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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:00

Titus

1er siècle

 

Tite fut un disciple tout dévoué à son maître saint Paul, à qui il devait sans doute sa conversion au christianisme, sans passer par le rite de la circoncision désormais jugée obsolète par l’Apôtre Paul (cf. Gal 2:1-4).

Pour seconder l’apostolat de Paul, Tite fera plusieurs voyages, deux ou trois à Corinthe, en l’île de Crète où il organisera l’Eglise sur les conseils de Paul, puis en Dalmatie, avant de revenir en Crète où il mourut, vers 96.

Saint Paul écrivit une (brève) Lettre à Tite.

Saint Tite est vénéré comme le premier apôtre de la Dalmatie, là où naîtrait plus tard saint Jérôme.

Longtemps le corps de saint Tite fut conservé dans la cathédrale de Gortyne (centre-sud de  Crète), jusqu’en 823 lors de l’irruption des Sarrasins qui, comme ailleurs, ne laissèrent que des ruines. On ne retrouva que le chef de saint Tite, qui fut transporté à Venise.

Les Orthodoxes fêtent saint Tite le 25 août, tandis qu’il est actuellement fêté dans l’Eglise catholique, conjointement avec l’autre disciple de saint Paul, saint Timothée, le 26 janvier. 

Au Martyrologe, saint Tite était anciennement au 4 janvier, puis au 6 février depuis le 19e siècle, sans raison majeure pour l’une ou l’autre date. C’est pourquoi on l’a laissé ici au 4 janvier.

 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:00

Kuriakose Elias Chavara

1805-1871

 

Kuriakose naquit le 10 février 1805 à Kainakary (Alappuzha, Kerala, Inde), de Iko Kuriakose Chavara et Mariam Thoppil, un couple catholique appartenant à l’Eglise syro-malabare, une branche de l’Eglise universelle qui remonte à l’apôtre saint Thomas et qui a conservé ses traditions anciennes.

Le petit garçon fut baptisé huit après sa naissance, selon l’habitude de cette Eglise, et reçut le nom de Kuriakose, qu’on peut traduire chez nous par Cyriaque.

Après l’école du village de Kalari, où il étudia les dialectes locaux, Kuriakose poursuivit ses études sous la conduite attentive du curé qui, en 1818, le fit entrer au séminaire de Pallipuram, dirigé par les deux prêtres Malpan Thomas Porukara et Malpan Thomas Palackal.

Kuriakose fut ordonné prêtre en 1829 et, après un bref ministère en paroisse, fut appelé à remplacer Malpan Thomas Palackal qui devait s’absenter périodiquement.

 En 1855, Kuriakose entra dans l’Ordre des Carmes déchaux, avec le nom de Kuriakose Elias de la Sainte Famille.

Ce n’était pas un coup de tête ni un changement d’orientation : Kuriakose resta en profonde union avec les deux prêtres du séminaire et même, aidé par eux, fonda une congrégation pour hommes, affiliée aux Carmes déchaux, qui prendra le nom de Carmes de Marie-Immaculée, dont la première maison fut construite à Mannanam. A la mort des deux prêtres, Kuriakose deviendra supérieur.

En 1866, cette fois avec l’appui d’un missionnaire italien, il fonda la branche féminine ou Congrégation de la Mère du Carmel, qui compta déjà plusieurs maisons du vivant du Fondateur.

Rempli de saints projets, le père Kuriakose donna un grand élan novateur à l’Eglise : les deux congrégations qu’il fonda sont absolument autochtones ; l’école de sanscrit et l’imprimerie catholique sont les premières du genre (1846) ; c’est à lui que remonte la paternité de l’édition de livres liturgiques (bréviaire, calendrier, livres de prières) pour l’Eglise syro-malabare.

Ces Religieux et Religieuses sont très actifs et efficaces : ils publient, ils tiennent des maisons pour les indigents et les mourants, ils ont ouvert des écoles dans chaque paroisse, des cours pour les catéchumènes, des séminaires pour le clergé, des retraites pour prêtres ou pour laïcs, et bien d’autres activités encore.

En 1861, Kuriakose fut nommé vicaire général de l’Eglise syro-malabare ; il s’employa à renforcer les liens de toute cette Eglise avec l’Eglise catholique romaine, car un courant schismatique en provenance de l’Eglise nestorienne menaçait de diviser l’Eglise syro-malabare.

Le père Kuriakose laissa aussi quelques ouvrages : un Testament d’un Père aimant, qui contient des conseils pour les familles ; une œuvre poétique en langue malayalam, Ghandakavyam.

Kuriakose Elias mourut au monastère de Koonammavu (Kochi), le 3 janvier 1871.

Le monastère de Mannanam où repose sa dépouille reçut et reçoit une pluie de bénédictions sur ceux qui demandent son intercession.

 

Le père Kuriakose Elias fut béatifié en 1984 et canonisé en 2014.

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:00

Geneviève

422-500

 

La vie extraordinaire de sainte Geneviève nous est connue par une excellente relation d’un contemporain de celle-ci. Comme tous les témoignages de ce genre, il n’a pas manqué de critiques qui ont prétendu que ce «contemporain» était un faussaire de deux siècles plus récent qu’il ne le prétend. Une telle sainteté est «gênante», tant de miracles sont «excessifs». Le rationaliste exige toujours «un signe», comme les Juifs du temps de Jésus ; mais quand les signes abondent, le rationalisme les qualifie de suspects.

Geneviève avait pour parents Severus et Gerontia, qui la firent baptiser sans tarder. Le nom de Genovefa fut donné par la marraine, selon une tradition ancienne qui persiste encore dans l’Eglise orthodoxe.

Le village natal de Geneviève, Nanterre, possède encore un puits, dont on va parler plus bas.

Vers 430, passait par là saint Germain d’Auxerre, qui fut divinement inspiré de reconnaître en cette petite fille une âme à la destinée toute spéciale : il la consacra à Dieu et lui remit une petite médaille portant la croix, en lui recommandant de ne rien porter d’autre à la place.

Geneviève intensifia sa vie de prière et de pénitence, qui finit par exaspérer sa mère. Celle-ci un jour lui donna une gifle, et en devint aveugle sur le champ. Geneviève ira un jour à ce puits chercher de l’eau pour sa mère : quand elle s’en fut frotté les yeux, elle recouvra la vue.

A quinze ans, Geneviève se consacra totalement et définitivement à Dieu. Ses parents moururent bientôt et elle se réfugia chez sa marraine à Paris. Geneviève reçut le don de lire dans les âmes, elle eut des extases, mais n’en abandonna pas pour autant sa vie de prière et de pénitence : elle ne mangea que le dimanche et le jeudi, ne prenant que du pain d’orge et des fèves cuites à l’huile, jamais de vin, elle s’enferma longuement dans le silence de sa chambre.

Là encore il ne manqua pas de mauvaises langues ; là encore saint Germain eut l’occasion de passer et de rendre un témoignage éloquent des vertus de «sa» jeune vierge.

La dévotion de Geneviève à saint Denis, premier évêque à Paris, fut à l’origine de la première basilique de Saint-Denis ; son érection s’accompagna de prodiges dûs à la sainteté et à l’esprit de prophétie de Geneviève.

Un autre Saint était l’objet de la dévotion de Geneviève : saint Martin de Tours. Elle se rendit à son tombeau et y opéra encore des prodiges, des guérisons de possédés.

En 451, Attila menaça à nouveau Paris. Geneviève convainquit non sans peine les habitants de ne pas quitter Paris, leur promettant qu’Attila les épargnera, ce qui s’avéra en effet, car Attila dévia sa course et fut battu peu après.

Quand Paris manqua de vivres, Geneviève eut l’inspiration de diriger toute une flottille pour aller chercher des vivres par voie d’eau, qu’elle rapporta aux Parisiens, - non sans d’autres miracles pour protéger les bateaux qui faillirent chavirer.

Elle exerça une influence sur les rois Childéric et Clovis ; de l’un elle obtint un adoucissement envers des condamnés à mort ; de l’autre, des mesures de bonté envers les pauvres.

Geneviève mourut octogénaire, un 3 janvier de 500 environ. 

Le tombeau de sainte Geneviève n’a cessé d’attirer les fidèles. Plusieurs fois on porta en procession ses reliques devant les dangers, pour conjurer l’invasion des Normands, la montée des eaux de la Seine, des épidémies, jusqu’en 1914, quand les troupes françaises barrèrent la route à l’envahisseur, justement au plateau et au village de Sainte-Geneviève, au Grand-Couronné.

Il y eut toujours des miracles, des guérisons, sur le passage de ces reliques. Une des plus célèbres guérisons fut celle d’Erasme en 1496.

En 1793, les ennemis de l’Eglise brûlèrent en Place de Grève les précieuses reliques et en jetèrent les cendres dans la Seine.

 

Le Martyrologe commémore sainte Geneviève le 3 janvier.

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:00

Anthère

235-236

 

Ce dix-neuvième pape fut élu parce que son prédécesseur, saint Pontien, exilé en Sardaigne, s’était démis de sa charge.

Son pontificat, un des plus brefs de l’histoire, dura quarante-trois jours, au terme desquels la tradition parle de son martyre, sans qu’on sache rien sur cet épisode.

Saint Anthère a été le premier enseveli dans le cimetière de Calixte.

Le Martyrologe le mentionne le 3 janvier.

 

Après lui fut élu saint Fabien.

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Tesifonte Ortega Villamudrio

1912-1937

 

Né le 10 avril 1912 à Arlanzón (Burgos), Tesifonte était le fils de Bernardino et Valentina, qui le firent baptiser deux jours après. Ctésiphon est le nom d’un des premiers évangélisateurs d’Espagne, voir au 1er mai).

A sept ans, Tesifonte reçut la Première comunion, et la Confirmation à onze ans.

En 1924, ses parents le conduisirent pleins de joie au collège des Frères maristes de Arceniega. Le jeune garçon n’était pas encore prêt pour ces études et pour cette nouvelle ambiance ; il revint reprendre des forces chez lui et, bien remis, fut admis au noviciat de Las Avellanas en 1929.

En 1930, il reçut l’habit, et le nom de Néstor Eugenio. Il fit sa première profession en 1931.

Il fit ensuite des études de pédagogie, compléta sa formation, et fut envoyé d’abord au collège de Haro (1933).

Il enseigna ensuite à Saragosse (1935), puis arriva à Carrejo.

Ses élèves se rappelèrent toujours qu’il était proche d’eux, qu’il leur donnait le goût de l’étude, de la prière. Malgré sa timidité native, il était toujours prêt à se donner au-delà de ce qu’on exigeait de lui.

Les événements se précipitèrent et ne lui laissèrent pas le temps de faire la profession perpétuelle (qu’il fit dans son cœur).

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Tesifonte et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Jaime Cortasa Monclús

1883-1937

 

Né le 15 juillet 1883 à Millá (Lleida, Espagne), Jaime (Jaume) était le fils de Juan et Antonia, de bons chrétiens qui le firent baptiser le 5 août suivant.

Dès qu’ils comprirent que leur fils était appelé par Dieu, ils le conduisirent sans attendre au noviciat des Frères maristes de Vic, en août 1898.

Début 1899, Jaime reçut l’habit, et le nom de Pedro. Il fut alors à San Andrés de Palomar, puis cuisinier à Malgrat de Mar.

En 1900, il émit un premier vœu d’obéissance et enseigna à Sabadell, San Andrés de Palomar, Torrelaguna. 

Il fit la profession solennelle en 1905, à Manresa, et fut ensuite directeur à Torrelaguna (1910), à Cabezón de la Sal (1916), à Arceniega (1922), de nouveau à Cabezón (1925-1936) comme directeur et/ou professeur.

Où qu’il fût, il montra tout son amour désintéressé pour les élèves, surtout les pauvres, pour leur apporter cette culture et la foi chrétienne qui en feraient de bons chrétiens.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Jaime et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Henri Oza Motinot

1877-1937

 

Né le 1er août 1877 à Lyon, Henri était le fils de Michel Oza et Marie-Louise Motinot, qui le firent baptiser le 5 août suivant.

Quand les parents déménagèrent à Saint-Donat (Drôme), Henri fréquenta l’école tenue par les Frères maristes, où il fut emballé par l’idéal de la vie religieuse.

En 1893 il entra au noviciat de Saint-Paul-Trois-Châteaux, fut vêtu et prit le nom de Colombanus Paul.

En 1894, il passa à Avignon son Brevet, diplôme requis pour enseigner alors en France.

En 1896, selon l’habitude de l’époque, il émit un premier vœu d’obéissance, et fit la profession perpétuelle en 1901.

Jusqu’en 1904, on l’envoya en divers endroits de France, cuisinier à Salon-de-Provence, de nouveau à Saint-Paul, professeur auxiliaire à droite et à gauche…

En 1904, au moment de la crise entre l’Eglise et l’Etat, il quitta la France et fut au collège de Pamplona.

Par bonheur, il avait une bonne connaissance de l’espagnol, de l’anglais, de la musique aussi. Son «défaut» était une timidité excessive, qui l’empêchait de s’imposer et de maintenir l’ordre, même auprès des tout-petits.

Il changea souvent de poste à cause de ce problème. Il sembla se trouver au «bon» endroit en arrivant à Carrejo : il faisait la cuisine, s’occupait des petits enfants, et était bien encadré par les trois autres Frères maristes.

Ce qui l’aida particulièrement, fut sa parfaite obéissance aux directives du Directeur : il donnait des leçons particulières de français, et tenait l’orgue à la paroisse.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Il aurait pu faire valoir sa nationalité française et repartir sain et sauf chez les siens en France, mais il ne voulut pas se séparer de ses Confrères et partagea leur sort.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Henri et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Baldomero Arribas Arnaiz

1877-1937

 

Né le 27 février 1877 à Santibañez de Esgueva (Burgos), Baldomero était le benjamin des trois enfants de Martín et María et reçut au baptême les noms de Baldomero, Román, Teófilo, Justo.

Les parents étaient de simples cultivateurs, et le papa avait aussi comme passe-temps la chasse et la pêche.

Après l’école communale, Baldomero entendit l’appel de Dieu et entra en 1890 au collège tenu par les Frères maristes à Canet de Mar (Barcelone).

Le 22 janvier 1892, à quinze ans, il entra au noviciat, fut vêtu et prit le nom de Narciso.

En 1894, à Girona, il eut le diplôme d’instituteur d’école élémentaire et, selon l’habitude de l’époque, émit un premier vœu d’obéissance.

A partir de 1895, il enseigna à Canet de Mar et Girona, où il fut même nommé directeur de l’école entre 1901 et 1903, puis ce fut une cascade de nominations et d’autant de déplacements : Palafrugell, Tarazona, Cartagena, Murcia, Malgrat de Mar, Calatayud, Cullera, de nouveau Girona, Igualada, Lleida, Toledo, Zaragoza, de nouveau Calatayud, enfin Cabezón de la Sal.

Il faut faire preuve d’une grande disponibilité de cœur, pour se laisser ainsi déplacer continuellement au gré des nécessités et des événements ; seize postes en quarante ans, représentent une moyenne de deux années et demie à chaque lieu, de quoi acquérir un détachement total de la terre et des hommes… Mais ce n’était pas fini. Baldomero-Narciso devait donner encore plus : il fut martyr.

A Cabezón, son dernier poste à partir de 1933, il montra tout son amour désintéressé pour les élèves, surtout les pauvres, au point d’être surnommé ami des pauvres, et qu’il reçut même une lettre anonyme de reproches pour cet «excès» de bonté.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Baldomero et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Esther Sureau

1809-1890

 

Née le 18 avril 1809 à Terrebonne (Canada), Esther était le troisième enfant d’un cultivateur, Jean-Baptiste Sureau (on trouve aussi l’orthographe Sureault), et de Marie-Rose Limoges.

Ce cultivateur ou un ancêtre, devait être blond, et portait le surnom de Blondin, c’est pourquoi Esther signait Sureau-Blondin.

Esther ne fréquenta l’école que tardivement. Elle fit un essai de noviciat dans la Congrégation de Notre Dame, à Terrebonne puis à Montréal, mais dut revenir chez elle à cause de sa santé. C’est toutefois en souvenir de ce noviciat qu’elle porta désormais le nom de Christine. Esther Sureau devint ainsi Christine Blondin.

Une fois rétablie, en 1833 elle se mit à enseigner, comme institutrice à Vaudreuil, où elle devint directrice. Son école prit même le nom de Académie Blondin.

En 1850, avec la bénédiction de l’évêque, elle donna naissance à une nouvelle famille religieuse, dont la mission devait être l’éducation des enfants de la campagne. Cette famille prit finalement le nom de Sœurs de Sainte-Anne, et Christine s’appela Mère Marie-Anne.

Les vocations affluèrent vite. En 1853, on transférait la maison à Saint-Jacques-de-l’Achigan, en 1864 à Lachine.

A Saint-Jacques-de-l’Achigan, l’aumônier s’ingéra de telle façon dans le gouvernement de la communauté, que l’évêque pria la Mère Marie-Anne de bien vouloir se retirer de toute prérogative. La Fondatrice et Supérieure devint une humble petite sœur effacée, dans la communauté de Lachine, où elle ne portera que des titres honorifiques de conseillère et assistante.

Ce qui frappe beaucoup, c’est l’humilité avec laquelle elle accepta l’épreuve, jusqu’à la fin de sa vie.

Elle mourut le 2 janvier 1890, octogénaire, témoin discret de quarante-deux maisons déjà ouvertes dans le Canada et les Etats-Unis.

Heureusement, la mémoire de la Fondatrice fut remise au jour et Esther alias Christine alias Marie-Anne fut béatifiée en 2001.

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Laurent Batard

1744-1794

 

Laurent naquit le 4 février 1744 à Saint-Maurille de Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire).

Prêtre, il refusa le serment constitutionnel imposé au clergé.

Condamné à mort par le comité révolutionnaire d’Angers, il fut guillotiné sur la place d’Angers, rebaptisée place du ralliement, en même temps que le Chanoine Repin.

C’était le 2 janvier 1794.

 

L’abbé Laurent Batard fait partie d’une centaine de Martyrs français exécutés lors de la Révolution, qui furent béatifiés en 1984.

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