soutenir les soldats italiens, les aider à prier, à supporter l’épreuve : il y fut envoyé comme sous-lieutenant. Quand les Italiens durent battre en retraite et faire de longues marches à pied, Teresio s’arrêta souvent pour secourir des blessés, des affamés qui, sinon, seraient morts sur place : beaucoup lui durent la vie.

Rentré miraculeusement sain et sauf en Italie, abandonnant sa situation à Rome, il se prodigua à répandre un idéal chrétien dans la population de Brescia, Milan, Crémone, dans des réunions, des conférences, partout où il pouvait prendre la parole.

En 1943, à la chute du fascime, il fut nommé recteur du collège Ghislieri de Pavie ; avec la Résistance, il «résistait», mais sans esprit de vengeance, avec amour et sacrifice pour une vraie paix : il était rebelle à la guerre, à la haine, au compromis, et pour cela il fut activement recherché par les Allemands. Arrêté une première fois, il put s’évader et s’engagea dans la Résistance à Brescia. Il fonda et diffusa un journal clandestin, Il Ribelle.

On finit par l’arrêter à Milan en avril 1944 ; de la prison milanaise, on le transféra au camp de concentration de Fossoli, puis à celui de Flossenbürg (Bavière) en septembre 1944 ; là encore, il s’efforçait d’épauler les plus faibles, de les aider à prier. Il n’y eut que lui pour assister les malades de dysenterie.

Le 30 septembre, il demanda lui-même à accompagner ceux des prisonniers qui étaient envoyés au camp de Hersbruck, pour pouvoir rester aux côtés des plus exposés, des plus faibles. De nouveau, il faisait tout pour prier et faire prier, pour organiser des lectures d’Evangile. Les chefs le haïssaient, parce qu’ils défendait les faibles, parce qu’il se chargeait de porter les malades à l’infirmerie, parce qu’il les assistait autant qu’il le pouvait. Chaque fois qu’ils le surprenaient, ils le battaient. La «goutte qui fit déborder le vase» fut le 31 décembre 1944, lorsque Teresio s’interposa entre un kapo et un prisonnier ukrainien qu’il battait : il reçut alors un violent coup de pied dans le ventre, dont il ne put se remettre. Il agonisa pendant plus de deux semaines.

Teresio mourut aux premières heures du 17 janvier 1945. Son corps disparut dans le four crématoire.

Reconnu martyr de la Charité, Teresio Olivelli fut béatifié en 2018, et sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 17 janvier.

Partager cet article

Repost0
30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 21:55

José Acosta Alemán
1880-1937

Né le 27 mai 1880 à Cartagena (Murcia), José fit d’excellentes études et, à vingt-deux ans, était déjà ingénieur aux Mines.
C’est alors qu’il annonça à son père son désir d’entrer chez les Pères de la Congrégation de S.Vincent de Paul (Vincentiens). Il fit le noviciat à Paris et fut ordonné prêtre.
Il avait un très fort attrait pour suivre les pas des missionnaires comme Jean-Gabriel Perboyre ou François-Régis Clet, martyrisés en Chine (v. 11 septembre et 18 février) : aussi fut-il envoyé pendant dix-huit ans dans cette Chine mystérieuse, où il put exercer un ministère très fécond au Tché-Ly et Chengtingfu.
En 1926, épuisé par ce labeur incessant, il revint en Espagne.
Il appartenait à la communauté de Madrid et son ultime poste fut à Totana (Murcia) ; il était professeur et aumônier du collège et de l’hôpital tenu par les Filles de la Charité.
Le 25 juillet, il fut expulsé par les révolutionnaires, mais ne pouvant retourner à Madrid, il trouva refuge chez un ami fidèle, un certain Evaristo, qui le défendit jusqu’au bout.
Début août, le Père fut expulsé de cette maison à coups de poings et de pieds, mis en prison quelque temps. En septembre, on le fit sortir de là pour continuer de la battre et de l’insulter dans la rue ; on lui cassa les lunettes, pour l’empêcher d’y voir, il tomba dans l’escalier de la prison, on lui donna des coups de crosse de fusils, on le fit rouler par-terre à coups de pieds.
Remis en prison, il se retrouva avec deux autres prêtres de ses amis, Juan José Martínez Romero et Pedro José Rodríguez Cabrera. Tous trois se préparèrent à leur martyre. 
Les trois prêtres furent fusillés le 31 janvier 1937 dans cette prison de Totana.
Ils furent béatifiés en 2017.
Le nom du bienheureux José Acosta Alemán sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 janvier.

