Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 00:00

Yohana Maria Muzeyi

1851-1887

 

Yohana Maria (Jean-Marie) était né entre les années 1851 et 1856 en Ouganda.

Son nom initial était Alipozaliwa Mtakatifu.

Son surnom de Muzeyi (Ancien), n’était pas dû qu’à son âge : s’il était un des plus âgés de ceux qui furent martyrisés, il était surtout connu pour la maturité de son jugement.

Ayant rencontré les pères missionnaires, il apprit, dit-on, tout le catéchisme en une journée.

Il reçut le baptême en la fête de la Toussaint 1885, et la confirmation le 3 juin 1886.

C’était un saint homme, tout dévoué au Christ et à l’Eglise.

Il reçut la palme du martyre pour sa foi, il fut décapité, puis jeté dans un étang, le 27 janvier 1887.

Ce fut le dernier des Martyrs de cette persécution, qui furent canonisés en 1964 et sont fêtés le 3 juin.

 

Voir la notice : Ouganda (Martyrs de l’)

 

Partager cet article

Repost0
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 00:00

Eystein Erlandsön

† 1188

 

Eystein (Augustin) était d’une famille noble de la Norvège du 12e siècle. Il fit des études en France.

Il fut en assez bons termes avec les rois de cette première moitié de siècle. Ceux-ci reçurent le légat pontifical, le cardinal Niccolò di Albano, et en accord avec lui érigèrent le siège archiépiscopal de Nidaros, l’actuelle Trondheim, dont la province groupait les évêchés d’Islande, Groenland, d’Orcadi et Shetland.

Eystein, qui était chapelain à la cour du roi Inge Krokrygg («le Bossu») et confesseur de la reine, fut alors nommé archevêque de Nidaros.

Il couronna roi le jeune Magnus V (1163-1184), avec lequel il maintint encore de bonnes relations. L’œuvre de Eystein fut surtout de défendre les droits de l’Eglise contre les abus des rois et des seigneurs locaux. 

Il commença l’agrandissement de l’église de Nidaros pour en faire une cathédrale digne de ce nom.

L’horizon s’obscurcit lorsque Sverre Sigurdsson détrôna Magnus, et Eystein s’exila pendant trois ans : en Angleterre, il écrivit la vie de saint Olaf (voir au 29 juillet). A son retour en 1187, il reprit les travaux de la cathédrale, voulant la reconstruire entièrement en style gothique ; elle n’était toujours pas achevée à sa mort en 1188.

 

Saint Eystein est vénéré le 26 janvier.


Partager cet article

Repost0
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 00:00

Michał Kozal

1893-1943

 

Michał était né à Nowy Folwark (Krotoszyn, Pologne) le 27 septembre 1893, d’une famille de paysans.

Ordonné prêtre en 1918, il fut curé à Bydgoszcz. 

Il fut nommé évêque auxiliaire de Wrocław (Włocławek) en 1939, du titre de Lappa.

Lors de l’invasion de la Pologne, Wrocław se trouvait dans la partie annexée au Reich, et où les nazis procédèrent à des arrestations en masse dans l’intelligentsia. Plus de la moitié du clergé allait ainsi disparaître.

Arrêté dès le 7 novembre 1939, Mgr Kozal subit des tortures dans un couvent à Wrocław, puis à Ląd, Szczeglin et Berlin. Enfin il fut déporté à Dachau le 3 avril 1941, où il subit d’autres mauvais traitements pendant vingt mois.

Le 26 janvier 1943, à l’infirmerie, le médecin l’acheva par l’injection d’une dose létale.

 

Il a été béatifié en 1987.


Partager cet article

Repost0
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 00:00

Marie de la Dive

1724-1794

 

Marie naquit à Saint-Crespin-sur-Moine (Maine-et-Loir) le 18 mai 1724.

Veuve de M. du Verdier de la Sorinière, elle vivait dans sa propriété de Champ-Blanc, près de Longeron, avec ses deux filles Catherine et Marie-Louise. Sa belle-sœur aussi, Rosalie, avait trouvé refuge chez elle, après la dispersion des Bénédictines du Calvaire d’Angers. Elles avaient là aussi une domestique, Marie Fonteneau.

Un fils de Marie, Henri-Charles-Gaspard, qui combattait dans l’armée vendéenne, fut exécuté en 1793.

Toutes ces pieuses femmes furent arrêtées le 19 janvier 1794.

Interrogées et, bien sûr, trouvées coupables, elles furent toutes exécutées : 

Les deux sœurs Catherine et Marie-Louise, ainsi que Marie Fonteneau, fusillées le 10 février suivant ; 

Rosalie (en religion Mère Saint-Céleste), fut guillotinée le 27 janvier.

Madame Marie de la Dive fut exécutée la veille, le 26 janvier, près d’Angers.

En chemin vers le lieu de l’exécution, elle reçut d’un officier une proposition de mariage, qui l’aurait sauvée. Mais elle refusa noblement. Plus loin, elle retira son manteau chaud pour couvrir les épaules d’une mendiante qui grelottait (on était en plein hiver).

 

Marie de la Dive a été béatifiée en 1984, avec d’autres Martyrs d’Angers. Elle est commémorée le 26 janvier au Martyrologe.


Partager cet article

Repost0
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 00:00

Gabriele Stefano Allegra

1907-1976

 

Gabriele Stefano naquit à San Giovanni la Punta (Catane, Sicile), le 26 décembre 1907, fête de saint Etienne dont il porta le nom en second.

Après le petit séminaire d’Acireale (1918), il fit le noviciat chez les Franciscains à Bronte (Sicile) et s’appellera désormais Gabriele Maria.

Il fut ensuite étudiant à Rome. Lors d’une conférence sur Giovanni de Montecorvino (1247-1328), qui tenta de traduire la Bible en chinois, il s’enthousiasma pour cette noble cause et décida de tout faire pour accomplir cette tâche : traduire la Bible intégralement en chinois.

Ordonné prêtre en 1930, il partit en Chine et commença son «œuvre». En 1937, il dut revenir en Italie pour se refaire une santé, tout en poursuivant des études bibliques.

En 1940, il repartit en Chine ; il y rencontra un certain Pierre Teilhard de Chardin, jésuite.

La guerre ne facilita pas son travail ; il avait déjà bien avancé la traduction de l’Ancien Testament à partir de l’araméen lorsqu’en 1944 il perdit la moitié de son unique exemplaire de projet de traduction. Il devra reprendre patiemment ce premier travail.

Protégé par l’ambassade italienne, il ne fut pas inquiété par les Japonais et continua son travail, tout en portant son aide sacerdotale auprès de missionnaires enfermés en Chine ; il obtint même la libération de certains. Il visita les lépreux à Macao.

En 1945, il fonda à Pékin le Studium Biblicum Franciscanum, sous le patronage du bienheureux John Duns Scot (cf. 8 novembre), dont il devint spécialiste. Plus tard on le verra intervenir à l’université d’Oxford à l’occasion du 700e anniversaire de la naissance du Bienheureux (1966).

En 1948 sortirent les trois premiers volumes du l’Ancien Testament en chinois. Il faudra douze années encore pour parachever ce travail «de Bénédictin», en 1961.

Le régime communiste le contraignit à se réfugier à Hong-Kong, où il transféra le Studium Biblicum. Il n’en sortira que pour un voyage d’un an à l’Ecole Biblique de Jérusalem avec quatre Confrères, pour y étudier l’original des textes bibliques. Hong-Kong sera donc sa dernière destination, jusqu’à sa mort.

A partir de 1955, il traduisit le Nouveau Testament, à partir du grec.

En 1965, il y organisa le premier Salon œcuménique de la Bible.

En 1968, pour la fête de Noël, sortit enfin la Bible en chinois, suivie en 1975 d’un Dictionnaire biblique.

Entre ces deux dernières dates, le père Gabriele rédigea une importante analyse sur les Révélations à Maria Valtorta, et aurait aussi traduit en chinois les écrits de don Stefano Gobbi, fondateur du Mouvement Sacerdotal Marial. Ces activités, si elles étaient confirmées, montrent combien le père Gabriele était infatigable dans son zèle à faire connaître dans le monde chinois des trésors de la spiritualité occidentale.

Après la publication intégrale de la Bible en chinois, le père Gabriele pouvait chanter son Nunc dimittis : ce bourreau de travail était allé souvent au-delà des limites de sa résistance pour parvenir au bout de ses recherches et de son labeur, qui lui aura pris quarante ans d’efforts patients. Il s’éteignit le 26 janvier 1975.

 

Le père Gabriele Maria a été béatifié en 2012.

Partager cet article

Repost0
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 00:00

3e dimanche per annum - A

 

Précédemment, nous avons fêté le Baptême de Notre-Seigneur, le premier de nos «Mystères lumineux» du Rosaire. Nous allons vivre aujourd’hui le troisième de ces Mystères lumineux : l’annonce du Royaume et l’appel à la Conversion.

 

*       *       *

 

Nous entendons d’abord le prophète Isaïe annoncer, huit siècles déjà avant la naissance du Christ, que le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière, puisqu’en effet le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ont été couverts de gloire.

Ces régions de Zabulon et Nephtali sont à l’ouest de la Mer de Kinneret ou Lac de Tibériade, où se trouvent beaucoup de localités célèbres de l’Evangile : Tibériade, Magdala, Gennésareth, Capharnaüm, plus loin Cana, Nazareth, le Mont Thabor.

Les peuples qui y habitent devaient donc recevoir cette grande lumière, l’allégresse, la joie de l’annonce apportée par le Sauveur : l’annonce du Royaume !

La victoire sur Madiane est cet épisode des Juges (Jg 7), où Gédéon et trois cents hommes seulement semèrent la terreur dans le camp madianite, simplement en sonnant du cor et en brisant des cruches, au point que les assiégés, se réveillant en pleine nuit, soit s’entretuèrent soit s’enfuirent, poursuivis puis achevés par les habitant des tribus ralliées à Gédéon. Israël retrouva ainsi la paix, pas pour longtemps hélas, puisque quarante ans à peine après cette victoire, on retombait dans l’idolâtrie.

 

*       *       *

 

Malgré cette rechute, malgré toutes nos chutes quotidiennes, nous pouvons expérimenter et rester convaincus que seul Le Seigneur est (notre) lumière et (notre) salut.

Tel est le chant du psaume 26. Nous n’en méditons aujourd’hui que trois strophes, dans lesquelles le psalmiste David exprime la confiance totale qu’il a en Dieu. Certes, David a connu l’erreur, est tombé dans le péché, mais il ne s’est jamais rebellé contre Dieu : sa volonté est restée constamment tendue vers Dieu.

C’est cette constance dans la volonté qui peut nous permettre, avec lui, d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de (notre) vie.

Dieu en effet, ne compte pas chacune de nos fautes : Il veut seulement notre amour, notre recherche de conversion. C’est cet effort qu’Il récompense.

Par exemple, un fumeur qui, en se combattant, réussit à fumer quelques cigarettes de moins, a certainement beaucoup plus de mérite que celui qui consomme chaque jour dix cigarettes sans jamais chercher à diminuer… Un élève qui, par son labeur quotidien, fait passer sa moyenne de 9 à 11 sur 20, a certainement plus de mérite que l’élève moyen qui, sans effort, se contente d’un 12 ou même d’un 15 sur 20.

Ce qui compte, à la fin, c’est la somme d’efforts que l’homme aura accomplis pour se rapprocher du Bien et du Vrai. 

Ces efforts doivent se faire dans la patience, dans l’humilité, dans l’amour sincère de tous les hommes. 

C’est cet effort de chacun qui aidera peu à peu tous les chrétiens à se réunir en un seul troupeau. Ces jours-ci, du 18 au 25 janvier, nous célébrons la Semaine de l’Unité, un temps de prière intense pour demander à Dieu l’unité des chrétiens : anglicans, protestants, orthodoxes, catholiques.

 

*       *       *

 

Quelque chose de ce problème de divisions se reflète dans l’extrait de l’épître aux Corinthiens, que nous continuons de lire aujourd’hui. 

Dans la jeune communauté de Corinthe, certains se réclamaient plutôt de Pierre, d’autres de Paul, d’autres d’Apollos - cet Alexandrin éloquent, versé dans les Ecritures (Ac 18,24), à qui on a même attribué quelquefois l’épître aux Hébreux. 

Et Paul de protester, humblement, mais fermement, disant en quelque sorte : Qui suis-je, moi ? Je ne vous ai même pas baptisés ! Si je suis venu à vous, c’est pour vous annoncer la Bonne Nouvelle, le Christ, et Lui seul. La réflexion de Paul fait écho à la parole du Père, que nous entendions lors du baptême du Christ : C’est Lui, mon Fils bien-aimé. C’est Lui que vous devez suivre désormais.

C’est Lui que nous devons écouter d’un seul cœur, et louer d’une seule voix.

 

*       *       *

 

L’évangéliste Matthieu continue de montrer l’accomplissement des prophéties par la venue de Jésus. Il cite longuement Isaïe, que nous avons lu dans la première lecture.

Jésus nous demande de nous convertir. 

Se convertir ne doit pas évoquer une démarche difficile, pénible, car la conversion dans l’amour de Dieu est une libération de notre moi pour nous épanouir réellement dans la liberté des enfants de Dieu ; c’est réellement un moment de grande Lumière, et c’est sur cette Lumière que nous méditons le troisième mystère lumineux du Rosaire.

Et voilà que Jésus lance un autre appel, très particulier celui-ci, à l’adresse de Pierre et André, de Jacques et Jean ; un appel à Le suivre. 

On s’étonnera de la promptitude avec laquelle ceux-ci quittent, immédiatement, famille et travail pour suivre Jésus. Mais ce n’est certainement pas la première fois qu’ils rencontrent Jésus, qu’ils l’ont entendu parler ; certains l’ont déjà vu près de Jean-Baptiste. Ils ont déjà réfléchi sur ce Jésus de Nazareth, comme les évangiles le laissent entendre ; ils ont entendu parler de sa naissance, de celle de Jean-Baptiste, de tout ce qui s’est passé à ce moment-là : même sans télévison et sans internet, les nouvelles passaient très vite et très bien !

Ajoutons aussi que le cœur de ces pêcheurs était tout prêt à accueillir le message du Christ, car ils étaient du nombre de ceux qui aimaient la Vérité et attendaient avec ferveur ce Messie annoncé par les Prophètes ; ils savaient ainsi que s’accomplissaient en ce moment les soixante-dix semaines de Daniel (cf. Dn 9:24). 

A travers tous les siècles et jusqu’à nos jours, Dieu appelle ainsi ceux dont Il a besoin pour transmettre le Message de l’Evangile. C’est un appel vibrant qui touche le cœur de tel ou tel, qui le comble dans son désir de Vérité. Les candidats au sacerdoce perçoivent l’Appel parfois tout petits, parfois déjà adultes, quelque chose de très impressionnant se passe alors en eux, quelque chose qui les attire irrésistiblement vers un haut idéal. Restant libres de répondre ou non, certains ne s’engageront pas, ou hésiteront. Certains recevront cette immense grâce du Sacerdoce. Prions pour eux.

L’évangile ne dit pas que ces apôtres aient tout quitté définitivement : nous savons bien qu’ils reprendront leurs filets de pêcheurs, puisqu’on les retrouvera dans les barques, quand Jésus calme la mer déchaînée (Mt 8:23-27), quand Il leur apparaîtra après la résurrection et multipliera les poissons (Jn 21:4-6). En revanche, Matthieu abandonnera totalement son “métier” (nous en lirons son propre récit au chapitre 9, dans quelques semaines). C’est que Jésus désire que ses collaborateurs sachent vivre de leur propre travail, humblement, durement même, tandis que l’activité de Matthieu, pas malhonnête en soi bien sûr, pouvait offrir des occasions faciles de lucre, d’amour du profit, et Jésus préfère le dépouillement réel. C'est ainsi que nous voyons saint Paul (Ac 18:3) coopérer avec des fabricants de tentes, travaillant de ses mains pour n’être à la charge de personne (2Th 3:8 ; 1Th 2:9), ajoutant même cette parole solennelle : Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus (2Th 3:10).

 

*       *       *

Quels seront donc les fruits en abondance que nous porterons par nos efforts, pour reprendre les mots de la Prière du jour ?

Certainement une sanctification toujours plus parfaite, comme nous le montrent tous les Saints, qui ont combattu le vieil homme, qui ont aimé Jésus-Christ à la folie, qui ont aidé le Prochain, les enfants, les pauvres, les veuves, les malades…

Certainement aussi, une profonde unité entre tous les Chrétiens ; que nous réparions les déchirures fraternelles, comme le désire fondamentalement notre Sauveur : 

 

Que tous soient Un ; comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient Un en nous (Jn 17:21). 


Partager cet article

Repost0
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 00:00

Antoni Świadek

1909-1945

 

Prêtre du diocèse de Gniezno, il naquit le 27 mars 1909 à Pobiedziska (Wielkopolskie, Pologne), de Władysław et Włdysława Mieleszyńskich.

Durant ses études à Kepno, il fit partie de la Société de Marie et des Scouts.

Entré au séminaire de Poznan, il fut ordonné prêtre en 1933.

On le nota oublieux de soi-même et serviable.

Vicaire à Bydgoszcz, il devait y rester jusqu’à son arrestation en 1942. Mais il reçut aussi d’autres missions : en 1937, il remplaça le prêtre de la paroisse de Saint Stanislas et en dirigea les travaux de construction de l’église.

Il fut aussi aumônier pour les Scouts et les Militaires.

Lors de la guerre en 1939, il se porta volontaire comme aumônier des troupes, et le fut jusqu’à la défaite polonaise.

Il eut le courage de mantenir la langue polonaise dans les cérémonies, malgré l’interdiction des autorités allemandes. Il continua de préparer les enfants à la Première communion, chercha à soulager les pauvres et les déshérités.

Dénoncé, il fut arrêté en été 1942, mis en prison à Bydgoszcz, et déporté à Dachau en octobre. Il y porta le numéro 37193.

Il fut pris de fièvre tiphoïde, mais en guérit. Comme prêtre, il dut effectuer des travaux particulièrement pénibles, dans les commandos de fabrique des vêtements, puis dans les plantations.

En janvier 1945, il prit le typhus et en mourut (ou bien fut « éliminé ») le 25 janvier 1945. 

Il a été béatifié en 1999.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 00:00

Teresa Grillo

1855-1944

 

Née le 25 septembre 1855 à Spinetta Marengo (Alessandria, Piémont, Italie), benjamine des cinq enfants de Giuseppe et Maria Antonietta Parvopassau, Teresa Maddalena fut baptisée dès le lendemain, reçut la Confirmation en 1867 et la Première communion en 1872.

Le père était chef de service à l’hôpital, et mourut en 1867.

Teresa étudia à Turin puis à Lodi, chez les Dames Anglaises, où elle prit le diplôme.

Elle épousa Giovanni Michel, capitaine des Chasseurs alpins, en 1877, et fut veuve en 1891.

Un moment fortement déprimée, elle se reprit et reçut dans son hôtel beaucoup de personnes dans le besoin ; devant le nombre, elle vendit l’hôtel et en acheta un plus grand, donnant ainsi le départ à une œuvre nouvelle : le Petit Hospice de la Divine Providence (1893).

En même temps, elle entra dans le Tiers Ordre franciscain. A l’occasion, elle remit sa robe de noces aux pères Capucins pour en faire une aube.

En 1899, elle fit les vœux de religion et son œuvre prit le nom de Congrégation des Petites Soeurs de la Divine Providence. Elle même s’appela désormais Maria Antonia, en souvenir de sa mère.

Le centre de la vie spirituelle des Religieuses était la prière devant l’Eucharistie.

En 1902, elle ouvrit à La Spezia une école maternelle et une maison de couture, qu’elle mit sous le patronage de Iolanda de Savoie.

Des maisons s’ouvrirent vite dans le Piémont, en Lombardie, en Vénétie et dans le sud de l’Italie, puis au Brésil (1900), en Argentine (1927). Elle fit huit fois la traversée de l’Atlantique pour visiter ces maisons.

L’approbation du Saint Siège arriva en 1942.

Teresa Grillo-Michel mourut à Alessandria, le 25 janvier 1944, à quatre-vingt huit ans.

Elle a été béatifiée en 1998.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 00:00

Manuel Domingo y Sol

1836-1909

 

Né le 1er avril 1836 à Tortosa (Tarragona, Espagne), Manuel entra à quinze ans au séminaire et fut ordonné prêtre en 1860.

Il fut nommé vicaire à La Aldea (Tortosa) et, un an après, curé à Santiago de Tortosa.

Il fut successivement missionnaire diocésain, curé, aumônier de plusieurs communautés religieuses, professeur.

Il s’occupa particulièrement des jeunes, fondant pour eux un Centre et une revue, la première du genre, El Congregante.

Après les événements anticléricaux de 1868, le séminaire avait été fermé, les séminariste dispersés. Il voulut construire une maison pour accueillir les vocations et les aider à se former convenablement. Ainsi s’ouvrit en 1873 la Maison de Saint-Joseph, avec vingt-quatre jeunes, qui furent une centaine en peu de temps. En 1879, il ouvrit le Collège Saint-Joseph pour les Vocations Ecclésiastiques, avec trois cents séminaristes.Il en aidait encore une centaine d’autres dans une autre maison.

En 1883, il donna le départ à une Fraternité de Prêtres Ouvriers Diocésains du Coeur de Jésus, destinés particulièrement à la réparation, et à la formation des prêtres. L’évêque de Tortosa l’approuva la même année.

L’initiative plut aux évêques et plusieurs Collèges furent ouvert en peu de temps à Valencia, Murcia, Orihuela, Plasencia, Burgos, Almería, Lisbonne au Portugal, Tolède.Mais surtout, il put ouvrir à Rome un Collège espagnol, en 1892, qui serait le Collège Pontifical Espagnol Saint-Joseph, d’où sortirent des milliers de prêtres et d’évêques.

Désormais, beaucoup d’évêques espagnols, mais aussi mexicains, confièrent la formation de leurs séminaristes à la Fraternité sacerdotale fondée par don Manuel.

L’esprit de réparation envers le Sacré-Coeur se manifestait pour lui dans la dévotion eucharistique. Il aurait voulu dédier un sanctuaire de réparation dans tous les diocèses, mais n’en put inaugurer qu’à Mexico (le Templo Nacional Expiatorio de San Felipe de Jesús) et un autre à Tortosa.

Après avoir célébré la Messe une dernière fois le 18 janvier 1909, il s’éteignit à ce monde le 25 janvier 1909.

Don Manuel, alias Mosen Sol, fut appelé Apôtre des Vocations et béatifié en 1987.

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 00:00

Heinrich Seuse

1290-1366

 

Heinrich naquit à Überlingen sur le lac de Constance, le 21 mars d’une année entre 1290 et 1300.

Son père appartenait à la noble famille Berg ; sa sainte mère était d’une famille de Süs, d’où il prit le nom de Seusen ou Suso en italien. Heinrich eut une sœur.

A treize ans, il entra chez les pères dominicains de Constance, son père ayant désespérément renoncé à en faire un soldat.

Sa vie «mystique» commença vraiment quand il eut dix-huit ans. Il eut une extase qui dura plus d’une heure : il comprit qu’il devait changer complètement et mâta son corps avec de sévères austérités (qu’il sut modérer par la suite) : par exemple il s’était fait un sous-vêtement avec cent-cinquante pointes de cuivre destinées à lui percer la peau, ou aussi des gants avec de petites pointes aiguës, pour l’empêcher de déranger les bêtes qui foisonnaient par terre. Pour dormir, une planche inconfortable, avec une croix garnie de trente clous, juste sous sous corps. En hiver, il dormait par terre jusqu’à geler, tant son corps était couvert de cicatrices, et sa gorge était complètement desséchée par la soif. Il s’imposa aussi la pénitence de ne pas prendre de bain pendant un quart de siècle.

De 1324 à 1327 il fit d’autres études de théologie à Cologne, où il fut près d’Eckhart von Cochheim, «Maître Eckhart», et eut sans doute comme compagnon un autre grand mystique, Tauler.

C’est à Cologne qu’il écrivit son premier opuscule, le Petit Livre de la Vérité (Büchlein der Wahrheit), un ouvrage qu’on a mis au même rang que les homélies de saint Bernard et que l’Imitation de Jésus-Christ. Il n’y aura pas d’autre livre de méditation plus lu en langue allemande durant tout le quinzième siècle. Heinrich le traduisit en latin en 1334, le complétant et lui donnant le nouveau titre de Horologium Sapientiæ, qui fut très répandu dans tout l’Occident. 

Heinrich se donnait dans ses écrits le nom de Amandus, et aussi celui de Serviteur de la Sagesse éternelle. Il utilisait l’idiome alémanique avec une rare habileté et contribua à la formation d’une prose germanique soignée. Dans ses écrits il se révéla vraiment un chantre de la Sagesse divine. Ses ouvrages de dévotion furent extrêmement populaires. Saint Pierre Canisius (voir au 21 décembre) le lisait volontiers.

Après quelques années d’enseignement à Constance, il fut élu en 1343 prieur, à Diessenhofen, croit-on. Cinq ans après, il fut transféré à Ulm, où il resta jusqu’à la mort.

Là il écrivit l’histoire de sa vie intérieure, et révisa son Petit Livre de la Vérité.

Disciple de Maître Eckhart, il contribua au développement de l’école mystique rhénane. Il propagea l’esprit de réforme dans les monastères, en particulier chez les moniales de Katharinental et Töss. 

Outre sa doctrine mystique, Heinrich développa beaucoup la dévotion au «doux nom de Jésus», ainsi qu’envers la sainte Mère de Dieu, pour laquelle il eut des expressions d’une grande beauté.

Seize ans après sa première extase, une nouvelle extase lui annonça que cette phase de souffrances physiques devait terminer et qu’une autre allait commencer, riche en nouvelles épreuves physiques, et en graves persécutions calomnieuses, qu’il supporta avec une rare patience : on faillit l’assassiner, l’empoisonner, un pénitent l’accusa d’être le père de son enfant… Une autre épreuve fut le cas de sa propre sœur, qui s’enfuit de son couvent ; il la rechercha, le retrouva, l’aida à revenir, et l’établit dans un autre monastère, où il resta jusqu’à ce qu’elle fût pleinement pacifiée.

Son activité de prêcheur s’exerça en Souabe, en Suisse, en Alsace, aux Pays-Bas. Il ne s’adressait pas aux masses, mais dans des rencontres personnelles, avec des personnes vivement attirées par sa personnalité et qui lui demandaient des conseils pour leur vie spirituelle.

 

Il mourut à Ulm le 25 janvier 1366, et fut béatifié en 1831.


Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens