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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:00

Vincentius

† 304

 

Le diacre saint Vincent eut une popularité immense dès les premiers temps après son martyre.

Né à Huesca (Espagne), il reçut une formation soignée à Saragosse, sous la direction de l’évêque Valerius, qui lui conféra le diaconat : Vincent devait ainsi suppléer à l’infirmité du saint évêque que son grand âge et une difficulté d’élocution empêchaient de parler clairement.

Dès le début de la persécution de Domitien, le préfet Dacianus fit arrêter l’évêque et son diacre et les amener de Saragosse à Valencia, espérant déjà que le voyage les auraient passablement ébranlés.

Ils sont d’abord interrogés et, à un moment, Valerius ne répond plus ; Vincentius alors propose à l’évêque de parler pour lui, ce que l’évêque accepte bien volontiers, laissant la parole au diacre. A partir de ce moment, le nom de Valerius disparaît de la Passio.

Vincentius est torturé de toutes les façons : chevalet, feu, ongles de fer, même les bourreaux se fatiguent. On jette Vincentius dans un local sombre rempli de poteries cassées : il ne sent pas les blessures ; c’est le geôlier qui se convertit. Dacianus, embarrassé, fait coucher Vincentius sur des coussins, pour qu’au moins il n’ait pas la gloire d’une mort cruelle. Mais Vincentius expire juste à ce moment-là.

Dacianus veut le laisser exposé aux bêtes, qui ne le touchent pas ; il veut le jeter dans la mer, qui le ramène au rivage. Finalement, le célèbre diacre recevra sa digne sépulture.

Saint Vincent eut très vite des églises dédiées à son nom. Celle de Saint-Germain-des-Prés s’appelait Saint-Vincent, où se trouverait la plus importante partie du corps du Martyr ; il y en eut trois à Rome, dont celle aux Trois Fontaines, là où saint Paul avait subi le martyre. Le chef de saint Vincent aurait été offert à l’évêque du Mans.

Saint Vincent est honoré comme patron des vignerons : soit parce que l’on recommence à travailler la vigne vers le 22 janvier, soit par jeu de mots avec le début de son nom, soit parce qu’on l’a confondu avec quelque autre Vincent dont la vie est liée à la vigne.

 

Saint Vincent est traditionnellement fêté le 22 janvier, en même temps que son saint évêque Valerius, dont le Martyrologe dit qu’il finit ses jours en exil.

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:00

Timothée

† 97

 

Saint Timothée fut un des plus fidèles compagnons et disciples de saint Paul.

Né en Asie mineure, d’un père encore païen et d’Eunice, qui était juive, il reçut très probablement le baptême des mains de saint Paul, qui le fit également circoncire, contrairement à saint Tite, sans doute parce que ce rite devait ouvrir à Timothée les portes des synagogues juives.

Saint Timothée prêcha avec assiduité, malgré la douceur de son tempérament qui le rendait parfois plus timide. Il apporta à saint Paul maintes consolations dans les épreuves, l’ayant accompagné longuement dans ses courses apostoliques, à Ephèse, à Jérusalem, à Rome, toute l’Asie mineure, la Grèce.

Saint Paul l’établit évêque à Ephèse, où il rencontra peut-être et remplaça l’Apôtre saint Jean, exilé à Patmos.

Le même saint Paul écrivit deux Epîtres à saint Timothée.

Timothée mourut à la suite d’une émeute populaire, où il tenta en vain de dissuader la population de participer à une fête païenne. Il fut assommé à coups de massue et de pierres, et rendit son âme peu après, le 22 janvier 97, d’après la tradition la plus autorisée.

Il fut enseveli près d’Ephèse, ou près du tombeau de saint Jean. Plus tard, ses reliques arrivèrent à Constantinople.

 

Tandis que les Grecs vénèrent saint Timothée le 22 janvier, l’Eglise catholique le vénérait le 24 janvier, mais le fête actuellement en compagnie de saint Tite, l’autre disciple de saint Paul, le 26 janvier, au lendemain de la fête de la conversion du grand Apôtre.


