Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 07:42

Noël : Messe de la  Nuit

 

 

 

Un de nos cantiques traditionnels de Noël dit : Depuis plus de quatre mille ans nous Le promettaient les prophètes. Voici que le prophète Isaïe, huit siècles avant la naissance du Sauveur, entrevoit cet heureux événement et s'en réjouit comme s'il y assistait. Huit siècles ! Imaginons que notre roi Louis IX nous ait annoncé la deuxième guerre mondiale…

Il faut comprendre dans un sens spirituel et théologique ces termes qui décrivent les hommes : les ténèbres, le pays de l'ombre,  expriment l'héritage du péché ; la grande lumière est celle qui vient d'En-haut, celle dont parle l'évangéliste Jean à propos du Verbe éternel : C'était la vraie lumière qui illumine tout homme (Jn 1:9). De même le joug, le bâton, le fouet, font allusion à la situation des Israélites en Egypte, l'Egypte étant elle-même  restée ensuite le symbole de l'esclavage du péché.

Quand ensuite Isaïe parle de la victoire de Madiane, il fait allusion à cette fameuse victoire du Juge Gédéon avec ses trois-cents hommes qui, de nuit, sans rien faire d'autre que de crier Pour Dieu et pour Gédéon et en heurtant entre elles les lanternes qu'ils portaient, ont engendré une telle panique dans le camp adverse, que les ennemis en se réveillant brusquement se sont entretués eux-mêmes (Jg 7).

Certes Dieu n'agit pas toujours ainsi ; pour Gédéon, Dieu voulait faire comprendre que ce n'était pas le grand nombre de combattants qui allaient garantir la victoire, mais la confiance en Dieu. De fait, sur les vingt-mille hommes dont disposait Gédéon au départ, seuls trois-cents restèrent avec lui.

Ces ennemis d'Israël, guerriers orgueilleux, ont été exterminés en un instant.

La victoire, désormais, est dans les mains de ce petit Bébé qui vient de naître ; il n'a ni épée, ni arc, ni bouclier, ni richesse, ni force physique : il est dans une étable, sur la paille, près des bêtes, et c'est Lui le Sauveur. Personne ne le connaît, mais il porte déjà l'insigne du pouvoir sur son épaule, et des titres de noblesse inégalables : Merveilleux Conseiller, Dieu Fort, Père à jamais, Prince de la Paix.

Quand Isaïe écrit, il ne connaît encore ni Marie, ni Jésus, mais il apprend dans l’inspiration qui lui vient de Dieu d'une part que Marie est vierge (on va en reparler à propos de l'évangile), et qu’elle aura un Fils. C'est Dieu qui inspire à Isaïe  de donner à cet Enfant ces noms extraordinaires : Jésus est en effet Un avec Dieu Père, dont Il est le Fils unique, éternellement engendré ; avec Dieu et comme Dieu, Christ est Fort, Père à jamais et Prince de la Paix.

La Paix que Jésus nous apporte n'est pas une paix sociale ou politique. Nous ne le savons que trop, hélas ! la guerre est chaque jour d'actualité, et même là où Jésus est né... Mais Jésus-Christ nous apporte une autre paix ; ce sera par le sang de sa croix qu'Il apportera la paix, autant à ceux qui sont sur terre qu'à ceux qui sont (déjà) au ciel (Col 1:20) ; et la paix que Jésus Christ nous apporte, c'est la réconciliation entre Dieu et la Créature, cette créature blessée par le péché initial.


*         *        *


Le psaume 95 chante cette joie immense de la Créature qui se sent consolée, une joie tellement universelle que même les arbres des forêts la ressentent.



*         *         *

 

Saint Paul explique à son disciple Tite quelle grâce immense Dieu nous a donnée par la naissance du Christ. Cette grâce concerne tous les hommes, et nous appelle à rejeter le péché, à vivre en hommes raisonnables, justes et religieux. Il dit bien "nous", car il ne s'adresse pas qu'à Tite : il pense à lui-même, à tous ceux qu'il a convertis, à toute l'Eglise, à nous tous, car chacun de nous est concerné par cet appel à combattre le péché.


 *         *         *

 

L'évangéliste Luc, le plus historien des quatre évangélistes, donne des précisions historiques sur la date de la naissance de Jésus, mais les spécialistes n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur la date précise de cette naissance, sans doute parce que nous ne connaissons pas forcément tous les détails de la vie politique d'il y a deux mille ans, et qu'il y a bien probablement des faits que l'on croit établis avec certitude et qui devraient au contraire être repensés. Mais ceci n'a désormais plus d'importance. Il est bien plus important de recevoir la Bonne Nouvelle de Jésus et de la mettre en pratique, que de préciser si Jésus ne serait pas né quelques années (quatre, ou six)  plus tôt qu'on ne l'admet en général.

En revanche, Luc signale que Marie mit au monde son fils premier-né, une expression qui a fait couler beaucoup d'encre, car certains ont voulu y voir une allusion à d'autres éventuels enfants qu'aurait eus Marie après Jésus. Ce n'est certainement pas la pensée de saint Luc.

