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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 00:00

Marcelo Spínola y Maestre

1835-1906

 

Marcelo naquit le 14 janvier 1835 sur la petite île de San Fernando (Cádiz, Espagne). Ses parents étaient les marquis de Spínola. On ne connaît presque rien sur son enfance, sinon qu’il déménageait avec son père, au gré des nominations de ce dernier, commandant de la Marine : Motril, Valencia, Huelva, Sanlúcar de Barrameda, Séville.

Licencié en droit à l’université de Séville en 1856 (à vingt-et-un ans), déjà préoccupé par la situation des pauvres, il ouvrit à Huelva un cabinet d’avocat, gratuit pour les pauvres.

Il entra au séminaire et fut ordonné prêtre en 1864 à Séville. Il célébrera sa première Messe  le 3 juin, fête du Sacré-Cœur. On verra par la suite qu’il mettra toute son activité au service du Sacré-Cœur. Il fut d’abord chapelain à la paroisse de la Merci à Sanlúcar puis à Saint-Laurent de 1871 à 1879, année où il fut fait chanoine de la cathédrale de Séville. 

En 1881, il fut nommé évêque auxiliaire de Séville ; en 1884, évêque de Coria (Cáceres), puis à Málaga en 1886, enfin archevêque de Séville en 1896. Un mois avant sa mort, il recevra la dignité de cardinal. Il était très âgé et malade, et c’est le roi qui lui remit la barrette cardinalice.

Il choisit comme devise épiscopale : Je peux tout en Lui (Ph 4:13).

On l’appela le «saint évêque», et, à Séville, «l’archevêque mendiant», tant il s’occupait des pauvres. Il se dépensa sans compter en faveur des pauvres, des humbles, des délaissés. Il restait longtemps au confessionnal pour redonner la paix aux pécheurs. Entre autres, il sera le premier évêque espagnol à visiter la zone de Las Hurdes (diocèse de Coria), la zone la plus délaissée et pauvre d’Espagne.

Durant son épiscopat à Coria, il fonda les Esclavas del Divino Corazón (Esclaves du Cœur Divin), avec Celia Méndez y Delgado, marquise de la Puebla de Obando, dans le but d’éduquer et d’enseigner les jeunes ouvrières et les jeunes ouvriers, auxquels il ouvrit sa propre maison. Il fonda aussi le périodique El Correo de Andalucía (Le Courrier d’Andalousie).

 

Marcelo Spínola y Maestre a été béatifié en 1987. Le Martyrologe le mentionne le 19 janvier.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 00:00

Remigius

727-771

 

Frère du roi Pépin le Bref, Remigius (Remi) est réputé fils naturel de Charles-Martel, né vers 727.

Il reçoit de son frère l’usufruit de plusieurs propriétés de l’évêché de Langres, alors vacant. Entre autres, il perçoit les rentes de l’abbaye de Bèze, dont il profite pour mener une vie assez déréglée, avec sa maîtresse Angla, déjà mariée. Ceci provoque la fuite des moines de Bèze pour Luxeuil. 

Remigius a presque trente ans, quand il songe à racheter cette jeunesse. Il se retire dans la pénitence et recevra bientôt les saints ordres. 

En 750, il est chargé de rapporter du Mont-Cassin les reliques de saint Benoît. 

Il fut bientôt appelé à occuper le siège épiscopal de Rouen, en 755, dont le titulaire avait été déposé par Pépin le Bref. Désormais il fut une sainte brebis parmi les brebis du Maître, et un saint évêque parmi les prélats de Gaule.

En 760, il fut chargé d’une mission en Italie, concernant le roi des Lombards : il fallait négocier la restitution des biens enlevés au pape.

Avant de revenir à Rouen, il s’emploie à faire venir de Rome des moines formés à la bonne exécution du chant. Dans un second temps, il enverra ses propres chantres à Rome, pour parfaire leur formation.

Dans son diocèse, il met en œuvre la réforme déjà prônée à Metz par Chrodegang (voir au 6 mars). L’installation de chanoines à Rouen peut remonter à cette période.

En 765, on le voit parmi les prélats présents au synode d’Attigny.

Il mourut probablement en 771, ou 772.

Son corps fut enterré dans la cathédrale de Rouen, un moment transféré à Soissons, puis rapporté à l’église Saint-Ouen de Rouen, jusqu’à la profanation de 1562.

 

Saint Remigius est commémoré le 19 janvier.


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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 00:00

Maris, Marthe, Audifax et Abachum

† 270 env.

 

Maris (latinisé en Marius), était un notable persan qui, avec son épouse Marthe et leurs deux enfants Audifax et Abachum, avaient embrassé le christianisme, vendant leurs biens, secourant les pauvres.

Ils s’en vinrent en pélerinage à Rome, pour vénérer le tombeau des saints Apôtres. A cette époque, l’empereur Claude le Gothique persécutait les chrétiens. 