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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:00

Yi Yun-il Ioannes

(Yi Yun-il Yohan)

1812-1867

 

Ioannes était né en 1812 à Hongju (Ch’ungch’ŏng, Corée) ; on a trouvé aussi 1823 comme date de naissance, probablement une erreur.

Il vint s’installer à Mungyŏng (Kyŏngsang) et travailla comme cultivateur.

Il se maria et eut des enfants.

On le décrivait comme «grand, avec une longue barbe», ce qui lui donnait une allure prophétique. En réalité, il était très doux et très pieux.

Il avait hérité de sa famille une tradition de catholiques et de catéchistes, et faisait de son mieux pour conserver ces traditions.

Ce qu’on sait de son arrestation et de son martyre, nous vient du témoignage de son fils.

Le 6 décembre 1866, Ioannes était assis dans sa chambre et aperçut l’arrivée de la police. Il pouvait s’échapper, mais ne le fit pas.

Interrogé s’il connaissait des Catholiques, il dit qu’il l’était, mais qu’il n’en connaissait pas d’autres dans le voisinage.

La police arrêta ce jour-là trente personnes, dont huit de la parenté de Ioannes, qui furent mises en prison à Mungyŏng.

Le gouverneur étant absent, il n’y eut pas d’interrogatoire, mais Ioannes fut déjà torturé, tandis qu’on pillait toute sa propriété.

Trois jours après, on les envoya à la prison de Sangju, où Ioannes subit trois interrogatoires. A chaque fois, il répondit qu’il ne connaissait pas d’autres Catholiques, en dehors de ceux qu’on avait arrêtés.

Il y avait là en tout soixante-dix prisonniers catholiques. On les divisa en trois groupes : l’un, pour ceux qui avaient des enfants et avaient apostasié ; le second, de vingt personnes, qui refusaient de renier Dieu ; le troisième, les responsables (catéchistes), dont Ioannes.

Les autorités de Seoul, consultées, ordonnèrent la condamnation à mort, le 4 janvier 1867.

L’exécution devait avoir lieu à Taegu (Kyŏngsang). Avant le départ, les prisonniers furent encore torturés. Ioannes, lui, était si joyeux, qu’il dit à ses enfants : Voilà que je vais devenir martyr. Vous, retournez à la maison, honorez le Bon Dieu, et quand vous serez grands, imitez-moi.

Comme précédemment, Ioannes continua d’encourager ses compagnons de cellule à rester fidèles dans leur foi.

Le jour de son exécution étant arrivé, Ioannes fut conduit dans un faubourg de Taegu, où il prit un dernier repas et remit aux bourreaux tout l’argent qu’il avait.

Il fut décapité, le 21 janvier 1867.

On ne connaît peut-être pas tous les Martyrs de cette persécution, mais Ioannes est le dernier en date de ces cent-trois Martyrs coréens. Ils furent béatifiés à des dates différentes (Ioannes en 1968), et tous canonisés en 1984.

Leur fête liturgique est au 20 septembre.

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:00

Nicholas Woodfen (Wheeler)

1550-1586

 

Ce prêtre anglais naquit en réalité sous le nom de Nicholas Wheeler, vers 1550, à Leominster (Herefordshire, Angleterre).

Durant sa formation sacerdotale au collège anglais de Douai puis à Reims, il fut connu sous le nom de Nicholas Woodfen. Il prit apparemment un pseudonyme pour, plus tard, mieux passer inaperçu. 

Ordonné prêtre à Reims en 1581, il retourna exercer son ministère sacerdotal en Angleterre. Il travailla ainsi aux Inns of Court de Londres. Il ne dut sa survie qu’à la charité d’un ancien camarade d’école qui lui donna des vêtements et assez de l’argent pour louer une chambre.

Il fut arrêté, accusé de «haute trahison», cette fois-ci sous le nom de Nicholas Devereux : ce nouveau patronyme de consonance française existe aussi en Angleterre. Le prêtre pouvait avoir des parents portant ce nom.

Nicholas fut condamné à mort puis «hung, drawn and quartered» (pendu, éviscéré et écartelé), selon l’habituelle formule, à Tyburn (Londres), avec son compagnon Edward Stransham, le 21 janvier 1586.

Leur dies natalis est au 21 janvier.