 

Partager cet article

Repost0
30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 21:53

Juan José Martínez Romero
1889-1937

Juan José naquit le 21 août 1889 à Totana (Murcia), de Jerónimo et Victoriana, qui le firent baptiser le jour même.
Il fréquenta le séminaire diocésain Saint-Fulgence et fut ordonné prêtre en 1914.
Les sept localités de son apostolat furent : Caravaca, Las Torres de Cotillas, La Unión, Lorca, Roldán Águilas, finalement Totana, le pays natal.
Don Juan José était aussi généreux et charitable qu’il soignait avec amour les célébrations liturgiques.
Lors de la révolution de 1936, l’église fut fermée d’office. Don Juan José se réfugia dans la maison familiale et continuait ainsi comme il pouvait, son ministère sacerdotal. Avec deux jeunes fidèles, il s’efforça de retirer de l’église paroissiale les objets sacrés, les ornements, d’autant plus qu’on avait déjà mis le feu au sanctuaire.
Il fut surpris «en flagrant délit» le 23 août à cinq heures du matin, violemment frappé au point qu’il ne pouvait plus tenir sur ses jambes, et le jetèrent en prison, où il eut pour compagnons José Acosta Alemán et Pedro José Rodríguez Cabrera.
Un jour qu’on l’avait obligé à rester longtemps à genoux les bras en croix, pendant qu’on l’insultait et qu’on le frappait, il confia ensuite à ses compagnons : Je n’en pouvais plus, mais je t’assure que je n’ai jamais éprouvé tant de joie, parce que je souffrais pour le Christ. Une autre fois, qu’une milicienne vint le maltraiter, il raconta ensuite qu’il ne s’était jamais autant amusé dans sa vie. Dans son dernier billet, écrit à un autre prêtre, il déclarait encore : Tu ne sais pas quelles douceurs nous apporte cette prison.
Il fut martyrisé le 31 janvier 1937, comme on l’a raconté dans la notice de José Acosta Alemán et fut aussi béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux Juan José Martínez Romero sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 janvier.

 

Partager cet article

Repost0
30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 21:53

Pedro José Rodríguez Cabrera
1903-1937

Il était né le 15 juillet 1903 à Totana (Murcia).
Prêtre diocésain, il fut vicaire puis curé à Puerto Lumbreras, Alhama, La Cortija de El Moral et La Gineta ; un des meilleurs espoirs du diocèse.
On connaissait Don Pedro José pour sa bonté envers chacun, pour sa prudence dans les décisions ; à La Gineta, il s’employa particulièrement au service des pauvres.
En juillet 1936, le Curé vint se réfugier chez son père à Totana.
Fin octobre, on vint l’arrêter pour le jeter en prison : là il retrouva deux amis, qui allaient être ses compagnons jusqu’au martyre, Juan José Martínez Romero et José Acosta Alemán.
Il faut dire ici que le chef de la prison était un homme juste, qui connaissait les prêtres. Il savait pourquoi ceux-ci avaient été incarcérés et les protégeait comme il pouvait ; il leur permit d’avoir leur bréviaire, et n’eut aucun geste violent envers eux. Mais des miliciens intervinrent avec férocité. 
Le dimanche 31 janvier 1937, ils entrèrent de force dans la prison. Dans l’antichambre, se trouvait le père de don Pedro, auquel ils dirent : Attendez là, vous allez entendre les coups qui vont tuer votre fils. Ils enfermèrent le chef - qui refusa de leur livrer les prêtres -, se dirigèrent vers les lavabos au fond du couloir où se trouvaient les prisonniers, et les exécutèrent. Ils commençaient à maltraiter encore les cadavres, mais des personnes présentes purent ramasser les corps et aller les enterrer dignement.
Don Pedro José fut ainsi martyrisé le 31 janvier 1937, à trente-trois ans, à l’image du Christ.
Avec ses deux amis, il fut béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux Pedro José Rodríguez Cabrera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 janvier.