Toute la famille se mit alors au service des persécutés, visitant les prisonniers, ensevelissant dignement les martyrs (voir par ailleurs au 25 mars, s.Quirin).

A leur tour, ils furent dénoncés, arrêtés, invités à sacrifier aux idoles, et finalement exécutés : Maris et ses enfants décapités, Marthe noyée dans un étang à treize milles de Rome.

Une pieuse dame romaine fit racheter les corps pour les ensevelir dans son propre tombeau. Plus tard, ces reliques furent transportées en différentes églises de Rome. La ville de Crémone en reçut aussi, qui sont dans une magnifique châsse.

La date de leur martyre s’est finalement stabilisée au 19 janvier, jour où le Martyrologe les commémore.

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:00

2e dimanche per annum - A

 

Le Baptême de Jésus ayant été célébré, nous entrons liturgiquement dans le “Temps ordinaire”, qui ira jusqu’au Carême et qui reprendra après le Temps pascal. 

Lors de la réforme liturgique récente, ce temps a été appelé Tempus per annum, soit Temps de l’année, pour le distinguer des autres temps forts de Noël et de Pâques. Finalement s’est imposée l’expression Temps ordinaire. Or, rien n’est ordinaire, dans l’oeuvre de Dieu, et notre vie spirituelle, alimentée par la prière et les sacrements, devrait plutôt tendre à des moments quotidiens sans cesse plus extraordinaires les uns que les autres.

 

*       *       * 

 

Dimanche dernier, nous lisions d’abord le premier des quatre Chants du Serviteur du prophète Isaïe. Voici aujourd’hui le second.

Le Serviteur, celui que Dieu a envoyé, s’exprime personnellement. Il faut remarquer que ce Serviteur, parlant du Père, l’appelle Seigneur. Le Christ est Seigneur, comme son Père, car ils sont un seul et même Dieu.

On se rappellera utilement aussi ici le psaume 109, où David chante : Le Seigneur a dit à mon Seigneur ‘Siège à ma droite’. Dans ce verset, il est question du Père et du Fils, tous deux qualifiés du même titre de Seigneur.

Ensuite, le Seigneur appelle son Serviteur Israël. Ici, il s’agit de l’Israël dans sa plénitude de nation choisie, prélude de l’Eglise sainte. L’Eglise et le Christ sont intimement liés en une union mystique, d’où naissent les enfants de Dieu. Ils sont tellement liés que le Christ dira plus tard à Pierre : Tout ce que tu lieras sur terre, sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur terre, sera délié dans les cieux (Mt 16:19). 

On pourrait dire ainsi que «Christ» et «Eglise» sont synonymes. C’est pourquoi ici Israël est le nom donné au Serviteur de Dieu, au Christ.

Et le Christ n’est pas envoyé seulement pour sauver les rescapés d’Israël, mais pour être la lumière des nations. L’Eglise est en effet appelée à appeler tous les hommes à la Foi unique, au Baptême unique, comme l’a commandé Jésus-Christ aux apôtres juste avant de les quitter : De toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit (Mt 28:29).

 

*       *       * 

 

Ecoutons bien le psaume 39. Ici encore nous entendons parler le Serviteur, qui s’adresse au Seigneur, à Dieu son Père. Il s’offre spontanément et présente sa mission : Je viens ! Maintenant, il n’y aura plus de sacrifices d’animaux, ni holocauste ni victime, car le Serviteur s’offrira lui-même. David a annoncé dans ce psaume le sacrifice du Serviteur, qui s’immolerait lui-même.

Dans la lettre aux Hébreux, dont l’auteur s’applique à démontrer l’excellence du sacrifice du Christ, c’est ce même passage qui y sera commenté (He 11:5-9).

Désormais, l’Agneau du sacrifice sera Jésus lui-même.

 

*       *       * 

 

Ecartons donc un instant la lecture de l’épître et lisons l’évangile du jour, tiré de l’évangéliste Jean (car l’épisode de cette rencontre entre Jean-Baptiste et Jésus “manque” en Matthieu). 

L’épisode se situe très peu de temps après le baptême de Jésus. Lors de ce baptême, nous l’avons lu dimanche dernier, Jean-Baptiste a vu la colombe de l’Esprit et entendu la voix du Père au-dessus de Jésus. 

 

Beaucoup étaient sans doute présents à ce moment-là, mais tous ne comprirent pas ces paroles ; Jean explique alors solennellement par son témoignage : J’ai vuJe rends ce témoignage… Celui que je viens de baptiser est bien le Fils de Dieu. Et de s’effacer humblement devant Jésus :  Il a sa place devant moi.

Mais surtout Jean annonce ici un trait fondamental de la mission de Jésus : outre qu’il est Fils de Dieu, il est l’Agneau qui va s’immoler. C’est à Jean-Baptiste que revient la paternité de cette phrase sublime, divine et messianique : Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. Que de fois les prêtres l’ont répétée à toutes les Messes, que de fois l’avons-nous entendue… sans y faire attention.

Imaginons la scène, imaginons l’émotion de Jean devant ce Sauveur attendu depuis des siècles. Le premier, Jean a prononcé cette phrase. Jean a annoncé Jésus, il a témoigné de lui. On peut dire qu’il l’a “donné” à la foule en le désigant comme l’Agneau ; on pourrait dire ainsi que Jean est le premier prêtre du Nouveau Testament qui ait prononcé la phrase que nous entendons peu avant de recevoir la communion : Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde.

Ceux qui en auront le temps, pourront utilement se reporter aux écrits de sainte Gertrude ou de la Mère Claret de la Touche, qui développent la même idée.

Ici, le mot péché est au singulier. Pourtant que de péchés se commettent dans le monde… Saint Jean nous avertira fortement contre le monde (cf. 1Jn 2:15-17). A la mesure où le monde est la situation dans laquelle on vit loin de Dieu, le monde est effectivement tout entier dans le pouvoir du Mauvais (1Jn 5:19) : Jésus est venu effacer «le» péché du monde, le monde dans son intégralité, si les hommes veulent bien accepter son message.

 

*       *       *

 

Aujourd’hui commence la lecture de la célèbre première épître aux Corinthiens, dont nous lirons une partie chaque année en ces premiers dimanches après le Baptême de Jésus. Il n’y a pas forcément de rapport direct entre ces chapitres et ceux de l’évangile, mais ils constituent un enseignement précieux, celui des apôtres. 

Paul commence cette épître par un rappel important : c’est Dieu qui l’a appelé et qui l’a envoyé (apôtre vient du grec apo-stello, envoyer). La vocation apostolique n’est pas un réflexe ou une décision personnelle, c’est un appel de Dieu, auquel on répond si on le veut bien. Tous n’y répondent pas, ou pas de la même façon ni avec la même ferveur.

Il arrive souvent que ceux qui ne veulent pas y répondre gardent toute leur vie une tristesse intérieure, l’amertume de quelque chose de “manqué” ; Dieu ne leur refusera pas pour autant sa grâce. Qu’ils soient donc réconfortés et qu’ils ne désespèrent pas de trouver et de rester dans la Paix.

Les Apôtres ont répondu ; les Saints et les Saintes, les prêtres, les martyrs, ont répondu, heureux de se consacrer corps et âme à Dieu et à l’Eglise. L’apôtre Paul a répondu.

Il a avec lui un certain frère Sosthène, dont on n’est pas trop sûr ni de l’identité ni de l’apostolat. Eusèbe de Césarée le présente comme un des soixante-dix disciples de Jésus ; certains, dont Jean Chrysostome, comme le chef de la synagogue de Corinthe, maltraité par ses ex-coreligionnaires. L’incertitude totale et insoluble a fait que le Martyrologe Romain ne l’a pas retenu.

En quelques mots, Paul rappelle aux Corinthiens qu’ils ont été sanctifiés en Jésus, qu’ils font partie des fidèles, du peuple saint, de l’Eglise unique, avec tous ceux qui invoquent le nom de Jésus. A ces chrétiens du premier siècle, nous sommes donc tous unis, en Jésus, par notre baptême, par notre foi, et par l’invocation du nom de Jésus.

Enfin, à ces chrétiens de Corinthe, Paul adresse un souhait que notre liturgie a repris dans une des trois formules initiales de la Messe : Que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.

 

Plutôt qu’un banal “Bonne année, bonne santé”, on pourrait peut-être se souhaiter Grâce et Paix, et répondre Maintenant et toujours !

 

*       *       *

 

C’est justement ce que nous demandons dans la Prière du jour. 

Faisons très attention aussi à la Prière sur les Offrandes, où est énoncée en quelques mots la doctrine catholique du Sacrifice de la Messe : 

Chaque fois qu’est célébré ce sacrifice en mémorial, c’est l’œuvre de notre Rédemption qui s’accomplit.

Enfin, après avoir parlé de l’unité des Corinthiens dans l’Eglise, et puisque nous célébrons ces jours-ci la Semaine de l’Unité des Chrétiens, retenons aussi l’expression de la Prière après la Communion : 

Que soient unis par ton amour ceux que tu as unis d’un même pain.

Prions pour que cette unité se fasse, dans l’Eucharistie.

 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:00

Monique Pichery

1762-1794

 

Elle naquit le 4 avril 1762 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loir).

 

 

Voir la notice Avrillé (Martyrs d’)

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:00

Victoire Gusteau

1745-1794

 

Elle naquit vers 1745 à Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres).

 

 

Voir la notice Avrillé (Martyrs d’)

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:00

Félicité Pricet

1745-1794

 

Elle naquit vers 1745 à Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres).

 

 

Voir la notice Avrillé (Martyrs d’)

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:00

Charlotte Lucas

1752-1794

 

Elle naquit le 1er avril 1752 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loir).

 

 

Voir la notice Avrillé (Martyrs d’)

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:00

Regina Protmann

1552-1613

 

Née en 1552 à Braunsberg (maintenant Braniewo en Pologne) dans la noble famille des Protmann (ou Brotmann), Regina eut une formation intellectuelle très pointue, lui permettant de lire et écrire aussi bien que les ecclésiastiques et de correspondre avec eux.

A dix-neuf ans, elle annonça à ses parents qu’elle n’entendait pas se marier, mais faire d’autres études dans le domaine religieux et s’occuper des malades et des pauvres.

Sans s’arrêter à l’avis opposé des parents, Regina se retira avec deux autres amies dans une maison abandonnée, commençant à s’occuper de malades. C’était une nouveauté étrange pour l’époque, au lendemain du Concile de Trente, qui ne permettait aux Religieuses de ne vivre que cloîtrées.

Regina persévéra dans son intention. Sa nouvelle famille s’appela les Sœurs cloîtrées de Sainte-Catherine, par référence à sainte Catherine d’Alexandrie (voir au 25 novembre).

Si l’Eglise était «réticente», la population agréa tout-à-fait l’engagement des nouvelles Religieuses, qui attirèrent d’autres vocations, et furent quand même approuvées par l’évêque en 1602.

Regina forma ainsi des aide-soignantes, qu’elle fit aussi soigner quand elles furent plus âgées. Elle ouvrit des écoles pour les filles, car il n’y en avait que pour les garçons.

De son vivant furent ouvertes quatre maisons dans la seule région de Braniewo.

Regina Protmann mourut le 18 janvier 1613. Elle fut béatifiée en 1999.

 

 

La maison-mère disparut lors de la destruction totale de Braniewo en 1945, mais fut heureusement reconstruite depuis, avec une basilique mineure.


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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:00

Margit de Hongrie

1242-1271

 

Note. Il y trois «Marguerite de Hongrie» :

1. La sainte reine du 11e siècle (cf. 16 novembre), plutôt appelée «Marguerite d’Ecosse».

2. Une princesse (1175-1223), successivement épouse de l’empereur Isaac II, du roi de Thessalonique Boniface, enfin d’un baron croisé Nicolas.

3. La sainte religieuse dominicaine, dont on va parler.

 

Née le 27 janvier 1242 à Buda (Hongrie) de Bela IV, roi de Hongrie, et de Maria Lascaris, une princesse byzantine, Margit fut consacrée à Dieu dès sa naissance, et placée à trois ans dans le monastère dominicain de Veszprem, d’où elle rejoignit à douze ans celui de l’île de Lièvres, fait construire par son père sur le Danube. L’île s’appelle d’ailleurs aujourd’hui Ile Marguerite (Margitsziget).

En consacrant à Dieu leur unique fille, ces pieux parents voulaient accomplir le vœu qu’ils avaient fait pour obtenir la paix dans leur pays, menacé par les terribles invasions mongoles.

Elle eut un saint conseiller qui lui proposa trois règles, qu’il assurait avoir lues lui-même dans un songe : 

aimer Dieu par-dessus toutes choses et son prochain pour Dieu ;

se mépriser soi-même ;

ne mépriser et ne juger personne.

Margit grandissait dans la piété, dans la pénitence et les mortifications, participant aux plus humbles tâches du monastère, malgré son rang princier. Flagellations, cilice, discipline : elle cherchait par tous les moyens à s’associer à la Passion du Christ.

Entendant parler des invasions des barbares, elle soupira : Que je serais heureuse d’être mise en pièces et brûlée pour l’amour de mon Sauveur !

Elles reçut des grâces extraordinaires : miracles, prophéties. 

Dans un louable désir de paix, ses parents pensèrent cependant à la marier, mais elle refusa.

Quand son frère Etienne accéda au pouvoir, il lui fit porter de riches présents, qu’elle distribua largement aux pauvres.

En 1270, elle annonça qu’elle mourrait l’année suivante, et précisa, le 9 janvier 1271, qu’elle mourrait dix jours plus tard, le jour de la sainte Prisque.

Le 15 janvier 1271, elle fut prise de fièvres et reçut les derniers sacrements. Le 18 janvier, elle récita par-cœur le psaume 30, In te Domine speravi, qu’elle interrompit au verset In manus tuas commendo spiritum meum, pour remettre son âme à Dieu.

Margit mourut ainsi le 18 janvier 1271.

 

On l’honora d’un culte ininterrompu, jusqu’à sa canonisation officielle, équipollente, en 1943.

 

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