Ils ont été béatifiés en 1929.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:00

Edward Stransham

1554-1586

 

Ce prêtre anglais naquit vers 1554 à Oxford, où il fréquenta le Collège Saint-Jean et fut bachelier en 1575-1576.

Ayant renoncé au Protestantisme, et se destinant au sacerdoce, il passa en France, arriva à Douai en 1577 et à Reims en 1578, où se préparaient les candidats anglais. Mais la maladie l’obligea à rentrer quelque temps en Angleterre.

Sans s’avouer vaincu, il repassa en France : on le retrouve à Reims en 1579, pour être finalement ordonné prêtre à Soissons en décembre 1580.

Après quelques mois de préparation, il repartit en Angleterre en juin 1581, avec Nicholas Woodfen (alias Wheeler), qui venait d’être ordonné en mars de la même année.

En 1583, l’intrépide Stransham revint en France, conduisant à Reims douze convertis d’Oxford.

Après quelques mois, il resta à Paris, où il resta entre la vie et la mort, pendant un an et demi.

Malgré tout il repartit en Angleterre. Il fut arrêté à Londres le 17 juillet 1585, pendant qu’il célébrait la messe. 

Condamné pour sa condition de prêtre, il fut exécuté en même temps que son compagnon, Nicholas Wheeler, à Tyburn le 21 janvier 1586, son dies natalis.

Il a été béatifié en 1929.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:00

René-Louis Ambroise

1720-1794

 

René-Louis était né le 1er mars 1720 à Laval (Mayenne).

Ordonné prêtre en 1745, il fut vicaire à l’église de la Trinité de Laval, la future cathédrale, pendant presque un demi-siècle, à moins qu’auparavant il ait eu d’autres postes.

Voici une de ses déclarations : 

Je veux bien être fidèle au gouvernement, mais je ne peux renoncer à la religion… Je conviens que j’ai eu le malheur d’adopter des opinions qui n’étaient pas conformes à la pure et saine doctrine. Mais Dieu m’a fait la grâce de reconnaître mes erreurs et je les ai abjurées et anathématisées devant mes confrères, qui m’ont réconcilié avec la sainte Eglise. Prêt à paraître devant Dieu, je suis content de laver mon crime dans mon sang.

 

 

Voir la notice : Martyrs de Laval (Quatorze)

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:00

Pierre Thomas

1729-1794

 

Pierre était né le 13 décembre 1729 à Mesnil-Rainfray (Manche).

Ordonné prêtre vers 1759 pour le diocèse de Laval, il fut vicaire à Peuton, puis aumônier de l’hôpital de Château-Gontier.

On lui remarqua des façons parfois brusques ou loufoques, mais ses réponses devant les juges furent droites et courageuses.

 

Voir la notice : Martyrs de Laval (Quatorze), 21 janvier.

Il y a un autre Pierre Thomas, du 14e siècle, voir la notice Pierre Thomas de Sales

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:00

Louis Gastineau

1727-1794

 

Louis était né le 10 novembre 1727 à Loiron (Mayenne).

Ordonné prêtre vers 1754, il fut vicaire à Loiron et Saint-Berthevin, de nouveau à Loiron, puis Olivet et Port-Brillet.

 

 

Voir la notice : Martyrs de Laval (Quatorze)

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:00

Julien-François Morin de la Girardière

1733-1794

 

Il était né le 14 décembre 1733, à Saint-Fraimbault-de-Prières (Mayenne).

Après des études de théologie à l’université d’Angers, il fut ordonné prêtre en 1763, mais dut bientôt se retirer, à cause d’une maladie.

 

 

Voir la notice : Martyrs de Laval (Quatorze)

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:00

Julien Moulé

1716-1794

 

Julien était né le 29 mars 1716 au Mans (Sarthe).

Ordonné prêtre, plus pour sa piété que pour sa science, il fut vicaire à Beaufray, puis curé à Saulges.

Il souffrait d’une douloureuse goutte.

Du groupe des quatorze Martyrs du 21 janvier 1794, il était le plus âgé : il allait avoir soixante-dix-huit ans.

 

 

Voir la notice : Martyrs de Laval (Quatorze)

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