Partager cet article

Repost0
27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 16:25

Carmelo Coronel Jiménez

1876-1936

 

Il naquit le 9 février 1876  à Gádor (Almería).

Après le séminaire d’Almería, il fut ordonné prêtre en 1899.

Il fut d’abord dans l’entourage de l’évêque, Mgr Zárate Martínez, puis aumônier des Clarisses d’Almería ; il fut ensuite à Sorbas (1908), aumônier des Sœurs des Vieillards Abandonnés (1909), vicaire à San Pedro d’Almería et curé-archiprêtre de Gérgal (1912), curé de Saint-Jacques d’Almería (1913).

Ces nombreux postes ne doivent pas cacher que don Carmelo était aussi un cerveau éminent : licencié en théologie (1906), il enseignait au collège de la Trinité et au séminaire d’Almería, il collaborait au périodique La Independencia, il dirigeait la publication de la feuille paroissiale d’Almería ; à Gérgal, il fonda la Maison sociale ainsi que l’Association Eucharistique de la Prière et du Travail ; à Tabernas il fonda le Patronat des Ouvriers. Quand il était chez lui, il rédigeait son ouvrage : Action Paroissiale par l’Apostolat Eucharistique.

Le 10 août 1936, il fut arrêté chez lui et envoyé en prison, où il retrouva les évêques d’Almería et de Guadix (v. au 30 août leurs notices, où l’on trouvera les détails de cette pénible détention). Des bateaux-prisons, on fit sortir des prisonniers par colonnes et on les emmenait au tristement célèbre Pozo de la Lagarta (Tabernas) pour les fusiller.

Dix-neuf de ceux-ci y furent martyrisés le 31 août 1936 et béatifiés en 2017, dont Carmelo Coronel Jiménez, qui sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 août.

Partager cet article

Repost0
27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 08:16

Giovanni Schiavo
1903-1967

Giovanni Schiavo naquit le 8 juillet 1903 à Sant’Urbano (Vicence, Italie N), de Luigi, un humble cordonnier, et Rosa Fittorelli ; il était le premier de leurs neuf enfants. Les parents donnèrent à leurs enfants une éducation profondément chrétienne.
A quatre ans, Giovanni fut gravement malade de poliomyélite et méningite ; on croyait à sa mort prochaine, mais la prière des parents et des amis obtint sa guérison.
Pour aller à l’école, Giovanni devait parcourir chaque jour douze kilomètres à pied ; mais avant de partir, il se levait assez tôt pour assister d’abord à la Messe. Comme enfant de chœur, il obtenait quelque piécette, qui soulageait le budget si difficile du foyer.
A Montecchio Maggiore, où il allait à l’école, se trouvait une congrégation de Pères de Saint-Joseph, fondés par s.Leonardo Murialdo (v. 30 mars). En 1918, Giovanni y commença le noviciat, fit la première profession l’année suivante et la solennelle en 1925. Il acheva ses études, s’occupa des jeunes - et pria beaucoup.
En 1927, il fut ordonné prêtre. Son apostolat sacerdotal l’envoya successivement à Modène, Oderzo, Montecchio Maggiore. En 1931, il fut envoyé au Brésil, ce dont il rêvait depuis très longtemps.
Il fut professeur, maître des novices, curé, directeur ; provincial de 1946 à 1955. Sous son impulsion, la congrégation de Saint-Joseph (les Murialdini, du nom de leur fondateur) se développa beaucoup au Brésil. Le p.Giovanni (Joaõ en brésilien) était recherché pour sa direction spirituelle, tant pour la branche masculine que pour la féminine.
En 1954 en effet, naquit au Brésil le rameau féminin des Sœurs murialdines, suscitées, encouragées, saintement dirigées par le p.Joaõ.
Unanimes étaient les témoignages rendus sur sa douceur, sa patience, sa bonté, sa prévenance pour les malades. Disons ici que le père Giovanni portait bien son nom de Schiavo, esclave : il fut véritablement l’esclave de la bonté.
En novembre 1966 se déclara une grave et douloureuse maladie, à laquelle le p.Giovanni succomba deux mois plus tard, le 27 janvier 1967.
Le père Giovanni fut béatifié en 2017.
Le miracle examiné pour la béatification, fut la guérison d’un malade atteint de péritonite aigüe, compliquée de thrombose mésentérique supérieure ; la situation était désespérée, l’opération inutile, l’issue fatale certaine. L’épouse du malade pria intensément le p.Giovanni : son mari se reprit spontanément et quitta l’hôpital une semaine plus tard, sans aucun problème.
Giovanni Schiavo sera commémoré le 27 janvier dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 21:40

Emilia Fernández Rodríguez de Cortés
1914-1939

Emilia était une jeune gitane, née le 13 avril 1914 à Tíjola, Almería. Elle reçut le baptême.
Elle gagnait sa vie en fabriquant des paniers en osier.
Elle eut pour mari Juan Cortés Cortés ; quand on voulut enrôler de force celui-ci dans les rangs des républicains, elle s’y opposa farouchement. Or, elle devait bientôt accoucher ; malgré son état, on l’envoya dans la prison de Gachas-Colorás, sans aucun ménagement.
Dans la prison, une autre détenue lui enseigna comment s’offrir à Dieu, comment prier, notamment avec le chapelet. Au moment de l’accouchement, on mit Emilia en cellule d’isolement : c’est là que naquit la petite Ángeles.
Emilia mourut des suites de cet accouchement douloureux, le 25 janvier 1939. Les circonstances de cette mort ont permis de considérer qu’Emilia avait bien été victime des ennemis du Christ et qu’elle était morte pour sa Foi ; elle fut considérée martyre, et béatifiée en 2017.
Le nom de la bienheureuse Emilia Fernández Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 janvier.

Partager cet article

Repost0
16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 16:59

Louis-Antoine Ormières

1809-1890

 

Louis-Antoine-Rose Ormières Lacase naquit un 14 juillet - date fatidique en France - de l’an 1809, à Quillan (Aude).

Au lendemain de la Révolution française, les parents avaient conservé la foi et l’enseignèrent à leurs nombreux enfants ; ils leur donnèrent l’exemple de l’accueil des pauvres chez eux à leur table et de la visite des malades.

Louis-Antoine étudia au séminaire de Carcassone et fut ordonné prêtre en 1833.

Constatant les dons qu’il avait, on le nomma d’emblée professeur au séminaire. Mais les livres n’étaient pas sa préférence : il voulait écrire dans le cœur des populations ; il ouvrit des patronages, organisa des missions populaires, et d’abord à Quillan-même, dans cette campagne où la majeure partie des enfants n’allait pas à l’école.

Avec l’accord de l’évêque, il invita des congrégations religieuses à s’installer dans le diocèse, mais finalement il fonda lui-même les Sœurs de l’Ange Gardien, pour venir en aide à la jeunesse et aux malades. Il sera puissamment épaulé dans cette œuvre par Julienne Lavrilioux (Mère Saint-Pascal). Napoléon III reconnaîtra l’Œuvre en 1852. Des maisons s’ouvriront dans le sud de la France, en Espagne, en Equateur.

L’installation en Espagne a son caractère anecdotique. Quatre Religieuses partaient pour l’Afrique, mais le bateau chavira et elles restèrent à Cadix. L’Œuvre se développa beaucoup en Espagne, et c’est à Oviedo que Louis-Antoine s’installera.

Louis-Antoine ne fit pas que fonder : il participa aux travaux de son Œuvre ; durant des épidémies (1838, 1845), il n’hésita pas à s’exposer presque dangereusement pour assister des malades.

Il confia :  Mon principe a toujours été de faire le bien et de laisser dire.

Louis-Antoine mourut à Gijón (Asturies, Espagne), le 16 janvier 1890.

Depuis un demi-siècle, l’Œuvre s’est installée en Amérique latine, en Amérique du Nord, puis en Afrique et en Asie.

Le miracle constaté pour la béatification de Louis-Antoine Ormières, fut la guérison d’un cancer maxillo-facial d’une des Religieuses de l’Ange-Gardien.

La béatification de ce prêtre français a été proclamée à Oviedo en 2017.