Après avoir fait le récit de l'Annonciation, Luc rappelle par ce premier-né, d'une part que Jésus est effectivement né d'une Femme vierge, comme l'avait annoncé Isaïe (Is 7:14), mais surtout l'évangéliste affirme cette vérité fondamentale et théologique que Jésus est le Premier-né d'une nouvelle génération :  chacun de nous, par les sacrements de l'Eglise, reçoit de l'Eglise comme d'une Mère, cette nouvelle Vie divine que Jésus nous a apportée. Comme Marie a donné le jour à  Jésus, ainsi l'Eglise, nouvelle Mère, engendre en nous la vie de l'âme.
 
Jésus ne pouvait pas naître sans Marie, et sur la croix, il nous a à son tour donné Marie comme Mère : Voici ta Mère, dit-il à Jean (Jn 19:26-27). Tout ce que nous recevons de Jésus, nous vient en même temps par Marie, Mère de l'Eglise et Mère de chacun d'entre nous.

Il faut encore préciser ceci : après la naissance de Jésus, Marie est restée vierge, selon une tradition toujours répétée depuis les premiers siècles. D'ailleurs, si Jésus avait eu quelques frères et soeurs, Jésus n'aurait pas dit à sa Mère et à Jean, sur la Croix : Voici ton Fils, voici ta Mère. En outre, de même que la Tradition a eu le souci de répéter inlassablement que Marie était la « Toujours Vierge », de même elle aurait répété fidèlement et respectueusement – si ç'eût été le cas – que cette Mère aurait eu d'autres enfants, et elle nous aurait sans doute aussi conservé leurs noms. Rien de tout cela. Marie fut vierge avant la conception de Jésus, et après. Nous le répétons encore aujourd'hui, peut-être un peu machinalement, mais c'est l'expression de notre liturgie, dans le Je confesse à Dieu, dans le Canon romain, dans le Je crois en Dieu 1 ; dans tous les textes, les prières et les textes conciliaires ou pontificaux, partout où il est question de Marie, on répète constamment qu'il s'agit de la « Vierge Marie ».

Cette Mère admirable, dit Luc, emmaillota Jésus, pour bien préciser que Jésus était né comme un homme, d'une Mère, et n'était pas seulement "apparu" sous forme humaine. Ceci a son importance, car on a parfois prétendu que Jésus était seulement un ange.

L'histoire de l'apparition des anges aux bergers, elle, fait aussi partie de la Tradition. On a voulu la qualifier de "légendaire", car les bergers ne dorment pas à la belle étoile un 25 décembre, même au Moyen-Orient où il fait un temps plus doux que dans nos régions occidentales.

Or il sera bon de préciser ici que la date de Noël a été établie par l'Eglise de façon non pas historique, mais théologique : Noël se situe au moment où les jours commencent de s'allonger, où la lumière gagne en durée sur la nuit. D'ailleurs, cette fête ne fut instituée que relativement tard et fut plusieurs fois déplacée. Encore actuellement, nos frères d'Orient célèbrent la Nativité le 6 janvier au lieu du 25 décembre.

Relevons enfin le chant des Anges à Bethléem, qui a été repris dans le chant du Gloria à la Messe des dimanches et jours de fête. On ne le chante pas les dimanches qui précèdent la fête de Noël, pour le reprendre au moment où les Anges l'ont chanté la première fois, dans la nuit de Noël.

 

*         *         *

 

Parlons aussi ici de deux autres détails liturgiques, concernant l’un le rite de la goutte d’eau à l’Offertoire, l’autre le chant de la Préface à Noël.
 
A chaque messe, le prêtre mélange une goutte d’eau au vin qui va être consacré, disant 2 ces paroles : “Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’alliance, puissions-nous êtres unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité” 3 . Cette goutte d'eau se perd dans le vin, de même que notre nature humaine a été totalement assumée dans la divinité de Jésus-Christ.

Ecoutons attentivement, enfin, la préface de Noël : Par le mystère de l'incarnation du Verbe, la nouvelle lumière de Ta clarté a rayonné à nos yeux. Une nouvelle Lumière, la vraie Lumière dont il était question plus haut.

Mais jusqu'à il y a peu, la préface de Noël était celle-là même de la Fête-Dieu, solennité du Saint-Sacrement. Pourquoi ? Parce que, à chaque messe se renouvelle dans les mains du prêtre l'Incarnation et la Naissance du Christ parmi nous. Chaque messe est une actuation de la nuit de Noël. Le Verbe s’est fait chair et il a habité en nous, écrit l’évangéliste Jean dans son Prologue (Jn 1:14 : Verbum caro factum est, et habitavit in nobis) : en traduisant très littéralement, on se rend compte que cette phrase exprime aussi bien et l’Incarnation du Verbe, et l’Eucharistie où nous Le recevons.

 

*         *         *

 

La plus grande joie de la Vierge Marie est que son Fils naisse en chacun de nous.

A l'occasion de Noël, renouvelons notre reconnaissance envers la Mère du Sauveur, demandons-lui avec ferveur d'intercéder pour nous, maintenant et à l'heure de notre mort, pour que cette grande fête d'aujourd'hui soit une occasion de re-naissance pour nos âmes. Dans une semaine, nous célébrerons solennellement le premier janvier, la Maternité de Marie, Mère de Dieu.

Merci, mon Dieu, pour la naissance de ton Fils !
Merci Jésus, de nous avoir donné ta Mère !

   
   


Partager cet article

Repost0
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:00

 

 

Naissance de Jésus-Christ

 

 

Il est de tradition que le Martyrologe Romain annonce la naissance de Jésus-Christ à la date du 25 décembre.

En voici le texte de l’actuelle édition.

 

 

Bien des siècles après la création du monde, quand Dieu au commencement créa le ciel et la terre et forma l’homme à son image ; 

bien des siècles aussi après que le Très-Haut, au terme du déluge, mit dans les nuées l’arc-en-ciel, signe d’alliance et de paix ; 

vingt-et-un siècles après qu’Abraham, notre père dans la foi, ait migré de Ur en Chaldée ;

treize-cents ans après que, sous la conduite de Moyse, le peuple d’Israël sortit d’Egypte ; 

mille ans environ après l’onction de David, roi ; 

en la soixante-cinquième semaine d’années, selon la prophétie de Daniel ;

dans la cent quatre-vingt quatorzième Olympiade ; 

sept-cent cinquante-deux années après la fondation de la Ville ; 

la quarante-deuxième année de l’empereur César Octavien Auguste ; 

tout l’orbe de la terre étant en paix ; 

Jésus-Christ, Dieu éternel, Fils du Père éternel, voulant consacrer le monde par sa très sainte venue, conçu du Saint-Esprit, et neuf mois après sa conception, 

naît à Bethléem de Judée, de la Vierge Marie, s’étant fait homme.

C’est la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ selon la chair.

 

 

Une mélodie particulière est prévue pour chanter cette annonce si émouvante. Tout le début se chante sur la mélodie d’une lecture de la Messe, mais aux paroles naît à Bethléem…, le chantre élève la voix une quinte plus haut, tandis que l’assistance, jusque là debout, s’agenouille, se prosterne pour saluer l’arrivée parmi les hommes du Fils de Dieu, notre Sauveur.

A la Messe de Noël, tant à la vigile que la nuit et le jour, l’assemblée est également invitée à s’agenouiller quelques instants aux mots du Credo

Et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine, et Homo fáctus est.

Certains croiront relever un petit mystère dans cette sainte annonce : la quarante-deuxième année de l’empereur Auguste, qui régnait depuis environ trente ans. Un Lecteur nous a justement fait observer que les Anciens et la Tradition comptèrent les années d'Auguste à partir de son triumvirat, en 42 avant Jésus-Christ.

D’autres considérations accompagneront aussi notre réflexion en ce jour saint.

Il est très vraisemblable que la naissance du Christ n’ait pas eu lieu un 25 décembre, en plein hiver, puisque les bergers, nous dit l’évangéliste saint Luc, veillaient et faisaient la garde de leurs troupeaux (vigilantes et custodientes vigilias noctis supra gregem suum) (Lc 2:8) : même s’ils n’étaient pas tous éveillés et faisaient la garde à tour de rôle, leurs troupeaux n’étaient pas au-dehors à cette date. En Palestine vers le 3e siècle, on fêtait d’ailleurs la naissance du Christ au 20 mai : cette date palestinienne pourrait bien reposer sur une tradition locale bien ancrée.

La fête de Noël a pu être instituée au moment où les jours s’allongent, quand la Lumière commence de gagner sur la Nuit. De conséquence fut instituée la fête de l’Annonciation, neuf mois auparavant, le 25 mars.

En Orient, si la fête de Noël existe au 25 décembre, la fête principale est au 6 janvier, jour de l’Epiphanie, quand vinrent les Mages d’Orient adorer le Roi des Juifs qui vient de naître (Mt 2:2). Cette fête est appelée chez eux Théophanie, ou manifestation de Dieu.

La date du 25 décembre serait donc venue, pour une fois, de l’Occident avant de gagner peu à peu l’Orient.

Noël vient de natalis, jour de la naissance, dont est dérivé le prénom Nathalie qu’on devrait écrire sans h.

Rappelons pour finir la très belle Prière du Jour de cette fête de Noël : 

Père, toi qui as merveilleusement créé l’homme et plus merveilleusement encore rétabli sa dignité, fais-nous participer à la divinité de ton Fils, puisqu’il a voulu prendre notre humanité.

 

 

Christus natus est nobis !

Venite, adoremus !

 

 

 

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 00:00

 

Christ Roi - B

 

La lecture de l'Apocalypse d'aujourd'hui ne laisse pas de nous surprendre par sa douceur infinie, alors que l'on a malheureusement coutume de prendre le terme d'Apocalypse pour quelque chose de terriblement catastrophique. Il faut se rappeler qu'une Apocalypse est simplement une Révélation. Par la vision de Jean, l'Ancien, Dieu nous « révèle » des choses mystérieuses et importantes ; certaines concernaient la chute de Jérusalem, d'autres les diverses épreuves de l'Eglise au cours des persécutions, d'autres encore plus précisément la fin des temps ; mais en filigrane de toute cette Révélation apparaît toujours un enseignement extrêmement important pour chacun de nous.

 

Ainsi, notre texte se trouve au tout début de l'Apocalypse, et commence par cette salutation pleine de douceur : Grâce et Paix vous soient données de la part de Jésus Christ. On ne peut que tomber à genoux de reconnaissance pour le don de la grâce et de la paix que nous apporte le Sauveur.

 

Recevoir la grâce de Dieu, la conserver en nous, vivre de la grâce, c'est là toute notre force pour notre quotidien. Saint Paul, qui avait par trois fois demandé d'être libéré d'une épreuve qui l'affligeait beaucoup, s'entendit répondre de Dieu : “Ma grâce te suffit” (2Co 11:7-9).

 

La grâce, donc, n'empêche pas les tribulations, les troubles, les tentations. Aussi Dieu nous comble-t-Il aussi du don de la Paix, qui enlève de nous toute crainte, toute agitation. Plusieurs grandes âmes, assaillies de doutes sur leur vocation ou leur mission, ne sachant si leurs inspirations venaient de Dieu ou de l'Ennemi, renouvelaient alors l'offrande totale de leur personne à Dieu, et très vite disparaissait l'agitation intérieure. La Paix n'est pas simplement l'absence de guerre : la paix est d'abord une union avec Dieu, une soumission entière à Sa volonté, un amour inconditionnel pour l'Auteur de tout bien.

 

Il y a bien loin entre la soumission à Dieu, qui élève l'âme et la rend forte, et la soumission aux autorités de la terre, qui entraîne tant de contraintes, et même parfois aussi tant d'injustices. Il est très difficile, peut-être même impossible, aux chefs de la terre, de gouverner avec une justice parfaite. C'est pourquoi la solennité du Christ-Roi fut instituée par Pie XI (1925) pour rappeler que tout l'effort de la société doit au moins chercher à s'inspirer du Royaume du Christ.

 

Toute sa vie, Jésus a parlé du Royaume des Cieux, et d'après l'Evangile, les païens eux-même ont entendu parler de son identité royale : “Où est le roi des Juifs qui vient de naître”, demandent les Mages (Mt 2:2) ; jusqu'à Pilate qui lui demande : “Toi, tu es le roi des Juifs ?”

 

Dans sa prédication, Jésus ne s'est pas présenté comme roi ; mais il a agi comme tel, et se faisant serviteur de tous, ce qui est la marque de la royauté authentique. Mais son Royaume n'a rien d'un gouvernement civil : Ma royauté ne vient pas de ce monde, répond-il à Pilate éberlué. Le Royaume du Christ est un “Règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d'amour et de paix” ; c’est le chant de la Préface.

 

Vie, vérité, grâce, sainteté, justice, amour, paix : des mots riches d'exigence, et emplis de tout un idéal de perfection. La perfection est difficile à atteindre, mais tous peuvent et doivent y tendre. C'est pourquoi le Royaume du Christ n'est pas encore pleinement instauré : il le sera quand tout mal cessera.

 

En le voyant, dit Jean, toutes les tribus de la terre se lamenteront : car alors il ne sera plus temps d'attendre à plus tard pour se convertir et conduire la société à Christ. Il y aura les non-convertis, et les convertis.

 

Ces derniers auront entendu l'appel de Christ, particulièrement dans la première et la dernière béatitudes, qui parlent du Royaume des Cieux : “Heureux les pauvres en esprit... heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux” (Mt 5:3;10) ; les pauvres, ceux qui auront tout laissé pour suivre Christ ; les persécutés, qui auront été fidèles jusqu'à la mort.

 

Quoi dire de plus, puisque les textes sont si clairs ?

 

 

La deuxième lecture nous donnait le début de l'Apocalypse de Jean. Ce même écrit termine aussi par une salutation de même teneur : “Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous ! Amen”, précédée par cette supplique instante : 

“O oui, viens, Seigneur Jésus !” (Ap 22:20,21).

 

Notre Père, qui es aux cieux, QUE TON RÈGNE vienne !

Coeur Sacré de Jésus, QUE TON RÈGNE ARRIVE !

 

Partager cet article

Repost0
15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 00:22

 

Fête de l’Assomption

 

 

La solennité de l’Assomption de Marie “trône” au milieu de nos vacances d’été, et cette fête a même le rang de fête d’obligation. La fête elle-même remonte au VIIe siècle, en France le pieux roi Louis XIII en fit la fête nationale, reprise par la Restauration, après une éphémère fête de “s.Napoléon, martyr”, instituée durant le premier Empire, aux fins que chacun peut deviner. 

 

Mais le dogme est le plus récent de tous : ce n’est qu’en 1950 que Pie XII le proclama par la bulle Munificentissimus Deus, reprise par le Concile de Vatican II. En réalité, un mouvement universel des épiscopats avait exprimé au Pape leur désir que fût solennellement définie cette vérité.

 

Que nous demande donc de croire la Sainte Eglise ? - que “la Vierge immaculée fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'univers”, à quoi certains ont parfois rétorqué : Marie est-elle donc morte, ou pas ? Car certains esprits voudraient que Marie ait été exempte de ce douloureux moment de la mort.

 

On ne va pas ici reproduire les volumes entiers qui ont été écrits sur ce sujet théologique. Une étude synthétique paraîtra probablement un jour sur notre site à ce sujet. Un des arguments les plus forts à propos de cette “vérité” est tout simplement celui-ci : si Marie a suivi Jésus si fidèlement, si elle a voulu participer si intimement à Sa passion et à Sa mort (au point qu’elle ait reçu le titre de Co-rédemptrice et de Reine des Martyrs), on ne voit pas pourquoi elle aurait été exemptée de mourir comme son Fils, pour “ressusciter” comme Lui immédiatement après et être ainsi “assumée”, portée au ciel où elle retrouve son divin Fils glorieux.

 

Le vœu que fit Louis XIII était d’honorer notre Mère dans tout le royaume de France, par une procession organisée dans chacune des paroisses. Mais de même qu’un jour “le combat cessa faute de combattants”, nos processions ont cessé faute de croyants. 

 

Rien ne nous empêche de prendre notre voiture et d’aller faire un petit pélerinage en quelque lieu marial pour y prier la Mère de Dieu : pour notre pays, pour nos “dirigeants”, pour tous les diocèses consacrés à Marie glorifiée en son Assomption, pour toutes les Marie qui portent ce doux nom.

 

On pourra ici relever deux “détails historiques” qui ont marqué la proclamation du dogme de l’Assomption.

 

1. Il y avait à Rome, dans les années quarante, un homme de religion adventiste, mais athée fanatique et convaincu, dont l’unique rêve était de tuer ce pape marial qu’était Pie XII et qui avait cette “vilaine” intention de proclamer le dogme de l’Assomption ; la décision était bien arrêtée, le couteau prêt, rien ne manquait, que l’occasion. Mais voilà qu’un beau soir d’avril 1947, notre homme se trouve comme “terrassé” par une vision de la Madonne ; depuis, ce “voyant” se convertit, alla remettre humblement au pape son couteau et se fit le héraut de la Vierge Marie. Ces apparitions des “Trois Fontaines” à Rome ont donné naissance à un pélerinage, pour lequel l’Eglise a concédé la permission de célébrer sur place la sainte Messe.

 

2. L’autre fait, non moins historique que le précédent, remonte à la veille de la proclamation du même dogme, donc le 31 octobre 1950. Ce que vit alors Pie XII, celui-ci le révéla lui-même quelques jours après à tous les cardinaux romains réunis : regardant le soleil couchant depuis sa fenêtre, il vit alors le soleil se déplacer, “danser” dans le ciel comme au jour de l’apparition de Marie à Fatima le 13 octobre 1917. Très lié personnellement à Fatima, Pie XII comprit que Marie voulait lui manifester ce “signe” privilégié juste au moment où il s’apprêtait à proclamer le dogme de l’Assomption, comme pour illustrer le mot de l’Apocalypse : “Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête” (Ap 12:1).

 

Le Mystère de l’Assomption est le quatrième de nos mystères glorieux du traditionnel chapelet. Prenons quelques minutes de notre journée pour repenser à la douce mort de Marie entourée des Apôtres, à la délicate présence des Anges autour d’elle pour la porter triomphalement vers son Fils Jésus, dans la gloire céleste, où elle règne près de Lui, et continue de coopérer avec Lui pour l’Eglise et pour le salut de chacun d’entre nous.

 

 

Partager cet article

Repost0
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 23:00

 

Saints Pierre et Paul

 

La liturgie donne la préséance à la solennité des saints Pierre et Paul, lorsque celle-ci tombe un dimanche après la Fête-Dieu.

 

Saint Pierre : le prince des apôtres. Saint Paul : l’apôtre des nations.

 

Dans les Actes des Apôtres, il est question d’Hérode. Il ne s’agit pas d’Hérode Ier qui fit massacrer les Saints Innocents à la naissance de Jésus, ni d’Hérode Antipas qui fit décapiter Jean-Baptiste peu avant la mort de Jésus-Christ, mais d’Hérode Agrippa, petit-fils du premier.

 

Hérode Agrippa fait décapiter s.Jacques (le Majeur), premier évêque à Jérusalem, mesure “bien vue des Juifs” qui, on le voit, dix ans environ après le sacrifice de Jésus, s’obstinent dans leur aveuglement. Mais pas tous : un témoignage de Clément d’Alexandrie (IIe siècle) raconte que le gardien de Jacques fut saisi de son courage et lui demanda pardon, et Jacques de lui répondre “La paix soit avec toi”, en l’embrassant. C’est ce même Jacques qui selon certaines traditions concordantes, aurait eu le temps d’évangéliser l’Espagne avant de revenir en Palestine et serait ainsi à l’origine du pèlerinage de Compostelle.

 

Ajoutant à sa perfidie, Hérode s’en prend maintenant à s.Pierre, car ce dernier est encore à Jérusalem (nous sommes dans les premières années 40) et le fait enfermer. Mais l’heure de Dieu n’est pas arrivée et tandis que “l’Eglise priait pour (Pierre) devant Dieu avec insistance”, le chef de l’Eglise est miraculeusement délivré et rendu à la communauté. Saint Pierre sera encore à Jérusalem vers 49-50, au moment du premier concile et successivement installera son ministère à Rome, où il sera martyrisé vers 64 ou 67. On le sait, c’est lui qui demanda à être crucifié la tête en bas, trop humble pour oser recevoir la même mort que son Maître.

 

Saint Paul, l’apôtre des Nations, voyagea beaucoup, depuis sa conversion à Damas ; toute l’Asie mineure (l’actuelle Turquie) reçut la Bonne Nouvelle de sa bouche, puis la Grèce, puis probablement aussi l’Espagne et le sud de la Gaule, avant qu’il rejoigne la communauté romaine, où il sera à son tour décapité (67). Sa deuxième épître à Timothée, brève, intense, est comme son testament ; il y apparaît lucide, très fatigué, il sait qu’il va au-devant du martyre, et montre sa compréhensible affliction pour ceux qui l’ont abandonné, mais il reste plein de confiance envers Dieu. Malgré toutes ses peines, il chante à Dieu : A lui la gloire pour les siècles des siècles.

 

On lira avec attention ces expressions de Paul : Je me suis bien battu, j’ai tenu jusqu’au bout de la course, je suis resté fidèle, je n’ai plus qu’à recevoir la récompense du vainqueur. Paul ne se vante pas de lui-même, il ne se dit pas à l’abri de quelque faute, de quelque erreur ; simplement, il a tout fait pour rester fidèle à l’appel de Dieu. En cela réside la sainteté : être fidèle quoi qu’il arrive, persévérer malgré tous les obstacles, continuer la marche malgré toutes nos chutes, fidèles à notre divin Maître qui, sur le chemin du Calvaire, se relevait après chaque chute pour grimper jusqu’au bout de la montée : montée vers la mort, mais vers la résurrection surtout.

 

C’est cette confiance totale que chante le psaume 33 : Je bénirai le Seigneur en tout temps… Je cherche le Seigneur, il me répond… Le Seigneur (me) sauve de toutes (mes) angoisses… Le Seigneur est bon ; heureux qui trouve en lui son refuge.

 

En 1967-1968, le pape Paul VI avait proclamé l’Année de la Foi, pour célébrer le dix-neuvième centenaire du martyre des saints Pierre et Paul. L’année 2008 fut à son tour célébrée en l’honneur de saint Paul, pour le deuxième millénaire de la naissance de l’Apôtre. A cette occasion, les chrétiens étaient invités à s’associer aux célébrations romaines, particulièrement en la basilique “Saint-Paul-hors-les-murs”, construite non loin du lieu où saint Paul fut décapité : la petite église qui y avait été construite abrite les “Trois Fontaines” qui auraient jailli là où retomba sa tête.

 

Que demanderons-nous à Dieu, par l’intercession de saint Paul ? Des grâces; beaucoup de grâces ; en tout premier lieu la grâce de la fidélité : la Nouvelle Evangélisation a besoin de chacun de nous, où qu’il soit et quoi qu’il fasse ; notre devoir de chrétiens fidèles est de consacrer toutes nos actions, toutes nos prières, tous nos efforts, pour être fidèles à notre vocation, pour être, ou devenir, ou re-devenir des “pierres vivantes” de l’Eglise, du Corps Mystique de Jésus-Christ, dont nous sommes les membres ; en second lieu, nous demanderons aussi de nous garder dans le droit chemin de la Vérité, à lui qui est le Docteur des Nations, gardien de la Doctrine qu’il a si savamment exposée et enseignée.

 

Saint-Pierre, chef des apôtres, garde-nous dans la foi en Jésus, Fils de Dieu, mort et ressuscité.

 

Saint-Paul, apôtre des nations, aide-nous à être fidèles dans l’apostolat quotidien, jusqu’à la mort. 

Partager cet article

Repost0
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 23:00

 

Saint Jean-Baptiste

 

 

La naissance de saint Jean Baptiste est un événement que l'Eglise fête comme une solennité : lorsque celle-ci tombe un dimanche "ordinaire" après la Fête-Dieu, on la célèbre de préférence au dimanche (c'était le cas en 2007). 

 

Jean Baptiste est le seul Saint, à part Marie, dont l'Eglise fête et la naissance et la mort, celle-ci le 29 août. Il tient en effet un rôle très important dans l'Histoire du Salut, car sa vie et son message sont intimement liés à ceux du Christ. 

 

L'Eglise fête cette naissance le 24 juin, juste trois mois après l'Annonciation, quand l'Ange avait annoncé à Marie que Elisabeth en était "à son sixième mois", et Jésus naîtra six mois après, le 25 décembre. Rappelons aussi que la fête de la Visitation a été ramenée au 31 mai, pour être fêtée justement entre l'Annonciation et la naissance de Jean.

 

Comme celle de Jésus, la naissance de Jean tient du miracle. La particularité des parents de Jean est qu'ils sont âgés, ils étaient tristes, voire mortifiés (Luc 1,25) de n'avoir point d'enfants. Cette situation reflète la "vieillesse" de l'Ancien Testament qui ne pouvait plus produire de fruit, et qui attendait ardemment la "nouveauté" du Sauveur.

Marie avait posé une question à l'Ange : "Comment cela adviendra-t-il ?", un peu dans le sens de : Je suis toute disponible, mais comment faire ? ; Zacharie aussi a posé une question, mais avec doute : Ma femme et moi, on est trop vieux, c'est impossible ! Marie s'ouvre totalement à Dieu, elle qui dira à Cana : "Tout ce qu'il vous dira, faites-le". Zacharie est plus rationnel, et son petit raisonnement l'empêche de s'ouvrir à la lumière divine.  Là aussi, il figure le "vieux" Testament qui ne peut plus parler, dont l'enseignement est muet, dans l'attente du Verbe.

 

Comme l'avait dit l'ange, l'enfant fut rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère (Luc 1,15) : il tressaillira en effet en la présence de Marie, inspirant à sa mère ces mots que nous répétons chaque jour : "Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de ton sein est béni" (Luc 1,42).

 

Grande joie à la naissance de Jean ! Zacharie retrouve la parole : par ce signe Dieu montrait que Jean était né pour annoncer la venue du Verbe. Cet enfant reçoit un nom "nouveau", que personne ne portait dans sa famille.

 

L'Evangile est très sobre sur l'enfance de Jean. "Il demeura dans les solitudes" (Luc 1,80) ; il se prépare à sa mission dans le silence du désert, comme Jésus avant sa vie publique, mais peut-être bien que Zacharie et Elisabeth cachèrent très tôt leur enfant, sinon il aurait été rejoint par la fureur d'Hérode lors du massacre des saints Innocents.

 

Jean, ensuite, a prêché, invité à la conversion, s'efforçant de "secouer" la foule : "Produisez donc des fruits dignes du repentir" (Luc 3,8) ; "Celui qui a deux tuniques, qu'il partage avec celui qui n'en a pas, et celui qui a de quoi manger, de même" (Luc 3,11) ; "N'exigez rien au-delà de ce qui vous est fixé" (ibid, v.13) ; "Ne molestez personne… contentez-vous de votre solde" (ibid, v.14).

 

Préfigurant le Christ et la vie consacrée, Jean a vécu dans le don total de sa personne à Dieu, dans la chasteté parfaite, chose exceptionnelle à cette époque. Et son message annonçait celui que Jésus allait proclamer : conversion, générosité, miséricorde, pauvreté joyeuse, humilité.

 

Comme il était humble, Jean ! Il aurait très bien pu céder à quelque sentiment de vanité en voyant toute la foule qui l'écoutait, mais il resta très effacé : "Je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales (Luc 3,16)".

 

Jean a fait plus encore. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle "Précurseur", au sens propre de "qui court devant (pour annoncer)" : il a voulu témoigner jusqu'au bout de la Vérité, sans craindre d'élever des reproches à Hérode pour sa conduite ; il versa son sang pour la Vérité.

 

Charnière entre l'Ancien Testament et le Nouveau, dernier des prophètes et premier témoin du Christ, Jean a été le premier à dire : "Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" ; on pourrait dire ainsi qu'il fut le premier prêtre de la nouvelle Alliance, non pas sacramentellement, mais par son message, son exemple, son attitude, en un mot par toute sa vie.

Partager cet article

Repost0
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:00

 

Cœur Immaculé de Marie

 

 

 

Le Christ avait un jour lancé cet appel (Lc 12:49) : C’est un feu que je suis venu répandre sur terre, et quelle est ma volonté ? S’il avait déjà été allumé ! (1) 

Quel cœur humain a-t-il plus été embrasé d’amour que celui de la Mère de Jésus, Marie Immaculée ?

 

Si l’on peut dire que l’appel de Jésus-Christ était une invitation à l’Amour, on peut dire en même temps que Marie est celle qui répondit le mieux et le plus complètement à cet Amour, par son adhésion totale, inconditionnelle, à l’appel de son Fils.

 

Nous fêtions hier la fête du Cœur Sacré et nous écoutions son appel. Nous fêtons aujourd’hui la réponse à cet appel, la réponse la plus sainte, la plus pure, la plus aimante, celle du Cœur Immaculé de Marie.

 

Le Cœur immaculé de Marie, symbole de sainteté, d’amour de Dieu et du Christ, de bonté envers les hommes sauvés par le divin Sacrifice, nous aidera à nous modeler sur le Cœur de Jésus.

 

La lecture de cette fête nous fait chanter avec Marie la joie qu’Isaïe exprimait pour le peuple d’Israël revenu à son Seigneur. Le nouvel Israël est l’épouse mystique et pure de Dieu ; c’est toute l’Eglise qui est annoncée ici, l’Epouse de l’Agneau, comme Marie est l’épouse mystique de l’Esprit Saint, par Lequel elle enfanta Jésus.

 

Le chant de méditation est le cantique d’Anne, la mère du petit Samuel, qui rend grâce à Dieu pour le don de la maternité. C’est de ce chant, bien connu de Marie, que celle-ci s’inspira lorsqu’elle improvisa son Magnificat.

 

L’évangile de l’Enfant-Jésus retrouvé au Temple a été lu au lendemain de Noël, lors de la fête de la Sainte Famille (année C). Cet épisode douloureux pour les parents de Jésus s’achève par cette remarque de l’évangéliste Luc : Sa mère conservait toutes (ses) paroles dans son cœur (Lc 2:40).

 

Comme il avait déjà été bien éprouvé, ce cœur de Marie ! La naissance dans l’étable froide, la fuite en Égypte, et maintenant trois jours d’angoisse avant de retrouver son Fils ! Quelle maman aurait conservé la paix de l’âme dans ces épreuves ? 

 

Or, voilà la sainteté de Marie : elle accepte généreusement les épreuves, sans se plaindre, sans se départir de sa mission. Elle est fidèle. Marie a répondu Fiat au moment de l’annonciation ; ce Fiat continue dans les épreuves, dans l’accompagnement de Jésus sur sa route, jusqu’au Golgotha.

 

Autrefois, cette fête du Cœur Immaculé de Marie avait été mise au jour octave de l’Assomption, au moment où Marie se trouvait pleinement unie au Christ glorifié. Mais cette fête a trouvé sa juste place maintenant au lendemain de la fête du Sacré-Cœur, en signe de la réponse totale de Marie à son Fils divin.

 

Avec Marie, répondons généreusement à l’appel de Jésus, et n’hésitons pas à nous accrocher à Elle pour être conduits plus sûrement à la Vérité et à la Sainteté. 

 

(1)  D’après le texte de la Nova Vulgata, éditions 1979-1986.

Partager cet article

Repost0
3 juillet 15 3 03 /07 /juillet /15 23:00

Giovanni Becchetti

1350-1420

 

Voir la notice Pietro et Giovanni Becchetti

Partager cet article

Repost0
3 juillet 15 3 03 /07 /juillet /15 23:00

Pietro et Giovanni Becchetti

1340-1421 et 1350-1420

 

Pietro et Giovanni Becchetti étaient cousins, appartenant à un rameau italien de la famille anglaise de s.Thomas Becket (v. 29 décembre), installée à Fabriano (Italie).

 

Pietro était né en 1340. Entré dès l’adolescence chez les Augustins, il s’y distingua par la sainteté de sa vie.

Après ses études à Padoue et après avoir reçu le doctorat à Pérouse, il se mit à prêcher avec enthousiasme.

En 1388, il fut nommé Visiteur pour le couvent de Rimini ; en 1389, Lecteur pour celui de Tolentino, et en 1391 pour celui de Venise.

En 1393, il fit le pèlerinage à Jérusalem. A son retour, il construisit avec son cousin un oratoire dédié au Saint-Sépulcre. Ensuite, il «disparaît» des annales ; seule, une lettre du Père général adressée à lui en 1421, laisse supposer qu’il était probablement encore en vie.

Il serait mort cette même année 1421.

Un miracle retentissant se produisit devant son tombeau lorsqu’un homme, poursuivi par son ennemi et mortellement frappé, se releva avec seulement un blessure superficielle à la tête.

 

Giovanni était né en 1350.

Il entra lui aussi au monastère des Augustins de Fabriano, où il fut remarqué pour son goût de la prière, de l’étude de l’Ecriture et de la Théologie.

Il connaissait à fond Platon et Aristote et fut surnommé par ses Confrères Aristotélicien ou Platonicien. Il composa un traité où il essayait de concilier les idées de Platon avec l’Ecriture.

Bachelier en théologie, il enseigna à Rimini en 1385 et, la même année, fut envoyé à Oxford, dont il revint auréolé du titre de Maître en Théologie. Il y fut également professeur pendant deux années, combattant par les idées mais aussi par la prière, les idées controversées de Wiclef.

En 1391, il était directeur des études à Pérouse. Il le fut peut-être aussi à Bologne.

Il accompagna probablement aussi son cousin Pietro dans son pèlerinage à Jérusalem.

En 1420, il était recteur à Fabriano, mais les documents de la période postérieure à cette date ont disparu.

On croit qu’il mourut en 1420.

 

 

Proches par le sang, les deux cousins furent encore plus proches dans l’amour de Dieu et dans le sacerdoce. Une même urne contient leurs reliques à Fabriano. Quand on voulut reconnaître leurs corps, à l’ouverture de la tombe, des roses blanches apparurent sur la branche d’aubépine qu’on y avait déposée au 15e siècle ; on en déduisit que les épines de leurs mortifications avaient produit les roses célestes. Ils furent honorés ensemble d’un culte, approuvé en 1835.

Ces deux Bienheureux sont maintenant commémorés ensemble le 2 juillet au Martyrologe.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens