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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 00:00

François Peltier

1728-1794

 

Il naquit le 26 avril 1728 à Savennières (Maine-et-Loire).

 

Il fut guillotiné à Angers le 5 janvier 1794 et béatifié en 1984.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 00:00

Genoveva Torres Morales

1870-1956

 

Née le 3 janvier 1870 à Almenara (Castille, Espagne), Genoveva reçut le nom de la Sainte du jour : Geneviève. Elle fut baptisée le lendemain.

Elle était la dernière de six enfants et, à l’âge de huit ans, perdit et ses parents (José et Vicenta) et quatre de ses frères et sœurs ; elle n’avait plus que son grand frère José, qu’elle entoura d’affection, mais qui vivait mal cette douloureuse situation. Tous deux grandirent dans la solitude et le repli sur eux-mêmes.

Devant s’occuper de la maison, Genoveva ne put continuer l’école, mais elle fut assidue à l’église, au catéchisme, à la messe du dimanche.

A dix ans, elle reçut la Première communion ; elle se plaisait à lire les livres de spiritualité de sa mère défunte, où elle découvrit que le secret de la vraie joie est de faire la volonté de Dieu ; ce devait désormais être le secret de sa vie.

A treize ans, Genoveva dut supporter une pénible opération : l’amputation de sa jambe gauche, gagnée par la gangrène. L’opération se fit à la maison, sans anesthésie suffisante, et fut horriblement douloureuse. `Toute sa vie elle dut ensuite utiliser des béquilles.

Elle s’occupa pleinement de la maison, une fois que son frère resta veuf. Tout était bien propre, bien tenu. Mais en 1885, la pauvre Genoveva eut le corps couvert de plaies douloureuses, qui l’empêchaient de bouger. Il fallait trouver où la soigner, d’autant plus que José s’était remarié et son épouse n’avait pas bien envie de s’occuper de cette malade.

De 1885 à 1894, Genoveva fut donc reçue à la Maison de la Miséricorde de Valencia, tenue par les Carmélites de la Charité. Pendant ces neuf années, elle approfondit sa vie intérieure et aussi l’art de la broderie. Elle rencontra un bon prêtre, Carlos Ferrís (plus tard fondateur de la léproserie de Fontilles), qui l’accompagna saintement ; Genoveva centra sa piété sur l’Eucharistie, le Sacré-Cœur de Jésus, la Vierge Marie et les Saints Anges. Elle offrit toutes ses souffrances pour les pécheurs.

Elle découvrit ce qu’est la «liberté spirituelle» : J’aimais particulièrement la liberté du cœur, je travaillais et je travaille encore à y parvenir pleinement… Cela fait tant de bien à l’âme que tout effort n’est rien, comparé à l’état de liberté du cœur.

Genoveva aurait probablement voulu entrer dans la Congrégation des Carmélites, mais ses conditions physiques l’en auraient empêché. Elle se consacra néanmoins à Dieu.

En 1894, elle alla vivre avec deux autres pieuses dames, Isabel et Amparo, et toutes trois commencèrent une vie discrète faite de pauvreté et de solitude. Peu à peu germa dans l’âme de Genoveva l’idée d’une nouvelle famille religieuse, qui se serait occupée des femmes en difficulté, mettant en commun leurs maigres ressources et s’entraidant ensemble. 

Il n’y avait pas de maisons pour de telles situations. Le chanoine Barbarrós encouragea Genoveva dans son idée et c’est ainsi qu’avec l’aide d’un autre père jésuite, Martín Sánchez, elle ouvrit une première maison à Valencia : la Société Angélique (1911). Très vite se regroupèrent d’autres femmes, soit en quête d’aide, soit désireuses d’aider les autres, toutes avides de vivre dans le même idéal. Genoveva n’oubliait pas pour autant le soutien de toute sa spiritualité : l’adoration eucharistique nocturne.

En 1912 elles prirent l’habit et émirent privément les vœux de religion à partir de 1915. 

En 1925, l’archevêque de Saragosse reconnut officiellement le nouvel Institut et reçut la profession religieuse de Genoveva et de dix-huit autres Compagnes. Genoveva devint la Mère Générale de cet Institut, qui aura son siège principal avec le noviciat à Saragosse, aux pieds de la Vierge du Pilar.

D’autres maisons s’ouvrirent dans les grandes villes d’Espagne, au milieu de bien des difficultés cependant. Tant que ce fut possible, elles reçurent durant la persécution de 1936-1937 d’autres Religieuses ou personnes laïques. Puis les maisons furent confisquées et, après la tourmente de la guerre civile, il faudra toute la persévérance de Genoveva pour les récupérer. 

Cette grande activité obligeait Genoveva à sortir de sa solitude, mais elle y voyait la volonté de Dieu et ne se laissait pas abattre par ses souffrances physiques ou intérieures. Elle puisait sa force dans l’adoration du Saint-Sacrement, s’offrant en expiation pour les péchés, dans l’humilité et la simplicité, l’oubli de soi et la charité ouverte aux autres.

Toujours aimable, usant de l’humour même pour ses douloureuses infirmités, qui allaient s’intensifiant, elle persévéra ainsi jusqu’à l’approbation officielle pontificale de la Congrégation du Sacré-Cœur de Jésus et des Saints Anges, en 1953.

En 1955, sa santé périclita sérieusement. Le 8 décembre à Saragosse, elle put assister une dernière fois à la messe ; le 30 survint une attaque d’apoplexie. Recevant l’Onction des Malades, Mère Genoveva dit encore : Seigneur, que ta Volonté soit faite ! Elle entra dans le coma le 5 janvier 1956 au matin et mourut le soir, deux jours après la fête de sainte Geneviève et son quatre-vingt-sixième anniversaire.

Le peuple l’appela désormais L’ange de la solitude.

 

Genoveva Torres Morales fut béatifiée en 1995 et canonisée en 2003.


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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 00:00

Joannes Andreas Houben

1821-1893

 

Né à Munstergeleen (Limbourg, Pays-Bas) le 11 décembre 1821, Joannes Andreas était le quatrième des onze enfants de Peter Joseph et Elisabeth Joanna Houban. 

Il fut baptisé le jour même de sa naissance, reçut la Première Communion et la Confirmation en 1835.

Il fit ses études à Sittard puis Broeksittard, où il n’était pas brillant : il apprenait avec lenteur, mais avec grand sérieux.

Après quatre ans de service militaire, il travailla un peu au moulin de son oncle, puis entra chez les pères Passionistes en 1845, à Ere (Tournai, Belgique), prenant le nom de Karel (Charles) de Saint-André. Celui qui le reçut était un certain Domenico Barberi, italien, qui ira bientôt travailler aussi en Angleterre et qui est maintenant Bienheureux (voir au 28 août).

Après avoir fait ses vœux et terminé ses études, il fut ordonné prêtre en 1850 et envoyé en Angleterre, comme vice-maître des novices à Broadway, en même temps que pour exercer le ministère sacerdotal dans la paroisse de Saint-Wilfrid, où il s’occupa activement des Irlandais immigrés.

En 1857, on l’envoya dans un monastère récemment fondé, au «Mount Argus» de Dublin (Irlande), qui sera sa patrie définitive. Très vite il fut apprécié pour ses dons de confesseur, mais aussi de réel guérisseur. Il fut tellement aimé des Irlandais, qu’ils l’appelèrent le Père Charles du Mont Argus. Il recevait chaque jour des montagnes de courrier, lui demandant des prières pour des malades. Toute la ville, même dans les rangs des non-catholiques, le reconnaissait comme «saint». 

C’était un prêtre de très profonde piété, et particulièrement envers la Passion du Seigneur, Comme son divin Maître, il était extrêmement obéissant à ses supérieurs, fidèle dans les vertus de pauvreté, d’humilité, de simplicité, qui le caractérisaient. Sa mauvaise connaissance de l’anglais ne lui permit pas de prêcher, mais il fut un excellent conseiller spirituel.

On le sollicitait de toute l’Angleterre, mais aussi d’Amérique, d’Australie. Pendant une brève période, on pensa le soulager un peu de son travail en l’envoyant en Angleterre, mais il revint vite en Irlande.

Après un vilain accident qui le blessa à la jambe, l’infection gagna. Il mourut le 5 janvier 1893, et un journal écrivit qu’on n’avait jamais vu une telle explosion de sentiments religieux lors de la mort d’un homme, comme ce fut le cas pour le Père Karel.

Le père Karel de Saint-André fut béatifié en 1988 et canonisé en 2007.

Le miracle retenu pour la canonisation fut la guérison scientifiquement inexplicable d’un homme atteint d’une appendicite aggravée, comportant perforation, gangrène, péritonite généralisée touchant d’autres organes et provoquant une exténuante et longue agonie. Cet homme habite dans le village natal du Saint.

 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 00:00

Edward le Confesseur

1002-1066

 

A la suite de grands troubles qui désolaient l'Angleterre, le prince Édouard passa trente-cinq ans de sa vie en exil. Nous avons peu de détails sur cette période de son histoire. 

Il naquit vers 1002 à Islip (Oxford, Angleterre). Doué d'un caractère doux, ami de la solitude, il était d’une piété quasi monastique. 

Fils du roi Æthelred et d’Emma de Normandie, il reçut en 1042 l’héritage de la couronne des princes saxons, sur une manifestation divine, semble-t-il, et gouverna, pour ainsi dire, plus par sa piété que par son autorité, qui était toute spirituelle.

Il fut couronné en 1043 en la cathédrale de Winchester.

Modeste dans son port, Édouard III savait être majestueux en public, par devoir. Il mangeait et buvait peu. Il voulut accomplir le vœu qu'il avait fait d'aller à Rome vénérer le tombeau du Prince des apôtres, mais il dut céder aux instances de ses sujets, qui avaient besoin de sa présence. Le pape le délia de son vœu ; en revanche, il fit construire une belle église en l'honneur de saint Pierre.

Politiquement, Édouard fut contré par le seigneur du Wessex, Godwin, dont la fille Edith devint la femme d’Edouard. Mais Godwin, profitant de la bonté du roi, se comporta en envahisseur jusqu’à être déclaré hors la loi, avant de mourir d’apoplexie un peu plus tard.

Édouard est célèbre par son désintéressement et par sa charité envers les pauvres. A trois reprises différentes, il vit un des officiers de sa maison mettre la main aux trésors royaux ; la troisième fois, il se contenta de lui dire : Prends bien garde qu'on ne t’y surprenne ! Le trésorier du palais se plaignant au roi de ces vols, celui-ci, comme s'il n'eût rien su, lui dit : Pourquoi te  plaindre? Celui qui a pris cet argent en avait sans doute plus besoin que nous.

Sans se préoccuper du qu’en dira-t-on, il prit sur ses épaules un pauvre infirme tout perclus et le porta à l'église Saint-Pierre, où il fut guéri. 

Édouard, qui avait une grande dévotion à l’apôtre saint Jean, promit de ne jamais refuser l'aumône demandée au nom de saint Jean. Un jour, un pauvre lui ayant tendu la main au nom de cet apôtre, le roi, dépourvu d'argent, retira de sa main un riche anneau et le lui donna, pour ne pas le faire attendre. Saint Jean l'Évangéliste se montra plus tard, début août de 1065, à deux pèlerins anglais qui se mettaient en voyage pour les lieux saints ; il leur remit un anneau en leur disant : Portez cet anneau au roi ; c'est lui qui me l'a donné un jour que je lui demandais l'aumône en habit de pèlerin ; dites-lui que, dans six mois, je le visiterai et le mènerai avec moi à la suite de l'Agneau sans tache. 

Édouard mourut, en effet, six mois après, le 4, ou plutôt le 5 janvier 1066. Le 4 était juste le jour octave de la fête de saint Jean Evangéliste. Edouard n’avait pas d’héritier, ayant probablement préféré vivre avec son épouse dans la chasteté. 

Les moines de Westminster ainsi que la population acclamaient le roi défunt, dont la mort cimenta l’union des Anglais. Edouard fut bientôt canonisé, en 1161 et surnommé Edouard le Confesseur, pour le distinguer de son oncle Edouard le Martyr (voir au 18 mars).

 

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 00:00

Mariano Alarcón Ruiz

1912-1937

 

Il naquit le 24 novembre 1912 à Murcia (Espagne). 

Son père - dont on n’a pas retenu le prénom - excellent musicien, organiste chez les Pères Carmes de Barcelone, lui enseignera la musique et lui permettra de faire des études très avancées en la matière.

José Mariano entra au petit séminaire de Palafrugell à onze ans.

Novice carme à Tarragona, il prononça ses vœux le 8 septembre 1929, en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, avec le nom de José Mariano des Anges.

Il poursuivit des études de philosophie, de théologie morale et de droit canonique à Barcelone, et fut prêtre le 11 avril 1936, l’année de la grande révolution en Espagne.

Au début de la guerre civile, il se réfugia d’abord chez sa sœur à Badalona, puis chez ses parents à Murcia.

La police enquêta, fouilla, découvrit et arrêta le père José Mariano. Son père voulut l’accompagner. C’était le 17 décembre 1936 : on a dit que c’était le jour de leur martyre, mais c’est le jour de leur arrestation.

Le martyre eut lieu près de Barcelone le 5 janvier 1937, vers vingt-deux heures : avec d’autres prisonniers, José Mariano et son père furent extraits de leur cellule, conduits sur la route de Montcada, et fusillés.

Enterrés dans une fosse commune, ils n’ont pas pu être retrouvés.

José Mariano et son père ont été béatifiés en 2007.

 

 

 

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:00

Epiphanie - A

 

La fête de l’Epiphanie commémore le jour où des rois païens ont reçu la “manifestation” de Dieu - c’est le sens du mot grec epiphania

Plutôt que de rois mages il vaudrait mieux parler de «savants». L’événement fondamental de ces savants, venus aux pieds du Christ, est une pierre milliaire dans l’Eglise en Orient, ce qui explique pourquoi nos frères orientaux, catholiques et orthodoxes, célèbrent Noël en ce jour, plutôt que le 25 décembre. Des familles chrétiennes de nos régions font d’ailleurs cette distinction, de célébrer Noël (religieusement) le 25 décembre, et d’offrir leurs cadeaux aux enfants le 6 janvier : idée judicieuse, qui donne tout leur sens aux cadeaux.

 

*       *       *

La prophétie d’Isaïe est en lien direct avec l’événement que nous relisons aujourd’hui dans l’Evangile : des rois arrivent de loin pour honorer le Roi des Juifs à Jérusalem. L’évangile ne nous dira pas qu’ils soient venus avec des foules de chameaux, mais il est évident que trois personnages de leur rang ne sont pas venus sans équipage, ne serait-ce que pour leur propre subsistance, donc avec armes et bagages, ce qui représente une certaine quantité de domestiques et donc de bêtes pour transporter tout ce monde. Un déplacement qui ne peut passer inaperçu.

Les rois, donc, marchent vers la clarté de l’aurore. Ils reviennent de loin, avec des trésors, avec l’or et l’encens.

*       *       *

Le psaume 71 allude à son tour à cet événement : Les rois de Tarsis et des Iles, les rois de Saba et de Seba… 

Tarsis est une région non identifiée, «lointaine», peut-être imaginaire, comme les Iles lointaines, au-delà des mers. Le royaume de Saba pourrait se situer au sud de l’actuelle Arabie, sur le territoire du Yemen ainsi que sur les territoires d’Erythrée. On se souvient que la reine de Saba rendit visite à Salomon (1R 10:1-13). Seba serait en revanche une région de l’actuelle Ethiopie.

Ce psaume fut composé, d’abord, en l’honneur de Salomon, fils de David, ancêtres du Roi céleste incarné, Jésus-Christ. Et c’est principalement au Christ que s’applique maintenant ce texte du psaume.

 

*       *       *

La lettre de l’apôtre Paul aux Ephésiens nous explique mieux l’importance de la fête de l’Epiphanie. Paul fait remarquer que Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus. Les trois rois-savants incarnent les païens appelés au salut. 

Dans Ac 11, après la conversion du centurion Corneille, les premiers chrétiens finissent par comprendre quand même que Aux païens aussi Dieu a donné la repentance qui conduit à la vie (Ac 11:18). 

L’adoration des mages, venus de si loin, contraste nettement avec l’endurcissement d’Hérode et des Juifs qui n’ont pas voulu accueillir Jésus sur place en Palestine. 

 

*       *       *

L’évangéliste Matthieu, le seul qui relate l’événement, avait le souci de montrer l’accomplissement des prophéties. 

Il est donc venu, le moment où se vérifie la prophétie d’Isaïe, ainsi que celle du psaume 71. 

En outre, Hérode apprend, de la bouche même des prêtres et des scribes, qu’à Bethléem devait naître le pasteur d’Israël (Mi 5:1). 

Matthieu fait aussi remarquer que certaines situations historiques passées étaient en elles-mêmes prophétiques : Rachel (la femme de Jacob) pleurant ses enfants (c’est-à-dire ses descendants) à Rama (que l’on situait près de Bethléem) - rappelle les massacres et les déportations des populations d’Ephraïm, Benjamin et Manassé par la main des Assyriens - mais aussi annonce le massacre des petits Innocents ; c’est le prophète Jérémie qui le disait (Jr 31:15).

Sur le massacre des Saints Innocents proprement dit, on pourra se reporter à la méditation sur cette fête.

 

*       *       *

Les mages représentent une énigme importante dans la vie de Jésus. Comment ont-ils pu comprendre le “sens” de cette mystérieuse étoile ? Ont-ils eu une sorte de révélation, un écho des prophéties d’Israel ? Et comment ont-ils été poussés à venir “adorer” le roi nouveau-né ? Et si l’on conçoit assez facilement qu’ils veulent offrir des présents dignes de la royauté (l’or), comment ont-ils eu l’intuition d’offrir aussi l’encens, signe de la divinité, et la myrrhe, ce parfum très fort qui annonce la sépulture de Jésus ?

Seule une prédisposition, une attente de la Vérité, jointes à une grâce spéciale, une inspiration divine, peuvent expliquer tant de coïncidences. Les rois mages ont eut l’humilité de se soumettre à une Vérité qu’ils ne connaissaient pas encore, à reconnaître quelqu’un de plus grand qu’eux. C’est l’attitude même des savants honnêtes, prêts à apprendre quelque chose que d’autres leur révèlent.

Mais pourquoi l’étoile ne les a-t-elle pas guidés directement au lieu où se trouvait l’enfant ?

On pourrait sans doute répondre qu’en s’adressant à Hérode, les mages lui donnaient une occasion, s’il en avait accepté la grâce, de se convertir lui-même et d’avoir lui aussi la joie d’adorer l’Enfant-Dieu. De la part des mages, aller le saluer était une marque de respect ; si à son tour Hérode s’était joint à eux pour reconnaître le Christ, il n’aurait pas fait massacrer les petits Innocents, puis n’aurait bien probablement pas scandalisé les contemporains en répudiant sa femme pour épouser Hérodiade (cf. Mt 14:3), et n’aurait pas fait décapiter Jean-Baptiste ; sa vie politique, ses ambitions, tout aurait changé. 

Faisons ici une autre remarque concernant la grotte de Bethléem. Matthieu ne parle pas de grotte ; il dit même deux versets plus loin : Entrant dans la maison… Il s’est donc passé un certain temps déjà depuis la naissance de Jésus dans la crèche dont parle Luc 2:7 ; d’une part les voyageurs venus pour le recensement ont désormais quitté les auberges, d’autre part la Sainte Famille aura trouvé un petit logement sur place, en attendant de pouvoir voyager plus facilement avec le petit Bébé. On a parfois avancé que l’Enfant-Jésus pouvait déjà avoir dix-huit mois environ, ce qui explique pourquoi Hérode fait rechercher les enfants de moins de deux ans (Mt 2:16).

 

*       *       *

L’Epiphanie est la fête de l’entrée des nations non-croyantes (païennes) dans la communauté des croyants, par l’annonce de l’Evangile. Tous les peuples sont invités à entrer dans la grande famille de l’Eglise. Les rois mages sont les premiers “étrangers” à croire en Jésus-Christ, et une très ancienne tradition rapporte qu’ils furent baptisés très vite après l’Ascension, par les Apôtres eux-mêmes. 

Saint Grégoire de Nazianze fait aussi sur eux cette remarque fort intéressante, reprise par la récente encyclique de Benoît XVI, que le moment où les mages, guidés par l’étoile, adorèrent le nouveau roi, le Christ, marque la fin de l’astrologie, parce que désormais les étoiles tournaient selon l’orbite déterminée par le Christ (Spe Salvi, §5).

Si nous voyons tant d’injustices, tant de haine et de guerres, c’est que sans doute Jésus-Christ n’est pas adoré, pas aimé, pas reconnu. Et si tous les chefs se tournaient vers Jésus, ils trouveraient bien d’autres issues aux conflits, que celle de guerroyer sans fin. De même qu’ il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie (Mt 2:7), de même aujourd’hui on refuse une place à Jésus dans nos cités, dans nos gouvernements, dans nos écoles, dans nos constitutions, et jusque dans nos familles ; il est urgent d’appeler tous les hommes à retrouver la référence à l’enseignement de Jésus. 

Quand les traditions deviennent purement folkloriques, elles n’ont plus de sens. On “fait les fêtes” au moment de Noël, sans plus aucune référence au contenu historique de Noël. Il faut rappeler que Noël, comme son nom l’indique, c’est la Naissance, et saint Léon nous dit que la naissance de la Tête, c’est la naissance du Corps (de l’Eglise). Ne pas parler du Sauveur, et allumer partout des lampions à grands frais ne sont que l’expression d’une société dangereusement laïque. On en est même à se demander pourquoi souhaiter de “Joyeuses Fêtes”.

Il ne manquera pas une association, pas un club, pas une famille, où l’on ne “tirera les rois”, dans la mesure où la fève cachée dans la galette représentera encore un roi… ou une reine ; mais quand la fève est une figurine quelconque… 

Les mages, eux, regagnèrent leur pays par un autre chemin. Cette phrase apparemment technique peut avoir une signification profonde, car quand on a rencontré Jésus, toute notre vie doit prendre une autre direction.

Unissons notre prière à celle de nos frères en Orient, pour que d’une seule voix et d’un seul mouvement nous venions ensemble nous prosterner devant le Roi des Juifs qui vient de naître.

Et repartons, nous aussi, par un autre chemin.

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:00

Euquerio Llanillo García

1914-1937

 

Né le 20 février 1914 à Solanas de Valdelucio (Burgos), Euquerio était un des onze enfants de Hermenegildo et María et reçut le baptême deux jours après.

Le papa était instituteur et se préoccupa fondamentalement d’inculquer à ses enfants une formation à la fois chrétienne et culturelle. Des onze enfants, six furent Frères maristes : Euquerio, José, Agustín, Ananías, Julio et Basilio.

Après l’école communale, Euquerio entendit l’appel de Dieu et entra en 1924 au collège tenu par les Frères maristes à Arceniega (Álava).

En 1928 (plutôt qu’en 1924, date sans doute prématurée et erronée) - il commença le noviciat, fut vêtu et conserva son nom de Euquerio.

Après le noviciat, il prépara le diplôme d’instituteur à Las Avellanas.

Euquerio fut un instituteur-né : sans s’imposer, il avait une très bonne influence sur chacun, par sa délicatesse et sa joie communicative.

En 1931, il fut envoyé à Madrid, où il resta jusqu’à la mort. 

Le 26 juillet 1936, la maison fut fouillée, la communauté dispersée. Euquerio se réfugia à la Fonda Algorta de Madrid, où il fut arrêté, le 30 août. 

Transféré au collège des Ecoles Pies, devenu prison, il y passa de pénibles interrogatoires, souffrit du froid et des mauvais traitements qu’on imagine. 

A Noël, sa santé s’aggrava : il perdait connaissance et délirait. Il avait son frère José près de lui, lequel raconta plus tard : Je commençai une neuvaine à Marcellin Champagnat (leur Fondateur, ndt), qui devait finir le 4 janvier, jour où il mourut. Dans certains moments de lucidité, il m’appelait, il priait l’Ave Maria avec profonde piété.

Frère Euquerio mourut le 4 janvier 1937 ; il n’avait pas vingt-trois ans.

L’Eglise a reconnu son martyre, en tant que témoin de la Foi, du Christ et de l’Eglise. 

Avec d’autres Confrères, il fut béatifié en 2013.

 

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:00

Angela de Foligno

1248-1309

 

De famille bourgeoise très aisée, Angela grandit dans l’insouciance et se maria à vingt ans, mettant au monde plusieurs fils.

Dans les souvenirs qu’elle dicta plus tard à son confesseur, et qu’il rédigea en latin sous le titre de Livre d’Angèle de Foligno, elle raconte elle-même comment elle vivait dans le péché et qu’elle décida un jour d’aller se confesser ; confuse, cependant, elle n’osa dire au prêtre tous ses péchés et alla recevoir l’Eucharistie, consciente du sacrilège qu’elle commettait.

Pleine de remords, elle invoqua saint François d’Assise (qui était mort en 1226, voir au 4 octobre), qui lui apparut et l’encouragea à s’abandonner à Dieu. Le lendemain, elle faisait une confession générale de sa vie et entra désormais dans la voie de la pénitence et de la sanctification.

Elle commença à se mortifier, à méditer longuement, à contempler le Christ Sauveur ; elle fit le vœu de chasteté et distribua ses biens et ses vêtements aux pauvres.

Tous les siens la considérèrent comme folle, et elle perdit coup sur coup sa mère, son mari et ses fils. En 1288, elle se retrouvait seule dans le monde.

Libérée de tant de liens humains, elle reçut désormais des grâces mystiques qui se multiplièrent : elle eut de fréquentes visions du Christ crucifié. 

Elle fit le pèlerinage à Rome et demanda à saint Pierre la grâce de la pauvreté absolue : de retour à Foligno, elle vendit son principal domaine, distribua l’argent aux pauvres et vécut en recluse, avec pour seule compagne une certaine Maria.

Même les Franciscains pensaient qu’elle exagérait dans son mouvement de conversion, on la traita même de possédée, mais Angela n’était que «folle du Christ» : en 1291, elle fut admise dans le Tiers-Ordre franciscain. Lors d’un autre pèlerinage à Assise, elle fut prise d’un transport divin encore plus fort que d’habitude, après lequel son confesseur prit l’habitude de rédiger tout ce qu’il observait dans cette âme vraiment particulière.

Le Christ lui dit un jour : Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée.

Les rencontres d’Angela avec son confesseur s’étant multipliées, les franciscains, jaloux ou trop zélés, en vinrent à leur interdire de se rencontrer dans l’église.  

A partir de 1294, Angela souffrit beaucoup en son corps. En 1296, elle fit un nouveau pèlerinage à Assise.

Le Mémorial, rédigé par son confesseur, fut finalement lu et approuvé par le cardinal Colonna, qui soutenait le mouvement des Franciscains «rigoureux», les Spirituels, de sorte qu’Angela devint la conseillère de beaucoup de disciples, en particulier un certain Ubertino de Casale, un Religieux à la vie désordonnée, qui revint au Christ.

Angela vit avec tristesse le pape Benoît XI fuir de Rome et se réfugier à Perugia, le pape Clément V s’installer en Avignon.

En 1307, elle fit encore un pèlerinage à Assise.

Elle tomba malade en 1308, et mourut le 4 janvier 1309.

Très vite, Angela fut «béatifiée» par la vox populi. Elle a été canonisée «officiellement» en 2013.

Le Livre d’Angèle de Foligno, que certains puristes ne surent pas estimer à sa juste valeur, est un chef-d’œuvre de mystique, digne d’une Thérèse d’Avila ou d’un Jean de la Croix. Parmi les enseignements qu’elle livre à ses fils spirituels, elle écrit ceci : 

 

En vérité, il n’est charité plus grande sur terre que de pleurer les péchés du prochain.… La charité qui fait cela n’est pas de ce monde… Ne jugez personne, même si vous voyiez un homme pécher mortellement. Je dis que vous ne jugiez les pécheurs, car vous ne savez les jugements de Dieu.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:00

Grégoire de Langres

† 539

 

Le comte Gregorius gouverna le pays d’Autun pendant une quarantaine d’années, durant lesquelles on peut dire que les méchants eurent la vie dure.

De son épouse Armentaria, il eut deux fils, dont on va reparler. Devenu veuf, il voulut se retirer dans la prière et la solitude avec Dieu, au point qu’on le choisit pour devenir évêque à Langres (Haute-Marne). 

On aurait pu prétendre qu’il n’avait pas la préparation nécessaire pour une telle responsabilité, dont cependant il s’acquitta avec le plus grand souci de sainteté, jeûnant et priant : jamais de viande, que du pain d’orge comme nourriture, juste quelques gouttes de vin dans son eau, et surtout de longues veilles de prière nocturne.

En déplacement à Dijon, il alla prier dans la chapelle des reliques : un clerc l’observait et attesta que, durant sa prière, les Saints dont il vénérait les reliques, vinrent alors se joindre à lui pour chanter les louanges de Dieu.

Il participa aux conciles régionaux d’Epaone et de Clermont (517 et 525).

Grégoire, dit-on, gouverna le diocèse de Langres pendant trente-trois ans, autant que les années du Christ sur la terre. Si ce calcul est juste, notre Saint est mort plus qu’octogénaire, peut-être même nonagénaire.

Il mourut le 4 janvier 539.

Qui lui succéda fut son propre fils, Tetricus. Quant à l’autre fils, dont on ne connaît pas le nom, il fut le grand-père d’un autre Grégoire, historien fameux et évêque à Tours (voir au 17 novembre).

 

Les miracles furent nombreux après sa mort, et Grégoire de Langres est commémoré le 4 janvier au Martyrologe.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:00

Elizabeth Ann Seton

1774-1821

 

Les parents d’Elizabeth Ann Seton étaient des épiscopaliens résidant à New York : Richard Bayley, descendant d’une famille protestante française, était chirurgien et professeur d’anatomie ; son épouse, Catherine Charlton, était la fille d’un ministre épiscopalien ; tous deux vivaient très chrétiennement leur foi anglicane et firent bientôt baptiser leur fille.

Elizabeth Ann était née le 28 août 1774 à New York ; elle avait une grande sœur, Mary Magdalene ; une troisième, Catherine, mourut peu après la naissance. Dès 1777, les deux filles furent orphelines de leur mère.

Le papa se remaria avec Charlotte Amelia Barclay, qui était de la famille de Roosevelt. Cette deuxième maman était active dans la vie sociale, et donna à Elizabeth Ann l’exemple d’une charité vivante.

Cinq autres enfants vinrent au monde ; malgré cela, le couple éclata ; le père partit faire d’autres études médicales à Londres, la mère rejeta les deux filles aînées, qui se réfugièrent chez leur oncle paternel à New Rochelle. 

En grandissant, Elizabeth Ann lisait beaucoup, mais en particulier la sainte Bible. La séparation de cette deuxième maman la fit réfléchir, elle écrivait des notes dans son Journal intime, où l’on peut lire sa sensibilité pour la nature, pour la poésie, pour le piano. Elle lisait couramment le français, jouait fort bien de la musique, et pratiquait l’équitation de haut niveau.

Elle épousa en 1794 William Magee Seton, un riche armateur, et ils eurent cinq enfants, trois filles et deux garçons : Anna Maria, William, Richard, Catherine, Rebeca Mary. Catherine fut une des premières à rejoindre sa mère dans la fondation religieuse. Rebeca fut celle qu’Elizabeth Ann appelait la sœur de son âme : elle était sa confidente, et l’accompagna dans ses démarches auprès des malades et des mourants.

Déjà à cette époque, Elizabeth Ann s’organisait avec d’autres dames pour visiter les malades  et les aider autant que possible. Ce groupe constituait déjà des Dames de la Charité. 

A la mort de son beau-père, Elizabeth s’occupa maternellement aussi des sept jeunes enfants de celui-ci, les petits frères et sœurs de son mari, en même temps qu’il fallait bien gérer l’importante entreprise familiale, une entreprise commerciale liée à d’importantes maisons européennes.

L’entreprise fit faillite, suite au blocus imposé par l’Angleterre à la France napoléonienne, et à la perte de plusieurs bateaux en mer. En outre William fut atteint de tuberculose. Malgré une tentative d’améliorer sa santé en venant à Livourne (Italie), il y mourut en 1803 et fut enterré dans le vieux cimetière anglais de la ville. La jeune veuve fut charitablement accueillie par leurs grands amis de Livourne, et fut touchée par leur foi profonde, en particulier elle désira recevoir l’Eucharistie.

De retour en Amérique, après la mort de sa chère (deuxième) maman, Elizabeth Ann se convertit au catholicisme (1805). La paroisse Saint-Pierre de New York était l’unique église catholique, les lois anti-catholiques n’ayant été levées que peu de temps auparavant. L’année suivante, Elizabeth Ann reçut la Confirmation de l’unique évêque catholique d’alors, résidant à Baltimore. Cette conversion eut pour conséquence immédiate la rupture de la part de la famille et des amis d’Elizabeth Ann, qui connut alors la pauvreté.

Elle fit la connaissance d’un prêtre sulpicien, dont la communauté avait émigré lors de la Terreur en France et qui désirait fonder un séminaire catholique pour les Etats-Unis.

De son côté, l’évêque de Baltimore proposa à Elizabeth Ann d’ouvrir une école pour les jeunes filles de cette ville, financée par un généreux bienfaiteur. L’école Saint-Joseph ouvrit en 1809 à Emmitsburg, première école libre des Etats-Unis. Successivement, Elizabeth Ann élargit son œuvre aux enfants de familles pauvres.

Quelques autres dames s’étant jointes à Elizabeth Ann, elles se lièrent dans une nouvelle Communauté de Sœurs de la Charité. Elizabeth fit ses premiers vœux en 1809, et deviendra désormais Mère Seton. Les constitutions de la nouvelle Famille, reprenant l’idéal des Filles de la Charité fondées par saint Vincent de Paul, furent approuvées en 1812.

Elizabeth Ann fut très combattue par ses connaissances, pour abandonner son idéal. Des conflits divers - auxquels s’ajouta la mort de ses deux filles, ne purent l’ébranler.

Dès 1818, s’ouvrirent en plus deux orphelinats et une autre école.

Plus tard (1880), cette Communauté se réunira officiellement à la communauté française des Filles de la Charité, selon la volonté de la Fondatrice. Actuellement, six Communautés ou Associations se réclament de la fondation d’Elizabeth Ann.

Il ne faudrait pas croire qu’Elizabeth Ann se contentât de faire l’école aux petites filles et aux pauvres. Elle vivait intensément de la prière : Nous devons prier sans cesse, disait-elle, dans tous les instants de notre vie, dans toutes nos activités. Cette prière doit devenir une constante élévation de notre cœur vers Dieu, une communication permanente avec Lui.

La prière favorite d’Elizabeth était le psaume 23. Elle lisait continuellement l’Ecriture, elle avait une profonde dévotion pour l’Eucharistie et la très Sainte Vierge Marie. Les trois dernières années de sa vie, Elizabeth Ann sentit que Dieu allait la rappeler, ce qui lui donnait une grande joie. Après cette vie toute donnée aux enfants pauvres, Elizabeth Ann, elle même rongée par la tuberculose, mourut le 4 janvier 1821 à Emmitsburg, à tout juste quarante-six ans.

Elle a été béatifiée en 1963, et canonisée en 1975. C’est la première femme des Etats-Unis canonisée.

Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison d’un enfant atteint de leucémie, grâce à l’intercession d’Elizabeth Ann. Ceux pour la canonisation furent la guérison d’une Religieuse malade de cancer, et la guérison d’un autre enfant atteint d’encéphalite.

Patronne des veuves, des enfants proches de la mort et des instituteurs, sainte Elizabeth Ann est fêtée le 4 janvier.

 

Un neveu de sainte Elizabeth Ann, James Roosevelt Bayley, lui aussi converti, devint évêque à Baltimore et fonda en 1856 la Seton Hall University.

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