Le bienheureux Louis-Antoine Ormières sera commémoré le 16 janvier dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 21:34

Francisco Martínez Garrido
1866-1938

Né le  28 novembre 1866 à Siles (Jaén), Francisco reçut le Baptême deux jours après ; son père était le sacristain de la paroisse.
Il étudia la philosophie et la théologie au séminaire de Tolède et fut ordonné prêtre en 1892.
D’abord aumônier, il fut curé de Ciruelos en 1893, puis supérieur du Grand séminaire en 1896.
En 1902, il fut curé de Puebla de Alcocer ; en 1907, il fut nommé archiprêtre à Huéscar.
Au début de l’insurrection civile de 1936 et de la persécution qui suivit, don Francisco et son vicaire furent mis en prison. On fit passer don Francisco d’une prison à l’autre, de Baza à Guadix, puis Alhama de Almería, d’autres prisons encore. La dernière fut Vélez Rubio. Chaque étape était l’occasion, pour les miliciens, de se moquer du Curé, de le frapper, de l’insulter. 
Le Prêtre mourut d’épuisement dans la prison de Vélez-Rubio,  le 14 janvier 1938.
Il a été béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux Francisco Martínez Garrido sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 janvier.

Partager cet article

Repost0
13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 10:53

Francesco Maria Greco
1857-1931

Francesco naquit le 25 juillet 1857 à Acri (Calabre, Italie S), deuxième des cinq enfants de Raffaele et Concetta Pancaro, qui le firent baptiser deux jours après sa naissance. Raffaele était pharmacien ; Concetta avait un frère, Luigi, qui était prêtre.
Le projet de Raffaele était de céder son négoce à Francesco, mais celui-ci entendit l’appel de Dieu. 
En 1881, l’année où il reçut les Ordres sacrés du diaconat et du presbytérat, il écrivit : Je me suis donné en tout et pour tout aux Cœurs de Jésus et de Marie. Donc, à partir de maintenant je serai «Francesco Maria Greco, diacre de Jésus et Marie.»
En même temps qu’il aura la charge de la paroisse d’Acri, il obtiendra le doctorat en théologie à Naples, et il enseignera au Grand séminaire de Cosenza. En outre, sa nomination comme archiprêtre lui conféra le titre de Monseigneur.
Dans la ville d’Acri, où il fut curé pendant quarante-quatre ans de 1887 à 1931, il chercha à remédier à l’ignorance religieuse de beaucoup de ses paroissiens, hommes et femmes, adultes et enfants ; il organisa tout un programme de catéchèse, adapté aux âges des enfants, des adolescents, des adultes.
Pour se faire seconder dans cet immense labeur, il fonda les Petites Sœurs Ouvrières des Sacrés Cœurs. La première supérieure de cette congrégation sera la propre sœur de Don Francesco, Maria Teresa, à laquelle succéda Raffaella De Vincenti ; cette dernière, avec le nom religieux de Maria Teresa des Sacrés-Cœurs, mourut en odeur de sainteté (1936).
L’apostolat de Mgr Greco fut reconnu de tous. L’évêque de Bisignano l’invita à l’accompagner dans sa visite pastorale du diocèse. 
Don Francesco passait de longs moments, de nuit aussi, en adoration devant le Saint-Sacrement. On trouva cette phrase écrite de sa main : Quelle paix on ressent dans le silence de la nuit aux pieds du Maître ! 
Mgr Greco mourut des suites d’une bronchite, le 13 janvier 1931.
Il fut béatifié en 2016.
Le miracle qui fut examiné pour cette béatification concernait une femme qui, à la suite d’une grave opération, était entrée dans le coma. Quelques jours après, elle se réveilla, guérie, affirmant avoir vu en songe un prêtre qui lui promettait une prochaine guérison ; elle le reconnut sur une image de Mgr Greco qu’on lui fit voir. On ne sait pas si cette dame, Nina Pancaro, descendait de la même famille que Concetta Pancaro, la mère de don Francesco.
Les Religieuses sont actuellement présentes dans le région de Cosenza, en Albanie, en Inde, en Argentine et au Brésil.
Francesco Maria Greco sera commémoré le 13 janvier dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens